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( 6 septembre, 2021 )

Quand la mémoire déraille avec la thyroïde

 

La fatigue est un des signes de dysfonctionnement thyroïdien qui revient le plus souvent, et pourtant, les ralentissements de la mémoire font partie des symptômes les plus paniquants. Doit-on rappeler un fait historique, celui des crétins des alpes. Au milieu du XIXe siècle, l’État recensait 20 000 « crétins » et 100 000 « goitreux », sans plus se préoccuper de leur sort. Ils étaient pointés du doigt, car ils étaient difformes, attardés mentaux, avec des problèmes de mémoire et des troubles mentaux. « Certains iront même les placer en dessous de l’animal, c’est dire la considération qu’on avait pour ces malades. » Ces personnes vont se retrouver isolés dans des asiles ou cachés par leur famille. Il a fallu l’introduction de sel iodé pour stopper ces « crétins ». Et pourtant, depuis une vingtaine d’années, on voit réapparaître une recrudescence des malades. Pourquoi ?

L’iode est vital pour l’organisme, même pour les personnes dites « allergiques à l’iode » ou aux aliments iodés ( crustacés etc). Le manque d’iode affecte le fonctionnement de la glande thyroïdienne, la faisant notamment grossir anormalement. Le problème est que les services de santé public imposent une réduction de sel et d’iode pour préserver les reins en réduisant le sel dans las cantines par exemple, résultat on se retrouve avec une thyroïde qui va fonctionner sans carburant.

Pour revenir à notre mémoire qui déraille.

Quand la thyroïde ne fonctionne pas bien, rien ne marche, et la mémoire déraille. C’est terriblement angoissant. Alzheimer nous serre l’estomac. Et si ? Souvent un moral bas s’ajoute aux troubles de la mémoire, ce qui fait dire aux médecins qu’un malade de la thyroïde est « fou » et que ses symptômes sont dans sa tête. Il est alors très facile de manipuler une personne avec un dysfonctionnement thyroïdien en jouant sur ses crises d’angoisse, sur ses peurs, sur sa paranoïa.

Jusqu’où peuvent se dessiner les symptômes d’une perte de la mémoire avec une hypothyroïdie ? Cela peut passer de l’oubli de différents éléments dits anodins comme des clés ou un numéro de carte bleue à des problèmes de concentration pure  (incapacité à suivre une conversation), difficultés à retenir des cours, difficultés à réagir vite à une question. On imagine donc aisément l’handicap que va procurer cette maladie, empêchant certains enfants de passer leurs examens, certains adultes de travailler selon les professions. Bien sûr, lorsque la thyroïde se retrouve « stabilisée » ( ce qui ne  le sera que pour un temps lorsqu’il est question d’une maladie auto-immune), tout ira bien, mais au plus petit dérèglement cet handicap va refaire son apparition en force, ajoutant lors de ces multiples rechutes des coups au moral.

Alors oui, il est facile de dire que les dysfonctionnements thyroïdiens ou les ablations de la thyroïde sont des maladies anodines. C’est facile lorsque l’on n’en souffre pas. C’est facile lorsque la « glande » fonctionne parfaitement. Dans le cas contraire, c’est difficile à vivre.

Rappelons tout de même que lors des premiers symptômes d’une démence sénile ou d’une maladie neuro dégénérative, le dosage de la thyroïde est une des premières recherches.  N’est-ce pas une preuve suffisante que ce n’est pas dans la tête et surtout que cela reste un réel handicap ?

Vous êtes plusieurs à me demander le lien du livre que j’ai écrit en hommage à ma petite maman atteinte d’une maladie de la mémoire. Merci pour votre intérêt car les bénéfices sont reversés à l’ass des aidants ‘ et beaucoup d’aidants déclenchent un dysfonctionnement thyroïdien … )

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Courage les papillons !
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( 3 septembre, 2021 )

Mes lectures de l’été

Bilan de mes lectures de l’été

 

L’été est propice à la lecture dit-on.  Pour moi, c’est un peu l’inverse. Je n’en ai lu cette année que onze.  J’ai eu tant de choses à faire :) J’ai tout de même découvert une bonne pile de livres, des bons, des moins bons, des connus, des inconnus …

