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( 1 juin, 2020 )

Les gourous du monde moderne

Cette profusion hallucinante de débat pro-untel a un peu tendance à me hérisser les poils, tellement je trouve au fil des jours que l’on assiste involontairement à la constitution de groupes sectaires. Ce qui est vraiment étrange, c’est que cette nouvelle forme de pensées intellectuelles  ne touche pas les jeunes, mais plutôt des personnes de plus de quarante ans, donc des individus dits intelligents, réfléchis. Cela fait peur cette dérive si facile. Je rappelle la définition d’une secte :

« Une secte est endroit où le gourou, seul, détient la Vérité »

Facebook est le lieu idéal.

Les suiveurs sont ces personnes qui vont avaler toutes les informations qui passent sur « leur gourou » sans aucun esprit d’analyse. Ce qui me fait me demander qui peut vraiment détenir la Vérité et surtout y a-t-il vraiment une seule et unique vérité ?

On le voit depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux,  que ce soit pour les gourous de pensées positives ( les vidéos Youtube pullulent comme des petits pains)  ou les adeptes du docteur Machin qui ne partagent plus que sur ce sujet, ne parlent plus que sur ce sujet, ne communiquent plus avec les autres que sur ce sujet.

Ces personnes, au demeurant souvent sympathiques, perdent leur objectivité totale. Ces followers, ces dernières semaines, atteignent un niveau de dépendance où plus rien ne compte. Est-ce lié au confinement ? Au déconfinement ? ou simplement au besoin DE CROIRE ?

Ce processus est ce que l’on nomme « les sectes virtuelles », formatées par les réseaux sociaux et même si elles font rire, car cet engouement est vraiment risible quand on prend du recul, elles laissent entrevoir une faille sociale qui peut s’avérer bien dangereuse.

En tous les cas, certains ont beau essayé de me convertir, ce sera toujours SANS moi !

Rien de pire que ce type de fonctionnement pour devenir rapidement manipulé et surtout perdre ainsi sa liberté. Aucune personne ne détient LA vérité et surtout aucune n’est parfaite !

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( 26 mai, 2020 )

La thyroïde et quelques blablas

Vous avez été nombreux à lire et remercier pour le dernier article et me demander de « blablater » sur des points sans importance, mais qui questionnent.

L’idée est bonne donc je vais reprendre les dernières de vos interrogations.

 

-Le traitement par les gouttes de L_Thyroxine Serb : pourquoi ce traitement est-il un peu différent des autres traitements ?

Tout d’abord je rappelle que depuis 2017,  les gouttes sont prescrites à tous. Elles doivent être conservées au frigidaire sans variation de température. Elles ont l’avantage d’être assimilées directement par le corps contrairement aux comprimés dont la dispersion est plus longue.

Certains malades se plaignent qu’au bout de plus vingt jours, la forme semble moins grande. Ce qu’il faut savoir c’est que le médicament peut s’altérer même au frigidaire et sans perdre la totalité de ses effets, il peut y avoir une baisse de l’efficacité.

Comment y palier ? Un médecin expliquait dernièrement qu’il suffisait de changer de flacons toutes les trois semaines au lieu de tous les mois. Ce problème ne concerne que ceux qui ont moins de 15 gouttes journalières.

-Le coeur et la thyroïde ; question qui revient souvent : cholestérol et thyroïde ? Tachycardie ou malaises divers .

Le sujet est complexe. Une hypothyroïdie prolongée cause des changements métaboliques dans l’organisme et peut produire une élévation du taux de cholestérol. Or, on sait qu’un taux élevé de cholestérol peut causer ou aggraver le rétrécissement des artères coronaires. Toutefois, comme le rythme cardiaque et la tension artérielle s’abaissent également, les complications que constituent l’angine et la crise cardiaque sont relativement rares. Mais des cas inverses sont pointés, des hypo avec une hypertension. D’où qu’il est impossible de savoir à l’avance comment va réagir le malade. Dans certains cas d’hypothyroïdie, les fibres du muscle cardiaque peuvent être atteintes; le coeur devient faible, ce qui peut entraîner une insuffisance cardiaque.

Donc tout problème de coeur doit inexorablement faire penser à un problème de thyroïde avant de penser au pire.

-Une maladie auto-immune comme Hashimoto ou Basedow conduit-elle nécessairement à un cancer thyroïdien ?

Heureusement, non ! Que l’on se rassure, c’est même extrêmement rare ! Une maladie auto-immune fabrique trop d’anticorps qui attaquent la thyroïde, et on sait qu’en cas de cancers, on a souvent à l’inverse une baisse d’anticorps. D’où que rares sont ceux qui développent un cancer avec Hashimoto. Nous parlons de cancer primaire, non des cancers thyroïdiens faisant suite à des c ancers du sein par exemple.

-L’iode et la thyroïde

On assiste à des divergences à ce sujet qu’il ne faut pas minimiser. La thyroïde a besoin d’un apport quotidien d’iode pour fonctionner à plein régime seulement dans une majorité des thyroïdes Hashimoto, l’apport supplémentaire d’iode est contre-indiqué, car la thyroïde se détruisant doit être mise au repos. C’est pour cette raison qu’il vaut mieux avoir une tsh basse ( entre 0,5 et 1) que dans « les dites normes ».

