• Accueil
  • > Recherche : passé appelle
( 31 mars, 2022 )

Mes lectures de mars 2022

Comme chaque mois, je vous présente mes lectures. De belles découvertes, de moins belles, curieusement pas toujours les têtes d’affiches qui m’ont fait vibrer !

 

Peurs en eau profonde d’Olivier Descosse

XO édition

5/5

C’est totalement par hasard que j’ai découvert ce livre d’un auteur pour moi inconnu, et j’ai adoré ! Les personnages, Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle et Jean Sardi, chacun avec ses blessures m’ont séduite, un peu comme si à la dernière page, je quittais de vieux amis. Le style est agréable, l’histoire passionnante, avec ce thème des plongeurs qui m’a un peu fait penser aux livres de Cussler. L’intrigue policière est bien menée, sans s’essouffler avec régulièrement des rebondissements qui rendent le livre encore plus intéressant.

Une très belle découverte !

******

La quatrième feuille de Christophe Royer

Taurnada édition

4/5

Merci à Joël et à Taurnada édition pour ce SP. Ce n’est pas le premier livre de cet auteur et j’étais impatiente de découvrir en avant-première ce roman.  Je dois avouer que le début m’a semblé traîner en longueur, lenteur extrême, on ne sait pas où on va.  Heureusement, je n’ai pas lâché le livre, ne le faites pas ! Le rythme va monter en crescendo jusqu’à un énorme rebondissement qui m’a laissée sur le flanc.

L’écriture est agréable, fluide, facile à lire, et l’histoire plutôt sympa, celle de trois amis de jeunesse au cours de plusieurs années.  La chute est savoureuse, alors n’hésitez pas, même si je le redis, je déplore un début qui aurait dû être plus soutenu.  Cela reste un très bon livre.

L’histoire :

Aujourd’hui, Sophie a tout pour être heureuse : un mari aimant, une famille attentionnée, une amie fidèle, un travail qu’elle adore et une belle maison sur les rives du lac d’Annecy.

Pourtant, à la veille de sa première exposition photo, plusieurs faits troublants vont faire ressurgir des événements tragiques de son passé…
Un flic détruit par sa première affaire, une bande de copines inséparables, un amour toxique…
Et si le cauchemar recommençait ?

*****

Les douleurs fantômes de melissa da costa

Albin Michel

2/5

J’avais adoré «  Tout le bleu du ciel » et j’avoue de pas y avoir retrouvé l’émotion qui m’avait tellement touchée. Je déplore ces sorties plus ou moins imposées par les éditions à un rythme régulier, ce qui nuit à la profondeur des récits. C’est le cas pour celui-là qui est sympa à lire, mais juste sympa. Une histoire au demeurant plutôt banale même si on y retrouve les personnages d’un livre précédent de l’auteure.

Cela m’a un peu fait penser à une histoire Harlequin, avec une fin heureuse, prévisible. Mais voilà, il manque dans ce livre l’émotion avec un grand E. Dommage !

*****

Curieuses histoires de la propreté de Martine Magnin

Éditions Jourdan

5/5

Quel plaisir ce voyage au monde de la propreté !  Pourtant férue d’Histoire, que d’anecdotes j’ai découvert. Le style est savoureux, pétillant, piquant, et ce livre un puits de connaissances, certainement le fruit d’un énorme travail de recherche. L’ouvrage en lui-même est superbe, une couverture divine pour l’amoureuse de la peinture que je suis.

Un livre que je recommande fortement !

Il serait très utile dans les salles de classe pour initiation à l’instruction civique par le biais de la propreté !

*****

Signatures de  Tom Clearlake

Moonlight édition

4/5

Je ne me souviens pas avoir déjà lu un livre de cet auteur, en tous les cas ce fut une bonne pioche ! J’ai beaucoup aimé le thème, l’intrigue, les rebondissements, les fausses pistes. Le style est facile à lire et bien écrit ce qui est agréable.

Les personnages sont attachants en particulier Marion. Le personnage également de Bernard, écrivain face à la page blanche qui va se trouver embrigadé dans un jeu redoutable est fort bien analysé.

Quelques longueurs au milieu du livre, entre autre avec justement le personnage de Bernard, mais heureusement une fin à la hauteur, même si cette dernière nous invite, qui sait, à une suite possible …

*****

L’affaire Alaska Sanders de Joël Dicker

Édition Rosie&Wolfe

3/5

Pour ceux qui ont adoré le premier livre primé de Dicker, ce roman va les charmer. Personnellement, j’avais apprécié les précédents ouvrages sans avoir le coup de cœur national de beauté.

