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( 28 février, 2022 )

Mes lectures de février 2022

Petite joueuse ce mois-ci, c’est vrai que le mois est bien court …

J’ai débuté le mois par Les fossoyeurs, ce livre coup de poing à tel point que j’ai bien eu du mal à me plonger ensuite dans autre chose. deux coups de coeur, les premiers de 2022.

Documentaire hors classement :

Les fossoyeurs

Le livre qui dénonce le scandale d’Orpea. Un livre coup de poing.

Bien sûr je devais le lire puisque l’enquête débute en février 2019, date à laquelle ma petite maman était encore en vie dans un Orpea du 92, pas un princier comme ceux dont on parle en début de livre, mais avec des dysfonctionnements qui m’ont fait lever le poing plusieurs fois.

L’exemple des médecins traitants qui signent les feuilles par dizaines sans jamais voir les familles, je l’ai vécu !

Maintes fois j’ai laissé des messages au secrétariat, jamais en cinq ans ce toubib fantôme ne m’a rappelée. Et pourtant les factures sécu et mutuelles tombaient ! Énormes. J’avais même signalé en fin de vie la prescription de traitements oraux à 150€ la boîte alors que la pauvre femme était en état végétatif ! Une honte ! Je comprends maintenant les frais exorbitants de coiffeur, ceux de kinésithérapeute dont je voyais les remboursements mutuels alors que maman n’y allait jamais.

Et le reste, ce profit qui dégouline ! Une honte ! Quand on voit que des ministres ont fermé les yeux, qu’ils savaient !

Un livre à lire impérativement ! Parce que parfois on n’a pas d’autres choix que de placer ses parents et que ces hébergements profitent de la détresse des familles. Bravo à l’auteur pour avoir oser ! Et surtout que Justice soit un jour rendue !

 

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Sans issue de Joy Fielding

Michel Lafon

5/5

Gros coup de coeur pour ce roman que je n’arrivais pas à lâcher. J’ai adoré l’analyse des personnages tellement semblables à des personnes que j’ai pu côtoyer, ces voisinages ou ces amis dans le paraître et pourtant tellement différents une fois que l’on gratte la croute.

Un excellent livre !

L’histoire

Impasse de Carlyle Terrace. Cinq belles maisons. Cinq foyers sans histoire. Du moins, en apparence. Car derrière leur quotidien rangé, les habitants de la petite rue dissimulent leurs colères, leurs secrets, leurs peurs irrationnelles. Et un soir tout bascule. Des coups de feu font voler en éclats le calme factice de Carlyle Terrace. Qui a tiré ? Est-ce Dani, que les remarques acerbes de son mari humilient chaque jour un peu plus ? Ou bien Maggie, rattrapée par sa paranoïa ? Sans oublier Sean, au chômage, qui ne peut s’empêcher d’en vouloir à sa femme au succès insolent, ou encore Julia, qui cache chez elle son petit-fils fugueur. Et que dire d’Aiden, que sa mère étouffe au point de mettre son couple en danger ? Dans l’impasse de Carlyle Terrace, si tout semble tranquille, c’est parce que personne ne sait ce que cachent les murs des maisons huppées. Mais un jour ou l’autre, il faut bien que la vérité éclate…

 

*****

Nouvelle Babel de Michel Bussi

Les Presses de la cité

2/5

Extrêmement déçue de ce nouveau Bussi. Pourtant l’idée est bonne très bonne même. Ce n’est pas le genre qu’écrit habituellement Bussi, là on flirte avec le fantastique. J’ai oscillé entre l’envie de connaître la fin qui reste une belle fin dystopique et l’ennui par moment.

En clair, je reste perplexe.

Serais-je passée à côté de quelque chose ?

 

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L’horizon d’une nuit de Camilla Grebe

Calmann Levy

4/5

J’ai beaucoup aimé ce livre où on retrouve les personnages déjà croisés dans les précédents romans de l’auteure, en particulier l’inspecteur Gunnar.

L’histoire est sympathique et bien construite, un bon thriller psychologique où les personnages sont tour à tour les narrateurs là pour nous faire découvrir la vérité, celle à laquelle on ne s’attend pas …

 

Citation :

« L’amour a besoin du changement et le changement fait souffrir. »

 

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Le mystère des disparus de Alice Daurel

Autoédition

 

Contrairement à beaucoup, j’ai lu ce livre sans avoir lu le tome 1. Cela ne m’a pas gêné pour apprécier l’histoire même si je me suis demandée au début qui était ce Bernado Mandoza.  L’auteure a heureusement pour moi bien reposé les faits et je me suis retrouvée happée par le personnage de Laura, très bien ficelé, son enquête rondement menée. L’alternance des récits joue sur l’attente du lecteur rondement menée. J’ai apprécié le style bien dosée, bien rythmé. C’est un vrai plaisir !