Donc consommons comme pour toute chose, avec modération. Les abus en tous genres ne sont pas bons. ( sauf déficit grave avéré par une PDS)

Les suppléments d’iode risquent d’aggraver la condition pour laquelle ils sont vendus. Dans la thyroïdite d’Hashi- moto, l’excès d’iode bloque la sécrétion de T4 et accroît l’hypothyroïdie. Dans l’hyperthyroïdie, l’excès d’iode peut favoriser la production de T4 et accentue l’hyperthyroïdie.

-Que penser des médecines douces ?

Personnellement, et cela n’engage que moi, je pense qu’une MAI comme Hashimoto doit avoir un traitement à partir d’hormones de synthèse. Par contre, l’équilibre que l’on obtient à partir de ce traitement est loin d’être idéal et on peut se tourner vers les médecines douces, comme l’homéopathie pour tous les troubles de tension, de rétention d’eau, digestifs etc, la sophrologie pour aider à réguler le stress, la méditation. Rien n’est nocif pour le corps si c’est pour l’aider à aller mieux ! Ce qui convient aux uns ne va pas nécessairement convenir aux autres. Il faut chercher ce qui va nous faire le plus de bien.

-Avec Hashimoto, l’hypothyroïdie est-elle irréversible ?

Malheureusement, souvent ! La TSH peut chuter très bas en cas de traitement trop dosé mais contrairement à ce qui se dit dans le langage courant on n’assiste pas à une hyperthyroïdie mais à un surdosage, complètement différent.

Dans la thyroïdite d’Hashimoto, les lésions ne sont généralement pas réversibles et l’hypothyroïdie est permanente. La même situation existe lorsque l’hypothyroïdie survient après une ablation de de la thyroïde ou de sa destruction par l’iode radioactif.

Il existe par contre des hypothyroïdies qui se guérissent comme les formes temporaires de maladies thyroïdiennes appelées thyroïdite subaiguës, silencieuses ( grosses, accouchement) et granulomateuses (Quervain)

  • traitement ou pas traitement en hypo ?

En règle générale, toute hypothyroïdie autre qu’auto-immune confirmée doit être traitée. La seule exception à cette règle est une hypo très légère qui ne provoque aucun des symptômes habituels (fatigue, prise de poids, changement de l’humeur, etc.), et surtout qui n’a pas de conséquences métaboliques (élévation du cholestérol), qui ne s’accompagne pas de goitre. Il faut néanmoins faire un suivi de TSH dans ce cas tous les ans ( ce que font beaucoup de gynécologues)

-Doit-on opérer un goitre Hashimoto ?

Beaucoup pensent que le goitre n’existe qu’en cas d’hyperthyroïdie, fausse idée puisque dans le cas d’une thyroïde Hashimoto on voit souvent l’apparition d’un goitre. Le traitement à base de thyroxine fait rapidement diminuer ce goitre. En cas de grosse gêne ( difficultés à avaler ou compression) mieux vaut passer par la chirurgie, mais on le redit, un bon traitement bien dosé va réduire considérablement ce goitre.

 

J’arrête les questions pour aujourd’hui.

N’hésitez pas à formuler vos craintes ! Il ne faut jamais rester avec vos propres peurs !

Courage les papillons !

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( 16 mars, 2020 )

Vivre positivement le présent

Une fois encore, regardons le côté plein du verre et non le côté vide et surtout gardons énergie et pensées positives. Nous vivons une période compliquée comme le furent certainement les périodes de guerre, car après tout, nous sommes en guerre contre un virus ! La différence est que si nous adoptons une attitude citoyenne, nous avons une chance de l’éradiquer, alors soyons citoyens !

L’heure n’est plus à chercher un coupable ou qui a fait quoi, franchement, on s’en fiche ! L’heure est d’éviter de choper cette cochonnerie qui contrairement aux pensées communes du début, ne s’attaque pas qu’aux personnes âgées !

Faire attention ne veut pas dire cesser de vivre, simplement faire preuve de civisme.

Quand je vois tous ces parisiens collés les uns contre les autres sur les pelouses du Bois de Boulogne, j’ai envie de dire : « Mais qu’ils sont cons ! ». L’une d’entre eux interviewée disait que le virus ne passe pas dans l’air pur grâce au soleil !

Je suis scotchée de la stupidité humaine ( encore !)

Comme vous tous, j’ai vu ces dernières vingt-quatre heures mes vacances de printemps annulées, toutes mes sorties et réservations musées et expos, mes examens médicaux reportés de plusieurs semaines et j’en passe.  Bien sûr que cela agace. Mais il faut en passer par là pour tenter d’éviter le pire !

On fait un signe de la main dans la rue plutôt qu’une bise. Cela me semble normal. Ce n’est pas pour cela que notre coeur n’y est pas !

Cela s’appelle le respect !

Après, j’ai appliqué ces précautions depuis une semaine déjà, étant auto-immune, et on s’y fait très bien. Nul besoin d’avoir peur, juste de faire bien attention.

