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( 29 mai, 2020 )

Pourquoi je n’écrirais pas sur le Covid

Que d’auteurs sont en train d’écrire sur le Covid, de la roman au thriller. Je sens que la prochaine sortie littéraire sera sous le signe du virus ! Et bien ce sera sans moi ! Je n’écrirais pas sur le Covid et je ne lirais aucun livre sur ce sujet, simplement parce que j’en ai déjà assez de ces articles sur le sujet, de ces groupes qui frisent le sectarisme, de cette agressivité sous jacente. Je n’écrirais pas sur le Covid parce que faire un manuscrit sur le sujet qu’il soit drôle, romancé ou policier ne serait pas conforme à mon mode de pensées. Je n lirais pas sur le Covid parce qu’il y a tant de merveilleux livres à lire que je préfère choisir des ouvrages qui ne m’apportent pas de souvenirs difficiles, car en zone rouge, ce Covid, on en a bavé et même si c’est un exutoire, il nous convient à tous de nous protéger. Et puis entre nous, j’ai tellement d’autres jolies choses à écrire

 

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( 19 mai, 2020 )

L’heure de la retraite

 

Une pensée pour deux copines qui partent en retraite sous peu et stressent au maximum ! Pas d’affolement ! Je ne donnerai pas ma place pour tout l’or du monde, mais c’est vrai qu’il m’a fallu un temps d’adaptation. L’étiquette « retraité » est galvaudée dans notre société où il vaut être chômeur, un comble !

Je suis partie pour une raison de santé, mon amour pour l’enseignement n’était pas encore tari, abandonner un travail dans lequel on croyait fut difficile.  Mais la bonne nouvelle, même si il reste des couacs, ma thyroïde va nettement mieux ! Et cela n’a pas de prix.

Ma première année de retraite fut sérieusement cahoteuse avec les gilets jaunes durant deux mois qui ont bien bloqué tous mes projets puis le Covid qui en a rajouté une couche. Seulement, toujours voir le bon côté, et lors de ce confinement, j’ai vraiment pris conscience que j’avais une facilité pour enseigner tout comme pour écrire, et que je devais m’en servir, non pour les enfants mais pour de nouveaux projets. J’ai ainsi été sollicitée par diverses associations aux buts totalement opposés et je laisse se dessiner doucement la vision de septembre …

Tout cela pour dire aux copines, pas d’affolement ! La première année est une ébauche, une simple étape où on doit trouver ce qui est vraiment bien pour soi, sans contraintes, en toutes libertés, sans craindre de dire parfois que c’est flippant, mais au final totalement fabuleux !

Je suis une jeune retraitée de 59 ans, et je ne débute pas une fin de vie, mais un nouveau parcours de vie, des projets d’études également.

Sinon pour répondre à d’autres questionnements, je n’ai jamais eu aussi peu de temps de libre que depuis que je suis à la retraite ( hormis pendant le confinement) car ceux qui comme moi écrivent le savent, faire un manuscrit,  c’est prenant autant question temps que dans la tête. On se noie dans nos mots.

Et j’écris, beaucoup, en espérant finir par faire de mes pages un bon manuscrit, même plusieurs, juste pour le plaisir.

 

Donc oui, ça va la retraite ! Comme quoi toujours s’accrocher à ses rêves ! Et ne jamais cesser d’y croire !

 

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( 11 mai, 2020 )

Le déconfinement

Il est arrivé, ce jour tant attendu. Durant des semaines, on n’avait plus que cela en tête, le jour « d’après », celui qui allait tout changer, un peu comme si nous n’étions que des prisonniers écrivant sur les murs le temps qui passe. On y croyait à ce grand changement des mentalités, et puis plus on se rapproche de la fin, plus les esprits s’échauffent: critiques, insultes gratuites, violences verbales sur les réseaux sociaux à tel point que l’on n’avait même plus envie de lire de simples posts d’ami-e-s. L’annonce du déconfinement avec cette coupure « zone rouge », « zone verte », les écoles ouvertes, ceux qui veulent retravailler, ceux qui ne le veulent pas, on peut applaudir ce gouvernement qui a réussi sans effort à monter les uns contre les autres.

