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( 23 septembre, 2017 )

Sept ans … hier …

La ville s’invite comme chaque année de couleurs, les enfants rient. Cela fait du bien de voir un air de fête dans la grisaille du quotidien. Inéluctablement, en déambulant dans les allées, en embrassant d’anciens élèves, je m’arrête sur cette phrase écrite sur un panneau  » Ne laissons pas nos rêves s’envoler »

Sept ans déjà, hier si on réfléchit bien sur l’échelle de l’humanité, ce plongeon dans un gouffre sans fond, comme aspirée par l’infini. Le moment où ces cinq secondes ont, un soir, tout changé, mes rêves, mes certitudes, ma foi en la vie. Ces cinq secondes où j’ai bien cru ne jamais me relever, où tel un violent coup de massue, j’ai sombré dans le refus d’une réalité, rejetant la méchanceté humaine, non sans au passage y laisser des morceaux de moi-même.

J’aurais pu comme beaucoup tomber en dépression, renoncer à vivre, au lieu de cela, cette fin de journée diabolique où les mots rapportés furent pire qu’un coup d’épée, m’ont invitée à prendre la plume, à m’accrocher au mystérieux voyage que sont les rêves et les sentiments, à continuer à croire que la passion existe, quitte à gommer, recommencer, sans s’arrêter.

Sept ans, et je n’ai rien oublié ni le mal que l’on m’a fait ni les mains tendues ni ceux trop stupides pour écouter ni ceux trop pédants pour communiquer, ni toi que j’ai tellement aimé.

Sept ans durant lesquels j’ai fermé ma porte à double tour, mon coeur aussi, sept ans où j’ai attendu l’impossible, sept ans qui m’ont ouvert l’envol de mes rêves.

Des rencontres, des contrats signés, une vraie reconnaissance, et toujours cette volonté d’aller plus loin, d’y croire encore, juste en croisant un sourire ou un regard, juste en ne lâchant pas cette petite étoile.

Il y a sept ans, j’ai laissé cinq secondes détruire quelque chose auquel je tenais vraiment, c’est peu cinq secondes, le temps de quelques mots qui bloquent, qui font saigner … cinq secondes.

Le chapitre se ferme, un nouveau livre va s’écrire, j’en suis persuadée … je ne laisserai plus cinq secondes ternir mes pensées.

 

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( 29 août, 2017 )

Lorsqu’une nouvelle aventure se dessine

Se tourner vers une nouvelle maison d’édition, c’est un peu comme laisser son enfant faire ses premiers pas à l’école maternelle. On ressent une certaine appréhension surtout lorsque l’on a déjà publié de nombreux livres, lorsque l’on a plongé les deux pieds dans la marmite des éditions classiques. Suite à mon annonce, vous avez été nombreux à me féliciter, à vous inquiéter pour d’autres, à vous réjouir surtout de la sortie de POURPRE. Déjà avant même sa parution, plusieurs chroniqueurs m’ont contactée. Cela me touche vraiment cet engouement pour mes polars, sachant le plaisir que je mets à les écrire.

Pourquoi une édition classique plutôt que l’auto édition ? En tout premier parce que cette maison d’édition me fut chaudement recommandée par deux librairies de ma région qui jusqu’ici n’avaient pas vraiment fraternisé avec Edilivre, et que mon objectif reste de voir mes livres en rayon. Ensuite parce que j’ai des amis auteurs qui en sont ravis, et surtout parce que j’aime beaucoup l’esprit qui y est véhiculé.

Si j’ai hésité, c’est que j’avais reçu deux autres contrats de grandes éditions, qui me demandaient l’intégralité de toutes mes parutions. La vie m’a appris à rester humble et prudente, et je ne veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier. J’y aurais peut-être gagné en notoriété, mais ce n’est pas mon objectif. Je ne suis pas écrivain, mais enseignante, et jusqu’à ma retraite, je ferai tout pour garder mon envie d’é rire, qui reste ma soupape à un travail où j’ai besoin d’évasion pour rester performante.

J’aime écrire de tout en dehors des polars, et je veux garder ce plaisir de plonger dans l’imaginaire lorsque j’en ai envie, et ne pas me trouver enchaînée à une édition qui m’aura peut-être oubliée dans quelques mois.