 

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Les poupées de Alexis Laipsker

éditeur Michel Lafon

5/5

Gros coup de coeur

Un excellent livre avec un rythme soutenu et fort.  La fin que je pressentais est bien tournée, bien amenée. Les personnages sont extrêmement attachants, le commissaire Venturi surnommé « le cowboy », bourru, mais avec un coeur d’or et sa coéquipière, la jeune psychologue Olivia Montalvert surnommée « Menthe à l’eau. »

Dès les premières pages, l’auteur nous entraîne dans une chapelle abandonnée où des cadavres nous attendent, c’est l’effet que cela fait, celui d’être aux premières loges.

Je n’en dis pas plus car ce serait honteux de spolier un tel roman.

Bravo pour ce thriller !

 

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Abîmes de Sonja Delzongle

J’ai stoppé à la moitié n’arrivant pas à rentrer dedans … je le reprendrai plus tard.

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( 31 janvier, 2022 )

Mes lectures de janvier 2022

L’année a bien débuté par des lectures au top ! Que de bonnes lectures ! Huit livres, c’est correct surtout que certains sont de gros pavés.

La prophétie des abeilles de Bernard Weber

Albin Michel

Genre : thriller    Note : 4/5

Je ne suis pas une inconditionnelle de Weber, certains de ces livres m’ont déplu comme la trilogie des chats, d’autres que j’ai mieux aimés, comme la boite de Pandore. Celui-ci fait partie de la seconde catégorie, ceux que j’ai lu avec plaisir, où j’ai retrouvé des personnages de la boite de Pandore, et surtout parce que le thème celui des «  vies multiples », ce que l’on pourrait nommer les réincarnations au fil des siècles, est traité avec intérêt, ponctué de faits réels . Historiquement, c’est extrêmement bien documenté. L’histoire nous promène au travers de l’époque des Templiers où une prophétie aurait vu le jour, en passant par notre époque, fort bien décrite, et allant jusqu’à un avenir pas si lointain. Une troisième guerre mondiale menacerait de toit détruire, et tout pourrait être éviter si …

Même si le concept de régression hypnotique me fait sourire, et que j’ai un peu de mal à adhérer à cette pratique, prendre cet ouvrage comme simplement un livre de science fiction permet de l’apprécier pleinement.

La fin quant à elle reste tout de même très improbable même si Weber a certainement voulu secouer ses lecteurs en pointant du doigt leurs faiblesses face à la nature.

De très jolies citations par contre, un beau style, une belle écriture.

« L’histoire est un compromis entre les versions officielles des experts et les théories du complot relayées par Internet.  Ce compromis étant arbitré par le nombre de like sur les réseaux sociaux. »

« La peur du futur est notre pire ennemie. »

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Rien ne t’appartient de Natacha Appanah

Gallimard

genre : roman.   Note : 4/5

Voilà un joli livre, pas un coup de coeur pour moi, contrairement à beaucoup, peut-être parce que je deviens difficile, que j’ai lu trop de livres, et cela sonne le déjà lu. Cela reste un excellent cru.

L’histoire est poétique, un peu comme un chant, sur un thème le tsunami. J’ai beaucoup aimé le côté court de cette histoire, qui n’aurait certainement pas eu le même poids si le livre avait été plus long. Tara est une vieille femme, mais son histoire pourrait fort bien être celle d’une plus jeune. Après, je n’ai pas vibré pour Tara ni pour Vijaya. Peut-être parce que je connais que trop la douleur du deuil, le personnage m’a semblé trop confus dans ses émotions, pas assez crédible. Quand on voit ce qu’a vécu Vijaya et Tara qui baisse les bras …. Trop lourd, pas assez «  vrai ». Rien ne nous appartient, tel est le titre et peut-être l’héroïne aurait-elle pu faire un effort pour se relever.

Quand je lis que de nombreux lecteurs ont trouvé la sérénité en lisant ce livre, j’ai dû passer à côté de l’essentiel, car autant j’ai vraiment aimé « les mots », la vibration, autant l’histoire ne m’a pas touchée.

