• Accueil
  • > Recherche : hashimoto amour
( 9 juillet, 2017 )

Aider les autres positivement

Notre société est formatée à critiquer, juger, interpréter, sans essayer de valoriser le positif. Je rebondis aujourdhui sur un article où je tentais de positiver la maladie, en particulier bien sûr les maladies thyroïdiennes. Pourquoi doit-on systématiquement ne voir que le coté sombre ? Pourquoi toujours fusiller le corps médical ?

Je suis à initiative de l’association Hashimoto, mais je n’en suis ni la dirigeante ni la responsable, juste une personne qui a envie d’aider les autres bénévolement.

L’homme est ainsi né pour critiquer. Je ne peux faire plus que ce que je fais. J’ai un travail, souvent fatigant, une famille, je subis le yoyo de cette maladie thyroïdienne parfois pénible, et pourtant je réponds à une cinquantaine de mails par semaine, j’essaie de souvenir les malades qui baissent les bras. Je ne suis pas médecin, ni parfaite, j’essaie juste de donner un peu d’espoir, car un corps qui va mal a besoin d’une lueur pour s’accrocher.

J’ai choisi ce combat bien modeste ayant eu la chance de rencontrer des médecins fabuleux, d’avoir des amis qui ont compris ma fatigue. D’autres n’ont pas eu cette chance !

Bien sûr l’idéal serait que cette association puisse grandir, que des médecins nous rejoignent, que des volontaires aident, mais c’est compliqué, les gens s’engagent et ne restent pas, c’est comme cela pour tout.

Je refuse de penser qu’une maladie comme Hashimoto est une fatalité, je refuse que cette souffrance que certaines personnes ont, ne soit pas entendue.

Une maladie invisible peut-être un handicap aussi lourd qu’un handicap moteur. Il faut cesser cette mentalité égoïste qui consiste à dire « moi, je suis plus malade que toi « , on n’est pas dans une cour de récréation. Peu importe l’échelle de douleur, le seul fait qu’il puisse y avoir souffrance importe.

Une personne m’a attaquée récemment sur mon blog dénonçant mon insensibilité face au cancer, insinuant que je ne pouvais être concernée, moi ! En clair, je suis une imbécile qui ne comprend rien.  Tous ceux qui me suivent savent que j’ai perdu un enfant de trois ans d’un sarcome embryonnaire incurable, que j’ai souffert un an avec lui, qu’il a traversé les chimios les rayons avec le sourire et avec une maman qui a toujours essayé de garder foi en la vie, même après ! Parce que je ne pleure pas chaque jour, par e que je bouge mon popotin au lieu de me morfondre, je suis insensible ? Sérieux, il faut cesser les raccourcis comme ceux où on juge quelqu’un simplement sur ses sentiments, sur des rumeurs, sur ce que l’on pense être vrai. Voir le noir partout incite à se mettre des chaînes de peur, et la peur est destructrice, elle peut conduire à des situations sans retour. Chacun doit se servir de son vécu pour aider l’autre et non pour l’enfoncer.

Alors je continuerais, si la vie me l’autorise, si vous qui me lisez, si vous  continuez à y croire, à tenter de donner simplement  un rayon de soleil, parce qu’au final quelque soit la gravité de la maladie, ce qui importe c’est de se sentir encore vivant, et c’est dans l’amitié, l’amour, le partage que nous existons et nous nous ressourçons.

Quant à ceux que cette association dérange, et bien, qu’ils changent de trottoir, tout simplement. Le monde est bien assez grand pour que nous puissions tous y vivre en paix …

En tous les cas, merci à tous ceux qui sont là chaque jour à nos cotés.

( 24 juin, 2017 )

Maladies auto-immunes, Hashimoto, et les autres.

 

Ces maladies invisibles sont parfois trop difficiles à vivre dans le regard des autres, qui ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. L’handicap physique est reconnu, pire pris en pitié le plus souvent, ce qui n’est pas mieux pour la personne dotée de cet handicap.

Les maladies invisibles, elles, sont très mal considérées aussi bien par le corps médical que par le milieu professionnel. Pourquoi ?  Parce que les préjugés ont la vie dure.

Comment prendre au sérieux une personne qui n’a pas si mauvaise mine que cela, qui ne semble pas souffrir (tout est dans ce mot « semble ») qui est debout sur ces deux jambes. Pourquoi se plaint-elle autant ? Ne serait-elle pas un peu « chochotte  » ?

Après tout, tout le monde est fatigué !

Aujourdhui, j’ai envie de parler des enfants. Depuis que l’essai Hashimoto, mon amour,   Est sorti, je reçois des remerciements et des témoignages de plus en plus nombreux. Je constate le coeur lourd que de plus en plus d’enfants sont touchés par cette maladie. Maman, enseignante, je ne supporte pas cette idée que notre société reste figée. Un adulte encore, mais un gosse ! Non, c’est un non-sens. J’ai la lettre d’une maman reçue dernièrement qui me racontait le rejet de son fils Hashimoto, rejet par ses amis, par l’école, un enfant en souffrance, car atteint d’une maladie que l’on ne voit pas, donc pour laquelle on ne peut compatir. L’enfant fut montré du doigt (avant le diagnostic) par ses amis, par les autres parents, avec cette étiquette « paresseux ». Il ne l’était pas ! Il était juste Hashimoto. Un simple diagnostic qui a mis plus de deux ans à être fait, prise de sang qui ne fut demandée que parce que cette maman est tombée sur le recueil par hasard , quoique le hasard pour moi n’existe pas.

On va se mobiliser pour des greffes cardiaques, pour des myopathies, pour des handicaps visibles. Il le faut bien sûr, mais il ne faut pas lu lier tout ce qui ne se voit pas. Une maladie invisible, que peut-on faire allez-vous me dire ?

Écouter ces malades qui rencontrent chaque jour des obstacles parfois immenses, invisibles pour les autres qui laissent sans force, vidés, sans énergie.

En tant qu’humains, nous savons que nous devons résister à ces différentes douleurs, nous voulons nous battre contre ces monstres imaginaires, mais parfois nous lâchons, alors nous survivons.

Survivre après une rupture, après un échec, après un deuil, après avoir vu nos rêves s’envoler, survivre pour continuer à vivre, survivre parce que c’est notre destinée, survivre simplement parce qu’au fond de soi, on a envie de croire en l’impossible.

