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( 17 mars, 2022 )

Ne jamais rien attendre des autres

Il y a fort longtemps que je n’attends et n’espère plus rien de l’homme. Naïve, je le fus longtemps, pensant que rien n’est écrit, que tout peut changer, qu’il faut croire que chaque personne a une part de lumière en elle.  Seulement voilà, la réalité m’a cinglée de plein fouet. Le réveil fut difficile, car se faire manipuler n’est jamais agréable. Je me suis pardonnée ma bêtise, mais je ne pardonnerai jamais les blessures volontairement infligées en connaissance de cause, pour sauver une réputation ou un ego, je ne le saurais jamais, et je m’en moque. Cette expérience m’a ouvert une porte, celle qui m’a fait ne plus rien attendre des autres. Fidèle à ce que je suis, car on ne se change pas, je continue de donner, d’offrir, même si je ne reçois rien en retour très souvent. Dernièrement une relation me disait que j’étais folle ( encore ce mot usé) d’aider gracieusement. C’est vrai que je m’occupe de plusieurs manuscrits de jeunes auteurs et passe beaucoup de temps sans contrepartie, mais j’aime cela. Ce serait folie si j’étais contrainte de le faire. Ce n’est pas le cas.

Ne rien attendre des autres, c’est simplement se libérer de ces attentes stériles qui ne mènent à rien. C’est également se poser inconsciemment des limites qui permettent à chacun de rester lui-même.

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( 28 mai, 2021 )

L’insouciance

Que c’est beau l’insouciance ! Que c’est triste de la perdre. Lorsque l’on a quinze ans, on est totalement insouciant, on fonce des rêves plein la tête. On n’a peur de rien. C’est cela la clé, la peur ! Et puis les années passent, la raison prend la place de l’insouciance. On ne pense plus folies, on pense avenir et sécurité. Et pourtant, on garde toujours au fond de nous cette envie de liberté. On n’ose pas. On a peur, encore.
Et puis un jour, le tissu se déchire. On reprend confiance en soi.
Souvent sur le coup de la cinquantaine ou soixantaine, on retrouve cette envie de vibrer différemment, autrement. On décide d’aller de l’avant. On démissionne ou on part en retraite avant l’heure, on ne pense plus argent, on pense plaisir ! On va se retrouver à évoluer autrement, un peu comme si une nouvelle forme de pensées se dessinait. Certains vont se tourner vers une nouvelle spiritualité, d’autres vers des techniques douces : méditation, yoga, d’autres encore vont vivre leurs rêves : voyages, produire un livre, peindre, s’occuper d’associations, peu importe. On sent un petit goût nouveau.

Il est temps pour chacun d’apprivoiser l’insouciance qui ne devrait plus jamais nous quitter jusqu’à la fin …

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( 18 février, 2021 )

Maladie à corps de lewy, et après ?

Que de disparitions de personnes âgées cette année, peut-être juste dans les statistiques car le nombre n’a pas tant bougé,  mais peu importe.  La mort est pointée volontairement du doigt.

Perdre une personne que l’on aime est toujours bien compliqué, encore plus lorsque le lien est resté jusqu’au bout, malgré la souffrance, malgré cette la maladie qui dévaste.

Je ne peux que penser à ma maman qui est partie avant ce virus.

Bientôt seize mois qu’elle s’est envolée aussi légère qu’une plume, vu ce qu’il restait d’elle, ce ne fut qu’un souffle, rien de plus.

Je me dis que ce fichu Covid lui fut épargné, tout comme ces restrictions interdisant les visites. Imaginer sa fin dans ces conditions me vrille l’estomac. Je sais bien qu’il est impératif de protéger les plus fragiles, mais je sais aussi qu’elle n’aurait pas supporté de ne pas me voir, se tenant à ce fil invisible comme à une bouée de sauvetage, seul lien restant avec la vraie réalité comme elle disait, celle qui n’était pas ses hallucinations.

On survit à tout, m’avait-elle dit après la perte de mon fils. C’est vrai, on n’oublie pas, on survit, tout comme je survis à son absence aujourd’hui, l’apprivoisant petit à petit, lui rendant hommage comme je peux à travers ce recueil. Lui rendre hommage, c’est ne pas rester figé dans ce passé, mais avancer, comme si de par le firmament, elle me tenait encore la main. Baignée dans une éducation positive, assez innovante pour l’époque, avec toujours cette idée que tout ce qui arrive est pour s’élever, je continue de m’accrocher à cette pensée bienveillante.

