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( 30 juillet, 2019 )

La profusion des drones et autres.

 

On ne cesse de parler de la liberté individuelle et pourtant, on ne cesse de voir se multiplier les drones ou les objets connectés que tout le monde peut s’offrir pour un prix dérisoire sur Internet ( voire sur le grand distributeur Amazon). Certes, je suis d’une autre époque et réfractaire aux nouvelles technologies ( ayant fait les frais des limites de sécurité des systèmes informatiques )mais je m’inquiète vraiment de ce monde qui se profile où tout sera totalement connecté. Pour ne citer que les Smartphone qui sont de nos jours tous géolocalisables ( une bonne chose si on n’a rien à cacher), plus ennuyeuses les applications qui mettent en route la lumière, les robots ménagers voire gérer comme aux États-Unis des appareils cardiaques comme les Pacemakers. L’homme va-t-il devenir dépendant de la machine ?

Et ces appareils comme Google Home qui parle aux personnes dans un appartement, où se trouve la limite du privé ? Combien de conversations sont-elles ainsi enregistrées à l’insu des personnes ? Quant aux drones avec caméra, on a beau dire, il n’est jamais agréable sur la plage de voir un de ces appareils survoler notre graisse ! (Si si j’en ai croisés cet été) Combien de clichés pris sur le vif sont ainsi chaque jour décimés sur des réseaux comme Instagram. Sans devenir parano, je pense que ce culte du « moi » que certains vénèrent est dangereux. Prenons les webcams, inoffensives en apparence, sauf que nul ne sait ce que la personne derrière l’écran va faire des clichés capturés. Combien de messieurs pensant passer un bon moment coquin retrouvent leur « joujou » en gros plan diffusé sur Internet voire envoyé à des contacts ?

Internet est un merveilleux outil de recherche et une terrible arme pour qui veut s’en servir négativement. Pour une fois, je n’ai aucun conseil à donner étant dépassée par ces technologies, par l’usage malveillant de certains, et par surtout l’impossibilité de s’en protéger. Que ce soit dans la vie privée ou en tant qu’auteure, je suis réfractaire à ce modernisme, essayant de protéger le mieux possible mes données tout en sachant que ce ne sera jamais suffisant. Doit-on pour autant vivre en ermite et renoncer à partager certaines données ? En qualité de petite plume, si j’optais pour ce choix, je devrais cesser de publier des livres car personne ne me lirait. J’ai donc simplement choisi d’éviter drones et objets connectés, et surtout de passer le moins de temps possible en continue sur Internet. D’autres options ?

 

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( 1 avril, 2017 )

Une interview sans oeillère !

 

 

Bonjour, merci de vous prêter au jeu pour notre journal. On parle beaucoup de vous sur les réseaux sociaux, pourtant vous êtes dans l’ombre. Acceptez-vous de tout me dire au travers de cette interview en direct ?

Oui, pourquoi pas ? Je n’ai rien à cacher !

Votre signe astro ? Et s’il vous ressemble ? Avec quels signes vous êtes le plus proche ?

Cancer ascendant Scorpion, le pire signe ! Terriblement romantique, trop sensible, trop possessive. Très rancunière, mais persévérante. Le Cancer est très maternel, j’ai été puéricultrice puis enseignante, j’ai eu 5 enfants. Tout est dit, non ? Lorsque je crois en quelque chose, en une cause, en une personne, j’y crois jusqu’au bout. Lorsque je n’y crois plus, je tourne la page, sauf si cette personne n’est pas ordinaire.

Sinon, je m’entends avec presque tout le monde. Ma route a croisé celle de nombreux Cancers avec qui en général (hommes ou femmes), je surfe sur la même vague d’émotions, mais sinon, je n’ai pas vraiment fait attention.

Alors vous ne pardonnez pas ? 

Ah la question piège ! Si, bien sûr, c’est l’objet de mon dernier livre. On a tous une seconde chance. Parfois, il faut des mois, des années, mais cette chance existe.

Votre dernier livre parle de rencontres. Y a-t-il des rencontres qui vous ont marquée ? 

Bien sûr, il y a des rencontres qui marquent une vie, simplement parce qu’elles ont eu le mérite d’exister. Ce sont ces rencontres fortuites, que l’on ne cherche pas, que l’on ne provoque pas, que l’on ne trouve pas sur des sites spécialisés ou autres. J’aime beaucoup écrire sur le thème des rencontres, car ce sont elles qui changent nos vies.

Regrettez-vous certaines rencontres ? 

