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( 6 septembre, 2017 )

Ah ces hommes infidèles !

 

Vous êtes nombreuses, mesdames, à venir me parler de votre compagnon bien souvent un peu frétillant durant la période estivale. Que vous dire ? Je ne vais pas jouer l’avocat du diable, mais êtes-vous aussi câline voire coquine qu’avant ?

Bien sûr, je ne redis pas ce que j’ai déjà dit des dizaines de fois. L’amour ne se commande pas, il ne se force pas, il se contente d’être. Mais ces petits coups de canifs dans le contrat sont-ils des histoires d’amour ?

Rendons à César ce qui lui appartient, il n’y a pas que les hommes qui sont infidèles !

Il parait présomptueux au vingt-et-unième siècle de croire qu’un amour passionnel peut durer toute une vie. La mamie et le papy qui fêtent leurs soixante-dix ans de mariage sont rarement amoureux comme au premier jour. Ils ont traversé des crises, peut-être batifolé dans d’autres draps, mais se seront finalement retrouvés pour vieillir ensemble, pour simplement s’aimer, autrement . Dernièrement une lectrice m’expliquait qu’elle n’avait plus de vie sexuelle, et qu’elle avait peur que son mari aille voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Que voulez-vous que je lui réponde ! Comme dit une psychiatre bien connue « l’homme baise, puis il aimé contrairement à la femme qui aime puis … »

Mesdames qui refusez la bagatelle, ne vous étonnez pas de voir votre homme succomber au charme d’une femme pleine de sensualité. Vous n’êtes pas une victime. Vous avez fait vos propres choix. Quant à vous messieurs, essayez juste d’être plus discrets pour ne pas peiner votre belle. L’infidélité reste pour la cocufiée une trahison, une blessure dont elle ne se remettra jamais. Butinez, mais cloisonnez votre jardin secret.

Après tout, cela ne dure qu’un temps, et l’hiver arrive bien assez vite . Sauf si Cupidon lance sa redoutable flèche …

Texte pour Louna avec toute mon amitié :)

( 25 août, 2017 )

Mes lectures de l’été

Ceux qui me suivent sur facebook sur ma modeste page « la forêt des livres », vous avez suivi mes lectures de l’été.

Plusieurs messages de personnes n’ayant pas facebook m’ont demandé de récapituler mes lectures.

Il y en a eu tout de même beaucoup !

 

Au fond de l’eau de Paula Hawkins

Contrairement à beaucoup, je n’ai pas encensé le précédent roman de cette auteure  » La fille du train » que j’avais trouvé long et ennuyeux.

J’ai beaucoup plus accroché à ce roman, cette histoire où se rejoignent plusieurs vies, plusieurs mortes, Jules, Nel, Lena, Sean, Helen, une bonne analyse des émotions humaines. Le style est agréable, les personnages qui parlent à tour de rôle intéressants, mais la fin est terriblement décevante, prévisible, sans saveur. Quel dommage car ce thriller m’a tenue durant plusieurs certaines de pages pour faire un vrai flop à la fin. D’une banalité à faire peur, un peu comme si l’auteure avait du vite terminer. Un livre que j’ai pris plaisir à lire, sauf vous l’avez compris la fin !

 

Le tricycle rouge de Vincent Hauuny

J’avais lu de très mauvaise critique … pourtant …

Le tricycle rouge est un polar doté d’une intrigue efficace qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.

L’histoire de Noah Wallace, brillant profiler rescapé d’un accident de voiture où il a perdu sa femme. Il se retrouve impliquer par le biais d’une carte postale dans une série de meurtres survenue cinq ans plus tôt . Il y rencontre deux personnages qui vont l’aider, Sophie et Clemence. Le plongeon dans l’horreur n’est pas loin.

Ce livre a reçu le prix Michel Bussi.

J’ai adoré ce roman, le suspense était total. Le lien avec le titre n’apparaît que tardivement donnant du ressort à l’intrigue. La fin laisse entrevoir un second exemplaire peut-être …

 

Le bonheur n’a pas de rides de Anne Gaelle Huon

Quel joli coup de coeur. Je suis sortie ces jours-ci des thrillers et je ne tombe que sur de jolis romans plein de tendresse et de douceur. Une bien belle histoire qui ne se raconte pas simplement parce qu’il n’y a pour moi pas de moi pour cela. J’ai beaucoup aimé !

« On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait en claquant la porte. »

 

Une grosse déception : L’élégance du hérisson de Muriel Barery

 

Voilà un roman que j’avais mis de côté depuis des mois voire des années. Premier choc, l’épitaphe « À Stéphane avec qui j’ai écris ce livre » ( oups ! Le « s » m’a un peu ébranlé pour un roman publié chez Gallimard)n j’ai pu noter tout au long de ce livre de nombreuses coquilles. Comme quoi, on critique beaucoup les indés mais les plus grands ont des failles.

Je ne m’y suis pas arrêtée et j’ai plongé dans le roman. Alors je m’attendais au coup de coeur, au livre qui prend aux tripes, et bien pas du tout.

Très grosse déception ! Je me suis ennuyée !!! Le texte est bien écrit, certes, mais l’histoire est vraiment rasoir. Vu les éloges, je suis vraiment tombée sur les fesses.

Une histoire banale, une fable sans véritable essence, bref, un roman monté aux nues simplement par une édition. Peut-être est-ce le fait de le lire en vacances ? Je misais sur la détente, j’en sors avec un mal de tête. Un livre pour ceux qui ont envie de se masturber le cerveau, et juste pour ceux-là !

 

Un vrai coup de coeur

Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent gounelle.

 

Quel joli livre ! Un vrai coup de coeur. Certes l’histoire peut sembler insipide, et pourtant comme j’ai aimé cette analyse faite par l’auteur.

Les personnages de Sandro, Élianta sont un vrai délice et posent de véritables questions existentielles. Sommes-nous formatés par la société ? Une vie positive dénuée de sombres pensées comme l’avaient au départ ces jeunes indiens est-elle possible ? Pourrons-nous un jour de nouveau communiquer avec la nature ?