Je suis ravie de vivre cette nouvelle aventure ! Je remercie encore tous mes bétas-lecteurs qui m’ont vraiment permis de réaliser un manuscrit où il ne reste que peu de travail à faire. Beaucoup d’auteurs gardent jalousement leurs écrits, comme si on allait leur voler. Travailler en coopération, accepter d’effacer , de refaire, c’est extrêmement important. Un clin d’oeil en particulier à Anne-Ju, qui m’a fait recomm des passages entiers, pointant du doigt  les erreurs.

À quelques jours d’une autre aventure qui sera la rentrée des classes, je vais donc m’investir à fond pour finaliser au mieux les directives de corrections qui me sont demandées. Et puis on croise les doigts ! D’avance je sais que mon polar ne plaira pas à tout le monde simplement parce que l’homme est critique par définition.

Écrire un livre, le publier, c’est autoriser la critique. Donc utiles les critiques littéraires ? Certainement surtout celles qui ne sont pas de complaisance, celles qui pointent les failles, celles dont les lecteurs ont vraiment lu les livres, celles intelligentes aussi.

Je pense entre autre un commentaire qui m’avait beaucoup fait rire sur Amazon où Rouge avait été lynché car la personne n’avait jamais pu lire et ouvrir le numérique.

Quel rapport avec l’histoire ? À l’inverse, je pense notamment en tant qu’auteur à un chroniqueur pour Noir qui m’avait listé en privé tous mes points forts et mes points faibles, ce qui m’a permis de faire encore mieux pour Indigo, ainsi que pour Pourpre. La critique constructive est une bénédiction, la critique pour démolir est une perversion.

Je conclurais juste en disant qu’un livre n’est jamais parfait. On peut toujours trouver à redire, et dans notre société critique, on va toujours se tourner vers les points négatifs. Peut-être serait-il temps de juste lire pour le plaisir …

 

( 25 août, 2017 )

Mes lectures de l’été

Ceux qui me suivent sur facebook sur ma modeste page « la forêt des livres », vous avez suivi mes lectures de l’été.

Plusieurs messages de personnes n’ayant pas facebook m’ont demandé de récapituler mes lectures.

Il y en a eu tout de même beaucoup !

 

Au fond de l’eau de Paula Hawkins

Contrairement à beaucoup, je n’ai pas encensé le précédent roman de cette auteure  » La fille du train » que j’avais trouvé long et ennuyeux.

J’ai beaucoup plus accroché à ce roman, cette histoire où se rejoignent plusieurs vies, plusieurs mortes, Jules, Nel, Lena, Sean, Helen, une bonne analyse des émotions humaines. Le style est agréable, les personnages qui parlent à tour de rôle intéressants, mais la fin est terriblement décevante, prévisible, sans saveur. Quel dommage car ce thriller m’a tenue durant plusieurs certaines de pages pour faire un vrai flop à la fin. D’une banalité à faire peur, un peu comme si l’auteure avait du vite terminer. Un livre que j’ai pris plaisir à lire, sauf vous l’avez compris la fin !

 

Le tricycle rouge de Vincent Hauuny

J’avais lu de très mauvaise critique … pourtant …

Le tricycle rouge est un polar doté d’une intrigue efficace qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.

L’histoire de Noah Wallace, brillant profiler rescapé d’un accident de voiture où il a perdu sa femme. Il se retrouve impliquer par le biais d’une carte postale dans une série de meurtres survenue cinq ans plus tôt . Il y rencontre deux personnages qui vont l’aider, Sophie et Clemence. Le plongeon dans l’horreur n’est pas loin.

Ce livre a reçu le prix Michel Bussi.

J’ai adoré ce roman, le suspense était total. Le lien avec le titre n’apparaît que tardivement donnant du ressort à l’intrigue. La fin laisse entrevoir un second exemplaire peut-être …

 

Le bonheur n’a pas de rides de Anne Gaelle Huon

Quel joli coup de coeur. Je suis sortie ces jours-ci des thrillers et je ne tombe que sur de jolis romans plein de tendresse et de douceur. Une bien belle histoire qui ne se raconte pas simplement parce qu’il n’y a pour moi pas de moi pour cela. J’ai beaucoup aimé !

« On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait en claquant la porte. »

 

Une grosse déception : L’élégance du hérisson de Muriel Barery

 

Voilà un roman que j’avais mis de côté depuis des mois voire des années. Premier choc, l’épitaphe « À Stéphane avec qui j’ai écris ce livre » ( oups ! Le « s » m’a un peu ébranlé pour un roman publié chez Gallimard)n j’ai pu noter tout au long de ce livre de nombreuses coquilles. Comme quoi, on critique beaucoup les indés mais les plus grands ont des failles.

