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( 3 septembre, 2018 )

La bienveillance

 

Fatiguée de voir depuis des années la malveillance nuire au quotidien, souvent issue de propos interprétés, mal compris, ou simplement mal acceptés, j’ai décidé pour ma dernière année d’enseignement de porter le flambeau de la bienveillance.

Bilan en juin prochain, mais j’espère bien pouvoir planter quelques graines qui pousseront un jour, car contrairement à beaucoup de qualité, la bienveillance se cultive. Elle n’est pas innée. Un enfant ou un adulte en souffrance ne pourra se montrer bienveillant parce qu’au fond il ne saura pas ce que c’est.

J’ai toujours tenté toute ma vie de rendre les autres heureux, mes enfants en premier, mes amoureux, mes amis, mes élèves. Je n’ai pas toujours réussi, j’en suis pleinement consciente, car rien n’est plus difficile que de savoir ce qui rend l’autre heureux. On se base sur une interprétation, et parfois c’est une erreur. Mais au moins, j’ai essayé. Et je continuerai d’essayer aussi longtemps que je vivrais.

Hormis les personnes sur lesquelles j’ai trébuché, n’ayant pas voulu comprendre une situation, ma vie, peut-être par une réaction trop vive de ma part, en dehors de ceux-ci, j’ai réussi à tisser des liens de bienveillance solides, faits de petits riens qui rendent les gens heureux, et qui m’ont rendue heureuse.

Avec mes élèves, c’est pareil. J’essaie ( je dis bien j’essaie, car rien n’est gagné à l’avance) de rester positive, de transmettre des mots clés que l’on m’a appris. Dire à un enfant « tu peux être fier de toi » est important, leur faire savoir qu’ils peuvent se tromper pour mieux rebondir ensuite, comme je l’ai fait.

Je n’émets aucune critique non justifiée tout en mesurant toujours que mes propos n’engageant que moi. C’est le cas lors de mes lectures où je n’irai pas énumérer les titres de livres qui m’ont vraiment ennuyés cet été. C’était moi. Je n’étais peut-être pas dans de bonnes dispositions pour lire ces ouvrages. Je n’ai pas aimé, d’autres aimeront, pourquoi faire de la peine à l’auteur ?

Dans la vie, c’est pareil. Je suis ouverte aux autres, à l’écoute, mais j’ai appris à dire non, ce qui n’est pas preuve de malveillance, au contraire. J’ai appris ainsi à être bienveillante envers moi, chose que je ne faisais pas. J’ai appris ces dernières années que vouloir le bonheur des autres, c’est aussi vouloir le sien.

 

La bienveillance s’oppose à l’hypocrisie qui reste pour moi un sentiment négatif. Compliqué ? Oui, très complexe. Avant, j’étais trop directe. Une personne me faisait une crasse, je lui balançais ses quatre vérités sans mesure aucune. J’ai travaillé dessus et compris que ces mots dits sous le coup de la colère, de l’orgueil, n’étaient que du vide. Depuis j’attends d’avoir pris du recul pour formuler mieux mon ressenti, sans minimiser pour autant, mais sans agressivité.

C’est cela la bienveillance.

 

Celui qui se dit bienveillant sans avoir fait le moindre effort de communication, d’échanges, se ment à lui-même. La bienveillance s’apprend, se cultive, et s’affirme mois après mois. Mettons tous petit à petit des graines qui pourront éclore un jour, des graines qui feront éclore une fleur que j’imagine sublime, la bienveillance.

 

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( 28 août, 2018 )

L’amour à sens unique

 

L’amour est la plus belle chose qui existe, qui peut faire rêver, qui peut pousser à se surpasser, mais aussi qui peut faire violemment souffrir. Une relation à sens unique est vouée à l’échec. Cette situation peut s’avérer frustrante, destructrice.

Un amour à sens unique est comme une porte fermée qui refuse de s’ouvrir. On ne tombe pas amoureux par hasard, tout comme on ne choisit pas de qui on tombe amoureux. Cela arrive, tout simplement. Seulement parfois, cet amour si violent, si fort, l’autre n’en a que faire. Soit il refuse cet amour parce qu’il n’a aucun sentiment, soit il va juste se vautrer dans du sexe et sera paniqué face à ces sentiments, soit encore c’est un manipulateur.

