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( 8 février, 2018 )

Comment sait-on que l’on est amoureux ?

 

Question piège d’une élève, la question qui tue, car pas simple à expliquer, d’abord parce qu’être amoureux ne signifie pas aimer pour toujours, et ça un gosse ne le comprend pas.

Comment savoir que l’on est amoureux ? Je sais que beaucoup vont encore me parler des âmes qui se reconnaissent parce qu’elles se connaissaient ou se reconnaissent, de cette certitude, mais si c’était si simple, pourquoi tant de personnes se poseraient la question ?

Qu’ai-je répondu à ces petits angelots ? Ah vous êtes de petits curieux, alors j’ai juste dit que si cette personne que l’on vient de rencontrer nous rend heureux, alors peut-être que nous sommes amoureux. Après que c’est une émotion tellement magique que souvent on hésite à la nommer, par peur ou par prudence. Que l’on a l’impression de marcher sur un nuage, d’être invincible, juste dans l’attente du prochain rendez-vous.

 

Tomber amoureux reste un choc, la preuve , tout se trouve dans cette expression « tomber », comme si on se prenait l’amour dans les pieds, et que l’on se cassait la figure. Ajoutons à ce chamboulement une pincée de désir et le tour est joué. On va s’apercevoir qu’il ne peut en être autrement, que l’autre est une évidence, qu’il n’y avait vraiment aucune raison pour que cela arrive, et pourtant, c’est là, ce pincement au coeur, ces picotements dans le ventre, ce coeur qui bat plus vite, cette attente.

Est-ce l’Amour avec un A majuscule ? Peut-être ou pas, peu importe. L’amour n’a ni raison ni loi.

On se plaît souvent à dire que c’est une attirance physique, que l’autre est beau comme un Dieu, pourtant souvent ce n’est rien de tout ça, qu’il est notre patron ou qu’il plaît à notre famille, tout cela on s’en fiche. C’est simplement parce qu’il est unique pour nous. Pour une raison inexpliquée, il a touché une corde sensible qui fait que plus rien d’autre n’est important. Il est tout simplement. Tout le monde a été amoureux un jour, tout le monde s’est envolé sur cette émotion, cette envie de le voir même juste quelques minutes, la joie en recevant un message même banal. La sensation d’être sur un nuage, convaincue que rien ne pourra jamais nous faire de mal. Lui, avec qui le silence hurle plus fort que les mots, ces regards qui se frôlent sans se toucher, l’imagination qui prend le relais s’accouplant avec le fantasme, dessinant la douceur des lèvres, la caresse de la langue, l’envie d’être libre de vivre le moindre désir, de découvrir le plus petit millimètre de chair, de se fondre dans l’absolu.

L’amour dans toute sa beauté. Cet autre, Lui,  que l’on admire, à qui on pardonne ses défauts, ses conneries, même ses erreurs les plus graves, parce que l’on ne désire qu’une seule chose, qu’il nous accepte tel que nous sommes.

Comment sait-on que l’on est amoureux ? Que dois-je répondre de plus sensé si ce n’est une réalité qui ne serait que celle d’aimer et d’être aimé.

Alors comment sait-on que l’on est amoureux ? Peut-être en le vivant vraiment tout simplement.

( 8 janvier, 2018 )

La jalousie

 

La jalousie est un vilain défaut, et pourtant bien rares sont ceux qu’elle n’a pas piqués, parfois de manière insidieuse, perverse, mettant à jour des sensations cachées, inconnues voire oubliées. Vous savez, ce pincement qui nous serre sans crier garde lorsque nous découvrons que cet autre batifole avec une plus jeune, moins intelligente mais avec un popotin à faire bander un moine ou ce mec « aux biscottos » de dingue. Soudain, on comprend, on peut perdre l’autre, ce qui est surprenant car avant, on n’avait parfois même pas conscience de cette réalité, on en est follement amoureux.

Pas besoin d’être psy pour faire un rapprochement avec notre enfance et ses multiples frustrations, cette époque où nous aurions voulu être le centre de l’univers, où l’arrivée d’un frère ou une soeur a tout changé. Cette femme ou cet homme, que l’on ne connaît pas, qui n’existe peut-être même pas, devient notre rivale, détruisant d’un claquement de doigts notre sécurité. Nous nous retrouvons face à cette peur d’être abandonnés.