 

« J’ai créé un monde d’illusions qui se nourrissent d’elles-mêmes, un monde insensé qui s’autoalimente. »

 

« Ce qui est contre nature est voué à disparaître. Ce monde finira par s’effondrer de lui-même. »

 

En clair, j’ai adoré ! J’avais déjà lu un livre de cet auteur qui m’avait moins interpellé. Celui pose vraiment les problèmes de notre société. Fin classique et positive, je n’en attendais pas moins.

 

La dernière licorne de Tobby Rolland

 

Ce roman s’avère être un thriller doté d’une intrigue historique emportant le lecteur dans une course folle en compagnie de Zak et Cécile, d’Idil, et de bien d’autres du Vatican, en passant par Hong Kong à la recherche d’un des plus grands secrets de l’humanité.  L’auteur affirme détenir une part de vérité, c’est possible, une chose est certaine, c’est un bon livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, un livre qui fait se poser des questions.

 

Conspiration de Giacometti et Ravenne

 

Je suis une fan des romans de ces auteurs (puisqu’ils sont deux à écrire), même si certains romans sont mieux que d’autres, mais mes retrouvailles avec le commissaire Marcas est toujours un vrai plaisir. Cette fois, nous plongeons en plein coeur de la révolution avec des personnages hauts en couleur comme Danton, et la recherche d’un Secret, avec toujours une pointe occulte.

Jacques Ravenne étant franc-maçon, c’est un délice de découvrir les rouages de ces loges tenues secrètes durant des siècles.

 

En tous les cas, le roman commence par une série de suicides bien étranges, et le rythme est soutenu jusqu’au bout. J’aime particulièrement ce mélange historique, et vie actuelle, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. À lire pour ceux que ce type de romans passionne, comme moi !

 

Mör de Johana Gustawsson

 

Un très bon thriller où la profiteuse  Emily Roy est bien sympathique, et où Alexie son acolyte nous plonge dans une histoire bien tordue comme on les aime (enfin moi !)

L’histoire se passe en Suède, toujours dans une atmosphère un peu lente comme on les aime, la découverte d’un corps amputé , avec une autre intrigue en parallèle, celle d’une actrice enlevée à Londres. Tout le mystère siège autour de l’ancien comâgnon d’Alexie qui est enfermé dans un hôpital psy. Bref une histoire bien tordue avec l’apparition de Jack l’éventreur … un bon filon, même si j’ai un peu trouvé certains passages longs …

 

Le dernier repos de Sarah

 

L’histoire

Tracy Crosswhite, enquêtrice de la police de Seattle trouve le moyen d’ouvrir de nouveau le dossier d’Edmund House qu’elle pense innocent. C’est alors que l’on retrouve les restes de sa soeur Sarah.

 

Je suis rentrée à fond dans le premier tiers, ne pouvant lâcher mon livre, puis le second m’a un peu moins captivé quand au dénouement, je l’ai vraiment trouvé sans saveur, tellement prévisible.

C’est vrai que je deviens maintenant très difficile concernant les thrillers. J’aime ne pas découvrir le meurtrier ou la fin. Là, c’était raté. Beaucoup d’incohérences dans ce livre. Pas le meilleur polar que j’ai pu lire.

 

Le Château de Tanna’saoghal de AJ Crime

 

J’avais lu le premier roman de AJ Crime publié chez Edilivre, et j’avais apprécié son style. Je fus donc plus que surprise en découvrant ce nouveau roman d’un genre totalement différent. J’ai donc plongé dans un livre limite ésotérique, avec des fantômes, de l’horreur, des personnages attachants, à la limite du polar. Bref, un genre bien particulier avec une plume raffinée, vous l’aurez tout à fait compris, j’ai adoré ! Une bien belle découverte !

 

Le murmure du Papillon de Patricia Duterne.

 

Je recommande ce roman de Patricia dont j’avais déjà apprécié les deux précédentes parutions.

L’histoire est toute simple, celle de Victor qui l’été de ses sept ans va dé ouvrir la vie et le monde des adultes.

 

Voilà un bien joli petit roman facile à lire, je l’ai lu en quelques heures, rempli de poésie. On se laisse bercer par l’histoire de Louise et de Victor, par ce passé qui s’entrecroise avec le présent, par la magie des mots.

Seule la fin m’a un peu déçue. J’aime les histoires qui finissent bien.

Un livre à lire sans hésitation ! .

 

Beaucoup de livres autoédités.

 

Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

Le hasard m’a fait acheté ce petit roman de Bruno Madelaine. L’histoire d’un jeune Simon Renaud qui raconte son parcours et celui de sa famille  face au Syndrome de William BEUREN dont il est atteint depuis la naissance. Un roman poignant qui se lit vite, mais qui laisse des traces.  Un vrai coup de coeur À lire absolument …

 

Les amies de ma mère de Lydie Lefreve

 

Voilà un petit livre bien sympathique plein d’humour et de bienveillance. Le style est léger, bien écrit. Ayant moi-même une fille, j’ai retrouvé quelques clins d’œil familiers.

Une bonne lecture de vacances !

 

Le philosophe amoureux de claude Roudil

 

Quelle jolie découverte que ce livre empli de sensualité, un roman plein de sagesse, une traversée de la vie d’un homme avec la découverte du tantrisme, cette philosophe zen. J’ai lu ce roman par étapes pour bien assimiler chaque partie. C’est un vrai régal. Nul besoin de méditer pour aimer ! À lire … sans modération.

 

Moi aussi je suis Patrick Bruel de X

 

C’est avec beaucoup de curiosité que j’ai choisi de lire ce roman durant mes vacances. D’abord intriguée par la couverture qui casse la dite normalité, puis ce titre, un clin d’oeil au chanteur Patrick Bruel.

L’auteur a un style très agréable à lire, limpide qui passe bien, et je me suis laissée, bien malgré moi, prendre à cette histoire. Texte surprenant car entre-coupé de morceaux de chansons et de poèmes. Le plongeons dans l’introspection de l’auteur, éloignée au final de la vie du chanteur, est écrit dans un français savoureux qui nous emporte. Restons-nous avec des questions sur ce transgène ? Certainement, une curiosité, il faut bien l’avouer que l’auteur nous a savamment offerte avec pudeur. Un roman court, trop court, prenant, loin de la norme littéraire officielle , mais une jolie découverte.

