( 31 mars, 2022 )

Mes lectures de mars 2022

Comme chaque mois, je vous présente mes lectures. De belles découvertes, de moins belles, curieusement pas toujours les têtes d’affiches qui m’ont fait vibrer !

 

Peurs en eau profonde d’Olivier Descosse

XO édition

5/5

C’est totalement par hasard que j’ai découvert ce livre d’un auteur pour moi inconnu, et j’ai adoré ! Les personnages, Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle et Jean Sardi, chacun avec ses blessures m’ont séduite, un peu comme si à la dernière page, je quittais de vieux amis. Le style est agréable, l’histoire passionnante, avec ce thème des plongeurs qui m’a un peu fait penser aux livres de Cussler. L’intrigue policière est bien menée, sans s’essouffler avec régulièrement des rebondissements qui rendent le livre encore plus intéressant.

Une très belle découverte !

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La quatrième feuille de Christophe Royer

Taurnada édition

4/5

Merci à Joël et à Taurnada édition pour ce SP. Ce n’est pas le premier livre de cet auteur et j’étais impatiente de découvrir en avant-première ce roman.  Je dois avouer que le début m’a semblé traîner en longueur, lenteur extrême, on ne sait pas où on va.  Heureusement, je n’ai pas lâché le livre, ne le faites pas ! Le rythme va monter en crescendo jusqu’à un énorme rebondissement qui m’a laissée sur le flanc.

L’écriture est agréable, fluide, facile à lire, et l’histoire plutôt sympa, celle de trois amis de jeunesse au cours de plusieurs années.  La chute est savoureuse, alors n’hésitez pas, même si je le redis, je déplore un début qui aurait dû être plus soutenu.  Cela reste un très bon livre.

L’histoire :

Aujourd’hui, Sophie a tout pour être heureuse : un mari aimant, une famille attentionnée, une amie fidèle, un travail qu’elle adore et une belle maison sur les rives du lac d’Annecy.

Pourtant, à la veille de sa première exposition photo, plusieurs faits troublants vont faire ressurgir des événements tragiques de son passé…
Un flic détruit par sa première affaire, une bande de copines inséparables, un amour toxique…
Et si le cauchemar recommençait ?

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Les douleurs fantômes de melissa da costa

Albin Michel

2/5

J’avais adoré «  Tout le bleu du ciel » et j’avoue de pas y avoir retrouvé l’émotion qui m’avait tellement touchée. Je déplore ces sorties plus ou moins imposées par les éditions à un rythme régulier, ce qui nuit à la profondeur des récits. C’est le cas pour celui-là qui est sympa à lire, mais juste sympa. Une histoire au demeurant plutôt banale même si on y retrouve les personnages d’un livre précédent de l’auteure.

Cela m’a un peu fait penser à une histoire Harlequin, avec une fin heureuse, prévisible. Mais voilà, il manque dans ce livre l’émotion avec un grand E. Dommage !

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Curieuses histoires de la propreté de Martine Magnin

Éditions Jourdan

5/5

Quel plaisir ce voyage au monde de la propreté !  Pourtant férue d’Histoire, que d’anecdotes j’ai découvert. Le style est savoureux, pétillant, piquant, et ce livre un puits de connaissances, certainement le fruit d’un énorme travail de recherche. L’ouvrage en lui-même est superbe, une couverture divine pour l’amoureuse de la peinture que je suis.

Un livre que je recommande fortement !

Il serait très utile dans les salles de classe pour initiation à l’instruction civique par le biais de la propreté !

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Signatures de  Tom Clearlake

Moonlight édition

4/5

Je ne me souviens pas avoir déjà lu un livre de cet auteur, en tous les cas ce fut une bonne pioche ! J’ai beaucoup aimé le thème, l’intrigue, les rebondissements, les fausses pistes. Le style est facile à lire et bien écrit ce qui est agréable.

Les personnages sont attachants en particulier Marion. Le personnage également de Bernard, écrivain face à la page blanche qui va se trouver embrigadé dans un jeu redoutable est fort bien analysé.