Je pense que le plus gros risque va être pour certains de ne pas s’enfoncer dans une dépression liée au manque de contacts ou à l’isolement, plus redoutable que le virus lui-même. C’est pour cela qu’il faut prendre « cette transition » positivement en s’occupant au maximum ! Allez marcher dehors avec une écharpe sur le nez, surtout qu’il va faire beau, rangez votre maison, occupez-vous de vos mouflets ( pour beaucoup ce ne sera pas du luxe !).

Voyez le bon côté des choses, vous passez votre vie à courir et là, piqûre de rappel, on vous oblige à vous poser. Si vous êtes en télé travail, profitez-en pour faire des pauses de relaxation, chose que vous ne faites pas ailleurs, sinon laissez vivre votre créativité, autorisez votre esprit à s’envoler …

En clair, savourez l’instant T.

Alors plutôt que toujours avoir la critique facile ou le lancement de pics agressifs, redessiner cette vie qui vous est offerte.

Qu’est-ce que qu’un mois ou deux dans une vie ? Peut-être une redécouverte des vraies valeurs … faisons ensemble ce petit effort au moins par respect pour toutes les blouses blanches qui se battent pour nous garder en vie ! Merci à eux. !

Et surtout prenez soin de vous !

 

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Au passage, changez-vous les idées avec Ambre ! Déjà des commandes sur mon compteur ! Trop bien !  Merci

( 13 novembre, 2019 )

Fin de vie et sédation.

Merci à tous, amis, lecteurs, d’avoir été si nombreux à me soutenir durant ces dernières semaines. C’est là où on voit l’importance de cette merveilleuse chaîne d’amitié.

Deux décès en quatre mois, ma mère puis ma soeur, me poussent à m’interroger sur un combat que je mène depuis quelques années, le droit de mourir dans la dignité.

Voir ceux que l’on aime se dégrader, devenir des corps sans « âme », juste en souffrance, c’est insupportable. Jusqu’où, au nom du droit à la vie, peut-on tolérer ce non-droit à mourir ? Je m’insurge contre des décisions essentiellement liées à des raccourcis ancestraux souvent des philosophies religieuses ou culturelles.

Il est important que le choix du patient soit respecté, surtout en fin de vie. Il existe des lois de nos jours qui autorisent le patient à faire connaître ses dernières directives :

« Toute personne en état d’exprimer sa volonté et atteinte en phase terminale d’une affection grave et incurable, dont les traitements et les soins palliatifs ne suffisent plus à soulager la douleur physique ou la souffrance psychique, est en droit de demander à son médecin traitant l’administration d’un traitement à visée sédative, y compris si ce traitement peut avoir pour effet secondaire d’abréger la vie selon les règles définies à l’article L1110-5 code de la santé publique. La mise en oeuvre du traitement sédatif est décidée de manière collégiale. La demande formulée par le malade et les conclusions de la réunion collégiale sont inscrits dans le dossier médical. »

 

Seulement voilà, nombreuses sont les structures qui n’arrivent pas à prendre cette décision simplement parce que c’est trop difficile, parce que le personnel ayant ses propres convictions ne veut pas, ne peut pas, ne sait pas comment gérer ces demandes .

Il existe pourtant la sédation palliative qui a l’obligation d’être respectée.

« On parle de sédation palliative lorsque l’état de conscience du mourant est abaissé à l’aide de médicaments afin de soulager le fardeau et la douleur. Il peut être nécessaire de poursuivre la sédation jusqu’au décès du patient. Les médecins parlent dans ce cas de sédation palliative continue ou profonde. »

 

Nous avançons doucement dans ce droit à mourir dans la dignité même si cela reste trop lentement. Depuis 3 ans, le droit à être mis dans un état de sommeil profond continu, provoqué par des moyens médicamenteux, pour éviter de souffrir avant de mourir est officiel, mais souvent arrive bien trop tard, après des semaines de souffrance.

« je vous laisse mon corps pour quand je n’y serai plus ; j’ai décidé de vous faire confiance ».

 

Une personne me disait récemment être scandalisée par cette procédure, bien sûr, quelqu’un qui n’a pas vécu la détresse d’un de ses proches, ne peut comprendre. Une personne en fin de vie n’a plus rien d’humain, son corps s’est déshydraté, les cheveux sont cassés, en général le corps est d’une maigreur effroyable, quelle personne bien portante aurait envie d’être vue ainsi ? Qui souhaiterait que ses proches gardent cette image d’eux ?

Aucun humain ne le souhaite parce que la mort dans nos hôpitaux reste inhumaine.

Avant, les gens mourraient chez eux, souvent de vieillesse ou de fatigue, parfois même au coin du feu. Aujourd’hui, on part mourir dans un endroit aseptisé parce que c’est moins dérangeant ou dans une maison pour personnes âgées. On en oublie malgré tout que derrière ces personnes, il y a eu un jour des hommes et des femmes qui ont eu une vie.

Le spectacle reste insoutenable comme le dit si bien un journaliste :

« Si la sédation profonde dure cinq jours, la déshydratation se voit sur le visage. Il y a des proches qui vont être choqués par ce qui se passe. Ce sont des jours abominablespour la famille. »

 

Pourquoi je milite pour le droit à mourir dans la dignité et l’euthanasie assistée ? Simplement parce que sédater une personne ne veut pas dire qu’elle ne souffre pas. Elle va simplement se déshydrater faute de ne plus être alimentée, donc mourir de faim et de soif. Cela peut durer de quelques jours à vingt jours. Rien ne prouve que la personne ne souffre pas et quant à l’attente de la famille, il n’y a pas pire douleur.