Nous y sommes, et pourtant, pourquoi nous n’en sommes pas plus heureux ? Peut-être simplement parce que ce « déconfinement » est bien loin d’être synonyme de liberté, peut-être parce que l’on doit aller doucement, progressivement.

Les espaces verts restent fermés en zone rouge et pourtant les écoles reprennent, certains magasins ouvrent, d’autres pas, les cantines scolaires fonctionnent, pas les restaurants, et surtout, nous sommes coincés à une distance de cent kilomètres à vol d’oiseaux de chez nous. J’ai été obligée d’aller sur Google pour voir à quoi correspondait cette fameuse distance, et en clair, c’est bien pourri ! Le sud se plaint parce que la mer lui pique de la distance, mais on échange si il veut ! Ici, il n’y a rien d’intéressant à 100 km ! Rien de rien ! En définitif, je n’aurais jamais dû aller regarder, car je me sens toujours autant en prison et en plus en zone rouge ce qui me donne l’impression de porter une marque sur le front. Non, ne me dites pas que j’exagère, j’ai lu hier un imbécile écrire que les personnes en zone rouge devraient toutes être interdites de sortir dehors jusqu’à ce qu’il ne reste aucun cas de Covid.

Pas de limites à la bêtise humaine.

Pour moi, aujourd’hui 11 mai, nous ne sommes pas dans un déconfinement, mais dans un pseudo-déconfinement Certes, je vais pouvoir sortir, reprendre mes activités artistiques, aller de nouveau me faire soigner ( les toubibs par vidéo ne m’ont pas convaincus), marcher ( enfin !) mais à côté de cela, vu la distanciation sanitaire, les heures d’attente pour faire ses courses ne vont guère changer et les magasins seront toujours vite vides. Les Drive, chez nous, ne reprennent pas avant juin voire juillet, donc confinement ou déconfinement, les avantages sont surévalués et les idiots qui veulent nous parquer feraient bien de laisser leurs remarques aux vestiaires ! Et puis, contrairement à beaucoup, je n’irai pas chez le coiffeur, ni chez l’esthéticienne, ni acheter des chaussures ou autres  parce qu’il faut déconfiner intelligemment et progressivement. Je ne verrai certainement pas mes enfants et petits-enfants avant encore longtemps, et cela me rend bien triste, mais c’est pour le bien de tous.

Réjouissons-nous, nous n’aurons plus le fameux papier d’attestation à remplir, mais entre nous, en banlieue, je n’ai jamais vu un seul contrôle que ce soit dans les rues, les cités ou en voiture. Les gosses ont joué dehors depuis le début du confinement, en fait, rien n’a changé pour eux dans les cités, sauf les écoles fermées.

Mais bon, comme tous les français, je vais applaudir : chouette, on est déconfinés ! Peut-être pas pour très longtemps, car les politiques ont trouvé un super moyen de nous museler : plus de grèves, plus de rassemblements, alors autant en profiter avec sagesse et même si je suis coincée pour un moment dans mon coin de banlieue, même si je rêve de vert , la météo annonce une fin de semaine ensoleillée, des kilomètres à pieds en vue, masquée bien entendu, même si marcher à pieds ne rimera pas avec génialité, car il faut bien l’avouer, ce n’est très sympa ces masques pour respirer ! Mais ils nous donnent un semblant de liberté et surtout pas de quoi s’inquiéter, c’est pas demain que je vais faire cent kilomètres à pieds !

On est heureux, hein, on est déconfinés ! C’est vrai , alors je vais sourire à ma journée !

#sortez masqués #restez prudents

 

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( 9 mai, 2020 )

Doit-on suivre son inspiration ?

Il suffit parfois de presque rien, une lecture, un mot laissé au hasard, pour que soudain ce petit frémissement au creux de l’estomac se fasse sentir. Elle est là, l’idée, l’envie, celle de reprendre ce genre que l’on aime tant écrire.

Pendant plus de deux ans, mon désir s’était fané, le fait d’avoir laissé un manuscrit presque disparaître, Ambre, je n’avais plus envie d’écrire, je n’étais plus motivée, j’attendais en vain. Cette rupture de contrat m’a redonné la liberté et avec un espoir qu’un jour, une histoire se dessine. Honnêtement, je n’y croyais pas trop. Quand on a été échaudé, on préfère souvent tourner la page. Pour moi, c’était  comme si mon encre avait séché, comme si quelque chose s’était brisée.