Non, je n’ai aucun regret. Chaque route que j’ai croisée a eu ensuite un impact sur ma vie, négatif parfois pour finir par quelque chose de beau. Je ne crois pas au hasard des rencontres, je crois que nous avons des choix à faire, divers chemins à prendre, et parfois on se trompe, le temps de 5 Secondes comme l’héroïne de mon roman, l’acte manqué.

Des actes manqués, vous en avez ? 

Ben comme tout le monde, j’en ai plein ! Ces choses que je n’ai pas sues dire, ces gestes non faits. Oui, qui n’en a pas ?

Vous les regrettez ? 

Non, je l’ai déjà dit, je n’ai aucun regret. Ce qui fut devait l’être. Des routes qui se croisent peuvent se croiser un jour de nouveau. C’est le principe même de la vie.

Changeons de sujet, pourquoi un blog ? 

J’ai commencé à écrire mon blog lors de la sortie de mon premier polar. On m’avait dit que ce serait utile. Au final, je me suis prise à cette écriture quotidienne, aux commentaires réguliers. Nombreux lecteurs m’ont dit avoir besoin de « mes mots ». Je me sens responsable d’eux,.

Votre principale qualité ? 

Ai-je une qualité ? Rires, je ne sais pas, la fidélité en amitié et en amour, la sincérité. C’est aux autres qu’il faut demander.

Votre pire défaut ? 

J’en ai trop pour les dire ! Réservée ( on m’a dit dernièrement et que c’était le plus gros défaut alors je choisis celui-là)

Vous parlez beaucoup de trahisons dans vos romans, c’est un point sensible ? 

Comment dire, je n’aime pas faire du mal, je n’aime pas que l’on m’en fasse. Lorsque je fais confiance, je ne pense pas que l’on puisse me trahir. Je suis assez naïve là-dessus. Après, j’écoute les raisons, j’entends et j’essaie de comprendre, si on veut m’expliquer ; Je suis très emphatique, et j’ai tendance à prendre les fêlures des autres sur mes épaules, à ressentir la vulnérabilité de certains, la solitude d’autres. Si je m’inscris dans un processus amical, je donne ma confiance, et c’est mal de la briser. S’il y a trahison, c’est que quelque chose n’a pas été compris, mais c’est peut-être de ma faute. J’assume d’avoir pu faillir.

Aucun pardon possible, alors ? 

Si justement ! Rires. Mais c’est compliqué. S’il y a eu des mots dits « face à face » ou téléphoniques, je pardonne rarement, car je sens l’énergie de la personne, « sa haine », et je n’aime pas ce ressenti. Si par contre, la cassure fut provoquée par des tiers, je vais prendre du recul, cela peut-être long, faire mon introspection puis je pardonne.

Je sens que ces tiers restent coincés. 

Pires que cela, certaines personnes ont bien pourri ma vie. On est dans une société où chacun se mêle de la vie des autres, rapportant mots ou situations déformées, et je ne parle même pas du danger d’Internet et de son anonymat. Sur le coup, cela fait mal, mais l’intelligence est de se demander si vraiment « l’autre » l’a dit ou pensé. Je laisse le doute possible. Vous savez, c’est le « J’en ai rien à foûtre d’elle, elle n’a jamais été importante. » On a tous connu des remarques rapportées similaires qui sont plus violentes qu’un coup de poignard. Face à cela, je rentre dans ma tanière, et je n’en sors plus. Rires

Aucune chance ? Pas de seconde chance ?

Si, une porte entreouverte.

C’est à l’autre de venir s’excuser ?

Je ne demande pas d’excuses. Le passé doit rester où il est, mais oui, c’est à l’autre de revenir.

Plusieurs retours de votre roman vous comparent à Nadia, cette Faiseuse de bonheur. 

Rires. Un livre est fait de mots et d’émotions, donc non, je ne suis pas Nadia, mais oui, certainement que ma pensée positive peut se sentir dans ce roman. J’ai voulu passer un message, faire comprendre que nous faisons tous des erreurs, que nous ratons tous des choix, que nous en faisons de mauvais pour de mauvaises raisons, et qu’au final, on le paie parfois le prix fort, mais que toujours, la vie est là, plus belle que jamais et que nous devons vraiment y croire, à cet avenir qui nous attend (et peut importe que l’on ait vingt ans ou soixante-dix), à cette seconde chance, au bonheur sans cesse renouvelé. Donc si mes mots peuvent aider, alors oui, on peut me comparer à Nadia …

Vous pratiquez la pensée positive dans vos romans ?