Sentiment destructeur ? Certainement. Contrôlable ? Pas toujours sur le coup, mais avec le recul et le temps, cette douleur, car les personnes jalouses souffrent, va s’atténuer. La jalousie reste un sentiment naturel, car comme je l’ai dit, sauf exception, tout le monde l’a vécue, tout le monde est tombé dans ses griffes.

Autant la jalousie amoureuse, je trouve que c’est une belle émotion, même si elle doit s’arrêter avant de tout détruire, autant la jalousie avec un grand J, celle qui va s’infiltrer dans le monde du travail, celle qui se fonde dans l’envie, est méprisable.

Par amour, on se doit d’être tolérant, car c’est un sentiment que l’on ne choisit pas.

Dans le travail, c’est un choix, une manière d’être qu’il faut changer. Pourquoi jalouser sa collègue ?

Quel intérêt puisqu’au final, chacun touchera « presque » le même salaire ?

Dans le milieu de l’édition, on rencontre aussi beaucoup de jaloux prêts à tout pour démolir un livre. Pourquoi ? On peut ne pas aimer un roman, mais ce n’est pas parce que l’on aura anéanti le voisin que notre propre livre se vendra plus. Je vois régulièrement des amis auteurs subir ces drames par le biais de commentaires destructeurs et injustifiés, d’autres avoir leur petite cour de courtisans crachant leur bave sur tout ce qui pourrait nuire à leur « roi ».

Les gens sont stupides, ça on le savait, mais la jalousie les rend méchants. Ces personnes doivent au final être bien malheureuses, car ne vivre que dans un tel sentiment revient à ne pas s’aimer, à ne pas se respecter et à douter de soi.

Même si ce n’est pas facile, surtout en amour, il faut laisser la jalousie au grenier, elle s’y épanouira, seule.

Lorsque je lis certaines citations énonçant que la jalousie est une preuve d’amour, je ne suis pas d’accord. C’est juste une preuve de grande souffrance, une preuve que nous ne croyons pas en nous, que nous ne sommes pas certains de notre valeur, que nous ne croyons surtout pas en l’autre. En jouer, oui, cela peut mettre du pigment dans un couple à condition de ne pas en abuser.

Sinon, la jalousie n’a peut-être juste que cette qualité, celle de nous faire sentir que nous sommes toujours amoureux, que nous sommes tombés amoureux un jour et que nous ne sommes pas morts  émotionnellement.

( 7 janvier, 2018 )

Peut-on aimer deux personnes ?

 

Nous vivons dans une société moralisatrice qui tente tant bien que mal à maintenir une apparence de bonne conduite, mais pourtant depuis la nuit des temps, les histoires d’infidélité font les gros titres des journaux. Dernièrement, je regardais la série conseillée par mon amie Anne-Ju « Doctor Foster », et je me suis posée cette terrible question. L’héroïne de la série, Gemma, découvre que son mari la trompe avec une jeune femme depuis deux ans, lui, l’homme parfait, dit aimer ces deux femmes à la fois. Est-il sincère ?

Nombreuses femmes ont pensé en rencontrant leur amoureux que cet amour serait là  éternel. Elles vont alors y croire épouser cet homme, pensant ce bonheur sans limite. Et puis un jour, le voile se déchire, l’autre en aime une autre, une personne qui le fait rêver, qui le fait se sentir vivant de nouveau, et là se pose la question, pourquoi elle ? Pourquoi est-ce qu’il l’aime ? S’il est honnête, il dira à celle qui fut la femme de sa vie qu’il l’aime toujours, mais qu’il aime aussi « l’autre ».

Qu’en est-il vraiment ? Aimer deux personnes est-ce possible ?

Cessant la morale, je pense que oui. Il peut arriver des moments de vie où nous avons vraiment besoin des deux, où l’on aime les deux. L’amour ne se choisit pas, ne se commande pas, il s’impose. Ce ne sera effectivement jamais le même amour, parfois un mélange entre le fantasme, le désir, la nouveauté qui se mélangent.

Parle-t-on d’amour ? De désir ? D’envie ? Au final, est-ce vraiment important de se poser de telles questions ? L’important n’est-il pas surtout d’être en accord avec soi au niveau de notre propre morale, et surtout de ne pas faire de mal aux autres ?

Et puis aussi, un jour, l’Evidence, l’âme-soeur qui peut cogner à notre porte sans qu’on l’ait souhaitée. Alors que faire ce jour-là ?

Une série qui fait se poser bien des questions ….

( 19 décembre, 2017 )

Pourquoi certaines personnes s’accrochent-elles toujours ?