 

Alors vous, qui aujourdhui allez bien, qui n’avez aucun douleur physique ou morale, essayez de nous regarder au travers de verres grossissants. Nous, les malades que ce soient le diabète, Hashimoto, Basedow, et tant d’autres, nous sommes là, dans l’ombre. Vous ne nous voyez pas, mais nous existons. Acceptez nos faiblesses, nos difficultés, acceptez-nous tel que nous sommes.

Invisible ne veut pas dire qui n’existe pas, mais juste qui ne se voit pas.

Alors écoutez-nous, entendez-nous, et tenter de comprendre ce que vous ne voyez pas.

 

Rappel,

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

(édition 3)

( 17 juin, 2017 )

Hashimoto, et si on causait ?

Des dizaines de blogs commencent à partager, à redire des textes sur cette maladie, reprenant même les originaux sans respect pour les auteurs. Je vois souvent mon premier texte transformé, refait, et bourré de fautes. Je ne dis rien. L’important n’est-il pas de faire connaître cette maladie invisible?

Pour changer, j’ai envie de faire un texte un peu plus léger, parce que la vie continue, parce que tant que l’on est vivant, on n’est pas dans le trou.

À Hashimoto, Basedow …

 

« Salut la France, et si on faisait connaissance ? Je me présente Hashimoto de mon p’tit nom. Quoi ? Vous ne me connaissez pas ? C’est impossible ! Regardez-moi ! Nul ne m’échappe ni les stars comme Ronaldo ni les députés (si, si, il paraît que …)

Je vous fais peur ? Regardez-moi dans les yeux, je déploie mes ailes avec majesté. Je suis un magnifique papillon prêt à m’envoler. Je rigole ! Moi, le papillon je l’attaque. On vit dans un monde de fous ! Vous l’avez remarqués ? Alors les pesticides, le stress, les grossesses, la vie, quoi, je prends tout, et un jour, j’en ai marre ! Je tape du pied, je dis stop ! Je sors les fusils d’assauts et je lance mes anticorps. À l’attaque du papillon.

Suis-je sadique ? Un petit peu ! Je vais ainsi alterner votre système endocrinien, déstabiliser votre corps. Vous ne serez plus jamais comme avant.

Ceux qui me font rire sont ceux qui osent me comparer à un problème banal de thyroide. Moi ? Banal ? Je suis incurable, accrochée à vous jusqu’à la fin de vos jours. Vous pouvez tenter de m’échapper, je vous rattraperai un jour.

Les médecins ne pensent pas toujours à moi. Je suis pernicieuse, je m’incruste avec discrétion. Chacun de vous pourra avoir un symptôme différent, chacun pourra avoir besoin d’un traitement différent.

Votre corps va changer, il portera ma marque tel un tatouage à vie. Des kilos en trop ou en moins (et oui ! Ne croyez pas que je fais juste grossir !), une digestion pénible, un rejet de certains aliments ( laitages ), une peau qui va changer, une vue qui va baisser ou des yeux qui vont brûler, un changement des autres hormones. J’adore bousiller votre humeur, réduire votre libido, dérégler vos cycles, voire vos ovulations, parfois même conduire à la dépression, au suicide, aux obsessions. Quant à votre coeur, il peut s’accélérer et ce ne sera pas par amour ! Ou devenir irrégulier, ou jouer avec votre tension, avec votre cholestérol ou vos reins. Et votre mémoire ? Vous allez vous croire Alzeihmer avant l’âge, oubliant votre code de CB, vous obligeant à buter sur les mots. Mon logo de fabrique reste tout de même la fatigue qui peut arriver partout, n’importe quand, même quand vous allez bien depuis des mois.

Je suis redoutable, et pourtant, moi, vous ne pourrez pas m’éviter ! Mon rôle est de dessécher votre papillon, de l’empêcher de parler. Ce papillon c’est le centre des émotions ! Je vais le réduire à néant au fil des mois ou des ans.

Mon ennemi juré est la Thyroxine qu’elle soit naturelle, en gouttes ou en comprimés. Elle ne peut me tuer, mais elle va au bout d’un certain temps, atténuer vos désagréments à tel point que par moment vous allez m’oublier !

Ma plus belle victoire, le monde médical qui a décidé de m’ignorer ! Pour eux, je suis dans la tête !  Quelle idée !

Au final, si je ne suis pas à temps détectée, je tire les ficelles de votre vie, fais de vous ma marionnette ! Face à moi, vous ne pouvez gagner, sauf si vous essayez de vous rassembler, sauf si vous mettez des étoiles dans vos vies, sauf si vous essayez de m’ignorer, alors même si je serai toujours là dans l’ombre, je tomberai dans l’oubli.

Je ne suis pas juste un simple dérèglement thyroïdien. Je suis bien plus que ça.

Je suis Hashimoto … Il serait tant que l’on parle de moi, non ? « 

( 13 juin, 2017 )

Ces douleurs que l’on ne voit pas

 

Notre société juge, critique, montre du doigt tout ce qui n’est pas dans la norme, cette norme instaurée par des hommes, cette norme que l’on a décidée comme vraie.

Comment un individu peut-il juger la souffrance d’une autre personne ? Il n’y a pas d’échelle pour mesurer la douleur mentale, il n’y a pas de règle pour définir qu’une personne a plus mal qu’une autre.

Je refuse que l’on mette la population mondiale dans un même sac. Nous ne sommes pas des objets, mais des individus avec des émotions, des réactions, des sentiments.

Une maladie comme celle que je vis au quotidien peut s’avérer supportable la plupart du temps, et j’ai cette immense chance, mais d’autres vivent un enfer. Est-ce une raison pour les montrer du doigt ? N’y a-t-il que les handicaps que l’on voit qui ont droit à la compassion ?

Une personne dépressive va parfois escalader des montagnes, seule, sans un regard de compassion, parfois va devoir cacher son problème simplement parce que le montrer serait une condamnation à mort ! Comment ces personnes peuvent-elles un jour retrouver la paix en eux-mêmes si on leur fait croire qu’elles vont bien ?

Quant au burn out, bien à la mode, nous assistons dans le milieu du travail des réactions de plus en plus égoïstes, nous vivons de plus en plus sous pression. Il faut des résultats, peu importe comment les obtenir. Toujours plus, peut-être simplement pour faire oublier ce qui ne va pas.

