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( 7 septembre, 2019 )

Une rentrée pas comme les autres !

 

L’idée m’est venue de vous narrer quelques anecdotes de mes années école et la première fut cette rentrée pas comme les autres.

C’était il y a des années au tout début de ma carrière, dans une autre ville où j’avais été nommée pour  l’année. Le jour J, après avoir préparé ma classe comme mes collègues de l’école, j’attendais avec impatience mes petits élèves de CE1. La peur, l’excitation ont favorisé une forte envie de faire pipi.

Un coup d’œil sur ma montre, il restait vingt minutes et les toilettes étaient juste à l’autre bout du couloir. Une fois soulagée, je me lave les mains et vais pour ouvrir la porte. Bloquée ! J’ai beau tourner le verrou, il ne bouge pas. Grand moment de solitude ! Nous parlons bien sûr  d’une époque où le téléphone portable n’existait pas. Je tape comme une malade sur la porte, mais personne n’entend, c’est une petite école et tous les enseignants sont dans leur classe. Et tout ça, 5 minutes avant l’arrivée des élèves ! Je commence à transpirer à grosses gouttes. Coup de chance, les toilettes ne sont pas fermées en haut et il reste une ouverture assez larges pour qu’un adulte puisse passer,  seulement il faut arriver à se hisser , ce qui n’est pas gagné, en se propulsant du bord des toilettes jusqu’au haut de la porte. J’avais heureusement 25 ans de moins et une certaine souplesse! Allez savoir comment, j’ai réussi ! Et j’ai atterri sur les fesses devant un groupe de trois élèves qui venaient d’arriver ! Un peu ébouriffée, un peu égratignée, j’ai récupéré ma classe dans la cour, sans raconter mon aventure ! Depuis, je reste très méfiante dans n’importe quelle toilette sachant que des portes bloquées, j’en ai rencontrées d’autres dans ma vie depuis. Pour une rentrée, c’était bien une rentrée, et une rentrée vraiment pas comme les autres !

 

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( 24 juin, 2019 )

Ma vie de prof

Dernièrement, je lisais cette citation : « La seule chose qui me motive le matin, c’est de savoir à quel point les élèves seraient heureux de savoir que j’étais absent. » alors oui, c’est vrai ! Les gamins sont contents le premier jour lorsque la maitresse n’est pas là, voire le second puis voilà qu’arrive la remplaçante et là, l’absence prend tout son sens parce qu’un lien se créé. Vingt-six ans de vie de prof des écoles, ce n’est pas rien. Calculez ! Une moyenne de vingt-huit loupiots par classe, cela en fait des Marie, Nicolas, Yanis, Yacine, Mohamed etc que ma route a croisés ! Parfois je tombe dans la rue sur des anciens tenant par la main un diablotin de deux ans, et je prends une sacrée claque!

Bien sûr ma vie de prof en a vu des réformes toutes aussi stupides les unes que les autres, annulant les précédentes, recommençant ce qui s’était fait dix ans plus tôt.

Et les manuels, doit-on en parler de ces livres scolaires que nous sommes  tenus de changer au rythme des ministères ? 2012-2016, euh un peu court pour tant d’argent dépenser non ? J’ai depuis longtemps cessé d’être dans les clous, préférant taper mes exercices plutôt que gaspiller de l’argent inutilement.

Doit-on parler des nouvelles technologies indispensables à nos élèves mais où aucune formation correcte n’est offerte pour les diplodocus comme moi ? Comment apprendre à un gosse à coder quand on n’arrive même pas à faire un truc basique en dehors du traitement de textes ? Et je ne suis pas la seule dans ce cas. Installation de TBi , super ! Mais sans Internet dans les classes, quel intérêt ? Vingt ans que l’on réclame un minimum pour permettre aux enfants de faire des recherches ! Peut-être mes collègues auront-ils enfin cette chance l’an prochain ?

Ma vie de prof, comme je l’ai aimée ! Si, si, elle va certainement un peu me manquer, quoique à bien y penser, ces journées parfois sans pause, où même aller faire pipi relève du parcours du combattant, celles où la pluie tombe si fort que l’on se retrouve coincée dans notre classe sans pouvoir parler à un adulte, ces montagnes de copies à corriger, ces soirs où on s’endort en rentrant tellement on est exténués, et ces week-end bousillés par les livrets à finaliser ou les projets à préparer. Tout ça, ce sera sans regret !

