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( 12 novembre, 2017 )

Interview, tout sur …

 

Bonjour Sylvie, merci pour votre disponibilité, vous commencez à être un écrivain ( je n’aime pas écrivaine) avec de nombreux lecteurs. Quel effet cela vous fait ?

Plaisir, bien sûr, être lue pour un auteur est la meilleure chose qui soit. Peur aussi, de décevoir. Quand on publie un premier roman, on n’a rien à perdre, ce qui n’est pas le cas lorsque l’on en a publié plusieurs.

Justement, vous en êtes à combien ?

Oh la la, il faudrait que je compte, on va dire plus d’une dizaine en quelques années. Je crois que fin 2017, ce sera treize.

Question banale, votre livre préféré ?

Aucun, j’aime trop lire pour avoir un seul choix. Mon genre préféré reste les polars et les thrillers depuis toujours. J’ai commencé petite avec les Alices et le club des cinq, et je continue aujourd’hui avec Sir Cédric etc .

Quatre ans depuis la parution de votre premier roman en décembre2013. C’est cela ?

Effectivement Rouge est sorti pour Noël, un merveilleux cadeau cette année-là. Tenir son premier livre papier est comme tenir son premier enfant, magique.

J’ai vu une jolie publicité sur Rouge justement, une réédition. Angoissée ?

Je suis ravie d’avoir signé avec la collection Clair-Obscur d’Évidence éditions pour la réécriture de ce polar. Il s’est bien vendu durant deux ans, mais il était mal écrit. Je n’avais pas compris à l’époque la différence entre une édition classique et Edilivre, une édition alternative, en clair, Rouge fut un brouillon. Après avoir travaillé avec la directrice de collection Jennifer, je ne peux que voir la différence. Ce fut un boulot de Titan cette réécriture, et j’espère que cette nouvelle version, dont le thème n’a pas changé, sera appréciée. Mais j’avoue que j’attends surtout la sortie de POURPRE, mon prochain polar, toujours chez EE, en Décembre. Un excellent travail fut fait avec cette édition. C’est très dur de faire du nouveau après 5 polars, donc oui, j’ai une petite anxiété pour celui-là.

Vous êtes multi genres, comment faites-vous ?

Je laisse juste ma plume glisser, simplement. Je ne cherche pas à écrire à tout prix. Je laisse venir mes mots. J’écris effectivement autant de romans que de polars, et genre jeunesse depuis peu , mais certains genres ne m’attirent pas du tout comme la SSF, les livres politiques ou l’érotisme.

Vous êtes très connue sur les réseaux sociaux pour votre combat pour la reconnaissance des maladies auto-immunes, un impact littéraire ?

C’est un combat qui me tient à coeur, car il aide. Mon essai « Hashimoto, mon amour » a permis à des malades de vivre mieux, et indirectement m’a permis à moi, d’accepter un peu mieux cette maladie, par contre aucun lien avec les autres romans. Ces mondes sont cloisonnés. J’ai la chance d’avoir une plume facile à lire d’après mes lecteurs, et j’ai choisi de l’utiliser pour aider les autres.

Votre maladie et votre premier livre sont-ils nés ensemble ?

Non, pas exactement. J’avais déjà une idée de roman en 2010, même avant, après avoir eu dans ma classe la visite d’un écrivain, une personne extraordinaire, Odile Weulesse, auteure jeunesse. Cette personne m’avait dit que j’avais « l’aura d’un écrivain ». Les mots positifs restent en tête, et j’ai longtemps gardé ce désir d’écrire un livre en entier. J’écrivais des traces sur des cahiers (comme je le fais aujourd’hui sur mon blog), et j’ai débuté un roman que j’ai perdu suite à un acte de malveillance. Je n’ai repris la plume que deux ans plus tard pour écrire Rouge poussée par un collègue.

Justement Rouge est surtout une belle histoire d’amour sur fond de polar. Qu’en dites-vous ? Non, je dirais un polar avec des histoires d’amour, mais surtout des vies qui se croisent.