Cette relation pourtant est unique, ce coeur qui bat plus vite quand vous le voyez, cette impression de vous liquéfier entre ses bras, ou simplement lorsque vous attendez qu’il se décide. Seulement voilà, il ne se décidera peut-être jamais.

Peut-être pas faute d’amour, mais surtout faute de courage. Et on se retrouve avec un amour à sens unique qui va vite boire la tasse.

Le pire sont les amours à sens unique où vous aimez à en crever, et lui ne le sait pas ou bien encore pire, lui ne veut vraiment pas le savoir. Alors commence une vraie descente aux enfers, car quoique vous fassiez, vous ne pourrez jamais effacer cet autre qui vous obsède. Vous seriez prêt à tout donner pour juste un nuage de bonheur, vous seriez prêt à pactiser avec le diable pour vivre un moment de véritable amour partagé.

L’amour non réciproque s’invite aussi dans des couples institutionnalisés. Parfois, on s’éloigne. Un des deux continue d’aimer. Et là encore la douleur s’installe et ne part plus.

Le doute, ce fichu doute, danse sur le sable, mais la certitude tue.

Aimer, je le redis, est une chose merveilleuse. Seulement, le véritable amour ne devrait jamais faire souffrir. Si votre coeur saigne, c’est qu’il est temps d’oublier, de passer à autre chose, simplement parce qu’à un moment vous avez cru que cet autre était exceptionnel, merveilleux, sans défaut. Vous l’avez idéalisé. Vous avez idéalisé cet amour, vous l’avez façonné. Malheureusement, ce n’était pas le moment, il vous a échappé, mais la vie, votre vie n’est pas terminée.

Comptez le temps que vous avez perdu à l’attendre. Il n’est revenu ? Il ne vous a pas appelée ? Il est temps de fermer le chapitre. Il ne vous a jamais aimée.

 

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( 10 août, 2018 )

L’infidélité

Avec l’été, les tentations sont nombreuses, et ces messieurs frétillent en reluquant les décolletés plongeant ou les shorts ultra courts des demoiselles. Et sur les plages françaises, je ne vous raconte même pas ce qui se passe derrière leurs verres fumés ! Faut-il pour autant leur jeter la pierre ? Beaucoup de femmes trompées se posent en victime, pointant du doigt la méchante, celle qui a osé enlevé sa petite culotte pour séduire l’époux volage. Le mari, lui, aura toutes les excuses, parce que le pauvre chou, il travaille trop et n’a pu résister à sa jolie secrétaire, surtout lorsque sa compagne , elle, se plaint de maux de tête tous les soirs. Après tout, un homme a des besoins, non ?

Vous l’avez compris, ma plume est ironique ! Comme si on allait applaudir ces hommes qui ne savent pas garder Popaul dans leur pantalon ! Je déteste cette hypocrisie typiquement masculine. Alors non, je ne cautionne pas de telles infidélités, ces coups d’un soir, ces galipettes pour combler une vie sexuelle insipide, mais je n’irai jamais pour autant fustiger la maîtresse. Elle a simplement pris ce qui lui était proposé sur un plateau.

Il faut cesser de mettre l’épouse officielle sur un piédestal. Trop souvent, cette dernière, inconsciemment, se désintéresse de son homme afin de se consacrer à sa progéniture, à sa carrière, et elle fera tout pour ne rien voir ou ne rien entendre. Et comme ces pauvres mâles, eux, qui ont ce besoin d’être écoutés, soutenus, et surtout qui ont envie de vibrer encore sexuellement, et bien si une oreille compatissante et en plus séduisante passe dans le coin, les loups sont pris dans le filet.

Il n’y aurait pas mort d’homme si Cupidon tirait par fois sa flèche en plus du Nirvana .

 

Rendons à César ce qui lui appartient, personne n’appartient à personne. Le mariage n’empêche nullement de tomber amoureux d’une autre personne. Il impose, par sa morale, une pseudo culpabilité, mais il ne bloque pas les sentiments. Pire même, il peut engendrer des amours qui vont survivre à tout et perdurer des années avec un véritable manque.

Vivre vingt ans avec la même personne entraîne, dans la majorité des cas, une probable insatisfaction, car chacun évolue à son rythme, autrement. Ce qui n’est pas synonyme de non-amour, juste de changement. Alors beaucoup se tournent vers le rêve, le fantasme. Adultères ? N’abusant pas. Nous sommes au XXI siècle. 83% des femmes fantasment sur le popotin d’un acteur ou sur les fossettes d’un chanteur, tandis que riez, 92% des hommes fantasmes juste sur leur voisine, leur collègue ou leur meilleure amie. No comment !