 

Voilà ma liste :

 

Le cerf-volant de Laetitia Colombani

Grasset

5 étoiles

J’avais bien-aimé« la tresse », j’ai adoré ce petit livre, facile à lire, retraçant avec violence un univers à la porte de chez nous, toujours d’actualité. L’histoire est Léna qui décide de tout quitter après la perte de son conjoint et part en Inde, au bord du Golfe du Bengale, pour tenter de se reconstruire. Un jour, sur une plage, elle aperçoit une petite fille, seule, qui joue au cerf-volant. Le hasard fait qu’elle manque de se noyée, et la petite fille appelle au secours. Elle va alors découvrir le monde des Intouchables et décide de venir en aide à cette enfant en lui apprenant à lire et écrire.

Un livre magnifique que je conseille fortement

 

 

Heartbreak hotel de Jonathan kellerman

Le seuil

4 étoiles

Un livre qui se lit bien en vacances même si ce n’est pas le best-seller de l’année. Une intrigue facile, sans réelle surprise. J’ai un faible pour les personnages principaux que l’on retrouve régulièrement chez cet auteur,  Alex Delaware , le psychologue et son acolyte, Milo Sturgis, policier.

L’enquête tourne autour de la mort de Thalia Mars, une mamie de presque cent ans retrouvée assassinée dans un hôtel où elle avait élue domicile depuis des années. Cette adorable personne âgée avait certains liens avec le milieu des truands.

Un livre facile à lire, idéal sur la plage ou si on est un peu paresseux avMON

 

 

Les cinq règles du mensonge de Ruth Ware

Fleuves édition

5 étoiles

 

Excellent livre que j’ai vraiment pris plaisir à lire, bien construit avec un suspense constant.

 

La maison au bord de la mer céruléenne de De Saxus

édition DE SAXUS

5 étoiles

MON COUP DE COEUR de l’été

 

Mais quel livre ! Si j’avais pu mettre six étoiles, je l’aurais fait ! Moi qui ne suis pas trop fan des livres Fantasy, j’ai adorrrré cette merveilleuse histoire. J’avoue que je ne l’aurais jamais choisi si je n’avais lu un retour sur une page amie, car la couverture n’est pas vraiment attirante. Que dire d’un tel livre sans en dévoiler le contenu ?  Qu’au-delà de la galerie de personnages « magiques », il y a bien plus que ça. C’est un livre profond, fort, qui pourrait se rapprocher des livres initiatiques comme « l’histoire sans fin ».

Un livre superbement bien écrit, qui touche si on a un coeur, qui fait même monter les larmes aux yeux, un livre qui véhicule de l’amour, de la tendresse, de la tolérance. Un livre qui fait du bien ! Franchement, il y avait bien longtemps que je n’avais lu une telle pépite !

Un grand livre ! Bravo !

 

« Parfois nos préjugés influencent nos pensées lorsque nous nous y attendons le moins. Si nous pouvons le reconnaître et en tirer une leçon, nous pourrons devenir de meilleures personnes. »

 

« Les choses que nous craignons le plus sont souvent les choses que nous devrions craindre le moins. C’est irrationnel, mais c’est ce qui nous rend humains. Si nous parvenons à surmonter nos peurs, il n’y a rien que nous ne puissions faire. »

 

«  Les rêves ne sont que ça. Des rêves. Ce sont des choses que l’on imagine. Ils ne sont pas faits pour devenir réalité. »

 

 

Haute saison de Bréau Adèle

JC Lattès

4 étoiles

 

Voilà un roman idéal pour les vacances, bien écrit, sans prise de tête ! Je ne dis pas que c’est un coup de coeur, car cela reste tout de même simpliste, mais cela se lit bien, qui change les idées.

Une histoire banale de personnes qui vont se croiser dans un club de vacances l’été. Gentillet et positif !