Je trouve que ses livres sont longs, dans le sens où l’auteur s’éternise, revient en arrière et au final sans rien apporter de nouveau.

Avec l’affaire Alaska Sanders, c’est la même chose. Cela se lit plutôt bien, car le style est agréable et bien écrit, mais que de retours en arrière en particulier sur l’affaire Harry Quebert. Peut-être utile si on n’a pas lu le livre mais vraiment pénible sinon.

En clair cela se lit, mais ce n’est pas le livre de l’année !

En plus pour un éditeur que de fautes d’orthographe et de syntaxe ! Ça pique vraiment les yeux.

Déçue ? Non car je n’attendais rien de ce livre trop plébiscité toujours signe de marketing et non de qualité.

« On ne rencontre pas un ami. Il se révèle à vous. »

*****

Matrices de Céline Denjean

Malgré d’excellentes critiques, je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Je reprendrai peut-être plus tard.

 

*****

Maëlys de Jennifer De Araujo

Robert Laffont

5/5

J’ai hésité à lire ce témoignage, peur du côté médiatique, peur du côté patho, mais non, un très beau témoignage d’une histoire qui pourrait être un simple polar, mais qui n’en est pas un. Et puis qui n’a pas eu le coeur serré en voyant sur nos écrans le sourire de cette petite fille ? Qui n’a pas eu envie de vomir face à ce monstre qui l’a brisée ? Il n’y a rien à dire de plus. Juste des mots qui ne peuvent ressentir, comprendre que ceux, comme moi, qui ont perdu un enfant. À lire, en souvenir d’une petite fille qui n’aurait jamais dû mourir.

« Ma fille.

Tuée.

À 8 ans et demi.

Dans la nuit du 26 au 27 août 2017, Maëlys, une petite fille d’à peine 8 ans et demi, disparaît lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Il est trois heures du matin ; la terre s’ouvre sous les pieds de Jennifer De Araujo, la mère de l’enfant. Il y a la panique, les recherches, puis les soupçons : un invité de dernière minute, étrange et secret, avec qui Maëlys a parlé durant la réception. Il s’appelle Nordahl Lelandais.
Très vite, les indices s’accumulent. Plus ils accablent le suspect, et plus la recherche de la vérité se fait pressante pour la mère de Maëlys. Avec son conjoint Joachim et leur aînée, Colleen, elle veut savoir ce qui est arrivé à sa fille. »

 

****

Advantis de Magalie Malbos

livre autoédité

Intrigante couverture. Avantis, un roman court, percutant.

Une histoire au demeurant classique, qui se passe dans un immeuble à Toulouse où deux hommes sont empoisonnés et où la suspecte a disparu.

Une enquête sympathique, bien écrit, un peu plus longue qu’une nouvelle ce que j’ai apprécié n’aimant pas les nouvelles et rondement ficelée.

« De la poudre de Datura, très utilisée en Colombie, notamment. Le pays d’origine de Jimena. Mortelle en cas de forte dose, à cause des molécules de scopolamine et d’atropine que contient la plante. Exactement ce qui avait tué Rustaud. » ( fort intéressant ! Je ne connaissais pas :)

****

Merci Grazie, Thank you de Julien Sandrel

Calmann Levy

5/5

Voilà un délicieux roman feel good ! Une histoire charmante, celle de Gina, une adorable mamie dont le vice est de jouer au Casino. Et un jour, elle va gagner le gros lot. Mais plutôt que de garder cet argent elle va remercier tous ceux qui ont jalonné sa vie.

Je le redis ! Un livre délicieux, je n’ai pas d’autres mots, tellement positif que cela fait du bien et drôle ce qui n’est pas négligeable !

J’ai adoré ! Un livre qui ne prend pas la tête, du pur bonheur !

FD0D2523-EFB7-4450-A125-671B0A723DEA

( 4 février, 2022 )

Que penser de KDP ?

Régulièrement, je reçois des messages me demandant ce qu’est KDP. Effectivement, c’est du jargon éditorial ! KDP est tout simplement une plateforme permettant de publier gratuitement des livres électroniques, des livres brochés et des livres reliés. Ce n’est pas un éditeur même si de nombreuses maisons d’édition y déposent leurs ouvrages. Ce service met en vente en ligne le livre dans le monde entier, ce qui le rend accessible aux lecteurs de toutes nationalités. L’auteur garde tous les droits sur votre livre, ce qui n’est généralement pas autorisé par une maison d’édition traditionnelle. Ce système s’appelle de l’autoédition.