Je ne m’y suis pas arrêtée et j’ai plongé dans le roman. Alors je m’attendais au coup de coeur, au livre qui prend aux tripes, et bien pas du tout.

Très grosse déception ! Je me suis ennuyée !!! Le texte est bien écrit, certes, mais l’histoire est vraiment rasoir. Vu les éloges, je suis vraiment tombée sur les fesses.

Une histoire banale, une fable sans véritable essence, bref, un roman monté aux nues simplement par une édition. Peut-être est-ce le fait de le lire en vacances ? Je misais sur la détente, j’en sors avec un mal de tête. Un livre pour ceux qui ont envie de se masturber le cerveau, et juste pour ceux-là !

 

Un vrai coup de coeur

Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent gounelle.

 

Quel joli livre ! Un vrai coup de coeur. Certes l’histoire peut sembler insipide, et pourtant comme j’ai aimé cette analyse faite par l’auteur.

Les personnages de Sandro, Élianta sont un vrai délice et posent de véritables questions existentielles. Sommes-nous formatés par la société ? Une vie positive dénuée de sombres pensées comme l’avaient au départ ces jeunes indiens est-elle possible ? Pourrons-nous un jour de nouveau communiquer avec la nature ?

 

« J’ai créé un monde d’illusions qui se nourrissent d’elles-mêmes, un monde insensé qui s’autoalimente. »

 

« Ce qui est contre nature est voué à disparaître. Ce monde finira par s’effondrer de lui-même. »

 

En clair, j’ai adoré ! J’avais déjà lu un livre de cet auteur qui m’avait moins interpellé. Celui pose vraiment les problèmes de notre société. Fin classique et positive, je n’en attendais pas moins.

 

La dernière licorne de Tobby Rolland

 

Ce roman s’avère être un thriller doté d’une intrigue historique emportant le lecteur dans une course folle en compagnie de Zak et Cécile, d’Idil, et de bien d’autres du Vatican, en passant par Hong Kong à la recherche d’un des plus grands secrets de l’humanité.  L’auteur affirme détenir une part de vérité, c’est possible, une chose est certaine, c’est un bon livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, un livre qui fait se poser des questions.

 

Conspiration de Giacometti et Ravenne

 

Je suis une fan des romans de ces auteurs (puisqu’ils sont deux à écrire), même si certains romans sont mieux que d’autres, mais mes retrouvailles avec le commissaire Marcas est toujours un vrai plaisir. Cette fois, nous plongeons en plein coeur de la révolution avec des personnages hauts en couleur comme Danton, et la recherche d’un Secret, avec toujours une pointe occulte.

Jacques Ravenne étant franc-maçon, c’est un délice de découvrir les rouages de ces loges tenues secrètes durant des siècles.

 

En tous les cas, le roman commence par une série de suicides bien étranges, et le rythme est soutenu jusqu’au bout. J’aime particulièrement ce mélange historique, et vie actuelle, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. À lire pour ceux que ce type de romans passionne, comme moi !

 

Mör de Johana Gustawsson

 

Un très bon thriller où la profiteuse  Emily Roy est bien sympathique, et où Alexie son acolyte nous plonge dans une histoire bien tordue comme on les aime (enfin moi !)

L’histoire se passe en Suède, toujours dans une atmosphère un peu lente comme on les aime, la découverte d’un corps amputé , avec une autre intrigue en parallèle, celle d’une actrice enlevée à Londres. Tout le mystère siège autour de l’ancien comâgnon d’Alexie qui est enfermé dans un hôpital psy. Bref une histoire bien tordue avec l’apparition de Jack l’éventreur … un bon filon, même si j’ai un peu trouvé certains passages longs …

 

Le dernier repos de Sarah

 

L’histoire

Tracy Crosswhite, enquêtrice de la police de Seattle trouve le moyen d’ouvrir de nouveau le dossier d’Edmund House qu’elle pense innocent. C’est alors que l’on retrouve les restes de sa soeur Sarah.

 

Je suis rentrée à fond dans le premier tiers, ne pouvant lâcher mon livre, puis le second m’a un peu moins captivé quand au dénouement, je l’ai vraiment trouvé sans saveur, tellement prévisible.