Mourir dans la dignité, c’est valoriser la vie au lieu de la figer dans cette image horrible de mort.

 

Je rappelle que chacun peut remplir ses directives assistées en espérant qu’elles seront un jour écoutées.

 

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( 12 octobre, 2019 )

Ces choses que l’on attend …

L’attente ! Qui n’a pas un jour ressenti cette émotion à la fois fabuleuse et destructrice.

L’attente est toujours intimement liée à l’incertitude. On ne sait pas la résultante de cette attente ni ce qu’elle sera. Il y a l’attente crainte qui vous prend à la gorge, celle où vous vous trouvez devant une porte fermée : un verdict, une fin, une mauvaise nouvelle. Cette attente rend impuissant. Puis il y a l’attente désir, celle de la relation amoureuse, celle de la réussite imminente.

L’attente est malheureusement trop souvent court-circuitée par l’impatience, véritable fléau de notre société qui provoque souvent des cataclysmes. Alors l’attente va rencontrer la colère. « Pourquoi n’appelles-tu pas ? » « Que fais-tu ? »

Et puis, au final l’attente va parfois aussi rencontrer l’ennui. À trop attendre, on n’a plus envie. Certaines personnes ne vivent que dans l’attente, dans l’attente de tout, du grand amour, de plus d’argent, de gagner au loto. J’en connais qui ne vivent plus ou plutôt ils vivent à attendre de vivre. Autant l’attente est une forme d’espoir, autant l’attente n’est pas un mode de vie ou d’être. Ces personnes qui attendent sans cesse que leur vie change vivent dans l’illusion, dans une hypothétique vie qui n’est pas réelle sur laquelle ils misent tellement d’espoir qu’au final le présent n’existe plus. Malheureusement, hormis une bonne thérapie, certains sont tellement ancrés dans leurs illusions que tenter de les convaincre est inutile.

Et pourtant, ces choses que l’on attend, et bien rien ne fera les arriver par magie. Certes, on peut gagner au loto, mais ce sera une chance sur combien ? Certes, on pourra changer de ville, mais cela ne se fera pas tout seul.

Rien n’arrive sans effort et ce présent, il faut se donner les moyens d’y arriver. Parfois cela nécessite de demander de l’aide ou à l’inverse de s’éloigner de ceux qui nous ralentissent, mais en aucun cas, on ne doit tenter d’interférer dans notre passé. On ne peut changer ce qui est fait, tout comme on ne peut changer les autres, donc inutile d’attendre un miracle qui n’arrivera jamais.

Contentons-nous d’attendre des choses bonnes pour nous …

Image prise sur Google

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( 5 septembre, 2019 )

Dysfonctionnements thyroïdiens : ces troubles honteux.

Des troubles dits honteux existent ! Et cela ne devrait pas !  Nul ne devrait avoir honte d’être  malade car il ne l’a pas choisi !

On pointe presque toujours essentiellement la fatigue et la prise de poids et on oublie  trop souvent qu’un dysfonctionnement thyroïdien peut engendrer de gros ralentissement touchant tout le corps.

Les troubles du le système digestif  touchent également de nombreuses personnes sans souci thyroïdien, de nombreux médecins ne prennent pas ces symptômes au sérieux.

Et pourtant, nausées, crampes, ventre gonflé, flatulences, constipation, digestion difficile, tous ces symptômes peuvent être liés à une hypothyroïdie.

Le malade en hypothyroïdie va se retrouver avec une digestion lente et difficile. Le malade qui avant mangeait de tout va se retrouver à ne pas digérer un repas trop gras ou trop copieux, ne va plus supporter des aliments à base de lait ou d’autres ingrédients. Bien évidemment, l’intestin, lui, se trouve ralenti, c’est ce que l’on appelle « les intestins paresseux ». Ce phénomène est inversé en hyper où la digestion sera accélérée et où certains malades passeront leur vie à avoir faim et sur les toilettes juste après !

Un des problèmes honteux dont personne ne veut parler est la flatulence. Une adhérente nous a écrit : « Mon mari souffre de flatulences depuis six mois sans solution. Il ne cesse de péter tout le temps, partout, sans pouvoir se retenir. On a tout essayer, le sans gluten, sans lactose, sans légumes. Résultat, nous n’osons plus sortir en public. Cela le rend dépressif, que faire ? »

Voilà un problème qui peut sembler mineur et qui va conduire ce couple à ne plus avoir de vie sociale, car « péter » en hypothyroïdie est courant, mais ne se dit qu’à messes basses ! Et pourtant ! C’est un véritable handicap qui ne va trouver une solution que lorsque la thyroïde sera stabilisée.

Pour info, la personne a essayé le sabs lactose, sans gluten total sans succès !