 

Code mortel de Ava Strong

4 étoiles

 

Un sympathique livre autoédité que je recommande dans la lignée des Da Vinco Code, même si l’intrigue reste plus simpliste sans créer une grosse surprise. Cela reste un livre bien sympathique à lire. Je pense que je vais lire la suite …

 

Le résumé :

Un tueur en série cible ses victimes dans des lieux historiques obscurs – les cloîtres de New York, le Glencairn de Philadelphie. Quel est le lien ? Ces meurtres recèlent-ils un message ?

L’agent spécial du FBI Daniel Walker, 40 ans, connu pour sa capacité à chasser les tueurs, sa débrouillardise et sa désobéissance, est repéré par l’unité d’analyse comportementale et affecté à la nouvelle unité des antiquités du FBI. Formée pour traquer des reliques inestimables dans le monde des antiquités, cette unité n’a aucune idée de la manière d’entrer dans l’esprit d’un meurtrier.

Remi Laurent, 34 ans, brillante professeure d’histoire à Georgetown, est la plus grande experte mondiale en matière d’objets historiques obscurs. Choquée que FBI lui demande son aide pour trouver un meurtrier, elle se retrouve à contrecœur associée à ce grossier agent du FBI. L’agent spécial Walker et Remi Laurent forment un duo improbable, lui avec sa capacité à entrer dans l’esprit des tueurs et elle avec son érudition hors pair. La seule chose qu’ils ont en commun, c’est leur détermination à décoder les indices et à arrêter le tueur.

 

Transaction de Christian Guillerme

Taurnada édition

5 étoiles

 

Excellente lecture !

J’avais beaucoup aimé Urbex Sed Lex de  Christian Guillerme, c’est pour cette raison que j’ai accepté avec plaisir le SP de Taunada édition que je remercie. Vraiment pas déçue ! Un livre qui débute tel un uppercut, avec un prologue fort, dérangeant, qui donne la chair de poule, mais invite le lecteur à continuer !

Johan, Alphonse, Manal, un groupe de trois amis, deux garçons et une fille, des jeunes adultes ordinaires dirions-nous, ni meilleurs ni plus mauvais que d’autres. Jusqu’au jour où Alphonse décide d’acheter une caméra miniature en ligne. Jusqu’au jour où après la transaction Alphonse s’aperçoit que cette dernière ne fonctionne pas sur la durée. Jusqu’au jour où Johan suggère à son ami de revendre cette caméra en sachant qu’elle était défectueuse. Jusqu’au jour où l’acheteur découvre l’arnaque et décide de retrouver son vendeur. Alors une traque commence, sournoise, violente, une traque qui ne supporte aucun obstacle.

Le récit se lit facilement, dans un style bien rythmé et soutenu. Son contenu est terrifiant, centré sur la psychologie des personnages et sur celle de cet homme, touché dans son orgueil de s’être fait « avoir », qui ne lâchera rien avant d’avoir obtenu vengeance.

Une histoire qui ne vous fera plus voir les sites de ventes en ligne de la même manière ! En tous les cas, qui vous fera réfléchir avant de vendre un objet défectueux !

À découvrir !

 

US REMEMBER de Laura Collins

Collection Romance passion

Editeur Infinity

5 étoiles

 

Attirée par la superbe couverture de ce livre, eh oui, il n’y a pas d’âge pour apprécier les beaux mecs, je suis dans sortie de ma zone de prédilection pour une romance. En ayant lu énormément plus jeune, j’avais un peu abandonné ce genre que je trouvais trop « gnangnan. » Ce fut donc une belle surprise que ce moment passé en compagnie de Gaelle et d’Arnaud.

L’histoire alterne entre « aujourd’hui » au travers des mois qui sont vécus, et « hier », avec un plongeon dans cet été magique que Gaelle a passé chez sa grand-mère et où elle a croisé Arnaud. L’histoire s’égraine donc sur un rythme soutenu, s’attardant sur la personnalité des personnages, de leur entourage, en particulier Malo et Erwan, leurs enfants, dont les blessures du coeur sont admirablement détaillées.

Ce n’est pas une simple romance peace and love. Nos deux personnages ont un passé douloureux et il va leur falloir beaucoup de temps et de confiance pour atteindre le bonheur.