C’est vrai que je deviens maintenant très difficile concernant les thrillers. J’aime ne pas découvrir le meurtrier ou la fin. Là, c’était raté. Beaucoup d’incohérences dans ce livre. Pas le meilleur polar que j’ai pu lire.

 

Le Château de Tanna’saoghal de AJ Crime

 

J’avais lu le premier roman de AJ Crime publié chez Edilivre, et j’avais apprécié son style. Je fus donc plus que surprise en découvrant ce nouveau roman d’un genre totalement différent. J’ai donc plongé dans un livre limite ésotérique, avec des fantômes, de l’horreur, des personnages attachants, à la limite du polar. Bref, un genre bien particulier avec une plume raffinée, vous l’aurez tout à fait compris, j’ai adoré ! Une bien belle découverte !

 

Le murmure du Papillon de Patricia Duterne.

 

Je recommande ce roman de Patricia dont j’avais déjà apprécié les deux précédentes parutions.

L’histoire est toute simple, celle de Victor qui l’été de ses sept ans va dé ouvrir la vie et le monde des adultes.

 

Voilà un bien joli petit roman facile à lire, je l’ai lu en quelques heures, rempli de poésie. On se laisse bercer par l’histoire de Louise et de Victor, par ce passé qui s’entrecroise avec le présent, par la magie des mots.

Seule la fin m’a un peu déçue. J’aime les histoires qui finissent bien.

Un livre à lire sans hésitation ! .

 

Beaucoup de livres autoédités.

 

Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

Le hasard m’a fait acheté ce petit roman de Bruno Madelaine. L’histoire d’un jeune Simon Renaud qui raconte son parcours et celui de sa famille  face au Syndrome de William BEUREN dont il est atteint depuis la naissance. Un roman poignant qui se lit vite, mais qui laisse des traces.  Un vrai coup de coeur À lire absolument …

 

Les amies de ma mère de Lydie Lefreve

 

Voilà un petit livre bien sympathique plein d’humour et de bienveillance. Le style est léger, bien écrit. Ayant moi-même une fille, j’ai retrouvé quelques clins d’œil familiers.

Une bonne lecture de vacances !

 

Le philosophe amoureux de claude Roudil

 

Quelle jolie découverte que ce livre empli de sensualité, un roman plein de sagesse, une traversée de la vie d’un homme avec la découverte du tantrisme, cette philosophe zen. J’ai lu ce roman par étapes pour bien assimiler chaque partie. C’est un vrai régal. Nul besoin de méditer pour aimer ! À lire … sans modération.

 

Moi aussi je suis Patrick Bruel de X

 

C’est avec beaucoup de curiosité que j’ai choisi de lire ce roman durant mes vacances. D’abord intriguée par la couverture qui casse la dite normalité, puis ce titre, un clin d’oeil au chanteur Patrick Bruel.

L’auteur a un style très agréable à lire, limpide qui passe bien, et je me suis laissée, bien malgré moi, prendre à cette histoire. Texte surprenant car entre-coupé de morceaux de chansons et de poèmes. Le plongeons dans l’introspection de l’auteur, éloignée au final de la vie du chanteur, est écrit dans un français savoureux qui nous emporte. Restons-nous avec des questions sur ce transgène ? Certainement, une curiosité, il faut bien l’avouer que l’auteur nous a savamment offerte avec pudeur. Un roman court, trop court, prenant, loin de la norme littéraire officielle , mais une jolie découverte.

‘Écrire, c’est arracher les lambeaux de l’intériorité  »

 

Une bonne intention de Solene Bakowvski

 

L’histoire est toute simple, celle d’une petite fille Mati qui a neuf ans et perdu sa maman. Elle a un papa paumé par ce deuil, et une grand-mère qui n’est pas trop bien dans sa tête. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. L’histoire est magnifique, superbe, pleine de tendresse. On s’attend à un polar bien glauque et on découvre un fort joli roman.

Je découvre cette auteure avec beaucoup de plaisir.

( 8 août, 2017 )

Le genre policier-thriller.