Ce n’était peut-être pas le bon moment tout simplement.

Le thème est simple :  Depuis la mort de son mari Emmanuel, Tara ne va pas bien. Elle déprime, preuve en est son appartement pire qu’une poubelle, son paraître bien ébréché avec une hygiène de vie délabrée, et surtout elle est hantée par des visions, qui inquiètent son entourage en particulier son beau-fils. Elle voit avec une réalité déconcertante un jeune qui la fixe sans dire un mot. Puis nous assistons à son passé, celui où elle était Vijaya.

 

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BURDING DAY de Pascal Bezard

Genre : poésie lyrique.   note : 5/5

n voilà un tout petit livre, peu de pages, complètement percutant. J’avais déjà lu des ouvrages de cet auteur, et celui-là est à la hauteur des précédents. Ce roman n’est pas ordinaire, à tel point que je serai bien incapable de raconter l’histoire. Je dirais juste que c’est joliment dit, poétique à souhait, une vraie pépite.

Le personnage principal, le faiseur de livres qui emprunte le chemin des étoiles, a des résonances proches du conte fantastique. On verrait tout à fait une sorte de bandes dessinées sur ce livre surtout par l’originalité du texte qui passe du conte au genre théâtral. Et si nous étions nous aussi des « artistactuels » ?

Un livre à découvrir à lire et à relire ( ce que je viens de faire deux fois de suite) pour en saisir son essence.

En tous les cas, jouissif rien que pour les phrases philosophiques qui nous poussent à réfléchir.

« Quand les étoiles meurent, elles tombent derrière l’horizon en se fracassant. »

« Les histoires ne prennent vie que lorsqu’on les raconte. »

« Ce qui compte, c’est de trouver sa voie et de réaliser quelque chose dans sa vie. Personne ne fera la même expérience qu’un autre. On a tous le droit de se tromper, de persévérer ou de changer. »

 

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Respire de Nicko Takian

Calmann-Levy

Genre : polar        4/5

Un livre que je n’ai pas lâché, dont l’intrigue m’a saisie, même si la fin est un peu tirée par les cheveux.

L’histoire est bien menée surtout le début, mais je ne me suis pas attachée aux personnages, c’est dommage. L’idée reste bonne et ferait un très bon téléfilm.

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N’avoue jamais de Lisa Gardner

Albin Michel

Genre : thriller               5/5
En voilà un très bon livre que j’ai avalé d’une traite. Un excellent cru de Lisa Gardner qui a frôlé mon coup de coeur. J’ai adoré retrouver les personnages de l’auteure DD, son indic, en clair un bon moment de lecture.

L’histoire

« Un homme est abattu de trois coups de feu à son domicile. Lorsque la police arrive sur place, elle trouve sa femme, Evie, enceinte de cinq mois, l’arme à la main.

Celle-ci n’est pas une inconnue pour l’enquêtrice D.D. Warren. Accusée d’avoir tué son propre père d’un coup de fusil alors qu’elle était âgée de seize ans, elle a finalement été innocentée, la justice ayant conclu à un accident.
Simple coïncidence ? Evie est-elle coupable ou victime de son passé. »

*****

30 secondes

Taurnada édition

genre : thriller        5/5

Un nouveau service presse. Une belle découverte ! Je remercie Joël de Taurnada édition pour cet envoi.

J’ai dévoré ce livre.

Difficile de résumer une histoire tellement hors norme, celle d’un homme, Billy, joueur de foot déchu dont la vie va soudainement basculer suite à un accident de voiture. Il va se réveiller dans un hôpital où ses rêves se mêlent à la réalité avec toujours la même question : où est passée Tina la femme qu’il aime ? Un neurologue va tenter une approche hypnotique pour aider Billy à recoller les morceaux de sa vie.

L’histoire nous entraîne dans un monde bien particulier celui des mafieux, des paris. Le suspense est intense et jusqu’au bout on ne lâche pas tellement on a envie de savoir si … Je n’en dis pas plus par crainte de spolier, mais je peux vous assurer que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.

Et puis, une fin … je n’en dirais pas plus !

Un roman extrêmement addictif ! À lire absolument !

*****
Otage de Clare Macintosh

genre : thriller.          5/5

L’histoire :

À bord du premier vol direct entre Londres et Sydney, l’atmosphère est électrique. La rumeur évoque la présence de célébrités en classe affaires, le monde entier a les yeux fixés sur cet incroyable voyage sans escale qui doit durer une vingtaine d’heures.