En tous les cas, un livre à découvrir car extrêmement bien décrit, à tel point que l’on pourrait fort bien prendre un crayon et dessiner les paysages dans lesquels ils évoluent.

Aucun regret, et pourtant je ne suis pas une adepte des romances, alors n’hésitez pas !

 

L’annonce faite à Ambre de Caroline Rebstoock

éditeur Odile Jacob

 

Livre que je n’évaluerai pas n’ayant pas accroché malgré une écriture agréable, mais l’histoire trop fade pour moi

 

Le réseau pourpre de Carmen MOLA

Actes Sud

  1. étoiles

J’ai trop aimé ce livre ! Une histoire rondement menée, bien tordue.

Difficile de raconter ce roman qui flirte avec l’univers du dark web, des sniff movies …

Le suspense est extraordinairement bien mené, bien rythmé, jusqu’au dénouement final qui prend à la gorge ! Les personnages sont bien analysés. Presque un coup de coeur !

 

 

Les soeurs de Montmorts de Jérome Loubry

édition CALMANN LEVY

  1. étoiles

 

Excellente lecture cette dernière des vacances ! À découvrir …

 

Novembre 2021. Julien Perrault vient d’être nommé chef de la police de Montmorts, village isolé desservi par une unique route. Alors qu’il s’imaginait atterrir au bout du monde, il découvre un endroit cossu, aux rues d’une propreté immaculée, et équipé d’un système de surveillance dernier cri.

Mais quelque chose détonne dans cette atmosphère trop calme.

Est-ce la silhouette menaçante de la montagne des Morts qui surplombe le village ? Les voix et les superstitions qui hantent les habitants ? Les décès violents qui jalonnent l’histoire des lieux ?

 

Je rappelle que toutes ces lectures sont sur ma page fb la forêt livresque, non pour faire vivre cette page, mais pour que ma mémoire en passoire garde une trace.

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( 9 mars, 2021 )

Parce qu’un jour, Simonne fut …

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit sur ma petite maman partie il y a dix-huit mois. Faire son deuil est toujours long et difficile, et je trouve que cette maladie n’allège rien. Est-ce parce qu’en tant qu’aidant, on donne tellement de soi que l’on finit par s’oublier ou bien parce que même lorsque la personne n’est plus là, restent ses souffrances.

Apprivoiser l’absence demande du temps, nécessite aussi parfois de s’éloigner.

Ayant vécu toute mon existence dans la même ville, je ressens pour la première fois le besoin de la quitter. Je ne sais pas si j’y arriverai, mais je n’arrive pas à oublier cette traversée du désert lorsque je passe près des endroits où j’ai tant de souvenirs d’elle.

Je n’arrive pas à effacer cette petite femme aux yeux bleus, toujours alerte et souriante que cette maladie a réduit à une forme avachie dans un fauteuil, ni nos discussions philosophiques pointues qui sont rentrées en dissonance avec ces fichues hallucinations. Je suis toujours aussi en colère contre cette injustice : pourquoi elle qui fut si douce, si bienveillante toute sa vie ? Il existe tellement de personnes malsaines que je n’arrive pas à comprendre, que je ne peux ni ne veux comprendre. Simplement parce que la médecine est toujours incapable d’expliquer pourquoi, incapable de trouver un traitement qui offrirait un espoir.

Parce qu’un jour ma petite maman,tu fus atteinte de cette cochonnerie, la maladie à corps de lewy, dont on prononce de plus en plus le nom dans les films ou séries télés, mais dont on ne sait rien ou si peu.

Parce qu’un jour, tu fus, j’invite notre société à ne pas oublier qu’il n’y a pas que la Covid qui tue, que des maladies sont tout aussi destructrices, et qu’il serait bon que la science se penche un peu dessus.

Parce qu’un jour, il ne reste que l’absence ou quelques lignes écrites, si peu …

 

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( 18 février, 2021 )

Maladie à corps de lewy, et après ?

Que de disparitions de personnes âgées cette année, peut-être juste dans les statistiques car le nombre n’a pas tant bougé,  mais peu importe.  La mort est pointée volontairement du doigt.