Vous avez toujours dit avoir un faible pour l’inspecteur Antoine Bourgnon. Vrai ou faux ? Effectivement, j’adore mon inspecteur, car il est droit, humain, et puis il aime Adelyse ! Et j’adore ce personnage. J’attends la parution de Pourpre pour savoir si je continue cette série ou non, savoir si je dois changer de style de polar.

Ah, Adelyse ! Et vous quelle est votre plus belle histoire d’amour ? Les lecteurs ! Rien n’est plus vrai que ce lien durable avec un lectorat. Comme disait Barbara « ma plus belle histoire d’amour , c’est vous… »

 

Et les autres auteurs ? Des détracteurs ? Je dirais qu’avec les auteurs d’Edilivre ceux des premiers jours, Nunzia, Jenny, Fleur, Odile, Lorenzo, Régis, Étienne, Claude (et la liste est longue) , nous sommes « une famille ». J’ai rencontré comme nombreux d’entre nous, plus de jalousie pour mes publications chez d’autres éditeurs. C’est décevant, car casser un livre, mettre dans la marmite la méchanceté humaine n’apporte pas plus de ventes.

 

Vous êtes un auteur qui peut écrire différents genres littéraires, quel est votre secret ?

Je n’en ai pas. Je crois beaucoup aux énergies, aux choses qui n’arrivent pas par hasard. L’inspiration en est une. Parfois, je me réveille avec une idée en tête, que ce soient romans, polars, jeunesse. J’ai la trame complète. Ce n’est pas pour cela que j’écris le livre, ça c’est une autre étape. Je pense même que je serai morte avant d’avoir tout écrit.

 

Vous avez peur de la mort ?

Non, c’est une fin inévitable. J’appréhende bien plus les dommages que font la maladie. Ma mère est atteinte d’une maladie de la mémoire, et je ne veux pas finir ainsi, c’est bien trop triste.

Hormis le drame Hashimoto, vous avez aussi perdu un enfant ? Jocker, c’est ma vie privée. Il reste celui qui est, qui fut, qui sera à jamais.

Vous parlez « jeunesse », bientôt la sortie de « H et la plume de l’espoir », pourquoi ce livre ?

C’est un petit livre jeunesse minuscule, écrit à la demande d’une maman dont l’enfant fut victime d’harcèlement car « trop gros », « trop paresseux » alors qu’il avait simplement une maladie pas encore diagnostiquée. J’ai pensé ( l’avenir seul dira si j’ai eu raison), que parfois les enfants à qui on explique correctement, comprennent mieux que les adultes.

C’est un coup d’essai. Je crois dans ce livre, et je remercie encore Marie pour les illustrations.

 

Justement, comment avez-vous choisi cette illustratrice ?

Les routes ne se croisent pas par hasard. Marie Texier était illustratrice dans ma seconde maison d’édition « les ateliers de grandhoux ».

 

Alors et ce roman « Juste une seconde » ? On en parle ?

C’est une réécriture d’un roman publié au début de l’année et qui pour des raisons de santé de l’éditrice n’a pu ensuite être en vente. J’ai donc repris mes droits, refait le livre, la quatrième, et la couverture. C’est un tout petit roman, par choix. Je voulais que l’impact de la philosophie prime sur l’histoire, « cette seconde » qui peut tout changer, cette seconde que l’on va saluer à vie ou maudire.

 

Déjà de très bons retours, heureuse d’avoir choisi ce mode de publication, l’auto édition ?

Bien sûr ! Je reste surprise des ventes en une semaine, vu qu’il s’était déjà bien vendu au salon de Paris en papier. Je ne voulais pas le mettre chez un nouvel éditeur, malgré plusieurs contrats possibles, par respect pour l’édition avec laquelle j’avais travaillé, mais je ne voulais pas non plus qu’il meure. Je découvre surtout que beaucoup de personnes l’ont pris en prêt bibliothèque Kindle, et c’est intéressant ce procédé. Après malheureusement trop de personnes dénigrent l’auto édition, et c’est dommage, car on y trouve des perles.

 

J’ai l’impression que vous êtes au four et au moulin, avez-vous le temps de vivre ? D’écrire ?