Les inconvénients : La support est exclusivement Kindle ce qui va poser problème pour les détenteurs d’une liseuse d’une autre marque.

Pas de visibilité dans les grandes enseignes, mais c’est également le cas de beaucoup d’autres plateformes voire de maisons d’édition.

Beaucoup de travail pour mettre le livre en ligne surtout quand on n’est pas trop doué !

Les avantages : Financièrement, l’auteur fixe le prix et ne s’occupe pas de la distribution.

Les bénéfices, dits droits d’auteurs, sont versés chaque mois à l’auteur.

Aucun engagement, une liberté totale.

Au final, le rendu reste de très bonne qualité, à bas prix. Un bon moyen de publier un livre si on ne désire pas passer par une maison d’édition.

35F52F54-248F-4AF8-8DC3-BC7FC03B3BBD

( 12 décembre, 2021 )

Savoir se relever

Tomber fait partie de la vie. On ne peut passer une existence sans tomber plusieurs fois. On peut choisir de s’enfoncer, de s’enliser, puis de couler ou bien de nager afin de rejoindre la rive. Cela s’appelle la résilience. J’ai toujours fait en sorte de ne pas choisir la facilité, et malgré les épreuves, je me suis toujours relevée. J’en ai fait mon moteur de vie. La résilience s’apprend. Elle n’est ni innée, ni facile, et demande beaucoup d’efforts. Les gens ont tendance à dire que les blessures cicatrisent en cas de résilience, je pense qu’aucune douleur ne guérit totalement, juste elles s’estompent, parce que c’est un moyen de se protéger. Et puis, se relever, c’est simplement mettre de la distance avec le passé en faisant de l’instant présent une force.  Rien n’importe plus que ce présent. Nous sommes tous capables de cette résilience !  Il suffit de croire en nous.

2226C034-E3C4-4266-910D-D8B62D7B6ACF

( 22 novembre, 2021 )

Cette maladie qui use.

J’ai promis à ma maman de parler de cette maladie bien pourrie qui a détruit sa vie. Cette maladie est horrible s’incrustant dans nos vies comme un virus. Sournoise, elle va envahir petit à petit toute notre existence, à nous aidants, à eux les malades. Je me souviens encore du jour où maman m’a annoncé sa maladie. Elle était sereine, ne comprenant pas le couperet qui venait de tomber. Elle, si active, qui marchait quotidiennement, mangeait sainement, faisait du yoga. Elle venait de franchir une porte, la dernière , celle qui la conduisait à ce grand couloir où elle allait se perdre.

Lorsqu’elle fut diagnostiquée, elle allait « bien », était valide, sans grands troubles de la mémoire si ce n’était ces hallucinations. Une fois le diagnostic tombé, elle a fait comme si rien n’était jusqu’à la chute de plus en plus rapide. Rares sont les malades atteints de MCL qui échappent à ces hallucinations. Ces dernières sont terriblement anxiogènes pour le malade qui peut savoir que ce n’est pas réel. C’est extrêmement perturbant pour l’entourage également. Je me souviens de mon dernier fils qui passait son mercredi chez sa mamie et en est revenu pétrifié.  Cette dernière avait passé la journée à caresser un grand chien noir.  Bien sûr, lui, ne voyait pas ce chien !

Là, on s’est mis à être plus attentif aux fluctuations, aux oublis, à ce monde parallèle où elle vivait. Et puis le corps a lâché petit à petit. Par pallier. Sans prévenir. Des troubles moteurs avec des raideurs dans les doigts, puis dans les membres. Pourtant, elle continuait sa petite vie, à marcher tous les jours. Vint le début des oublis, les codes  de cartes bleues, les papiers à envoyer, le fonctionnement du micro-ondes, le gaz qui restait allumé …. On a renforcé sa sécurité sans conviction. La maladie commença à peser lourd dans ma vie d’aidante, moi qui avais une grande famille à m’occuper, un boulot hyper prenant. J’avais l’impression d’être asphyxiée. Mais ma mère avait besoin de ma bienveillance, de mon écoute, de mon amour. Alors j’étais là, toujours, m’oubliant. La suite, vous pouvez la découvrir dans le recueil que je lui avais promis, afin de contribuer à ouvrir la paroles pour tous ceux qui ne connaissent pas cette maladie, pour dire aux aidants, tenez bon, cette route que vous prenez en prenant la main de votre maman ou de votre papa, cette route sera longue et douloureuse, mais elle en vaut la peine.

