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( 18 juin, 2021 )

Doit-on suivre le chemin de vie classique ?

Il est grand temps de s’ouvrir à la vie et de quitter ce qui doit se faire, ce que l’on nomme le chemin classique. Nous ne vivons plus au dix-neuvième siècle, et c’est une bonne chose.  Le monde a évolué et même si les mentalités, elles, ont encore du mal à suivre, il n’en reste pas moins que chacun peut faire ce qui lui plaît !

Fini l’époque où une femme devait impérativement se marier et avoir des enfants pour être dite épanouie ! De plus en plus de couples choisissent volontairement de ne pas avoir de descendance ou de nombreuses personnes optent pour une partenaire de vie du même sexe cassant la « normalité ». Les couples mixtes sont de plus en plus nombreux, unions qui auraient fait rugir nos arrières-grands-parents. L’âge, dans un couple n’est plus regardé avec mépris, et c’est vraiment une bonne chose. Avant, souvenez-vous de « Mourir d’aimer », une femme ne pouvait aimer un homme plus jeune. L’évolution des mœurs permet à notre société de se libérer de chaînes ancestrales, autorisant le choix, même si ce dernier continue à choquer les esprits limités. Certains couples vivent une union dite libre, sans se sentir pour autant coupables, d’autres se coupent de la civilisation pour un retour total à la nature.

Tant de possibles, tant de routes, notre siècle est fabuleux dans ce domaine pour qui sait vivre sans écouter ceux qui jugent et crachent sur une vie qui n’emprunte pas le chemin classique.

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( 12 avril, 2021 )

Ne pas garder sa culpabilité

Coupable, on se sent tous coupable à un moment ou à un autre. Coupable de trop travailler, coupable de trop aimer ou pas assez, coupable de ne pas vivre pour soi, coupable d’égoïsme ou de faiblesse, coupable de faire des mauvais choix, coupable de trop agir ou à l’inverse pas assez.

Que celui qui ne s’est jamais senti coupable lève la main ! Bien sûr, cette culpabilité vient de notre éducation ou de notre empathie. Certaines personnes se sentiront souvent plus coupables que d’autres. Seulement, même si cette pseudo culpabilité n’est pas négative en soi, elle peut s’avérer un poids qui tord les boyaux.

Il faut sortir de ce cercle vicieux, simplement parce que sur la durée, la culpabilité est destructrice. On n’est rarement seul dans un choix ou une action. Ce qui veut dire que l’on n’a pas à porter une culpabilité sur nos épaules, sauf si on a assassiné son voisin.

Comment s’en libérer ? En acceptant d’avoir agi selon des circonstances que nous n’avons su ni maîtriser ni anticiper, la faire partir en hurlant pour qu’elle ne reste pas coincée ou en l’écrivant même avec des mots violents. Et surtout se rappeler que les vrais coupables, les manipulateurs, les pervers narcissiques, eux, ne connaissent jamais de sentiment de culpabilité.

Ce qui fait que nous, nous pouvons nous sentir coupables, c’est notre humanité.

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( 4 septembre, 2020 )

Il ne faut rien attendre des Autres pour être heureux !

Il ne faut rien attendre des autres pour être heureux. Trop de personnes « troquent » des morceaux de bonheur en attendant un geste, un retour. D’autres à l’inverse se sentant coupables d’avoir reçu une marque de sympathie et vont se forcer à rendre la pareille sans en avoir envie.

Le bonheur ne se trouve pas dans une contrainte. Il est.

Attendre des autres quelque chose, c’est un peu comme attendre un train sur un quai de gare fermé. Les adeptes de la pensée positive auront tendance à dire que vous recevrez toujours ce que vous donnerez. Ce n’est pas nécessairement vrai.

On peut se heurter à des personnes narcissiques qui ne savent ni aimer ni comprendre les attentions que leur portent les autres, tout comme les blessés de la vie, qui n’ont plus d’espoir, qui ne croient plus en rien. Ceux-là seront toujours incapables de « donner » ( en dehors de l’argent ou des cadeaux), et souvent peu fiables sur leur promesse.

Est-ce une raison pour être égoïste ? Je ne pense pas. Il faut juste apprendre à ne pas se faire phagocyter par les autres, à cueillir le bonheur lorsqu’il s’invite, mais il faut surtout travailler sur son « moi » et ne plus être la « gentille qui accepte tout » que ce soit dans le travail, dans la sphère amicale ou familiale.

Apprendre à dire un vrai non sans pour autant se fermer à la vie est une libération !

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( 1 septembre, 2020 )

Mes lectures de l’été 2020

 

L’avantage des vacances, c’est que je ne cantonne pas des sorties littéraires, je pioche dans ma pile de livres un peu au hasard et découvre ( ou non) des pépites.

En tous les cas, je suis sortie de ma zone de confort ( polars et thrillers) et ce fut très appréciable.

J’en profite pour rappeler que toutes mes lectures sont également sur ma page FB « La forêt livresque », créée surtout pour m’éviter de relire deux fois un même bouquin ! (quand on lit beaucoup, cela arrive :) )

Certains de ces retours sont détaillés, d’autres non. Tout dépend de l’endroit où je les ai lus et de ce que j’avais à en dire, n’aimant pas vraiment être obligée de pondre une dite chronique !

 

Tout le bleu du ciel de mélissa da costa

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Quel merveilleux livre ! Quel texte fort, poignant ! Je commence vraiment mes vacances par un petit bijou littéraire comme je n’en avais pas lu depuis fort longtemps.

