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( 9 avril, 2021 )

Séries, livres sur le Covid

Nous vivons une période difficile qui dure depuis un an, et je constate que dans de plus en plus de livres ou de séries, on ne parle QUE du Covid sous toutes ses formes, comme si ce virus avait également attaqué les neurones des auteurs et des scénaristes, leur enlevant une idée nouvelle. Je sais que certaines plumes ont besoin d’évacuer cette tension liée à la pandémie, mais bon, il y a autre chose à écrire , non ?

Ou est-ce un vrai besoin de lecture ?

Personnellement, je me refuse à faire un livre où mes héros portent des masques, se font vacciner, mais peut-être ai-je tort et mon manuscrit ne sera pas lu ?

Autant,  j’ai un immense plaisir à lire des articles d’amis auteurs sur le sujet, souvent satiriques, humoristiques ou ouvrant au débat et à la réflexion, autant une histoire d’amour ou un polar sur fond de Covid, j’avoue que cela ne me tente pas et je referme vite le livre, car ke sujet ne met pas du tout en transe ! J’ai besoin d’évasion, de voir autre chose que ce présent anxiogène.

Après chacun peut avoir un ressenti différent ! Et vous, quel est le vôtre ?

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( 16 novembre, 2018 )

Je ne cherche pas à plaire !

Oups ! Sacrilège dans un monde comme le nôtre où l’image compte tellement, où chacun sur les réseaux sociaux ne cherchent qu’à plaire, à obtenir le maximum de like ou de vues. Je vais vous donner un scoop, je m’en moque complètement ! Je ne regarde les statistiques de mon blog que deux ou trois fois par an, et je suis toujours surprise de voir que mes articles sont lus en montée constante depuis cinq ans.

Mais je ne recherche ni amour ni reconnaissance ( désolée pour ceux que je déçois), je n’en ai pas besoin. Je n’en ai jamais eu vraiment besoin. Je sais que je peux m’appuyer sur des personnes fidèles qui ne me jugeront jamais, qui me respectent. Et c’est important. Après les autres, et bien s’ils aiment, tans mieux, s’ils ne m’aiment pas, tans pis, que ce soit mes articles, mes livres ou bien moi.

J’écris parce que j’aime cela, un peu comme si je dessinais des paysages sur des feuilles à dessin, sans penser, sans les faire pour être exposés, juste pour le plaisir, mon plaisir. Est-ce égoïste ? Certainement ! Mais j’assume complètement.

Je crois vraiment que pour être heureux, il faut cesser de vouloir plaire. Il fut une époque où je pensais un peu différemment, prise par mon éducation qui me disait de ne pas me mettre les gens à dos, de ne faire que ce que les autres désirent. Et puis j’ai évolué parce qu’à force de vouloir toujours que tout le monde soit heureux, on se rend compte que l’on en vient à s’oublier soi-même. À force de ne pas savoir dire non, on perd son identité. Pourtant, peut-être par habitude, pour eux se sentir important, avec une régularité digne d’un métronome, certains me disent encore ce que je dois faire, ne pas faire, ce que je dois penser, ne pas penser, ce que je dois écrire, ne pas écrire. Un peu usant ! Et même si je ne les écoute plus, mine de rien, ils sèment le doute.

Pourquoi vouloir couper les ailes d’autrui ?

Comme j’aime à le dire, si on n’aime pas, on change de crémerie, si on n’apprécie pas ma façon de penser ou de dire les choses, on ne me lit pas.

L’avantage des réseaux sociaux, c’est qu’il y a un bouton « bloquer », c’est le cas aussi sur les téléphones aujourd’hui si une personne vous saoule. Plus facile que dans la vie où vous ne pouvez pas toujours changer de trottoirs !

En tous les cas, je le dis, je le redis et je le clame.

Écrire, c’est être libre. Je n’écris pas pour que mes mots plaisent ni pour que vous lecteurs vous m’aimiez. J’écris pour moi, juste pour moi, pour ceux aussi que mes mots transportent, et surtout pour que mon encre s’envole vers l’infini et touche l’âme de ceux qui vibreront au même rythme.

 

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( 25 juin, 2018 )

Qu’est-ce qui pousse chacun à écrire ?