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ

3265C861-45AD-4F29-BD05-AF52DB161679

 

 

 

( 3 novembre, 2021 )

Elle fut, un jour …

Une photo pour ne jamais oublier que l’alcool tue …

Comment penser à une personne qui n’est plus là ? Quel hommage lui rendre lorsque deux ans ont passé ? Que reste-t-il de nous une fois partis ? Elle n’avait que 56 ans…

Peut-être le souvenir de ces bougies que nous avons soufflé ensemble, avant ? De ces moments de complicité à Saint-Martin ? De ces fous rires lorsque l’on sautait sur notre lit à en faire casser les ressorts ? Ah si elle était là, j’aurais tellement envie de lui dire …

Tu te rappelles, c’était hier, lorsque nous inventions nos scènes de théâtre cachées sous nos lits, mimant les personnes de notre famille, les caricaturant.

Tu te rappelles, lorsque tu venais me raconter tes aventures en rentrant de vacances ou lorsque c’est moi qui revenais d’un camp d’été.

Tu te rappelles lorsque nous faisions de grands projets allongées dans notre petite chambre, car à cette époque, les enfants partageaient leur chambre, imaginant notre futur, une belle maison, plein d’enfants, de grandes réunions de famille où le rire était roi.

Et puis, un jour, l’alcool s’est infiltré dans ta vie,  peu à peu a pris tout ce qui était toi, jusqu’à te faire disparaître. Je t’ai perdue, je ne te retrouvais plus.  Tu semblais tellement différente et pourtant, je t’ai retrouvée, à la fin, lorsque ton corps ne te répondait plus. Là nos souvenirs se sont à nouveau mélangés jusqu’à t’entourer pour que tu les emportes par-delà l’éternité. Que de temps perdu à cause de ce verre de trop qu’un jour tu as pris, que de larmes ont coulé sur tes joues. Alors plutôt que de pleurer sur ton départ qui t’a certainement soulagée d’une grande souffrance, je veux simplement croire que ton énergie continue de briller quelque part et que tu as croisé celle de notre papa qui te manquait tant, de maman qui venait elle aussi de s’envoler.

Parce que rien n’est inutile, il est bon de se souvenir que l’alcool tue, que l’alcool est une cochonnerie de maladie et qu’il faut savoir se protéger de cette dépendance.

Tu n’auras jamais cinquante-huit ans, et dans mon souvenir, tu resteras toujours cette bien jolie poupée que nous appelions « Popomme »

Je pense à toi aujourd’hui, frangine … À la revoyure !

72ADA171-CEEC-4127-9522-C3A27327FD50

( 6 septembre, 2021 )

Quand la mémoire déraille avec la thyroïde

 

La fatigue est un des signes de dysfonctionnement thyroïdien qui revient le plus souvent, et pourtant, les ralentissements de la mémoire font partie des symptômes les plus paniquants. Doit-on rappeler un fait historique, celui des crétins des alpes. Au milieu du XIXe siècle, l’État recensait 20 000 « crétins » et 100 000 « goitreux », sans plus se préoccuper de leur sort. Ils étaient pointés du doigt, car ils étaient difformes, attardés mentaux, avec des problèmes de mémoire et des troubles mentaux. « Certains iront même les placer en dessous de l’animal, c’est dire la considération qu’on avait pour ces malades. » Ces personnes vont se retrouver isolés dans des asiles ou cachés par leur famille. Il a fallu l’introduction de sel iodé pour stopper ces « crétins ». Et pourtant, depuis une vingtaine d’années, on voit réapparaître une recrudescence des malades. Pourquoi ?

L’iode est vital pour l’organisme, même pour les personnes dites « allergiques à l’iode » ou aux aliments iodés ( crustacés etc). Le manque d’iode affecte le fonctionnement de la glande thyroïdienne, la faisant notamment grossir anormalement. Le problème est que les services de santé public imposent une réduction de sel et d’iode pour préserver les reins en réduisant le sel dans las cantines par exemple, résultat on se retrouve avec une thyroïde qui va fonctionner sans carburant.

Pour revenir à notre mémoire qui déraille.

Quand la thyroïde ne fonctionne pas bien, rien ne marche, et la mémoire déraille. C’est terriblement angoissant. Alzheimer nous serre l’estomac. Et si ? Souvent un moral bas s’ajoute aux troubles de la mémoire, ce qui fait dire aux médecins qu’un malade de la thyroïde est « fou » et que ses symptômes sont dans sa tête. Il est alors très facile de manipuler une personne avec un dysfonctionnement thyroïdien en jouant sur ses crises d’angoisse, sur ses peurs, sur sa paranoïa.