Mina, une des hôtesses en cabine, se concentre tant bien que mal sur les passagers, pour échapper à ses angoisses à propos de sa petite fille de cinq ans et de son mariage qui bat de l’aile.

Mais une succession d’événements inquiétants culmine en un effrayant message anonyme : quelqu’un est décidé à empêcher ce vol d’arriver à destination, et il a pour cela un terrible moyen de pression sur Mina. Quel sera le choix de celle-ci face à une impossible décision ?

Encore un excellent livre même si la fin me laisse perplexe, mais le reste m’a captivée.

Et quelques livres autoédités plutôt sympa comme « L’enfer est au paradis de Catherine J.Mottier » ( même si le livre traîne un peu en longueur)

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( 7 septembre, 2019 )

Une rentrée pas comme les autres !

 

L’idée m’est venue de vous narrer quelques anecdotes de mes années école et la première fut cette rentrée pas comme les autres.

C’était il y a des années au tout début de ma carrière, dans une autre ville où j’avais été nommée pour  l’année. Le jour J, après avoir préparé ma classe comme mes collègues de l’école, j’attendais avec impatience mes petits élèves de CE1. La peur, l’excitation ont favorisé une forte envie de faire pipi.

Un coup d’œil sur ma montre, il restait vingt minutes et les toilettes étaient juste à l’autre bout du couloir. Une fois soulagée, je me lave les mains et vais pour ouvrir la porte. Bloquée ! J’ai beau tourner le verrou, il ne bouge pas. Grand moment de solitude ! Nous parlons bien sûr  d’une époque où le téléphone portable n’existait pas. Je tape comme une malade sur la porte, mais personne n’entend, c’est une petite école et tous les enseignants sont dans leur classe. Et tout ça, 5 minutes avant l’arrivée des élèves ! Je commence à transpirer à grosses gouttes. Coup de chance, les toilettes ne sont pas fermées en haut et il reste une ouverture assez larges pour qu’un adulte puisse passer,  seulement il faut arriver à se hisser , ce qui n’est pas gagné, en se propulsant du bord des toilettes jusqu’au haut de la porte. J’avais heureusement 25 ans de moins et une certaine souplesse! Allez savoir comment, j’ai réussi ! Et j’ai atterri sur les fesses devant un groupe de trois élèves qui venaient d’arriver ! Un peu ébouriffée, un peu égratignée, j’ai récupéré ma classe dans la cour, sans raconter mon aventure ! Depuis, je reste très méfiante dans n’importe quelle toilette sachant que des portes bloquées, j’en ai rencontrées d’autres dans ma vie depuis. Pour une rentrée, c’était bien une rentrée, et une rentrée vraiment pas comme les autres !

 

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( 14 novembre, 2018 )

L’Homme et l’argent

J’ai toujours trouvé étonnant le rapport que certaines personnes avaient avec l’argent comme si la certitude d’avoir plein de billets de côté effaçait la plus petite de leur peur.

Certes, notre société n’est pas tendre avec les pauvres, préférant mettre en avant ces riches avec leurs somptueuses piscines, leurs villas en bord de mer ou leurs hôtels particuliers au coeur des grandes villes. Mais la réalité est tout autre, l’argent fait-il le bonheur ?

Personnellement, je trouve normal qu’une personne gagne plus qu’une autre en fonction de son âge, de ses responsabilités, mais en aucun cas, c‘est une garantie de son bonheur. Ce serait bien trop simple ! Combien de couples issus de la haute société sont malheureux, alcooliques ou dépressifs, alors qu’ils ont « tout ». L’homme dit « ordinaire » va envier cet avocat qui voyage à travers le monde, ce toubib qui peut s’offrir plusieurs maisons, mais que sait-il de ce qui se cache derrière cette façade ? La compagne qui est souvent si seule qu’elle pleure devant une série B, les enfants qui tournent mal, car ils manquent de l’essentiel !

L’argent n’achète pas tout et peut même être une arme terrible pour anéantir une personne. « Tu n’as pas d’argent, tiens généreusement, je vais te couvrir de cadeaux, et puis un jour, au moment où tu t’y attends le moins, je vais frapper, et tu seras à ma merci, car tu me dois tout. » Combien de personnes tombent dans ce triste piège ? Combien d’entre vous qui me lisez ont un jour été séduit par cet argent empoisonné ? Ces faux-semblants ? Ces faux-amis ?

