• Accueil
  • > Recherche : desir attirance
( 21 janvier, 2019 )

L’amitié entre un homme et une femme

Voilà un sujet qui me tient à coeur surtout lorsque je lis des inepties comme cette phrase : « l’amitié n’existe pas entre deux sexes opposés, car l’envie de baiser prédomine. » Wouah ! Soit je suis un cas particulier, soit c’est le monde qui ne tourne pas rond. J’ai découvert l’amitié masculine à l’âge de seize ans. J’avais deux amis en première, Stéphane et Rodolphe, et nous étions inséparables. Jamais je n’ai ressenti la moindre attirance pour l’un d’eux, peut-être parce qu’ils étaient gays allez-vous me dire, mais surtout parce que l’amitié est pour moi sacrée.

J’ai de nombreux amis hommes aujourd’hui, que je salue avec tendresse. Je les aime, énormément, mais l’idée d’enlever ma petite culotte pour eux ne me viendrait pas à l’esprit. Je me suis toujours moquée de ces hommes qui prenant les femmes pour de vulgaires objets passant par la phase amitié pour pouvoir tirer leur coup après. J’en ai connus. Je les repère très vite ! Autant je conçois totalement que l’on puisse tomber amoureux d’un ami ou d’une amie ( mon homme en est l’exemple), autant se servir d’une amitié sincère pour forniquer, j’ai du mal à l’avaler.

Si l’amitié est possible, c’est simplement parce qu’aimer un ami, c’est aimer ce qu’il est à l’intérieur, et finalement son sexe importe peu. Seulement certains hommes, car ce sont plus fréquemment les hommes, élevés dans la suprématie masculin d’homme dominant où la femme qui ne peut qu’être attirée sexuellement, ces individus ne peuvent concevoir une véritable amitié, convaincus que leurs amies ne peuvent être qu’amoureuses, si en plus elles sont mignonnes, impossible pour eux de retenir leur désir et ils vont s’en sentir coupables.

 

L’amitié entre deux personnes de sexe opposé, c’est une amitié qui accepte que cet autre puisse avoir, à un moment, du désir, et de ce fait également accepter que ce dernier ne puisse être partagé.

À une époque, pour un concours de nouvelles, j’avais écrit « autopsie d’une amitié », une histoire d’amitié ambiguë, un peu cynique, où je pointais les dérives des ressentis qui n’étaient pas dévoilés. La nouvelle avait été primée en 2011, je crois, mais les interprétations des personnes que je côtoyais avaient montré à quel point, l’idée même de l’amitié était encore d’un autre siècle.

 

En amour comme en amitié, une seule clé, celle de la communication ! Car il ne faut pas se leurrer, on ne se rencontre jamais par hasard, donc quelque chose dans l’ami va nous attirer. Rendons à César ce qui lui appartient, c’est à vous messieurs que la dérive est la plus grande. Souvent, vous devenez amis, en particulier lorsque vous êtes jeunes, avec des femmes qui vous attirent physiquement ou qui peuvent remplacer votre mère.

Alors le rôle de la femme est important. Afin d’éviter toute ambiguïté, être le plus clair possible, sans blesser, en posant bien les mots : « je t’aime, car tu es mon ami, mais je n’ai pas envie de détruire cette amitié qui est si précieuse à mes yeux. » Difficile si l’autre communique avec parcimonie.

 

Une étude britannique hautement scientifique montre tout de même que ce sont les femmes qui conservent le lien amical, tandis que les hommes n’arrivent pas à garder ce lien ( sauf si la femme le maintient), simplement parce que l’homme aurait une idée derrière la tête, consciente ou non.

Extrait de cette étude :

« Comme les chercheurs le pensaient, les hommes sont globalement plus attirés physiquement par leurs amies filles, que l’inverse. Ils croient aussi que leurs amies féminines sont plus attirées par eux qu’en réalité. Les femmes sont plus enclines à développer une relation romantique avec leurs amis si elles sont célibataires. Par contre pour les hommes le fait qu’il soit seul ou en couple ne modifie pas leur attirance pour leur amies. »

 

Vous, mes amis, je vous adore, sachez-le, mais votre amitié m’est tellement précieuse que rien ne doit jamais la détruire …

 

379AD108-F6ED-4AD2-BA24-AD933B778314

( 19 janvier, 2019 )

Parce que l’amour est plus fort que tout

 

Est-ce que je suis une idéaliste ou une grande naïve, mais malgré mon grand âge, malgré les coups que la vie m’a donnés, malgré les épreuves que j’ai traversées, je continue de penser que l’amour est plus fort que tout. Je parle de l’amour avec un grand A, ce lien qui unit les hommes, cette petite étincelle qui construit du lien.