‘Écrire, c’est arracher les lambeaux de l’intériorité  »

 

Une bonne intention de Solene Bakowvski

 

L’histoire est toute simple, celle d’une petite fille Mati qui a neuf ans et perdu sa maman. Elle a un papa paumé par ce deuil, et une grand-mère qui n’est pas trop bien dans sa tête. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. L’histoire est magnifique, superbe, pleine de tendresse. On s’attend à un polar bien glauque et on découvre un fort joli roman.

Je découvre cette auteure avec beaucoup de plaisir.

( 30 juillet, 2017 )

Tout est éphémère

Enfant on m’avait dit que l’amour dure toujours, que la mort emporte les vieux, que si tu travailles bien, tu seras riche. Quelle claque cinquante ans après ! L’amour, cela se savoure, cela se déguste, mais cela finit toujours par disparaître ou se transformer ce qui est pareil. La mort n’épargne ni les nouveau-nés ni la personne la plus vigoureuse, en apparence. Elle arrive, elle prend, elle détruit, et repart, ailleurs. Quant à la richesse, elle n’est qu’illusion ! J’ai toujours bien travaillé, et pourtant ma retraite sera ridicule. Ainsi fonctionne notre société.

Quant à ces têtes bien pensantes qui imaginent que leurs philosophies ou leurs mots se trouveront immortalisés, comme s’ils étaient au-dessus du lot. Seule une poignée marquera l’histoire.

Notre petite vie n’est rien à l’échelle de l’humanité, quel orgueil incommensurable que de penser l’inverse. Souvenez-vous de la rose du Petit Prince, si éphémère qui sera certainement fanée le jour où le Petit Prince rejoindra sa planète. Il en sera de même de nos corps dans plusieurs centaines d’années. Il ne restera rien de nous, même pas une photo, le numérique aura tout emporté, même nos mots.

 

Nos sentiments également sont éphémères, il ne faut pas de se leurrer. Seuls les enfants croient encore aux contes de fées. L’amour, l’amitié, ces sentiments qui vont et viennent avec le vent, qui durent ou pas, qui cassent pour renaître ou pas.

Nous tombons amoureux, tellement souvent, parfois juste le temps d’un courant d’air, à tel point que cet amour éphémère va se transformer en fantasmes, et parfois, c’est rare, en un sentiment solide, sécurisant. Allons-nous cesser d’aimer ? Tout se joue dans ce verbe « aimer ». Si nous le relions au sexe, alors oui, son caractère éphémère va se volatiliser. S’il possède des fondations, alors il survivra, autrement.

L’amitié, c’est pareil. Notre route va croiser des dizaines de routes, pour certaines nous allons nous arrêter un temps, pour d’autres nous n’allons être que de passage. Certaines resteront, d’autres laisseront juste des traces, pas toujours agréables, mais qu’importe, nous passerons ensuite à autre chose de tout aussi éphémère, certainement, non sans oublier, car l’oubli, lui reste impossible. À certaines dates, nous nous rappellerons d’un temps qui n’est plus, avec un sourire ou pas, avec une larme ou pas, mais nous continuerons notre petite vie ponctuée de petits bonheurs tout aussi éphémères, de moments moins drôles dont l’image se brouillera, elle aussi,  avec le temps.

Enseignante, je me rends compte chaque fin d’années,  à quel point les larmes de mes CM2 à l’heure de passer pour la dernière fois la porte de l’école primaire est un moment intense, tout aussi éphémère puisqu’il sera oublié quelques jours après.

 

Au final, le bonheur ne réside-t-il pas simplement dans ce mot « éphémère », n’est-ce pas cette particularité qui fait que nous avons tellement peur de tout perdre, et qui nous fait ainsi savourer avec tant de plaisir ces quelques instants « éphémères » ?

( 28 juillet, 2017 )

Les femmes jalouses

 

Ah ces femmes jalouses ! Quelle plaie ! Et pourtant, qui n’a pas été jalouse une fois dans sa vie ? Bien sûr, on sait que ce n’est pas bien, que la jalousie est un vilain défaut, et surtout que c’est tout sauf une preuve d’amour. La jalousie est un manque de confiance en soi, et non en l’autre. On sait tout cela, et pourtant on explose lorsque miss super lolo se frotte un peu trop près de notre chéri ou que la bonne copine semble frétiller sous le charme de notre amoureux. Résultat souvent, on prend les devants, on sort les armes. Ce sera la femme « bien comme il faut » qui ira mettre la pagaille dans la vie de la prétendue maîtresse ( et pas de bol, en se trompant de cible), ce sera la rencontre violente avec l’autre, le crêpage de chignons, les cris, les insultes.

Normal ? J’ai envie de dire que l’altercation de deux poules pour un coq, oui, peut même etre sain. Après tout, le coq n’avait qu’à mieux se tenir, et si ces dames ont envie de s’arracher les yeux, pourquoi pas ? Sachez mesdames que le coq de son côté sera au fond de lui ravi de tant de flatteries, et peu importe de quel côté bat son coeur, l’échange l’excitera. Plus anormal le cas de figure où la femme jalouse ira se venger, machiavélique, le genre qui ira directement aviser la hiérarchie du peu de moralité de la gente dame, vous voyez le genre ? À vomir ! Le chéri est-il au courant ou a-t-elle fait son coup en douce ? Parfois le mystère flottera des années.

Je m’interroge tout de même sur le gentil mari coupable ou innocent ? A-t-il volontairement cautionné l’acte de sa dulcinée quitte à briser la coquine volage plutôt que de mettre son foyer, son statut en péril ou s’est-il fait rouler dans la farine ?

Comme j’aimerais être petite souris et me balader dans ces foyers, ces couples ont-ils reconstruit leur vie sur les cendres de leur victime et sont-ils heureux ?