Ma vie de prof ce fut aussi ces mains que j’ai serrées, ces parents bienveillants qui se sont confiés, ces relations qui ont perduré « après », ceux aussi qui n’ont pas toujours apprécié que je pointe du doigt leur façon d’éduquer, mais majoritairement beaucoup d’attentions partagées.

Ma vie de prof, ce fut aussi mes séjours en classe transplantée, en particulier la Dordogne que je ne pourrais jamais oublier !

Ah ma vie de prof, je pourrais en écrire un bouquin si je n’avais pas tant de manuscrits commencés, mais je sais malgré tout qu’une fois la porte fermée, je jetterai la clé, parce que ma vie de prof, même si je l’ai passionnément aimée, elle m’a sacrément égratigné la santé !

 

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( 7 mars, 2018 )

Cette interprétation constante des faits

L’homme reste un personnage curieux, au lieu d’écouter, au lieu d’essayer de comprendre, il va interpréter selon sa manière de penser, sa manière de voir les choses, sa manière d’être. Jamais, il ne va se remettre en question, c’est inutile, il ne peut se tromper. Cela laisse une ouverture dangereuse, car qui une fois dans sa vie n’a pas compris de travers.

Pourquoi cette interprétation constante des faits ?

En amour, il est courant de voir certaines personnes s’emballer au premier regard ou au premier rendez-vous, simplement sur un mot dit trop vite. Il semblerait que ce soit plus courant chez les femmes que chez les hommes peut-être un rapport avec l’imagination ou le fantasme ?

Pas trop grave au fond, contrairement à l’interprétation d’une conversation, la capacité à la divulguer, à l’analyser alors que la personne, elle,  n’a jamais pensé le moindre mot, à rapporter des faits tronqué, alors oui, là, cela devient dangereux. De nombreux conflits sont nés de cette fâcheuse tendance à changer les faits, même des guerres ont débuté sur de simples malentendus.

Cela me rappelle toujours cette citation d’un auteur dont j’ai oublié le nom : ‘entre ce que tu penses,  entre ce que tu dis, entre ce que tu es, entre ce que tu fais , nous avons sacrément du mal à communiquer. »

J’ai résumé en quelques mots. On s’aperçoit donc que la communication entre adultes est loin d’être aussi facile qu’on nous l’apprend à l’école, car l’autre va toujours interpréter une phrase selon son propre ressenti, parce que c’est important pour lui, parce qu’il est sûr qu’il ne peut se tromper sur ses propres émotions.

 

Je pense qu’il serait judicieux pour chacun d’éviter d’interpréter ce que les autres disent, en clair l’autre peut penser différemment, il en a le droit, et c’est donc à nous d’adapter notre pensée à cette discussion sans pour autant imaginer des mots  qui n’existent peut-être pas. Restons basiques dans une conversation.

Écouter les autres, ce n’est pas se mettre à leur place, c’est simplement les entendre. Entendre ce que l’autre a à nous dire, entendre ce qui lui fait mal, entendre ce qu’il a le courage de dire. Mais en aucun cas, entendre ce qu’il ne veut pas dire. Chacun a droit à son jardin secret.

( 27 août, 2014 )

L’école de la vie

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À quelques jours de la rentrée des classes, cette citation me semble parfaite !
L’école est l’endroit où on forge de futurs citoyens. C’est dans les textes mais une fois adultes, ces citoyens sont-ils immunisés contre les erreurs ?
Les esprits bien pensants, imbus d’eux-mêmes, pensent que oui …
En ce qui me concerne, petite gribouilleuse, gardant une grande humilité, je ne peux que dire … Non …
Le statut même « d’homme » nous pousse à commettre à chaque pas de multiples erreurs.
Le tout reste de savoir les repérer à temps ( ce qui est sûrement la plus grosse difficulté ) afin de les surmonter.
L’important étant de les avoir comprises et de ne plus les recommencer !
Avancer, prendre des risques, c’est faire des erreurs ! Évitons juste qu’elles soient irréparables …

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