 

Régulièrement je lis des témoignages de femmes ou d’hommes qui me disent s’accrocher à l’autre alors que tout est pourtant fini depuis des mois, voire des années.  Pourquoi continuer à espérer l’impossible ? Il y a un temps pour tout, et à un moment, il faut couper les liens ou au moins cesser de se leurrer. Certaines personnes aiment continuer à jouer avec le coeur de l’autre en maintenant une illusion à partir de messages échangés sans saveur, de cadeaux, de rendez-vous ratés, poussant l’autre à se sentir minable, insignifiant. Ces relations sont perverses. Je l’ai souvent dit sur ce blog, il faut savoir tourner la page, ne pas se raccrocher à des miettes.

Que ce soit dans une relation amicale ou amoureuse, on peut tomber sur la mauvaise personne, sur quelqu’un qui ne correspond pas à nos attentes, qui ne nous est pas destiné, qui n’a pas les mêmes sentiments. L’acceptation est un premier pas vers la possibilité de couper ce lien invisible. Cela ne veut pas dire que l’on est anormal ou fou, ni que l’on n’est pas à la hauteur, simplement que ce sont des choses qui arrivent.

Détruire l’autre, en jouer, reste quelque chose de mal, de violent, et qui ne devrait pas être. On ne peut empêcher les gens d’aimer, c’est méchant, c’est cruel. Un peu comme si on disait à un enfant de ne plus aimer sa mère parce qu’elle se drogue ou ne s’occupe pas de lui.

Par contre, dans une relation amicale, si vous êtes amoureux de cet autre qui ne vous aime pas, coupez le cordon, vite, pour vous, pour lui aussi, ne vous enlisez pas dans une histoire où vous allez vous perdre, et perdre l’autre. Mieux vaut s’éloigner un temps, quitte à se retrouver un jour, lorsque la tempête se sera calmée.

L’amitié ou l’amour ne sont pas des sentiments qui doivent faire du mal. Ils ne sont là que pour apporter du positif à l’autre, rien de plus, mais surtout pas des larmes. Les amis, les amants ne sont là que pour apporter du bonheur à l’état pur et non de la violence.

Trop de personnes ne veulent pas détruire ce lien, simplement parce que cet autre, à un moment, leur a beaucoup apporté. Ce comportement se réduit à des chaînes invisibles lourdes à porter. Briser ces chaînes obligent « les autres » ceux qui jugent, ceux qui jouent, à ne pas s’en mêler, à avancer aussi, pour simplement exister. Ce que l’autre a laissé de positif en nous, cela ne doit rester qu’un cadeau, un souvenir, rien de plus, surtout pas quelque chose de mauvais qui continue à faire du mal. Juste la couche de crème qui s’est posée sur le chocolat chaud …et qui laisse une petite trace de mousse sur les lèvres qui fait sourire.

( 10 décembre, 2017 )

Sait-on toujours que l’on est amoureux ?

J’adore lorsque mon fils de quinze ans me pose cette question piège. Un silence suivit. Que répondre ?

Certains vous diront que l’amour se reconnaît au premier regard. C’est souvent le cas lorsque l’on est jeune, amoureux de l’amour, mais avec l’âge, l’attirance sexuelle va s’installer en premier ou la connivence intellectuelle. On ne se trouve pas toujours face à cette certitude, « c’est l’homme de notre vie ! ». Je serais même encore plus perfide, l’amour qui s’impose comme une évidence est celui qui va souvent avoir les pires obstacles. Et puis, il y aura ceux qui peuvent ne plus se désirer, et continuer à s’aimer, tout comme le contraire, ceux qui continuent à s’attirer sexuellement sans éprouver un véritable amour. Alors quelle réponse donner ? Est-ce parce que l’on reste avec quelqu’un que c’est de l’amour ou bien est-ce simplement parce que l’on est bien ?

L’amour, pour moi, est tout sauf la sécurité. Ce n’est ni routinier ni facile. L’amour, le vrai, celui dont on rêve tous, se reconnaît à ses obstacles, à ses blessures, à ses alternances de pure passion et de douleur. C’est ce coeur qui va battre plus vite, cette attente de l’autre, ce désir qui se conjugue avec l’attenTe.

