• Accueil
  • > Recherche : attirance amicale
( 17 décembre, 2018 )

L’amitié

Je lisais dernièrement une jolie citation sur l’amitié qui ne donnait que des superlatifs à l’amie ou l’ami, du style, une amie, c’est …

Dans l’absolu, j’étais totalement d’accord, mais la réalité est-elle la même ?

« Une amie sait te remonter le moral quand tout va mal », j’ai envie de dire, oui, si elle le sait, car même aux amis, beaucoup de personnes ne veulent pas dire que cela va mal, beaucoup s’imaginent que « l’autre » sait, ou simplement ne veulent pas déranger. Dans l’idéal, effectivement, les amis savent dire les mots qu’il faut à condition d’avoir perçu le mal être chez l’autre. J’ai envie de dire qu’à quinze ans, c’est facile, car on ne vit que pour l’amitié, mais adulte, chacun a sa propre vie, et si l’autre ne vient pas cogner à notre porte pour demander de l’aide, on ne peut nécessairement le savoir.

« Elle te fait rêver quand tu ne veux plus espérer. » Là encore, je m’interroge, est-ce le rôle de l’amitié de faire rêver ? N’est-ce pas pousser l’autre dans l’illusion ?

Plutôt que ces jolies phrases toutes faites, j’ai plutôt envie de donner ma propre version de l’amitié, qui n’engage que moi. Déjà, l’amitié est un sentiment réciproque entre deux personnes. Je ne crois pas qu’une amitié unilatérale peut perdurer, fondée sur des passions communes, des goûts souvent similaires même si on peut tout à fait être amis avec des personnes différentes de nous. L’amitié est totalement dénuée d’exclusivité, et c’est important. La vraie amie ne sera pas jalouse d’une autre amie. Dénuée également d’attirance sexuelle sinon on va flirter avec la relation amoureuse amicale et non plus l’amitié avec un grand A.

Pour moi, l’amitié repose sur la confiance absolue. Trop de personnes, à l’ère des réseaux sociaux, se disent des amies et s’amusent à faire des captures d’écran pour ensuite s’en servir comme d’une arme. Ces personnes sont indignes du mot « amies ».

Ensuite, être amis, c’est s’engager, non pour satisfaire un besoin d’un moment ni pour combler une solitude, mais s’engager dans la durée. On n’est pas amis juste un mois pour satisfaire un ego. L’amitié se doit d’être honnête et authentique.

En amitié, le mensonge, les magouilles, les manipulations ne doivent pas exister.

On peut ne pas être d’accord, mais on ne peut pas mentir à l’autre, s’immiscer dans sa vie, lui faire volontairement du mal.

Trop de personnes mélangent les bonnes copines qui sont là pour aller danser ou au cinéma, et les amies qui seront dans l’ombre, prêtes à sortir les griffes si quelqu’un veut détruire cette amitié.

Une amie ou un ami seront toujours là si on les appelle au secours, tout en restant discrets si on a besoin d’espace. Ils ne jugeront jamais nos actes, se contentant d’écouter, de donner leurs avis si on leur demande. En tous les cas, ils ne nous lâcheront jamais la main sur un coup de tête ou une dispute, car il ne faut pas se leurer, même en amitié, on peut parfois se fâcher, mais la vraie amitié devrait résister à tout. « la vraie amie, c’est celle qui nous serre dans ses bras ». Alors là, je ne suis pas tout à fait d’accord n’étant pas tactile. Je peux aimer mes amis, être là pour eux, et ne pas savoir les réconforter physiquement, mais leur donner mon énergie et mon amour psychologiquement .

En tous les cas, l’amitié est un lien précieux qu’il faut savoir préserver encore plus que l’amour, une valeur vraie, peut-être une des rares qui reste aujourd’hui.

 

EBFA59EA-F83B-4CBC-9EE3-5F87DD5BC546

( 18 mai, 2018 )

Comment choisir ses amis ?

Question récurrente. Une lectrice m’a récemment écrit que l’on ne choisit pas.  »On ne rencontre jamais les gens par hasard. Ils sont destinés à traverser notre chemin pour une raison. » Vrai ou faux ?

Certes, les rencontres arrivent, mais gardons-nous chaque personne avec qui le courant passe au départ comme ami ? Je ne pense pas. Nous sommes tous différents, certains créent des liens avec facilité voire avec tout le monde, avec un besoin d’amour énorme, d’autres à l’inverse, vont aller sur la pointe des pieds pour offrir leur confiance. Il en résulte des attirances qui ne s’expliquent pas, l’impression en amitié comme en amour, de se connaître sans s’être déjà vu. Ensuite, il y a ceux qui créent du lien ponctuellement, n’arrivant pas à conserver une amitié sur la durée, et ceux qui vont entretenir ce lien pour qu’il dure jusqu’à la mort.

