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( 4 mars, 2019 )

Toucher le sommet

« Quand vous êtes au sommet n’humiliez jamais ceux qui sont en dessous, vous pourriez les croiser en redescendant. »

J’aime beaucoup cette citation qui exprime fort bien ce dédain de certains envers les plus petits. Une anecdote me revient, celle d’un éminent chef de service lorsque j’étais stagiaire puéricultrice à saint Michel, toute jeune, toute timide, un dimanche ( on bosse le we dans ce type de profession) je me suis retrouvée affublée à la tâche d’apporter le café à ce grand ponte que tout le monde craignait. Seulement voilà, je ne savais pas faire le café, n’en buvant pas ( je ne sais toujours pas , mais vive l’expresso de nos jours), et déjà je n’aimais pas trop ces ordres machistes. Alors, quitte à me payer un zéro pointé à mon stage, j’ai préparé un thé parfumé et avec mon plus beau sourire, je l’ai proposé au grand monsieur, scotché que l’on n’ exécute pas ses ordres pour finalement, le voir  partir dans un immense éclat de rire. Pour l’anecdote, il a adoré mon thé !

J’ai croisé de nouveau ce monsieur vingt ans plus tard dans le centre où mon grand-père était soigné pour son hémiplégie. Le grand homme avait fait une attaque et même s’il conservait ses facultés, sa superbe avait bien baissé d’un cran voire de deux !

 

Moralité, croire que l’on touche le sommet n’est qu’une illusion. Il m’a toujours semblé beaucoup plus important de toucher le coeur des autres plutôt qu’un hypothétique pouvoir.

Souriez à votre boulanger, à votre facteur, à l’éboueur, à vos voisins, à vos amis, car ensemble vous atteindrez le sommet, celui de la sérénité.

 

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( 23 juillet, 2014 )

Pourquoi j’écris …

Vous êtes nombreux ces jours-ci à me demander comment l’envie d’écrire m’est venu … Je l’ai déjà expliqué dans ce blog mais je comprends la flemme des nouveaux, n’ayant aucune envie de retourner en arrière. Tout a débuté l’année de mes treize ans. J’ai découvert les citations en tous genres. J’ai retrouvé il y a quelques temps un gros cahier usagé rempli de poèmes et citations d’un temps passé. Je me suis mise à remplir des cahiers entiers de vers, de mots et d’histoires d’amour, et à tenir mon journal que je n’ai jamais stoppé …

J’ai lu dernièrement une citation qui disait qu’écrire était un besoin essentiel pour évacuer sa tourmente, ses angoisses, ses peurs, pour délier sa peur … Pour moi, c’est bien plus, écrire c’est être vivant ! Je me suis mise à écrire des contes pour enfants mais jamais satisfaite, je finissais par les jeter. Ma première nouvelle fut  » tu fus » en souvenir de Christophe. J’ai mis plus de vingt ans à écrire cette nouvelle, à lui donner vie par morceau, par phase. Au départ, elle faisait plus de cent pages mais était trop pointue, médicalement parlant, trop triste. Je l’ai remaniée durant l’été 2010 lorsque j’ai redécouvert le pouvoir de l’écrit.

Une clé fait démarrer une voiture et bien pour la vie, c’est la même chose ! On croise une route qui nous donne ce carburant. Pourquoi ? Seul le destin le sait ! Une chose est sûre, c’est cet été là que j’ai débuté Rouge … Ce n’était juste au départ qu’une jolie histoire d’amour et de vie, très poétique, en vers … L’histoire, vous la connaissez ! Mes fichiers sont partis, mes rêves aussi ! J’avais eu l’intelligence d´imprimer l’histoire de Christophe sur papier qui fut plus tard une trame chapitre Chris, mais pas mes sept chapitres … Trop quiche en informatique, trop confiante … Anéantie, je  fus découragée surtout que parallèlement la vie me donnait de grandes claques ! J’ai cessé d’écrire pour la première fois de ma vie durant des mois ! Je n’avais plus confiance ni en moi, ni dans la vie !

 

Et puis vient le jour où on sort de cet abîme, poussé par la vie, par des amis. On se remet à jongler doucement avec des mots ! On décide de braver ce destin qui nous a fait si mal ! On se lance un défi : un livre, un vrai ! Plus de roman d’amour ! On repart sur un autre style : le polar ! Au début, on efface, on gomme, on invente, on reprend tout … Parfois des circonstances font que l’on doit repartir à zéro, recommencer … Comme la vie ! Écrire est une épreuve et une vraie drogue ! On se décourage, on perd l’inspiration, on fait une pause puis un jour, notre héros est là, il nous appartient ! Il est tel que l’on en rêvait, il fait partie de nous ! Il ne nous quittera plus avant longtemps … Mon plus jeune fils me demandait récemment si Antoine Bourgnon pouvait disparaître … En tant qu’auteur, j’ai tout pouvoir sur mon personnage ! Mais que serais-je sans Antoine ? Mes lecteurs l’aiment, je l’aime, vous l’aimez …. Nous sommes liés … Pareil pour Carla qui va vous surprendre dans un tout autre style mais que je ne vais pas quitter comme ça … Aujourd’hui, je sais que j’étais prédestinée à écrire et même si j’y suis arrivée poussée par des forces négatives parfois, destructrices, l’important n’est plus ce passé mais cet avenir qui m’attend avec vous …

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