La maladie à corps de Lewy n’est pas un cadeau, c’est même une vraie cochonnerie, je reste convaincue qu’il me fallait peut-être passer par cela pour élever la voix. Un jour, les malades, les aidants seront entendus. Un jour, un traitement sera proposé. Un jour, des personnes seront sauvées. En attendant, il est important que chacun comprenne la souffrance des aidants autant que des malades atteints de cette pathologie, leur mal-être face à ces hallucinations, leur peur d’être mis dans la case « folie », l’anxiété et la paranoïa que nul ne peut calmer. Comprendre cette souffrance ne permet pas de les guérir, mais d’accepter leurs différences.

Il ne faut surtout jamais oublier que jusqu’au bout, eux, ont gardé leur conscience, même si on a l’impression du contraire. Moi, je garde en souvenir les yeux mouillés de maman avant sa mort lorsque je lui ai dit qu’elle pouvait partir, que je ne la retenais plus et qu’on l’aimait tous …

Survivre après l’absence, c’est s’autoriser à aimer encore plus fort les souvenirs pour s’en servir pour aller plus loin …

Ensemble, soutenons les aidants qui y laissent un peu d’eux chaque jour et les malades qui eux y laissent leurs souvenirs.

 

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( 26 janvier, 2019 )

Les secrets de la longévité de la vie à deux

Les couples durent de moins en moins longtemps, peut-être est-ce lié à cette société qui fonctionne beaucoup trop sur le virtuel ou ce temps qui nous échappe. Préserver un couple reste pourtant nécessaire à l’équilibre de chacun surtout en vieillissant.

Que faire pour qu’un couple dure ?

J’ai listé quelques points qui me semblent importants, mais il y en a certainement beaucoup d’autres.

En premier, garder le contact, toujours, un petit bisou matin et soir, se tenir la main le soir, avoir des attentions particulières, petits cadeaux ou repas favori.

Apprendre à vivre avec sérénité, simplicité, vibrer à la même fréquence.

S’autoriser des week-ends en amoureux ou des petites sorties.

Envoyer des petits messages avec des petits coeurs même au bout de trente ans de mariage.

Trouver toujours des qualités à votre partenaire, même si un gros défaut pointe son nez.

L’écouter raconter sa vie, ses histoires au boulot même si cela vous barbe prodigieusement.

Éviter les sujets pouvant engendrer un conflit. Avec les années, on sait ce qui peut déclencher un tsunami.

Conserver son jardin secret, non pour ne pas partager, simplement pour conserver cette bouffée d’oxygène indispensable à la survie d’un couple.

Ne pas mentir, car tout mensonge sera un jour découvert. Mieux vaut ne rien dire que raconter un bobard.

Respecter les besoins de chacun aussi bien dans le secteur intime que dans le tiroir amical.

Se créer des projets communs, des désirs futurs, des rêves communs.

Et surtout, se respecter mutuellement. Plus on vieillit et plus on a besoin de paix et de sérénité, de moments de calme, d’instants qui n’appartiennent qu’à soi.

Un couple qui dure est un couple qui s’autorise la confiance, qui accepte que l’autre puisse avoir un grain de folie, qui surtout est simplement heureux pour l’autre.

La magie des couples qui dure passe bien sûr par l’amour, mais surtout par les pierres posées jour après jour durant toute une vie.

 

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( 15 janvier, 2019 )

La bienveillance

La bienveillance s’apprend et ne sont pas toujours bienveillants ceux qui le disent. Ces actes ne sont pas dans le paraître, mais dans l’être, dans cette essence qui est en chacun. Se dire bienveillant et faire du mal par derrière, ce n’est pas joli-joli. Se dire bienveillant, et chercher à détruire la carrière d’autrui, ce n’est pas joli-joli. Se dire bienveillant, et ne pas vouloir communiquer pour régler un conflit, ce n’est pas joli-joli.

Être bienveillant, c’est accepter tout simplement que l’autre soit différent, pense autrement, vive autrement. C’est sourire à son grain de folie, à cette petite flamme qui danse dans ses yeux. C’est apprécier ses compliments sans se braquer, ses refus sans prendre les armes, c’est simplement permettre aux âmes de se trouver pour un temps en amour comme en amitié.

N’avez-vous pas constaté cette triste réalité que de nombreuses personnes hurlent à la malveillance simplement parce qu’on leur a mis le nez dans leur fumier, mais leur vie, leurs propos sont loin de résonner de bienveillance !

Personnellement, je prononce rarement le mot malveillance, simplement parce que pointer du doigt ce type de comportement reviendrait à le classifier, à le juger. Je préfère penser que certaines personnes font ou ont fait dans leur vie de regrettables erreurs qui n’ayant pas été assumées ont tourné en drame. Mais au fond, n’est-ce pas le propre de l’homme qui n’est au fond qu’un homme ?