Je terminerai juste par cette citation que j’affectionne particulièrement :

« Vous n’êtes riche que lorsque vous avez ce que l’argent ne peut acheter » Alors soyez riche … de cette richesse là !

 

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( 1 novembre, 2018 )

Écrire

Écrire ces mots que la nuit a emportés. Écrire pour faire crier le crayon sur le papier. Écrire pour évacuer la peur de la fin qui se dessine. Écrire toujours jusqu’à ce que le sommeil éternel m’emporte. Écrire, c’est poser simplement des phrases sur du papier, comme si on laissait une trace presque invisible d’émotions inavouées. Tel un marionnettiste, on installe les phrases parfois dans le désordre, juste des pensées, des idées, des possibilités. Et puis un jour, comme par magie, va naître une histoire, un petit texte de rien du tout, des anecdotes drôles ou tristes, des vérités ou non, un possible qui n’existe pas. Écrire, c’est aller bien au-delà des mots qui sont dans notre tête, c’est jongler avec l’infini, oser enjamber l’impossible, et surtout accepter de se tromper. Écrire, c’est vivre dans un monde qui n’existe que pour nous, peut-être à la limite de la folie, car franchir les barrières de l’imaginaire impose de laisser son manteau de rationalité. Pour ceux qui aiment écrire, il n’y a rien de plus beau, cette sensation unique, celle d’être sur un fil au dessus d’un précipice et totalement libre.

Voilà pourquoi, j’aime tant écrire !

Je ne me lasse pas de cette citation de Duras, je crois

« Écrire, c’est crier en silence … »

 

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( 2 juin, 2018 )

L’attente

Qui n’a pas un jour souffert de l’attente, ce sentiment qui vrille l’estomac, qui peut même nous révolter parfois, nous poussant à l’impulsivité, nous enchainant dans l’impuissance. Notre société est malade de l’attente, elle se sclérose, habituée au «  tout, immédiatement », l’homme ne sait plus attendre. À la moindre contrariété, il va monter le ton, réagir, tel un gamin, furieux de ne pas voir ses désirs réalisés de suite. Résultat, la communication est faussée. Comment pourrait-on accepter de discuter puisque nos attentes ne seront jamais satisfaites ?

Je crois beaucoup au pouvoir de la patience que j’enseigne à mes élèves. Apprendre à attendre, c’est s’autoriser à laisser le sablier du temps se vider, puis se remplir sans souffrance. Trop de personnes se focalisent sur une rupture amoureuse ou à l’inverse sont incapables d’attendre le retour d’un amour. Elles construisent leurs relations sur ce qu’elles ont, elles, envie, et non ce que l’autre désire. Aimer, c’est pourtant être capable de garder l’autre dans son coeur, sans cesser de vivre, sans tristesse, et se dire que peut-être un jour, certaines routes se retrouveront.

La clé du bonheur est donc d’aimer sans rien attendre, d’aimer simplement pour le plaisir de donner, d’offrir. Quand on espère quelque chose d’une autre personne, on se heurte souvent à un mur, simplement parce que chaque individu est différent, réagit à sa manière. Tout comme ceux qui parlent de leur conjoint comme de leur moitié, je trouve cela triste, car cela signifie qu’ils n’étaient pas entier avant, qu’ils attendent de cette moitié de combler toutes leurs failles.

Je parle souvent aussi dans mes livres de l’attente d’un verdict, de cette peur qui va se dessiner au fur et à mesure des heures, de l’adrénaline qui peut aussi monter, l’excitation également.

Que de sentiments dans ce mot « attente », que de promesses aussi …

L’attente d’un résultat, l’attente d’un appel téléphonique, l’attente d’une réponse, l’attente d’un amour perdu, parfois même à un âge avancé l’attendre de la mort.