L’amour, c’est un des premiers sentiments que nous recevons à notre naissance, celui de parents qui nous ont désirés, qui vont nous regarder grandir avec amour, puis qui vont nous laisser partir, parce qu’un enfant se doit de partir. Là, l’amour en fleurs va se présenter parce que nous tombons amoureux de l’amour, et parfois cet état va durer quelques années, et puis un jour, la fleur va faner. Naitra alors l’amour, tout aussi puissant, mais beaucoup plus raisonnable.

Et puis au coin d’une rue, d’une rencontre … un jour, car il y a toujours un jour, on va se trouver en osmose de vie avec un autre, un inconnu, que nous n’avons pas nécessairement choisi, qui s’est imposé, qui va prendre toutes nos pensées, toute la place, qui s’inscrira comme une évidence, jusqu’à ce que cette nouvelle fleur se fane. Mais peu importe, l’avoir cueilli, vécu, c’est purement magique.

 

L’amour est un sentiment tellement unique qu’il peut rendre fou, pourtant triste sera celui qui ne saura pas le reconnaître ou qui le laissera passer. Triste aussi celui qui choisira le confort et la sécurité à cette passion qui pourrait tout emporter.

Les allergiques à l’amour, de plus en plus nombreux à notre époque, vous rétorqueront que cet amour si puissant n’est pas le véritable amour. Mais pourquoi un amour serait-il plus véritable qu’un autre ? Le plus important n’est-il pas d’aimer tout simplement ? De ressentir ces milliers de papillons danser devant nos yeux, de danser sous la pluie, de chanter seul sous sa douche ? Qui n’a pas ressenti un jour cette attirance incompréhensible, sortant presque de la normalité, emportant le présent dans un monde où le rêve est roi ?

Je terminerai  simplement avec mes mots qui n’engagent que moi , n’hésitez pas à sauter dans le train en marche, mieux vaut vous tordre la cheville en vous rattrapant que de ne pas avoir essayer du tout !

 

CDE08DB1-3DCE-40CA-8BCD-37D2DB76626F

( 8 janvier, 2019 )

Illusion ou désillusion

L’illusion ou devrais-je dire la désillusion, si fréquente, ces fois où l’on s’est trompé, où l’on a voulu y croire, où l’on s’est peut-être noyé. Illusion d’aimer ou illusion de ne pas voir la réalité ?

Il semblerait, mais je pense une fois encore que c’est certainement purement sexiste, que la femme serait plus sujette à tomber dans cette marmite bouillonnante. Serait-ce parce que les hommes savent trop bien mentir ou jouer ? Ou bien simplement parce que nous ne parlons pas le même langage ?

Pourtant que de quiproquos, que de désillusions dans cette non-communication.

 

Comme vous le savez, ces relations illusoires servent souvent de trame à des romans, ce sont ces regards qui se cherchent, ces mains qui se frôlent, ces silences qui parlent … et vlan, la demoiselle va craquer pour son beau collègue, marié, son boss, ou sur son toubib favori qui n’est qu’un homme, rien qu’un homme. J’en entends certains dire que « les gonzesses se font du cinéma », seulement c’est un raccourci facile, car cette déformation de la réalité, quoiqu’en disent les mecs, les femmes ne l’inventent pas toutes seules. Ces messieurs ont la fâcheuse tendance d’user, voire d’abuser de leur pouvoir de séduction, parce qu’ils vieillissent ou simplement parce que cela les rassure, mais comment un coeur tendre peut-il ne pas se faire écraser ?

Et puis, il y a tous ces signes qui ne sont pas dit ou qui ne veulent pas être dits. J’ai lu dans une biographie récemment que Marylin Monroe avait adoré Arthur Miller, parce qu’il était le premier à ne pas lui avoir demandé de coucher avec elle tout de suite, alors que s’il n’avait rien tenté, c’était simplement parce qu’il avait une peur bleue de ne pas assurer au lit !