Notre siècle devrait vivre sans ces douleurs. Il a sa disposition des moyens qui n’existaient pas avant. Peut-être devrions-nous simplement réapprendre à regarder l’autre avec de nouveaux yeux ? À accepter que l’autre puisse être différent ?

Pour ne reprendre que le cas des maladies thyroïdiennes, je vois parfois des commentaires sur les groupes d’une grande violence même si c’est inconscient.

Un malade a le droit de dire qu’il va mal. Il a le droit de ne pas se sentir bien même s’il a une norme correcte. Il a le droit de vouloir être écouté, cela ne veut ni dire qu’il est « douillet » ni paresseux.

On n’aura pas plus de médailles ou de reconnaissance à taire sa douleur. J’en sais quelque chose, ayant par orgueil ( car j’ai conscience aujourdhui que ce n’est que de l’orgueil) refusé de m’arrêter durant plus de 35 ans !!!! Depuis deux ans, j’annonce à chaque rentrée scolaire que j’ai une maladie auto-immune qui peut m’imposer de m’arrêter quelques jours. Finalement, on respecte ma maladie, les élèves aussi, et je pense être finalement beaucoup plus performante, puisque lorsque je vais bien, j’assure !

Acceptons ces maladies invisibles, osons en parler sans honte, quant aux médecins et soignants, écoutez ce que l’on vous dit sur notre corps, sur notre ressenti. Essayez pour une fois, même si ce n’est peut-être pas votre rôle, de vous mettre à notre place.

Afin que tous ces handicaps invisibles soient moins lourds à porter.

 

 

Quant à la maladie d’Hashimoto, ne passez pas à côté, n’hésitez pas à diffuser le recueil Hashimoto, mon amour, en vente sur le site Fnac.

( 12 mai, 2017 )

Hashimoto, on continue …

 

On continue à en parler, on continue à diffuser, à signer.

Dernièrement, une personne récemment malade me confiait qu’elle ne pouvait pas en parler, qu’elle refusait même d’aller faire sa prise de sang régulièrement par peur du regard des autres. La maladie fait peur. Le monde n’est pas indulgent vis à vis de la faiblesse physique ou morale. On se doit de rentrer dans des normes établies, et si on dérape, on croise des regards méprisants. Avant, j’avais tendance à dire, honte à ces individus qui jugent. Après quatre ans à porter cette maladie, à vivre avec, ma rengaine s’est atténuée. Ils ne savent pas toujours, ils n’ont pas compris, ils n’ont pas entendu, bien sûr, il en reste qui ne veulent pas entendre, mais beaucoup sont dans l’ignorance.

Les maladies auto-immunes de la thyroide sont très complexes. Il faut bien l’avouer cette petite glande au demeurant insignifiante est pourtant la clé d’une bonne partie de notre équilibre, et pourtant, si vous êtes comme moi, vous l’avez ignorée durant des années. Elle ne va exister que le jour où elle va devenir folle, se dérégler, nous apporter des maux dont on n’aurait même pas eu idées.

Ne pas parler, ne veut pas dire ne pas vouloir. C’est bien plus compliqué. Ils ne peuvent pas. Comment discuter d’un sujet que l’on ne comprend pas, qui nous dépasse ? Comment soutenir une personne épuisée par cette maladie quand on n’arrive pas à appréhender simplement le mot « fatigue » assimilé dans notre société à « paresse », « abus ». Comment résister à la tentation de comparer ? Untel va très bien malgré des taux peu banaux, une autre ira bien mal, pourquoi ?

Nul ne peut le dire. Trop de questions sont sans réponse.

Nous sommes nombreuses à désirer monter des groupes de paroles, des conférences, pour alerter l’opinion, pour que des personnes comme la malade rencontrée dernièrement puisse avoir le courage d’avouer à son entourage sa maladie.

Vivre une maladie auto-immune que ce soit Hashimoto ou Basedow, ne veut pas dire ne plus vivre, au contraire, mais simplement vivre autrement , différemment.

En parler, discuter, échanger, se rassurer ne serait pas un luxe. De plus en plus de médecins s’associent à notre cause. J’ai beaucoup de respect pour eux, car ce n’est pas simple d’accepter de rompre la barrière officielle qui sépare les malades des soignants.

Quelque soit l’endroit où vous vivez, rejoignez-nous. Il faut du temps pour que l’association prenne son envol, il faut des bénévoles, mais chacun ensemble, nous y arriverons, malades, soignants mais aussi « les autres », soyez à nos cotés, chacun  a le droit de faire entendre sa voix !

 

Continuez à faire signer la pétition pour la reconnaissance des maladies auto-immunes, et à diffuser « Hashimoto, mon amour »

Merci à tous …

 

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour#st=Hashimoto%20&ct=&t=p

 

page Facebook

Association Hashimoto

( 6 mai, 2017 )

Ah cette liberté de penser et d’écrire.

Chance que nous avons de pouvoir publier à volonté que ce soit via des réseaux de partages comme whattpad, via Amazone ou via les structures éditoriales diverses.

Je l’ai déjà dit, cette possibilité de tenir un jour son livre dans ses mains est une magnifique avancée technologique. Là où des auteurs attendaient avant des mois.

Je sais, vous allez me parler de l’exigence littéraire, des concurrences, là où vous voyez soucis, moi je ne vois que des mots, et j’aime les mots.

C’est vrai qu’actuellement, nous sommes en pleine période des droits d’auteur, tout du moins du relevé des diverses éditions, s’est clôturé fin mars, et comme chaque année, chacun y va de son latin, hurlant voire pestant contre les ME diverses et variées.

Rendons à César ce qui lui appartient ! C’est loin d’être simple pour des petites éditions qui n’ont pas de compteurs de ventes, qui jonglent avec des distributeurs pas toujours correctes, mais c’est également un gros handicap pour les auteurs, surtout si ces derniers vivent de leurs écrits.

Personnellement, je navigue entre les deux, une édition assimilée à de l’autoédition , Edilivre, qui a un compteur très rassurant et des DA très élevés. J’avoue avoir bien vendu en 2016, et un chèque sympathique m’attend pour l’été. J’ai également des DA dans une petite édition, avec un taux à 8%, taux qui est le taux classique. Dans les deux situations, je suis ravie de constater mes ventes régulière et je n’écris pas pour m’en mettre plein les poches même si je ne cracherai pas sur un chèque à cinq zéros !