 

Un auteur dernièrement m’a pris de haut pour me dire que j’étais altruiste et stupide car je n’écrivais que pour le plaisir des mots. En clair se faire plaisir, beurk , quelle honte ! Avant, je me serais sentie coupable d’être ce que je suis, aujourd’hui, je m’en moque complètement. Faire passer ses besoins avant ceux des autres sans rien attendre en retour n’a rien de stupide. Trop longtemps, j’ai choisi le bonheur et l’équilibre des autres, avant le mien. Je ne regrette rien,

Pourquoi une telle réaction allez-vous me dire ?

Une fois encore parce que notre société ne reconnaît que le profit, le pouvoir et l’argent. Écrire pour le plaisir fait ricaner « les vrais écrivains » qui eux n’écrivent souvent même plus leurs propres livres, se contentant de pondre l’Idée qui sera ensuite mis en style par « des nègres », qui ne toucheront qu’un salaire alors que le roi du best-seller encaissera des euros trébuchants. Réalité connue, poussée par les grosses enseignes éditoriales pour qui seul le chiffre compte.

Qu’est-ce qui me pousse à écrire ? Je ne sais pas au fond, un besoin de sortir tous ces mots qui font la farandole dans ma tête, une envie d’écrire des histoires pour m’amuser, moi en premier, ensuite pour ceux, et seulement ceux qui en auront envie.

Je ne sais pas si mes mots touchent, s’ils atteignent leurs cibles. Je sais que certains comme toujours vont dénigrer mes articles les traitant de « féministe », « sexiste », voire «  simpliste ». J’ai lu de nombreux commentaires sur mon blog. C’est leur droit. Cela ne cassera pas ma plume.

J’ai beaucoup de manuscrits en cours, une bonne dizaine, polars, romans, jeunesse, et ils se remplissent au gré de mes humeurs, de mes joies, de mes envies, de mes coups de coeur, de mes coups de folie .

Qu’est-ce qui me pousse ? La vie, l’amour, le désir, les rêves, être tout simplement …

( 26 février, 2018 )

L’enfant éternel de Philippe Forest

 

Je fais peu de chroniques sur mon blog, par faute de temps, mais là, impossible d’y échapper. J’ai découvert ce roman sur les conseils d’une amie.  Cette histoire pourrait-être « son » histoire, c’est pour cette raison que cet article n’est pas une vraie chronique. Le roman, par lui-même, je n’ai pas tout aimé quitte à faire hurler les puristes, mais cette façon de mettre en avant son « art d’écrire » m’a gênée, moi qui ai vécu aussi un an d’horreur, j’ai envie de dire que oui, écrire est important, mais c’est le père qui écrit, et il parle comme s’il n’écrivait que pour faire un livre, ce livre, en oubliant la vérité. Le fait qu’il soit déjà un écrivain connu m‘a dérangée.

Elle s’appelait Pauline, lui s’appelait Christophe. Ils avaient presque le même âge, celui de l’innocence. Il avait un cancer incurable localisé à l’os du rocher, cas unique au monde à cette époque où Tchernobyl venait de lancer ses flèches.

Ce roman édité par Gallimard en 2003 retrace une merveilleuse histoire d’amour entre ce papa et sa fille, avec la mort bien présente qui attend.

Je ne pouvais qu’être touchée par un tel livre dont les sentiments, les mots auraient pu être les miens. Ceux liés à la maladie, car pour le reste, non, je n’ai pas aimé cet étalage lié à Hugo, etc, par contre l’hi De la maladie est universelle.

J’ai revu ma vie défilée en cheminant dans cette histoire, cette douleur et ces rires, une bien belle histoire, en passant sur certains passages qui n’avaient pour moi pas leur place dans l’histoire de Pauline. Je terminerai juste en disant qu’effectivement l’enfant qui meurt est éternel, Pauline, tout comme Christophe, mon fils … Ils sont bien plus que des mots.

 

Présentation de l’éditeur

« J’ai fait de ma fille un être de papier. J’ai tous les soirs transformé mon bureau en théâtre d’encre où se jouaient encore ses aventures inventées. Le point final est posé. J’ai rangé le livre avec les autres. Les mots ne sont plus d’aucun secours. Je fais ce rêve. Au matin, elle m’appelle de sa voix gaie au réveil. Je monte jusqu’à sa chambre. Elle est faible et souriante. Nous disons quelques mots ordinaires. Elle ne peut plus descendre seule l’escalier. Je la prends dans mes bras. Je soulève son corps infiniment léger. Sa main gauche s’accroche à mon épaule, elle glisse autour de moi son bras droit et dans le creux de mon cou je sens la présence tendre de sa tête nue. Me tenant à la rampe, la portant, je l’emmène avec moi. Et une fois encore, vers la vie, nous descendons les marches raides de l’escalier de bois rouge. »