Alors j’ai envie de répondre à mon loulou, et bien non, on ne sait pas toujours si on est amoureux, on le sent, mais on ne le sait pas, simplement parce que l’amour ne s’explique pas, parce que parfois on n’a pas envie de déséquilibrer une vie « pépère » pour ce coup de folie, alors on préfère fermer les yeux, refuser d’écouter notre coeur qui tape, se dire que c’est juste superficiel. Souvent, l’avenir montre que l’on a raison, les sentiments s’effacent pour faire place à d’autres, et à d’autres moments, la réalité se dessine. Cet autre que nous ne voulons pas, qui au fond ne nous aime certainement pas, nous n’arrivons pas à l’effacer. Son image nous hante. Nous n’attendons rien, nous ne voulons rien, cet amour à lui seul nous rend heureux. Nous aimons l’autre pour ce qu’il est vraiment, profondément, avec ses failles, ses erreurs. Nous savons au fond que nous sommes amoureux, car nous avons peur de perdre cet amour, peur d’être vide sans l’autre. Je ne crois pas à l’amour platon, donc l’amour est un tout, sauf à quinze ans. :)

Nous savons que nous avons vraiment été amoureux « pour de vrai » comme disent les enfants, le jour où après avoir traversé les tempêtes, le regard des autres, les critiques, nous constatons que ce sentiment n’est pas complètement détruit, et que sa petite flamme continue à vivre. Alors, seulement à ce moment-là, nous pouvons dire « Un jour, j’ai vraiment aimé ».

 

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( 7 décembre, 2017 )

Juste un baiser

Savez-vous que le baiser n’était pas au départ lié au sentiment, mais juste il y a plus de trois mille ans une façon de faire connaissance, en se reniflant par la bouche ? Ensuite ce fut un geste de pure amitié, puis très courant entre chevaliers au Moyen-Âge qui s’embrassaient sur la bouche, une marque de respect. Le baiser amoureux ne fit son apparition qu’après La Renaissance, époque où s’embrasser n’était plus de bon ton, suite aux épidémies comme la Peste qui obligeaient la population à ne pas se toucher. De nos jours, le baiser s’apparente pleinement à un acte érotique. On n’embrasse sur la bouche que les personnes qui nous attirent sexuellement. On voit donc apparaître au XX siècle, les plus beaux baisers du cinéma. Je me souviens encore de celui « D’autant en emporte le vent », le baiser que toute une salle attendait tout le long du film. Qui n’a pas bien embrassé n’a pas vécu dit le dicton. Nous avons tous cédé à ces baisers tellement forts que l’on a failli y perdre le sens des réalités, ces baisers épidermiques où juste l’effleurement des lèvres incite au désir, ces baisers fous échangés sous la pluie ou dans un lieu incongru. Et puis il y a aussi le souvenir du premier baiser, celui que l’on ne peut oublier.

Pourquoi s’embrasser ? Peut-être parce que dans un tel échange, ce sont les lèvres qui parlent et non les mots, peut-être parce que cela fait du bien, peut-être parce que c’est une marque d’amour. Embrasser l’autre, c’est une manière de lui dire qu’elle compte pour nous en tant que personne unique. À l’inverse, ne pas aimer embrasser ne veut pas dire aimer moins. Il y a une peuplade qui refuse d’embrasser sur la bouche, persuadée que si elle cède à ce geste, elle va avaler « l’âme de l’autre ». Dans notre société, le baiser reste important, et de nombreuses femmes, avant de faire l’amour, testent si l’homme embrasse bien, persuadées qu’un baiser raté fera automatiquement « un mauvais coup ».

Je dirais juste qu’embrasser fait du bien, détend, active l’hormone du bonheur, et permet ainsi de se sentir en harmonie avec soi-même. Plus on embrasse, et plus on est bien dans sa tête, alors qu’est-ce que vous attendez pour couper votre PC et foncez courir embrasser celle que vous ne pouvez sortir de vos pensées.

 

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( 30 novembre, 2017 )

Peut-on retomber amoureux de la même personne ?

N’en déplaise aux fleurs bleues, je ne crois malheureusement pas que l’on puisse retomber amoureux. Déjà dans la lecture du mot « retomber », cela signifie que l’on n’a plus été, et si on ne l’a plus été, c’est qu’il y a une bonne raison. Occulter cette raison serait une ineptie, et un retour direct en enfer.

Raviver le feu ? S’il n’est pas complètement éteint, peut-être que c’est encore possible, peut-être que juste l’ennui a ébranlé la flamme, peut-être simplement que le verbe aimer n’a pas été complètement effacé.