Un roman qui ne peut que toucher en plein coeur.

C’est l’histoire d’Emile, un jeune homme de vingt-six ans condamné par un Alzheimer précoce qui va entreprendre un dernier voyage avec une inconnue, Joanne une compagne d’aventure. Au cours de ce récit vont se jouer comme sur une gamme deux destins que rien ne prédestinait à se rencontrer au milieu d’endroits magnifiques dignes d’un coup de pinceau. Un livre rempli de tendresse, de douceur, avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, celle de cette fin incompréhensible, inadmissible, intolérable, cette perte de la mémoire si jeune, cette mort inévitable.

Ponctué de nombreuses citations, ce livre est un livre à lire, peut-être une piqure de rappel sur l’importance du présent.

 

« Si nous pleurons parce que le soleil n’est plus là nos larmes nous empêchent de voir les étoiles. »

 

L’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.

 

Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre

Pauli Coelho l’alchimiste

 

La beauté n’est pas dans l’objet regardé mais dans nos yeux

 

****

 

Ce que savait la nuit de Arnaldur Indridason

⭐️⭐️⭐️

 

J’ai apprécié certains romans de cet écrivain nordique, mais j’avoue que je n’ai pas eu un coup de coeur pour celui-là que j’ai trouvé long, sans véritable intrigue, d’une platitude étonnante même si le contenu était bien écrit.

 

*****

 

Rumeurs de Chandler Baker

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Coup de coeur

 

Pourquoi choisissons-nous un livre ? Le titre ? La couverture ? Allez savoir ! En tous les cas, j’ai adoré ce roman, un thème qui me parle, un sujet d’actualité mais écrit avec brio.

« Si seulement vous nous aviez écoutées, rien de tout cela ne serait arrivé. »

L’histoire de plusieurs femmes sloane, Ardie, Grace, Katherine, Rosalita, qui travaillent toutes dans une entreprise juridique la Truvi Inc. L’histoire d’un homme Ames, à la tête de cette entreprise, qui entretient avec les femmes en général des rapports peu convenables. Des rumeurs qui sonnent vraies et pourtant qui ne peuvent pas être pris en compte car on ne peut pas croire qu’un homme « bien » puisse agir mal, c’est inconcevable, seules les femmes, ces mythos peuvent mentir.

Un style à la fois caustique et drôle, une histoire que je n’ai pas lâchée !

 

« Nos mots seront notre héritage. Nos mots criés haut et fort.  Pour que le monde entier snous entende. Fini d’implorer pour être crues. Fini de supplier pour qu’on nous accorde le bénéfice du doute. Nous ne demandions plus la permission. La parole était à nous, enfin.

Écoutez-nous. »

 

À lire car cela n’arrive pas qu’aux autres, et on est trop nombreuses à se taire !

 

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Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver de Sonia Dagotor

Édition Cherche Midi

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Encore un coup de ❤️, une bien jolie histoire qui m’a mouillé les yeux.

Une romance toute simple où s’entrecoupe le destin de trois femmes ou plutôt devrais-je dire, trois générations. Une histoire qui traite de l’amour, du désir, du lien qui unit les hommes. Un roman que je n’ai jamais pu lâcher et dont on sort comme si on avait respiré une bouffée d’oxygène. En clair, j’ai adoré !

 

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L’énigme de laurent Offredo de Jean-Philippe Touzeau

⭐️⭐️⭐️⭐️

Mon premier livre de cet auteur et j’ai beaucoup aimé le personnage d’Annabella Vecchi, une détective privée transgenre, sujet dépeint avec beaucoup de pudeur et de doigté.

L’histoire se trame autour de Laurent Offredo, qui se serait suicidé, seulement  un commanditaire anonyme s’offre les services d’Anabella Qui va se lancer avec son fidèle comparse Ludeau sur les traces de la vérité dans la région de Belfort avec une belle description de la région et des monuments.

Bien écrit, dans un style agréable, peut-être un peu trop de dialogues, mais la lecture est agréable en vacances.

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Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière

⭐️

 

Un livre publié chez Fleuves édition, donc pour ceux qui pointent toujours du doigt  l’autoédition, j’ai trouvé pire chez un éditeur !

En vacances, j’ai acheté le livre sur Kobo, bien cher, sur les conseils de personnes sur un groupe. Quelle déception ! Je me suis fait violence pour le finir ! Est-ce parce que c’est une journaliste de France Inter que ce livre se vend autant ? En plus il a obtenu un prix … un thriller noir, très noir, pas vraiment fluide au niveau écriture, c’est ce que j’appelle un livre nocif avec un condensé de clichés grotesques : viol, obésité, souffrance morale, avec une fin totalement bâclée.

C’est extrêmement rare que je trouve un livre aussi peu intéressant !

Un thriller qui se veut haletant et qui ne l’est pas du tout !

Une daube !

 

*****

 

 

La mort sur son 31 de Martine Magnin

Édition Encre Rouge

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

https://encrerouge.fr/produit/la-mort-sur-son-31-ecrit-par-martine-magnin/

 

C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de Martine Magnin et cette fois-ci avec encore plus de curiosité, car la couverture interpelle énormément. J’ai donc plongé sans crainte avec délice dans les mots de l’autrice, sans appréhension malgré un sujet qui pourrait sembler difficile. Que dire de l’héroïne, Juliette, qui ressemble beaucoup à Martine Magnin si ce n’est une femme à la profession on ne peut plus originale.