 

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( 29 janvier, 2018 )

Ce mot fin …

Une personne m’écrit « Vous êtes très égoïste de mettre le mot fin à une relation, vous devez toujours laisser une chance. » SIC, j’accepte les critiques, et je vais tâcher de m’expliquer. Dans un article, j’explique effectivement qu’il faut à un moment savoir tourner la page, que la vie est un grand livre rempli de pages blanches, mais que parfois certains chapitres ne doivent pas être écrits. Cela ne veut pas dire que l’on ne laisse pas une seconde chance à l’autre, juste que l’on doit éviter de se faire du mal en attendant pour rien.

Certaines histoires se retrouvent ainsi sur pause, bien malgré nous, parce qu’il n’y a pas d’autres issues, parce que le choix s’imposait, parce que l’on peut faire du mal à d’autres en restant, parce que d’autres ont décidé pour nous.

Alors on part, on ferme le livre, on ne veut plus écrire une seule ligne. Cela ne veut pas dire que l’on veut mettre le mot fin, juste qu’il nous faut passer à autre chose, pour un temps.

Et puis un jour, va savoir pourquoi, le passé revient, telle une vague, comme si rien n’avait changé. C’est l’amie de l’école que l’on retrouve après presque quarante ans, l’amie que l’on percute de plein fouet avec surprise en plein Paris, la liste serait longue.

Et tout recommence, autrement, différemment, le livre  va pouvoir s’écrire de nouveau.

Alors non, faire une pause n’est pas nécessairement une cassure définitive, c’est une autorisation de vivre, tout simplement. Garder ces fantômes du passé peuvent virer à l’obsession. Il faut s’en libérer.

Le livre le plus difficile à fermer est celui de l’amour. Lorsque l’on est amoureux, on n’a pas envie de croire que tout est fini, que tout s’écroule, que ce rêve n’est au final qu’une illusion. Alors, on trace la lettre F d’une main tremblante, puis le I, mais on hésite à mettre ce N. On refuse surtout d’apposer ce point final de non retour.

Alors non, mettre le mot fin n’est pas de l’égoïsme parce qu’au fond, on ne peut pas, on n’y arrive pas. Seuls ceux qui ont vraiment aimé peuvent comprendre.

Seulement voilà, une histoire s’écrit à plusieurs, et souvent on est seul. On lance des bouteilles à la mer qui n’arrivent jamais, des signes que les autres ne voient pas ou ne veulent pas comprendre. On offre une seconde chance, mais la porte reste close, alors oui, on ferme le livre, la boule à l’estomac, en oubliant tout de mettre le N du mot FIN …

( 24 janvier, 2018 )

Toi mon obsession

Suite à mon article sur l’oubli, vous avez été,nombreux à me remonter un amalgame entre obsession et oubli impossible. Cela m’interpelle. Cet oubli qui ne vient pas serait-il indirectement obsessionnel ?

Certains psychiatres vous diront que l’obsession est une névrose, ce qui me fait toujours sourire, car tout reste quantitatif quand on sait que l’homme a tendance à trop vite juger des faits qu’il va interpréter. Hormis le serial killer qui va , certes, ravir ma plume d’auteure de polar, quel humain n’a pas connu un jour l’obsession ? Je parle de cette sensation qui pousse à penser à une autre personne, un ancien amant, une relation de travail, un ami, un patron, peu importe, jusqu’à l’envelopper d’angoisses ou à l’inverse de rêves et de fantasmes, ces deux derniers,  qui ne font de mal à personne.

L’obsession qui apporte de la douleur est à fuir, celle qui fait du bien pourquoi la combattre , elle disparaît souvent avec le temps. Quoique, une relation me disait récemment passer ses journées depuis cinq ans à regarder le profil Facebook de son ex-compagnon. Elle s’est figée à un moment T, celui de la rupture et n’avance pas. Elle me parle d’amour, je pense qu’il ne s’agit que de frustration, car cet amour obsessionnel n’a aucun sens véritable à partir du moment où la porte fut fermée à double tour sans espoir de retour. Cette personne se refuse de vivre,  est en souffrance, se faisant mal plusieurs fois par jour à regarder les photos de cet homme qui l’a quittée. D’un autre côté, cet homme ne joue-t-il pas inconsciemment avec ce coeur brisé pour satisfaire son ego ? Il est si simple de bloquer ceux que l’on n’aime plus sur les réseaux sociaux. N’est-ce pas un tantinet sadique d’agir ainsi ?