Perdre une personne que l’on aime est toujours bien compliqué, encore plus lorsque le lien est resté jusqu’au bout, malgré la souffrance, malgré cette la maladie qui dévaste.

Je ne peux que penser à ma maman qui est partie avant ce virus.

Bientôt seize mois qu’elle s’est envolée aussi légère qu’une plume, vu ce qu’il restait d’elle, ce ne fut qu’un souffle, rien de plus.

Je me dis que ce fichu Covid lui fut épargné, tout comme ces restrictions interdisant les visites. Imaginer sa fin dans ces conditions me vrille l’estomac. Je sais bien qu’il est impératif de protéger les plus fragiles, mais je sais aussi qu’elle n’aurait pas supporté de ne pas me voir, se tenant à ce fil invisible comme à une bouée de sauvetage, seul lien restant avec la vraie réalité comme elle disait, celle qui n’était pas ses hallucinations.

On survit à tout, m’avait-elle dit après la perte de mon fils. C’est vrai, on n’oublie pas, on survit, tout comme je survis à son absence aujourd’hui, l’apprivoisant petit à petit, lui rendant hommage comme je peux à travers ce recueil. Lui rendre hommage, c’est ne pas rester figé dans ce passé, mais avancer, comme si de par le firmament, elle me tenait encore la main. Baignée dans une éducation positive, assez innovante pour l’époque, avec toujours cette idée que tout ce qui arrive est pour s’élever, je continue de m’accrocher à cette pensée bienveillante.

La maladie à corps de Lewy n’est pas un cadeau, c’est même une vraie cochonnerie, je reste convaincue qu’il me fallait peut-être passer par cela pour élever la voix. Un jour, les malades, les aidants seront entendus. Un jour, un traitement sera proposé. Un jour, des personnes seront sauvées. En attendant, il est important que chacun comprenne la souffrance des aidants autant que des malades atteints de cette pathologie, leur mal-être face à ces hallucinations, leur peur d’être mis dans la case « folie », l’anxiété et la paranoïa que nul ne peut calmer. Comprendre cette souffrance ne permet pas de les guérir, mais d’accepter leurs différences.

Il ne faut surtout jamais oublier que jusqu’au bout, eux, ont gardé leur conscience, même si on a l’impression du contraire. Moi, je garde en souvenir les yeux mouillés de maman avant sa mort lorsque je lui ai dit qu’elle pouvait partir, que je ne la retenais plus et qu’on l’aimait tous …

Survivre après l’absence, c’est s’autoriser à aimer encore plus fort les souvenirs pour s’en servir pour aller plus loin …

Ensemble, soutenons les aidants qui y laissent un peu d’eux chaque jour et les malades qui eux y laissent leurs souvenirs.

 

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( 11 février, 2021 )

Apprendre à prendre le temps

Mon principal défaut fut longtemps de refuser « le vide », parce que ce qui n’est pas rempli me faisait peur. Et puis le Covid est passé par là et déjà plusieurs mois que j’apprends ( car le re-conditionnement est un apprentissage) à laisser des moments où je m’autorise à ne rien faire, juste à me poser. Certains appellent cela « méditer ». Je n’en suis pas encore à ce stade. Quoique peut-être … Cela fait dire aux mauvaises langues que je me la coule douce, peu importe, cela ne m’atteint plus.

Je m’autorise « le vide » également en écriture laissant des pages blanches entre deux chapitres, en peinture, en promenade où je m’autorise à ne pas penser.

Pourquoi ce besoin de combler les vides ? Est-ce parce que c’est anxiogène de « ne pas prévoir », d’avoir du temps de libre ? Est-ce simplement parce que c’est une façon de se dire que nous sommes toujours vivants ?

En tous les cas, apprendre à laisser des vides me fait toujours me sentir vivante ! Seulement, apprendre à ne plus prévoir, à prendre son temps, je vous le garantis, cela s’apprend ! Mais qu’est-ce que c’est bien !

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( 25 janvier, 2021 )

Stop ! ça c’est la réalité !

