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( 9 mai, 2016 )

Les lettres, les photos que l’on retrouve.

Que ce soit des factures, des lettres d’amitié ou d’amour, les lettres que l’on retrouve ont cette fâcheuse tendance à nous replonger dans notre passé, à nous faire inéluctablement prendre conscience de ce temps qui s’est écoulé. Ce peut-être ce cliché en noir et blanc où l’on se voit de nouveau lilliputien, avec des drôles de vêtements d’une époque révolue ou cette carte, courte, simple tant et tant de fois relue. Ce peut-être aussi ces enveloppes bien serrées dans un ruban, laissées par un parent, comme simple trace d’une mémoire. Lorsque je vois le modernisme aujourd’hui se glorifier de ses stockages iCloud mails ou photos, je me pose la question : que seront donc ces archivages dans cinquante ans ? Pourra-t-on encore retrouver nos photos, nos courriers ? Auront-ils le même impact lorsque nos arrières petits enfants les regarderont ? Je reste une nostalgique des lettres, de leur parfum, des petits mots anodins que l’on pouvait glisser dedans, des petits riens qui faisaient des petits tout. Et bien triste, je suis de ne plus recevoir que des factures aujourd’hui …

( 27 octobre, 2015 )

Hier, un jour sans inspiration …

Il existe des journées « avec » et des journées « sans ». Est-ce mon traitement pour ma sinusite qui me met KO mais mon tonus de la veille s’est envolé hier. Ce fut vraiment une journée « sans » … Sans envie, sans inspiration, sans motivation. Heureusement que c’était un jour de vacances ! Je suis restée plus de deux heures face à la page blanche. Que pourrais-je bien écrire ? Un roman ? Une nouvelle enquête d’Antoine ? Non, trop tôt. Idem pour Carla 3, trop tôt. Un roman fantastique, mystique ? Peut-être … Je ne sais pas ! Il me faut me motiver. On peut avoir des jours « sans ». Ce sont des jours où au final, on devient un peu trop nostalgique, où les erreurs du passé nous frappent de nouveau en pleine figure. Mais je ne suis pas du genre à m’éterniser dans ce type de mélancolie. Aujourd’hui est un autre jour et je vais carburer !!!
Je terminerai juste par les premières ligne du dernier roman de Joël Dicker si fidèle à ma pensée du jour :
 » Écrire un livre c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie solitaire et tranquille se retrouve soudain chahutée de multitudes de personnages qui arrivent sans crier garde et viennent chambouler votre existence. Vous devez vous en occuper, les nourrir, les loger car vous en êtes responsables . »
C’est cela écrire …

( 7 juillet, 2015 )

L’encre de nos souvenirs.

Je suis rarement nostalgique. Je déteste larmoyer sur ce qui fut. Comme tout un chacun, j’ai commis des erreurs, je les ai toujours reconnues même si parfois mes interlocuteurs ont préféré entendre que ce qu’ils voulaient eux entendre. Je regarde toujours vers l’avenir pourtant hier, rangeant les cartons de ma mère, je suis tombée sur des photos et lettres rangées dans un vieux carton, datant des années 1940. Une impression de faire un bond magique dans le passé, de découvrir des visages oubliés que je n’ai croisée qu’avec des rides marquées. Il n’y en a pas assez pour écrire un roman sinon je m’y serai de suite attelée mais je me suis sentie très proche de mon héroïne Carla et de ses carnets d’un autre temps. Mes ancêtres ne vivront que si on leur donne encore vie aujourd’hui. Une photo jaunie dans un album, des traces bleus sur une lettre. Que restera-t-il de nous lorsque ce sera le tour de nos enfants de fouiller dans nos vieux cartons ? Garderont-ils de notre époque juste des  images déprimantes d’une société en crise ? Des mots sur du papier ? Une larme ayant coulé sur un cahier ? Que serons-nous Demain sans l’encre de notre passé ?

( 29 juin, 2015 )

Pourquoi est-ce si difficile d’oublier ?

Question récurrente, souvent posée et dont je peine à trouver une réponse. Comme tout Cancer, signe attaché au passé, souvent nostalgique, plongé dans mon passé sans ressentir pour autant la moindre déprime,  mes pensées s’envolent souvent, me permettant certainement de pouvoir comprendre mes nombreux lecteurs.
Justement, dans un prochain roman se pose cette question de l’oubli. J’ai donc carrément été interrogé un spécialiste sur Linkedln. Sa réponse, rapide, m’a étonnée.
Des études scientifiques ont montré que lors de relations intenses amoureuses ou amicales, se créent alors dans notre cerveau comme une racine qui maintient nos souvenirs vivants de manière récurrente.
En clair, l’oubli qui ne vient pas, n’a rien de pathologique. C’est normal. Rien ne peut effacer ce processus, ni en amour une autre personne, ni dans toutes autres relations décevantes. Nos sensations de manque sont produites par notre esprit qui continue à émettre des sensations d’avant, un besoin physique pour certains, un besoin d’entendre la voix pour d’autres, un besoin de voir. Bref, tout serait dû à l’amygdale ( rien à voir avec la gorge), une partie du cerveau, qui est la source de la mémoire émotionnelle. Même si nous le voulons, nous ne pouvons lutter contre ce phénomène, qui selon ce spécialiste n’est pas identique chez tous les hommes. En clair, nous ne sommes pas tous égaux face à une rupture. Certaines personnes pourront tourner la page à la vitesse de la lumière alors que d’autres ne vont cesser de penser à cette relation perdue, cherchant un moyen de renouer ou d’oublier.
Que l’on se rassure ! Ce médecin m’a certifié que le temps guéri tout simplement parce que ces neurotransmetteurs émotionnels, avec le temps, s’appauvrissent pour finir par disparaître. Alors, la trahison, la séparation, la relation perdue ne sera plus qu’un simple souvenir.
Afin de faciliter cet oubli, nous devons veiller à ne pas nous enliser dans des relations impossibles qui nous font souffrir, dans des désirs non partagés et surtout quoi qu’il arrive avancer sans avoir honte de ressentir par moment ce besoin de ne pas oublier ! Ce n’est pas de la folie, juste une amygdale qui met un peu trop de temps à faire son travail !
( 7 novembre, 2014 )

Où sont partis nos bons médecins de campagne ?