L’histoire débute sur la vie de Juliette parfaite jusqu’au jour où la mort s’invite. Rien n’est plus pareil simplement parce que lorsque l’on vit « la mort », la résonance est autre. La mort de Paul, son frère alcoolique, remet tout en question.

Un magnifique plaidoyer où chacun peut se reconnaître s’il a vécu de tels deuils.

Juliette se rend en Martinique pour un dernier hommage et se plonge dans une introspection où se mêlent divers sentiments, où la mort est le personnage principal que ce soit au travers de son frère, avec le suicide de son ami Julien ou la perte de la mère, la blessure … une vie décrite dans un style fort avec une écriture parfaite et pertinente.

Un livre plein de douceur malgré le sujet grave. À lire sans modération !

 

 

Les phrases qui m’ont touchée :

«  Cette mort était un échec cuisant de sa supposée générosité et du devoir fondamental de fraternité. »

« La raison contre l’addiction, la tendresse contre la détresse, la sagesse contre l’ivresse, le combat était inégal. La bonne volonté et la tendresse ne suffisaient pas. »

« L’alcool, vrai cancer de l’âme, devint aussi un véritable cancer du foie. »

« On dit souvent qu’il faut beaucoup plus de courage aux très déprimés pour vivre que pour se supprimer. »

« Un suicide n’est pas un crime, sauf peut-être envers ceux qui restent. »5

Qui étaient les victimes, qui étaient les coupables ? Tous étaient concernés, et tous avaient leur part de responsabilité. »

« Pouvait-on être bouleversé par la perte d’un vide ? »

« L’amitié sans la présence, l’amitié dans le silence, l’amitié en absence, c’est encore l’amitié. »

 

*****

 

Sanction de Pierre Tré-Ardy

Édition Souffles Littéraires

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Comme chacun le sait, j’adore découvrir de nouveaux auteurs et la quatrième de ce roman a retenu toute mon attention. Je ne fus nullement déçue ! Une histoire qui commence fort dès les premières pages nous plongeant dans une succession de personnages titillant notre curiosité. Où l’auteur va-t-il nous entraîner ? Un thriller futuriste où nous plongeons dans des théories mathématiques fort intéressantes et bien expliquées pour une novice comme moi. Et puis, il y  a des meurtres qui s’amoncellent.  Pourquoi ? Eleanor Campbell est-elle en danger ou plutôt son fabuleux projet ? Et surtout qu’allons-nous devenir ?

Un livre visionnaire ? Souhaitons que non, mais qui nous tient jusqu’à la toute dernière page comme un aimant.

Un style fluide, superbement bien écrit. Un vrai régal !

Je recommande fortement ce livre pour vos vacances !

 

« Même la ficelle la plus solitaire finira tout simplement par se dissoudre dans le temps. Le temps engendre les conséquences : voilà la clé. »

« Si le temps venait à s’arrêter, est-ce que plus rien ne bougerait ? »

 

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Mourir d’amour de Louise Casenove

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une bien jolie couverture qui attire l’oeil, des premières lignes qui donnent envie de lire la suite, un titre qui veut tout dire, en résumé, un roman qui ne doit pas rester dans l’ombre.

C’est l’histoire de Louise, c’est aussi l’histoire d’un manuscrit, l’histoire d’une vie pas toujours très drôle, pas toujours très facile, c’est l’histoire du verbe aimer, avec cette inéluctable question : est-on vraiment libre d’aimer qui on veut, quand on veut ou est-on simplement la résultante de notre passé qui interfère sur notre présent ?

Une question essentielle à laquelle Louise tente de répondre au travers de ses rencontres, comme Tristan, l’alcoolique, Mohammed , comme Charlie … une jolie histoire de vie.

De magnifiques phrases qui feront, j’en suis certaine, de jolies citations :

« Non, son plaisir coupable, c’est l’oubli. »

« Comment partir, je veux dire, comment partir « vraiment » quand on ne vous retient pas ? »

« Tu crois qu’ils ont compris que les cages même dorées restent des cages et qu’au fond, nous sommes tous prisonniers de nos vies. »

« Est-ce que c’était ça l’amour ? Faire mal avant de consoler ? »

« Tu penses que c’est normal normal d’être méchant avec la personne que tu aimes. Parce que c’est le seul amour que tu aies connu. »

 

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La petite fabrique du bonheur d’Alice Quinn

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Encore un petit livre de vacances autoédité bien sympathique bien écrit, poétique, avdc une jolie histoire feel good, celle de Meryl est une jeune danseuse brisée en plein élan par un accident qui trouve refuge en devenant serveuse à La Petite Fabrique, un café fréquenté par des personnes meurtries par l’existence. Elle y rencontre Robin, sportif qui cache sa blessure derrière un comportement asocial, un aveugle aimant la lecture.

Un style agréable, une histoire douce, mais sans surprise. J’avoue tout de mem avoir eu un peu de mal gênée par les allusions récurrentes. Comme j’ai tendance à dire, le Covid, on en a mangé à toutes les sauces et une piqure de rappel dans une si charmante histoire n’était pas indispensable. Mais bon, l’écriture de ce roman est tellement jolie, que je fus rapidement happée par le récit, faisant fie des allusions politiques ou sur la pandémie pour ne conserver que la petite bulle de positivisme que transpire cette romance.