Il y a des moments où il faut tout de même lever le poing ! Nos têtes bien pensantes sont entrain de réfléchir à un nouveau confinement. Je ne remets pas le Covid par lui-même en cause, juste je rappelle que c’est un virus et le propre d’un virus est de muter d’où les multiples variants. Confinement ou pas, ce virus continuera de se multiplier, parce que c’est ainsi ! Et ceux qui pensent que le vaccin sera efficace, qu’ils se posent la question : pourquoi le vaccin contre la grippe est-il réactualisé et changé chaque année ? Seulement, BigPharma a tellement investi !

Mon coup de g… ne concerne pas le confinement par lui-même, mais la bêtise humaine qui semble avoir oublié que l’on meurt chaque jour en France (et ailleurs) et pas que du Covid.

Alors, je vais certainement en choquer certains, mais je tiens à rappeler que nous sommes tous mortels, et je dis bien tous ! Que 90% des décès réels de cette pandémie en France sont des personnes de plus de quatre-vingt ans, et que c’est la moyenne d’âge « officielle » pour décéder. On semble avec horreur découvrir soudain que des gens meurent dans les maisons de retraite, sachez qu’ils partaient même avant le Covid, parce que c’est la vie !  Aujourd’hui, j’ai envie de hurler quand je vois cette société asphyxiée qui pleurniche car les Ehpad sont protégés, qu’ils ne peuvent pas aller rendre visite à leurs parents, alors que moi, ayant passé cinq ans à visiter maman plusieurs fois par semaine, je peux vous garantir que 80% des résidents ne voyaient JAMAIS leur famille ! Que beaucoup mourraient seuls et que la famille ne se dérangeait même pas pour les obsèques.

Ça, c’est la réalité !

Alors que l’on cesse de dire que l’on doit reconfiner pour protéger les vieux ! C’est de la manipulation psychologique ! Que l’on veuille confiner de nouveau pour protéger le système de santé qui n’aurait jamais dû se retrouver « en danger », c’est à dire en sous effectifs, oui !
Ça, c’est une réalité ! Mais que l’on ne dise pas que l’on stoppe une économie pour des personnes dont l’âge est de mourir. Combien d’années la jeunesse va-t-elle devoir payer les millards que l’on distribue ? Et les restaurant, les commerces qui s’écroulent pour 70 000 morts en un an ( je rappelle que plus de 500 000 personnes décèdent chaque année)

J’ai soixante ans et si demain, c’est mon heure, je l’accepterai avec philosophie.

Tout à l’heure, je me promenais dans le cimetière de ma ville, chose rare, je vais plutôt dans le cimetière parisien, et je suis tombée sur plusieurs jeunes que j’ai connus, en tant qu’élèves ou amis de mes fils : 16 ans, 20 ans, 17 ans … J’en suis encore bouleversée ! Des photos sur les tombes étaient celles de la vie !

Ça c’est une réalité. La mort n’épargne personne !

Alors confinement ou pas, peut-être serait-il temps de simplement accepter que nous ne sommes pas immortels !

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( 23 janvier, 2021 )

Mon bilan autoédition 2020

Il faut toujours trouver un moment pour se poser et analyser son année. La mienne, en tant qu’auteure, s’est déclinée principalement sous le signe de l’autoédition, hormis mon dernier roman publié fin octobre dans une adorable maison d’édition.

Donc que dire si ce n’est que KDP fut un réel bonus au niveau des lecteurs et des rentrées financières. D’abord, avoir un compteur est appréciable et surtout un virement mensuel encore plus motivant. Secondo, j’ai vu mes commentaires s’envoler sur Amazon, alors que depuis des années, ils stagnaient à une dizaine de retours.

« Juste une seconde », un petit roman destiné à faire du bien a atteint 47 commentaires positifs en un an !

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« Elle s’appelait Simonne, elle s’appelle la DCL », le livre-mémoire pour maman a atteint en neuf mois 25 commentaires.

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« Ambre » dernier opus de la série d’Antoine Bourgnon qui lui a reçu 9 commentaires publié en édition alternative que j’assimile à de l’autoédition.