Le parcours éditorial n’est pas facile. Le stress qu’occasionne une sortie est intense, les relectures de BAT, le lancement, les services de presse, et ce n’est pas un scoop, je n’ai plus ni le temps ni l’envie de me prendre la tête comme je le fais depuis trois ans. C’était amusant au début, mais aujourd’hui, cela m’ennuie, et je ne fais plus rien qui ne m’apporte pas un bien-être.

De plus, se positionner face à des grosses éditions est difficile, et souvent on porte une étiquette, celle des éditions où l’on a publié.

Mon seul fil éditorial restera Hashimoto, mon amour, qui doit continuer à aider, qui doit aller bien au-delà, car écrire, c’est aussi pouvoir se rendre utile.

C’est pour cela que mes prochains romans (hormis mes polars), je songe de plus en plus à publier sous pseudo Ou autrement, je ne sais pas, loin des jalousies qui frémissent, simplement pour me préserver, pour sentir une nouvelle bouffée, pour tester vraiment ce que valent mes écrits.

J’aimerais me consacrer à l’écriture, pouvoir remplir des pages toute la journée, mais voilà, mon travail, ne va pas en s’allégeant, ou est-ce moi qui vieillis, je ne sais pas.

Je veux surtout conserver ma liberté de penser, de dire, de faire ressentir.

Inutile de me donner vos avis négatifs, vos mises en garde, je n’y prêterai pas attention. J’ai confiance dans mes choix.

J’ai retrouvé le vrai plaisir d’écrire, parce que j’ai retrouvé ma vraie liberté, celle d’une plume frémissante, une petite plume de l’ombre.

( 22 avril, 2017 )

Les perturbateurs endocriniens et notre thyroïde

Les perturbateurs endocriniens et notre thyroïde.

 

La dernière étude de 60 millions de consommateurs est alarmante. Nous sommes tous contaminés par des cochonneries induisant des soucis de croissance, fertilité et thyroïde. On avait déjà bien compris que depuis Tchernobyl, notre petit pavillon avait du souci à se faire, ajoutant à cela le stress, les prédispositions génétiques, et le tour est joué. Nous sommes des millions sur la planète à constater un dérèglement thyroïdien qui selon les personnes pourra occasionner des troubles légers ou de sérieux handicaps.

Je ne suis pas là pour me battre contre ce danger, mais pour alerter une fois de plus les autorités. Un dérèglement du système endocrinien peut passer inaperçu et faire de gros dégâts. Pour ne rappeler les symptômes, prise ou perte de poids, accélération cardiaque, troubles digestifs, troubles des hormones sexuelles ( ménopause précoce ou retardée, stérilité, troubles des règles, perte de la libido ), problème de mémoire et de concentration ( pouvant créer un handicap lors d’examens), troubles du comportement ( déprime, crises d’angoisse, boule à la gorge, crises de panique) pouvant induire un faux diagnostic orientant vers une dépression alors qu’il s’agit juste de rééquilibrer le système endocrinien, sécheresse oculaire, de la bouche, baisse de la vue, sécheresse de la peau et des cheveux, chute des cheveux, anémie, hypertension (combien de médecins vont traiter une tension sans un regard pour la thyroïde ? Alors qu’un papillon régulé peut éviter un médicament avec parfois des effets secondaires) et la liste est longue.

 

Depuis plus de trois ans, je me bats pour faire reconnaître cette maladie, et j’ai l’impression de pédaler dans la semoule. On m’écoute beaucoup plus aujourd’hui, on m’entend, mais cela ne bouge toujours pas. Dernièrement, je discutais avec un éminent endocrinien qui me disait « C’est compliqué « . Et alors ? Est-ce parce que c’est compliqué que l’on va arrêter de se battre ?

Faut-il soigner le mal ? La maladie ? Les symptômes ou la cause ?

Il est plus simple de prescrire un antidépresseur que de s’attaquer au pourquoi de cette maladie, plus aisé de donner un plâtre pour l’estomac que de réguler une TSH.

Si encore, il suffisait de prescription du Levothyrox ou du L_Thyroxine pour que le malade retrouve sa pleine forme, mais ce cas n’est possible que lorsque l’on se trouve face à une simple hypothyroïdie. Dans le cas où ce dysfonctionnement est lié à une maladie auto-immune comme Hashimoto ou Blasedow, c’est fichu. Le spécialiste ou le médecin traitant va se trouver confronter à un vrai casse-tête : une TSH qui fait le yoyo, une TSH qui monte et des T4 qui baissent, une impossibilité à stabiliser le patient, qui lui devra, bon gré mal gré, faire bonne figure parce que c’est une maladie invisible, parce que lorsqu’il est convoqué au médecin-conseil ce dernier « ne voit aucun handicap « , parce que une fatigue en zigzag est bien difficile à accepter.

Certains malades déclencheront une seconde maladie auto-immune, puis une troisième. On n’a pas trouvé encore le moyen de stopper l’agression des anticorps en direction d’un organe. Pourquoi s’autodétruit-on ?

Alors, oui, une reconnaissance réelle des pouvoirs publics est peut-être une douce utopie, mais la vie est faite de milliers de petits miracles quotidiens.

Tenter juste de comprendre l’autre, au-delà d’une simple norme de laboratoire est-ce si compliqué ?

 

 

De nombreux médecins ont rejoint notre cause, surtout en province, acceptant de discuter, d’échanger, c’est une formidable avancée ! Au salon de Paris, j’ai rencontré dans une allée un interne en médecine avec qui j’ai eu une conversation très riche riche. J’en savais plus que lui sur le dysfonctionnement thyroïdien. Ce n’est pas à lui qu’il faut jeter la pierre, mais au système de formation qui a ses limites, ce « module » pour des raisons compliquées avait été survolé. Un médecin ne peut tout savoir, mais il peut essayer de comprendre .

Faisons en sorte que les soignants nous écoutent – mais surtout nous entendent. Cela commence maintenant …

Un premier pas, continuons à poser le second …

 

 

La pétition doit continue de circuler ! Continuez à la demander sur la page de l’association Hashimoto, afin que toutes les maladies thyroïdiennes soient reconnues dans leur globalité.

N’hésitez pas à diffuser aussi « Hashimoto, mon amour » simplement pour que les esprits s’ouvrent.