L’attente est une entrave qui nous fait trop souvent négliger le présent. Se dire simplement « J’attends, parce que j’en ai envie, parce que j’y crois, parce que ce n’est pas mauvais pour moi, parce que cela ne me fait pas mal, alors oui, pourquoi pas, j’attends simplement la suite … »

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( 14 février, 2018 )

La sensualité

 

Tabou, la sensualité est trop souvent considérée réservée à la jeunesse ou aux libertins. Un raccourci trop facile ! La sensualité est l’art d’être réceptif aux plaisirs du corps. Il n’y a pas d’âge pour apprécier la sensualité, tout comme cette dernière ne se limite pas à un cadre matrimonial. La sensualité est un état « d’être » qui ne pourra s’épanouir qu’en grande confiance, et pas avec n’importe qui. Beaucoup de personnes ne supportent pas d’être touchées ou même caressées, et vont immédiatement juger ces actes comme « mauvais ». Là on s’attaque aux peurs liées à l’enfance bien souvent, et le lâcher-prise est nécessaire. La sensualité permet de mieux vivre, de se sentir bien , beau dans le regard de l’autre, de pouvoir s’envoler juste sur un air de musique qui donne la chair de poule ou simplement dans des doigts qui vont se toucher. La sensualité, c’est le prélude qui précède l’amour, une manière de jouer sur une partition invisible, sur un corps sans pour autant le toucher.

Notre société place souvent la sensualité dans la case « femme », son sourire, son regard qui pétille, ses rondeurs qui s’offrent, mais parler de sensualité masculine choque souvent. On se demande bien pourquoi ! Des mains peuvent-être terriblement sensuelles si on y ajoute un zeste de fantasme, et contrairement à l’idée reçue tout ne se passe pas que sous la ceinture. J’aime les hommes sensuels qui n’ont pas honte d’être émus devant leur propre désir, qui ne vont pas se précipiter pour ouvrir leur braguette, et justement jouer du plaisir à l’état pur.

Malheureusement, dans une société où tout va vite, tout se fait vite, les rares hommes perdent à leur tour cette qualité. La sensualité, c’est vibrer à l’unisson sur une musique ou en regardant un tableau, ressentir ces vibrations qui nous traversent, ce besoin de se fondre dans l’autre jusqu’au plaisir suprême.

La sensualité est-elle compatible avec une vie de couple ? Certainement, mais les statistiques montrent tout de même qu’elle est souvent reliée à la passion, au pur désir, et fleurit dans les relations où le quotidien n’est pas trop lourd. Il faut dire que les ronflements après l’amour, la routine quotidienne sont des sacrés freins à l’épanouissement de la sensualité.

Est-ce pour cette raison que la moitié des hommes de plus de cinquante ans ont une maîtresse ? Peut-être, mais on oublie trop souvent que les femmes ont des désirs identiques, et qu’il faut juste bien regarder cette secrète sensualité pour générer des sentiments amoureux, bien différents des sentiments aimants d’un couple parental.

En conclusion,

La sensualité, c’est la mobilisation maximale des sens.” Citation de Milan Kundera ; L’insoutenable légèreté de l’être (1984)

Y renoncer ? Quel gâchis !

 

( 8 janvier, 2018 )

La jalousie

 

La jalousie est un vilain défaut, et pourtant bien rares sont ceux qu’elle n’a pas piqués, parfois de manière insidieuse, perverse, mettant à jour des sensations cachées, inconnues voire oubliées. Vous savez, ce pincement qui nous serre sans crier garde lorsque nous découvrons que cet autre batifole avec une plus jeune, moins intelligente mais avec un popotin à faire bander un moine ou ce mec « aux biscottos » de dingue. Soudain, on comprend, on peut perdre l’autre, ce qui est surprenant car avant, on n’avait parfois même pas conscience de cette réalité, on en est follement amoureux.

Pas besoin d’être psy pour faire un rapprochement avec notre enfance et ses multiples frustrations, cette époque où nous aurions voulu être le centre de l’univers, où l’arrivée d’un frère ou une soeur a tout changé. Cette femme ou cet homme, que l’on ne connaît pas, qui n’existe peut-être même pas, devient notre rivale, détruisant d’un claquement de doigts notre sécurité. Nous nous retrouvons face à cette peur d’être abandonnés.

Sentiment destructeur ? Certainement. Contrôlable ? Pas toujours sur le coup, mais avec le recul et le temps, cette douleur, car les personnes jalouses souffrent, va s’atténuer. La jalousie reste un sentiment naturel, car comme je l’ai dit, sauf exception, tout le monde l’a vécue, tout le monde est tombé dans ses griffes.

Autant la jalousie amoureuse, je trouve que c’est une belle émotion, même si elle doit s’arrêter avant de tout détruire, autant la jalousie avec un grand J, celle qui va s’infiltrer dans le monde du travail, celle qui se fonde dans l’envie, est méprisable.