 

« Moi, je trouve qu’il faut aider les autres à avancer. Même si on n’est pas sûr du résultat. Ce qui compte, c’est le chemin. »

 

 

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Quantum de Patricia Corwell

⭐️⭐️⭐️

 

Que de mauvaises critiques j’avais lues, mais ayant des goûts parfois différents, j’ai donc plongé avec curiosité dans ce nouveau roman, le premier d’une nouvelle série sans Scarpetta. C’est vrai que cela fait un peu drôle d’abandonner un personnage qui a franchi plusieurs décennies (peut-être ce qui a gêné les nouveaux lecteurs ?)

En tous les cas, j’ai retrouvé l’ écriture, le style de Patricia Corwell, ses descriptions détaillées, ses remarques vues avec l’oeil de la légiste qu’elle fut.

J’avais lu que certains lecteurs avaient trouvé cette histoire longue et terne.  Ce n’est pas faux, mais c’est du pur Corwell, fidèle à son mode littéraire.

Certes, on n’a pas à faire à ces nouveaux polars bourrés de dialogues, parfois si mal écrits que mes poils se hérissent, mais c’est ce qui plait ! Triste réalité ! Les écritures faciles en fait.

Vous l’aurez compris, Quantum n’est pas un livre facile, mais j’ai trouvé intéressante ce plongeon dans un nouvel univers, celui de la NASA où avance le personnage principal. J’ai apprécié la description détaillée du travail tout comme l’approche psychologique. En clair, je ne fus pas déçue ! Ceci étant, ce n’est pas non plus son meilleur ! Peut-être juste le décors planté des nouveaux personnages.

 

L’histoire

 

la veille d’une mission spatiale top-secret, la capitaine Calli Chase détecte une alarme dans le tunnel d’un des centres de recherche de la NASA. Spécialiste en mécanique quantique et enquêtrice en cybercriminalité, Calli sait que l’approche imminente d’une tempête avec le shutdown décidé par le gouvernement créent des conditions idéales pour un sabotage.

Le danger dépasse toutes ses craintes. Des indices troublants indiquent que Carmé, sa sœur jumelle, portée disparue depuis plusieurs jours, est liée à cet incident. Alors que le compte à rebours est lancé, Calli prend conscience qu’en cas d’échec la catastrophe sera terrible pour le programme spatial et pour la sécurité de la nation tout entière.

 

 

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GOLIAT de Mehdi Brunet

Taurnada éditions

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

C’est toujours avec plaisir que je découvre en SP une des nouvelles parutions de Taurnada éditions dont la sortie sera début septembre. J’ai rarement été déçue à ce jour. Merci pour leur confiance.

Ce roman se lit facilement. Le décors est planté sur une plateforme pétrolière nommée Goliat où il se passe de drôle de choses. Des cadavres. Une liaison impossible avec la terre. J’ai particulièrement aimé les personnages David Corvin, ex-agent du FBI et Abigail qui vont tenter de stopper un désastre sur Goliat.

Le passage régulier d’une année à une autre nécessite un temps d’adaptation, mais le tout étant bien rythmé, cela ne s’avère pas un obstacle.

Un bon livre de détente pour les pieds en éventail

 

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Apprendre une langue à l’ère numérique de Ivana Galvánková,

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Étant une quiche en informatique, je me suis dirigée un peu sur la pointe des pieds vers ce livre qui attisait, je l’avoue, ma curiosité. Malgré l’apprentissage de l’anglais au collège et au lycée à une époque où la tradition littéraire était surtout source de bonnes notes, je n’ai jamais su tenir une conversation en anglais.

Au final, ce ne fut pas rébarbatif et j’ai beaucoup aimé les conseils de l’autre comme : « Visualisez-vous parlant cette langue pendant plusieurs minutes et avec de nombreux détails avec un autre expert ou natif. » J’ai bien aimé le principe du 80.20.

Cela paraît bien simple expliqué ainsi, mais pas certain qu’à mon âge ce soit une réussite ! En tous cas, je testerai certainement grâce à une petite sélection de systèmes en ligne destinés à apprendre les langues., qui donne plein d’informations. Une vraie mine d’or !

J’ai bien envie d’essayer !

 

« N’oubliez pas qu’il est aussi important de trouver la motivation pour commencer que de la conserver jusqu’à ce que

vous atteigniez votre objectif. »

 

 

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Rutabaga la sorcière de Fanny le Rouet

La mésaventure d’Igor

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Mini roman jeunesse

 

J’avais déjà eu un coup de coeur pour une des aventures de cette sympathique sorcière qui avait bien plu à ma petite-fille. Je ne fus pas déçu par cet autre tome ( que je lui ferai lire à de prochaines vacances)

D’abord Rutabaga est une sorcière de notre époque qui déchire ! Elle se trimballe avec un téléphone et un GPS. Et Igor allez-vous me dire ? Je vous laisse le découvrir !

Un mini roman qui plaira à tous les enfants. Dommage qu’il n’y ait pas plus d’illustrations vu le coup de crayon superbe de l’auteure car cette sorcière, on l’aime vraiment !

Juste pour ceux qui auraient peuuuurrrr : « Rutabaga est une gentille sorcière. Elle ne mange pas les enfants, ni aucun être vivant car elle est végétarienne. »

J’ai adoré ! ( je reste une grande enfant et une ancienne instit, ça se voit !)

Foncez acheter ce petit bijou !

 

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Absolution de Yrsa Sigurdardottir

Actes Sud

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une valeur sûre, un livre nordique comme je les aime sur le thème du harcèlement.

