• Accueil
  • > Recherche : passé appelle
( 25 juin, 2019 )

Le sablier du temps

Le temps est un ami pervers qui avance à petits pas, masqué, sans prévenir. Il est là caché dans l’ombre et pourtant bien présent dès le jour de notre naissance. Par moment, il vacille telle une bougie, semble parfois s’éteindre, mais continue, inexorablement sa route. Et un jour, on se retrouve face au miroir de la vie et on blêmit. Même si en dedans on a toujours vingt ans, les rides et les cheveux blancs nous rappellent qu’il y a eu un « avant ». On se dit que le passé est bien plus grand que les années qui nous restent à vivre. L’envie de hurler nous saisit en voyant ce sablier se remplir peu à peu ne laissant que quelques grains de sable. Notre vie n’est alors plus liée à ce temps qui au fond n’est juste qu’une brûlure dont les blessures cicatrisées peuvent à tout moment se réouvrir.

Alors que faire ? Le regarder se déverser ou simplement l’oublier ?

 

26F96D64-6BB7-4B1A-8D60-1E2761EAEC95

( 18 juin, 2019 )

Le temps …

Quel beau sujet que celui du bac philo de cette année : Est-il possible d’échapper au temps ? Cela me rappelle mes années d’insouciance, celles d’une autre époque où le temps n’avait aucune importance.

Alors, peut-on échapper au temps ? Je pense que l’on ne peut ni échapper à son passé ni à cette notion de temps, car ce sont eux qui nous limitent. Nous naissons, nous vivons, nous mourons, et le seul lien qui unit ces différents points, c’est le temps, celui que notre société a façonné.

Échapper au temps serait peut-être juste éviter d’avoir l’œil fixé sur la pendule, arrêter de courir quitte à se faire écraser, respirer l’instant en se vidant l’esprit.

Cassons nos montres, cessons de scruter le sablier du temps.

Nous avons une certitude, nous sommes mortels, mais cela ne doit pas devenir pour autant obsessionnel. Le temps n’est que ce que nous en faisons, alors à nous d’en faire quelque chose de merveilleux non pour y échapper, juste pour l’apprivoiser.

 

A0BE4DEB-1821-49DC-8676-187441DE0E44

( 24 mars, 2019 )

Les maladies thyroïdiennes

 

Quand je lis certains articles dans les journaux, comme celui du Point qui affirment que les personnes atteintes de la maladie d’Hashimoto devraient toutes être opérées ainsi elles iraient beaucoup mieux après, je m’interroge. On en est encore là, à prôner les avantages du bistouri face à des anticorps qui pourrissent la vie. Serait-ce que les journalistes ne se renseignent pas assez ?

Rappelons donc que chaque personne est unique, que tous les dysfonctionnements thyroïdiens ne peuvent être mis dans le même sac, et qu’une opération n’est jamais bénine quoiqu’en disent ces journalistes !

Alors oui, on opère fréquemment en cas de gros nodules, par sécurité, par prudence, surtout si cette thyroïde appuie sur la trachée par exemple. Dans les autres cas, on évite tout simplement parce que vivre sans thyroïde demande un traitement à vie et des contrôles réguliers, et que même si certaines personnes vivent en oubliant cette ablation totale, d’autres passeront dans des phases régulières de grande fatigue.

La maladie d’Hashimoto, tout comme Basedow, est une affaire d’anticorps qui vont aller à l’attaque de la glande, par vagues, par périodes, sans prévenir. Pourquoi opérer une thyroïde qui se détruit puisqu’au final, on sait tous qu’elle va totalement disparaître avec les années. On peut rarement stopper cette destruction une fois qu’elle est enclenchée. Une opération stopperait-elle la maladie ? Bien évidemment que non puisque c’est une maladie auto-immune. Un endocrinologue m’avait expliqué que dans ce cas, souvent, une autre maladie auto-immune se déclarait. Vrai ou faux, peu importe, chacun étant différent, je pense que ce doit être une possibilité.