Comme dans la vie. J’essaie, depuis le décès de mon fils, de m’y astreindre, c’est ce qui m’a portée. J’ai mes limites et n’y arrive que lorsque je vais bien. Rires

tous ceux qui vous rencontrent vous décrivent avec un sourire lumineux. 

Ahahah. Votre question me déstabilise. J’essaie de garder le sourire, c’est tout, car malgré tout la vie n’est pas facile. On en prend des claques !

Que représente l’écriture pour vous ? 

Tout, absolument tout depuis toujours. J’ai toujours été une littéraire, adoré écrire. Je remplissais des carnets à mes amies d’enfance. Ensuite des lettres à mes amoureux. Quand j’y pense, qu’est-ce que j’ai dû les saouler ! Je ne perdais pas une occasion pour écrire.

Comme Carla ? 

Oui, j’écris mon journal depuis l’âge de treize ans. Cela en fait des carnets ! J’anticipe votre question, ne me demandez pas ce que je vais en faire ! Ils ne sont qu’une trace, une nécessité.

Qu’avez-vous éprouvé avant la sortie de votre dernier roman ? Et après ? 

Énervement ! Ce n’est pas simple d’être publiée et de travailler en même temps. Trop de pression. Après, je décompresse, et je suis déjà passée à autre chose.

Entre votre premier roman et votre dernier, écrivez-vous différemment ? 

Oui, et heureusement. Rouge fut juste un brouillon, écrit à la va-vite sur les conseils d’un collègue. J’avais commencé à écrire une histoire d’amour durant l’été 2010, et j’ai perdu les premiers chapitres. Rouge s’est inscrit de lui-même. Il n’était destiné ni à être lu ni à être publié. Il est donc bâclé. Rires. C’est surprenant, car il reste celui qui s’est le plus vendu. Je pense, enfin j’espère, que mes livres sont plus aboutis aujourd’hui.

Envisagez-vous l’écriture comme une activité professionnelle à temps plein ? 

Non, absolument pas. Le monde de l’édition est en crise, et on est loin de la poule aux oeufs d’or. Je suis professeur des écoles, et j’aime mon travail. Et puis, il y aura dans quelques années la retraite ! Là, je me consacrerai à l’écriture pleinement.

Monter une maison d’édition, vous en parlez sur votre blog. 

C’était un vieux rêve, et l’idée n’était pas de créer une grosse machine, mais qui sait ? Je lis beaucoup de manuscrits pour différentes petites éditions, et j’adore aider les jeunes auteurs à développer leur plume. Ayant vécu dans l’ombre d’une vraie édition durant deux ans, j’ai vu les pièges à éviter. Mais bon, la retraite est encore loin …

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ? 

D’écrire, de croire en leur plume, d’écouter les conseils, les critiques. De toujours chercher à s’améliorer, et de se forger une carapace, car ce milieu est difficile.

Question piège, édition, autoédition, vous êtes beaucoup lue, pour quoi ?

Sujet tabou. Je crois dans les mots, et pour moi un livre, s’il est bon, sera lu publié dans une ME ou en autoédition. Quant à la raison de cet intérêt pour mes livres, aucune idée. Je ne cherche ni la notoriété ni le devant de la scène, la preuve, je ne fais ni salon (sauf le we dernier) ni dédicace. J’ai promis d’être honnête, cela me gave ! Je suis une sauvage. C’est un point de litige avec les ME. Je tiens à ma liberté, et je compte garder comme dirait Florent Pagny « ma liberté de penser ».

 Les critiques ou commentaires malveillants vous touchent en tant qu’auteur ? 

Bien sûr, je suis un être humain, et je n’aime pas lire des commentaires gratuits  » Votre livre est nul ». J’ai envie, besoin de savoir pourquoi pour m’améliorer. C’est vrai qu’arrivée au dixième livre, je ne lis plus que rarement les critiques, sauf des chroniqueuses, car ce sont elles qui font vivre nos livres.

Êtes-vous très active sur les réseaux sociaux ? 

Non, par manque de temps, je ne suis pas active sur Facebook ou les autres réseaux. J’ai ma page Facebook Rouge-Polar où je poste mes sorties littéraires, et je navigue un peu sur Linkedln qui est un réseau plus sérieux côté promotion. Je ne suis pas très informatique, et je préfère mon bouquin plutôt que me cacher derrière un écran.

 

Vous êtes contre le modernisme ?

Ce n’est pas ce que j’ai dit, juste que je suis une quiche en informatique, ce qui m’a valu à une époque de gros déboires. Je m’adapte ! J’écris sur un iPad pro, j’ai une liseuse Kobo, rires, je ne suis pas restée à l’ère du Moyen-Âge, mais j’avoue que je suis très réticente face à ce monde virtuel. On ne sait jamais qui se cache derrière un profil, derrière un mail.