Par amour, on se doit d’être tolérant, car c’est un sentiment que l’on ne choisit pas.

Dans le travail, c’est un choix, une manière d’être qu’il faut changer. Pourquoi jalouser sa collègue ?

Quel intérêt puisqu’au final, chacun touchera « presque » le même salaire ?

Dans le milieu de l’édition, on rencontre aussi beaucoup de jaloux prêts à tout pour démolir un livre. Pourquoi ? On peut ne pas aimer un roman, mais ce n’est pas parce que l’on aura anéanti le voisin que notre propre livre se vendra plus. Je vois régulièrement des amis auteurs subir ces drames par le biais de commentaires destructeurs et injustifiés, d’autres avoir leur petite cour de courtisans crachant leur bave sur tout ce qui pourrait nuire à leur « roi ».

Les gens sont stupides, ça on le savait, mais la jalousie les rend méchants. Ces personnes doivent au final être bien malheureuses, car ne vivre que dans un tel sentiment revient à ne pas s’aimer, à ne pas se respecter et à douter de soi.

Même si ce n’est pas facile, surtout en amour, il faut laisser la jalousie au grenier, elle s’y épanouira, seule.

Lorsque je lis certaines citations énonçant que la jalousie est une preuve d’amour, je ne suis pas d’accord. C’est juste une preuve de grande souffrance, une preuve que nous ne croyons pas en nous, que nous ne sommes pas certains de notre valeur, que nous ne croyons surtout pas en l’autre. En jouer, oui, cela peut mettre du pigment dans un couple à condition de ne pas en abuser.

Sinon, la jalousie n’a peut-être juste que cette qualité, celle de nous faire sentir que nous sommes toujours amoureux, que nous sommes tombés amoureux un jour et que nous ne sommes pas morts  émotionnellement.

( 15 décembre, 2017 )

Non à la violence envers les femmes

 

Les différents scandales de violence envers les femmes ont poussé de nombreuses lectrices à m’écrire sur ces hommes qui jouent des sentiments des femmes,  qui s’en délectent, « des salauds » comme m’a cité une lectrice. Qu’elle se rassure, je méprise aussi ces personnes, ces individus au demeurant « parfaits », qui savent se tenir en société, qui se sont façonnés un couple idéal, absolument charmants, à tel point que l’on croit en eux, aveuglement. Ces hommes qui n’ont pourtant envie que d’une seule chose qu’on les admire. Pas besoin d’être psy pour se douter qu’ils souffrent d’un sérieux problème lié à leur enfance, un besoin narcissique d’être mis en avant. Au fond, ils n’aiment pas, ils ne savent pas aimer, ils ne peuvent pas aimer. Ils se contentent de prendre sans donner. Leur force est inébranlable. Ils iront toujours jusqu’au bout afin d’atteindre leur but. Leur résister ? Vous allez le payer des mois voire des années. Certaines femmes me parlent même de vengeance à vie, ne pouvant plus vivre sans cette ombre qui plane, cette peur au ventre.

Ces salauds sont addictifs. Ils séduisent avec subtilité, sachant très bien ce qui vous fera craquer. Ils sauront dire les mots qu’il faut, les promesses dont vous rêvez, qu’ils ne tiendront jamais. Démasqués, ils jugeront qu’ils ont changé, que c’était une erreur, et nombreuses sont les femmes qui vont y croire encore, stupidement.

Ces hommes, qu’ils soient ou non des pervers narcissiques, agissent tous de la même manière, jouant au jeu du chaud/froid, des cadeaux puis des attaques. On les reconnaît à cette particularité, ils refusent toute communication. La victime se trouve alors coincée, obligée pour s’en sortir de tenter de savoir, de comprendre, commettant ainsi des erreurs dont l’autre va se délecter pour l’enfoncer davantage. Ils prendront un malin plaisir à distiller des phrases toutes faites . « Elle ne peut qu’être folle. » « Elle est responsable de tout, regardez moi … » et le pire, c’est que je suis convaincue que ce type d’individu est persuadé de ses affirmations. Il y croit. Se remettre une seule seconde en question le conduirait à s’autoriser à être fragile, ce qu’il ne peut pas faire. Pour exister, il ne peut vivre qu’en écrasant l’autre, contrairement à ses propos en société où il affirmera qu’il déteste toute forme de pouvoir. Logique puisqu’il est « le pouvoir ».