Dans un cas comme celui-là, l’obsession empêche l’oubli, c’est une certitude, mais l’oubli peut-il au final vraiment s’écrire en totalité ? Qui n’a pas survécu à un drame, tentant d’oublier des évènements douloureux ou un amour, et vu tout ressurgir en force des mois voire des années plus tard, en écoutant une chanson ou en croisant une route ? Peut-on qualifier cela d’obsession alors que la vie a continué ? Quelle quantité d’amour ? De regrets ? De désirs ou de frustrations, faut-il pour cataloguer ces émotions « d’obsession » ?

L’obsession reste un des principaux thèmes travaillé dans les romans, alors fait-elle peur à l’Homme par son incapacité à la discipliner, par cette nostalgie qui peut donner du vague à l’âme, ou simplement parce qu’elle reste souvent très narcissique et incomprise par les autres ?

N’est-il pas préférable d’atterrir sur terre et de vivre ses passions plutôt que de les fantasmer jusqu’à l’obsession ?

 

( 23 janvier, 2018 )

Gros plan sur une auteure qui déchire !

Ayant eu un coup de coeur piur le livre de Véronique, je lui ai proposé un interview …

L’auteure  Véronique Rivat

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Question banale, votre livre préféré ?

Je suis amoureuse d’Hervé Bazin. J’ai connu cet auteur en lisant « Vipère au poing ». J’adore le style d’Hervé, cette manière qu’il a de vous emmener par la main pour traverser les chapitres jusqu’à la dernière page. J’avais 14 ans, je l’ai lu d’une traite. Je voyais les personnages comme si j’évoluais parmi eux. Je faisais partie intégrante de l’histoire. J’en ai encore des frissons.

Votre livre en un mot  ?

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Un mot ? S’il ne vous en faut qu’un je dis  : combat !
Mon livre c’est le récit de mon combat. Un combat pour la justice et la vérité qui m’ont tenue en haleine pendant 20 ans, par amour et avec l’amour.

Véronique, Qui êtes-vous, quel est votre premier métier, votre parcours, votre lieu de vie… ?

Je suis fonctionnaire d’État. J’ai débuté dans la comptabilité alors que j’ai fait des études littéraires. Puis, suite à une mutation, j’ai exercé  dans les ressources humaines et ensuite dans le domaine juridique. Vous constatez que j’ai plusieurs cordes à mon arc. J’aime être polyvalente. Je me suis toujours formée pour pouvoir remplir mes missions avec honneur et intégrité.
Je vis dans une petite ville de Meurthe et Moselle, au milieu d’un parc, dans un appartement, décoré style cosy. J’ai un lit à baldaquin !

 Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

Je suis une bricoleuse du dimanche. S’il y a y  truc en panne, je tente de le réparer. Parfois, ça fonctionne ! Je rénove des meubles, je peins, je ponce, je perce, je tapisse… Je fais aussi  office d’écrivain public, lorsque quelqu’un de mon entourage a un problème administratif ou juridique.
Je suis webmaster au sein d’une section de l’Union Nationale des Combattants et je suis également réserviste citoyenne. Cette dernière fonction m’amène à oeuvrer pour renforcer le lien entre les armées et la nation par diverses actions de soutien.
Vous pouvez maintenant deviner au sein de quelle administration d’État j’exerce.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’ai toujours écrit. Plus jeune, j’écrivais des poèmes. Mais je ne me croyais pas capable d’écrire un roman car c’est long, ça prend du temps alors que moi je suis toujours pressée ! Je vis constamment dans l’urgence,  un peu comme si j’allais mourir demain. Cela nous ramène à « Un jour de ta vie » inspiré d’une partie de MA vie. Avant de l’écrire, je l’ai donc vécu. Pendant 20 ans. Et ĺà aussi, il m’a fallu du temps pour faire des recherches, investiguer, interroger, ester en justice, faire de multiples demandes afin de récupérer des pièces administratives diverses et variées. Attendre, recommencer et en parallèle j’avais un fils à élever. C’est ma soeur qui m’a dit la première « mais écris tout ça, tu sais faire. C’est toute ta vie ». C’était en 2013. Puis mon amie avocate (Claire dans le roman) m’a relancée lorsqu’on est arrivées au bout dans la réalité de mon livre en 2015. J’ai réfléchis environ 6 mois. C’est finalement Florent qui m’a convaincue ( nous sommes toujours en contact médiumnique). Il m’a même aidée à la rédaction de certains chapitres. Et voilà comment j’ai ouvert une porte de mon destin qui m’a menée à la passion d’écrivain.