 

L’infidélité est une blessure pour celui, mais pas un crime. Il ne faut pas oublier que la monogamie est culturelle et non naturelle. Nous sommes tous, hommes et femmes, amenés à désirer d’autres personnes ( des restes de cette nécessité de peupler la terre), et si nous sommes trompés, c’est notre orgueil qui est touché avant tout. Car aimer l’autre, c’est le laisser être heureux. Vivre son propre épanouissement, c’est ne pas de mal aux autres, quoiqu’il arrive, donc infidèles, une seule devise alors « pour vivre heureux, vivez cachés ».

 

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( 29 juillet, 2018 )

L’amour ou l’amitié ?

Dernièrement une lectrice, après avoir lu « Chaque jour, une pensée » me disait que mes mots l’avaient bouleversée, car elle avait compris que son amitié pour une personne n’était en fait que de l’amour. Si mes mots ont pu servir ainsi, j’en suis ravie. Écrire pour ouvrir l’esprit, pour aider est important pour un auteur. Mais comment

faire la différence avant de s’enliser ?

Je pense, et cela n’engage que moi, que parfois on peut éprouver sur un temps des sentiments identiques en amitié ressemblant à s’y méprendre à de l’amour.

L’envie de voir l’autre, le besoin de partager des moments, l’attente de ses messages, ces émotions sont tellement fortes qu’elles peuvent aussi bien exister en amour comme en amitié.

La différence ? Y en a-t-il vraiment en dehors de passer par le domaine physique, et encore. En amitié , on est impatient de voir l’autre, excité par la future rencontre, mais c’est un plaisir purement intellectuel, on ne le désire pas physiquement. En amour, on va s’envoler vers un monde fantasque où la relation sexuelle imaginaire sera une totale réussite, dans le cas d’un amour naissant ou platonique. Pour parler plus crûment, un homme ne bandera pas à côté d’une simple amie comme cette dernière ne mouillera pas sa petite culotte :)

Après toute la différence sera dans l’intensité. Un ami traversera vos pensées par moment, à la lecture d’une histoire ou en écoutant une chanson, un peu comme un grand éclat de rire, tandis qu’un amour sera là présent dans chaque geste, dans chaque seconde de vos pensées. Un amour fera certainement plus souffrir qu’une simple amitié. J’en connais beaucoup qui iront même se raconter des petites histoires pour combler cette impossibilité d’aimer, et qui seront heureuses avec.

 

Aimer d’amour, c’est ressentir des milliers de papillons dans le ventre simplement en croisant cet « ami » au coin d’une rue, tandis qu’en amitié, ce sera juste le plaisir bon enfant de se voir. « On se fait la bise, et on se voit une prochaine fois »

 

Les relations hommes-femmes peuvent s’avérer magiques lorsque les sentiments amicaux sont clairs et sans ambiguïté, mais malheureusement on ne choisit pas de tomber amoureux ni de désirer une personne. Parfois la réalité s’impose comme une évidence contre laquelle personne ne peut lutter.

J’ai tendance, certainement parce que je vieillis, à dire que le vrai amour consiste à vouloir que l’autre soit heureux, même si c’est sans nous. Et surtout au fond peu importe si on aime d’amour ou d’amitié, l’important est d’aimer ! Sentiment de plus en plus rare à notre époque.

Certaines personnes ne pourront ni être amants ni être amis, alors mieux vaut dans ce cas laisser ces routes s’éloigner doucement …

 

 

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( 18 juin, 2018 )

Liaisons dangereuses …

Les liaisons dangereuses, tout le monde en parle et  quand les vannes s’ouvrent, c’est instructif voire amusant.

« La maîtresse parfaite, comment doit-elle se comporter ? »

Pour cette question, je suis allée à la chasse aux indices en interrogeant ces messieurs, car eux seuls peuvent définir la maîtresse idéale.

Tous ont répondu en coeur que cette dernière devait être hyper compréhensive.

Zic, que veut dire vraiment compréhensive ? Réponse : « Elle doit se plier à notre vie, à notre couple, elle ne doit en aucun cas demander plus ». En clair, j’en conclus, elle doit être transparentes. « Discrètes » me souffle-t-on. Ouille !