Jusqu’où peuvent se dessiner les symptômes d’une perte de la mémoire avec une hypothyroïdie ? Cela peut passer de l’oubli de différents éléments dits anodins comme des clés ou un numéro de carte bleue à des problèmes de concentration pure  (incapacité à suivre une conversation), difficultés à retenir des cours, difficultés à réagir vite à une question. On imagine donc aisément l’handicap que va procurer cette maladie, empêchant certains enfants de passer leurs examens, certains adultes de travailler selon les professions. Bien sûr, lorsque la thyroïde se retrouve « stabilisée » ( ce qui ne  le sera que pour un temps lorsqu’il est question d’une maladie auto-immune), tout ira bien, mais au plus petit dérèglement cet handicap va refaire son apparition en force, ajoutant lors de ces multiples rechutes des coups au moral.

Alors oui, il est facile de dire que les dysfonctionnements thyroïdiens ou les ablations de la thyroïde sont des maladies anodines. C’est facile lorsque l’on n’en souffre pas. C’est facile lorsque la « glande » fonctionne parfaitement. Dans le cas contraire, c’est difficile à vivre.

Rappelons tout de même que lors des premiers symptômes d’une démence sénile ou d’une maladie neuro dégénérative, le dosage de la thyroïde est une des premières recherches.  N’est-ce pas une preuve suffisante que ce n’est pas dans la tête et surtout que cela reste un réel handicap ?

Vous êtes plusieurs à me demander le lien du livre que j’ai écrit en hommage à ma petite maman atteinte d’une maladie de la mémoire. Merci pour votre intérêt car les bénéfices sont reversés à l’ass des aidants ‘ et beaucoup d’aidants déclenchent un dysfonctionnement thyroïdien … )

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ

Courage les papillons !
A8ADBD97-04A7-4006-B15D-590EBE1400B0

( 3 septembre, 2021 )

Mes lectures de l’été

Bilan de mes lectures de l’été

 

L’été est propice à la lecture dit-on.  Pour moi, c’est un peu l’inverse. Je n’en ai lu cette année que onze.  J’ai eu tant de choses à faire :) J’ai tout de même découvert une bonne pile de livres, des bons, des moins bons, des connus, des inconnus …

 

Voilà ma liste :

 

Le cerf-volant de Laetitia Colombani

Grasset

5 étoiles

J’avais bien-aimé« la tresse », j’ai adoré ce petit livre, facile à lire, retraçant avec violence un univers à la porte de chez nous, toujours d’actualité. L’histoire est Léna qui décide de tout quitter après la perte de son conjoint et part en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Un jour, sur une plage, elle aperçoit une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant. Le hasard fait qu’elle manque de se noyée, et la petite fille appelle au secours. Elle va alors découvrir le monde des Intouchables et décide de venir en aide à cette enfant en lui apprenant à lire et écrire.

Un livre magnifique que je conseille fortement

 

 

Heartbreak hotel de Jonathan kellerman

Le seuil

4 étoiles

Un livre qui se lit bien en vacances même si ce n’est pas le best-seller de l’année. Une intrigue facile, sans réelle surprise. J’ai un faible pour les personnages principaux que l’on retrouve régulièrement chez cet auteur,  Alex Delaware , le psychologue et son acolyte, Milo Sturgis, policier.

L’enquête tourne autour de la mort de Thalia Mars, une mamie de presque cent ans retrouvée assassinée dans un hôtel où elle avait élue domicile depuis des années. Cette adorable personne âgée avait certains liens avec le milieu des truands.

Un livre facile à lire, idéal sur la plage ou si on est un peu paresseux avMON

 

 

Les cinq règles du mensonge de Ruth Ware

Fleuves édition

5 étoiles

 

Excellent livre que j’ai vraiment pris plaisir à lire, bien construit avec un suspense constant.

 

La maison au bord de la mer céruléenne de De Saxus

édition DE SAXUS

5 étoiles

MON COUP DE COEUR de l’été

 

Mais quel livre ! Si j’avais pu mettre six étoiles, je l’aurais fait ! Moi qui ne suis pas trop fan des livres Fantasy, j’ai adorrrré cette merveilleuse histoire. J’avoue que je ne l’aurais jamais choisi si je n’avais lu un retour sur une page amie, car la couverture n’est pas vraiment attirante. Que dire d’un tel livre sans en dévoiler le contenu ?  Qu’au-delà de la galerie de personnages « magiques », il y a bien plus que ça. C’est un livre profond, fort, qui pourrait se rapprocher des livres initiatiques comme « l’histoire sans fin ».