Ce n’est pas parce que vous allez bien que vous avez retrouvé votre forme qu’il faut oublier ceux qui vont mal. Ce n’est pas parce que vous n’avez rien que cette maladie ne vous frappera pas, ou ne touchera pas vos enfants.

 

 

http://www.editions-feliciafrancedoumayrenc.com/grignon-sylvie-hashimoto-mon-amour-p213024.html

 

 

 

( 1 avril, 2017 )

Une interview sans oeillère !

 

 

Bonjour, merci de vous prêter au jeu pour notre journal. On parle beaucoup de vous sur les réseaux sociaux, pourtant vous êtes dans l’ombre. Acceptez-vous de tout me dire au travers de cette interview en direct ?

Oui, pourquoi pas ? Je n’ai rien à cacher !

Votre signe astro ? Et s’il vous ressemble ? Avec quels signes vous êtes le plus proche ?

Cancer ascendant Scorpion, le pire signe ! Terriblement romantique, trop sensible, trop possessive. Très rancunière, mais persévérante. Le Cancer est très maternel, j’ai été puéricultrice puis enseignante, j’ai eu 5 enfants. Tout est dit, non ? Lorsque je crois en quelque chose, en une cause, en une personne, j’y crois jusqu’au bout. Lorsque je n’y crois plus, je tourne la page, sauf si cette personne n’est pas ordinaire.

Sinon, je m’entends avec presque tout le monde. Ma route a croisé celle de nombreux Cancers avec qui en général (hommes ou femmes), je surfe sur la même vague d’émotions, mais sinon, je n’ai pas vraiment fait attention.

Alors vous ne pardonnez pas ? 

Ah la question piège ! Si, bien sûr, c’est l’objet de mon dernier livre. On a tous une seconde chance. Parfois, il faut des mois, des années, mais cette chance existe.

Votre dernier livre parle de rencontres. Y a-t-il des rencontres qui vous ont marquée ? 

Bien sûr, il y a des rencontres qui marquent une vie, simplement parce qu’elles ont eu le mérite d’exister. Ce sont ces rencontres fortuites, que l’on ne cherche pas, que l’on ne provoque pas, que l’on ne trouve pas sur des sites spécialisés ou autres. J’aime beaucoup écrire sur le thème des rencontres, car ce sont elles qui changent nos vies.

Regrettez-vous certaines rencontres ? 

Non, je n’ai aucun regret. Chaque route que j’ai croisée a eu ensuite un impact sur ma vie, négatif parfois pour finir par quelque chose de beau. Je ne crois pas au hasard des rencontres, je crois que nous avons des choix à faire, divers chemins à prendre, et parfois on se trompe, le temps de 5 Secondes comme l’héroïne de mon roman, l’acte manqué.

Des actes manqués, vous en avez ? 

Ben comme tout le monde, j’en ai plein ! Ces choses que je n’ai pas sues dire, ces gestes non faits. Oui, qui n’en a pas ?

Vous les regrettez ? 

Non, je l’ai déjà dit, je n’ai aucun regret. Ce qui fut devait l’être. Des routes qui se croisent peuvent se croiser un jour de nouveau. C’est le principe même de la vie.

Changeons de sujet, pourquoi un blog ? 

J’ai commencé à écrire mon blog lors de la sortie de mon premier polar. On m’avait dit que ce serait utile. Au final, je me suis prise à cette écriture quotidienne, aux commentaires réguliers. Nombreux lecteurs m’ont dit avoir besoin de « mes mots ». Je me sens responsable d’eux,.

Votre principale qualité ? 

Ai-je une qualité ? Rires, je ne sais pas, la fidélité en amitié et en amour, la sincérité. C’est aux autres qu’il faut demander.

Votre pire défaut ? 

J’en ai trop pour les dire ! Réservée ( on m’a dit dernièrement et que c’était le plus gros défaut alors je choisis celui-là)

Vous parlez beaucoup de trahisons dans vos romans, c’est un point sensible ? 

Comment dire, je n’aime pas faire du mal, je n’aime pas que l’on m’en fasse. Lorsque je fais confiance, je ne pense pas que l’on puisse me trahir. Je suis assez naïve là-dessus. Après, j’écoute les raisons, j’entends et j’essaie de comprendre, si on veut m’expliquer ; Je suis très emphatique, et j’ai tendance à prendre les fêlures des autres sur mes épaules, à ressentir la vulnérabilité de certains, la solitude d’autres. Si je m’inscris dans un processus amical, je donne ma confiance, et c’est mal de la briser. S’il y a trahison, c’est que quelque chose n’a pas été compris, mais c’est peut-être de ma faute. J’assume d’avoir pu faillir.

Aucun pardon possible, alors ? 

Si justement ! Rires. Mais c’est compliqué. S’il y a eu des mots dits « face à face » ou téléphoniques, je pardonne rarement, car je sens l’énergie de la personne, « sa haine », et je n’aime pas ce ressenti. Si par contre, la cassure fut provoquée par des tiers, je vais prendre du recul, cela peut-être long, faire mon introspection puis je pardonne.

Je sens que ces tiers restent coincés. 

Pires que cela, certaines personnes ont bien pourri ma vie. On est dans une société où chacun se mêle de la vie des autres, rapportant mots ou situations déformées, et je ne parle même pas du danger d’Internet et de son anonymat. Sur le coup, cela fait mal, mais l’intelligence est de se demander si vraiment « l’autre » l’a dit ou pensé. Je laisse le doute possible. Vous savez, c’est le « J’en ai rien à foûtre d’elle, elle n’a jamais été importante. » On a tous connu des remarques rapportées similaires qui sont plus violentes qu’un coup de poignard. Face à cela, je rentre dans ma tanière, et je n’en sors plus. Rires

Aucune chance ? Pas de seconde chance ?

Si, une porte entreouverte.

C’est à l’autre de venir s’excuser ?

Je ne demande pas d’excuses. Le passé doit rester où il est, mais oui, c’est à l’autre de revenir.

Plusieurs retours de votre roman vous comparent à Nadia, cette Faiseuse de bonheur. 