( et non parce qu’il ne pensait pas « à ça »)

 

Personnellement, je n’ai jamais été le genre à fantasmer sur un homme pour le simple plaisir de fantasmer ! Ce que j’aime, c’est vivre une histoire d’amour, à fond ! Pas en mode virtuel. C’est pour cela que j’ai bien du mal à comprendre ces hommes qui font tout pour être aimés et qui ensuite vont volte-face ! Je connais beaucoup de copines qui en ont souffert.

Je sais que des femmes agissent également à l’identique. Aimer un homme ou une femme sans s’autoriser à le toucher, ce n’est pas bon ni pour le corps ni pour l’esprit. C’est un peu fuir la réalité pour ne vivre qu’un rêve !

Une fois encore, je dirais juste que nous sommes au vingt-et-unièmes siècle, que la femme a le droit de désirer un homme ( ce n’est plus juste le privilège de ces messieurs), mais à l’inverse, ce n’est pas nécessairement un appel à coucher si elle passe du temps avec un homme qu’elle affectionne ( l’amitié, ce n’est pas pour les cochons !) et surtout, parfois des déclics se font et d’autres fois, cela ne se fait pas !

 

Le tout est de communiquer correctement, d’échanger, de savoir dire « non », d’entendre le « non », mais de ne pas rester dans le flou.

Après, existe-t-il un seul couple où il n’existe pas une zone d’ombre ? Parce qu’au fond, rien n’est plus compliqué que les sentiments et les attirances …

 

D8B020D0-B2FF-4A7D-8CA1-20D4EDEFDCE7

( 26 septembre, 2018 )

Ces coups de coeur qui ne durent pas

 

Ah cupidon et ses flèches ! Que de coeurs brisés ces jours-ci viennent pleurer dans mes bras ! Personnellement, je n’ai jamais cru au coup de foudre qui ne s’avère qu’une simple attirance physique, intellectuelle ou morale, une sorte de jeu de séduction entre deux personnages en mal d’amour, ayant simplement un besoin inconscient de combler un vide, de se sentir toujours vivants. Seulement l’amour c’est bien plus que cela. Ces personnes sont à la recherche d’une lumière, d’un espoir, car une vie sans espoir n’est rien. Mais voilà, un coup de coeur restera toujours un coup de coeur, et se transformera rarement en véritable amour. Chacun est à la recherche de quelque chose que l’autre va donner au début, et un jour le miroir se brise, les personnes changent, et la réalité se révèle une illusion.

Curieusement, les femmes s’en remettent beaucoup moins bien que les hommes, peut-être parce que nous les femmes, nous vivons beaucoup plus dans un rêve ? En tous les cas, nombreuses sont celles qui m’écrivent souffrir des années plus tard de cette perverse attirance.

Faut-il pour autant renoncer à vivre ces passions ? Si on garde les pieds sur terre, non, si on ne convole pas directement en noce, toujours non, et surtout si on évite de mélanger désir sexuel ou solitude à combler et amour. La plupart des coups de coeur ne durent pas, c’est statistique, c’est ainsi. Après plutôt que tomber dans les délires guimauves, simplement se dire « on s’aime bien » c’est déjà bien mieux que laisser un « je t’aime » qui s’effacera une fois la passion épuisée.

 

C74A866F-2CFB-49EB-AAF6-E3BAF91F7FDE

( 13 juin, 2018 )

Cette attirance, cette évidence …

Certaines rencontres sont des évidences comme si un marione leur avait donné vie .  . Instant poétique et magique …

Ah cette attirance ! Tout le monde parle, que l’on ait sept ans ou soixante-dix sept, elle défie le temps. On voudrait y croire encore un peu, parce que c’est tellement bon de se sentir vivant. Ce seront ces regards qui ne trompent pas, qui se frôlent, attrapés au vol, ce désir sans un mot, sans un bruit,  sauf celui du coeur qui bat un peu plus vite.

Cette évidence, c’est cette impression que c’est Lui, cet autre qui nous ressemble, que l’on déteste un peu pour ça, qui nous déstabilise emportant nos convictions, qui nous attire sans le vouloir, que l’on va feindre d’ignorer pour notre tranquillité.