Pourquoi ai-je tant de plaisir à écrire un polar ? Je me pose régulièrement la question. Serait-ce lié à mon enfance, aux premiers romans que j’ai lus qui avaient tous une énigme policière « Le club des cinq », « Alice », puis les Agatha Christie, les Gaston Leroux. Contrairement à la jeunesse d’aujourd’hui, je ne baignais pas dans la Fantasy, les romances « Young ». J’aimais chercher le coupable, mais surtout le pourquoi. Je suis tout aussi curieuse dans la vie. Je ne lâche pas tant que je n’ai pas compris, et parfois il n’y a rien à comprendre. La vie n’est pas un roman. Les gens agissent sans discernement, sans même avoir pris conscience de leurs actes.  Alors, j’utilise ma plume pour offrir au lecteur un sens, une raison aux atrocités qui se jouent souvent sur notre planète, tout ce qui ne se dit pas, tout ce qui reste caché, les sociétés secrètes, les manipulations politiques ou pharmaceutiques, tout ce qui pourrait être, car mes polars ne sont que de pures fictions, tout du moins je l’espère.

Vous êtes bon nombre à me poser des questions sur mon prochain polar pour lequel je viens de mettre le mot fin. Il sera dans la lignée des autres, avec bien sûr l’inspecteur Antoine Bourgnon, et son équipe, l’intrigue se passera dans cette magnifique région où je suis en vacances, le Languedoc -Roussillon, et il sera encore plein de mystères. Je ne vous en dis pas plus. Et vous ? Pourquoi lisez-vous des polars ?

( 4 août, 2017 )

L’ambiance idéale pour écrire

Existe-t-il une ambiance idéale pour écrire ?

Pas pour moi les atmosphères de petites bougies, d’huiles essentielles distillées. Mon blog, je l’écris sur mon iPad pro n’importe où, chez moi, devant la télé, sur mon lit, avec musique, sans musique. J’ai la chance ( merci les élèves !) de vivre dans le bruit, et de pouvoir faire deux choses à la fois sans souci.

En ce qui concerne un manuscrit, ce sera différent. Là, il me faudra du silence, aucun bruit autour de moi. Mes polars, en particulier, vu l’esprit un peu tordu que je veux véhiculer, nécessitent une concentration pour suivre le fil de mes idées. J’écris toujours sur ma tablette ( j’ai été échaudée lors de mon piratage ! ), je prépare les ramifications sur des fiches avec les dates, les liens, le plus de renseignements possibles afin d’éviter l’erreur fatale, celle qui va tout faire louper.

Bien évidemment, je n’écris pas n’importe quand. Mes manuscrits se remplissent durant mes vacances, car il me faut du temps en dehors des nouvelles que j’écris parfois pour le fun et que je vais ensuite juste remettre dans mes romans par brides, idées ou morceaux. Je vais plonger dans mes intrigues, devenir amie avec mes personnages. Je dois être calme, sans stress ou contrariétés sinon mes personnages ne seront plus eux, mais ce que je vais porter. En général, je m’éloigne des réseaux sociaux, des personnes critiques qui pourraient me déstabiliser ( je sais, fichue sensibilité !), de toutes tensions.

Ma vie a bien changé depuis que je titille la plume. Avant je ne vivais que pour mes enfants, aujourdhui je vis aussi pour mes mots.

Écrire reste un plaisir incomparable, peut-être égoïste, mais je n’y renoncerais pas pour tout l’or du monde. La vie se chargera suffisamment vite de m’effacer des bouts de mémoire ou de concentration, ce qui déjà arrive par moment avec Hashimoto.

Alors oui, j’ai un rêve de moins en moins secret, impossible quoique, pourvoir écrire un jour sur la terrasse d’une maison en bord de mer, là juste à quelques mètres, voir les vagues se fracasser sur le sable, et sentir l’air iodé, pas trop longtemps sinon je tomberai malade mais juste le temps de faire un livre. Je suis certaine que j’y ferai mon meilleur roman. Un jour, qui sait ? On peut rêver, non ?  En attendant, dans mon Héraut, je viens de mettre le mot fin aux pages de mon prochain polar, alors heureuse ? Oui !!!!!

( 29 mai, 2017 )

Si par hasard,

Si par hasard,

 

 

 » Si par hasard on pouvait tout recommencer que ferions-nous ? Que changerions-nous de notre passé ? Ces rencontres qui nous ont fait basculer ? Ces mains que nous avons à peine osé toucher ? Ces baisers que nous n’avons pas donnés ?

Ces choix, ceux que l’on n’a pas faits,  ceux que l’on n’a pas pu faire, ceux que l’on a ratés bêtement, ceux qui sont restés derrière une porte bien fermée.