Rires. Un livre est fait de mots et d’émotions, donc non, je ne suis pas Nadia, mais oui, certainement que ma pensée positive peut se sentir dans ce roman. J’ai voulu passer un message, faire comprendre que nous faisons tous des erreurs, que nous ratons tous des choix, que nous en faisons de mauvais pour de mauvaises raisons, et qu’au final, on le paie parfois le prix fort, mais que toujours, la vie est là, plus belle que jamais et que nous devons vraiment y croire, à cet avenir qui nous attend (et peut importe que l’on ait vingt ans ou soixante-dix), à cette seconde chance, au bonheur sans cesse renouvelé. Donc si mes mots peuvent aider, alors oui, on peut me comparer à Nadia …

Vous pratiquez la pensée positive dans vos romans ?

Comme dans la vie. J’essaie, depuis le décès de mon fils, de m’y astreindre, c’est ce qui m’a portée. J’ai mes limites et n’y arrive que lorsque je vais bien. Rires

tous ceux qui vous rencontrent vous décrivent avec un sourire lumineux. 

Ahahah. Votre question me déstabilise. J’essaie de garder le sourire, c’est tout, car malgré tout la vie n’est pas facile. On en prend des claques !

Que représente l’écriture pour vous ? 

Tout, absolument tout depuis toujours. J’ai toujours été une littéraire, adoré écrire. Je remplissais des carnets à mes amies d’enfance. Ensuite des lettres à mes amoureux. Quand j’y pense, qu’est-ce que j’ai dû les saouler ! Je ne perdais pas une occasion pour écrire.

Comme Carla ? 

Oui, j’écris mon journal depuis l’âge de treize ans. Cela en fait des carnets ! J’anticipe votre question, ne me demandez pas ce que je vais en faire ! Ils ne sont qu’une trace, une nécessité.

Qu’avez-vous éprouvé avant la sortie de votre dernier roman ? Et après ? 

Énervement ! Ce n’est pas simple d’être publiée et de travailler en même temps. Trop de pression. Après, je décompresse, et je suis déjà passée à autre chose.

Entre votre premier roman et votre dernier, écrivez-vous différemment ? 

Oui, et heureusement. Rouge fut juste un brouillon, écrit à la va-vite sur les conseils d’un collègue. J’avais commencé à écrire une histoire d’amour durant l’été 2010, et j’ai perdu les premiers chapitres. Rouge s’est inscrit de lui-même. Il n’était destiné ni à être lu ni à être publié. Il est donc bâclé. Rires. C’est surprenant, car il reste celui qui s’est le plus vendu. Je pense, enfin j’espère, que mes livres sont plus aboutis aujourd’hui.

Envisagez-vous l’écriture comme une activité professionnelle à temps plein ? 

Non, absolument pas. Le monde de l’édition est en crise, et on est loin de la poule aux oeufs d’or. Je suis professeur des écoles, et j’aime mon travail. Et puis, il y aura dans quelques années la retraite ! Là, je me consacrerai à l’écriture pleinement.

Monter une maison d’édition, vous en parlez sur votre blog. 

C’était un vieux rêve, et l’idée n’était pas de créer une grosse machine, mais qui sait ? Je lis beaucoup de manuscrits pour différentes petites éditions, et j’adore aider les jeunes auteurs à développer leur plume. Ayant vécu dans l’ombre d’une vraie édition durant deux ans, j’ai vu les pièges à éviter. Mais bon, la retraite est encore loin …

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ? 

D’écrire, de croire en leur plume, d’écouter les conseils, les critiques. De toujours chercher à s’améliorer, et de se forger une carapace, car ce milieu est difficile.

Question piège, édition, autoédition, vous êtes beaucoup lue, pour quoi ?

Sujet tabou. Je crois dans les mots, et pour moi un livre, s’il est bon, sera lu publié dans une ME ou en autoédition. Quant à la raison de cet intérêt pour mes livres, aucune idée. Je ne cherche ni la notoriété ni le devant de la scène, la preuve, je ne fais ni salon (sauf le we dernier) ni dédicace. J’ai promis d’être honnête, cela me gave ! Je suis une sauvage. C’est un point de litige avec les ME. Je tiens à ma liberté, et je compte garder comme dirait Florent Pagny « ma liberté de penser ».

 Les critiques ou commentaires malveillants vous touchent en tant qu’auteur ? 

Bien sûr, je suis un être humain, et je n’aime pas lire des commentaires gratuits  » Votre livre est nul ». J’ai envie, besoin de savoir pourquoi pour m’améliorer. C’est vrai qu’arrivée au dixième livre, je ne lis plus que rarement les critiques, sauf des chroniqueuses, car ce sont elles qui font vivre nos livres.

Êtes-vous très active sur les réseaux sociaux ? 

Non, par manque de temps, je ne suis pas active sur Facebook ou les autres réseaux. J’ai ma page Facebook Rouge-Polar où je poste mes sorties littéraires, et je navigue un peu sur Linkedln qui est un réseau plus sérieux côté promotion. Je ne suis pas très informatique, et je préfère mon bouquin plutôt que me cacher derrière un écran.

 

Vous êtes contre le modernisme ?

Ce n’est pas ce que j’ai dit, juste que je suis une quiche en informatique, ce qui m’a valu à une époque de gros déboires. Je m’adapte ! J’écris sur un iPad pro, j’ai une liseuse Kobo, rires, je ne suis pas restée à l’ère du Moyen-Âge, mais j’avoue que je suis très réticente face à ce monde virtuel. On ne sait jamais qui se cache derrière un profil, derrière un mail.

 

Pourtant de nombreuses personnes ne travaillent aujourd’hui que par Internet ? 

Je sais, mais j’ai du mal à m’adapter à ce système. Je le redis, j’ai besoin d’avoir confiance, et j’ai vu les limites d’internet et ses risques. En tant qu’auteur, au début, je ne protégeais pas mes écrits, et j’ai retrouvé des passages entiers de mon blog dans certains livres.

Pourquoi écrire un livre sur Hashimoto  ? Est-ce un sujet qui vous touche particulièrement ?

Ah ! Bonne question ! Bien sûr que ce sujet me touche étant atteinte de cette maladie.

J’ai très mal vécu l’annonce de cette maladie qui m’a réduite à l’état de légumes durant deux ans. Aujourd’hui, je vais plutôt bien même si il m’arrive d’avoir des rechutes.

Lorsque j’ai écrit ce recueil, j’étais en colère contre moi, pour avoir laissé cette maladie s’installer, pour ne pas l’avoir anticipée. J’ai eu la chance d’avoir des médecins géniaux qui m’ont aidée, soutenue, chance que n’a pas tous les malades.