Vous l’avez compris, je déteste les femmes jalouses qui n’assument pas leur jalousie, qui se cachent derrière des histoires, qui manipulent, elles sont pathétiques. Ce besoin de reconnaissance, d’être aimée, de ne pas perdre la face, est tel qu’elles sont prêtes à détruire la vie d’une autre, sans même avoir le courage de communiquer. Lâches, méfiantes, elles finissent souvent dépressives, et leurs petits maris lassés laissent tomber leurs auréoles de sainteté pour se précipiter dans de nouveaux bras, plus jeunes, il faut bien l’avouer.

J’exagère, un peu, je l’avoue, surtout que je n’échappe pas à la jalousie. Je suis comme toute femme passionnée, lorsque j’aime, je n’aime pas à moitié, mais je n’agis jamais par lâcheté, ce n’est pas moi qui irai écraser les oeufs dans le poulailler sauf si l’autre m’a attaquée. Quant à la poulette qui s’aventure dans ma cour à faire la belle devant mon homme en ma présence, je vais certes voir rouge, mais tenter de communiquer avec elle, de comprendre car l’amour ne se commande pas, et cela je peux l’entendre, et si elle me déclare la guerre, alors vous le saurez très vite, c’est celle qui se baladera les joues lacérées, mais honnêtement, ce n’est pas pour un mec que l’on va s’entretuer, si ? :)  :)

 

( 16 juillet, 2017 )

L’amour ou l’attachement

Sommes-nous amoureux de l’amour, de son idée ou d’une personne ?

On se dit amoureux parce que l’on ressent une émotion qui nous vrille le ventre, ces millions de papillons qui nous font voir la vie en couleur. C’est fabuleux, cela nous rend fou, heureux. Nous avons envie de gravir des montagnes, envie de réaliser des rêves insensés, envie d’y croire encore. Comme j’aime à le dire dans nombreux de mes romans, on ne choisit pas qui on aime, l’autre va juste s’imposer avec violence comme une évidence. Souvent, on aime tellement que l’on croit reconnaître dans l’autre celui dont on a toujours rêvé. On dessine dans les traits de cet amour la perfection. L’autre se couvre de toutes les qualités, de tout ce que nous cherchons, puis petit à petit, nous créons une illusion d’amour. Nous n’aimons plus l’autre, nous aimons l’amour.

Et puis un jour, ce sera la chute brutale. L’autre nous apparait sans masque. Il est plein de défauts, il n’est pas aussi beau que cela, il est sacrément égoïste, il est au final simplement humain.

Là, l’illusion de l’amour disparaît, et la relation casse nette ou l’attachement prend le relais.

Alors on accepte de faire le deuil de ses illusions. L’autre n’est pas ce que nous voulons en faire, l’autre n’est pas cet homme que nous avons façonné dans notre imagination, l’autre est juste une personne que nous aimons pour ce qu’elle est, avec ses failles, son côté lunatique, sa suffisance, et cette lumière qui n’émane que de lui. On quitte alors l’état amoureux pour le verbe Aimer, on accepte de renoncer à ces papillons dans le ventre pour un monde plein de paix et de sécurité. Être amoureux, c’est tomber dans la facilité, très agréable il faut bien l’avouer pour un temps. Aimer, c’est oser la difficulté, le renoncement aux fantasmes qui ont souvent la vie dure, aux fantômes qui hantent nos nuits, aimer c’est simplement faire le choix d’offrir à l’autre la liberté d’être ce qu’il est vraiment sans artifice, de choisir d’être là, ou pas.

Aimer est la plus belle chose qui soit et le seul luxe qui nous reste, c’est de continuer d’aimer jusqu’à notre dernier souffle.

( 26 juin, 2017 )

S’il suffisait d’aimer

« S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer

Si l’on changeait les choses un peu, rien qu’en aimant donner

S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer

Je ferais de ce monde un rêve, une éternité…  » Céline Dion

 

Est-ce qu’il suffit d’aimer pour changer les choses ? Chacun s’est posé un jour cette question , se demandant si donner de l’amour suffisait.

L’amour, au plus large sens du terme, ne peut rien face à un mur d’incompréhension, face à un coeur fermé. Aimer à en mourir est toujours d’actualités surtout chez les jeunes qui signent leur vie sur un battement de coeur. Il faut pourtant rappeler des vérités, on  ne choisit pas qui on aime, on ne choisit pas non plus quand, on choisit par contre de donner ou de ne pas donner, on ne choisit pas de faire du mal en aimant, on subit, c’est tout.

Tant de personnes hommes ou femmes vivent des souffrances terribles à cause d’amours non partagés ou interdits. Certains vont aller jusqu’à renoncer avant même que cet amour soit consommé afin de se protéger, d’éviter le pire. Vont-ils pour autant détourner la douleur ? L’oubli sera-t-il ainsi plus facile ?

Aimer, c’est avant tout désirer l’autre, pour ce qu’il est, pour ce qu’il représente, avec ses imperfections, avec ses cicatrices. Aimer, c’est donner sans limite, offrir à l’autre une confiance en lui, un pouvoir presque magique. Ne dit-on pas que l’on peut escalader des montagnes lorsque l’on est amoureux ?

S’il suffisait d’aimer pour être aimé en retour, ce serait merveilleux, le monde serait un conte de fées, seulement la vie nous réserve de drôles de surprises. On va tomber amoureuse du seul homme dont l’issue est fermée, on va succomber au charme de la seule femme qui n’est pas libre. Il aime les belles brunes, minces et sexys, on est tout l’opposé ! L’histoire est morte avant même d’avoir été écrite.

La liste des désillusions en amour est longue, et pourtant …

Il suffirait de si peu de choses … qu’il regarde simplement autre chose que le physique, qu’il se laisse happer par cette overdose d’amour qui fond sur lui, qu’elle accepte de cogner à cette porte close même si elle est morte de peur, même si elle sait que c’est d’avance une erreur, parce que rien n’est joué par avance. L’amour s’écrit à partir de chaque battement de coeur, l’amour puise sa force dans toutes les caresses partagées, dans tous les regards échangés, dans tous les silences.

S’il suffisait qu’on s’aime, et bien moi, je ferai de la vie un paradis enchanté …

( 4 avril, 2017 )

Les différences âge sont-elles des obstacles ?