J’ai régulièrement des coups de gueule envers le monde où nous vivons en particulier le milieu médical. Je reste perplexe face à la façon dont nos médecins exercent dans notre société dite civilisée. Une lectrice me livrait son témoignage qui m’a laissée sans voix : son médecin avait purement et simplement installé un sablier, oui, vous avez bien lu, un sablier, temps autorisé pour la consultation ! L’histoire ne dit pas s’il lui a laissé un temps supplémentaire pour régler la note. Quant à cet autre qui ne connaissant rien de rien à une maladie, peu connue, certes mais existante est allé jusqu’à traiter sa patiente de dingue ! Heureusement que cette pauvre femme est allée prendre un second avis, a obtenu un bon dosage et se retrouve sur pieds. Je ne parlerai même pas de ces toubibs avec un ego démesuré qui se passent au dessus des autres, méprisants leurs malades, allant jusqu’à se moquer derrière leur dos de leur faille ( j’en ai croisé )? ou pire du haut de leur science, se permettant de detruire la vie d’une personne qu’il avait dans le nez, jusqu’à porter un diagnostic sans avoir été leur propre soignant, sans connaitre leur propre vécu. Je suis outrée de ne parler que du trou de la sécu alors que l’on accepte ce type de toubibs, simplement présents pour toucher leur chèque … Et je ne parlerai pas du cas qui me tient le plus à coeur, dont j’ai déjà parlé, le fameux urgentiste passant pour voir mon fils souffrant de violents maux de tête, mal dans son corps, du haut de ses trois ans lui disant simplement : bobo … Et ce super doc  se tournant vers moi pour me dire : Il faudrait apprendre à cet enfant à cesser ses comédies et me faire déplacer pour rien. J’ai du travail, moi ! … Mon fils était soigné pour un cancer, la radiothérapie lui avait provoqué un oedeme du cerveau occasionnant ces douleurs. Il est tombéd ans le coma deux heures plus tard et est parti pour toujours … Merci monsieur l’urgentiste qui avait à faire quelque chose de plus important. C’était il y a plus de vingt-cinq ans mais j’espérais voir le monde évoluer positivement … Quelle deception !!!!

Où sont donc passés nos adorables médecins de campagne qui se mettaient en quatre pour leurs patients, qui étaient autant des amis que des confidents, qui étaient là pour penser les maux du coeur ou de l’âme aussi bien que ceux du corps ? Notre monde serait- il devenu si indifférent ? Si intéressé par l’argent ?

Nostalgique de cette époque, je recherche médecin de campagne dans ma grande ville simplement pour laisser une chance à la médecine de ne pas s’enfoncer vers une direction que nulle ne souhaite … L’indifférence …

( 15 février, 2014 )

La nostalgie

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Nostalgie de l’enfance, nostalgie de la jeunesse, nostalgie de nos amitiés effacées … On rencontre tous à un moment ou à un autre la nostalgie de notre passé …

Je constate à travers vos nombreux témoignages que cette tendance se renforce ! notre société est difficile, il y a chaque jour des obstacles de plus en plus nombreux à surmonter que l’on pourrait englober dans ces mots : Intolérance, pauvreté, souffrance …

Et puis il y a la nostalgie de ce qui fut et que l’on ne comprend pas, celle qui vous fait passer pour une extra terrestre parce que régulièrement elle revient en boucle avec son éternelle question : pourquoi ?

Pourquoi un fait anodin peut-il parfois bouleverser votre univers tout entier ? Pourquoi un choix, un jugement trop hâtif peut-il engendrer de telles souffrances ?

En tant qu’écrivaine en herbe, je me qualifie toujours ainsi même si mon roman continue à bien se vendre, pourquoi un mot un jour tapé sur un clavier a-t-il pris, un jour, cette forme magique qui se trouve être un livre ?

On ne comprend pas, on ne sait pas, on sait juste que si ce choix, qui n’a parfois duré que l’espace d’une seconde, avait été différent, notre vie serait autre aujourd’hui …

Tout comme vous, il m’arrive d’être nostalgique des amis perdus … surtout de ceux dont je ne comprends pas le retrait …  « Le plus blessant quand une relation d’amitié s’arrête n’est pas la rupture proprement dite mais les raisons que l’on ignore. »

En amour, c’est plus facile … Il y a l’abandon, l’arrêt du désir, l’ennui …mais une amitié qui se stoppe nette du jour au lendemain, sans une explication … c’est un non-sens …

Le pourquoi ne disparaitra jamais et je pense même aujourd’hui, que c’est une sorte de pouvoir que l’Autre possède en refusant d’expliquer ce pourquoi. Alors peu importe finalement, le plus important reste cette vie qui serait différente aujourd’hui si cette lancinante question n’avait pu s’inscrire dans la sable de nos vies.

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