Pas facile pour une femme cette seconde place. Tout le monde ne pourra et ne voudra pas endosser le rôle de maîtresse !

Et l’amour ? Là, j’ai eu droit aux yeux au ciel. « Sache qu’il ne quittera jamais sa femme pour sa maîtresse, non parce qu’il ne tombera pas amoureux, mais parce qu’il y a trop en jeu. » L’argent, les gosses, toujours la même rengaine, pas beaucoup d’évolutions depuis le siècle dernier.

Afin de jouer l’avocat du diable, je m’insurge :  « Quel intérêt de tromper sa femme alors ? » Que n’ai-je dit ! Je fus saluée par de grands éclats de rire.

« Une maîtresse, c’est de l’or en barre. C’est l’amour que l’on a tous désiré, sans condition, totalement, passionnément. Ce sont les épices dans le plat de la routine. C’est l’overdose des fantasmes, le sexe sans limite. Elle fait tout, mais tu entends bien tout ce que notre femme ne veut plus faire. »

Vu sous cet angle, c’est effectivement tentant, mais comment préserver une telle relation ?

Un de mes amis m’a expliqué sans ambiguïté, qu’il suffisait de créer un mail totalement privé qui ne sert qu’à « elle », qu’il possède un téléphone réservé, qu’il a créé un profil Facebook « féminin » pour pouvoir « voir tout ce que fait sa chérie et papoter sur messager ». Jaloux, lui ai-je demandé ? Je n’ai pas eu un franc « oui », mais c’était un peu « ne fais surtout pas ce que je fais ! »

J’ai terminé mon interrogatoire par « Heureux » ? Et curieusement, oui, ils l’étaient tous, disant aimer leur femme, parce qu’elle est le pilier de leur vie, souvent vingt voire trente ans de mariage, mais quand ils parlent de leur maîtresse, mille paillettes brillent dans leurs yeux … Messieurs, vous ne me ferez pas croire que vous n’êtes pas amoureux ! La preuve, l’un d’eux m’a avoué ne plus coucher avec sa propre femme que cela ne dérange pas du tout !

Au final, pourquoi en faire tout une histoire ! Si la maîtresse est amour, prête à tout pour cet homme, si ce dernier revit ce qu’il ne pensait plus connaître un jour, pourquoi se priver ? L’important est de le Respect !

 

Et les femmes ? Bientôt, j’irai à leur tour leur demander, mais sachez messieurs que nous fonctionnons un peu différemment, que même si une femme amoureuse est prête à tout pour se fondre même quelques heures dans l’intimité de l’homme aimé, elle a bien su mal à rester à la seconde place. Quant aux femmes jalouses, attention, rien n’échappe à une épouse, surtout si la routine a remplacé la folie.

Bien difficile alors une aventure « parfaite », mais avec l’été qui arrive, que les coeurs et les corps s’envolent ! Je vous souhaite une overdose d’amour et de sexe !

 

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( 29 mai, 2018 )

Amour et différence d’âge.

De tout temps, la différence d’âge a fait couler de l’encre même s’il était de bon ton il y a deux siècles de convoler en compagnie d’un homme expérimenté donc plus âgé. Comme disait ma grand-mère, c’est dans les vieilles marmites que l’on fait la meilleure soupe. De nos jours, on assiste à l’effet inverse où il est de bon goût de «  prendre un petit jeune ». Personnellement le hasard m’a presque toujours fait fréquenter des hommes un peu plus jeunes, mais j’avoue que je n’irai pas non plus prendre un gamin de l’âge de mon fils même si la fougue de la jeunesse serait très flatteuse. Après comme j’ai coutume de le dire, on ne choisit pas qui on aime, enfin je parle de l’attirance, et l’important n’est pas la différence d’âge, mais la compatibilité. Il y a de très bons équilibres qui se font avec une grande différence d’âge, peut-être parce que l’homme recherche « la mère qu’il n’a pas eu » ou la femme «  le père disparu ». Après j’avoue être un peu plus sceptique sur ces relations qui ne font que combler un vide. L’autre ne sera jamais qu’un substitut maternel ou paternel, et donc un second choix. Il serait intéressant de savoir, au-delà du sentiment amoureux, ce que chacun recherche vraiment ? Une sérénité, une complicité, une paix ? Pas facile pour deux personnes dont l’écart se chiffre en plusieurs dizaines d’avoir des loisirs communs. S’ajoute le regard des autres souvent bien difficile à supporter, ces remarques malsaines «  tu étais hier avec ton père ? » voire blessantes « Tu es avec pour son argent ? » Une fois encore, il faut fuir ces réflexions, ne penser qu’au présent. Vivre avec une personne plus âgée implique inexorablement que la durée de l’amour sera écourté, mais honnêtement, quel couple vit vraiment dans la passion durant des années ? Plutôt que de se poser trop de questions, il est important de simplement se laisser aller à aimer.