Quelques longueurs au milieu du livre, entre autre avec justement le personnage de Bernard, mais heureusement une fin à la hauteur, même si cette dernière nous invite, qui sait, à une suite possible …

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L’affaire Alaska Sanders de Joël Dicker

Édition Rosie&Wolfe

3/5

Pour ceux qui ont adoré le premier livre primé de Dicker, ce roman va les charmer. Personnellement, j’avais apprécié les précédents ouvrages sans avoir le coup de cœur national de beauté.

Je trouve que ses livres sont longs, dans le sens où l’auteur s’éternise, revient en arrière et au final sans rien apporter de nouveau.

Avec l’affaire Alaska Sanders, c’est la même chose. Cela se lit plutôt bien, car le style est agréable et bien écrit, mais que de retours en arrière en particulier sur l’affaire Harry Quebert. Peut-être utile si on n’a pas lu le livre mais vraiment pénible sinon.

En clair cela se lit, mais ce n’est pas le livre de l’année !

En plus pour un éditeur que de fautes d’orthographe et de syntaxe ! Ça pique vraiment les yeux.

Déçue ? Non car je n’attendais rien de ce livre trop plébiscité toujours signe de marketing et non de qualité.

« On ne rencontre pas un ami. Il se révèle à vous. »

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Matrices de Céline Denjean

Malgré d’excellentes critiques, je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Je reprendrai peut-être plus tard.

 

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Maëlys de Jennifer De Araujo

Robert Laffont

5/5

J’ai hésité à lire ce témoignage, peur du côté médiatique, peur du côté patho, mais non, un très beau témoignage d’une histoire qui pourrait être un simple polar, mais qui n’en est pas un. Et puis qui n’a pas eu le coeur serré en voyant sur nos écrans le sourire de cette petite fille ? Qui n’a pas eu envie de vomir face à ce monstre qui l’a brisée ? Il n’y a rien à dire de plus. Juste des mots qui ne peuvent ressentir, comprendre que ceux, comme moi, qui ont perdu un enfant. À lire, en souvenir d’une petite fille qui n’aurait jamais dû mourir.

« Ma fille.

Tuée.

À 8 ans et demi.

Dans la nuit du 26 au 27 août 2017, Maëlys, une petite fille d’à peine 8 ans et demi, disparaît lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Il est trois heures du matin ; la terre s’ouvre sous les pieds de Jennifer De Araujo, la mère de l’enfant. Il y a la panique, les recherches, puis les soupçons : un invité de dernière minute, étrange et secret, avec qui Maëlys a parlé durant la réception. Il s’appelle Nordahl Lelandais.
Très vite, les indices s’accumulent. Plus ils accablent le suspect, et plus la recherche de la vérité se fait pressante pour la mère de Maëlys. Avec son conjoint Joachim et leur aînée, Colleen, elle veut savoir ce qui est arrivé à sa fille. »

 

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Advantis de Magalie Malbos

livre autoédité

Intrigante couverture. Avantis, un roman court, percutant.

Une histoire au demeurant classique, qui se passe dans un immeuble à Toulouse où deux hommes sont empoisonnés et où la suspecte a disparu.

Une enquête sympathique, bien écrit, un peu plus longue qu’une nouvelle ce que j’ai apprécié n’aimant pas les nouvelles et rondement ficelée.

« De la poudre de Datura, très utilisée en Colombie, notamment. Le pays d’origine de Jimena. Mortelle en cas de forte dose, à cause des molécules de scopolamine et d’atropine que contient la plante. Exactement ce qui avait tué Rustaud. » ( fort intéressant ! Je ne connaissais pas :)

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Merci Grazie, Thank you de Julien Sandrel

Calmann Levy

5/5

Voilà un délicieux roman feel good ! Une histoire charmante, celle de Gina, une adorable mamie dont le vice est de jouer au Casino. Et un jour, elle va gagner le gros lot. Mais plutôt que de garder cet argent elle va remercier tous ceux qui ont jalonné sa vie.

Je le redis ! Un livre délicieux, je n’ai pas d’autres mots, tellement positif que cela fait du bien et drôle ce qui n’est pas négligeable !

J’ai adoré ! Un livre qui ne prend pas la tête, du pur bonheur !