Vous êtes toujours très nombreux à poser des questions à notre « mini Grégoire homme » sur ce blog, et je vous en remercie. La question de l’âge revient souvent.
Peut-on aimer quelqu’un de plus jeune ou de plus âgé que soi ?
Cette question me laisse toujours sans voix. Comment peut-on délimiter l’amour ?
Ce serait trop simple ! Dire que l’on ne peut tomber amoureux que de personnes de notre âge serait réducteur. L’attirance, l’amour ne se commande pas.
La polémique est sous-jacente lorsque certains journalistes mettent la loupe sur la différence âge entre un candidat et son épouse. J’ai envie de dire, où est le problème ? Je ne fais pas de politique, et je me moque complètement de qui couche avec qui. En dehors des pédophiles et des pervers narcissiques qui me font vomir, je respecte toutes formes d’amour.
Rien n’est plus beau que l’amour. Un sentiment vrai ne va pas se poser de questions, va trouver belle une femme avec un handicap ou avec trop de kilos, va craquer sur une personne totalement différente. L’amour va casser le fameux complexe œdipien.
L’homme ne recherchera plus l’image de sa mère, mais une femme sensuelle, vivante, vraie.
L’âge, on s’en fiche ! Seule importe la sincérité, le fait de se sentir vivre dans le regard de l’autre.
On voit que les mentalités ont bien du mal à changer, alors si vous craquez pour quelqu’un, si cette personne est en couple, n’hésitez pas pour vous débarrassez de la femme jalouse, à argumenter que son homme est bien trop jeune pour vous ou bien trop vieux ! Argument presque infaillible !
Les différences d’âge ne sont pas un obstacle, il faut donc les vivre avec passion. Tout s’arrête un jour, et le fossé se creusera peut-être avec les années, soit avec une baisse de la libido si les différences âge sont de vingt ans, soit le fossé travail qui peut s’avérer très destructeur, lui à la retraite, elle encore en activités. Deux mondes qui vont devoir cohabiter. Impossible ? Rien n’est impossible. Une fois encore que ce soit l’âge, les conditions sociales ou culturelles, si l’autre est l’âme sœur, il n’y aura pas d’obstacle à l’amour.
Alors, vivons l’instant présent, demain est une autre histoire.

( 1 avril, 2017 )

Une interview sans oeillère !

 

 

Bonjour, merci de vous prêter au jeu pour notre journal. On parle beaucoup de vous sur les réseaux sociaux, pourtant vous êtes dans l’ombre. Acceptez-vous de tout me dire au travers de cette interview en direct ?

Oui, pourquoi pas ? Je n’ai rien à cacher !

Votre signe astro ? Et s’il vous ressemble ? Avec quels signes vous êtes le plus proche ?

Cancer ascendant Scorpion, le pire signe ! Terriblement romantique, trop sensible, trop possessive. Très rancunière, mais persévérante. Le Cancer est très maternel, j’ai été puéricultrice puis enseignante, j’ai eu 5 enfants. Tout est dit, non ? Lorsque je crois en quelque chose, en une cause, en une personne, j’y crois jusqu’au bout. Lorsque je n’y crois plus, je tourne la page, sauf si cette personne n’est pas ordinaire.

Sinon, je m’entends avec presque tout le monde. Ma route a croisé celle de nombreux Cancers avec qui en général (hommes ou femmes), je surfe sur la même vague d’émotions, mais sinon, je n’ai pas vraiment fait attention.

Alors vous ne pardonnez pas ? 

Ah la question piège ! Si, bien sûr, c’est l’objet de mon dernier livre. On a tous une seconde chance. Parfois, il faut des mois, des années, mais cette chance existe.

Votre dernier livre parle de rencontres. Y a-t-il des rencontres qui vous ont marquée ? 

Bien sûr, il y a des rencontres qui marquent une vie, simplement parce qu’elles ont eu le mérite d’exister. Ce sont ces rencontres fortuites, que l’on ne cherche pas, que l’on ne provoque pas, que l’on ne trouve pas sur des sites spécialisés ou autres. J’aime beaucoup écrire sur le thème des rencontres, car ce sont elles qui changent nos vies.

Regrettez-vous certaines rencontres ? 

Non, je n’ai aucun regret. Chaque route que j’ai croisée a eu ensuite un impact sur ma vie, négatif parfois pour finir par quelque chose de beau. Je ne crois pas au hasard des rencontres, je crois que nous avons des choix à faire, divers chemins à prendre, et parfois on se trompe, le temps de 5 Secondes comme l’héroïne de mon roman, l’acte manqué.

Des actes manqués, vous en avez ? 

Ben comme tout le monde, j’en ai plein ! Ces choses que je n’ai pas sues dire, ces gestes non faits. Oui, qui n’en a pas ?

Vous les regrettez ? 

Non, je l’ai déjà dit, je n’ai aucun regret. Ce qui fut devait l’être. Des routes qui se croisent peuvent se croiser un jour de nouveau. C’est le principe même de la vie.

Changeons de sujet, pourquoi un blog ? 

J’ai commencé à écrire mon blog lors de la sortie de mon premier polar. On m’avait dit que ce serait utile. Au final, je me suis prise à cette écriture quotidienne, aux commentaires réguliers. Nombreux lecteurs m’ont dit avoir besoin de « mes mots ». Je me sens responsable d’eux,.

Votre principale qualité ? 

Ai-je une qualité ? Rires, je ne sais pas, la fidélité en amitié et en amour, la sincérité. C’est aux autres qu’il faut demander.

Votre pire défaut ? 

J’en ai trop pour les dire ! Réservée ( on m’a dit dernièrement et que c’était le plus gros défaut alors je choisis celui-là)

Vous parlez beaucoup de trahisons dans vos romans, c’est un point sensible ? 

Comment dire, je n’aime pas faire du mal, je n’aime pas que l’on m’en fasse. Lorsque je fais confiance, je ne pense pas que l’on puisse me trahir. Je suis assez naïve là-dessus. Après, j’écoute les raisons, j’entends et j’essaie de comprendre, si on veut m’expliquer ; Je suis très emphatique, et j’ai tendance à prendre les fêlures des autres sur mes épaules, à ressentir la vulnérabilité de certains, la solitude d’autres. Si je m’inscris dans un processus amical, je donne ma confiance, et c’est mal de la briser. S’il y a trahison, c’est que quelque chose n’a pas été compris, mais c’est peut-être de ma faute. J’assume d’avoir pu faillir.