 

https://www.amazon.fr/gp/product/B08C68GFM7/ref=dbs_a_def_rwt_hsch_vapi_tkin_p1_i1

 

Un livre qui passe par une maison d’édition reçoit moins de commentaires ? Pourquoi ? Est-il moins vendu sur Amazon qu’un livre autoédité ? Une question de prix du numérique ? ( car 80% des ventes Amazon sont des epubs).

Serait-ce pour cette raison que beaucoup d’auteurs ayant foulé les sphères des grandes éditions reviennent à leur premier amour s’ils ont débuté dans l’autoédition ? Ou est-ce simplement parce qu’en autoédition, certains auteurs s’en sortent avec des parutions régulières alors qu’ils végètent en édition classique ?

 

Voilà pourquoi en 2021, mon prochain polar sera autoédité.

Mon choix est fait.

Pourquoi ? Déjà parce que je ne cesse recevoir des propositions d’éditeurs à droits d’édition pour ce manuscrit, et qu’à chaque contrat, je me heurte à la clause de préférence que je ne veux plus jamais signer !( même si officiellement elle est illégale, on la trouve partout)

Secondo, parce que j’ai déjà mes polars « couleur » dans une édition, et que mon dernier qui roule en autoédition a bien marché et m’a rapporté autant en six mois que la totalité en édition classique.

Tertio, parce que avec « Appelez-moi Camille », j’ai côtoyé l’édition idéale pour moi, et que je n’ai pas envie d’être déçue. Pour information, cette pépite ne publie que quelques livres par an, et je ne vais pas les ennuyer avec un polar pas assez peaufiné.

Quoi d’autres ? Financièrement, il faut bien l’avouer, si on laisse son ego de côté, ego que trop d’auteurs recherchent, cette fierté d’être « choisie » dans une maison d’édition, on gagne vraiment plus en autoédition surtout en cette période où le numérique a fait un saut de géant !

Et surtout, parce que lorsque l’on écrit pour s’amuser, pour le plaisir, et bien l’autoédition est vraiment géniale !

Après je reconnais qu’étant autant dans des éditions classiques qu’en autoédition, je suis gâtée !

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( 14 décembre, 2020 )

À mon père …

Aujourd’hui, j’ai envie de parler de toi, toi mon papa, toi mon essence, toi qui est ma source d’énergie. Tu es parti discrètement par la petite porte il y a vingt-cinq ans, en silence, alors que l’on ne s’y attendait pas, peut-être parce que nous n’avions pas voulu voir tout simplement. Je te revois dans ton pull blanc, ton appareil photo en bandoulière, toujours à l’affût de la petite bestiole que tu allais choper en macro. Je me rappelle de ta palette couverte de peinture, de tes pinceaux qui traînaient et agaçaient maman, de cet amour illimité que tu offrais à chacun, cette énergie, tel un cadeau, sans rien demander, sans rien dire. Je me souviens de ce quatorze décembre, ce jour terrible où le téléphone a sonné à vingt heures pour nous annoncer que tu t’étais envolé, si jeune, tu avais juste cinquante-sept ans. Je me souviens de cette brûlure au coeur, frappé au fer rouge, ce sentiment d’abandon, et surtout cette envie de dire : «  pourquoi toi ? Pourquoi nous, encore ? »

Le temps a passé, la vie a continué, difficile, avec ce vide que ne peuvent comprendre que ceux qui ont perdu leurs parents. L’impression de ne plus avoir de racines, de simplement marcher sur des sables mouvants, de ne plus avoir ta main solide bien présente pour me rattraper, de plus sentir tes bras me serrer contre toi.

Certains disent que tout s’efface avec le temps. L’amour ne s’efface jamais et tu es toujours au plus profond de mon coeur.  Si ton énergie, comme j’aime à le penser, a rejoint l’immensité, aujourd’hui, tu es bien entouré, entre mon petit ange, ta femme chérie et ta fille cadette. Il ne reste plus que moi, la survivante de notre famille bien aimée. Je vais t’avouer un secret. Même si je t’aime mon petit papa toujours très fort, je ne suis pas pressée de venir danser sur le firmament. La vie ne m’a pas épargnée. Je l’ai acceptée. J’ai même accepté ce que je ne comprenais pas. Mais, avant de te retrouver, j’aimerais que l’on m’offre un peu de sérénité, encore quelques années, si ce n’est pas trop demander, avec un seul cadeau, la paix.