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( 1 mai, 2021 )

Cette plume qui démange …

On peut parfois rester des jours sans écrire, des jours à rêver des mots, et par paresse, ils sèchent dans l’encrier. Et puis un jour, poussé par une certitude, les pages se noircissent nous faisant oublier jusqu’à l’envie de manger. Les phrases nous alimentent tel un carburant, nous donnant une fabuleuse énergie. Chaque plume a sa propre façon d’écrire. En ce qui me concerne, mes manuscrits se font par petits bouts, en particulier mes romans. Je suis plus assidue dans la rédaction de mes polars, afin surtout de ne pas perdre la trame. J’adore construire une intrigue, faire des recherches, me fondre dans l’impossibilité à l’inverse de mes romans où j’essaie  surtout de faire vibrer les cordes de l’émotion. Actuellement, j’ai terminé mon nouveau roman policier et les pages de mon roman s’accumulent, un peu dans le désordre, un peu sans but, mais je sais que tout prendra forme en temps et en heure. L’important reste de ne pas freiner cette plume qui démange …

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( 7 janvier, 2021 )

Le pouvoir des mots

« Les mots ont le pouvoir de détruire ou de soigner. »

Trop souvent, nous utilisons des mots, sans nécessairement en saisir la signification.  Un mot peut vibrer de plusieurs façons selon l’intonation, le sens, la situation. Trouver le mot juste, ce n’est jamais facile, car nous ne pouvons savoir à l’avance si celui qui va le recevoir sera blessé ou heureux. Il est donc important de faire attention à nos paroles. Cela ne veut pas dire pour autant que nous devons être hypocrites !

Rien n’est plus important que le pouvoir des mots !

Certaines thérapies imposent d’écrire, de se confier, de noircir des carnets pour que certains mots ne fassent plus de mal. Car certains mots laissent des traces douloureuses et pour les effacer, il faut les exorciser, sinon ces mots peuvent détruire.

Je crois à la force et au pouvoir des mots, je crois à leur portée positive s’ils sont bien employés, je crois que nous devons tous prendre conscience qu’un mot ne doit jamais être pris à la légère et nous devons impérativement peser nos mots, les aimer, et ne transmettre que des mots qui font « du bien ». Des mots pour soigner les coeurs, non pour les détruire.

 

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( 8 novembre, 2020 )

Ne pas être affecté par du négatif !

Pas toujours facile lorsque l’on prend une claque en pleine face, là où on va nous dire que l’on se sur-victiminise.  Pourtant, une réalité, le négatif affecte notre corps, les informations pessimistes, les gens qui font la tête. Sortir de cette spirale, c’est s’autoriser à faire vibrer notre corps plus haut. Pour cela, il faut simplement changer notre mode de pensées dans lesquelles nous sommes englués depuis notre enfance. Déjà, débuter la journée en se glorifiant soi-même !  « Je vais bien ! Je suis lumineuse ! »

C’est important de ne pas se lever en grognant, en pestant après la météo ou les heures à venir. Rien ne se passera bien dans ce cas. Alors oui, même en agissant positivement, on peut être amené à croiser des personnes nocives, sous couvert parfois de « bienveillance masquée ». Personnellement, j’ai choisi depuis quelques années de fuir, non par lâcheté, mais pour assurer ma propre survie. La fuite serait pathologique, je persiste à dire et à signer que c’est une délivrance !

Mon énergie, je la recharge en marchant, beaucoup, dans un coin de verdure, en chantant comme une débile lorsque je suis seule, en bougeant comme si j’avais vingt ans, en illuminant mes toiles de couleurs, ou mes pages blanches de mots.

Le négatif tue, alors gonflez-vous de positif !

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( 6 mars, 2020 )

Ces émotions qui nous font changer de vie

Il suffit parfois d’un rien pour tirer un trait sur le passé et tout recommencer.

D’une étincelle ou une rencontre pour changer de vie ou simplement la transformer. Il faut surtout prendre confiance en soi, être capable de fermer une porte sans se retourner, de se boucher les oreilles aux critiques, car il y en aura toujours.

La société est en mouvement et contrairement au siècle dernier, les personnes vont changer de partenaires ou de travail au moins une fois dans leur vie. Pourquoi ? Simplement parce que chacun évolue et pas toujours au même rythme.

Souvent, on décide de bouleverser sa vie lorsque l’on s’ennuie que ce soit au travail ou à la maison. Vous en connaissez, ces personnes qui tournent en rond et finissent affalés dans leur fauteuil avec une cannette de bière. Quelle triste vie !