La vraie bienveillance sera donc de ne pas juger sans avoir au préalablement discuté avec les personnes concernées, ce sera de ne pas faire du mal intentionnellement, car cela n’est de la bienveillance. Après, comme la bienveillance s’apprend, et il n’y a pas d’âge pour apprendre la vraie bienveillance, il suffit parfois de trois fois rien pour devenir une personne bienveillance, et vous l’aurez compris en me lisant, ne jamais regarder le côté sombre d’un événement ou d’une situation, il y a toujours une face cachée pleine de lumière. Puisez dedans, sa source est intarissable !

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( 6 septembre, 2018 )

Coup de crayon littéraire :)

Qui n’a pas un jour vécu un coup de foudre ou coup de coeur, parsemé de désir, de paillettes dans les yeux. Cette certitude comme dans un roman où l’autre s’inscrit comme une évidence parce que c’est le moment, parce que chacun a besoin de reprendre son souffle, de croire que l’autre est cet oxygène. Coup de chance, coup de folie, coup de blues. Rarement ces coups-là échappent au coup du destin. Seulement voilà, ces évidences sont souvent le coup d’une illusion, le reflet de nos fantasmes, et c’est ainsi que l’on prend le coup en pleine face. L’amour si beau, si magique se dessine comme un coup de tonnerre qui ébranle toutes nos convictions. On est prêt à faire d’une pierre deux coups, aimer et être aimé, seulement c’est compté sans le triste passage aux coups de butoir qui se révèlent une catastrophe. On se rend vite compte que cet autre a un sacré coup de hache qui nous laisse sans voix. Alors on stoppe les coups de langue, pour simplement s’éviter un coup de sang. Attention tout de même à votre coup de coeur qui peut simplement se transformer en coup de théâtre.

Moralité, évitez les coups si vous ne voulez pas vous prendre un coup de jarnac, car un coup de hasard n’en est peut-être pas un, et l’intuition du premier regard signe souvent un amour qui n’en fut pas donnant le coup fatal, celui où cet amour s’efface d’un coup.

À lire d’un coup ou pas du tout :)

 

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( 21 août, 2018 )

La cinquantaine et plus

 

Que d’angoisse je lis sur certains visages qui approchent de l’âge fatidique, un âge qui n’est au fond que symbolique. Pourquoi vieillir fait-il si peur à certains ? Je ne nie pas que sentir mon corps se ralentir ne me fait pas rager, mais je connais des toutes jeunes qui en font dix fois moins, qui n’ont pas cette rage de vivre.

Certes, avant je pouvais danser toute une nuit, maintenant si je m’y risque, je mets une semaine à m’en remettre, grognant après les courbatures, mais cela ne m’arrête pas. Ah oui, j’ai des rides au coin de mes yeux, parce que je souris beaucoup. J’ai des cernes aussi, parce que j’ai pleuré beaucoup aussi. J’ai des kilos en trop parce que j’ai eu beaucoup d’enfants, que leur bonheur m’importait plus qu’un régime draconien, et surtout parce que je suis hyper gourmande. Mon corps ? Il porte les traces de la vie, des cicatrices, des blessures, des petits bourrelets, j’ai bien vécu !

Mes cheveux ? Comme pour chacun d’entre vous , ils ont un peu perdu de leur couleur, de leur consistance, mais peu importe. Ils gardent un peu de leur lumière.

Cinquante, soixante, plus, mais bon sang, ce n’est pas la fin d’une vie. C’est même un début, parce que l’on a enfin l’âge de faire de vrais choix, de vivre de folles passions, de grands défis. À l’intérieur, nous n’avons pas d’âge. Dans notre tête, nous cultivons notre grain de folie, alors par pitié, laissez-nous vivre, laissez-nous rire encore un peu, cessez de juger, de trancher.

Lorsque j’ai envie de rire, de m’amuser, j’ai quarante ans de moins, lorsque j’ai simplement envie d’aimer, et je porte mon âge avec fierté. Je sais au fond de moi que ma plume, tant que je pourrais m’en servir, gardera ce que je suis pour l’éternité. Alors cinquante ans et plus, tout sauf une fin, peut-être même un début d’immortalité …

 

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( 2 juillet, 2018 )

Quand la gomme n’enlève pas l’erreur.

 

L’amitié ou l’amour sont des sentiments qui souvent se conjuguent avec l’erreur, simplement parce qu’à partir du moment où on passe de un à deux, on entre dans un autre univers où chaque pas peut nous faire tomber. Les vieux couples le savent, ils ont su résister aux tempêtes, aux bourrasques, parfois aux mensonges simplement parce qu’ils ont su apprivoiser l’erreur.

Au lieu de fusiller l’erreur, apprenons à la respecter, car elle est indispensable dans notre parcours. Sans erreur, on ne peut progresser, on a donc le droit à l’erreur.