Parfois, malheureusement, cette évidence tombe mal, au mauvais moment. Ce sera elle qui attend un enfant ou s’apprête à signer un nouveau contrat, lui qui n’a pas le temps ou a peur de le prendre. Reste juste cette envie de l’autre à chaque rencontre, ce frôlement de mains, le besoin de se fondre. Ce n’est ni une question de physique ni  de sexe, quoique peut-être, elle lui plait, il la trouve belle, elle est sous son charme, ils savent, mais ne disent rien, car les mots gâcheraient tout. Alors sous la plume, les fantasmes se déshabillent, c’est plus facile, les corps se dessinent, la peau glisse sous des doigts imaginaires. Il n’est plus vraiment Lui, il est simplement Homme, elle est Femme dans ses rêves, une obsession, une question qui hante. Et si, et si sans le savoir ils passaient à côté de l’ultime plaisir, et si ces corps enlacés dont la nuit dessine une vérité bien plus grande, et si rien n’était un hasard, et si tout devrait arriver, et si même si cela paraît compliqué, presque impossible, ils pourraient une dernière fois conjuguer le verbe aimer, et si cette évidence ne devait pas être évitée ?

Alors comment faire pour que cet amour ne puisse pas totalement les consumer ?

 

9928EDA4-9CAC-44F1-B48D-67E1C94AF478

( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

Pixabay.com

Pixabay.com

( 8 février, 2018 )

Comment sait-on que l’on est amoureux ?

 

Question piège d’une élève, la question qui tue, car pas simple à expliquer, d’abord parce qu’être amoureux ne signifie pas aimer pour toujours, et ça un gosse ne le comprend pas.

Comment savoir que l’on est amoureux ? Je sais que beaucoup vont encore me parler des âmes qui se reconnaissent parce qu’elles se connaissaient ou se reconnaissent, de cette certitude, mais si c’était si simple, pourquoi tant de personnes se poseraient la question ?

Qu’ai-je répondu à ces petits angelots ? Ah vous êtes de petits curieux, alors j’ai juste dit que si cette personne que l’on vient de rencontrer nous rend heureux, alors peut-être que nous sommes amoureux. Après que c’est une émotion tellement magique que souvent on hésite à la nommer, par peur ou par prudence. Que l’on a l’impression de marcher sur un nuage, d’être invincible, juste dans l’attente du prochain rendez-vous.

 

Tomber amoureux reste un choc, la preuve , tout se trouve dans cette expression « tomber », comme si on se prenait l’amour dans les pieds, et que l’on se cassait la figure. Ajoutons à ce chamboulement une pincée de désir et le tour est joué. On va s’apercevoir qu’il ne peut en être autrement, que l’autre est une évidence, qu’il n’y avait vraiment aucune raison pour que cela arrive, et pourtant, c’est là, ce pincement au coeur, ces picotements dans le ventre, ce coeur qui bat plus vite, cette attente.

Est-ce l’Amour avec un A majuscule ? Peut-être ou pas, peu importe. L’amour n’a ni raison ni loi.

On se plaît souvent à dire que c’est une attirance physique, que l’autre est beau comme un Dieu, pourtant souvent ce n’est rien de tout ça, qu’il est notre patron ou qu’il plaît à notre famille, tout cela on s’en fiche. C’est simplement parce qu’il est unique pour nous. Pour une raison inexpliquée, il a touché une corde sensible qui fait que plus rien d’autre n’est important. Il est tout simplement. Tout le monde a été amoureux un jour, tout le monde s’est envolé sur cette émotion, cette envie de le voir même juste quelques minutes, la joie en recevant un message même banal. La sensation d’être sur un nuage, convaincue que rien ne pourra jamais nous faire de mal. Lui, avec qui le silence hurle plus fort que les mots, ces regards qui se frôlent sans se toucher, l’imagination qui prend le relais s’accouplant avec le fantasme, dessinant la douceur des lèvres, la caresse de la langue, l’envie d’être libre de vivre le moindre désir, de découvrir le plus petit millimètre de chair, de se fondre dans l’absolu.

L’amour dans toute sa beauté. Cet autre, Lui,  que l’on admire, à qui on pardonne ses défauts, ses conneries, même ses erreurs les plus graves, parce que l’on ne désire qu’une seule chose, qu’il nous accepte tel que nous sommes.