La colère, le dépit, la frustration peuvent aussi être des éléments déclencheurs. Le « ras le bol » qui va pousser à s’interroger : « Mais qu’ai-je fait de ma vie ? »

Certains vous diront l’amour, et là, je pense que c’est une erreur. On ne change pas de vie pour une autre personne. On doit toujours changer de vie pour soi.

Ces émotions sont bénéfiques et il faut les accepter avec philosophie.

« Nous passons la moitié de notre vie à escalader une échelle, et l’autre à réaliser que nous l’avions adossée au mauvais mur. » Jung

Alors à chacun de faire vibrer la bonne émotion pour réussir pleinement son présent.

 

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( 30 janvier, 2019 )

Laissez-moi mon grain de folie

Oh oui, ai-je envie d’écrire, laissez-moi mon grain de folie, je vous en supplie. Vous ne m’avez pas compris ? La faute à qui ? Peut-être à vos idées toutes formatées, peut-être à ce monde qui souffle sans broncher des vagues de fumée ? Ou peut-être simplement parce que mon originalité vous fait grave flipper ?

En tous les cas, je peux vous assurer, qu’à la pointe de mon stylo, je vais noircir le papier de mots un peu idiots, des mots de tous les jours, des mots que vous ne pouvez pas comprendre, parce qu’ils vous choquent. Qu’est-ce que vous pouvez, vous, comprendre à des mots qui brûlent, des mots qui caressent, des mots qui mettent des étoiles dans les yeux ? Comment pourriez-vous même imaginer que de tels mots puissent exister, vous dont le coeur est tellement fermé que l’on peut même se demander comment le sang arrive à couler.

Alors, malgré votre mépris même plus déguisé, ma plume s’envole sur le papier y laissant des éclats de rire et des miettes de rêves à remplir l’espace vide laissé. Puis sur la feuille à côté, je prends mon pinceau, et de sa pointe, je dessine toutes ces émotions qui me font vibrer, toute cette passion qui contrairement à vous ne me gardera pas enchaînée, toute cette folie que pour rien au monde je ne voudrais voir s’effacer.

Parce que, je vais vous confier un secret, même si on me payait une fortune, même si on me promettait un château enchanté, même si mes poches pourtant sont vides, vous auriez beau m’implorer, je ne vous troquerai jamais mon grain de folie qui donne, à lui seul, un vrai sens à ma vie, car croyez-moi, contrairement à vous, le bonheur, je sais le savourer, le goûter, m’en délecter, alors merci à la vie malgré ses montagnes russes d’être si jolie !

 

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( 20 janvier, 2018 )

Écrire, lire des histoires d’amour

 

Ne pouvant me plonger dans l’écriture d’un nouvel opus policier ( concentration trop difficile durant l’école), j’ai opté pour une nouvelle romance, inspirée par des visages qui s’invitent dans mes rêves pour écrire une histoire imaginaire.

 

Écrire une histoire d’amour, c’est à la fois difficile et simple, une façon de rêver tout éveillé, de crayonner des histoires qui n’existent que dans notre imagination.

Les gens lisent des romances depuis la nuit des temps. Qui n’a pas lu « Autant en emporte le vent » de Margaret Mitchell ou « La nuit des temps » de Barjavel, des genres différents, qui pourtant nous ont tous fait vibrer. Je me souviens notamment de « Love story » d’Erich Segal que j’ai lu lorsque je n’étais qu’une ado et qui m’a fait verser toutes les larmes de mon corps. J’ai toujours aimé les histoires d’amour, certainement parce que j’aime l’amour, je trouve que cette émotion est magique, se définissant hors du temps. Tout le monde sait que j’aime surtout lire des polars, mais j’aime aussi plonger dans un roman d’amour, au sens le plus large, sentir ce lien qui se crée entre deux personnages, roman transpirant de positivisme, teinté d’érotisme sans n’être justement que de l’érotisme. J’aime les histoires d’amour qui parlent, qui chantent, qui font vibrer des cordes sensibles, qui emportent vers autre chose que la routine quotidienne.