Et après tout, je suis actuellement sur deux anciens manuscrits commencés l’an dernier, un roman-thriller et un roman-jeunesse, que j’avance doucement, sans me presser. Et voilà que soudain, un mot déclenche une envie irrésistible de prendre la plume. Une idée que je tiens, là, présente. J’ai cette chance de ne plus avoir d’engagement pour le genre policier, une chance qu’il me faut saisir puisque l’inspiration est là.

Non, non, il faut que je me calme ! Je n’ai plus assez de temps pour tout faire ! Et pourtant, un nouveau polar, dans un contexte différent, avec d’autres personnages, peut-être pas la PJ,

une histoire bien plus classique sans lien avec l’autre série, sentez-vous cette odeur ?

Retenez-moi ! Ce ne serait vraiment pas raisonnable ! Pas raisonnable du tout ! Quoique …

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( 20 avril, 2020 )

De quoi avez-vous envie ?

Difficile d’avoir envie durant cette période difficile, simplement parce que pour beaucoup leur vie change radicalement, bousculant tous leurs repères.

Vivre sans envie n’est pas vivre et fort heureusement notre gouvernement est en train de réviser sa position face à l’isolement des anciens qui sont simplement en train de se laisser mourir. Plusieurs connaissances travaillant en ehpad me rapportent une tristesse dans les regards que rien ne peut combler.

On veut protéger ses proches, mais ainsi on les condamne à une fin terrible. N’est-ce pas encore notre propre peur qui parle ? Car à quatre-vingt-dix ans, qu’est-ce qui fait vivre une personne si ce n’est l’amour qu’on lui donne ?

De quoi avez-vous vraiment envie, vous qui me lisez régulièrement ?  Je lis chaque jour au travers vos commentaires que c’est vivre tout simplement, vivre quitte à parler au nom des autres, quitte à ne pas écouter les autres, quitte à juger, trancher sans connaître, sans savoir.

Alors pourquoi pour beaucoup ce confinement-prison est-il si important ?  Pourquoi cette peur de mourir est-elle devenue omniprésente ?

Peut-être simplement parce que beaucoup prennent conscience comme je l’ai dit précédemment qu’ils sont mortels.

Peut-être serait-il temps de passer à autre chose, non ?  Profitez justement de ce confinement pour faire ce que vous avez toujours eu envie de faire : bricoler, jardiner, peindre, lire, écrire, cuisiner, chanter, danser, peu importe … vivre !

Je sais, je vous connais, vous allez me demander ce qui me manque le plus en ce moment, et je vais vous le dire : marcher. Depuis septembre, j’avais pris l’habitude de faire minimum une heure de marche quotidienne et je ressens les effets négatifs au niveau cardiaque de ce manque. Mais comme je suis un bon petit soldat, je reste confinée et je ne tente même pas de déroger à cette règle. Pas trop bon pour les kilos ! Je crois qu’il va me falloir reprendre un bon programme waight watchers ( ahahah). J’ai eu ma période de peur comme beaucoup, mais je ne m’y suis pas attardée, car penser à cet ennemi invisible ne peut que me faire du mal.

Je me motive donc, malgré parfois des coups de blues ponctuels, à tout faire pour avoir envie d’avoir envie. Je brosse des nouveaux projets même s’ils ont peu de chance d’aboutir, je m’en moque.  Comme sur un tableau, j’essaie de mettre plein de couleurs ! Et croyez-moi, si je peux le faire en ce moment qui est une semaine  »mémoire » de ma vie, vous le pouvez aussi !

Alors de quoi avez-vous vraiment envie ?

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( 13 avril, 2020 )

Écrire pour donner un sens à sa vie

Chaque individu a mille raisons d’écrire.  Souvent, il ne le fait pas simplement parce qu’il n’ose pas. Et pourtant, il suffit parfois d’un signe, d’un encouragement, et les mots vont se poser sur la feuille, parfois un peu tremblants, parfois imprécis comme s’ils avaient peur eux aussi de dire ce qu’il ne fallait pas, peur de laisser surgir une émotion que l’on ne comprendrait pas. Écrire, c’est un peu comme dessiner, c’est s’autoriser à « dire » ce qui ne se dit pas, c’est finalement un moyen, peut-être totalement inconscient, d’immortaliser nos pensées, nos vies, nos rêves.