Si par hasard nous pouvions revenir en arrière, choisissions-nous la facilité, la route que nous avons déjà empruntée ou gravirions-nous les centaines de marches qui traceraient notre nouvelle destiné.

Si par hasard, nos rêves pouvaient tous se réaliser, serions-nous disposés un peu à les partager, notre monde a tant besoin d’un espoir auquel s’accrocher.

Si par hasard je pouvais juste tracer un pont étoilé pour te permettre de le traverser, juste pour discuter, simplement pour oublier ce qui s’est passé.

Si par hasard, ce que j’ai vu un jour dans ton regard, imaginé stupidement peut-être le début d’une histoire, si par hasard je ne m’étais pas trompée, si tu avais osé imaginer que nos corps puissent passionnément se retrouver, et si cette allumette n’avait pas été grattée, penses-tu que nous aurions pu nous aimer ?

 

Si par hasard je pouvais te parler, je te dirais juste que je suis désolée si je t’ai fait du mal, si j’ai bouleversé ta vie, si on s’est mal compris.

Si par hasard, nous pouvions tout recommencer, malgré les larmes, sache que je ne t’effacerai pas, et j’aimerais encore une fois te remercier, pour tout ce que tu m’as apporté, te dire qu’aucun mot n’existe pour dessiner à quel point tu as compté et quela vie nous m’a fait un bien vilain pied de nez.

 

Mais je ne crois pas au hasard, alors pourrais-je un jour vraiment écrire la fin de cette histoire ?  »

 

 

À toutes ces rencontres parfois avortées par la vie qui ne sont pas le fruit du hasard.

À vous tous qui me lisez,

À toi, vous, qui fus bien plus que cela.

 

Texte protégé copyright @ extrait prochain polar POURPRE

( 26 mai, 2017 )

Un livre peut-il être définitivement mort ?

Le monde de l’édition est en crise. Je suis peinée lorsque je vois le nombre de petites ME qui ferment leurs portes ou lancent des souscriptions ulule pour sauver leurs boites. C’est triste pour ces éditions, mais elles connaissaient les risques en se lançant de tels défis à une époque où seules les grosses enseignes font du bénéfice.Faut-il pour autant renoncer ? Si c’est pour un rêve, non, il faut toujours au moins essayer.

Seulement, je pense à ces romans, ces ouvrages qui vont prendre la poussière, qui d’un coup se retrouveront sans lecteur, ceux dont la publication va s’arrêter nette, pilonner pour diverses raisons. Un livre qui n’aura vécu que le temps d’une saison, d’un été parfois, et qui disparaîtra dans l’oubli à jamais.

Je ne suis qu’une gribouilleuse de l’âme, je pose les mots sans rien attendre en retour.

Je n’ai pas commencé à écrire pour des potentiels lecteurs juste pour laisser très égoïstement une trace de mes pensées, ne pouvant souvent le faire autrement. Dans une conversation, je parle, mais je n’exprime jamais mes pensées me contentant d’écouter. Mes mots me permettent d’une certaine façon de poursuivre un dialogue souvent de sourds. N’avez-vous pas remarqué comme les gens aiment s’écouter argumenter ? Sans jamais surtout accepter la réponse de l’autre !

J’ai eu la chance dès le départ d’être lue, peut-être simplement parce que mes mots parlaient vraiment, s’en sont suivis les réseaux sociaux, mes textes favorisant une interaction souvent très riche. Certains de mes livres sont déjà des reliques au bout de moins de trois ans et ne sont plus que peu vendus, en particulier mes romans, contrairement à mes polars qui continuent à être découverts très régulièrement. Dernièrement, j’ai appris que j’avais eu plus de 186 emprunts de Rouge encore cette année dans une médiathèque. Cela signifie que ce polar est découvert en continue. Quant à mes Carlas, qui tombent dans l’oubli, c’est le lot de ce monde où tout est éphémère. Dois-je en conclure que ces romans sont morts ? Pas nécessairement, après tout, ils sont tous rangés en rangs d’oignon dans ma bibliothèque, et parfois, un invité, un curieux, de passage dans ma vie, va y jeter un regard discret, me l’emprunter et le faire ressusciter le temps d’une lecture.