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture dans la journée ? Des moments privilégiés ?

J’écris partout, n’importe quand et sur n’importe quoi. Quand l’envie s’empare de moi, que j’ai une idée, une vision ou que je vis une situation particulière. Je ne m’impose aucune contrainte pour l’écriture, ni de temps, ni d’horaires, J’en ai suffisamment dans ma vie professionnelle. Quand j’écris je suis capable de rédiger sur un morceau de nappe en papier alors que je suis à un barbecue entre amis. Je suis un peu félée. Mais, il faut être félée pour laisser passer la lumière  !

Comment s’est porté votre choix éditorial ?
J’ai envoyé mon manuscrit à trois maisons d’éditions. Evidence Editions a été la première à répondre et  positivement de surcroît. Alors, j’ai signé. J’y ai vu un signe de Florent car « evidence »  en anglais, ça veut dire « preuve ».

Vos premiers retours sont très positifs, comment ressentez-vous ces commentaires ?
Je suis à la fois flattée  et émue par tous ces commentaires  remplis de compassion et de soutien à Flo. J’ai pleuré en écrivant.  Aujourd’hui, il arrive que des lecteurs m’appellent via messenger. Ils sont en pleurs eux- aussi. Alors, on en parle. De tout. Du meurtre de Flo. Du côté paranormal aussi. J’explique comment nous parvenons à rester en contact, lui et moi.
Ce qui m’exaspère, c’est lorsque je m’aperçois qu’un commentaire disparaît de la plateforme sur laquelle il a été déposé par un de mes lecteurs ou un chroniqueur. Je parle d’Amazon.
Ceci sans aucune explication. Je me bats depuis quelques semaines avec ce site car trois de mes lectrices ont été censurées sans être prévenues. Purement et simplement. Le site n’a pas encore intégrer que les auteurs tissent des liens avec leurs lecteurs via leur page Facebook ou leur blog. En général, nos lecteurs nous informent de leurs avis postés sur Amazon. Forte de cela, j’ai contacté Amazon afin d’avoir une explication quant aux raisons de ces trois censures qui me semblaient injustifiées. Il m’a été répondu que mes lectrices avaient elles-mêmes supprimé leur avis. J’ai opposé au site le fait que  j’étais en lien avec mes lectrices via les réseaux sociaux et qu’elles m’avaient assurée que la suppression ne venait pas d’elles. Elles ont donc été invitées à faire une demande de réinsertion de leurs avis. Ce qu’elles ont fait en me mettant en copie de leurs mails. Amazon a refusé d’obtempérer qualifiant leurs évaluations de « complaisance »!  Je suis hors de moi ! Sur quel article de sa charte, cette plateforme s’octroie le droit à la censure de plein droit  avec une argumentation qui ne peut être retenue légalement quant à la remise en cause de l’authenticité des commentaires incriminés.
En effet, quand cette plateforme avance que mes lectrices ont évalué mon roman par complaisance, elle insinue donc que, soit je les ai rémunérées pour le faire, soit elles l’ont fait par gentillesse sans aucune objectivité. Dans ce cas, qu’Amazon  nous en apporte la preuve ! Je trouve ce procédé totalement arbitraire et partial ! Aucun texte ne nous est apporté en appui de des arguments avancés qui restent sans aucun fondement qu’il soit d’ordre juridique, de moralité ou de fait.
N’oublions pas que mes lectrices ont acheté leur exemplaire sur le site en cause. Celui-ci ne s’est pas alors interrogé de connaître le lien entre l’auteur et le lecteur avant d’encaisser le règlement de la facture et d’empocher sa part du gâteau ! Je n’ai trouvé aucun article de la charte d’Amazon interdisant l’acheteur d’un roman de l’évaluer à partir du moment ou il est proche de l’auteur!  À moins qu’on fasse remplir un questionnaire à tous les gens qui achètent un bouquin pour vérifier leurs liens avec ceux qui les ont écrits !
Je ne sais pas quoi penser de cette affaire mais je suis en train de la creuser profondément. Lorsque j’en aurai le fin mot, j’écrirai un roman « les dessous d’Amazon » lol !
Je suis intègre et franche. J’ai accepté de vivre en société donc j’en accepte les règles et je les applique.
Ce que je ne conçois pas c’est que certains considèrent que les règles et les lois sont unilatérales en se plaçant au dessus pour n’en faire qu’à leur guise !