Les troubles de l’humeur

Là encore, c’est un vrai fiasco médical car rares sont les toubibs qui diagnostiquent une hypothyroïdie à un malade dépressif, peut-être parce qu’il est bien plus facile de le bourrer d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs ( et bien plus rentable aussi pour les labo pharmaceutiques). Dernièrement, un chercheur expliquait que jamais une personne avec un dysfonctionnement thyroïdien ne devrait avoir un traitement de ce style, simplement parce qu’il faut traiter le problème à la base. (Bien sûr, il existe des vrais dépressifs avec également un souci de thyroïde, mais c’est loin d’être la majorité des cas. Il semblerait même que plus de 80% des dépressions soient en lien avec un problème de thyroïde). Cela fait réfléchir, non ? Mais bien plus facile de coller l’étiquette « folle » sur un front que de tenter de résoudre un problème thyroïdien !

Des études montrent même que de nombreuses crises d’anxiété, de phobie pourraient être évitées si les malades étaient mieux suivis.

 

Troubles de la mémoire

« Trous de mémoire », oubli du numéro de sa carte bancaire, que de problèmes angoissants peuvent déclencher un dérèglement thyroïdien ! On en parle peu car le spectre de la sénilité est bien présent, la peur d’être soudain atteint d’un grave problème ou cerveau voire d’Alzheimer ! Handicap invisible mais terrible !

Plusieurs personnes nous racontent avoir reçu un blâme voire un renvoi pour avoir « oublié » quelque chose d’important, mais on ne choisit pas ce brouillard dans notre cerveau, on ne fait pas semblant de ne pas se souvenir, on aimerait pouvoir rester concentré ! Mais comme en parler reviendrait à nous étiqueter alors on se tait !

 

Les kystes

Si on en parlait plus, on ferait une véritable avancée ! Au Canada, c’est pourtant une priorité ! En hypothyroïdie on fabrique facilement des kystes : aux seins, au foie, aux reins, et pourtant combien d’opérations faites sans pour autant s’attarder sur ce problème « mineur » alors que sans régler la thyroïde, les kystes reviendront ailleurs.

On notera également une augmentation des fibromes ou des utérus fibromateux.

 

Je vais finir par un dernier tabou, les ronflements ! Savez-vous qu’un tiers des personnes ( en particulier les femmes) qui ronflent ont un dysfonctionnement thyroïdien ? Seulement personne n’en parle ! Si on le disait, la honte que porte certains sur les épaules disparaîtrait car nous ne sommes pas responsables des effets secondaires de ces maladies !

 

Il en existe encore beaucoup d’autres « tabous », dont beaucoup trop de malades n’osent même pas parler. Peut-être parce que l’on s’éloigne de plus en plus du bon vieux médecin de campagne qui savait écouter ?

N’hésitez pas à partager votre expérience !

 

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( 26 août, 2019 )

Mes lectures de l’été

L’été, c’est la période où je plonge dans ma PAL un peu au hasard. Il en résulte des coups de coeur et des déceptions …

Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse

Un bien joli livre sur lequel je suis tombé par le plus grand des hasards. Une histoire simple mais extrêmement poétique, celle de Charlotte, une jeune femme aveugle de naissance qui est spécialisée dans l’étude des couleurs même si elle ne les voit pas, et d’un homme, Arthur, alcoolique, désabusé, employé dans une entreprise de crayons de couleur, et une petite fille.

Un jour, tout devient tout gris sans couleur et qui dit sans couleur dit sans vie.

J’ai beaucoup aimé le thème de ce roman, cette jolie idée où d’un seul coup les couleurs ne seraient plus perçues. L’auteur s’est beaucoup documenté et nous livre des expériences réalisées sur l’importance de la couleur dans l’alimentation, le goût, l’envie, même l’espoir.

Le seul reproche est peut-être sa longueur vers la fin qui alourdit un roman très léger et bien agréable à lire.

Le thème reste à méditer : que serions-nous sans voir la monde en couleur ?

DUST de Sonia Delzongle

L’été, je plonge au hasard dans ma PAL pour lire des livres en attente. J’aime bien les polars de Sonia Delzongle et je ne fus pas déçue. L’auteure nous plonge totalement dans un autre monde à l’autre bout de la terre, au Keniz en Afrique en pleine enquête bien tordue.

L’histoire relate les meurtres d’albinos massacrés, et l’auteure explique en détails une vraie réalité, cette extermination dans certains pays africains de ces personnes nées avec cet handicap. Parallèlement la profileuse française Hanah Baxter qui traque les pires tueurs en série est appelée en renfort. La complexité de ce personnage, son don tout comme son côté atypique en fait un excellent personnage central.

Un excellent polar qui va bien au-delà du simple roman policier et qui nous entraîne dans l’horreur d’une fiction pas si éloignée de la réalité.

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Dans les ténèbres de Cara Hunter

Éditeur Bargelonne (2019)

En voilà un livre que j’ai beaucoup aimé de par sa problématique, son intrigue rondement mené. L’histoire débute comme un fait divers, une femme et son enfant sont retrouvés vivants dans une cave. Personne n’avait signalé leur disparition. Un lien avait une précédente affaire se dessine. L’inspecteur et sympathique Adam Fawley va enquêter et on va de surprise en surprise. Un excellent polar avec une bonne intrigue.

J’avais lu la première enquête de Fawley mais j’avoue avoir oublié le contenu ce qui n’a donc pas nui à cette lecture.

Un bon polar psychologique pour l’été.