Par contre, je ne suis pas attirée  particulièrement par les romans que l’on appelle communément les histoires guimauves à la Harlequin, tout comme les histoires d’amour trop compliquées où mille personnes tirent les ficelles pour au final se poser la question, qui aime vraiment qui …

J’écris peu d’histoires d’amour, car curieusement, j’ai bien moins de difficultés à pondre un polar qu’un roman d’amour, peut-être parce que les romans d’amour nécessitent de mettre ses propres tripes sur le tapis, ses émotions. Autant je ne rentre pas dans la peau d’un sérial killer, autant je me fonds avec l’héroïne d’une romance.

J’ai aimé écrire ma trilogie des Carla, parce que cette femme a vraiment aimé, tous les hommes de sa vie, surtout Lui qu’elle a tant aimé, jusqu’au dernier moment, tout comme ma Nadia dans « Juste une seconde ».

On peut vivre positivement sans amour, surtout sans être amoureux, mais quelle tristesse. J’aime tellement l’amour que par ma plume, je le crée, je le transforme, je l’invente.

Il n’y a pas de normes pour écrire une histoire d’amour, juste laisser l’encre couler, et ces jours-ci, elle coule, alors je la laisse couler …

( 23 décembre, 2017 )

Gardons l’esprit de Noël

 

L’absence se fait particulièrement sentir en cette période de l’année, et l’esprit de Noël ne devrait pas être simplement les cadeaux, mais l’esprit, celui de solidarité, de paix. Difficile par les temps actuels de briser les mentalités souvent bien individualistes, et pourtant, un geste, un simple geste peut parfois tout changer. Je profite de cet article pour remercier tous ceux de l’ombre qui m’ont envoyé cartes et petits cadeaux, petits mots, petits riens qui font du bien.

Je me souviens du dernier Noël de mon fils il y a trente ans, et même si cela  peut sembler bien loin, c’est un peu hier. Ce dernier Noël fut grandiose dans la douleur, car nous anticipions l’inévitable et l’avions voulu « hors norme ». Une leçon qui doit rester dans les mémoires. Rien n’est éternel, rien ne dure, mais les souvenirs le sont, et ce Noël est resté un fabuleux souvenir.

J’ai la chance d’avoir lundi toute ma famille, tous mes enfants, mes petits-enfants, tout ce petit monde réuni dans un esprit de sérénité que je m’évertue à conserver toute l’année. Mais, il a aussi ceux qui me manquent, ceux qui ne marchent plus dans la même direction, ceux qui ont marqué ma vie à jamais. J’aimerais tellement leur dire en cette veille de réveillon à quel point la vie est stupide, que parfois les mots dépassent notre pensée, que l’on fait aussi des mauvais choix pensant faire les bons, qu’il n’est jamais vraiment trop tard, mais que c’est tellement difficile pour certains de pardonner, pour d’autres de faire un pas. Ah, si cette magie pouvait tout effacer comme j’aimerais encore entendre mon portable vibrer ou simplement … peu importe, il faut une âme d’enfant pour croire encore que de tels rêves ne sont pas impossibles.

J’aimerais tellement vous dire, ce n’est pas parce que nos chemins sont à des années lumières, ce n’est pas parce que nous n’avons jamais traversé de Noël ensemble, que quelque chose de vous ne reste pas encore avec moi. Des petits riens une fois encore, qui font du bien.

À vous, à mes lecteurs, à vous mes amis, joyeuses fêtes.

Et que l’esprit de Noël et sa paix perdurent durant tout 2018 …

 

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( 16 octobre, 2017 )

Ces formes voluptueuses

 

Les courbes, les formes, ce sont comme des tracés faits avec volupté. Tentation de toucher, désir de posséder. Nombreuses sont les femmes qui voudraient ressembler à des mannequins d’un mètre quatre-vingts, longues, minces, voire squelettiques.

Lors d’une discussion bien sympathique, dernièrement, des hommes m’ont affirmé haut et fort, détester les femmes maigres voire adorer ces petits bourrelets qui font la vie.