 

Vivre avec un dysfonctionnement thyroïdien est de plus en plus courant. Le nombre de cas augmente d’années en années. La génération Tchernobyl ? Les cochonneries que l’on nous balance dans l’alimentation, les produits toxiques, notre monde est rempli de signaux qui brouillent le fonctionnement d’une bonne thyroïde. Je suis effarée de constater le nombre croissant d’enfants ! Avant, naître sans thyroïde était une « différence » dépistée à la naissance. Aujourd’hui, les gamins se retrouvent avec des nodules dès l’âge de huit ans, induisant parfois une forte fatigue. Beaucoup, juste opérés, n’auront pas de traitement, ce qui ne veut pas dire que leur glande fonctionnera à deux cents pour cent. Vous pouvez imaginer une maison dont on a enlevé des tuiles, elle restera bancale et pourra prendre l’eau. Ce sera pareil pour la thyroïde. Par moment, elle fonctionnera au maximum de ses capacités et à d’autres, elle sera ralentie et provoquera des symptômes variés et désagréables comme les difficultés de concentration, les pertes de mémoire, une fatigue intense, une grosse déprime, des problèmes cardiaques.

Alors non, s’il était si simple de tout régler avec un coup de bistouri, tout le monde le ferait ! Une fois encore, malheureusement, rien n’est simple avec ces problèmes de thyroïde et surtout rien n’est jamais vraiment compris ! Commencer par la bienveillance envers les malades serait un bon début !

 

Je rappelle que le recueil Maladies Thyroïdiennes dévoreuses de vie ( qui inclut le recueil qui n’est plus édité Hashimoto, mon amour, est toujours en vente sur tous les sites Fnac, Amazon, Cultura ou peut-être commandé en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

 

D40253F6-9E8F-4F37-BCF4-9DCC2397DD61

( 15 mars, 2019 )

Les blessures du coeur

 

Rares sont les personnes qui n’ont jamais souffert dans leur vie et j’avoue ne pas trop savoir si je les envie ou pas. Être blessée, c’est déjà être capable de ressentir une émotion, donc quelque part d’être vivant. Une blessure est le signe que l’on a essayé, que l’on a tenté même si on s’est vautrée ensuite.

Une blessure n’est au fond qu’un simple « bobo » qui peut faire mal, qui peut saigner mais qui finira par cicatriser si on ne passe pas son temps à vouloir gratter sans cesse  la plaie.

Alors pour toutes ces blessures, que ce soit les blessures du coeur, de l’âme, celles de notre orgueil et de notre vanité, il faut bien comprendre qu’elles finiront par s’estomper si on évite de les raviver.

Comme vous tous, j’ai été blessée dans ma vie, j’ai souffert aussi, j’ai survécu au pire, et j’avance toujours, meurtrie, certes, mais libre et sans rancune. D’autres tenaces aimeraient me voir me noyer, mais même si parfois je manque de chavirer, je finis par retrouver mon équilibre, parce que justement ces blessures me rappellent que l ‘on peut toujours guérir de tout. Peu importe ceux qui voudraient m’emporter dans une guerre sans fin, qui aimeraient lire la peur dans mes yeux, ils ne verront que cet amour que j’ai de la vie, cette foi intacte malgré des décennies, parce qu’un jour, « il » fut …

Ne jamais oublier que : « Aujourd’hui nous sommes le résultat de nos pensées d’hier et demain nous serons ce que nous pensons aujourd’hui » Bouddha.

En tous les cas, pour moi c’est le salon Dimanche, et j’ai vraiment hâte d’y être !

Un bonheur que personne ne m’enlèvera !

À dimanche donc la compagnie !

 

6E4CC3A4-C961-4C76-B8C9-FC26159FA857

( 5 mars, 2019 )

Se perdre dans les réseaux sociaux.

 

Les réseaux sociaux sont fatigants pour beaucoup ces derniers mois, à tel point que la jeunesse les déserte totalement. Seulement comment un auteur qui ne s’appelle pas Musso ou Stephen King pourrait-il être lu sans passer par cette case obligatoire, pire incontournable.

Je m’interroge beaucoup sur ce sujet, car je fatigue des groupes avec ce flux incessant d’informations, presque identiques dans chaque groupe, où les gens finalement ne lisent pas l’autre, mais se contentent de poster leur publicité, la photo de leur livre ou du livre qu’ils ont aimé, mais sans apporter pour autant de la nouveauté.

Photos de livres, chroniques, avis, on frôle presque la publicité subliminale ( je le dis avec humour). Je m’aperçois de plus en plus que les gens se perdent dans ces réseaux, répondant à une question qui n’est pas celle du post indiqué, insultant au passage sans avoir vu le début de la conversation, et toujours jugeant, tranchant.

L’homme est-il en train de disparaître dans cette immensité anonyme où chaque mot est décortiqué, transformé pour servir parfois seulement à des fins personnelles ? Se perdre dans ce monde virtuel, c’est un peu comme s’enfoncer dans un état brumeux comme tomber le long d’une falaise rocheuse sans aucune prise pour se rattraper, c’est sentir ce manque d’oxygène compresser les poumons, avec juste cette envie soudaine de remonter pour respirer, et de hurler à la vie !