Publier un livre demande beaucoup de temps, d’être sur les réseaux sociaux, et même si j’ai la chance d’avoir de l’aide pour ma publicité, je manque cruellement de temps. Je suis enseignante avant tout, donc mes journées sont déjà très remplies. Ensuite je suis maman, grand-mère de plusieurs petits-enfants, je m’occupe de ma maman qui est en maison médicalisée, je m’occupe aussi activement d’aider une association pour la reconnaissance des maladies auto-immunes « l’envol du papillon », je suis également chroniqueuse, donc oui, au four et au moulin.

La maladie d’Hashimoto m’a forcée à changer mon mode de vie, ce qui m’a ou ert un autre univers. Fini les sorties au cinéma tous les dimanches, les grandes fêtes, les heures à piétiner dans les magasins. Je fatigue trop vite, une maladie auto-immune entraînant une autre, mon corps m’impose des limites.  Je lis beaucoup aussi, je profite de chaque instant, et comme je l’ai déjà dit, j’écris partout sur des papiers, des carnets, sur mon ipad, sur mon blog, avant de tout remettre sur un ordinateur. Ensuite lorsque les vacances arrivent, je débute en général un nouveau manuscrit à partir de toutes ces données.

 

Vous restez très secrète sur votre vie, évitant de mettre votre photo par exemple sur les réseaux sociaux . Pourquoi ?

Simplement parce que je suis quelqu’un de très discret, je n’aime pas « la lumière ». Ma vie n’intéresse personne, tout du moins je ne veux pas que ce soit le cas. Je veux que mes mots touchent, fassent pleurer, emportent, et non ce que je suis.

 

Vous séparez donc votre vie privée à votre métier d’écrivain ?

D’abord, ce n’est pas un métier, mais une passion, et effectivement, je cloisonne. Rares sont les personnes, dans ma « vraie » profession qui me connaissent sous mon nom d’auteur.

 

Le mot de la fin ?

Un livre, c’est comme la vie. Il faut savoir passer au chapitre suivant sans s’attarder trop dessus. J’ai terminé un manuscrit, je suis déjà dans le suivant. Ensuite c’est un milieu où il faut sortir une armure, se blinder. Les critiques injustifiées, il ne faut pas en tenir compte, juste avancer le plus positivement possible, en sachant que l’on peut se tromper, qu’un livre peut ne pas plaire, mais que l’important reste le plaisir que l’on a eu à l’écrire. J’espère ne jamais perdre cette passion.

Depuis quatre ans, écrire m’a aidée à mieux accepter ma maladie, à donner un sens à « l’absurde » à vivre sereinement, à rester en paix avec moi-même, et avec les autres.

Je finirai juste par dire, il ne faut écrire que si on en ressent le besoin et surtout le faire avant tout pour soi, avec ses tripes, alors le lecteur s’en apercevra inéluctablement, et le roman marchera.

Que vivent les rêves à jamais …

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Merci Sylvie, et pour rappel, « juste une seconde » est en vente sur Kindle, et tous les autres livres sur le site Fnac.

Sortie de Rouge fin Novembre et Pourpre en décembre.

Linda F chroniqueuse

( 7 novembre, 2017 )

Pensées du jour

Si t’étais encore là …

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Roman en cours :)

 

Parfois je te vois dans mes rêves, j’entends le téléphone, c’est toi, un message, c’est vous. Le livre des souvenirs grossit de jours en jours, je me souviens de cet instant, de ce moment unique, de ce qui aurait pu être, de ce qui n’est plus.

Ne crois que je sois triste, les larmes ont séché sur mes joues depuis longtemps, je ne sais même plus si je pourrais en prenant un crayon dessiner ton visage, je ne suis pas bonne en dessin, et puis, tu m’as rayée de ta vie si violemment, que par défense, l’oubli, j’ai appris à le conjuguer à tous les temps, au passé particulièrement. Je n’ai voulu que ton bonheur. Quelle prétention d’avoir cru savoir ce qui était bon pour toi.