Un livre superbement bien écrit, qui touche si on a un coeur, qui fait même monter les larmes aux yeux, un livre qui véhicule de l’amour, de la tendresse, de la tolérance. Un livre qui fait du bien ! Franchement, il y avait bien longtemps que je n’avais lu une telle pépite !

Un grand livre ! Bravo !

 

« Parfois nos préjugés influencent nos pensées lorsque nous nous y attendons le moins. Si nous pouvons le reconnaître et en tirer une leçon, nous pourrons devenir de meilleures personnes. »

 

« Les choses que nous craignons le plus sont souvent les choses que nous devrions craindre le moins. C’est irrationnel, mais c’est ce qui nous rend humains. Si nous parvenons à surmonter nos peurs, il n’y a rien que nous ne puissions faire. »

 

«  Les rêves ne sont que ça. Des rêves. Ce sont des choses que l’on imagine. Ils ne sont pas faits pour devenir réalité. »

 

 

Haute saison de Bréau Adèle

JC Lattès

4 étoiles

 

Voilà un roman idéal pour les vacances, bien écrit, sans prise de tête ! Je ne dis pas que c’est un coup de coeur, car cela reste tout de même simpliste, mais cela se lit bien, qui change les idées.

Une histoire banale de personnes qui vont se croiser dans un club de vacances l’été. Gentillet et positif !

 

Code mortel de Ava Strong

4 étoiles

 

Un sympathique livre autoédité que je recommande dans la lignée des Da Vinco Code, même si l’intrigue reste plus simpliste sans créer une grosse surprise. Cela reste un livre bien sympathique à lire. Je pense que je vais lire la suite …

 

Le résumé :

Un tueur en série cible ses victimes dans des lieux historiques obscurs – les cloîtres de New York, le Glencairn de Philadelphie. Quel est le lien ? Ces meurtres recèlent-ils un message ?

L’agent spécial du FBI Daniel Walker, 40 ans, connu pour sa capacité à chasser les tueurs, sa débrouillardise et sa désobéissance, est repéré par l’unité d’analyse comportementale et affecté à la nouvelle unité des antiquités du FBI. Formée pour traquer des reliques inestimables dans le monde des antiquités, cette unité n’a aucune idée de la manière d’entrer dans l’esprit d’un meurtrier.

Remi Laurent, 34 ans, brillante professeure d’histoire à Georgetown, est la plus grande experte mondiale en matière d’objets historiques obscurs. Choquée que FBI lui demande son aide pour trouver un meurtrier, elle se retrouve à contrecœur associée à ce grossier agent du FBI. L’agent spécial Walker et Remi Laurent forment un duo improbable, lui avec sa capacité à entrer dans l’esprit des tueurs et elle avec son érudition hors pair. La seule chose qu’ils ont en commun, c’est leur détermination à décoder les indices et à arrêter le tueur.

 

Transaction de Christian Guillerme

Taurnada édition

5 étoiles

 

Excellente lecture !

J’avais beaucoup aimé Urbex Sed Lex de  Christian Guillerme, c’est pour cette raison que j’ai accepté avec plaisir le SP de Taunada édition que je remercie. Vraiment pas déçue ! Un livre qui débute tel un uppercut, avec un prologue fort, dérangeant, qui donne la chair de poule, mais invite le lecteur à continuer !

Johan, Alphonse, Manal, un groupe de trois amis, deux garçons et une fille, des jeunes adultes ordinaires dirions-nous, ni meilleurs ni plus mauvais que d’autres. Jusqu’au jour où Alphonse décide d’acheter une caméra miniature en ligne. Jusqu’au jour où après la transaction Alphonse s’aperçoit que cette dernière ne fonctionne pas sur la durée. Jusqu’au jour où Johan suggère à son ami de revendre cette caméra en sachant qu’elle était défectueuse. Jusqu’au jour où l’acheteur découvre l’arnaque et décide de retrouver son vendeur. Alors une traque commence, sournoise, violente, une traque qui ne supporte aucun obstacle.

Le récit se lit facilement, dans un style bien rythmé et soutenu. Son contenu est terrifiant, centré sur la psychologie des personnages et sur celle de cet homme, touché dans son orgueil de s’être fait « avoir », qui ne lâchera rien avant d’avoir obtenu vengeance.

Une histoire qui ne vous fera plus voir les sites de ventes en ligne de la même manière ! En tous les cas, qui vous fera réfléchir avant de vendre un objet défectueux !

À découvrir !