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Radiations de Paul Merault

(2019)

Le problème des prix littéraires est que l’on s’attend toujours à de l’exceptionnel alors que l’on a simplement un bon livre. Ce fut le cas pour ce polar avec lequel j’ai passé un bon moment ! L’histoire est un peu tirée par les cheveux tout de même. On part de l’accident de la centrale de Fukushima pour tomber sur l’histoire d’un attentat terroriste de grande envergure. On va de Tokyo à Paris avec un zeste de sociétés secrètes, de complots.

Après c’est vrai que vu la profession de l’auteur, on s’interroge : et si il y avait du vrai? Et si ce n’était pas que de la fiction ?

Encore un bon polar à savourer sur la plage et qui ferait un excellent film !

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Copy Cat de Alex Lake

édition Pygmalion ( février 2019)

Coup de coeur !

L’histoire repose sur l’usurpation d’identité d’une femme par le biais de ses mails, de son Facebook, de ses réseaux sociaux. Du déjà vu ! L’angoisse de cette femme, je l’ai vécue. Sa peur, cette manière d’avoir la sensation de devenir folle, cette incompréhension.

Je n’en dis pas plus ! J’ai vraiment adoré ! Du suspense jusqu’au bout, et une impression dérangeante.

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La dernière chance pour Alex Ross de James Patterson

Coup de coeur !

J’adore les romans de cet auteur en particulier sa série avec Alex Ross ( quelques uns de ses livres ont servi de base pour des films cinématographiques) hormis le précédant que j’avais détesté ( surfait)

Celui-là met en scène Alex Cross aux prises avec un psychopathe complètement givré du nom de Thierry Mulch. La famille entière de l’inspecteur a été kidnappée. S’ensuit une course contre la montre.

J’ai vraiment adoré ce thriller, bien mené, avec la tension qui monte. À lire !

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Le maître des limbes Olivier Bal

Véritable coup de coeur !

Il y a des livres qui nous happent, que l’on n’arrive pas à quitter. Un thriller fantastique que je n’ai pas pu poser. Bref, un vrai régal !

Je ne savais pas que c’était un second opus et cela ne m’a nullement gêné. J’ai plongé dans cette histoire passionnante, fort bien documentée.

Une histoire qui parle de rêve où la question essentielle se pose :

Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?

Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire. Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.

Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.

James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…

Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 

Ce livre est tellement bien fait que j’ai fait corps avec les personnages, touchant leurs rêves, leurs émotions, détestant certains par moment, adorant d’autres.

Je ne suis pas une adepte du genre fantastique et franchement j’ai adoré !

 

« Nous irons extraire les graines de la colère au coeur même des songes. »

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Le masque de la mort de David Gemmel

Édition : Bargelonne ( mai 2019)

 

Voilà un livre extrêmement bien écrit, dans un vocabulaire raffiné ( ce qui est de plus en plus rare de nos jours où on ne voit que des phrases comportant un sujet et un verbe). J’ai beaucoup apprécié également le personnage principal et « enquêteur » qui pour une fois est un journaliste et non un policier, Jeremy Miller, le type imbu de lui-même mais qui au final a un coeur en ot.

Derrière cette analyse, des meurtres, un tueur caché derrière un masque, une vieille femme voyante, tous les ingrédients pour faire une bonne lecture. Seule la fin laisse un peu à désirer …

En dehors du côté policier, l’auteur écrit de belles réflexions …

 

« Quand vous humez le parfum d’une rose, vous faites l’expérience de la beauté. Mais si vous regardez cette fleur en pensant que, dans peu de temps, elle ne sera qu’un amas de pétales flétris, elle perdra toute sa beauté. Profitez de l’instant présent. »

 

« Le problème fondamental réside dans l’estime de soi. Quand on se regarde dans un miroir, on a besoin d’être fier de ce que l’on voit. »

 

«  Le bonheur est toujours temporaire comme les saisons. »

 

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VINDICTA de Cedric Sire

 

Fan de Sir Cédric, il a fallu qu’il change de nom et d’édition pour ce nouveau polar et je suis loin de l’avoir trouvé extraordinaire.

Des phrases courtes, des coquilles nombreuses, une histoire à peine crédible, très décevant ! On est bien loin de « fièvre de sang » ou « l’enfant des cimetières »

Un livre cher qui n’existe pas en numérique. Vu la publicité, je m’attendais à beaucoup mieux!

Aprés un braquage, 4 jeunes provoquent la mort d’une enfant. Commence alors la VINDICTA! Un tueur va semer la mort et le chaos pour venger l’atroce drame. Rien ni personne ne peut l’arrêter; à part peut-être Olivier Salva, flic témoin du casse.

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COGITO de  Victor Dixen

Par hasard je suis tombée sur ce livre sans savoir de quoi il retournait.

C’est un roman d’anticipation, plutôt dédié aux jeunes quoique … le thème reste d’actualité voire fait tout de même bien peur ! Mais je n’ai pas pu le finir. J’ai vraiment trop de mal à me mettre dans la peau d’une ado même si c’était bien écrit. J’ai tenté … par contre les youngs adults s’y retrouveront.

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Le testament noir de Jean-Luc Aubarbier

City édition ( paru en 2017)

Un bon livre à lire extrêmement bien documenté. J’ai vraiment apprécié car j’ai appris beaucoup de choses ( et pourtant je ne suis pas ignorants du sujet) sur la seconde guerre mondiale côté Proche Orient et Afrique du nord.