 

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( 23 mai, 2018 )

la gourmandise

Après la luxure, un des sept péchés capitaux, pas le pire, même selon moi, le plus gentil, alors pourquoi le montrer du doigt ? Ce plaisir d’aimer manger, de craquer devant des tartes dégoulinantes de fruits sucrés ou ces chocolats qui nous font de l’oeil. Bien sûr, si on prend à la lettre ce mot gourmandise, on constatera qu’il est question de manger lorsque l’on n’a plus faim.

Dernièrement j’ai lu un article qui expliquait qu’en 1997, des chercheurs avaient décrit la gourmandise comme un désordre alimentaire pouvant apparaître consécutivement à des lésions cérébrales. Ils l’ont baptisé syndrome du gourmand. Car les patients touchés se trouvent pris d’un intérêt soudain pour la « nourriture fine ». Leur cerveau blessé les transforme en authentiques gourmands.

Et les autres ? Ceux qui comme moi ont toujours craqué sur les mets sucrés ?

Et bien j’ai trouvé une réponse plus sensée comme quoi la gourmandise fera!t partie de notre nature, qu’il y aurait « des bouches sucrées » et «  des bouches salées », que la gourmandise serait préprogrammée par notre hypothalamus et contribue même à notre survie. Super nouvelle !

Gourmandise ne veut pas dire gloutonnerie. Prenons le chocolat, avec modération, il contribue à notre équilibre, jouant un rôle antidépresseur, de plus étant bourré de magnésium, il est bon pour notre forme.

Doit-on succomber à ce plaisir ? Bien évidemment, oui. Je pense que le plaisir d’aimer manger est un signe de bon équilibre. Regardez ceux qui se contentent d’un repas pris seuls sur le pouce, ils développeront souvent des problèmes relationnels. À l’époque des fast-foods, il serait temps de redonner sa place à la gourmandise, sans penser aux kilos, aux calories, juste en se focalisant sur un repas dégusté à deux, avec un amoureux ou une amie, où le plaisir d’être ensemble va se confondre avec le plaisir de manger.

 

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( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

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( 17 février, 2018 )

Ces dépendants affectifs

 

Beaucoup de personnes dépendantes affectivement n’arrivent pas à vivre sereinement leurs relations. Le drame n’est pas d’être dépendant, mais de tomber sur des personnes manipulatrices qui vont abuser de ces faiblesses.

Est-ce vraiment de l’amour, cette relation où on ne vit que pour l’autre ? Je ne saurais répondre avec certitude, mais ces couples qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre, cette femme qui ne prendra aucune décision sans l’accord de sa moitié, cet homme qui tombera en mode déprime dès que sa compagne s’absentera quelques minutes, est-ce cela aimer ?

Se retrouver dans une cage dorée, aimée, parfois trop, par un dépendant affectif qui ne peut concevoir la vie sans l’autre, est-ce vraiment une preuve d’amour ?

Je ne puis émettre d’avis, ayant toujours fui la dépendance affective qui me fait très peur, aimant trop ma liberté, mon grain de folie. Cela ne m’a pas empêché de rencontrer régulièrement des personnes dépendantes affectivement, aussi bien dans le domaine amical qu’amoureux, et de toujours constater avec tristesse que ces individus avaient de graves séquelles liées à leur enfance, à leur physique, ou à leur propre image. L’idée que l’on puisse les aimer était toujours sujet à condition, elles doutaient, donc allaient jusqu’à enfermer l’autre dans une spirale oppressante, une vraie névrose diraient certains thérapeutes.

Logique ? Certainement, un rejet, conscient ou non, implique une certitude ne pas être importante, de ne pas en valoir pas la peine, et donc que l’autre qui dit aimer, ne peut que manipuler ou mentir.