 

US REMEMBER de Laura Collins

Collection Romance passion

Editeur Infinity

5 étoiles

 

Attirée par la superbe couverture de ce livre, eh oui, il n’y a pas d’âge pour apprécier les beaux mecs, je suis dans sortie de ma zone de prédilection pour une romance. En ayant lu énormément plus jeune, j’avais un peu abandonné ce genre que je trouvais trop « gnangnan. » Ce fut donc une belle surprise que ce moment passé en compagnie de Gaelle et d’Arnaud.

L’histoire alterne entre « aujourd’hui » au travers des mois qui sont vécus, et « hier », avec un plongeon dans cet été magique que Gaelle a passé chez sa grand-mère et où elle a croisé Arnaud. L’histoire s’égraine donc sur un rythme soutenu, s’attardant sur la personnalité des personnages, de leur entourage, en particulier Malo et Erwan, leurs enfants, dont les blessures du coeur sont admirablement détaillées.

Ce n’est pas une simple romance peace and love. Nos deux personnages ont un passé douloureux et il va leur falloir beaucoup de temps et de confiance pour atteindre le bonheur.

En tous les cas, un livre à découvrir car extrêmement bien décrit, à tel point que l’on pourrait fort bien prendre un crayon et dessiner les paysages dans lesquels ils évoluent.

Aucun regret, et pourtant je ne suis pas une adepte des romances, alors n’hésitez pas !

 

L’annonce faite à Ambre de Caroline Rebstoock

éditeur Odile Jacob

 

Livre que je n’évaluerai pas n’ayant pas accroché malgré une écriture agréable, mais l’histoire trop fade pour moi

 

Le réseau pourpre de Carmen MOLA

Actes Sud

  1. étoiles

J’ai trop aimé ce livre ! Une histoire rondement menée, bien tordue.

Difficile de raconter ce roman qui flirte avec l’univers du dark web, des sniff movies …

Le suspense est extraordinairement bien mené, bien rythmé, jusqu’au dénouement final qui prend à la gorge ! Les personnages sont bien analysés. Presque un coup de coeur !

 

 

Les soeurs de Montmorts de Jérome Loubry

édition CALMANN LEVY

  1. étoiles

 

Excellente lecture cette dernière des vacances ! À découvrir …

 

Novembre 2021. Julien Perrault vient d’être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu’il s’imaginait atterrir au bout du monde, il découvre un endroit cossu, aux rues d’une propreté immaculée, et équipé d’un système de surveillance dernier cri.

Mais quelque chose détonne dans cette atmosphère trop calme.

Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe le village ? Les voix et les superstitions qui hantent les habitants ? Les décès violents qui jalonnent l’histoire des lieux ?

 

Je rappelle que toutes ces lectures sont sur ma page fb la forêt livresque, non pour faire vivre cette page, mais pour que ma mémoire en passoire garde une trace.

FD0D2523-EFB7-4450-A125-671B0A723DEA

( 9 mars, 2021 )

Parce qu’un jour, Simonne fut …

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit sur ma petite maman partie il y a dix-huit mois. Faire son deuil est toujours long et difficile, et je trouve que cette maladie n’allège rien. Est-ce parce qu’en tant qu’aidant, on donne tellement de soi que l’on finit par s’oublier ou bien parce que même lorsque la personne n’est plus là, restent ses souffrances.

Apprivoiser l’absence demande du temps, nécessite aussi parfois de s’éloigner.

Ayant vécu toute mon existence dans la même ville, je ressens pour la première fois le besoin de la quitter. Je ne sais pas si j’y arriverai, mais je n’arrive pas à oublier cette traversée du désert lorsque je passe près des endroits où j’ai tant de souvenirs d’elle.

Je n’arrive pas à effacer cette petite femme aux yeux bleus, toujours alerte et souriante que cette maladie a réduit à une forme avachie dans un fauteuil, ni nos discussions philosophiques pointues qui sont rentrées en dissonance avec ces fichues hallucinations. Je suis toujours aussi en colère contre cette injustice : pourquoi elle qui fut si douce, si bienveillante toute sa vie ? Il existe tellement de personnes malsaines que je n’arrive pas à comprendre, que je ne peux ni ne veux comprendre. Simplement parce que la médecine est toujours incapable d’expliquer pourquoi, incapable de trouver un traitement qui offrirait un espoir.

Parce qu’un jour ma petite maman,tu fus atteinte de cette cochonnerie, la maladie à corps de lewy, dont on prononce de plus en plus le nom dans les films ou séries télés, mais dont on ne sait rien ou si peu.

Parce qu’un jour, tu fus, j’invite notre société à ne pas oublier qu’il n’y a pas que la Covid qui tue, que des maladies sont tout aussi destructrices, et qu’il serait bon que la science se penche un peu dessus.