Écrire, c’est donner un sens à chaque vie, car tous les écrits ont une réelle importance ! Comme disait un philosophe : « Écrire c’est être seul habité par des milliers de personnages. » Écrire, c’est également laissé une trace de ses propres émotions mais également celle des autres. En cette période lourde qui va certainement durer encore fort longtemps, car un virus ne disparaît pas d’un claquement de doigt, il est important de poser des mots pour soi, pour l’avenir, pour comprendre, pour analyser, pour s’évader. Petits, grands, lettrés ou non,  c’est le moment de sortir un vieux cahiers. Libérez vos peurs, Faites hurler les mots !

Alors prêts ?  écrivons !

 

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( 8 avril, 2020 )

Avoir l’envie …

Il est bon de garder toujours l’envie. Écrire, peindre, lire, ne pas cesser d’avoir envie et pourtant en ces périodes difficiles, je rencontre de nombreuses personnes qui n’ont plus envie d’avoir envie. Ces parents qui pointent le problème chez les jeunes qui n’ont plus envie de rien. Le confinement de départ les réjouissait et puis, la réalité a vite pris la seconde place. Jouer aux jeux vidéos toute la journée ou surfer sur les réseaux, ça saoule. L’ennui s’installe avec son lot de mauvaise humeur et d’idées sombres. Les copines ne sont plus là pour jacasser sur les autres, les potes absents pour les barres de rire. Un gamin disait dernièrement : « C’est pire que la prison, car on a en plus les parents sur le dos ! » Ce n’est pas faux quand on voit ces mêmes parents sur Facebook, raconter « leur nouveau rôle », faire apprendre les leçons à leur progéniture, comme si c’était un miracle et une corvée ! Entre nous, s’ils avaient un peu plus souvent pris le temps de plonger dans les cahiers de leurs petits anges depuis leur début de scolarité, peut-être que cette période se passerait un peu mieux. S’ils avaient également cessé de critiquer toute l’année ces profs qui ne fichent rien, peut-être que cela se passerait mieux. S’ils avaient … la liste est longue !

Cette période est difficile pour tous. C’est un moment idéal pour redessiner autrement les envies de chacun, pour apprendre à cohabiter, à vivre ensemble et surtout à retrouver l’envie d’avoir envie.

Quant aux adultes, les failles d’avant le confinement se lézardent plus, les dysfonctionnements au bout de trois semaines se dessinent, les addictions comme l’alcool se multiplient.

Donnez-vous l’envie d’avoir envie !

Ne changez pas votre rythme de journée, faites-vous un planning quotidien, ne zappez pas le sport surtout ! Des vidéos youtube sont supers, hurlez, criez si cela vous fait fu bien, mais surtout ne cessez pas d’avoir envie, bref vivez !

 

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( 3 avril, 2020 )

Pourquoi lire ?

Dernièrement un contact me posait cette question : « Pourquoi lire puisque tu écris ? »

Je lui ai répondu : « Pourquoi peindre aussi alors que j’écris ? »

Vous l’aurez compris, j’ai trouvé cette remarque complètement débile ! En même temps, quel mot mettrais-je en premier ? Lire ? Écrire ? Peindre ?

Honnêtement, aucun ou plutôt tous à la fois. Tout dépend du moment, de l’envie, de l’inspiration. J’ai toujours été une dévoreuse de livres, lisant n’importe où, n’importe quand quelque soit ma vie. Pour l’écriture, cette dernière sera plus liée à mon imagination, mon envie, tout comme la peinture. Lorsque j’écris, je suis auteure. Lorsque je lis, je suis lectrice. En aucun cas, je ne fais un amalgame entre les deux.

Il est vrai, tout de même que plus j’écris et plus je suis sélective sur mes choix de lecture. Lire est pour moi un plaisir et comme tout plaisir, il ne peut m’être imposé.

Mes goûts sont larges même si j’ai une nette préférence pour les thrillers et polars, les romances qui apportent un peu de soleil ou qui font sourire et les romans historiques.

Mais je lis de tout !  Ceux qui me demandent de les chroniquer savent que je n’utiliserai pas des mots juste pour servir leur ego. Il peut m’arriver d’être attirée par un livre, son histoire et de ne pas arriver à rentrer dedans. Plutôt que de casser ce livre dont l’avis n’est au final que lié à mon état d’esprit, je l’abandonne et reviendrai dessus plus tard, ou pas …

Alors pourquoi lire ?