Hashimoto fut un peu une façon de crier ce que je n’avais pas eu le courage de dire, de mettre des mots sur des maux. Il en est à sa troisième édition, et continue à aider. J’en suis ravie !

 

Certains médecins rigolent de ce type de livre. 

Rires. Je sais, mais ce n’est pas grave. Je ne leur en veux pas. Ce n’est pas facile de comprendre un malade. Un médecin reste un être humain. On a trop tendance à les croire au-dessus de tout, ils ne sont que des hommes avec leurs propres vies, leurs soucis, « leurs emmerds » comme dirait Aznavour. Ils ont le droit d’en rire. L’important est ceux que j’ai touchés, ainsi que les malades ou les familles. 

 

Vous n’avez pas eu cette maladie pour rien écrivez-vous.

C’est une façon de parler, mais oui, j’ai l’impression d’avoir mis un sens dans un non-sens, d’avoir vécu quelque chose pour une bonne raison.

 

 Revenons à 5 Secondes, quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Comme pour Hashimoto, que la vie nous laisse des choix, qu’il suffit de 5 Secondes pour tout détruire que parfois on entend, mais on se refuse à entendre l’autre, surtout que l’on fait tous des erreurs.

 

Vous aussi ? 

Rires. Bien sûr ! Si je pouvais effacer certaines choses, je le ferais immédiatement, quoique, si je n’avais pas vécu certaines épreuves, je ne serais pas là à vous parler, alors ?

 

Si vous aviez quelque chose à dire à quelqu’un, que diriez-vous ? 

Que je suis désolée, que l’on ne s’est pas compris. Que ce serait bien de lire 5 Secondes. Rires. Qu’une seconde chance existe.

 

Vos projets ? 

Un nouveau polar bien sûr ! Ensuite, j’ai envie de me lancer dans la littérature enfantine ou un autre style. Je terminais mes romans par 5 Secondes. Je n’ai plus d’histoires d’amour à raconter !

Pourquoi, l’amour est illimité.

Non justement, on se répète un peu trop. Cela devient redondant. Les histoires d’amour se ressemblent, et seules les histoires tourmentées se vendent.

Pour écrire aussi bien l’amour, vous y croyez ?  

Bien sûr, quelle question !

L’amour entre mêmes sexes ? 

Ce n’est pas ma tasse de thé, mais l’amour reste l’amour. Il ne s’arrête ni au physique ni au sexe. Il est, tout simplement.

Pensez-vous que l’on peut continuer à aimer sans se voir ? C’est un des thèmes de 5 Secondes.

L’amour n’a aucune limite. C’est un merveilleux sentiment qui doit être respecté, accepté. Oui, on peut aimer sans se voir, on peut rester amoureux d’une personne longtemps. Il y a tant de façons d’aimer. Le plus triste serait de ne plus aimer …

Et vous dans tout cela ? 

Jocker !

 

Le mot de la fin.

Une pensée à ceux qui ne sont plus, j’espère qu’ils auraient été fiers de moi, et à ceux qui ont compté. Ma plume aura toujours un peu de Vous …La prochaine fois, j’essayerai de ne pas louper ces 5 Secondes …

Merci à vous Lynda pour cet interview très sympa !

 

Retrouvez Sylvie Grignon sur le site Fnac, Edilivre ou les éditions-Félicia-France- Doumayrenc. Un grand auteur que je recommande !

 

( 19 février, 2017 )

Pourquoi une maladie auto-immune comme Hashimoto est-elle si difficile à accepter ?

Rien de nouveau, mais le redire peut servir ! Tant de maladies auto-immunes, tant de personnes en souffrance. Outre les symptômes parfois difficiles, ces maladies s’acceptent avec difficultés.
Une maladie auto-immune voit ses anticorps, au lieu de jouer leur rôle de défenseur de l’organisme, attaquer le système immunitaire par le biais d’un organe. Le système immunitaire devient pathogène. Cette pathologie existait il y a un siècle pour n’englober que des maladies « connues » comme le diabète ou la sclérose en plaque. Ce qui est surprenant, c’est que la maladie d’Hashimoto fut la première maladie auto-immune identifiée et officiellement reconnue. Incroyable ! Alors que de nos jours, elle n’est pas toujours bien considérée par le milieu médical. Une fois encore, ce n’est pas pourtant une maladie anodine pour tous. Elle peut se trouver associer à d’autres maladies auto-immunes comme une insuffisance des surrénales, des problèmes cardiaques, voire en cas extrême une encéphalite d’Hashimoto souvent mortelle ou un lymphome, sans oublier les cancers thyroïdiens.
On peut s’interroger sur la raison d’une prise en charge parfois tardive, tout comme sur le suivi parfois aléatoire des malades. Ayant rencontré lors de l’écriture de mon recueil, des spécialistes, certains m’ont simplement avoué qu’ils ne pensaient pas toujours à Hashimoto si la TSH se trouvait dans les normes labos. Seulement voilà, les statistiques montrent que plus de 60% des malades devront friser « le bas de la norme » pour se sentir bien. Vérité de la palisse donc, un patient qui consultera son médecin pour une grosse fatigue, avec une TSH à 3,5 ne sera que rarement traité puisque le test de recherche des anticorps ne sera pas fait. De plus la maladie d’Hashimoto peut provoquer des anémies, et si la prise de sang montre une baisse du fer, le malade ressortira avec une cure de Tardyféron pour remonter l’organisme, et quelques mois plus tard se développeront d’autres symptômes liés au ralentissement thyroïdien.
Perte de temps, fatigue, aggravation de la destruction…
Dernièrement, l’association a reçu le témoignage d’une jeune femme ayant perdu son travail suite à des troubles de mémoire. La maladie d’Hashimoto ralentit le corps, le cerveau fonctionne moins bien. L’articulation des mots devient difficile, la concentration se réduit, la panique surgit. Qui n’a pas ressenti cette impression de nager dans le brouillard en cherchant ses idées ? Terrible de perdre un emploi et sa raison de vivre à cause d’une simple maladie « anodine ».
Cette maladie, non diagnostiquée, peut également conduire à des troubles neurologiques, un comportement parfois étrange, une dépression, des tendances paranoïaques, voire des démences. Au début du siècle dernier, on internait les personnes pour bien moins que cela.
Là se pose les vraies questions, n’est-il pas possible de diagnostiquer plus tôt cette maladie auto-immune, de se poser les vraies questions dès le départ ?
Prenons l’exemple d’un individu sortant d’une période difficile, divorce, deuil, rupture, suivie de moments où alternaient crises d’angoisse, et si ces angoisses qui le clouaient au sol l’empêchant de riposter aux attaques, si ces larmes qui le submergeaient, cette incapacité à faire face étaient simplement la résultante d’une montée des anticorps ? Cela montre la grosse limite du regard médical juste centré sur une affaire de normes.
On peut comprendre pourquoi cette maladie est si difficile à accepter par le malade, elle est « reconnue » partiellement, mais n’est pas bien considérée par le milieu médical qui la juge anodine, par l’entourage qui ne peut comprendre l’alternance de phases où tout va bien, et les rechutes non prévisibles.
C’est pour cette raison qu’il faut continuer à faire comprendre cette maladie, à aider les futurs diagnostics.
Ensemble, tous les espoirs sont permis !
Ensemble, nous ouvrirons les yeux à ceux qui refusent de voir.