Et puis que de belles choses sont souvent nées de simples erreurs. Prenons Einstein qui par un oubli de chiffre a mis à jour une formule mathématique, cet autre chercheur qui en mélangeant deux produits a trouvé un nouvel alliage, cette femme qui a renversé sa tarte aux pommes et a ainsi créé la sublime tarte Tatin.

Seulement nous sommes des humains, et à ce titre, par orgueil souvent, nous sommes scotchés dans nos fameuses certitudes, imposées par la morale, la société.

Alors le moindre petit dérapage va prendre des allures de catastrophe, parce que l’erreur va s’inscrire en fluo sur notre front.

Je pense souvent à cette amie enseignante qui, il y a quelques années, avait rédigé un mot à la main ( à époque où l’ordinateur n’était pas généralisée) et pressée, elle avait zappé l’accord du participe passé avec le COD. Pas de chance, elle avait dans sa classe un parent pointilleux qui lui a mené durant des mois la vie dure pour « cette faute » ! Honnêtement, c’est à mourir de rire, sachant que seulement un tiers des parents savent utiliser sans erreur cette règle d’orthographe.

Les gens n’ont rien de mieux à faire de leur vie que de pointer les erreurs des autres comme si les enfoncer allaient les rendre meilleurs.

Certaines personnes sont tellement certaines de leurs convictions qu’elles ne lâchent pas « l’affaire », s’octroyant la possibilité de tout mettre en œuvre pour infirmer leurs certitudes.

Comme tout un chacun, j’ai fait des choix dans ma vie, des bons, des moins bons, j’ai fait aussi des erreurs. À un moment, j’ai eu honte d’avoir pu me tromper ainsi, coupable de ne pas avoir été assez intelligente diraient certains « pour voir ».

Aujourd’hui, j’ai appris à rebondir sur mes erreurs. On a tendance à inconsciemment retomber sur le même schéma relationnel, et se rendre compte que nous avons fait une erreur, nous aide à obliquer, même juste un peu, assez pour faire toute la différence.

Quand je vois des lynchages dignes de cour de récréation sur les réseaux sociaux, des petites erreurs montées en épingle, frôlant la folie, je grimace. C’est si vite fait un mauvais choix, et tellement long à redresser une barque.

 

Une fois encore, quitte à faire Bisounours, accepter l’erreur, c’est apprendre à se pardonner ses propres erreurs, à en rire, et aussi accepter que les autres puissent se tromper, puissent nous peiner, simplement parce qu’ils n’auront pas perçu la même réalité que nous. Alors la gomme n’enlèvera pas l’erreur, mais elle permettra de réécrire dessus. Cela offre de nouvelles possibilités, non ?

 

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( 25 juin, 2018 )

Qu’est-ce qui pousse chacun à écrire ?

 

Un auteur dernièrement m’a pris de haut pour me dire que j’étais altruiste et stupide car je n’écrivais que pour le plaisir des mots. En clair se faire plaisir, beurk , quelle honte ! Avant, je me serais sentie coupable d’être ce que je suis, aujourd’hui, je m’en moque complètement. Faire passer ses besoins avant ceux des autres sans rien attendre en retour n’a rien de stupide. Trop longtemps, j’ai choisi le bonheur et l’équilibre des autres, avant le mien. Je ne regrette rien,

Pourquoi une telle réaction allez-vous me dire ?

Une fois encore parce que notre société ne reconnaît que le profit, le pouvoir et l’argent. Écrire pour le plaisir fait ricaner « les vrais écrivains » qui eux n’écrivent souvent même plus leurs propres livres, se contentant de pondre l’Idée qui sera ensuite mis en style par « des nègres », qui ne toucheront qu’un salaire alors que le roi du best-seller encaissera des euros trébuchants. Réalité connue, poussée par les grosses enseignes éditoriales pour qui seul le chiffre compte.

Qu’est-ce qui me pousse à écrire ? Je ne sais pas au fond, un besoin de sortir tous ces mots qui font la farandole dans ma tête, une envie d’écrire des histoires pour m’amuser, moi en premier, ensuite pour ceux, et seulement ceux qui en auront envie.

Je ne sais pas si mes mots touchent, s’ils atteignent leurs cibles. Je sais que certains comme toujours vont dénigrer mes articles les traitant de « féministe », « sexiste », voire «  simpliste ». J’ai lu de nombreux commentaires sur mon blog. C’est leur droit. Cela ne cassera pas ma plume.

J’ai beaucoup de manuscrits en cours, une bonne dizaine, polars, romans, jeunesse, et ils se remplissent au gré de mes humeurs, de mes joies, de mes envies, de mes coups de coeur, de mes coups de folie .

Qu’est-ce qui me pousse ? La vie, l’amour, le désir, les rêves, être tout simplement …

( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

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