Et puis il faut bien le dire, même si j’avais voulu te retenir, mon fuseau se serait cassé à force de te dessiner.

Qu’est-ce que vous diriez si tu n’aviez pas fermé la porte, que penserais-tu de ce que je suis devenue ? Reconnaîtrais-tu t’être trompé ou continuerais-tu lâchement à nier cette réalité qui s’imposait ?

Si tu étais encore là, aurais-tu appris l’assiduité, la constance, la sécurité, aurais-tu renoncé à fuir ce bonheur à ta portée ? Si tu étais là, prendrais-tu ma main pour m’empêcher d’écrire ces absurdités.

Mais tu n’es pas là, tu ne l’as jamais été.

Les pages s’envolent, les photos jaunissent, la mémoire s’étiole, il reste si peu de choses de ce passé englouti.

Si tu n’avais pas été là, je ne serai pas ce que je suis. Même si cela n’a aucun sens pour toi, j’ai pris le parti, de voir dans l’ombre des fractures de ma vie la certitude que dans l’absurde, être passée par toi fut la plus jolie chose, qui a donné un sens à un non sens, et couronné ma vie d’aujourd’hui.

 

Craquez pour Juste une seconde …

 

https://www.amazon.fr/Juste-une-seconde-Sylvie-GRIGNON-ebook/dp/B0773THGQC/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1509703165&sr=8-3&keywords=Juste+une+seconde

( 5 novembre, 2017 )

Ce que j’aime dans l’écriture.

 

J’aime écrire tout simplement, poser des mots pour ne rien dire, pour faire joli, pour faire du bien. J’aime écrire pour me sentir en harmonie comme si les mots m’offraient une protection, une paix intérieure. J’aime écrire pour être lue bien sûr, mais pas toujours. Il m’arrive de remplir des carnets qui s’entassent, des idées, des pensées, des phrases. J’ai toujours eu la langue bien pendue depuis que je suis petite, à tel point que pas un seul de mes bulletins scolaires n’échappe à l’appréciation « trop bavarde ! » , une facilité de parler pour ne rien dire, de combler le vide. À l’inverse, les mots que j’écris sont faits pour être entendus, et l’avantage, c’est que je sais que je ne vais saouler personne. Seuls ceux qui aiment ma plume me liront. Ce que j’aime dans l’écriture, c’est tout ce que l’on peut lire dans les phrases, les intonations, et également tout ce que l’on peut découvrir entre les lignes, ce pouvoir ultime de tout dire, d’offrir à l’infini, sans limite. Ce que j’aime dans l’écriture, c’est ce lien entre les hommes, ce fil invisible qui va faire que toi l’inconnu, toi l’étranger, toi l’ami, tous vous allez finalement vous retrouver à danser sur mes mots, à rire ou à pleurer.

Ce que j’aime dans l’écriture, c’est qu’il restera un peu de moi dans le grand livre de l’humanité, une phrase qui t’aura marqué, un roman pour lequel tu auras sorti ton mouchoir, un des carnets de ma vie qu’un de mes descendants aura trouvé, peu importe, quelques traces d’une vie passée qui ne sera pas totalement effacée.

 

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( 4 novembre, 2017 )

Écrire et poser son propre regard.

Toujours la même rengaine, écrire, pourquoi est-ce vital pour certains et une contrainte pour d’autres ? Pour beaucoup, écrire n’est qu’un outil pour ne pas oublier, pour noter les choses importantes de la vie (les listes de courses par exemple), tandis que pour d’autres, l’écriture est bien plus que cela. Presque tout le monde a eu un jour envie d’écrire, mais bien peu de personnes passent à l’acte, par peur d’échouer, par pudeur, pour maintes raisons.

Il existe ensuite une grande différence entre ceux qui gribouillent, et ceux qui vont passer à l’étape supérieure, celle de la publication. Pour cette dernière, il faut être habité d’une vraie passion, car le parcours vers l’édition d’un livre est compliqué, parfois rude, certains ne s’en relèvent pas. Il faut donc avant tout y croire, vraiment.