Soyons positifs, vivons positifs … Et retrouvez-moi bientôt dans un roman plein de pensées positives.

Nous serons probablement au salon de Paris le Samedi et Dimanche 24 et 25 mars.
Venez nous voir nombreux !i
Continuez à diffuser l’essai Hashimoto, mon amour édition 3 aux éditions FFD

En vente site Fnac ou directement :

http://www.editions-lesateliersdegrandhoux.com/hashimoto-mon-amour-sylvie-grignon-f256997.html

 

IMG_1550

 

( 14 février, 2017 )

L’estime de soi

Aimer les autres, c’est bien, mais s’aimer soi-même est bien mieux, car qui ne s’aime pas, ne peut offrir aux autres une énergie suffisamment positive. Nous avons tous besoin d’amour (attention, j’ai bien dit « amour » au sens large, et non sexe). Être aimé par ses amis, ses enfants, apporte un sentiment indéniable de sécurité qui nous fait nous sentir heureux. Quand on dit qu’une personne amoureuse pourrait franchir une montagne pieds nus, ce n’est pas un euphémisme. Une personne en manque d’amour n’est plus qu’un pâle reflet de ce qu’elle est en réalité, sombrant doucement vers des moments de doutes, d’angoisses, de dépressions. Toute la richesse du monde ne suffit pas si on n’est pas aimé pour soi.
Je le redis, car c’est pour moi la clé, pour aimer les autres, il faut s’aimer, il faut s’accepter, sans artifice, sans faux-semblants, en restant vrai, en ayant confiance en qui on est. L’énergie positive est illimitée, elle se partage, et si aucune faille ne l’entrave, l’amour sera là dans notre vie et nous portera. En clair, notre bonheur est ce que nous sommes.
Facile à dire allez-vous me dire, encore des mots, rien que des mots.
Je vous accorde que nous ne sommes pas égaux face à cette réalité. Ayant été élevée dans une philosophie de vie bienveillante, j’ai toujours eu une vision positive de la vie, puisé une force en moi, avec bonne estime de moi, doutant peu de mes capacités ou de mes projets, surtout convaincue que l’échec n’est pas un drame, juste un moyen de faire mieux. Curieusement, avec cette façon de penser, j’ai toujours réussi ce que j’ai entrepris, même si parfois le chemin fut long, sans me décourager, me relevant même des pires souffrances.
Un jour, j’ai pourtant quitté le monde des Bisounours. Un jour grain de sable a tout enrayé, me plongeant dans la négation de ce que j’étais. Il en faut peu au final pour foutre en l’air une vie, juste une confiance ébréchée, des mots pires qu’un scalpel. Pendant plus de cinquante ans, j’ai vécu le sourire aux lèvres puis tout s’est écroulé. En un claquement de doigt, j’ai perdu mes repères, je ne me sentais plus vivante, tellement meurtrie que je me suis autodétruite et Hashimoto est entrée dans ma vie.
Ne me faisant plus confiance, doutant de moi, je n’avançais plus, reculant, simplement parce qu’une personne avait touché où cela faisait mal, avait écrasé ma sincérité, avait joué avec moi, tout simplement. Engloutie par des personnes nocives, j’ai choisi de m’enterrer sous terre, m’éloignant des autres durant plusieurs mois. J’ai l’immense chance d’avoir des amies fidèles qui m’ont botté les fesses, me propulsant vers un travail de reconstruction, m’obligeant à m’accepter de nouveau, autorisant au final les autres à m’aimer. Je serai éternellement reconnaissance à tous ceux qui m’ont aidée à traverser ce désert sans me lâcher la main, à mon médecin qui m’a écoutée des heures ne me laissant partir qu’une fois certaine que j’avais retrouvé le sourire.
J’ai franchi des montagnes pour me retrouver. Je me suis retrouvée, telle que j’étais, un peu abimée, mais plus vraie que jamais.
Je regrette d’avoir permis cette faille dans ma vie, de ne pas avoir su ouvrir le dialogue même si je devais affronter des énergies très négatives, de ne pas avoir affronter en face ces langues de vipères, ces coeurs plus sombres que la nuit. Au lieu de me bloquer, de créer un mur qui m’a aussi enfermée, j’aurai du offrir tout ce positivisme qui me caractérisait sans me soucier des conséquences, car au final, se débarrasser de certaines personnes peut s’avérer douloureux, mais sur le long terme, c’est une délivrance.
Aujourd’hui, je crois de nouveau en l’humain, j’ai pardonné ou plutôt j’ai fermé définitivement une porte, pas oublié, on n’oublie jamais, j’ai appris de mes erreurs passées, et surtout, même si parfois je doute, et c’est fréquent lorsque je titille la plume, je me raccroche à toute cette superbe énergie que l’on m’envoie régulièrement, sans oublier de la faire circuler, car l’amour ne se garde pas égoïstement. La vie m’a appris une chose essentielle, il faut toujours rester soi, même si cela implique de quitter un moule, même si cela dérange, même si parfois il faut fermer des portes. Il ne faut jamais céder aux menaces, à la peur, au chantage affectif, à la pression, rester fidèle à ce que l’on croit, à ce que l’on est. Je ne sais pas si cela garantit un bonheur éternel, mais une chose est sûre, cela permet de vivre en meilleure harmonie avec les autres et surtout avec soi.

1...34567...13
« Page Précédente  Page Suivante »
|