Un couple peut se reconstruire, tout recommencer, autrement, différemment, avec une autre forme d’amour, mais ce ne sera jamais la même chose. Peut-on de nouveau désirer une personne que l’on n’aime plus, qui nous a fait du mal ?

Retomber amoureux comme au premier jour, je n’y crois pas, vouloir tout faire pour reconstruire, oui. Chacun a droit à l’erreur, chacun peut bénéficier d’une seconde chance. C’est le thème de « Juste une seconde », une de mes dernières parutions.

Pour cela, il faut accepter de repartir sur de nouvelles bases, de renoncer à des certitudes, comme le couple « conte de fées », accepter que l’autre puisse évoluer sans nous, et c’est ce qui me semble primordial. Un couple fusionnel est un couple qui va s’enliser sur la durée, qui va s’éteindre, car automatiquement un des deux va en mourir à petits feux. Retomber amoureux, non, aimer, oui, si la petite flamme ne s’est pas totalement éteinte.

Aimer l’autre, c’est le laisser vivre ce qu’il a à vivre même si c’est par moment sans nous. Il faut laisser entrer du soleil dans un couple, de la lumière, accepter qu’aimer n’est pas toujours pareil qu’être amoureux, car au final « être amoureux » est un sentiment d’amour naissant alliant désir, découverte,

et qu’au final, l’important est de savourer cette vie avec quelqu’un à nos côtés, de partager des passions communes, de rire surtout de nous, de soi. Je crois surtout que le plus important est de ne jamais se perdre dans un couple, de ne jamais mentir à l’autre même sur ses propres désirs, et surtout de ne jamais se mentir à soi-même.

( 24 octobre, 2017 )

Pourquoi est-ce que parfois on aime tellement ?

 

Bonne question ! Que serions-nous prêts à faire pour un « je t’aime », celui tant attendu, celui dont on rêve ? Pourquoi ce petit mot d’amour inspire-t-il tant les poètes ? Pourquoi tant de femmes aiment lire des livres d’amour ?

Sans trop me prononcer, je dirais que « je t’aime » est un mot qui fait du bien parce qu’il nous rend unique, c’est un mot gonflé d’énergie positive, un mot qui met un rayon de soleil dans une vie.

Certains le disent trop facilement pour tout le monde sans vraiment le ressentir. D’autres à l’inverse, par peur, par pudeur, ne dévoileront que rarement leur amour. Je fais partie de ceux-là, et rares sont les hommes à qui j’ai dit « je t’aime ». J’aime les gens en général, mais le « je t’aime » a une profondeur plus vraie pour moi. Dans ce mot, il y a «  je t’aime, donc je veux ton bonheur, et je suis prête à tout pour que tu sois heureux. Je n’attends rien de toi. » J’ajouterai tout de même dans ce petit mot innocent, il y a tout de même l’éternelle question, je t’aime, mais est-ce que tu m’aimes un tout petit peu ? Est-ce que tu tiens à moi ? Est-ce que je suis importante ?

Car dire je t’aime à l’autre, c’est le placer en position de personne unique, irremplaçable, l’âme sœur, celui en qui on croit. Et le sens unique, soyons honnête, n’est guère épanouissant à la longue, et surtout bien frustrant.

Pourquoi on aime tellement ? Je n’en sais rien au fond. Peut-être parce que nous sommes génétiquement programmés pour aimer, pour être aimés, peut-être parce qu’aimer est une façon de rester vivant, peut-être parce que certaines personnes s’inscrivent dans notre vie pour nous permettre de réaliser quelque chose. Peut-être simplement parce que l’autre est différent, et que cette différence représente cette partie de nous qui nous manque, ce croissant de bonheur. Au final se pose une fois encore cette merveilleuse question, qu’est-ce que l’amour si ce n’est cette émotion qui nous prend notre vie, qui nous empêche par moment de respirer, qui nous change en profondeur. Alors, nous avons tous besoin, consciemment ou non, de mots d’amour, de caresses, d’attentions, nous avons tous envie de partager cette énergie positive qui nous enveloppe, nous avons tous envie de donner à l’infini, et bien plus encore, simplement parce qu’il y a cette minute où on comprend que l’on est tombé amoureux, ce regard qui va nous hanter, ce désir qui va nous envelopper, ce besoin d’entendre l’autre, de lui parler, de savoir s’il va bien. Cette minute inexpliquée qui va tout changer. Cette minute que l’on aura beau nier ensuite, qui aura eu le mérite d’exister.