Très bon bouquin

 

 

C’est par des vidéos transmises sur Snapchat à tous les contacts de la victime que la police islandaise est avertie d’un crime. On y voit la jeune Stella, terrifiée, demander pardon avant sa mise à mort. Quelques jours plus tard, près du corps, un papier sur lequel est seulement écrit le chiffre « 2″ sera retrouvé.

L’inspecteur Huldar est chargé de l’enquête, et la psychologue pour enfants, Freyja, doit l’aider à mener les interrogatoires des amies de l’adolescente. Très vite, tous deux comprennent que Stella était loin d’être l’ange que beaucoup décrivent. Mais qui aurait pu en vouloir à une lycéenne au point de la tuer ?

Peu après, un jeune homme est enlevé chez lui, en l’absence de ses parents. Là encore une feuille est découverte sur les lieux de la disparition : y est inscrit le chiffre « 3″. Jusqu’où la série se poursuivra-t-elle ? Et qu’en est-il de la victime numéro 1 ?

Dans cette nouvelle enquête haletante, Yrsa Sigurðardóttir met en lumière un drame terriblement actuel, qui touche tous les pays, tous les pans de la société et toutes les classes, celui du harcèlement en milieu scolaire et, plus difficile à endiguer encore, sur les réseaux sociaux

 

 

 

*****

Itinérance de Franck ESPOSITO

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une promenade au travers une vie, celle de Fabio Delmonte. C’est mon troisième livre de cet auteur et je ne fus pas déçue. Tout commence avec la naissance de Fabio, un 14 juillet 1848 à Marseille. La couleur est annoncée. Nous allons naviguer au travers du dix-neuvième siècle et au travers de différents pays.

Une fois encore, j’ai beaucoup apprécié la plume fluide de l’auteur, un morceau de vie écrit avec passion. Ce roman est une totale réussite encore plus savoureuse que Chicago River que j’avais particulièrement apprécié !

 

 

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Authentique de Jean-Jacques Goldman

Par sandri Casati

City édition

( septembre 2014)

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

 

Fan de JJG depuis toujours, c’est pour moi toujours un grand plaisir de lire sa biographie, montrant à chaque fois à quel point ce chanteur est un homme « bien »

J’ai eu l’immense chance de le rencontrer en « vrai » plusieurs fois, une personne d’une grande sensibilité.

Tout a commencé avec un petit bonhomme de 3 ans qui connaissait ses chansons par coeur. Son rêve était de le voir. Il est mort avant, mais j’ai osé prendre ma plume et écrire au grand monsieur pour lui raconter … il m’a répondu quelques semaines plus tard une longue lettre manuscrite que j’ai toujours.

Ainsi débuta un partenariat pendant plusieurs années avec de nombreux cadeaux pour mes classes, une rencontre au Zénith spécialement pour nous, un concours dans ma ville …

À travers ce livre, mon passé m’a fait un clin d’œil sympathique.

Un homme bien qui m’a permis de réaliser des projets extraordinaires !

Comme quoi on peut être la personnalité préférée des français et être une belle personne sans la grosse tête !

 

……..

 

L’enfant aux yeux d’étoile de Frédéric Lesur

éditeur Anne Carriere ( 2018)

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un bien joli roman que celui-là, poétique, tendre, l’histoire de Mathys, de Louis, le Petit Prince et Antoine, une magnifique histoire qui flirte avec la mort, l’amitié, les beaux sentiments. Un régal pour un premier roman.

 

L’histoire :

 

Enfant précoce, Mathys est le fils unique d’un couple d’enseignants. Il a dix ans quand un accident emporte brutalement ses parents. Le choc le fait s’effondrer dans une psychose réactionnelle incroyable : voilà qu’il prétend être « le Petit Prince » et qu’il agresse quiconque tente de le ramener au réel ! On fait appel à Louis Russel, pédopsychiatre, spécialiste des traumatismes infantiles et homme de cœur. Une thérapie baroque s’engage. Russel emmène Mathys sur le haut plateau d’Aubrac où s’est produit l’accident. Le faux Petit Prince retrouve peu à peu le goût du lien, mais son déni tient bon. Alors que le séjour s’achève, Russel conduit l’enfant jusqu’à un lac isolé dans la montagne puis s’éclipse. C’est alors que surgit un renard…

 

Des phrases magnifiques …

« Les solutions sont des petits oiseaux qui se taisent quand on n’est pas prêt et qui gazouillent quand on est bien. «

 

« Les poisons font pleurer le sang »

 

« Ça a beaucoup de pouvoir une étoile comme toutes les choses qui font de la lumière et sont belles. »

 

« La liberté n’est pas si facile à vivre. Elle inspire souvent l’angoisse, c’est pour cela que les hommes ont inventé des chaînes. »

 

« La fidélité allume une lampe de souvenir qui brillera pour toujours. »

 

« Quand on ne peut plus regarder avec le coeur parce que cela fait trop mal il reste une solution, apprendre à regarder avec l’âme. »

 

« L’imaginaire est le meilleur soin palliatif du réel. »

 

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Les héritiers de Stonehenge de Sam Christer

MA Editions (8 juin 2011)

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

L’avantage du numérique est de pouvoir tomber sur un livre sorti il y a un bon bout de temps. Une histoire assez sympathique, peut-être un peu tirée par les cheveux, mais intéressante et bien documentée.