 

Pourtant de nombreuses personnes ne travaillent aujourd’hui que par Internet ? 

Je sais, mais j’ai du mal à m’adapter à ce système. Je le redis, j’ai besoin d’avoir confiance, et j’ai vu les limites d’internet et ses risques. En tant qu’auteur, au début, je ne protégeais pas mes écrits, et j’ai retrouvé des passages entiers de mon blog dans certains livres.

Pourquoi écrire un livre sur Hashimoto  ? Est-ce un sujet qui vous touche particulièrement ?

Ah ! Bonne question ! Bien sûr que ce sujet me touche étant atteinte de cette maladie.

J’ai très mal vécu l’annonce de cette maladie qui m’a réduite à l’état de légumes durant deux ans. Aujourd’hui, je vais plutôt bien même si il m’arrive d’avoir des rechutes.

Lorsque j’ai écrit ce recueil, j’étais en colère contre moi, pour avoir laissé cette maladie s’installer, pour ne pas l’avoir anticipée. J’ai eu la chance d’avoir des médecins géniaux qui m’ont aidée, soutenue, chance que n’a pas tous les malades.

Hashimoto fut un peu une façon de crier ce que je n’avais pas eu le courage de dire, de mettre des mots sur des maux. Il en est à sa troisième édition, et continue à aider. J’en suis ravie !

 

Certains médecins rigolent de ce type de livre. 

Rires. Je sais, mais ce n’est pas grave. Je ne leur en veux pas. Ce n’est pas facile de comprendre un malade. Un médecin reste un être humain. On a trop tendance à les croire au-dessus de tout, ils ne sont que des hommes avec leurs propres vies, leurs soucis, « leurs emmerds » comme dirait Aznavour. Ils ont le droit d’en rire. L’important est ceux que j’ai touchés, ainsi que les malades ou les familles. 

 

Vous n’avez pas eu cette maladie pour rien écrivez-vous.

C’est une façon de parler, mais oui, j’ai l’impression d’avoir mis un sens dans un non-sens, d’avoir vécu quelque chose pour une bonne raison.

 

 Revenons à 5 Secondes, quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Comme pour Hashimoto, que la vie nous laisse des choix, qu’il suffit de 5 Secondes pour tout détruire que parfois on entend, mais on se refuse à entendre l’autre, surtout que l’on fait tous des erreurs.

 

Vous aussi ? 

Rires. Bien sûr ! Si je pouvais effacer certaines choses, je le ferais immédiatement, quoique, si je n’avais pas vécu certaines épreuves, je ne serais pas là à vous parler, alors ?

 

Si vous aviez quelque chose à dire à quelqu’un, que diriez-vous ? 

Que je suis désolée, que l’on ne s’est pas compris. Que ce serait bien de lire 5 Secondes. Rires. Qu’une seconde chance existe.

 

Vos projets ? 

Un nouveau polar bien sûr ! Ensuite, j’ai envie de me lancer dans la littérature enfantine ou un autre style. Je terminais mes romans par 5 Secondes. Je n’ai plus d’histoires d’amour à raconter !

Pourquoi, l’amour est illimité.

Non justement, on se répète un peu trop. Cela devient redondant. Les histoires d’amour se ressemblent, et seules les histoires tourmentées se vendent.

Pour écrire aussi bien l’amour, vous y croyez ?  

Bien sûr, quelle question !

L’amour entre mêmes sexes ? 

Ce n’est pas ma tasse de thé, mais l’amour reste l’amour. Il ne s’arrête ni au physique ni au sexe. Il est, tout simplement.

Pensez-vous que l’on peut continuer à aimer sans se voir ? C’est un des thèmes de 5 Secondes.

L’amour n’a aucune limite. C’est un merveilleux sentiment qui doit être respecté, accepté. Oui, on peut aimer sans se voir, on peut rester amoureux d’une personne longtemps. Il y a tant de façons d’aimer. Le plus triste serait de ne plus aimer …

Et vous dans tout cela ? 

Jocker !

 

Le mot de la fin.

Une pensée à ceux qui ne sont plus, j’espère qu’ils auraient été fiers de moi, et à ceux qui ont compté. Ma plume aura toujours un peu de Vous …La prochaine fois, j’essayerai de ne pas louper ces 5 Secondes …

Merci à vous Lynda pour cet interview très sympa !