 Avez-vous des projets en cours, à plus long terme ?

J’écris la suite de « un jour de ta vie » le titre c’est « M’anamchara » je n’en dirai pas plus pour l’instant mis à part cet indice « Lorsque la vie te fait une fleur, n’oublie pas qu’un jour tu devras passer à la caisse »

Des conseils pour un auteur débutant ?

Il faut croire !  En soi déjà car quand on croit en soi, les autres y croient aussi ! Écrire c’est faire savoir ce qu’on ne peut pas dire. Laissez votre plume courir sur le papier ou vos doigts sur le clavier. Puis écoutez avec votre coeur. Si vous y croyez, vous entendrez une musique mélodieuse car  l’inspiration est à l’écrivain ce que la musique est au musicien !

Séparez-vous vie privée et votre travail d’auteur ?

C’est quoi ça, Sylvie ? Jamais ! je mélange tout ! Même en ce qui concerne la nourriture. Je suis capable d’avaler une fourchette de purée et une cuillère d’un flan à la vanille en même temps. J’écris en travaillant et vis versa, il m’arrive d’avoir un appel téléphonique de ma hiérarchie alors que je suis en plein milieu d’un chapitre !

Ma vie privée ? Elle est au delà …

Vous et les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux me permettent de conserver un lien avec mes lecteurs,mes collègues auteurs, ma maison d’éditions et les bloggeurs aussi. Je tiens à jour ma page auteure. Je donne des nouvelles. Je réponds aux messages sur messenger et je remercie tous ceux qui me lisent, ceux qui me soutiennent, ceux qui m’aident aussi. Des auteurs et des chroniqueuses me donnent des conseils toujours avisés.

Ils me permettent aussi de fliquer Amazon lorsqu’un de mes lecteurs ou l’une de mes chroniqueuses est victime de censure arbitraire !

Le mot de la fin ?

Je suis allée au bout de mon combat. J’ai écris « un jour de ta vie » pour rendre hommage à Flo. Je suis tellement heureuse que notre histoire soit lue et appréciée. Qu’on  comprenne Florent, qu’on le soutienne!  Même si c’est trop tard, même si je sais qu’il ne reviendra pas sur terre, c’est un véritable soulagement !

Merci à vous Sylvie
Merci à Evidence Editions, à mes lecteurs, aux auteurs, aux chroniqueurs, à tous ceux qui m’ont accordé, m’accordent et m’accorderont leur confiance en acceptant d’ouvrir la porte de « Un jour de ta vie » et de mes livres à  venir.

http://evidence-editions.com/index.php/2017/11/17/jour-de-vie/

( 4 octobre, 2017 )

POUR la reconnaissance, pourquoi ?

Suite à mon précédent article, j’ai reçu de nombreux messages m’incitant à continue ce combat. Je n’avais pas l’intention de lâcher. Oui, je me bats POUR cette reconnaissance depuis 2014, bien avant que foisonnent les pétitions en tous genres. Je ne me bats pas contre un gouvernement ou contre des laboratoires, juste pour que les mentalités changent.

Lorsque j’ai appris en 2013 que j’étais atteinte d’une maladie auto-immune irréversible qui avait déjà détruit mon organisme en un trimestre, j’en ai voulu à la terre entière. L’idée même d’avoir autorisé mon corps à se retourner contre lui m’était insoutenable. Une maladie thyroïdienne agissant en plus sur « le sympathique « , et  au vu mes taux TSH exorbitants, j’ai eu beaucoup de mal durant quelques mois à maintenant mon état d’esprit positif. J’ai failli flancher, lâcher, et pourtant au prix d’efforts énormes, je me suis relevée. Je n’ai pas sombré. Ainsi est née cette fabuleuse aventure d’Hashimoto, mon amour. Comme toute histoire, elle ne s’est pas écrite que dans la joie. Deux ans avant de stabiliser, et encore des phases de yoyo par moments, preuve que cette maladie n’est pas aussi anodine que certains aiment à le laisser croire.