 

L’histoire

Huit jours avant le solstice d’été, un homme est massacré sur le site antique de Stonehenge, au cours d’un sacrifice à glacer le sang, devant une assemblée de fidèles cagoules. Quelques heures plus tard, l’un des plus célèbres chasseurs de trésors du monde se suicide dans son manoir. Il laisse à son fils, l’archéologue Gideon Chase, avec lequel il était brouillé, une mystérieuse lettre…

Formant équipe avec une intrépide policière du Wiltshire, Gideon ne tarde pas à découvrir une société secrète – une antique légion internationale entretenant depuis des millénaires le culte de Stonehenge. Avec à sa tête un nouveau chef charismatique et impitoyable, la secte accomplit maintenant des sacrifices humains rituels dans une terrifiante tentative pour percer le secret des Pierres.

Truffés de codes et de symboles, Les Héritiers de Stonehenge est un thriller au rythme haletant qui vous révélera des détails fascinants sur l’un des lieux les plus mystérieux au monde.

 

Un livre idéal pour les vacances !

 

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VORGS ! Les cartes du destin. de Lara Lee Lou Ka

 

 

 

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Le sacrifié de Castelluccio de Isabelle Chaumard

Editeur : Le Mot Et Le Reste

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un livre très court ( 90 pages numériques) donc très vite lu, une histoire bien plantée. Pas un coup de coeur mais j’ai bien aimé l’ambiance et le style d’écriture.

Une histoire mélangeant le passé et le présent plantée dans le décor d’un ancien hôpital psychiatrique, sur les hauteurs d’Ajaccio.

Je ne connaissais pas cet auteur et ce fut une découverte intéressante.

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( 17 mars, 2020 )

Être un bon parent

Tout le monde voudrait le diplôme du meilleur parent de la terre, malheureusement être un bon parent est tout sauf facile. D’abord parce que l’on va se heurter à la normalité sociale qui définit à notre place ce que c’est qu’être un bon parent, ensuite nos actes seront toujours examinés à la loupe en cas d’échec et la vie est source d’échecs.

Coupable d’avoir trop travaillé.

Coupable de n’avoir pas donné assez d’amour.

Coupable d’avoir laissé entrevoir des émotions comme la tristesse ou le découragement.

Coupable de n’être pas riche.

Coupable de n’être pas assez lettré ou à l’inverse trop …

Coupable de ne pas avoir compris l’handicap possible de son enfant : autisme, handicap moteur ou physique etc

Coupable de ne pas tout lui donner ou coupable de trop lui donner.

Coupable simplement de trop l’aimer …

Des sujets de culpabilisation sont nombreux et ils ne font pas pour autant pour chacun d’entre nous de mauvais parents.

Pour moi un mauvais parent est une personne qui ne fait pas de son mieux pour ses enfants. Il peut se tromper, mal gérer son éducation mais l’important est qu’il tente de faire ce qui est bon pour lui.

Être un bon parent ce n’est vraiment pas facile donc â chacun de jouer le jeu de la vie et de ne jamais rien lâcher !

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( 3 avril, 2019 )

La peur, elle et toujours …

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La peur est un mode de penser lié à notre passé. Comme j’en ai déjà parlé sur ce blog, nous sommes tous différents, et nos peurs sont différentes. Untel sera angoissé par un examen, un autre simplement par la peur de la mort ou par la peur d’aimer.

Rares sont les personnes qui n’ont jamais connu la peur. Seulement, la peur, cette peur, peut-être tellement présente qu’elle nous prend dans ses tentacules et nous étouffe. Comme si nous écrivions un conte de fées chaque personne s’impose des barrières derrière lesquelles elle va se cacher, ces portes sont celles de nos peurs.

Les affronter demande du courage, de l’énergie, parfois même nécessite de plonger tout au fond de nous-mêmes, dans des petits recoins obscurs, où nous aurions presque envie de nous perdre.

La peur est pourtant un luxe que l’on ne peut pas se permettre, car il brise nos rêves, il freine nos défis, il nous limite. Pourquoi avons-nous peur ? Simplement, parce que la souffrance qui se profile à l’horizon nous tétanise. Si nous échouons, quelle souffrance ! Si nous avons raison et que cet autre est vraiment un pourri, alors effectivement nous sommes coupables d’avoir été si naïfs. Si ces châteaux de sable que nous avons mis des mois à bâtir s’écroulent sous l’effet d’une petite bourrasque, ce sera comme si toute notre vie tombait en fumée. J’ai connu des personnes prêtes à tout pour sauver leur vie et j’ai une grande pitié pour eux.

Tout au long de notre vie, nous avons peur de perdre quelque chose ou quelqu’un. Peur peut-être de disparaître totalement.

Je ne pense pas que l’on puisse vivre sans peur, sauf si l’on n’a vraiment plus rien à perdre, et même là, ne plus avoir peur, c’est peut-être simplement se perdre, tout simplement.

( 18 février, 2019 )

Société culpabilisante.

 

Nous vivons dans une société culpabilisante où le bien-être est la dernière roue du carrosse. Productivité, gains, argent, pouvoir, les maîtres mots, les seuls qui régissent ce monde. Et si vous avez le malheur de ne pas rentrer dans ce moule, vous vous retrouverez fusillés sur la place publique ou on vous fera comprendre avec peu de tacts que votre comportement met en faillite le système !

