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( 27 juin, 2022 )

Pas graves les dysfonctionnements thyroïdiens ?

Il n’y a pas un seul dysfonctionnement thyroïdien, il y en a de nombreux, parfois c’est même tellement compliqué à diagnostiquer que les médecins baissent les bras. Souvent, la fatigue intense est le premier signe, commun à tous les dysfonctionnements, mais pas que … On va trouver de nombreux dysfonctionnements suite à un accouchement ou durant une grossesse. Les médecins se doivent d’être particulièrement vigilants. L’hypothyroïdie si elle n’est pas traitée peut avoir de graves conséquences pour la mère en augmentant le risque de fausse-couche, d’hypertension et de pré-éclampsie et pour l’enfant à naître de retard du développement psychomoteur du nouveau-né. De même, un bon pourcentage de femmes en début de ménopause présentent des anomalies de la TSH. Un petit dérèglement ne va pas nécessiter de traitement à vie.

On trouve également des dysfonctionnements thyroïdiens lorsque la personne développe une maladie auto-immune. La thyroïde d’Hashimoto, la plus fréquente, est une inflammation auto-immune de la thyroïde, inflammation au cours de laquelle l’organisme attaque les cellules de la thyroïde. Cette maladie est irréversible et le traitement sera à vie.

Nous aurons également la maladie de Basedow, autre maladie auto-immune qui souvent se manifeste par une hyperthyroïdie et souvent une ophtalmopathie. Beaucoup de Basedow « guérissent » même si le facteur auto-immune reste présent.

On trouve également les hypothyroïdies frustes qui n’ont aucun gros impact sur l’analyse sanguine et donc qui sont très complexes à diagnostiquer et soigner. Selon les médecins, un traitement sera prescrit ou non.

Et puis on aura aussi des problèmes de nodules sans aucune atteinte du fonctionnement, des cancers qui vont nécessiter une ablation partielle ou totale. On aura également la thyroïdite de De Quervain, un virus à l’origine d’une hyperthyroïdie.

Alors pas grave un dysfonctionnement de la thyroïde qu’ils disent ? Il faut cesser de jouer la politique de l’autruche. Ce n’est peut-être pas majoritairement mortel, mais c’est une véritable plaie. Prenons l’hyperthyroïdie, par exemple, l’organisme s’accélère, va trop vite et peut mettre en danger la personne. Il faut tout de même savoir qu’une hyperthyroïdie débutante peut passer inaperçue, sans gros symptômes, juste avec un état de surexcitation. Souvent dans ce cas, l’hyperthyroïdie va devancer l’hyperthyroïdie. La personne sera alors juste dans « les normes »n mais basses. Des signes vont apparaître. Mais vu que la prise de sang sera « correcte », il n’y aura aucune inquiétude, sauf que ces hormones qui se déversent trop, vont accélérer entre autre le rythme cardiaque, pouvant poser des difficultés à s’endormir, de l’irritabilité. Avec le temps, l’hyperthyroïdie se verra sur les analyses, mais en attendant, bien des dégâts seront faits. Dans ce cas, il faut vraiment agir, car une hyperthyroïdie peut être liée à la présence de nodules qui dérèglent tout, et certains peuvent être toxiques. À l’inverse, dans le cas d’une hypothyroïdie de longue date non traitée, l’évolution vers une forme sévère et grave de la maladie, appelée myxœdème, dans un stade ultime, pourra entraîner une perte de connaissance ou un coma (coma myxœdémateux) menaçant la vie. De nos jours, la prise en charge des maladies thyroïdiennes est insuffisante. Reprenons les symptômes de l’hypothyroïdie tels que l’on arrête les instances de l’HAS.« Les symptômes de l’hypothyroïdie sont variables et peu spécifiques pris isolément. La fatigue est présente chez la majorité des personnes atteintes, souvent intense et persistante ; elle peut s’accompagner de somnolence, de troubles de la concentration et de la mémoire ainsi que de manifestations dépressives. D’autres symptômes sont évocateurs comme une atteinte des phanères (peau sèche et froide, ongles fragiles, cheveux secs et cassants, dépilation), une frilosité ou une constipation d’apparition récente, une voix devenue plus rauque, une baisse de l’acuité auditive, des crampes ou des fourmillements, une sensation de gonflement ainsi que des douleurs notamment musculaires. Une prise de poids est possible, souvent modérée et contraste avec une perte d’appétit. »D’où la difficulté … « L’hypothyroïdie est une pathologie où rien n’est blanc ou noir, ni la clinique ni la biologie, c’est une gamme de gris. Le dialogue avec le patient est capital, car si le traitement est modifié, il pourra en ressentir les effets avant même que son taux de TSH ne varie. »  N’oublions pas non plus les problèmes liés à une exposition à la radioactivité. La thyroïde fixe de l’iode pour fonctionner, mais lorsque cet iode est radioactif, il détruit les cellules de la thyroïde qui fabriquent les hormones, entraînant une hypothyroïdie. L’iode radioactif peut être libéré lors d’un accident nucléaire, comme Tchernobyl ou plus récemment Fukushima.

Compliquée cette thyroïde ! Compliqué de la soigner ! D’où l’importance d’une extrême vigilance des soignants et des malades. Ne rien lâcher ! Une reconnaissance de la maladie est nécessaire !
Ensemble et unis, les papillons !