Impossible pour ces femmes ( pour les hommes c’est pareil) de tirer un trait sur cette relation, de renoncer, car ce serait signe qu’elles auraient raison. Au final, elles vont s’accrocher, tout donner, aimer tellement qu’elles vont y laisser leurs âmes, renoncer à ce qu’elles sont, à leurs propres désirs, à leurs propres envies. Untelle va stopper son sport pour rester avec son homme, untel qui ne va plus rien faire de ses journées sauf se vautrer dans un canapé, l’oeil rivé sur sa montre, en attendant sa dulcinée.

On m’a souvent reprochée d’avoir trop aimé dans ma vie, mais à l’inverse de ne pas avoir être dépendante d’un homme.

N’est-ce pas un peu contradictoire ? Qu’est-ce qui effraie le plus ces messieurs ? Le fait que je puisse vivre sans eux, celui que j’ai toujours rebondi même après ne plus aimer, même après avoir trop aimé, même après avoir eu le coeur brisé, est-ce parce que ma vie a toujours eu un vrai sens avec un homme ou seule,  ou simplement cette idée que je sois capable de me sacrifier pour l’autre sans pour autant perdre ce que je suis, est-il insoutenable ?

En tous cas, j’ai souvent dérangée, je dérange encore, et rien que cette idée me fait sourire, signe qu’au final, j’ai su rester « moi », et j’ai vraiment bien vécue. :)

( 11 février, 2018 )

Il l’aimait trop …

 

Que ne fait-on pas par amour ? Les faits divers narrent souvent des histoires de personnes qui à trop aimer, ont dérapé. Heureusement, le passage à l’acte reste rare, ce qui est rassurant, il n’en demeure pas moins que se pose la question de trop aimer …

L’amour est quelque chose de beau, de sain, et nous ne devrions jamais devenir une victime de l’amour. Aimer ce n’est pas donner trop ni se perdre dans une relation. C’est pathologique. Trop de personnes compensent les fractures de leur enfance en aimant trop, en sur protégeant leur partenaire jusqu’à les priver de leur liberté.

Une amie me disait dernièrement que son amoureux l’aimait à la folie, la preuve, « il lui interdisait de sortir sans lui ». Comment dire ? Où se trouve cette magnifique preuve d’amour ? Dans une prison d’amour ?

L’amour c’est un don réciproque et permanent que l’on soit dans une relation institutionnalisée ou une relation plus discrète. Ceux qui me disent que les femmes qui aiment sans rien attendre en retour, sans rien espérer, sont heureuses,  je ne peux qu’être dubitative sauf si elles sont en couple et ont donc déjà une stabilité. Tout comme une plante, l’amour a besoin d’eau pour vivre, de contacts, même si la distance sépare certains, le lien ne doit pas être rompu sinon il se meurt.

Autant on peut choisir de se sacrifier ( et Dieu sait que je n’aime pas ce mot) pour l’autre, en le laissant partir ou en lui offrant la sécurité dont il a besoin, autant la vision d’Héloise attendant Abelard est tout de même irréelle. Ce n’est pas aimer que de vivre ainsi en nonne en attendant le retour de l’hypothétique amant. C’est aimer l’amour, aimer son symbolisme, mais non aimer la personne. Comment peut-on aimer une personne avec qui on ne partage rien ou plus rien ? On n’est plus dans l’amour, mais dans l’obsession. C’est un sujet que j’aime beaucoup traiter dans mes romans, car beaucoup trop de personnes mélangent les deux, et s’y perdent. Il est important de voir la réalité en face, de ne pas toujours rejeter sur l’autre nos propres frustrations. Bien sûr on a pu s’éclater avec une personne et pourtant après on ne ressent plus rien, on a pu aussi tomber amoureux d’une personne qui ne nous aime pas, trop aimer c’est s’accrocher alors qu’il n’y a plus d’espoir, alors que lors du dernier face à face tout fut dit, parfois même avec brutalité.

Alors allez-vous me dire, c’est si mal d’aimer trop ? Rien n’est mal si on n’en souffre pas. L’important étant de ne jamais laisser d’espoir à une personne si tout est vraiment fini. Ne pas entretenir de rêves irréalisables. En clair, aimer c’est être simplement honnête envers les autres et envers soi-même.

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