Prenons l’exemple simple des arrêts de travail qui sont un droit légal depuis 1930. En clair, une personne malade qui ne peut effectuer son travail se voit allouer une indemnisation. Seulement, s’arrêter de travailler est très mal perçu et la plupart du temps, nous ne nous arrêtons que contraints et forcés ! Et même dans un pareil cas, les regards réprobateurs des patrons ou des collègues plongent le pauvre malade dans une grande culpabilité ! Ce système de pensées est contraire à la bienveillance.

Même si certaines personnes ( il y a toujours des petits filous) ont ou abuser de cette loi, les autres ne font ni exprès ni semblants. Rajouter de la culpabilité n’arrange guère la guérison. Précision au passage que le gouvernement Macron a très sympathiquement remis en place la journée de carence, en oubliant que les fonctionnaires, contrairement au privée qui souvent ont leur salaire complété par l’emploeur,  se retrouvent imputés d’une journée de salaire ce qui est énorme. Une fois encore, cela revient à dire au malade : «  Bien fait ! Tu vas perdre une journée de salaire ! Tu n’avais qu’à ne pas chopper la grippe ! »

Tiens, justement cette grippe et son fichu vaccin. Avez-vous vu les publicités hyper culpabilisantes qui explicitaient que si vous ne vous êtes pas faits vacciner, vous êtes indirectement responsables de la grippe ? Le pic grippal au passage a montré que le vaccin n’avait pas été vraiment efficace cette année.

Coupables ! Nous sommes tous coupables de tout et de rien. Coupables de ne pas manger bio, coupables de ne pas manger sans gluten, coupables de manger vegan, coupables de ne pas être vegans, coupables de ne pas faire de sport, coupables de manifester, coupables de ne pas manifester … Coupables d’aimer, coupables d’être gays ou pas, catholiques ou athées, coupables, toujours coupables.  Quoique nous fassions, nous nous retrouvons toujours coupables de quelque chose.

Société culpabilisante, moralisatrice, société foncièrement égocentrique, peut-être serait-il temps un peu d’inverser la vapeur et de songer avant de trancher à se poser simplement l’ultime question : qu’est-ce qui est bien pour l’autre ? Pour mon ami ? Pour mon collègue ? Pour mon employé ? Pour simplement chaque être humain …

Que le monde retrouve cette lumière de bienveillance qui illumine nos forêts et peut-être, je dis bien peut-être, la paix pointera son nez …

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( 21 janvier, 2019 )

L’amitié entre un homme et une femme

Voilà un sujet qui me tient à coeur surtout lorsque je lis des inepties comme cette phrase : « l’amitié n’existe pas entre deux sexes opposés, car l’envie de baiser prédomine. » Wouah ! Soit je suis un cas particulier, soit c’est le monde qui ne tourne pas rond. J’ai découvert l’amitié masculine à l’âge de seize ans. J’avais deux amis en première, Stéphane et Rodolphe, et nous étions inséparables. Jamais je n’ai ressenti la moindre attirance pour l’un d’eux, peut-être parce qu’ils étaient gays allez-vous me dire, mais surtout parce que l’amitié est pour moi sacrée.

J’ai de nombreux amis hommes aujourd’hui, que je salue avec tendresse. Je les aime, énormément, mais l’idée d’enlever ma petite culotte pour eux ne me viendrait pas à l’esprit. Je me suis toujours moquée de ces hommes qui prenant les femmes pour de vulgaires objets passant par la phase amitié pour pouvoir tirer leur coup après. J’en ai connus. Je les repère très vite ! Autant je conçois totalement que l’on puisse tomber amoureux d’un ami ou d’une amie ( mon homme en est l’exemple), autant se servir d’une amitié sincère pour forniquer, j’ai du mal à l’avaler.

Si l’amitié est possible, c’est simplement parce qu’aimer un ami, c’est aimer ce qu’il est à l’intérieur, et finalement son sexe importe peu. Seulement certains hommes, car ce sont plus fréquemment les hommes, élevés dans la suprématie masculin d’homme dominant où la femme qui ne peut qu’être attirée sexuellement, ces individus ne peuvent concevoir une véritable amitié, convaincus que leurs amies ne peuvent être qu’amoureuses, si en plus elles sont mignonnes, impossible pour eux de retenir leur désir et ils vont s’en sentir coupables.

 

L’amitié entre deux personnes de sexe opposé, c’est une amitié qui accepte que cet autre puisse avoir, à un moment, du désir, et de ce fait également accepter que ce dernier ne puisse être partagé.

À une époque, pour un concours de nouvelles, j’avais écrit « autopsie d’une amitié », une histoire d’amitié ambiguë, un peu cynique, où je pointais les dérives des ressentis qui n’étaient pas dévoilés. La nouvelle avait été primée en 2011, je crois, mais les interprétations des personnes que je côtoyais avaient montré à quel point, l’idée même de l’amitié était encore d’un autre siècle.

 

En amour comme en amitié, une seule clé, celle de la communication ! Car il ne faut pas se leurrer, on ne se rencontre jamais par hasard, donc quelque chose dans l’ami va nous attirer. Rendons à César ce qui lui appartient, c’est à vous messieurs que la dérive est la plus grande. Souvent, vous devenez amis, en particulier lorsque vous êtes jeunes, avec des femmes qui vous attirent physiquement ou qui peuvent remplacer votre mère.

Alors le rôle de la femme est important. Afin d’éviter toute ambiguïté, être le plus clair possible, sans blesser, en posant bien les mots : « je t’aime, car tu es mon ami, mais je n’ai pas envie de détruire cette amitié qui est si précieuse à mes yeux. » Difficile si l’autre communique avec parcimonie.