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( 5 octobre, 2020 )

Thyroïde et déprime

Pourquoi la thyroïde influe-t-elle sur le moral ? Trop de médecins ne prennent pas au sérieux les soucis de thyroïde, les mettant dans la case « psy », simplement parce qu’un dysfonctionnement thyroïdien a une influence sur les émotions. Ainsi, on passe souvent à côté d’une thyroïdite avancée, d’un problème plus grave et surtout on laisse un malade en grande souffrance physique et morale.

Alors bien sûr, toutes les dépressions ne sont pas liées à un problème thyroïdien, mais une étude publiée dans le « Journal of the American Medical Association (JAMA) Psychiatry » a montré que 4 dépressions sur dix étaient intimement liées à une thyroïde auto-immune, ce qui ne veut pas dire, à l’inverse que toutes les thyroïdes auto-immunes induiraient un état dépressif. On comprend la complexité de ces maladies, et surtout l’importance que les médecins recherchent une maladie auto-immune comme Hashimoto ou Basedow avant de prescrire des doses de cheval d’antidépresseurs ou d’anxiolytiques.

« L’étude montre que les personnes atteintes de thyroïdite auto-immune sont 3,5 fois plus susceptibles de souffrir de dépression, et 2,3 fois plus susceptibles de souffrir d’anxiété. Cela signifie, calculent les chercheurs, qu’elles représentent plus de 40 % de tous les cas de dépression et 30 % de tous les cas d’anxiété »

On notera également des troubles de l’humeur, des variations pouvant aller de l’excitation à l’apathie totale, des colères impulsives par moment, de l’agressivité, de l’impatience , des troubles du sommeil, selon que la personne soit en hypothyroïdie ou hyperthyroïdie.

Toutes nos émotions sont intimement liées à la thyroïde à tel point que beaucoup de médecines fonctionnelles ou parallèles font le lien avec le stress, fléau de notre société.

Quels sont les facteurs pouvant avoir une répercussion assez forte pour dérégler une thyroïde.

Selon une étude anglo-saxonne, on trouverait : le deuil, celui d’un conjoint, d’un enfant, d’un proche, un problème grave dans le travail, licenciement, harcèlement, chômage, des soucis financiers, des violences conjugales, etc

Apprendre que l’on est atteint d’une maladie auto-immune n’arrange rien. L’état pseudo-dépresseur va en plus s’accompagner de symptômes handicapants comme la fatigue, des dysfonctionnements du corps. En cas d’hypothyroïdie, on va assister à un ralentissement de la mémoire, des difficultés de concentration qui vont augmenter le stress et donc impacter un peu plus la maladie auto-immune. Un vrai cercle vicieux d’où il n’est pas simple de sortir.

Il est donc important que les proches ( amis, famille, collègues) tout comme les médecins, comprennent que ces changements d’humeur ne sont pas «  du chichi », que la malade ne joue pas la comédie, que ce n’est pas contre eux qu’elle en a et que ce n’est pas qu’elle ne veut pas s’en sortir, mais c’est qu’elle ne peut pas.

Il est important aussi que les médecins prennent le temps d’écouter les malades, qu’ils n’assimilent pas maladie thyroïdienne et maladie psychosomatique.

Il est surtout important que le regard se tourne un peu plus vers ces dysfonctionnements afin de mieux les comprendre et surtout afin d’éviter de juger !

Trop de couples se déchirent à cause de ces sautes d’humeur liées à un dysfonctionnement thyroïdien, trop de personnes ont des problèmes avec leurs collègues à cause de cette maladie.  Personne n’est coupable d’être atteint d’une maladie auto-immune, personne ne le fait exprès !

Courage à tous les papillons.

 

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( 1 octobre, 2018 )

Le passé, ce fardeau …

 

Hier est plus important qu’aujourd’hui qui n’est qu’ennuie. Oups. Je ne cesse de lire ces propos. Je ne peux adhérer à de telles idées ! Le passé est une période révolue, qui n’existe plus, qui ne reviendra pas, alors pourquoi tant de personnes perdent-elles leur temps ? Comme le dit une belle citation, si votre passé vous appelle, fuyez ! Il ne vous apportera pas le bonheur, juste un miroir embué, une illusion. Le présent, lui, est un magnifique instant. Passer son existence à imaginer ce qui sera, ce qui fut, ce qui pourrait être ou pas, ce qui aurait pu être si, quelle perte d’énergie ! Personnellement, j’ai toujours pour ma part vécu chaque seconde de ma vie comme si c’était la dernière, peut-être parce qu’ayant eu un enfant malade, j’ai appris l’importance de ces minutes qui ne se rattrapent pas, ces rires qui ne s’écriront plus, ces petits bonheurs qui laissent sur leur sillon une trace indélébile, inoubliable. Passer son temps à les rechercher voire à les revivre est une ineptie qui conduira inéluctablement à l’ennui dont parlent trop de personnes. L’ennui, je ne l’ai que rarement rencontré vivant pleinement mes émotions autant dans mon travail que dans ma vie personnelle. Je ne saurais dire si c’est un cadeau ou un piège. À vivre trop intensément parfois je me suis un peu grillée les ailes, mais contrairement à de nombreuses personnes le jour où je quitterais cette terre, je partirais en me disant «  Qu’est-ce que j’ai bien vécu ! » Tel un enfant, j’attrape le bonheur au vol comme des bulles de savon et même si elles finissent par éclater, je suis heureuse car j’ai vécu ces très bons moments. Alors peu importe que ces petites bulles de bonheur ne durent pas, l’important est qu’elles aient existé, et surtout de savoir qu’aujourd’hui, dans quelques secondes, je vais en attraper une nouvelle ! Elle arrive, regardez-moi et peut-être vous aussi pourrez tenir dans vos mains la suivante.

 

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