Aucun pardon possible, alors ? 

Si justement ! Rires. Mais c’est compliqué. S’il y a eu des mots dits « face à face » ou téléphoniques, je pardonne rarement, car je sens l’énergie de la personne, « sa haine », et je n’aime pas ce ressenti. Si par contre, la cassure fut provoquée par des tiers, je vais prendre du recul, cela peut-être long, faire mon introspection puis je pardonne.

Je sens que ces tiers restent coincés. 

Pires que cela, certaines personnes ont bien pourri ma vie. On est dans une société où chacun se mêle de la vie des autres, rapportant mots ou situations déformées, et je ne parle même pas du danger d’Internet et de son anonymat. Sur le coup, cela fait mal, mais l’intelligence est de se demander si vraiment « l’autre » l’a dit ou pensé. Je laisse le doute possible. Vous savez, c’est le « J’en ai rien à foûtre d’elle, elle n’a jamais été importante. » On a tous connu des remarques rapportées similaires qui sont plus violentes qu’un coup de poignard. Face à cela, je rentre dans ma tanière, et je n’en sors plus. Rires

Aucune chance ? Pas de seconde chance ?

Si, une porte entreouverte.

C’est à l’autre de venir s’excuser ?

Je ne demande pas d’excuses. Le passé doit rester où il est, mais oui, c’est à l’autre de revenir.

Plusieurs retours de votre roman vous comparent à Nadia, cette Faiseuse de bonheur. 

Rires. Un livre est fait de mots et d’émotions, donc non, je ne suis pas Nadia, mais oui, certainement que ma pensée positive peut se sentir dans ce roman. J’ai voulu passer un message, faire comprendre que nous faisons tous des erreurs, que nous ratons tous des choix, que nous en faisons de mauvais pour de mauvaises raisons, et qu’au final, on le paie parfois le prix fort, mais que toujours, la vie est là, plus belle que jamais et que nous devons vraiment y croire, à cet avenir qui nous attend (et peut importe que l’on ait vingt ans ou soixante-dix), à cette seconde chance, au bonheur sans cesse renouvelé. Donc si mes mots peuvent aider, alors oui, on peut me comparer à Nadia …

Vous pratiquez la pensée positive dans vos romans ?

Comme dans la vie. J’essaie, depuis le décès de mon fils, de m’y astreindre, c’est ce qui m’a portée. J’ai mes limites et n’y arrive que lorsque je vais bien. Rires

tous ceux qui vous rencontrent vous décrivent avec un sourire lumineux. 

Ahahah. Votre question me déstabilise. J’essaie de garder le sourire, c’est tout, car malgré tout la vie n’est pas facile. On en prend des claques !

Que représente l’écriture pour vous ? 

Tout, absolument tout depuis toujours. J’ai toujours été une littéraire, adoré écrire. Je remplissais des carnets à mes amies d’enfance. Ensuite des lettres à mes amoureux. Quand j’y pense, qu’est-ce que j’ai dû les saouler ! Je ne perdais pas une occasion pour écrire.

Comme Carla ? 

Oui, j’écris mon journal depuis l’âge de treize ans. Cela en fait des carnets ! J’anticipe votre question, ne me demandez pas ce que je vais en faire ! Ils ne sont qu’une trace, une nécessité.

Qu’avez-vous éprouvé avant la sortie de votre dernier roman ? Et après ? 

Énervement ! Ce n’est pas simple d’être publiée et de travailler en même temps. Trop de pression. Après, je décompresse, et je suis déjà passée à autre chose.

Entre votre premier roman et votre dernier, écrivez-vous différemment ? 

Oui, et heureusement. Rouge fut juste un brouillon, écrit à la va-vite sur les conseils d’un collègue. J’avais commencé à écrire une histoire d’amour durant l’été 2010, et j’ai perdu les premiers chapitres. Rouge s’est inscrit de lui-même. Il n’était destiné ni à être lu ni à être publié. Il est donc bâclé. Rires. C’est surprenant, car il reste celui qui s’est le plus vendu. Je pense, enfin j’espère, que mes livres sont plus aboutis aujourd’hui.

Envisagez-vous l’écriture comme une activité professionnelle à temps plein ? 

Non, absolument pas. Le monde de l’édition est en crise, et on est loin de la poule aux oeufs d’or. Je suis professeur des écoles, et j’aime mon travail. Et puis, il y aura dans quelques années la retraite ! Là, je me consacrerai à l’écriture pleinement.

Monter une maison d’édition, vous en parlez sur votre blog. 

C’était un vieux rêve, et l’idée n’était pas de créer une grosse machine, mais qui sait ? Je lis beaucoup de manuscrits pour différentes petites éditions, et j’adore aider les jeunes auteurs à développer leur plume. Ayant vécu dans l’ombre d’une vraie édition durant deux ans, j’ai vu les pièges à éviter. Mais bon, la retraite est encore loin …

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ? 

D’écrire, de croire en leur plume, d’écouter les conseils, les critiques. De toujours chercher à s’améliorer, et de se forger une carapace, car ce milieu est difficile.

Question piège, édition, autoédition, vous êtes beaucoup lue, pour quoi ?

Sujet tabou. Je crois dans les mots, et pour moi un livre, s’il est bon, sera lu publié dans une ME ou en autoédition. Quant à la raison de cet intérêt pour mes livres, aucune idée. Je ne cherche ni la notoriété ni le devant de la scène, la preuve, je ne fais ni salon (sauf le we dernier) ni dédicace. J’ai promis d’être honnête, cela me gave ! Je suis une sauvage. C’est un point de litige avec les ME. Je tiens à ma liberté, et je compte garder comme dirait Florent Pagny « ma liberté de penser ».

 Les critiques ou commentaires malveillants vous touchent en tant qu’auteur ? 