Peut-être un jour, dans une cinquantaine d’années, mes descendants trouveront  ces livres, les liront. Riront-ils ou pleureront-ils sur cette société désabusée qui n’a même plus envie de sa battre pour ses idées ? Il est possible qu’ils y puisent simplement des leçons afin de reconstruire une nouvelle réalité, meilleure, c’est ce que je peux vraiment leur souhaiter.

( 13 mai, 2017 )

Et puis un jour … Mon roman coup de coeur 2017

 

Quel coup de coeur pour ce roman dont je ne cesse de lire et relire des passages.

Un livre que j’aurais dû écrire. Ces phrases, chaque femme qui a aimé un jour aurait pu les tracer, chaque homme aurait pu les penser. L’histoire, bien sûr est très belle, mais les mots le sont bien plus encore. Ils ont une force qui donne la chair de poule.

Qui n’a pas vécu cette impression d’être pris dans un bocal comme Sarah ? Vivant au sein d’une union heureuse où pourtant il existe « ce manque ». Quelle femme n’a pas vu le vrai désir disparaître du regard de son mari, pour se retrouver juste « la mère des enfants » ? Et puis un jour, au hasard de la vie, la rencontre, celle qui nous change à jamais. Qui n’a pas vécu des phases de routine où il ou elke aurait rêvé de croiser un

Une histoire à savourer sans modération. Une merveilleuse leçon de vie,  à méditer …

Je rappelle qu’une fois encore, avant d’être dénichée par une petite ME, cette auteure a fait un vrai buzz en autoédition. Preuve qu’il y a vraiment de vraies perles qui dorment. J’ai même acheté immédiatement un autre roman de cet auteur Eden.

 

« Et puis un jour, il faudra oublier, oublier pour ne pas tomber. »

Cette citation me bouleverse tellement sa profondeur est vraie. Il faut pouvoir oublier pour ne pas s’écrouler, il faut pouvoir enlever cette boule à l’estomac qui nous limite, qui nous oblige à devenir dur ou passif, qui fait de nous ce que nous ne sommes pas.

 

Quelques phrases cultes de ce livre.

 

« Je n’ai pas peur de mes sentiments, j’ai peur de la douleur qui suit. »

 

 » Il y a ceux qui aiment un jour sur deux , ceux qui aiment l’idée d’aimer et même d’être aimé.

Il y a ceux qui aiment par habitude. Ceux qui ne savent pas aimer. Ceux qui ne savent pas être aimés. Et puis, il y a ceux qui y croient toujours, malgré la déception, l’échec et l’abandon. Ce sont ceux-là les pires, car ils peuvent tout donner et tout reprendre.

Ce sont eux qu’il faut craindre car en les laissant entrer dans ta vie, ils vont te faire sentir exister, puis un jour partiront sans se retourner.  »

 

 » Le luxe, c’est d’avoir du temps là où cela paraît insurmontable. »

 

« Depuis toi, j’ai envie d’être moi …’

 

« Les plus belles histoires sont celles que l’on n’a pas eu le temps de finir. »

 

« Tu m’as appris à vivre, j’aurais voulu que tu m’apprennes à te survivre. » Je t’ai aimé puis au fil des mois je t’ai oublié et à force de t’oublier, je t’aime encore plus fort.

Tu es là, dans chacun de mes choix, dans mes larmes, dans mes petits sourires, dans les étoiles au coin de mes yeux. Tu es partout, mais tu n’es pas là. »

 

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( 7 mai, 2017 )

L’inspiration

 

Ah, que serions-nous pauvres auteurs sans cette fontaine ? Il m’arrive de lire des livres divinement écrits, mais fades, sans une once d’imagination.

Pas simple de libérer les flots ! Nombreux sont ceux qui ont vécu une heure, un jour voire plus la panne sèche. L’eau du puits s’est subitement tarie. Il ne faut pas s’en inquiéter, la pluie tombera de nouveau et remplira la source.

L’inspiration est la clé de nos mots. Dans mon cas, elle arrive, sans s’annoncer, et s’installe jusqu’à ce que j’ai pris le temps de poser mes idées. Un rien l’a enclenchée, une phrase entendue, un nom du passé, un échange dans la rue, tout est matière à plonger.

Pour mes polars, c’est bien plus compliqué. J’ai toujours l’impression que tout fut écrit, et trouver « l’Idée » demande des ratures, des chapitres effacés.

Pour un roman, c’est différent, je surfe juste sur mes émotions du moment, un peu comme si je voulais capturer l’instant.