J’ai cette passion. Écrire pour moi, c’est faire voyager mes mots sur la feuille de papier, c’est m’amuser avec des personnes imaginaires qui n’existent pas, telles des figurines Playmobil, j’assemble, je sépare, créant du sens et surtout de l’émotion.

Il m’est arrivé d’avoir un « creux » dans mon travail d’écriture, souvent lorsque j’étais tiraillée vers la réalisation de projets qui ne me « parlaient » pas. Je n’ai par contre jamais eu ni déception ni désillusion. J’écris d’abord pour moi, pour me sentir bien, pour tisser cette tapisserie pleine de couleurs qui me lie à mes lecteurs. Je ne me pose aucune question, surtout négative. J’ai fait du chemin depuis quatre ans. Avant, les critiques gratuites me faisaient mal. J’ai pris le recul nécessaire. Si le commentaire négatif a un argument valable, je le note dans un carnet pour ne pas commettre la même erreur lors d’un projet roman, sinon je ne m’y attarde pas, s’il n’est pas constructif .

Je ne me considère toujours pas comme écrivain même si à la fin de l’année, j’aurais publié plus de douze livres en quatre ans. J’écris comme certains préfèrent chanter sous la douche, ou d’autres dessinent sans cesse sur des bouts de papier. N’étant pas atteinte de nombrilisme, je doute souvent de la qualité de mes écrits, et suis toujours surprise de voir que mes ventes sont régulières. Je garde tout de même cette particularité, le secret de mes mots, tout comme le semi-anonymat. Salons et dédicaces, ce n’est pas pour moi, faute de temps, faute d’envie, et surtout je déteste le monde qui s’agglutine et qui phagocyte mon énergie. Et puis, honnêtement, rester des heures vissée sur une chaise à attendre le client, cela fait un peu  »attrape client » moi qui déteste le monde. On me prend comme je suis, disons plutôt que l’on prend mes livres, ce qui est le plus important.

Ce n’est pas comme cela que je vais vendre, allez-vous me dire, et bien curieusement, j’ai des lecteurs, et le reste, je m’en moque complètement. Lorsque je pose un dernier regard sur le dernier BAT de mon manuscrit, je suis déjà aspirée vers un nouveau roman qui se dessine, de nouvelles idées, de nouvelles possibilités. Si vous saviez à quel point ce n’est pas l’imagination qui me manque mais le temps ! Actuellement, j’ai plus d’une dizaine de projets à poser sur le papier, dans des styles et genres différents, juste pour le simple plaisir de m’amuser à poser les mots, à faire passer des messages, à offrir un peu de chaleur dans ce monde de brutes.

Alors, si vous connaissez juste un moyen de me donner du temps, j’aimerais me poser pour rallonger mon regard sur mes romans.

En attendant, un petit tour sur mon nouveau roman !

 

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( 31 octobre, 2017 )

Ces portes qui se ferment.

La porte, cette porte que l’on ouvre, que l’on claque, que l’on laisse entrebâillée, cette porte pleine d’espoir ou de désillusion, cette porte reste liée au seuil que l’on peut franchir ou non.

Une porte par définition a une serrure, une serrure a une clé. Doit-on ouvrir toutes les portes, et surtout avons-nous toutes les clés ? La peur est une clé qui ferme beaucoup de portes, l’amour en est une qui à l’inverse en ouvre d’autres. Chaque porte que nous ouvrons s’inscrit comme un nouveau chapitre de vie à écrire. Nous y mettons des virgules, des pauses, des temps différents, et surtout nous nous autorisons à ouvrir de nouvelles portes. Pourtant parfois, nous restons coincés devant l’une d’elles, comme si la clé dans la serrure s’était figée, comme si nous n’avions pas envie de pousser, de traverser de l’autre côté.

Et puis il y a ceux qui passent trop vite, fermant la porte avec violence. Ceux-là s’interdisent de poser le passé, d’en tirer les enseignements, de prendre le bon, de laisser le mauvais, ils tranchent juste, avec violence, sans retour possible. Ils se retrouvent alors inconsciemment dans un cycle où ils reproduiront un jour la même erreur.