Bien sûr, je suis un être humain, et je n’aime pas lire des commentaires gratuits  » Votre livre est nul ». J’ai envie, besoin de savoir pourquoi pour m’améliorer. C’est vrai qu’arrivée au dixième livre, je ne lis plus que rarement les critiques, sauf des chroniqueuses, car ce sont elles qui font vivre nos livres.

Êtes-vous très active sur les réseaux sociaux ? 

Non, par manque de temps, je ne suis pas active sur Facebook ou les autres réseaux. J’ai ma page Facebook Rouge-Polar où je poste mes sorties littéraires, et je navigue un peu sur Linkedln qui est un réseau plus sérieux côté promotion. Je ne suis pas très informatique, et je préfère mon bouquin plutôt que me cacher derrière un écran.

 

Vous êtes contre le modernisme ?

Ce n’est pas ce que j’ai dit, juste que je suis une quiche en informatique, ce qui m’a valu à une époque de gros déboires. Je m’adapte ! J’écris sur un iPad pro, j’ai une liseuse Kobo, rires, je ne suis pas restée à l’ère du Moyen-Âge, mais j’avoue que je suis très réticente face à ce monde virtuel. On ne sait jamais qui se cache derrière un profil, derrière un mail.

 

Pourtant de nombreuses personnes ne travaillent aujourd’hui que par Internet ? 

Je sais, mais j’ai du mal à m’adapter à ce système. Je le redis, j’ai besoin d’avoir confiance, et j’ai vu les limites d’internet et ses risques. En tant qu’auteur, au début, je ne protégeais pas mes écrits, et j’ai retrouvé des passages entiers de mon blog dans certains livres.

Pourquoi écrire un livre sur Hashimoto  ? Est-ce un sujet qui vous touche particulièrement ?

Ah ! Bonne question ! Bien sûr que ce sujet me touche étant atteinte de cette maladie.

J’ai très mal vécu l’annonce de cette maladie qui m’a réduite à l’état de légumes durant deux ans. Aujourd’hui, je vais plutôt bien même si il m’arrive d’avoir des rechutes.

Lorsque j’ai écrit ce recueil, j’étais en colère contre moi, pour avoir laissé cette maladie s’installer, pour ne pas l’avoir anticipée. J’ai eu la chance d’avoir des médecins géniaux qui m’ont aidée, soutenue, chance que n’a pas tous les malades.

Hashimoto fut un peu une façon de crier ce que je n’avais pas eu le courage de dire, de mettre des mots sur des maux. Il en est à sa troisième édition, et continue à aider. J’en suis ravie !

 

Certains médecins rigolent de ce type de livre. 

Rires. Je sais, mais ce n’est pas grave. Je ne leur en veux pas. Ce n’est pas facile de comprendre un malade. Un médecin reste un être humain. On a trop tendance à les croire au-dessus de tout, ils ne sont que des hommes avec leurs propres vies, leurs soucis, « leurs emmerds » comme dirait Aznavour. Ils ont le droit d’en rire. L’important est ceux que j’ai touchés, ainsi que les malades ou les familles. 

 

Vous n’avez pas eu cette maladie pour rien écrivez-vous.

C’est une façon de parler, mais oui, j’ai l’impression d’avoir mis un sens dans un non-sens, d’avoir vécu quelque chose pour une bonne raison.

 

 Revenons à 5 Secondes, quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Comme pour Hashimoto, que la vie nous laisse des choix, qu’il suffit de 5 Secondes pour tout détruire que parfois on entend, mais on se refuse à entendre l’autre, surtout que l’on fait tous des erreurs.

 

Vous aussi ? 

Rires. Bien sûr ! Si je pouvais effacer certaines choses, je le ferais immédiatement, quoique, si je n’avais pas vécu certaines épreuves, je ne serais pas là à vous parler, alors ?

 

Si vous aviez quelque chose à dire à quelqu’un, que diriez-vous ? 

Que je suis désolée, que l’on ne s’est pas compris. Que ce serait bien de lire 5 Secondes. Rires. Qu’une seconde chance existe.

 

Vos projets ? 

Un nouveau polar bien sûr ! Ensuite, j’ai envie de me lancer dans la littérature enfantine ou un autre style. Je terminais mes romans par 5 Secondes. Je n’ai plus d’histoires d’amour à raconter !

Pourquoi, l’amour est illimité.

Non justement, on se répète un peu trop. Cela devient redondant. Les histoires d’amour se ressemblent, et seules les histoires tourmentées se vendent.

Pour écrire aussi bien l’amour, vous y croyez ?  

Bien sûr, quelle question !

L’amour entre mêmes sexes ? 

Ce n’est pas ma tasse de thé, mais l’amour reste l’amour. Il ne s’arrête ni au physique ni au sexe. Il est, tout simplement.

Pensez-vous que l’on peut continuer à aimer sans se voir ? C’est un des thèmes de 5 Secondes.

L’amour n’a aucune limite. C’est un merveilleux sentiment qui doit être respecté, accepté. Oui, on peut aimer sans se voir, on peut rester amoureux d’une personne longtemps. Il y a tant de façons d’aimer. Le plus triste serait de ne plus aimer …

Et vous dans tout cela ? 

Jocker !

 

Le mot de la fin.

Une pensée à ceux qui ne sont plus, j’espère qu’ils auraient été fiers de moi, et à ceux qui ont compté. Ma plume aura toujours un peu de Vous …La prochaine fois, j’essayerai de ne pas louper ces 5 Secondes …

Merci à vous Lynda pour cet interview très sympa !

 

Retrouvez Sylvie Grignon sur le site Fnac, Edilivre ou les éditions-Félicia-France- Doumayrenc. Un grand auteur que je recommande !