Comment sait-on que l’on est amoureux ? Que dois-je répondre de plus sensé si ce n’est une réalité qui ne serait que celle d’aimer et d’être aimé.

Alors comment sait-on que l’on est amoureux ? Peut-être en le vivant vraiment tout simplement.

( 11 janvier, 2018 )

Quand l’adultère fait des ravages

Vous, mes lectrices, vous êtes nombreuses à jeter la pierre au visage de celle qui a détourné le gentil mari du droit chemin. Pourquoi ce désir de vengeance ? N’ayant jamais été trompée dans ma vie ou ne l’ayant jamais su ( ce qui au final est pareil), je ne connais pas ce sentiment, mais j’essaie de comprendre, pourtant je suis une convaincue que la vengeance n’apporte pas de soulagement, que c’est une énergie négative, violente, faite sur le coup d’une douleur intense.

Pourtant, vos témoignages montrent que souvent, vous les femmes, vous vous venger, et pas qu’un peu, soit en allant détruire l’autre, soit en bousillant la vie du chéri. Les statistiques montrent que 90 % des personnes disjonctent en apprenant qu’elles sont cocues. Elles vont crier, hurler, se fâcher, menacer de partir avec les enfants, mais si la blessure est trop profonde, elles vont tout simplement reporter leur colère sur leur rivale. Vengeance avec crêpage de cheveux, vengeance sournoise, vengeance destructrice.

La jalousie en est-elle la cause ? Je ne pense pas, je dirais plutôt que c’est le fait de perdre la face qui induit ces comportements. L’autre en qui on avait toute confiance a osé poser ses yeux sur cette femme, et au fond qu’a-t-elle de plus que nous ? Que fait-elle au lit de mieux ? Et surtout l’aime-t-il ?

Une lectrice me disait être outrée d’avoir été choquée par cette femme obèse qui l’a remplacée.

Chaque couple peut un jour se trouver face à une histoire d’amour qui tourne mal. Un coup de coeur ne se choisit pas, il s’impose. Il est souvent lié à une attirance sexuelle, pourtant tout le monde ne franchit pas la ligne rouge. Tromper ne veut pas dire non plus ne plus aimer. Tromper l’autre signifie qu’il y avait une faille dans le couple, un manque, un besoin de vivre autre chose. Il y a souvent des signes avant coureur.. Alors pourquoi cet esprit de vengeance puisque la cocufiée est indirectement responsable de sa propre situation ? Cette vengeance effacera-t-elle l’humiliation ? Être trompé se sait rapidement, les gens parlent, l’amour même le plus fort est abimé. Peut-on pardonner à une personne infidèle ? Je pense que l’on peut pardonner à tout le monde si on le veut vraiment, mais on ne pourra jamais oublier. Reconstruire, oui, autrement, peut-être, durablement, si on le veut vraiment, et puis à dire vrai, il n’y a pas de vengeance plus parfaite que le pardon, poussant l’autre au remord, non ?

( 10 décembre, 2017 )

Sait-on toujours que l’on est amoureux ?

J’adore lorsque mon fils de quinze ans me pose cette question piège. Un silence suivit. Que répondre ?

Certains vous diront que l’amour se reconnaît au premier regard. C’est souvent le cas lorsque l’on est jeune, amoureux de l’amour, mais avec l’âge, l’attirance sexuelle va s’installer en premier ou la connivence intellectuelle. On ne se trouve pas toujours face à cette certitude, « c’est l’homme de notre vie ! ». Je serais même encore plus perfide, l’amour qui s’impose comme une évidence est celui qui va souvent avoir les pires obstacles. Et puis, il y aura ceux qui peuvent ne plus se désirer, et continuer à s’aimer, tout comme le contraire, ceux qui continuent à s’attirer sexuellement sans éprouver un véritable amour. Alors quelle réponse donner ? Est-ce parce que l’on reste avec quelqu’un que c’est de l’amour ou bien est-ce simplement parce que l’on est bien ?

L’amour, pour moi, est tout sauf la sécurité. Ce n’est ni routinier ni facile. L’amour, le vrai, celui dont on rêve tous, se reconnaît à ses obstacles, à ses blessures, à ses alternances de pure passion et de douleur. C’est ce coeur qui va battre plus vite, cette attente de l’autre, ce désir qui se conjugue avec l’attenTe.