Quoiqu’il arrive, ces portes symbolisent nos choix. Nous pouvons passer notre vie à fuir les autres, à claquer des portes, ou bien simplement à en fermer doucement, à rester bloqués devant d’autres qui restent résolument closes en espérant que par magie, elles s’ouvrent.

Je pense que nous devons tous à un moment fermer une porte, pour faire une pause, pour nous retrouver, pour nous autoriser à vivre autre chose, mais peut-être est-ce judicieux de ne pas tourner la clé à double tour, car derrière toutes les portes fermées se cachent des trésors que nous pouvons redécouvrir autrement, différemment, à un autre moment.

N’hésite pas à pousser ma porte, même si les aiguilles ont tourné, je serai là …

 

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( 31 octobre, 2017 )

la dernière lettre

Inspiration

Ah cette dernière lettre, celle qui fut écrite avec le sang de mon coeur, celle qui chantait tout l’amour que je voulais t’offrir, celle qui disait tout sans rien écrire. Je m’en souviens encore. Hier. Je l’avais écrite à la main, ayant choisi un stylo de qualité, j’avais fait un brouillon, que dis-je, des dizaines de brouillon. J’avais rempli des pages et des pages pour tout te dire, pour tout t’expliquer, pour que tu saches, pour que tu comprennes, pour que tu ne t’éloignes pas définitivement. Au final, ma missive ne fut pas très longue. Trop de mots qui ne parlent pas. Tout était entre ces lignes, ces pleins et ces déliés. J’étais l’écriture, capricieuse, sautillante, incertaine, sauvage. Je m’auréolais par moment de superbes majuscules, pour montrer ma beauté, mon insistance. J’évitais les mots doux pour ne pas te brusquer, les mots tendres pour ne pas te faire pleurer, les mots crus pour ne pas te choquer. J’essayais juste de me calquer sur ce que tu aurais voulu lire, sans bien savoir au fond, la plume tremblante de m’être peut-être trompée. J’ai choisi ensuite la plus jolie enveloppe, celle qui était de la couleur de mon âme. J’ai écrit ton adresse, collé un joli timbre, pas Marianne, c’était trop ordinaire pour quelqu’un comme toi, un timbre qui était toi. Je n’ai pu résister à l’envie de déposer quelques gouttes de parfum, juste pour le plaisir d’embaumer mes rêves. La lettre terminée, j’ai hésité, je me suis préparée pour la poster, et puis non, j’ai renoncé. Mes mots n’appartiennent qu’à moi. Tu ne pourrais pas comprendre. Tu ne m’as jamais comprise. Tu ne l’aurais certainement pas lue. Alors, j’ai rangé cette dernière lettre dans une boîte qui en contenait déjà des dizaines. Elle a rejoint ses camarades de solitude, toutes ces phrases que je t’avais écrites, toute cette vérité que je voulais te dire, toute ma vie en lambeau, toutes ces miettes que tu m’as juste laissées. J’ai refermé la boîte sans pleurer cette fois. Il est un temps où il faut simplement mettre un point finale à une histoire et cesser les virgules. Toi, tu l’as mis depuis longtemps, sinon tu aurais répondu. Je viens de le faire. C’était ma dernière lettre.

 

Texte manuscrit en cours  @

 

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( 30 octobre, 2017 )

Comment vient l’inspiration ?

Pour moi, elle s’impose comme une réalité. C’est même amusant, car parfois elle arrive, alors que je suis occupée à d’autres activités. Je me tiens alors « je tiens un super sujet ! » , puis j’oublie, parce qu’elle est volatile. Parfois, si j’en ai la possibilité, je prends un papier ou mon téléphone pour noter. J’ai des dizaines d’idées un peu partout sur des coins de table, sur des carnets, des idées en sommeil, et puis un jour, je les réveille. Je n’ai plus d’obligation d’écriture, et c’est un vrai bonheur de pouvoir écrire quand je veux, pour qui je veux. J’ai des demandes, nombreuses, des défis que l’on me lance. Malheureusement, je manque de temps. Je n’écris que pendant les vacances, et encore ! Depuis que je sors de nouveau de mon terrier, je privilégie les restos entre amis à l’écriture, mais avec l’hiver qui approche, je sais que je vais noircir de nouveaux des pages blanches.