 

( 1 mars, 2017 )

L’homme idéal

Lorsque je lis certains articles ou posts, cette recherche de l’homme idéal frise parfois l’absurdité, comme si un idéal pouvait exister dans la réalité. La recherche effrénée du prince charmant est entretenue par les contes lus aux petites filles dès le plus jeune âge. Cet homme se présente comme parfait en tous points, le héros, amoureux, toujours prévenant. Inutile de faire de la psychologie à deux balles, cet homme idéal se doit de se rapprocher le plus possible de l’image du père. Ce désir que l’on retrouve dans des romans comme After, Driven, que lisent les jeunes femmes. Mais combien de ces beaux gosses allez-vous croiser ? Et seront-ils pour autant des amoureux merveilleux ?
Je pense que les personnes qui cherchent en l’autre, l’homme ou la femme parfaite, seront condamnés à ne jamais le trouver. Nous ne choisissons pas la personne qui va faire battre notre coeur, et nous tombons le plus souvent amoureux de personnes bien différentes de nos fantasmes, le petit rondouillard qui va nous faire rire, l’intellectuel qui va nous faire rêver. Tout va se jouer dans le feeling, la complicité, le regard qui se noie, l’absence douloureuse. Cet amour va effacer les défauts de l’autre, nous poussant à ne voir que ce désir tellement unique qui lie. Bien sûr, un jour, l’illusion s’estompe et nous voyons l’autre dans sa vraie réalité. C’est alors que va naître le vrai amour, celui qui aimera les imperfections, qui pourra surmonter les épreuves, qui survivra aux kilos, aux rides, aux cheveux blancs, à la calvitie. Alors si cet amour débute par un idéal, pourquoi pas ? Le temps parlera, celui qui vous chuchotera à l’oreille que cet homme, tellement imparfait, est peut-être notre idéal

( 8 février, 2017 )

Pourquoi tombons-nous amoureux ?

Ah l’amour ! À quelques jours de la St Valentin, les pubs dégoulinent de ce sentiment dont nous rêvons tous, qui ne se commande pas, qui ne se provoque pas, qui a juste le mérite d’être tout simplement. Je déteste ces fêtes fabriquées, mais l’amour m’inspire toujours. Il n’y a pas d’âge pour tomber amoureux. Preuve en est, en visite régulière dans une maison médicalisée, un charmant vieux monsieur m’a attrapé la main samedi pour me dire : » Quand je vous vois, je suis amoureux. Je me dis que je suis encore vivant. »
Magnifique, non ?
Nous serions prêts à escalader la plus haute montagne pour atteindre la personne qui fait battre notre coeur. L’amour est un sentiment bien plus enivrant que des bulles de champagne, un ras de marée qui va tout changer, qui va nous changer. Tomber amoureux, encore et encore, c’est se donner la possibilité à chaque fois de se réinventer avec l’autre, de se découvrir, et de tout recommencer. Prenons un vieux couple englué dans sa vie quotidienne, installé dans un plaisir qu’il connait par coeur. L’amour est présent, le verbe aimer se conjugue et pourtant, qui le premier des deux rêvera d’une histoire qui prendra naissance dans l’interdit, afin de sortir de cette vie stable et bien rangée, de peindre de nouveau des éléphants roses sur le blanc des murs. Ce désir de toucher une nouvelle peau, de découvrir de nouvelles sensations, une dernière fois, de se sentir comme le disait mon octogénaire vivant.
Nul n’y échappe sans tomber pour autant sur les idées préconçues de monsieur amoureux d’une jolie poupée ou de madame de beaux bras musclés. Souvent, les corps qui vont se chercher, se découvrir, ne seront plus de la première jeunesse. Cela n’empêchera pas nos tourtereaux de s’aimer avec passion, de sentir leur coeur battre comme s’ils avaient quinze ans.
Pourquoi Lui sur un million de personnes? Pourquoi son sourire à Elle trouble tant ? Est-ce Cupidon qui a lancé sa flèche ? Ce serait tellement romantique, pourtant de nombreuses explications psychanalytiques viennent s’opposer à ce jeu du hasard.
Les théories de l’enfance, du besoin de retrouver dans l’autre son père ou sa mère, un amour passé, une ex que l’on n’arrive pas à oublier, un mentor dont on a besoin pour évoluer.
Est-ce si important de savoir « pourquoi ? » Pourquoi on aime ? Pourquoi on désire ? Pourquoi on aime tant désirer ? Pourquoi parfois le fantasme l’emporte sur la réalité ?
Au fond, la seule chose que l’on doit retenir sont ces rencontres, ces chemins qui se croisent, ces regards qui s’accrochent, ce désir qui brûle, cette envie qui ne nous quitte pas. Peu importe son nom, le simple fait qu’il existe, que ce sentiment nous soit connu est important, car il nous rend meilleur, heureux, même si ce n’est que pour quelques heures volées, pour quelques minutes à rire au téléphone ou à discuter sur un banc en plein hiver. Ce moment unique où le temps se stoppe, juste avec cette évidence, nous sommes amoureux, nous admirons l’autre, nous le trouvons diaboliquement séduisant, nous sommes heureux car il existe. Ce sentiment permet un transfert d’énergie positive qui sera salvateur.
Pourtant, il faut redescendre sur la planète terre. Les princes charmants ne courent pas les rues, quant aux princesses, elles se révèlent vite capricieuses, jalouses et possessives. La réalité efface les beaux sentiments. C’est bien triste. Certains liens uniques perdurent pourtant, se renforcent, même après une séparation, même sans contact, ce sont ces amours impossibles qui défient le temps. Est-ce parce qu’ils échappent au quotidien ? Ou parce qu’ils sont simplement une simple illusion ?
Est-ce important ?
Vivre un jour cet amour nous rend heureux, rien que d’y penser, alors pourquoi y renoncer ? Ce n’est pas parce que nous sommes des êtres intelligents dotés de raison que nous devons fuir l’idée de vivre une véritable passion. Quant au temps qui nous est compté, doit-il vraiment prendre le pouvoir ? Ne devrions-nous pas vivre un dernier amour avant qu’il ne soit trop tard ? Comme dirait mon vieux monsieur afin de se sentir vivant ?

« Que cherchons-nous au fond si ce n’est la certitude d’avoir laissé une trace, même infime, dans la mémoire de celui que l’on a tant aimé ?

Cinq secondes, ces amours qui se jouent sur juste ces cinq secondes qui peuvent tout changer, cinq secondes qui vont faire sonner le téléphone, cinq secondes pour dire juste oui … cinq secondes pour changer une vie. Cinq secondes, je t’attends … »

Sortie 5 Secondes- fin Mars 2017 (sous réserve) »

 

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