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( 9 janvier, 2015 )

Ensemble

Il nous reste à tous notre plume pour dire non alors agissons …
J’étais toute jeune lorsque j’ai découvert Charlie Hebdo. Je ne comprenais pas toujours ses dessins mais ayant toujours été attirée par le milieu artistique, je feuilletais le journal, perplexe parfois face au ton satirique. Avec les années, j’ai continué à régulièrement rire d’une caricature ou m’intéresser à un article. J’avoue ne pas avoir tout aimé. Ce serait hypocrite de dire que l’on aime toujours tout. Mais je respectais chaque satire, chaque dessin simplement parce que je suis citoyenne française et à ce titre,  je vis dans un pays de liberté où les mots ne sont pas censurés, où nous, les auteurs, nous avons le droit d’écrire ce que nous pensons. Nous avions ce choix, cette liberté, jusqu’à Mercredi où les mots furent remplacés par le sang.
Un élève, hier matin, m’a dit d’une petite voix : « Suis-je en danger si je dessine ? « . Je l’ai rassuré bien sûr. C’est le role de chacun de rester fort mais au fond …
Que lui répondre ? Ces fous se sont attaqués à nos valeurs, à notre liberté, mélangeant fanatisme et religion. Ils ont tué parce que des hommes utilisaient un crayon à papier pour crier, pour faire rire ou faire pleurer. Parce que c’était tout simplement leur métier.
Ils ont tué des policiers simplement présents  pour garantir la sécurité. Ils ont porté un coup à notre république.
Mon fils hier soir me disait : J’ai peur.
J’ai rarement eu peur dans ma vie mais aujourd’hui, j’ai aussi très peur. Le monde est en guerre. C’est une guerre que pourtant nous ne devons pas perdre, que nous ne pouvons pas perdre sinon nous perdons tout.
Quand je pense à toutes les querelles futiles que nous traversons dans nos vies, à toutes les conneries qui ont détruit des amours, des amitiés parfois bien pire, je me dis qu’il faut vraiment que chacun fasse la paix envers lui, avec les autres et surtout :
Regroupons-nous tous autour de Charlie, autour de notre survie !
Ne laissons personne nous prendre notre liberté !
Un stylo est tout ce qui nous reste ….
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( 2 juillet, 2014 )

Écrire son histoire ..

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Pour répondre à certains …
Autobiographie ou romance ? J’ai lu un article comme quoi 78% des auteurs commencent à écrire leur propre histoire. Pourquoi ? Simplement parce que c’est la première chose que l’on apprend tout jeune. Combien d’auteurs ont un jour tenu un journal intime ou un carnet de poésie ? On débute ainsi parce qu’il s’agit d’une mode ou bien d’un besoin ( ado par exemple de narrer ses problèmes avec ses parents ou ses profs, adultes ses soucis de vie ), puis en vieillissant on veut simplement laisser une simple trace de ce qui est, de ce qui fut …
Le drame d’un divorce, d’une femme violée ou battue, d’une enfance à la DASS, d’un travail spécifique particulièrement pénible.
Plonger dans une autobiographie, c’est plonger comme dans une mer noire sans fond où nagent nos souvenirs.
J’admire ceux qui en sont capables, se dénudant face aux autres, leur offrant leur face cachée, leur visage ravagé.
Personnellement, je n’en ai jamais eu  ni le courage ni l’envie !
Notre vie nous appartient, nos sentiments, nos émotions, nos mots d’amour sont à nous. Offrir sa vie en pâture, c’est ouvrir une porte fermée à clé où chacun pourrait ensuite s’engouffrer sans toquer. C’est pour cette raison que tous mes personnages, même s’ils sont issus des vibrations de mon âme, même si mes émotions transpirent à travers eux comme des marionnettes animées, sont tous fictifs.
Dépeindre sur un plateau d’argent la personne qui a le plus marqué ma vie ou celle qui m’a le plus fait pleurer serait briser l’imaginaire .
Un écrivain écrit avec sa sensibilité, avec ses rêves, avec ses passions mais il ne doit en aucun cas se rendre vulnérable. Écrire doit rester une force, une puissance qui aide à avancer …
Si on recule, c’est raté ! Il faut tout effacer et recommencer … Ce que l’on ne peut faire dans la vraie vie …

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