 

J’ai rencontré beaucoup d’opposition médicale au début, des médecins qui n’y connaissaient rien (et qui ont fini par l’avouer), des malades choqués que l’on parle de cette maladie comme si c’était une maladie honteuse. Je fus également critiquée face à mon refus de lancer une guerre ouverte contre tous les médecins. Mettre tout le monde dans le même panier était bien trop réducteur. Je pratique la pensée positive, celle qui m’a tirée vers le haut lorsque j’ai perdu mon fils de 3 ans, lorsque j’ai rencontré de grosses souffrances dans ma vie. Je ne pouvais donc mener des combats « contre ».

J’ai eu l’immense chance de rencontrer pour me soigner des médecins exceptionnels qui croyaient avant tout en l’homme. D’autres malades n’ont pas ma chance, j’en ai conscience, c’est pour eux que j’écris.

 

Une maladie invisible ne se voit pas comme son nom l’indique, et même si le patient en parle, ou tente d’exprimer son ressenti, cela ne restera que des paroles qui vont s’effacer. Écrire pose des mots sur le papier. Trop de soignants refusent d’entendre parce que c’est dérangeant, parce qu’il n’y a pas toujours de solutions, parce que face au serment d’Hippocrate, c’est un peu dur de se dire que l’on est impuissant.

Chaque association a son propre combat, et j’admire chaque personne qui se bat pour une cause juste. J’ai accepté de rejoindre l’équipe dynamique de l’envol du papillon, car c’est un groupe qui fonctionne dans le même état d’esprit que le mien, dans le POUR, dans le désir de voir la vie autrement, positivement, dans l’espoir qu’un jour une vraie prise de conscience sera faite, que de plus en plus de médecins seront à l’écoute, rejoindront notre cellule, simplement pour échanger, pour avancer.

 

Une reconnaissance sera le premier pas, la première pierre, pour l’avenir.

Il faut que cette banalisation des maladies thyroïdiennes cesse, que cet amalgame entre une simple hypo, et une maladie auto-immune soit comprise, et surtout que l’on cesse de penser qu’une maladie comme Hashimoto est un peu comme un rhume, guérissable, facilement, et que ceux qui se plaignent ne sont que des râleurs.

N’oublions pas surtout que des enfants peuvent aussi présenter leurs premiers symptômes et les vivre très mal à la puberté. Ne pas en parler, c’est les contraindre à l’exclusion, à l’incompréhension voire au rejet.

Bientôt ma petite nouvelle jeunesse sortira en version papier en hommage à tous ces enfants, parce qu’on ne doit pas les oublier, eux qui n’ont pas les mots pour parler.

Alors continuez à croire, encore et toujours !

 

Je suis Hashimoto, je suis maman, enseignante, écrivaine, fatiguée par moment comme beaucoup d’entre vous, mais je refuse que cette maladie soit une fatalité. Alors oui, je me bats POUR, pour une vraie écoute, pour le sourire d’un pharmacien , pour la douceur du regard d’un médecin, pour simplement pouvoir dire « Oui, j’ai une maladie auto-immune, tu ne me comprends pas, tu ne m’entends pas,  et alors ? Il serait peut-être temps que tu m’écoutes non ? Demain, viens, on va en parler … »

( 20 mai, 2017 )

Société libérée tu as dit

J’avais toujours imaginé ce XXI e siècle comme un monde de tolérance, d’acceptation des autres. On assiste à l’inverse, montée en flèche de l’homophobie, dédain face aux critères sexuels qui ne sont pas dans la norme, à l’âge des amoureux, on lit chaque jour de nouveaux griefs contre la première dame. Mais qui définie cette norme ? La société, notre société ! Elle ferait mieux de s’occuper de ces pédophiles, de ces violeurs, plutôt que de juger une histoire d’amour.

Hier, je recevais des insultes d’un inconnu sur une messagerie d’un réseau social parce que j’étais trop romantiquev (à mon âge a-t-il bien appuyé !) . Le romantisme est universel. Un autre m’a glissé un commentaire sur mon blog  » Comment madame osez-vous cautionner l’infidélité ? L’homosexualité ? » Je n’ai pas encore eu l’occasion de lui répondre donc je le fais par le biais de cet article. Oui, cher monsieur, je cautionne toutes formes d’amour. Pire, je les approuve et les encourage si cela met un peu de soleil dans ce monde de brutes.

Tomber en amour comme on dit au Québec est une merveilleuse bouffée oxygène. À chaque expérience, cette émotion reste toujours aussi perturbante, aussi déstabilisante. L’amour, tout comme l’attirance, sont des sentiments qui ne se commandent, que l’on ne choisit pas, qui s’imposent comme une évidence. On reconnaît l’autre au travers de ces silences que l’on partage, de ces mots que l’on redécouvre. Le besoin de l’autre s’installe, la passion s’écrit, l’envie arrive, puis l’addiction. Le passage à l’acte sexuel n’est qu’un plus … Ce petit « plus » qui peut mettre en danger, qui peut tout changer.