 

J’aime lire, et je lis beaucoup, mais je m’éloigne de plus en plus des groupes où je ne trouve pas ma place. Ce que j’aime, ce sont les gens, discuter avec, de lecture, de faits de société, de peinture, de séries, bref, mais pas voir passer en continue de la publicité. Les pages FB sont là pour cela, les groupes devraient être pour se sentir «  bien » à un endroit.

 

« La meilleure chose qui puisse arriver à l’homme est de se perdre. »

 

Et bien se perdre, peut-être, mais pas sur Facebook …

( 1 mars, 2019 )

Ces ruptures qui font si mal

Texte pour une amie … on survit, toujours …

Pourquoi une rupture fait-elle si mal ? Tout d’abord parce qu’une seule des deux personnes a souvent décidé de rompre, laissant l’autre complètement désoeuvrée, au prise avec la peur et le doute. Personne n’en parle ouvertement parce que c’est devenu d’une banalité. Tout le monde quitte tout le monde, simplement parce que notre société se vautre dans un égoïsme qui n’a plus de place pour les vrais sentiments. Seulement, il n’en est rien. Ce n’est pas « normal » de se quitter, autant en amour qu’en amitié. Être abandonné par une personne est similaire à un deuil. On perd cet autre auquel on tenait, dans lequel on croyait, et souvent, on n’a pas les raisons véritables de la rupture, peut-être simplement parce qu’il n’existe pas de vraies raisons. Il n’y a plus que ce vide, cet espace que l’autre prenait par ses mots, son sourire ou bien son amour, son soutien. C’est douloureux, ça fait mal, c’est une vraie blessure. Aimer, en amitié ou en amour, c’est se projeter inconsciemment sur un petit nuage où on se retrouve soit pour discuter avec un ami, soit pour s’aimer dans un couple. Ce nuage est notre bulle de sécurité, stable, que l’on n’a pas envie de voir éclater, et si cela se produit, c’est la catastrophe, notre univers s’écroule, un peu comme si un cyclone dévastait tout. Il ne faut pas croire qu’il y a un âge où cela fait moins mal. Il paraît que c’est scientifiquement lié à une hormone (encore une !) l’ocytocine et la dopamine qui emportent les amoureux dans un rêve. Une rupture brutale après des moments magiques où on y a cru, où on a vraiment vécu à fond cet amour, est pire qu’une drogue que l’on arrêterait de prendre. On se retrouve en manque de cette dopamine qui va conduire parfois à un tel vide que la personne va se retrouver triste, avec juste une obsession, revoir l’autre pour combler cet insupportable manque.

Une rupture brutale fait mal, simplement parce que non préparée, on n’a pu parer le coup. Trop souvent, on se rend même compte que l’on était vraiment amoureux, alors que l’on niait cette réalité.

Et puis un jour, car il y a toujours un jour, la douleur s’efface, on ne sait pas pourquoi.

Il faut avoir conscience tout de même qu’au XXI siècle, les réseaux sociaux ne facilitent guère ce deuil. Soit parce que des tiers nous informent « par pure amitié ! » de ce que devient « l’autre », soit parce que cet autre ayant refusé de nous bloquer, se rappelle simplement à nous, soit encore parce qu’on reste persuadé qu’il y a une chance que ce lien ne soit pas coupé.

 

La bonne nouvelle, il y en a toujours une, c’est que l’on finit toujours par oublier, si on le veut vraiment. Si on n’y arrive pas, peut-être faut-il songer à aller voir un bon psy ?

La seconde, souvent on a idéalisé cet autre, et le jour où on le croise de nouveau, et bien, il ne se passe rien, même pas le coeur qui bat, rien de rien.

En clair, c’est vrai, les couples ne durent pas vraiment de nos jours, mais pourquoi ne pas essayer et surtout pourquoi se retourner vers le passé ? Inutile de réouvrir une plaie qui est enfin cicatrisée !

Il y a une vie après une rupture, alors ce serait trop bête de ne pas la vivre, non ?

3B658975-EFED-40B7-AAE4-1FAAAFA267A9

( 13 février, 2019 )

Ces ordres intempestifs.