J’ai toujours fait partie des seconds, même si parfois je culpabilise de ne pas pouvoir, faute de temps, donner autant que je le voudrais. Il n’empêche que ma vie a croisé des amitiés intenses qui se sont dissoutes faute d’investissement d’un des deux côtés. J’en ai aussi souffert, même si avec le recul, je m’aperçois que certaines personnes ne sont dans notre vie que de passage. Ayant retrouvé il y a vingt ans une amie de mes vingt-cinq ans, nous nous sommes heurtées au temps qui passe, qui nous avait modelées différemment, et même si ces retrouvailles avaient été un grand bonheur, nous avons laissé cette amitié s’envoler, car elle n’avait plus sa place dans notre vie. Cela ne m’empêche pas de penser souvent à cette amie.

Au fond, nous choisissons nos amis par rapport à notre vécu, à nos souffrances, au parcours que nous sommes en train de mener. L’autre va résonner en nous, car notre inconscient nous informe qu’il représente ce dont nous avons besoin, comme nous représentons ce que lui a besoin. Il est donc important de savoir faire les bons choix, quitte à s’éloigner, si la relation amicale n’apporte rien de positif. Les relations nocives, par exemple, celles où nous ne sommes qu’un miroir permettant à l’autre de se mirer, sont à fuir.

Il faut des efforts pour garder des amitiés, accepter que chacun ait sa propre vie, sa propre façon de penser, mais ces liens qui défient le temps, restent tout de même une des plus belles choses qui existe.

 

À vous mes amis, femmes et hommes, dont le lien ne lâche pas.

 

3D52D23B-3DFD-4B8A-85B5-184AF7EE648A

 

 

 

 

( 26 janvier, 2018 )

Pourquoi parle-t-on souvent trop ?

Qui n’a pas à un moment de sa vie réagi sous le coup de l’impulsion ? Juste quelques secondes de trop avant de réaliser trop tard qu’il eusse été préférable de fermer sa bouche ? Parler trop vite, c’est parler plus qu’il ne faut, meubler du vide, peut-être par peur ou par besoin de garder le contact, va-t-on savoir, seulement une fois les paroles dites, elles ne s’effacent pas.

Parler trop vite est une façon de se dédouaner, de répondre à une attaque sans réfléchir souvent parce que notre orgueil fut touché. L’autre va nous agresser sans réels arguments, et au lieu de prendre du recul, nous allons à notre tour foncer tête baissée dans la mêlée de manière encore plus violente comme si un tel acte explosif allait stopper la douleur. L’expérience de chacun montre que c’est faux. Le mal s’installe et fait mal.

Parfois nous parlons aussi trop lorsque l’on se sent en confiance. On est « bien » dans ce lien qui se créé alors on avance quelques confidences, parfois même comme disent les enfants « des secrets ». Seulement, l’autre en face n’est pas toujours bienveillant. Si on veut le faire à l’humour, les espions ne sont pas que dans les séries B. Dernièrement, ma route a croisé la route d’une personne « super sympa », « trop » même. Maintenant je suis très vigilante ! Il ne m’a fallu très longtemps pour débusquer le lièvre au vu de ses questions, de son attitude, et découvrir son lien avec quelqu’un d’autre. Elle a dû partir bredouille, car trop parler, c’est fini .

Parler trop, c’est ouvrir une porte où on peut laisser entrer un ouragan. Même si l’attirance amicale est forte, l’autre peut parfois comprendre de travers, refuser ces confidences qui ne cadrent pas avec ce qu’il pense de nous ou ne pas aimer simplement ceux que nous aimons. Lorsque nous prenons conscience que nous avons trop parlé, que nous nous sommes dévoilés à la mauvaise personne, il est trop tard, plus possible de faire alors marche-arrière.

Longtemps, j’ai fait partie de ceux qui faisaient confiance les yeux fermés, qui parlaient trop, et j’ai pris plusieurs revers en pleine face, le naturel reste. Difficile d’aller vers ce sentiment positif d’ouvrir son coeur aux autres. Seulement, trop de personnes ne s’intéressent qu’à eux.

Avez-vous constaté le nombre de personnes qui ne sont là que quand elles ont besoin de vous ? Pour un conseil, pour un coup de main, pour un soutien psy, et puis plus personne. Dans le monde de l’édition, c’est pire que tout. On va vous demander de l’aide pour tout et n’importe quoi, mais certains ne lèveront pas le petit doigt pour vous. Heureusement qu’il reste les fidèles des premiers écrits, qui eux sont là, vraiment là, même si c’est dans l’ombre.