Parce que cela fait un bien fou ! Cela permet de s’évader, de laisser un peu ses soucis sur le côté.

Après, n’oublions pas les multiples bénéfices de la mémoire : cela active nos neurones, cela nous rend plus intelligent en nous offrant des connaissances nouvelles,  cela nous déconnecte un peu du monde virtuel pour un monde imaginaire.

Et vous, pourquoi lisez-vous ?

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( 29 mars, 2020 )

La force actuelle de l’autoédition

En cette période de confinement, les auteurs autoédités voient leurs lecteurs s’envoler. Cela peut surprendre et pourtant c’est logique.  La majorité d’entre eux publie sur Amazon à un prix bas où on peut baisser son prix de vente favorisant ainsi une offre alléchante. De plus, les colis n’étant majoritairement plus livrés, les français se tournent vers le livre numérique. Les réfractaires aux livres brochés continuent à râler et pourtant, nul ne peut ignorer ce qui se passe actuellement.  De nombreux auteurs inconnus sortent de l’ombre, préférés aux auteurs connus. L’autoédition permet la diversité.

L’édition classique continue pourtant de dénigrer ce système éditorial qui lui fait de l’ombre, affirmant qu’étant en dehors de la chaîne officielle du livre, elle n’a aucune importance. Ce que l’on oublie trop souvent, c’est que cette chaîne du livre a changé considérablement depuis l’apparition de l’impression à la demande, fonctionnement qui au final se rapproche beaucoup de celui de l’autoédition dans son essence.

Beaucoup d’éditeurs vont cogner à la porte des autoédités, tout comme à l’inverse, beaucoup d’auteurs en ME finissent par sortir à un moment un livre en autoédition.

Il n’y a donc plus un système éditorial unique, il y en a plusieurs et l’important est l’accord de confiance qui se fera entre l’auteur et ses lecteurs puis l’auteur et son éditeur.

La différence sera la vente en librairie puisque 80% des librairies ne vont fonctionner avec les autoédités qu’en dépot-ventes. Avec les ME « nouvelles », c’est un peu la même chose. Seules les grosses pointures continuent de proposer du stock, mais vu la crise qui s’annonce, il y a de fortes chances que les rayons vendent d’abord leurs stocks de célébrités  avant de lancer les nouveautés.

67 % des influenceurs se disent favorables à la présence de livres auto-édités en librairie

Il y a dix ans, l’autoédition n’était que de 2%, tandis qu’aujourd’hui, elle atteint les 29%.

 

Je pense que nous allons voir sa force dans « l’après » Covid. Le ralentissement des ventes papiers, le blocage des IBSN, l’annulation des nombreux salons, tous ces facteurs vont peser très lourds dans la gestion des petites éditions qui ont déjà bien du mal à ne pas se noyer. Le lecteur non concerné par ces considérations financières continuera à chercher la bonne occasion, l’offre et la demande, et il y a de grandes chances que les livres autoédités fassent un bon en avant ! Il suffit de regarder juste les tarifs d’un roman classique chez un grand éditeur qui peut atteindre jusqu’à 15€ en numérique ( et on s’étonne que les prêts de numérique soient si fréquents), les petites éditions dont le prix sera autour de 7€, et les auteurs indépendants dont le numérique restera autour de 2,99€ en moyenne.

Dans un monde en crise, il est évident que le lecteur se tournera vers le moins cher, sachant que de nos jours, le prix n’est pas spécialement gage de qualité.

Il existe même de plus en plus d’auteurs hybrides qui confient leur manuscrit à une édition exclusivement pour le papier et s’autoéditent pour le numérique. Certains ainsi vivent correctement de leurs revenus ce qui n’est pas le cas des auteurs lambdas.

D’autres, dont je fais partie, préfèrent ne pas mettre tous leurs légumes dans la même marmite et alternent entre publications en autoédition, en édition alternative, en éditions classiques. Une liberté totale ! Et le plaisir d’écrire assuré !