Avez-vous remarqué comme les gens s’octroient sans cesse le droit de donner des ordres aux autres ? Je trouve cela déprimant. « Fais un régime ! Cours plus ! Bouge toi ! Appelle-moi ! » et j’en passe. Je suis peut-être de la vieille école mais le « s’il te plaît » a vraiment disparu de notre langage. Comme je suis quelqu’un qui n’aime pas les ordres, je ne fais pas ce que l’on me dit, pourtant ce serait une bonne idée de perdre quelques kilos ou de me bouger. C’est à l’humour que je l’écris, vous l’aviez compris. :)

Et si, au lieu de donner des ordres, nous nous mettions à utiliser des mots qui font du bien. J’ai eu l’immense plaisir de travailler ainsi avec ma dernière maison édition où rien ne m’est imposé, où les suggestions sont posées avec délicatesse. Cela m’a bien changé des ordres que j’avais précédemment rencontrés autant au niveau éditorial que dans la sacro sainte éducation nationale.

Depuis deux ans, j’évite au maximum de donner des ordres violents dans mes classes, même si des limites sont nécessaires voire indispensables. Mais le dire avec bienveillance, en modulant sa voix, en évitant de mettre de l’agressivité, cela passe plutôt bien. Changer sa manière de penser … de dire … peut-être une manière de changer le monde ou les mentalités …

Ordonner avec bienveillance, c’est autoriser l’autre à voir autre chose qu’une agression, peut-être juste un simple conseil …

 

0217B44E-93A7-4044-9DC5-AE309D20C58B

( 12 février, 2019 )

Mauvais jour.

Lorsque je suis passée, c’était un mauvais jour. Tes mains étaient crispées. Tu semblais dessiner dans l’air des mots que je ne pouvais lire. Je me noyais dans ta déception d’être si peu comprise. C’était encore un mauvais jour, devrais-je dire. Il n’y en a plus beaucoup de bons. Tu as pourtant bonne mine. Certainement parce que tu es bien nourrie. Je n’ai rien à dire, on s’occupe de toi, même si tu n’es plus vraiment là. Tu t’enfonces de plus en plus dans un monde qui n’existe pas. Mauvais jour. M’as-tu reconnue ou as-tu simplement vu un visage qui venait te rendre visite ? Je lis tellement d’incertitudes, tellement d’interrogations dans tes expressions. Ces histoires que tu voudrais raconter et que tu ne peux conceptualiser, ces peurs que tu ne peux exprimer, ce temps que tu n’arrives plus à déterminer. Tu m’as parlé de Noël qui est déjà passé, d’un plaid qui a été perdu. Pourquoi de lui te souviens-tu et non de proches que tu as complètement rayés, de moi ta fille aînée ?

Je déteste ces mauvais jours où j’ai l’impression de me perdre dans tes yeux bleus qui se figent comme s’ils se fondaient avec l’éternité, ces moments où même avec moi, tu n’es déjà plus là, ce temps qui de plus en plus me sépare de celle qui fut, de tes conversations pleines d’humour dans lesquelles tu m’entraînais.

Tu vis rythmée par le quotidien d’un monde aseptisé où tu as perdu toute notion de la réalité. Parfois comme si tu découvrais les mots, tu te rappelles d’une animation pratiquée. Un sourire enfantin se dessine. Tu t’en souviens durant un claquement de doigts, puis tu retournes derrière le miroir, dans un monde que tu es seule à pouvoir traverser. Je ne peux qu’espérer, parmi tous ces cauchemars que cette saleté de maladie te fait vivre, fichu Corps de Lewy, tu trouves tout de même des moments de paix.

 

C’était un mauvais jour, et une fois encore, je suis repartie le coeur brisé de n’avoir pas vu dans tes yeux briller ne serait-ce qu’une petite lumière d’intérêt …

C’était un mauvais jour, mais je me raccroche à l’idée que lors de ma prochaine visite, le temps aura changé, un rayon de soleil illuminera peut-être la journée, alors ce sera enfin un bon jour, même si ce sera certainement un des derniers avant que tu perdes totalement le sens de la réalité.