Cette minute qui va nous faire souffrir des années si l’amour s’est étiolé ou s’il n’est plus partagé.

« Ils m’ont demandé ce que je te trouve. Je n’ai rien dit, j’ai juste souri, car je n’ai pas envie qu’ils t’aiment aussi. »

« Je t’aime tellement et n’arrive pas à t’oublier, toi qui par ton amour me faisait tout oublier. »

( 13 octobre, 2017 )

La dépendance affective

Pourquoi certaines personnes sont-elles affectivement plus dépendantes que d’autres ? Encore une interrogation récurrente qui soulève une question piège, être dépendant veut-il nécessairement dire être amoureux ?

Je pense que nous sommes tous définis par notre enfance, nos premières relations, donc nos parents. Notre vie affective ne serait donc que la résultante d’un passé souvent oublié, parfois régi par une peur viscérale de l’abandon. Cette angoisse qui va nous pousser à devenir dingue si on ne reçoit pas le message promis, à imaginer les pires scénarios en cas de retard de l’autre, va se construire sur les fondations d’une dépendance affective. Ce seront ces couples qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre, ces personnes qui arrivent à un tel point qu’ils finissent la phrase voire la pensée de l’autre.

C’est mignon, au début d’une relation cette osmose, cette passion dévorante, ce besoin de ne faire qu’un, mais vient un jour où le décalage se creuse, inéluctablement, parce que la vie est ainsi. L’un va prendre son envol, se découvrir une passion, laissant l’autre sur la touche, l’autre va peu à peu se murer dans la solitude, dans des soirées en solitaire à pleurer devant une série B, seule.

Le couple va se transformer en une illusion de couple. Souvent, une telle relation trouve son écho dans les relations où trônent les pervers narcissiques, ceux qui mettent tout en oeuvre pour que perdure cette relation. Le plus grand risque étant que l’autre se retrouve piégé dans une relation étouffante, avec un besoin de plus en plus grand affectivement, poussant ainsi sa moitié à un rejet inconscient de la relation établie.

Vivre heureux, c’est accepter que l’autre puisse avoir d’autres centres d’intérêts, d’autres affinités, qui ne sont pas les nôtres, d’autres désirs qui ne sont pas non plus nos attentes. Casser le processus de dépendance souvent lié aux premières années « d’amour » est une porte qui s’ouvre vers une nouvelle façon de vivre ensemble, basée sur la confiance, sur l’acceptation de nos limites, sur une relation plus saine. Vous l’avez compris, pour moi, être dépendant affectivement ne veut pas dire aimer, juste avoir besoin de l’autre pour combler une part de solitude, peut-être une blessure de l’âme liée à notre jeunesse, ou à un simple manque de confiance en soi. Le jour où on sait que l’on peut-être aimé pour soi, pour ce que l’on est vraiment, alors cette dépendance n’a plus lieu d’exister.

( 30 septembre, 2017 )

Aimer passionnément.

 

Qui n’a pas un jour, bien malgré lui, oser penser sans peut-être oser dire » qu’est-ce que je t’ai aimé, toi ! »

Amour passionnel, fusionnel, parfois même platonique, la passion reste toujours un peu mystérieuse. C’est un sentiment dangereux qui nous fait perdre le sens des réalités, qui nous incite à dessiner l’image de l’autre, une image que nous modelons, mais qui n’est pas nécessairement sa véritable image, une image contre laquelle on va parfois bloquer, rejetée. L’amour n’a pas de raison ni de loi,, on ne sait pas pourquoi on tombe amoureux, et encore moins pourquoi cette attirance devient passionnelle. Certains grands amours ne seront jamais passionnels, à l’inverse d’autres qui seront un véritable tsunami.

De là à devenir fou d’amour, il n’y a qu’un pas. La ligne est fine entre raison et déraison. La personne folle d’amour est capable de trouver des mots qui vont renverser le monde, de distiller des promesses d’éternité, et si cette passion devient physique l’aliénation n’est pas loin. Pourquoi aimer à la folie alors allez-vous me dire ? Parce que c’est ce qui est merveilleux, cette sensation de ne pas avoir d’âge, de n’exister qu’au travers de cet amour, ce sentiment de perdre son temps à attendre tout en se disant que ne pas le perdre serait peut-être encore pire, aimer passionnément, c’est s’inscrire même si on a déjà des cheveux blancs dans une certitude : j’aime encore, bon sang, je suis vivant !

 

 

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