« Je t’appellerai tous les jours, rien que pour entendre ta voix. »  Qui n’a pas vécu ce besoin d’entendre l’autre, de lui parler, de lui écrire, pour simplement mieux rêver? Osons le dire, mieux fantasmer.

Lorsque le désir se dessine, plus rien n’existe. Le besoin de croiser l’autre devient le moteur de l’existence même si c’est pour un instant. Il n’y a plus ni d’hier ni de demain, il y a juste ce bonheur.  Le monde d’hier n’est plus celui d’aujourd’hui. Une femme a le droit d’avoir des désirs tout comme elle a le droit aussi de dire non. Aucun homme n’a un droit de pouvoir sexuel que ce soit par la force ou le biais du chantage affectif.

Pourquoi devrait-on clouer ces aventures sur un bûcher ? De quel droit juge-t-on le désir à l’état pur ? L’épanouissement sexuel n’a pas le privilège de se trouver dans une chambre matrimoniale et encore moins dans des critères définis à l’avance.

Longtemps l’infidélité n’était réservée qu’aux hommes. Il faut revenir à une époque ancienne pour comprendre.

Extrait journal le monde :

« Tu ne commettras point d’adultère » Le commandement biblique est valable pour tout le monde. En réalité, depuis l’Antiquité, et partout dans le monde, les femmes adultères ont toujours été beaucoup plus sévèrement punies que les hommes. « Tout simplement pour des raisons de filiation : les hommes ne voulaient pas avoir à élever des bâtards », rappelle la sociologue Janine Mossuz-Lavau (auteure de La Vie sexuelle en France (Seuil, “Points”)).

En conclusion, je dirais juste que je cautionne les infidélités romantiques, celles qui naissent de coups de coeur, d’évidence quelque soit l’âge, le sexe, la religion et la liste serait longue. Nous n’appartenons à personne, et notre seul but devrait être le bonheur des autres, mais le nôtre aussi.

« Il y a des sentiments qui déferlent, nous parviennent telle une vague, nous retournent, nous emportent et nous laissent comme vidée. » ( citation de L.Delaune)

( 20 juin, 2016 )

Pourquoi un blog ?

Une question récurrente à laquelle j’ai déjà répondu plusieurs fois. J’ai débuté ce blog juste avant la sortie de mon premier roman policier Rouge. Je ne sais pas trop pourquoi j’ai commencé à remplir chaque jour quelques lignes, peut-être par besoin de laisser une trace des émotions que me procuraient la sortie de cet ouvrage, peut-être aussi parce que je découvrais cet outil totalement inconnu pour moi ( soyons franc, je suis une quiche en informatique ). L’habitude s’est inscrite toute seule comme une évidence, ma plume laissant chaque jour sans méthode, sans préparation, sans correction, des lignes brutes. Plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi je ne me contentais pas de faire un blog littéraire comme de nombreuses chroniqueuses. J’y ai songé mais malheureusement le temps me faisait défaut et jongler entre chroniques et réflexions aurait été périlleux car je voulais conserver des articles de pur partage de pensées. Il est certain vu le nombre d’ouvrages que je dévore par mois, l’envie d’écrire des chroniques plus régulièrement ne me déplairaient pas, à condition que ce ne soit pas au détriment de l’acte d’écrire.
Pour revenir au blog, je dirais juste que c’est un merveilleux outil de notre siècle permettant de distiller nos pensées tout en recevant en retour des commentaires ouvrant un débat, un dialogue ou juste une réflexion personnelle, un acte peut-être égoïste, oui car j’ai plaisir à ces échanges me sentant parfois très proches de mes lecteurs réguliers. Un petit plaisir de la vie, pas bien coûteux, pas méchant du tout et qui au final apporte, je l’espère, un moment de partage.
Et que nul ne s’inquiète ! Je ne me prends aucunement au sérieux. Avant j’écrivais à mes amies, mes amoureux. Notre siècle a changé la donne et il n’est plus de bon goût de laisser des traces destinées à une seule personne donc c’est à Vous que j’offre mes mots. L’avantage est que même si vous n’en avez rien à faire, je n’en saurais rien :)

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