Alors j’ai envie de répondre à mon loulou, et bien non, on ne sait pas toujours si on est amoureux, on le sent, mais on ne le sait pas, simplement parce que l’amour ne s’explique pas, parce que parfois on n’a pas envie de déséquilibrer une vie « pépère » pour ce coup de folie, alors on préfère fermer les yeux, refuser d’écouter notre coeur qui tape, se dire que c’est juste superficiel. Souvent, l’avenir montre que l’on a raison, les sentiments s’effacent pour faire place à d’autres, et à d’autres moments, la réalité se dessine. Cet autre que nous ne voulons pas, qui au fond ne nous aime certainement pas, nous n’arrivons pas à l’effacer. Son image nous hante. Nous n’attendons rien, nous ne voulons rien, cet amour à lui seul nous rend heureux. Nous aimons l’autre pour ce qu’il est vraiment, profondément, avec ses failles, ses erreurs. Nous savons au fond que nous sommes amoureux, car nous avons peur de perdre cet amour, peur d’être vide sans l’autre. Je ne crois pas à l’amour platon, donc l’amour est un tout, sauf à quinze ans. :)

Nous savons que nous avons vraiment été amoureux « pour de vrai » comme disent les enfants, le jour où après avoir traversé les tempêtes, le regard des autres, les critiques, nous constatons que ce sentiment n’est pas complètement détruit, et que sa petite flamme continue à vivre. Alors, seulement à ce moment-là, nous pouvons dire « Un jour, j’ai vraiment aimé ».

 

72703893-3A46-44C3-945C-6C4B72700214

( 7 décembre, 2017 )

L’amour ne meurt pas, il dort …

Curieusement, les amours impossibles ont souvent cette finalité, celle de ne pas mourir, peut-être justement parce que ce sont des amours impossibles. Qui n’a pas aimé ainsi ne peut le comprendre. Vous savez, c’est cet amour que l’on éprouve pour un prof que l’on vénère quand on a quinze ans ? On sait au fond de soi que ces amours n’existent pas, qu’ils sont le fruit de nos fantasmes, mais les sentiments, eux, sont bien réels, sincères, et on se souviendra encore adultes de ce sentiment, car il nous a construit. Personnellement, quel béguin j’ai eu en troisième pour mon prof de maths ( et je n’étais pas la seule) à tel point que j’ai obtenu au brevet un18/20 dans cette matière ( que l’on se rassure, ce fut la seule fois). J’ai eu la malchance de croiser de nouveau la route de ce prof dix ans plus tard, et comment dire, quelle déception ! Mais je n’ai jamais oublié malgré tout ce sentiment.

L’illusion les fait vivre, et au final quelque part nous aide à nous surpasser.

Il y a aussi les amours que l’on vit adultes, ceux que la mort sépare, ceux-là sont écrits à jamais dans le livre du temps, ceux que l’on nomme les amours contrariés, ces personnes qui se reconnaissent, qui se comprennent, mais qui appartiennent à d’autres. Ce sont des amours fabuleux, qui doivent leur existence à cette pincée d’impossibilité maintenant un désir toujours intense. Ces amours sont magiques, uniques, et les artistes sont les plus touchés par ces amours impossibles souvent à l’origine de leurs plus beaux textes ou poèmes.

Ces amours ne meurent jamais, car contrairement aux relations ordinaires qui s’usent avec le temps, ces émotions restent vivantes, telle une plume, elles s’envoleront, mais reviendront doucement par vague.

À bien y réfléchir, existent-ils vraiment des amours impossibles ou sont-ils simplement des amours contrariés ? Ces coups de coeur coincés à cause de nos peurs ? Ces amours qui dérangent les autres jusqu’à en faire une cible vivante ?

Les amours ne devraient pas mourir, tous ceux que nous avons vraiment aimés, l’amour est une chose merveilleuse emportée par une force et une énergie hors du commun. Peu importe « la valeur » de cet amour, car toute attirance n’a pas de passé, elle se retrouve juste alimentée par l’instant sans aucun regard pour le futur.

 

« L’amour est un ensemble de sentiments totalement irrationnels, et donc, incontrôlables, qui vont surgir en nous sans prévenir, sans précautions particulières, sans préparations… » Salomé

12
Page Suivante »
|