L’histoire quant à elle est reste simple, avec en avant plan un couple franc-maçonnique. Ce n’est pas le polar du siècle, mais c’est ce que j’appelle un polar-politique vraiment intéressant côté documentaire. Je serai donc curieuse de lire un autre livre du même auteur.

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La punition de Cathy König

Une sorte de thriller qui n’en est pas vraiment un.

Voilà un roman qui débutait fort, seulement  voilà, l’intrigue s’est amenuisée au fur et à mesure des pages, avec une chute pas vraiment crédible. Très décevant ! J’ai lu jusqu’au bout, mais sans conviction. Je m’attendais vraiment à beaucoup mieux !

 

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Abigael messagère des anges de Marie-Bernadette Dupuy

Découverte de ce roman, le premier d’une sage d’une auteure totalement inconnue dont je découvre le premier ouvrage. Le style est raffinée, un peu comme Michelet, à l’ancienne. L’histoire est jolie, mais les connotations religieuses, un peu ésotériques ( et pourtant je suis une fan d’ésotérisme) m’ont un peu beaucoup gênées. Beaucoup trop de prières tout le long du livre, de lien avec la spiritualité alors que le sujet par lui-même aurait pu être traité avec plus de force. Par contre, j’ai bien aimé par contre le côté historique, la seconde guerre même si ce ne fut qu’une toile de fond.

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Lésions intimes de Christophe Royer

Taurnada éditions

( un service presse)

Le livre commence fort ! Excellent prologue. On est immédiatement plongé dans une scène digne d’un bon scénario de film. Au passage, tout le roman ferait un très bon film !

Un meurtre au caractère particulier, une collègue de la police retrouvée morte, accident ? meurtre ? Le ton est donné ! Le capitaine Lesage, avec son coéquipier, se retrouve aux prises avec une des branches de l’organisation « Gorgona », à caractère un peu louche où se pratiquent des soirées libertines d’un genre un peu particulier et des pratiques extrêmes. Des enquêtes se recoupent, tout cela bien ficelé avec un rythme à couper le souffle. J’en profite pour souligner l’excellent travail de recherche sur l’univers parisien de la nuit.

http://rougepolar.unblog.fr/2019/08/21/un-livre-a-decouvrir/

 

Et peu importe ce qui arrivera de Mélanie Bergeron

Roman ( 2019)

Un petit livre qui se lit en moins de deux heures sur la mort, étrange livre, sur lequel je n’ai pas grand chose à dire car il n’y a pas vraiment d’histoire, et surtout une fin qui me laisse perplexe. Ce n’est pas un livre que je recommanderais mais peut-être simplement parce que ce sujet a déjà été vu et revu et qu’il n’apporte aucune originalité. Je ne le conseille pas.

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Le couteau de Jo nesbo

(Août 2019)

Une superbe découverte !

J’aime beaucoup cet auteur du grand froid et en particulier son inspecteur Harry peut-être un peu caricatural mais qui me fait penser à Harry Bosch de Connely. ( amusant de constater qu’ils ont le même prénom). C’est un bon polar, bien écrit (comme souvent les polars suédois), pas de dialogues et de grossièretés à outrance, j’apprécie !

L’histoire :

La femme de sa vie l’a quitté et Harry a recommencé à boire. Il a certes réintégré la police criminelle d’Oslo, mais est cantonné aux cold-cases alors qu’il rêve de pouvoir remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur et tueur en série qu’il avait arrêté il a y une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque ce criminel qui l’obsède.Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes de sang. Le sang d’un d’autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.

 

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( 19 août, 2019 )

Auteurs jugés sur leurs écrits.

Rien ne m’énerve plus que ces raccourcis faciles réduisant un auteur à ses écrits ou à leurs contenus. Il est évident qu’une plume va inéluctablement retranscrire une émotion ou un avis philosophique, mais en aucun cas ( sauf pour les œuvres autobiographiques) une réalité. Preuve en est de nombreux romans où de nos jours l’éditeur indique : « « Les opinions exprimées par les personnages de ce roman leur appartiennent, elles ne sont nullement le reflet de celles de l’auteur » C’est incroyable d’en arriver là ! Preuve que des lecteurs ( mais ne serait-ce pas plutôt de simples langues de putes) s’amusant à poser sur le front d’un auteur und étiquette.

 

Je m’en suis aperçue lorsque j’ai lancé un concours où des personnes adorables ont découvert que j’écrivais des romans policiers et que je n’étais pas simplement une malade de la thyroïde ( étiquette que je déteste tout autant). Je suis juste une auteure et je refuse de porter l’étiquette «  malade » car c’est très réducteur. J’ai une maladie auto-immune incurable, mais je suis en vie et je me délecte à chaque minute de ce temps qui m’est alloué. Je suis également auteure de polars car lectrice assidue depuis mon enfance de romans policiers ( le Club des 5, Alice …) l’écriture de ce genre m’a toujours semblé aller de soi. Après, pour façonner un manuscrit, je glane des idées dans les faits divers des journaux, dans les anecdotes que certaines personnes me racontent. Un mot peut amener un chapitre, une image un endroit, une visite un livre. Ce fut le cas du Père Lachaise dans Blanc en 2014 né suite à une visite scolaire. Pour Pourpre, un proche s’était trouvé avec un collègue partant à Carcassonne et mon l’endroit où planté le décors fut choisi. Pareillement pour Rouge, mon premier polar, le moins bien construit au départ, né après une discussion avec un collègue lors d’une pause. J’avais déjà écrit une nouvelle sur une histoire d’amitié compliquée. Nous montions un projet sur Dali, la Justice, et l’idée de réaliser un vrai livre s’est imposé. Encore une fois, tout s’est fait doucement un peu comme en assemblant un puzzle.