J’ai un roman en tête depuis des mois, il faut que je m’y mette, à Noël certainement.

Dernièrement, une copine ayant appris que j’avais écrit « H et la plume de l’espoir » m’a demandé de lui faire une histoire pour sa petite-fille qui a vécu un drame. L’idée me séduit. Je ne suis pas auteur jeunesse, mais j’aime bien cette idée de faire du bien à quelqu’un. Alors pourquoi pas ?

L’inspiration peut prendre vie n’importe quand, n’importe où, simplement pour s’inscrire comme une évidence. Je suis persuadée que nous sommes nombreux à avoir la même idée au même moment, simplement un seul va l’écrire. Les idées sont faites pour être partagées, pour faire de ce monde quelque chose de meilleur. L’inspiration est juste un des ingrédients, il y en a tant d’autres, mais une chose est sûre, si vous aimez écrire, foncez, ne laissez pas l’inspiration s’envoler. Il n’y a aucune raison pour ne pas écrire !

 

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( 29 octobre, 2017 )

L’importance de l’amitié

Je parle souvent de l’amour, c’est vrai, car c’est mon moteur, au sens large du mot, mais l’amitié est une valeur tout aussi importante. D’abord, peu d’amours durent toute une vie, alors que des amitiés résistent parfois à tout, je parle des vraies, de celles qui défient le temps. En amour, on débute souvent dans l’éblouissement, la fascination de l’autre, le « sans défaut visible », alors que dans l’amitié, il est plus question d’une connivence. Les amis sont ceux avec qui on rit, avec qui on peut tout dire, se confier sans être jugés, avec qui on peut parfois prendre du recul, pour ensuite se retrouver comme si le temps s’était stoppé. Certains me disent que c’est la même chose en amour, et j’avoue être plus sceptique. Hormis, les amours qui défient le temps, rares sont les amoureux qui se retrouvent vingt ans après comme si rien n’avait changé.

L’acte d’amour passant presque toujours par la case désir va se heurter à l’apparence, et malheureusement, l’embonpoint, la calvitie, les rides, font rarement bon ménage avec l’amour éternel.

Tandis que l’amitié se fiche des dégâts du temps. L’amitié se contente « d’être ».

Certaines personnes vivent sans véritable ami. C’est un choix qui leur est propre. Un désir peut-être de ne pas se dévoiler totalement. Personnellement, je pense que les vrais amis nous rendent meilleurs, simplement parce qu’ils savent dire ce qu’il faut quand il faut, au bon moment. Tout comme en amour, on ne rencontre pas nos amis par hasard, c’est un peu comme s’ils s’inscrivaient dans notre chemin de vie. Avec eux, nous avons le droit d’être nous-mêmes, de ne pas porter de masque, de dire ce que nous avons sur le coeur.

Un véritable ami ne juge pas, il peut conseiller, mais jamais il ne va menacer, faire du chantage affectif ou prendre parti. Pourquoi ces amitiés vont-elles fleurir ? C’est une question épineuse. Ce peut-être le choc d’un regard ou d’un rire, qui n’a pas vécu un fou rire qui a couronné une longue amitié, une « reconnaissance » intellectuelle de l’autre, et puis on a ceux, on ne sait pas pourquoi, mais on est « bien » avec, l’impression de les connaître depuis toujours, ce plaisir de se retrouver même si ce n’est qu’une ou deux fois par an, ce plaisir d’être ensemble.

Encore plus que l’amour, les vrais amis se reconnaîtront sans avoir besoin de se le dire, ils n’auront nul besoin de mots « d’amitié », ils sauront qu’ils sont.

L’amitié au final a cette merveilleuse faculté de ne pas se dire, de ne pas s’écrire, de simplement se vivre avec à la clé ce doux sentiment qui se nomme la tendresse.