 

Retrouvez Sylvie Grignon sur le site Fnac, Edilivre ou les éditions-Félicia-France- Doumayrenc. Un grand auteur que je recommande !

 

( 30 mars, 2015 )

Les limites du modernisme

Quand rien ne marche, on frise la saturation. Comme vous le savez tous, depuis mon piratage d’il y a quelques années, je n’utilise plus mon propre PC l’ayant légué à mon fils, ravi d’avoir un micro performant, n’utilisant qu’un vieux PC qui lui, n’est pas relié à Internet. C’est important de protéger ainsi mes manuscrits vu le nombre croissant d’individus jaloux sur les groupes d’écriture. Je tiens à mes mots comme s’ils étaient le sang qui coulait dans mes veines. Mais étant toujours une quiche en informatique, je ne cesse de me battre contre Antidote qui refuse de fonctionner quand j’en ai besoin ou Word qui se bloque stupidement. Ah, le modernisme ! Tout cela pour dire que j’ai corrigé hier le BAT de BLEU avec bien du mal car ma vieille machine me faisait des caprices. J’ai même pensé un instant à un piratage possible rigolant de l’inutilité. Que pourrait-on me prendre sur ce vieux ordi ? Même mon dernier fichier n’y est pas enregistré ! Ah si, quelques préparations scolaires … Quelle utilité ! À l’ère du modernisme, tous les coups sont permis donnant bien du pouvoir parfois à des rancuniers m’ayant prise pour Maléfice. Mieux vaut rire de la bêtise humaine ! Je le redis et le signe encore : laissons le passé à sa place ! Que l’on me laisse écrire mes livres en paix. Je ne demande rien à personne alors que l’on respecte ma liberté, ma tranquillité.

( 11 février, 2015 )

La fatigue incomprise d’Hashimoto

 » La fatigue est la ruine du corps et l’inquiétude, la faucille de l’âme. »
Notre monde est fatigué, trop de négativisme et trop d’intolérance. Chacun ressent de plus en plus un ras le bol conduisant à une lassitude incontrôlable. Alors la médisance s’installe sournoisement : il est fatigué, il abuse, moi à sa place  » je » … Qui n’a pas entendu un jour cette phrase dans son entourage? Mais justement ce JE, change tout.
Stop aux fausses interprétations. On ne choisit pas plus d’être malade ou fatigué, que de tomber amoureux ou de préférer le chocolat à la vanille. J’ai passé 90% de mon demi siècle à être hypet active, jamais malade, toujours pleine de tonus. Je n’arrivais pas non plus à comprendre ceux qui étaient plus ralenties que moi.
Hashimoto m’est tombé dessus sans crier garde suite à un choc psychologique que je n’ai pas su parer. Thyroïde detruite en juste trois mois, 70% , radical, six moisaprés ce choc. Diagnostic confirmé par échographie etc Tout est daté à notre époque. Vive le modernisme ! Plus de retour en arrière possible, pas de regrets à avoir. Ce qui est fait, est définitif.
 Aujourd’hui, j’ai changé de camp. Malheureusement Hashimoto me prend régulièrement mon énergie et je me retrouve escargot malgré moi, restant même très inactive comme ces jours-ci, espérant des jours meilleurs. J’ai mis des mois à l’accepter, à comprendre que mon organisme ne pouvait et lutter contre un microbe et s’acharner à son travail de destruction thyroïdien. Je l’ai compris mais je ne l’ai pas vraiment accepter et je reste très en colère contre moi-même. Je me suis toujours cru indestructible, forte, avec une force intérieure à toutes épreuves. Je n’ai pas pris en compte mon corps. Je n’ai pas su me protéger, je n’ai pas réussi à éviter cette autodestruction rapide de ma thyroïde. Mon âme a dit stop à mon corps sans me demander mon avis. Je lui en veux tout comme je m’en veux. Malgré tout, je continue de penser que tout a un sens, qu’il y a sûrement une petite porte invisible que je n’ai pas encore ouverte et qui me conduira à comprendre pourquoi moi et dans quel but ?
Je sais aujourd’hui que j’ai des limites, une fatigue qui par vagues va me clouer au sol mais je jure que je ne perdrais jamais mon sourire ni la foi dans mes rêves.
Je trouverai cette issue, pour moi mais aussi pour toutes mes  » Sœurs papillons » de galère. Je me battrais pour que cette maladie sorte de l’ombre grâce à ma plume !
Hashimoto, tu es maintenant ma plus fidèle compagne mais tu n’auras pas ma peau, jamais ! J’en fais le serment !
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