41B3C208-D173-4BA7-BCA2-8531744B312E

( 25 janvier, 2019 )

La bienveillance

Longtemps j’ai vécu au pays des Bisounours, certainement parce que ma nature positive m’incitait à ne pas voir le mal chez les autres. Et puis ma route a croisé d’autres routes, dont certaines étaient tout sauf bienveillantes. Stupidement, je continuais pourtant à ne vouloir voir que le verre à moitié vide et non le verre à moitié plein. Pour moi, être bienveillant, c’était porter un regard aimant sur l’autre, sans jugement, sans négativisme. Découvrir que des personnes auxquelles on tient, qui se disent bienveillantes, sont prêtes à vous pousser dans le fossé, je ne le souhaite à personne. Devient-on soi-même, à ce moment, malveillant ? Peut-être pas jusque là, car l’empathie réelle a ce pouvoir, celui de garder le bon en soi tout en restant prudent. Cela  s’appelle être humain, mais ce désappointement de voir le miroir se briser peut pousser l’homme à dire des choses qui dépassent sa pensée. Je ne suis pas une sainte et je n’ai pas échappé à cette règle, chose que je regrette aujourd’hui, m’étant abaissée au niveau, bien petit, de ces vraies personnes malveillantes. Je me suis promis de ne plus jamais recommencer !

Étant terriblement emphatique, j’ai beaucoup souffert de ces actes de malveillance gratuits, et même des années après, j’ai toujours des difficultés à effacer « les mots qui tuent », parce que merveilleusement bien orchestrés, ils ont permis à la flèche de frapper où cela faisait le plus mal.

J’ai lu dernièrement une étude qui expliquait que l’homme reçoit de l’empathie et plus l’hormone nommée ocytocine se développe, et plus nous devenons nous-mêmes emphatiques. Seulement, il existe des personnes qui n’ont aucune empathie. Elles sont donc incapables de concevoir la bienveillance en dehors de la définition, et tout acte qui déséquilibrerait leur projet, leur désir, serait alors considéré comme un acte malveillance. Ces personnes n’ont aucun scrupule à faire volontairement du mal, puisque ce simple mot n’existe pas pour eux. Le seul comportement néfaste est un comportement qui contrarierait leur plan. Les autres ne sont que des objets manipulables. Je devrais en vouloir à ces personnes, je n’ai que de la peine. Quelle tristesse ! Une personne pleinement bienveillante, sans penser négative, vivra bien plus heureuse. Elle prendra les critiques avec philosophie, sourira aux remous de la vie. Être bienveillant, c’est déjà ne pas juger rapidement, accepter de communiquer en cas de conflits, de brouilles, de mésententes, bref ne pas choisir la facilité qui conduit à la méchanceté gratuite.

Mesurons nos mots, ils peuvent être de véritables portes blindées qui nous empêcheront d’exister ou des fenêtres qui s’ouvriront sur un monde justement empli de bienveillance. Plantons des graines de bienveillance, car notre société négative en a vraiment besoin !

 

B9E3FC7E-31CF-4A07-8A73-45A226406511

( 9 janvier, 2019 )

Ne jamais rien regretter …

Avoir des regrets est-il incompatible avec ne jamais rien regretter ? Peut-être pas. Qui n’a pas un jour émis simplement un état de faits, ce sentiment d’avoir envie de dire « Ah si j’avais … » , c’est ce que j’appelle regretter. Par contre avoir de vrais regrets, ce sont des virus qui se propagent comme de la poudre, qui poussent l’homme à ruminer inlassablement du négatif, à ne voir que le côté vide de la coupe. Bien sûr, on en a tous des petits regrets qui nous font regretter certaines situations passées, des mots dits trop vite, des choix que l’on n’aurait pas dû faire, des frustrations que l’on voudrait effacer, seulement si nous sommes capables de les accepter, de pointer ces regrets du doigt, d’en sourire, alors nous pourrons avancer. Seuls les pervers narcissiques n’auront jamais aucun remords ni regrets, c’est ce qui les différencient de nous. Ils ne s’excuseront que si cela peut leur apporter quelque chose en retour, mais les personnes que nous sommes nous, agissent différemment. Nous pouvons choisir de vivre avec ces regrets ou de ne jamais les porter comme un fardeau mais comme une épreuve que nous avons dû simplement traversée.

Regarder ces regrets autrement telle est la clé.

« Ah si j’avais fait … », devrait plutôt se dire : « si je n’avais pas fait telle chose, aurais-je aujourd’hui fait telle autre qui me rend tellement heureux ? »

Bien sûr, il y a des situations qui sont inéluctables des regrets incontournables, la maladie, un handicap, la mort, mais puiser dans la force de ce vécu permet de ne pas en faire des regrets éternels, voire simplement de les ranger dans un tiroir et de se dire  que nous avons fait un sacré chemin, et que se retourner serait stupide ! On a fait ce qui était bien pour nous, on est heureux, alors c’était le bon choix . On continue dans cette voie.

F0EE6AE7-A65D-403E-BCF0-E831391C637E

12345...8
Page Suivante »
|