 

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( 20 octobre, 2017 )

La course aux éditions …

Cette course aux maisons d’édition me fait doucement sourire. Que l’on se rassure, j’ai été comme vous, avant. Il est vrai que ces des contrats, j’en ai reçus, j’en ai signés, ce qui me vaut aujourd’hui de publier dans plusieurs ME à compte d’édition, de faire le choix de poursuivre également pour d’autres genres de manuscrits chez Edilivre, et de prochainement tenter KDP juste pour le fun.

Que dire ? Je serai bien ingrate de cracher sur l’édition alternative qui m’a servi de tremplin, tout comme sur les autres éditions, car je vends bien, sachant que je fais peu de salons, et aucune dédicace. J’en ai fait, mais je n’en ai tiré aucune satisfaction, et je n’ai plus envie de faire ce qui m’ennuie. C’est donc un exploit là où beaucoup échouent. Même si j’en suis heureuse, je n’en retire aucun orgueil. Contrairement à beaucoup, j’écris juste parce que c’est une passion, un besoin de poser des mots, de faire passer des messages qui me tiennent à coeur. Je pourrais transmettre mes idées gratuitement, je le ferai, mais dans ce monde cynique, seul le label éditorial donne une apparence de qualité.

Dans les mois qui arrivent, plusieurs publications vont voir le jour. D’abord «  Juste une seconde » , la nouvelle version de « 5 Secondes », encore meilleure, un message auquel je tenais, qui ne devait pas mourir, celui de cette seconde chance à laquelle nous avons tous droit. Puis, une nouvelle aventure d’Antoine Bourgnon, chez Évidences édition, Pourpre, un polar que j’ai adoré écrire. Pour Noël, je l’espère, mon tout petit livre jeunesse illustré par Marie Texier, que je remercie encore, un message d’une importance capitale pour moi sur le harcèlement et la reconnaissance des maladies invisibles. Et je ne parle même pas de 2018 qui verra la version revue de Rouge, toujours chez Évidences édition. Que du bonheur ! Surtout que l’encre n’a pas séché et continue à courir, plusieurs idées de manuscrits, roman, polar, historique, jeunesse … Des mots pour toucher, des mots pour faire pleurer ou rire, des mots pour dire ce que la voix ne dit pas toujours, des mots pour vous, pour toi, pour tous ceux qui ont envie de continuer à mes cotés. 2018 ne pourra qu’être une très bonne année. Je le veux. Il le faut ! Enfin !

( 19 octobre, 2017 )

Lorsque les mots font des miracles

 

Écrire, c’est utiliser les mots dans un but essentiellement positif. Rien ne me fait plus plaisir lorsque je constate que mes histoires sont entendues, comprises. J’écris beaucoup, certains de mes livres sont pourtant plus importants que d’autres. Mon premier livre-jeunesse sortira aux alentours de Noël, si tout va bien. C’est un tout petit livre, que certains jugeront certainement sans intérêt, pour moi, il « est ».

Un jour, j’ai reçu une lettre d’une maman très touchante, une lettre qui m’a bouleversée.

(…) Vous savez dire ce qu’il faut, aidez mon fils. Il est atteint de la maladie d’Hashimoto, et harcelé par ses petits camarades. Vous êtes une maman, une maîtresse, et surtout vous vous battez pour une cause juste.(…) »

La lettre relatait toute l’histoire de ce garçon. J’ai été touchée. Je ne me sentais pas auteure pour enfants, certainement parce que je passe mes journées avec, et que l’écriture est un moyen de sortir de ce milieu. Pourtant, je ne pouvais pas ne pas entendre la douleur de cette femme. Voilà,comment ma plume a donné vie à « H et la plume de l’espoir ».

Au-delà d’un petit livre, j’ai voulu une fois encore, par le biais des enfants, mettre en avant les maladies invisibles, ces douleurs que l’on ne voit pas, dont des enfants sont aussi porteurs. L’incompréhension de certains enfants que la peur poussera à harceler, à critiquer, à se moquer. Ce petit livre de rien du tout sera j’espère bien plus qu’un simple livre, un pansement pour ceux qui souffrent

 

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