Maintenant, j’ai choisi d’écouter plutôt que de parler, j’évite les situations de crise n’hésitant plus à prendre la fuite même si on me trouve plutôt lâche. J’avoue que j’ai morflé et je n’ai plus envie de souffrir de nouveau. Pourtant, j’aimais toujours autant parler avec ceux avec qui je me sens bien.

Aujourd’hui, rares ceux qui connaîtront vraiment ma pensée en dehors de mes écrits, seuls les vrais amis qui se reconnaîtront.

J’ai toujours aimé les personnes qui parlaient peu, car j’arrivais à entendre leurs silences, mais je me suis aperçue que même ces personnes-là pouvaient, elles aussi, un jour parler trop vite, sous le coup d’une blessure d’orgueil ou d’une incompréhension et faire ainsi du mal.

Pourquoi les gens parlent-ils trop souvent ? Surtout des autres ?

Peut-être parce que notre société favorise la solitude et que beaucoup se raccrochent à une illusion, alors au final, l’important n’est-il pas de rester qui nous sommes, de parler pour créer un lien véritable sans mensonge,  sans violence juste pour le plaisir d’être ensemble, avec ces relations créées sur la durée et non ces coups de coeur souvent virtuels et faux.

( 31 décembre, 2014 )

Les attirances.

 

Une amie me disait hier que les rencontres étaient dues à l’alchimie des êtres.
Cela m’a fait penser aux attirances. Qui n’a pas dans sa vie rencontré l’inverse ?
Un rendez-vous avec un médecin pourtant réputé et avec qui le courant ne passait pas du tout, le soin de beauté ou de massage avec qui l’heure devient une torture. La collègue pourtant sympathique que l’on ne supporte pas, et j’en passe. Quel phénomène se retrouve l’origine de ces répulsions ?
À l’inverse, on peut vivre plusieurs fois dans notre vie la symbiose magique entre deux personnes, l’impression de connaitre l’autre avant même de lui parler.
L’attirance reste un formidable mystère. Beaucoup d’individus font un amalgame entre l’attraction amicale et l’attirance. L’attirance physique est majoritairement le fait de l’inconscient. Il est en effet difficile d’expliquer pourquoi cette personne et pas une autre nous attire, tandis que, l’attraction se fera par rapport à des critères sans aucun rapport avec le physique : la voix, l’attitude, la façon de bouger, les similitudes de vie.
Et comme je l’ai lu dernièrement dans un magazine, rien n’est vraiment un hasard. Nous sommes attirés par des personnes qui nous renvoient une image de nous-mêmes positive, qui nous aiment, nous trouvent séduisant. Nous sommes, par définition, narcissiques et nous ne aventurons pas vers des sables mouvants. Nous ne nous hasardons que vers ceux que nous savons disponibles pour nous, que nous pensons, par leurs gestes, leurs attitudes, disponibles pour nous.
Certains appellent ce phénomène :  les âmes sœurs, le fait de reconnaître ces personnes comme étant faites pour nous, autant en amitié qu’en amour.
Pour l’autre, qui a juste envoyé un signal inconscient, une telle attirance peut sembler hors norme ou pathologique. Elle pourra le bloquer ou le pousser à commettre des actes ne correspondant pas à ce qu’il est, simplement pour s’éviter cette attirance, ou pour simplement savoir si elle est susceptible d’être partagée.
C’est alors que se dessine la notion de choix.
On peut freiner des quatre pieds pourtant on ne choisit pas de tomber en amour ou en amitié. On en ressent juste les effets incitant notre magnétisme à se développer et à enrober tout  ce qui est autour, aussi bien notre positivité que notre bien-être,  cet équilibre que l’on se fabrique. On va donc attirer dans notre sillon des personnes pouvant correspondre à ces critères. Si nous sommes dans une phase d’ouverture, nous allons nous retrouver immédiatement entourés d’un cercle d’amis parlant notre langage. Cette force, qui va se joindre à nous, renforcera notre potentiel et boostera notre pouvoir d’attirance.
Si par contre, on choisit l’isolement, notre faculté de nous faire de nouvelles relations s’estompera. L’attirance disparaîtra. Nous nous retrouvons seuls, par pur choix. Nous stopperons de nous-mêmes ces attirances juste par nos propres vibrations qui dirons non.
Nous sommes donc responsables des liens que nous créons car nous les avons consciemment ou inconsciemment aurorisé à se créer. Choisissons donc bien nos amis !
.
Cultivons nos attirances car elles peuvent dégager sur de merveilleuses histoires.
Bon réveillon à tous et bonne fin d’année 2014.

 

|