 

Une étude britannique hautement scientifique montre tout de même que ce sont les femmes qui conservent le lien amical, tandis que les hommes n’arrivent pas à garder ce lien ( sauf si la femme le maintient), simplement parce que l’homme aurait une idée derrière la tête, consciente ou non.

Extrait de cette étude :

« Comme les chercheurs le pensaient, les hommes sont globalement plus attirés physiquement par leurs amies filles, que l’inverse. Ils croient aussi que leurs amies féminines sont plus attirées par eux qu’en réalité. Les femmes sont plus enclines à développer une relation romantique avec leurs amis si elles sont célibataires. Par contre pour les hommes le fait qu’il soit seul ou en couple ne modifie pas leur attirance pour leur amies. »

 

Vous, mes amis, je vous adore, sachez-le, mais votre amitié m’est tellement précieuse que rien ne doit jamais la détruire …

 

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( 14 août, 2018 )

Le pardon

 

Une fois encore je vais tenter de mettre des mots sur ce pardon si difficile à faire. Pardonner, c’est fermer une porte pour en ouvrir une autre. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on n’oublie, mais juste que l’on s’autorise à ne plus penser à cette douleur, que l’on ne cherche plus à comprendre, que l’on ne spécule plus sur des mensonges ou des incertitudes. Pardonner, c’est un peu comme so on pouvait simplement s’envoler un peu plus loin, parce que l’on en a assez de porter des chaînes.

Curieusement, lorsque l’on accepte de pardonner, on s’aperçoit que ce n’était pas si dramatique, que l’on avait fait un monde de rien, et surtout qu’au fond, ces personnes à qui on pardonne, elles font pitié. On ne fait pas du mal volontairement sans être en grande souffrance, et au lieu de se porter toujours en juge, peut-être se dire que ces individus n’ont pas eu la chance de pouvoir être aidés. Je parle bien sûr du pardon vis à vis d’une personne ordinaire et non d’un pervers, d’un PN voire d’un pédophiles ou meurtriers. Non que l’on ne puisse pas pardonner à ces personnes, seulement leurs pathologies n’ont pas besoin du pardon.

Ensuite, et c’est le plus dur, on doit apprendre à se pardonner. Sauf les cas pathologiques dont je parlais, on a tous un acte dont on n’est pas fier, que l’on aimerait voir pardonner, seulement ce n’est pas si simple, car souvent la culpabilité s’installe. Nous avons honte de ce que nous avons pu dire, faire ou être. Comment se pardonner ? Se convaincre simplement que nous ne sommes que de simples humains, et de ce fait que nous avons nos limites, et la plus grande s’appelle l’Erreur. Mauvais choix ? Paroles dites trop vites ? Impulsivité ? Nous sommes victimes de nos émotions, celles qui nous poussent à tomber parfois dans des pièges qui vont ensuite nous engloutir. Après nous nous sentons coupables, de trop aimer, de ne plus aimer, d’avoir fait le mauvais choix, d’avoir dit une bêtise, simplement parce que nous nous en voulons de ne pas être sans faille.

Pour se pardonner, se dire simplement que nous sommes plein de défauts, que nous essayons chaque jour de faire au mieux, que parfois on se trompe, mais que l’important est d’avoir osé un jour. Il n’y a que celui qui vit sur une île déserte qui ne se trompe pas ! Ne nous excusons pas d’aimer, car on ne choisit pas, ne nous excusons pas d’un choix fait, car au moment où il fut choisi, il nous semblait juste, ne demandons pas pardon aux autres de ce que nous sommes, soyons en fier, car chaque personne est unique.

Pardonnons-nous à nous, et aux autres de n’être simplement que des hommes.

 

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( 29 avril, 2018 )

Et si on la faisait cette paix ?

 

La paix des deux Corées. Symbolique cette paix entre deux pays ennemis depuis des années. Il était temps diront certains, cela ne tiendra pas disent les autres. Je suis une éternelle utopiste qui pense que c’est un grand pas en avant. L’homme, par définition, est pourri d’orgueil, et c’est cet orgueil avec un soupçon de pouvoir qui l’empêche de tendre la main voire d’accepter la main tendue. Donc même si cette paix semble illusoire, elle a l’immense mérite d’être tout simplement. Et c’est vraiment une belle victoire !

Ah si tous les hommes de cette fichue planète pouvaient s’assoir un temps sur leur orgueil, afin de regarder les évènements sous un autre angle, nous vivrions plus heureux. On oublie que trop que nous ne sommes que des êtres imparfaits, limités, et donc coupables de mauvais jugements ou mauvaises interprétations. On n’est pas aidés non plus par les autres qui ne pensent pas comme nous, qui ne ressentent pas comme nous, et bien pire qui souvent imaginent ce que l’on pourrait vouloir. Mais lorsque l’on comprend comment marche l’humanité, il est très facile de se créer une bulle d’oxygène où les travers des uns et des autres nous fait sourire. Alors on peut-être en paix avec soi, et ainsi curieusement, être en paix avec le monde entier. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, encore. Être en paix ne veut pas dire aimer tout le monde ni approuver tous les systèmes de pensées, cela ne veut pas dire être copain avec un néo nazi ou un extrémiste, non juste enrayer les processus de violence, les haines inutiles, les rancunes tenaces qui ne servent à rien.

Alors, qu’en pensez-vous ? Si on la faisait cette paix ?

 

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