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( 26 juillet, 2019 )

Pourquoi ce dédain face à Hashimoto et face aux autres dysfonctionnements thyroïdiens ?

 

Les maladies thyroïdiennes sont mal considérées par le milieu médical. On avait espéré que les mentalités allaient changer avec le scandale du nouveau Levothyrox, il n’en est rien. La plupart des malades furent considérés comme psychologiquement instables, victimes d’une psychose collective, certains praticiens allant même jusqu’à démontrer que la thyroïde étant le centre des émotions, « tout était donc dans la tête ! » Pourquoi des raccourcis aussi faciles ? Peut-être justement parce qu’à l’inverse, un dysfonctionnement thyroïdien est complexe, tellement compliqué qu’ il n’y a pas de recettes magiques. Pour le diabète, il suffit de supprimer le sucre ou de prendre de l’insuline et de bien doser son taux de glycémie, mais lorsque la thyroïde débloque, le dosage de la tsh ne suffit pas, tout comme les hormones de substitution ne vont pas résoudre d’un claquement de doigt tous les symptômes.

Alors devant l’éventail de possibilités, combien de toubibs seront disposés à perdre leur précieux temps pour tenter d’aider les malades de la thyroïde.

Prenez simplement les endocrinologues, formés surtout pour les maladies des surrénales ou du pancréas, qui vont expédier en quelques minutes pour une somme élevée une consultation qui n’aura rien apporté de concret. Que de témoignages nous recevons régulièrement sur ces rendez-vous déprimants. Les malades attendent «  la solution », ils auront juste « une ordonnance » sans grande nouveauté.

Pourquoi négliger ces dysfonctionnements qui touchent plus de trois millions de français ? Serait-ce une pseudo culpabilité liée à la catastrophe de Tchernobyl ? Une peur que cette recrudescence soit causée par les pesticides que nous ingurgitons bien malgré nous ? Ou serait-ce simplement le manque d’empathie du milieu médical qui ne peut s’attarder sur des maladies qu’il ne comprend pas.

Alors non, les maladies thyroïdiennes ne sont pas « dans la tête », elles ne sont pas non plus à prendre à la légère car certaines personnes sont obligées de cesser leurs activités à cause d’elles, d’autres ont vu leur vie de couple se briser, d’autres encore ont subi insultes, intimidations simplement parce qu’elles étaient ralenties, alors non, ce n’est pas à prendre à la légère.

Messieurs les médecins, vous avez un jour formulé le serment d’Hippocrate, vous avez juré d’écouter, d’aider chaque malade, alors cessez lors de vos consultations d’enfoncer la tête des mal sous l’eau ! Votre rôle est d’aider positivement, même si c’est une maladie que vous ne comprenez pas. Comment voulez-vous que les pouvoirs publics reconnaissent cette maladie si vous ne cessez de la dénigrer ?

Ensemble pour une vraie reconnaissance, n’est-ce pas une véritable solution ?

 

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