Comme beaucoup de mes consœurs, j’ai toujours méprisé ceux qui fantasment sur les femmes parfaites, parce que je ne crois pas à la perfection. Je revendique le droit à avoir quelques kilos, tout comme pouf d’autres des cheveux blancs ou pas de cheveux du tout, un petit ventre ou une petite taille. La beauté ne se trouve pas là où elle se voit. J’ai fait des régimes, qui n’en a pas fait ? Mais voilà, je suis trop gourmande ! Alors j’ai accepté que je ne serai jamais mince ou squelettique, juste enveloppée comme diraient certains. J’ai découvert à la quarantaine que les vrais hommes se moquaient totalement de ces bourrelets, préférant le sourire, les paillettes dans le regard ou simplement le charme. C’est réconfortant quand on voit ces beautés qui déambulent sur les podiums. Au final, je crois qu’en dehors de certains hommes à l’esprit très étroit n’aimant pas « les boulottes », nombreux sont ceux prêts à se perdre dans les courbes sensuelles de leurs dulcinées.

Alors mesdames, acceptez votre côté rassurant, mettez-y une pincée de sensualité, et kilos ou pas, votre chéri, vous allez le faire vibrer !

 

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( 11 février, 2017 )

Ces appels en masqués

Le modernisme a ouvert une porte en offrant les appels masqués teintés de charme, propices aux fantasmes. Qui pourrait bien se cacher derrière ces nombreuses sonneries, certaines raccrochant avant d’avoir parlé. Naïvement, chacun pense au d’un prince charmant, tout tremblant, n’osant prononcer le moindre mot, par timidité. C’est touchant. Ce désir bouleverse, l’interlocuteur peut se l’imaginer ruisselante de désir, prête à avouer ses sentiments, mais ne pouvant s’y résoudre. Un peu comme dans la chanson de Diane Tell  » Si j’étais un homme »
« Je t’appellerais tous les jours, rien que pour entendre ta voix. »
Terriblement romantique. Nombreux ceux qui ont déjà senti leur coeur vibrer et qui ont désiré juste entendre la voix de l’autre, son timbre, son souffle.
Les gens stressés ou pressés ne s’attarderont pas sur ces futilités, mais les autres …
Ceux qui ont ressenti le besoin viscéral de composer ce numéro issu du passé, trainant sur un vieux bout de papier, et qui, au dernier moment, ont eu peur de parler, les mots sur le bout de la langue, par la peur qu’on leur raccroche au nez. Quel acte manqué !
Le smartphone a statistiquement remplacé le téléphone, et l’habitude du sms bloque souvent ce lien unique que sont les mots, simplement parce qu’écrire est plus simple, tandis que répondre à un appel, c’est se mettre en danger, dire le mot qu’il ne faut pas. Un sms se rattrape toujours, un appel a un pouvoir irréversible. L’émotion contenu dans une voix peut tout basculer. Nul besoin d’avoir vingt ans, pour foutre en l’air une conversation soigneusement préparée. Prenons l’exemple de l’appel que l’on a attendu tout l’été, faisant suite à des sms sans équivoque, que l’on a imaginé, rêvé et qui va diaboliquement se planter, parce que l’autre va nous prendre par surprise, poser la question à laquelle on n’arrive pas à répondre si vite, ou bien cet autre dont la voix ne semble pas aussi enjouée qu’on le supposait, cette discussion jouant sur l’ambiguïté, nous faisant douter, et on sait tous que parfois il ne faut pas grand chose pour perdre confiance en soi. Alors on raccroche, dépité, les larmes aux yeux, avec un cuisant sentiment d’échec, le mal est fait, on ne peut plus rien changer. Ce sera le souvenir de cet appel que l’on va regretter indéfiniment .
Toute l’ampleur de ces appels masqués réside dans ce silence porteur d’espérance.
Vous vous doutez bien que ma plume ne va pas s’attarder sur les démarcheurs de produits qui vont vite nous saouler ou les erreurs de numéros. Non, je parle juste de ces appels volontairement passés, anonymes, réguliers, ponctués parfois de codes que nous seuls pouvons identifier. Ces appels magiques, ces appels énigmatiques, qui vous font nous sentir aimer, un petit peu, un instant, même si c’est illusoire.
Un jour, parce que rien ne dure, parce que les autres s’en mêlent, le téléphone ne sonne plus. On se met à apprivoiser l’absence, à ne plus y penser, moins, parce que certaines personnes continuent à créer un vide. Pourtant, que ne donnerions-nous pas pour voir de nouveau s’afficher un appel masqué, son appel masqué. Juste cinq secondes, rien, une éternité. Alors vous qui me lisez, et si vous osiez, la vie est bien trop courte pour renoncer à ces appels masqués.

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