 

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( 28 mars, 2020 )

Thyroïde instable en cette période difficile

Nombreux sont ceux qui voient certains symptômes revenir à la charge depuis le début du confinement. Que l’on soit en hypothyroïdie ou en hyper, le lien avec ces changements sont intimement liés au stress. Pourquoi ? Tout d’abord, il faut comprendre que tous les individus sont impactés par le stress et dans le cas d’un souci thyroïdien, l’hormone très liée au stress que l’on nomme le cortisol, va « toucher » aux glandes surrénales et interférer sur notre thyroïde.

Il est donc évident que la peur du Covid-19, liée à celle du confinement, vont titiller le cortisol.

Beaucoup d’adhérents nous rapportent qu’ils ne sont pas stressés, que tout va bien, mais que tous les anciens symptômes sont revenus à la charge. Le poids du stress est totalement inconscient. Ce n’est pas parce que l’on pense ne pas être angoissés que l’on ne l’est pas. Le corps, lui, parle à notre place. Dans le cas d’une maladie auto-immune, les anticorps thyroïdiens vont foncer attaquer l’organisme, ce qui fait dire à certains que l’on est « à risques » avec une maladie de la thyroïde, ce qui n’est pas le cas.  Relisez bien ce que je viens d’écrire, ce sont les anticorps thyroïdiens qui attaquent, signe que votre corps fabrique beaucoup d’anticorps aussi bien ceux pour lutter contre ce virus que ceux contre votre thyroïde.

Alors oui, cette peur va peut-être voir apparaître de nouveau des soucis de digestion, des cheveux qui vont casser, une peau en mauvais état, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur.

Le retour de ces symptômes est normal.

Ce stress va augmenter les troubles de panique ou de paranoïa. On voit affluer des questions multiples sur les groupes :

Dois-je stopper mon médicament ?

J’ai une sinusite, est-ce le Covid ?

Sans parler de l’angoisse qui est à fleur de mots comme j’aime à le dire.

Les dérèglements thyroïdiens sont déjà extrêmement difficiles à réguler, alors on peut imaginer lorsque l’annonce d’une pandémie s’installe.

Il est évident qu’il est impératif de faire son maximum pour maintenir une thyroïde stable en cette période de confinement où les relations sont parfois tendues, pouvant aggraver la maladie.

Alors oui, bien sûr, ce Covid fait peur, et la peur n’est pas chose facile à maîtriser, mais au-delà de la peur, des chiffres constants des décès que l’on nous donne, regardons celui des personnes guéries.

Pour tenter d’aider ceux en panique :

  • Je n’ai pas pu faire ma TSH, c’est grave ? Non, ce n’est pas grave. Ce n’est pas une urgence ! Mieux vaut rester chez soi que d’aller attraper le Covid dans un laboratoire.
  • Oui, mais je sens qu’elle a vraiment bougé ?  Adaptez provisoirement et légèrement votre traitement. Mieux vaut une petite régulation que d’ennuyer les médecins qui ont des cas bien plus graves à traiter.
  • Je suis sans cesse angoissée, est-ce la thyroïde? Peut-être ou pas! Regardez des vidéos de sophrologie ou de méditation, optez pour l’homéopathie, ou les HE, respirez régulièrement, mangez du chocolat pour son magnésium et parce que cela fait du bien de se faire plaisir.
  • J’ai peur, dois-je stopper mon traitement ? Jamais sans avis médical surtout si vous avez une maladie auto-immune, une ablation totale, ou un fort dosage.
  • J’ai un gros rhume, et le médecin m’a prescrit un antibiotique : Prenez le ! Le Covid ne débute pas par un nez bouché ! Et surtout ce sont les anti-inflammatoires qui sont à proscrire.
  • J’ai vraiment peur, un peu mal à la gorge, que faire ? Plutôt que d’aller chez votre médecin, trouvez une consultation sur Doctolib en visio. Les médecins sont charmants et en plus vous évitez ainsi de les contaminer ! Pensez à préserver les autres même si vous êtes très inquiets.
  • Comment avoir mon médicament pour la thyroïde, mon ordonnance est à renouveler: pas de souci, allez à la pharmacie avec l’ancienne. Tous les traitements doivent être donnés.

Cette période est difficile pour tous et nous avons énormément de messages sur notre page l’envol du papillon. Courage à tous ! En espérant avoir pu vous aider!

Prenez soin de vous !

 

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