Parce qu’un jour, il ne reste que l’absence ou quelques lignes écrites, si peu …

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ

( 18 février, 2021 )

Maladie à corps de lewy, et après ?

Que de disparitions de personnes âgées cette année, peut-être juste dans les statistiques car le nombre n’a pas tant bougé,  mais peu importe.  La mort est pointée volontairement du doigt.

Perdre une personne que l’on aime est toujours bien compliqué, encore plus lorsque le lien est resté jusqu’au bout, malgré la souffrance, malgré cette la maladie qui dévaste.

Je ne peux que penser à ma maman qui est partie avant ce virus.

Bientôt seize mois qu’elle s’est envolée aussi légère qu’une plume, vu ce qu’il restait d’elle, ce ne fut qu’un souffle, rien de plus.

Je me dis que ce fichu Covid lui fut épargné, tout comme ces restrictions interdisant les visites. Imaginer sa fin dans ces conditions me vrille l’estomac. Je sais bien qu’il est impératif de protéger les plus fragiles, mais je sais aussi qu’elle n’aurait pas supporté de ne pas me voir, se tenant à ce fil invisible comme à une bouée de sauvetage, seul lien restant avec la vraie réalité comme elle disait, celle qui n’était pas ses hallucinations.

On survit à tout, m’avait-elle dit après la perte de mon fils. C’est vrai, on n’oublie pas, on survit, tout comme je survis à son absence aujourd’hui, l’apprivoisant petit à petit, lui rendant hommage comme je peux à travers ce recueil. Lui rendre hommage, c’est ne pas rester figé dans ce passé, mais avancer, comme si de par le firmament, elle me tenait encore la main. Baignée dans une éducation positive, assez innovante pour l’époque, avec toujours cette idée que tout ce qui arrive est pour s’élever, je continue de m’accrocher à cette pensée bienveillante.

La maladie à corps de Lewy n’est pas un cadeau, c’est même une vraie cochonnerie, je reste convaincue qu’il me fallait peut-être passer par cela pour élever la voix. Un jour, les malades, les aidants seront entendus. Un jour, un traitement sera proposé. Un jour, des personnes seront sauvées. En attendant, il est important que chacun comprenne la souffrance des aidants autant que des malades atteints de cette pathologie, leur mal-être face à ces hallucinations, leur peur d’être mis dans la case « folie », l’anxiété et la paranoïa que nul ne peut calmer. Comprendre cette souffrance ne permet pas de les guérir, mais d’accepter leurs différences.

Il ne faut surtout jamais oublier que jusqu’au bout, eux, ont gardé leur conscience, même si on a l’impression du contraire. Moi, je garde en souvenir les yeux mouillés de maman avant sa mort lorsque je lui ai dit qu’elle pouvait partir, que je ne la retenais plus et qu’on l’aimait tous …

Survivre après l’absence, c’est s’autoriser à aimer encore plus fort les souvenirs pour s’en servir pour aller plus loin …

Ensemble, soutenons les aidants qui y laissent un peu d’eux chaque jour et les malades qui eux y laissent leurs souvenirs.

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=nodl_

307D37D2-C281-4315-89CB-A7DFFDD80FC0

( 11 février, 2021 )

Apprendre à prendre le temps

Mon principal défaut fut longtemps de refuser « le vide », parce que ce qui n’est pas rempli me faisait peur. Et puis le Covid est passé par là et déjà plusieurs mois que j’apprends ( car le re-conditionnement est un apprentissage) à laisser des moments où je m’autorise à ne rien faire, juste à me poser. Certains appellent cela « méditer ». Je n’en suis pas encore à ce stade. Quoique peut-être … Cela fait dire aux mauvaises langues que je me la coule douce, peu importe, cela ne m’atteint plus.

Je m’autorise « le vide » également en écriture laissant des pages blanches entre deux chapitres, en peinture, en promenade où je m’autorise à ne pas penser.

Pourquoi ce besoin de combler les vides ? Est-ce parce que c’est anxiogène de « ne pas prévoir », d’avoir du temps de libre ? Est-ce simplement parce que c’est une façon de se dire que nous sommes toujours vivants ?

En tous les cas, apprendre à laisser des vides me fait toujours me sentir vivante ! Seulement, apprendre à ne plus prévoir, à prendre son temps, je vous le garantis, cela s’apprend ! Mais qu’est-ce que c’est bien !

1DE74409-9255-4133-8E0B-29F2FCF1C7A0

12345...11
Page Suivante »
|