Aujourd’hui, à toi et à jamais, je me sens connectée, telle une petite flamme qui s’élève vers ton immensité .

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( 7 décembre, 2020 )

La souffrance des aidants.

La pire souffrance des personnes âgées est la solitude. Face à certaines pathologies, comme les maladies neuro dégénératives de la mémoire, la famille se retrouve dans l’obligation de placer la personne qui lui est chère, parents ou conjoints. Cette étape est compliquée, difficile. L’opinion des autres culpabilise. Combien de personnes entendons-nous régulièrement dire : « Nous ne l’aurions jamais fait ! » «  Nous aurions abandonné notre travail pour nous en occuper. » Seulement, rien n’est si simple. On ne vit pas d’amour et d’eau fraîche, et s’occuper d’un proche demande du temps, de l’argent, et une santé de fer. Comment faire ?

Je ne dirais juste qu’une chose, faire avec son coeur, et seulement son coeur.

Être aidant n’est jamais facile. Être aidant, c’est donner bien plus que de l’amour, c’est donner son temps, un bout de sa vie. Pour un conjoint, c’est souvent plus simple, car c’est un lien qui dure depuis des années et ne peut-être coupé. Par contre, être aidant d’un parent est différent, car l’aidant a sa propre famille, ses propres enfants, son travail, et il se trouve souvent coincé entre les deux. L’aidant va alors souffrir, partagé entre un certain devoir, une image que la société lui renvoie, un conjoint qui peut saturer de « ces obligations » envers le parent. Et c’est tout à fait normal ! Il ne faut pas avoir honte de ne plus y arriver. L’aidant n’est pas un surhomme. Le choix d’une maison spécialisée est alors l’unique solution. Il ne faut surtout pas se sentir coupable de faire ce choix qui permet de survivre, et je dis bien survivre et non vivre, car tant que l’aidant a la charge morale du malade, il va vivre entre parenthèses. Et c’est difficile, car ces maladies neuro dégénératives durent des années.

J’ai été aidante durant plus de sept ans, même si les dernières années, ma maman était placée dans un institut où elle était sensée être bien, où elle devait être bien traitée, où cela aurait dû me permettre d’être mieux. Ce ne fut pas le cas. Il ne s’est pas passé un seul jour où je n’ai pas pensé à elle, où même si je la savais entre de bonnes mains, je ne me suis pas inquiétée pour elle. Pas un jour où je n’ai porté sur mes épaules cette douleur, ce poids, tout en ayant cette culpabilité de l’avoir laissée, en me disant : comment en suis-je arrivée là ?

Survivre, ce n’est pas vivre, alors j’invite tous les aidants à vivre, à ne pas porter ce manteau de culpabilité, à se dire que l’on fait ce qui est bon pour « tous », afin de vivre vraiment …

Respect pour tous les aidants !

 

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( 28 novembre, 2020 )

À force de survivre, on recommence à vivre …

Cela s’appelle la résilience et elle n’est pas bien vue dans notre société où la victimisation est préférable. Et pourtant, on le vit avec la Covid, avec les deuils, les erreurs, tous ces événements nous font boire la tasse, mais surtout qui nous apprennent à survivre, faute de vivre. À chaque claque, on s’enfonce un peu plus, jusqu’à ne plus avoir assez de force pour remonter. On passe tous à un moment par ce pallier, où une petite voix nous souffle, sauter ou reculer.

Mais heureusement, nous avons presque toujours  une petite étoile qui brille quelque part et veille sur nous, prête à nous guider, à nous rattraper au pire moment, à nous aider à dessiner une nouvelle route.

Alors, il est temps de mettre les vieilles nippes au feu, de laisser s’envoler photos et feuilles de papier, et de se lèver, le sourire aux lèvres, parce que soudain, on s’en fout, parce que peu importe « les autres », ceux qu’il vaut lieux oublier, parce que nous seuls savons ce qui est bon pour nous.

Alors, ce jour-là, on ne survit plus, on recommence à vivre, tout simplement !

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