L’inspiration est quelque chose de magique. On la cherche, elle ne viendra pas. Je l’ai vécue pour mon dernier roman promis à mon éditrice. La pression m’empêchait de poser mes mots. Je devais écrire un autre genre de romans, ce fut un échec. J’en sortais dépitée, au bord des larmes. Ma plume ne cessait de se casser. Je devais tout détruire, chaque jour. Le jour où j’ai décidé de tout stopper, je me suis sentie libérée, c’est alors que quelques semaines plus tard, un matin, les mots ont coulé. « 5 Secondes » est né.

Je n’attendais plus rien, je n’y croyais plus, et elle est revenue.

Contrairement à certains, je ne rêve pas mes histoires. Elles s’imposent.

Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Peut-être pour me libérer des mots que je ne dis pas. Je suis bavarde, mais je ne parle pas. Toute la différence est là. Seuls mes amis savent les mots que j’écris entre les lignes. Alors peut-être simplement l’inspiration vient-elle les jours de grand bonheur où j’ai envie de crier ou ceux où le monde est trop lourd ?

Peut-être simplement qu’elle est là, tapie dans l’ombre, attendant juste de sortir sous son meilleur jour …

( 6 mai, 2017 )

Ah cette liberté de penser et d’écrire.

Chance que nous avons de pouvoir publier à volonté que ce soit via des réseaux de partages comme whattpad, via Amazone ou via les structures éditoriales diverses.

Je l’ai déjà dit, cette possibilité de tenir un jour son livre dans ses mains est une magnifique avancée technologique. Là où des auteurs attendaient avant des mois.

Je sais, vous allez me parler de l’exigence littéraire, des concurrences, là où vous voyez soucis, moi je ne vois que des mots, et j’aime les mots.

C’est vrai qu’actuellement, nous sommes en pleine période des droits d’auteur, tout du moins du relevé des diverses éditions, s’est clôturé fin mars, et comme chaque année, chacun y va de son latin, hurlant voire pestant contre les ME diverses et variées.

Rendons à César ce qui lui appartient ! C’est loin d’être simple pour des petites éditions qui n’ont pas de compteurs de ventes, qui jonglent avec des distributeurs pas toujours correctes, mais c’est également un gros handicap pour les auteurs, surtout si ces derniers vivent de leurs écrits.

Personnellement, je navigue entre les deux, une édition assimilée à de l’autoédition , Edilivre, qui a un compteur très rassurant et des DA très élevés. J’avoue avoir bien vendu en 2016, et un chèque sympathique m’attend pour l’été. J’ai également des DA dans une petite édition, avec un taux à 8%, taux qui est le taux classique. Dans les deux situations, je suis ravie de constater mes ventes régulière et je n’écris pas pour m’en mettre plein les poches même si je ne cracherai pas sur un chèque à cinq zéros !

Le parcours éditorial n’est pas facile. Le stress qu’occasionne une sortie est intense, les relectures de BAT, le lancement, les services de presse, et ce n’est pas un scoop, je n’ai plus ni le temps ni l’envie de me prendre la tête comme je le fais depuis trois ans. C’était amusant au début, mais aujourd’hui, cela m’ennuie, et je ne fais plus rien qui ne m’apporte pas un bien-être.

De plus, se positionner face à des grosses éditions est difficile, et souvent on porte une étiquette, celle des éditions où l’on a publié.

Mon seul fil éditorial restera Hashimoto, mon amour, qui doit continuer à aider, qui doit aller bien au-delà, car écrire, c’est aussi pouvoir se rendre utile.

C’est pour cela que mes prochains romans (hormis mes polars), je songe de plus en plus à publier sous pseudo Ou autrement, je ne sais pas, loin des jalousies qui frémissent, simplement pour me préserver, pour sentir une nouvelle bouffée, pour tester vraiment ce que valent mes écrits.

J’aimerais me consacrer à l’écriture, pouvoir remplir des pages toute la journée, mais voilà, mon travail, ne va pas en s’allégeant, ou est-ce moi qui vieillis, je ne sais pas.

Je veux surtout conserver ma liberté de penser, de dire, de faire ressentir.

Inutile de me donner vos avis négatifs, vos mises en garde, je n’y prêterai pas attention. J’ai confiance dans mes choix.

J’ai retrouvé le vrai plaisir d’écrire, parce que j’ai retrouvé ma vraie liberté, celle d’une plume frémissante, une petite plume de l’ombre.

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