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( 27 mai, 2015 )

Les enseignants et le burn out.

Stupéfaite de voir ce fléau gagner jour après jour du terrain, dans tous les secteurs, dans toutes les professions. Personne n’y échappe même si on aime passionnément son métier. Notre société et ses dérives nous demandent toujours plus, plus vite, encore. Dans le milieu où je vadrouille, le plus grand fléau reste le bruit. C’est ahurissant de constater qu’il y a moins de vingt ans, nos classes avec un nombre identique d’élèves savaient se taire. Aujourd’hui, c’est chose impossible. Le bruit est omniprésent dans les couloirs, dans les remontées de récréation, dans les classes à chaque changement de discipline. De l’extérieur, cela peut sembler anodin. De l’intérieur, on sent régulièrement notre coeur s’accélérer,  tambouriner, le mal de tête nous happer sans pouvoir nous en échapper. Avant, on sortait d’une journée de classe, heureux. Aujourd’hui, on rencontre de plus en plus d’enseignants livides, au bord de la dépression et surtout écœurés de leur métier.
Quand donc les pouvoirs publics s’intéresseront-ils à ce problème crucial au lieu de sans cesse ne parler que de la réussite des élèves ? De nouvelles réformes ? Comment un enseignant au bord de ce burn out peut-il donner envie d’apprendre aux élèves ?
Au lieu de rajouter des mercredis matins qui étaient réparateurs, ne serait-il pas préférable d’aborder le problème en profondeur ? Pourquoi la nouvelle génération ne peut-elle vivre que dans ce brouhaha permanent ? Ce bruit n’est-il pas nuisible aux adultes aussi bien qu’aux enfants ? Comment lutter contre ? La société n’est pas innocente ! Qu’elle prenne sa part de responsabilités.
Je n’ai aucune solution miracle à offrir juste un avertissement : messieurs les politiciens, venez passer une journée dans une de nos classes de banlieue, venez supporter cette tension qui règne dans nos écoles, venez comprendre que ce n’est pas parce que l’on a des vacances scolaires que l’on est serein.
Je ne sais pas si j’arriverai à échapper à ce fléau mais une chose est certaine, mon métier,  est un des plus beaux du monde selon moi, et il commence sacrément à sentir le moisi. Entre y perdre la santé ou vivre quelques années de plus, mon choix sera vite fait. Nous n’avons qu’une vie et nous devons avant tout penser à nous. Souhaitons que les pouvoirs publics s’en rendent compte à temps avant de détruire les futures générations,
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