Vous me demandez régulièrement si ces hommes peuvent changer. Je ne pense pas, et pourtant je suis de nature optimiste. Je pense qu’ils ont de telles blessures liées à leur petite enfance ou à leurs premières relations amoureuses, qu’ils ont choisi de se blinder derrière une armure. Comme ils sont en général arrogants, pour ne rien arranger, ils refuseront d’aller se faire aider et resteront dans un cercle vicieux, reproduisant souvent d’une femme à l’autre le même schéma comportemental.

Ces hommes qui jouent avec le coeur des femmes sont à fuir. Je sais, ce n’est pas simple, car ils savent y faire, mais il est impératif de ne jamais se perdre. Le jour où on se rend compte que l’on n’est plus « soi-même », que l’on a trop aimé quelqu’un qui portait un masque, il faut réagir, et fermer définitivement sans regret, sans regarder en arrière un chapitre de notre vie. Le bonheur ne se construit pas sur un jeu. Notre santé, notre avenir dépend de cette porte que l’on claque. Un pervers narcissique la laissera toujours entrebâillée, histoire de s’assurer d’une possibilité, au cas où sa vie deviendrait trop ennuyeuse. Une seule arme, l’indifférence !

Je conclurais par cette citation de MF Hirigoyen

« Le pervers narcissique essaie de pousser sa victime à agir contre lui pour ensuite la dénoncer comme « mauvaise ». Ce qui lui importe c’est que la victime paraisse responsable de ce qui lui arrive. »

 

NB Pour rendre à César ce qui lui appartient, l’inverse existera aussi, femmes perverses, manipulatrices, dominantes.

( 20 novembre, 2017 )

La peur du plagiat est-elle justifiée ?

 

Qu’est-ce que le plagiat ? C’est l’usurpation, intentionnellement ou non, de textes ou d’extraits de textes, appartenant à une autre personne, acte qui est une violation de la propriété intellectuelle d’autrui. Être auteur, c’est prendre ce risque, car malheureusement, « la copie » d’un style est classique dans le monde de l’édition.

Tout auteur a peur du plagiat, bien entendu, c’est pour cette raison que la plupart d’entre nous protégeons nos écrits. Ce blog, par exemple, est protégé par copyright, ce qui n’empêche aucunement des tierces personnes de recopier des extraits ( même si le « copier-coller » est impossible) voire des passages entiers. Régulièrement sur les réseaux sociaux, je vois des citations (souvent celles relatives à mes romans parlant d’amour) ou des reproductions totales de mes articles sur la maladie d’Hashimoto.

Parfois, cela m’agace, je l’avoue, je me dis que les gens manquent d’imagination, à d’autres moments, je me dis que c’est parce que mes mots touchent, et ça c’est bien. Devrais-je plus m’en offusquer ? J’entends certains collègues de plume parler de vol, mais en est-ce vraiment un ? Si l’autre reproduit l’intégralité d’un roman, alors bien sûr, c’est un vrai plagiat, mais sortir des phrases ou des paragraphes pour toucher l’âme d’un amoureux, je trouve cela plutôt flatteur.

Une lectrice m’écrivait après avoir lu « 5 Secondes » en avril dernier, qu’elle avait utilisé mon roman pour renouer avec l’amour de sa vie en lui envoyant des lettres avec mes extraits. Allais-je me fâcher et lui dire que ces mots n’appartiennent qu’à moi ? Que mes personnages ne doivent pas nouer une relation avec « son amant à elle » ? Au contraire, j’ai tendance à penser que l’inspiration est une donnée universelle. En clair, je ne peux être la seule à cet instant, avoir l’idée ? Peut-être suis-je simplement la seule à la mettre sur papier et à la publier à ce moment précis ?

Les  mots sont faits pour être partagés, véhiculés, ils ne doivent jamais restés figés. Dernièrement, j’ai même vu une personne inconnue partager « mes phrases » sans se les approprier, avec de jolies images, une publicité indirecte d’une parfaite inconnue, flatteur au final, même si le respect aurait voulu de m’en avertir. Une manière de savoir que l’on est « reconnue » dans ce milieu faute d’être connue.

Alors au final, plagier mes textes pour faire votre propre roman, non, je préfère que vous évitiez, mais pour vos combats pour la reconnaissance d’Hashimoto, pour vos lettres d’amour, vous avez mon autorisation. Mes mots sont destinés à faire du bien, à offrir une pensée positive, et cela passe par le partage alors quoi de mieux pour se sentir heureux ?

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