Des personnes se sont imaginés qu’il était question d’autobiographie allant jusqu’à insinuer que je pouvais comploter voire connaître certains secrets médicaux. Faut un peu stopper la paranoïa ! Je l’ai déjà souligné, le seul point en lien avec ma vie est le journal de Marie sur la mort de son fils, extrait que j’ai intégré sur les conseils de mon médecin de l’époque afin de pouvoir aider par ces quelques lignes placées au milieu d’un écrit ordinaire les mamans endeuillées.

 

Qu’on se le dise, je ne suis pas une auteure de polars ou une révolutionnaire brandissant un drapeau pour rallier des gens pour une cause juste. Je suis juste une petite plume, un peu paresseuse, n’écrivant mes manuscrits que lorsque j’en ai envie, préférant l’ombre à la lumière. Je peux passer aussi bien d’un style très sérieux à une écriture plus moderne tâchée d’érotisme. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie de me voir accoler une étiquette comme certain auteur : moeurs légères parce que je peux émoustiller le lecteur dans une scène un peu chaude, psychopathe parce que je vais trouver une intrigue bien tordue que j’affectionne, appartenant à un parti politique ou une confrérie religieuse parce que j’en décris les moindres recoins dans mes livres. Cela s’appelle simplement « la recherche » ! Et c’est une étape que j’adore ! Alors non, je n’ai pas fait les camps de concentration comme je l’ai lu dernièrement ( sic ! Je ne suis pas si vieille !), je ne suis pas Franc maçon ni liée au milieu médical et surtoutpas à la recherche que je ne connais pour étayer mes manuscrits qu’après des heures et des heures de recherches ! J’avoue que j’aime beaucoup écrire sur les dysfonctionnements des laboratoires pharmaceutiques parce que j’ai beaucoup discuté lorsque mon fils était hospitalisé sur des protocoles de soins précurseurs, sur les limites et le pouvoir de l’argent dans ce domaine. Ce sont ces routes que j’ai croisées il y a plus de trente ans qui ont laissé leurs traces.

 

Au final, vous qui passez votre vie à juger les autres sur un mot ( auquel on pourra donner de nombreux sens), sur un acte ( qui pourra être interprété jusqu’à perdre son essence), contentez-vous de lire simplement une histoire telle qu’elle a le mérite d’être, écrite simplement pour donner du plaisir. Est-ce que beaucoup de lecteurs de la collection Harlequin s’interrogent sur la vie ou les pensées de  l’auteur, sur ses prouesses amoureuses et sexuelles ? Alors faites la même chose avec nos romans.

Un livre est juste là pour faire du bien et non pour servir d’armes.

Qu’on se le dise…

 

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( 25 juin, 2019 )

Le sablier du temps

Le temps est un ami pervers qui avance à petits pas, masqué, sans prévenir. Il est là caché dans l’ombre et pourtant bien présent dès le jour de notre naissance. Par moment, il vacille telle une bougie, semble parfois s’éteindre, mais continue, inexorablement sa route. Et un jour, on se retrouve face au miroir de la vie et on blêmit. Même si en dedans on a toujours vingt ans, les rides et les cheveux blancs nous rappellent qu’il y a eu un « avant ». On se dit que le passé est bien plus grand que les années qui nous restent à vivre. L’envie de hurler nous saisit en voyant ce sablier se remplir peu à peu ne laissant que quelques grains de sable. Notre vie n’est alors plus liée à ce temps qui au fond n’est juste qu’une brûlure dont les blessures cicatrisées peuvent à tout moment se réouvrir.

Alors que faire ? Le regarder se déverser ou simplement l’oublier ?

 

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( 18 juin, 2019 )

Le temps …

Quel beau sujet que celui du bac philo de cette année : Est-il possible d’échapper au temps ? Cela me rappelle mes années d’insouciance, celles d’une autre époque où le temps n’avait aucune importance.

Alors, peut-on échapper au temps ? Je pense que l’on ne peut ni échapper à son passé ni à cette notion de temps, car ce sont eux qui nous limitent. Nous naissons, nous vivons, nous mourons, et le seul lien qui unit ces différents points, c’est le temps, celui que notre société a façonné.

Échapper au temps serait peut-être juste éviter d’avoir l’œil fixé sur la pendule, arrêter de courir quitte à se faire écraser, respirer l’instant en se vidant l’esprit.

Cassons nos montres, cessons de scruter le sablier du temps.

Nous avons une certitude, nous sommes mortels, mais cela ne doit pas devenir pour autant obsessionnel. Le temps n’est que ce que nous en faisons, alors à nous d’en faire quelque chose de merveilleux non pour y échapper, juste pour l’apprivoiser.

 

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