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( 13 novembre, 2019 )

Fin de vie et sédation.

Merci à tous, amis, lecteurs, d’avoir été si nombreux à me soutenir durant ces dernières semaines. C’est là où on voit l’importance de cette merveilleuse chaîne d’amitié.

Deux décès en quatre mois, ma mère puis ma soeur, me poussent à m’interroger sur un combat que je mène depuis quelques années, le droit de mourir dans la dignité.

Voir ceux que l’on aime se dégrader, devenir des corps sans « âme », juste en souffrance, c’est insupportable. Jusqu’où, au nom du droit à la vie, peut-on tolérer ce non-droit à mourir ? Je m’insurge contre des décisions essentiellement liées à des raccourcis ancestraux souvent des philosophies religieuses ou culturelles.

Il est important que le choix du patient soit respecté, surtout en fin de vie. Il existe des lois de nos jours qui autorisent le patient à faire connaître ses dernières directives :

« Toute personne en état d’exprimer sa volonté et atteinte en phase terminale d’une affection grave et incurable, dont les traitements et les soins palliatifs ne suffisent plus à soulager la douleur physique ou la souffrance psychique, est en droit de demander à son médecin traitant l’administration d’un traitement à visée sédative, y compris si ce traitement peut avoir pour effet secondaire d’abréger la vie selon les règles définies à l’article L1110-5 code de la santé publique. La mise en oeuvre du traitement sédatif est décidée de manière collégiale. La demande formulée par le malade et les conclusions de la réunion collégiale sont inscrits dans le dossier médical. »

 

Seulement voilà, nombreuses sont les structures qui n’arrivent pas à prendre cette décision simplement parce que c’est trop difficile, parce que le personnel ayant ses propres convictions ne veut pas, ne peut pas, ne sait pas comment gérer ces demandes .

Il existe pourtant la sédation palliative qui a l’obligation d’être respectée.

« On parle de sédation palliative lorsque l’état de conscience du mourant est abaissé à l’aide de médicaments afin de soulager le fardeau et la douleur. Il peut être nécessaire de poursuivre la sédation jusqu’au décès du patient. Les médecins parlent dans ce cas de sédation palliative continue ou profonde. »

 

Nous avançons doucement dans ce droit à mourir dans la dignité même si cela reste trop lentement. Depuis 3 ans, le droit à être mis dans un état de sommeil profond continu, provoqué par des moyens médicamenteux, pour éviter de souffrir avant de mourir est officiel, mais souvent arrive bien trop tard, après des semaines de souffrance.

« je vous laisse mon corps pour quand je n’y serai plus ; j’ai décidé de vous faire confiance ».

 

Une personne me disait récemment être scandalisée par cette procédure, bien sûr, quelqu’un qui n’a pas vécu la détresse d’un de ses proches, ne peut comprendre. Une personne en fin de vie n’a plus rien d’humain, son corps s’est déshydraté, les cheveux sont cassés, en général le corps est d’une maigreur effroyable, quelle personne bien portante aurait envie d’être vue ainsi ? Qui souhaiterait que ses proches gardent cette image d’eux ?

Aucun humain ne le souhaite parce que la mort dans nos hôpitaux reste inhumaine.

Avant, les gens mourraient chez eux, souvent de vieillesse ou de fatigue, parfois même au coin du feu. Aujourd’hui, on part mourir dans un endroit aseptisé parce que c’est moins dérangeant ou dans une maison pour personnes âgées. On en oublie malgré tout que derrière ces personnes, il y a eu un jour des hommes et des femmes qui ont eu une vie.

Le spectacle reste insoutenable comme le dit si bien un journaliste :

« Si la sédation profonde dure cinq jours, la déshydratation se voit sur le visage. Il y a des proches qui vont être choqués par ce qui se passe. Ce sont des jours abominablespour la famille. »

 

Pourquoi je milite pour le droit à mourir dans la dignité et l’euthanasie assistée ? Simplement parce que sédater une personne ne veut pas dire qu’elle ne souffre pas. Elle va simplement se déshydrater faute de ne plus être alimentée, donc mourir de faim et de soif. Cela peut durer de quelques jours à vingt jours. Rien ne prouve que la personne ne souffre pas et quant à l’attente de la famille, il n’y a pas pire douleur.

Mourir dans la dignité, c’est valoriser la vie au lieu de la figer dans cette image horrible de mort.

 

Je rappelle que chacun peut remplir ses directives assistées en espérant qu’elles seront un jour écoutées.

 

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( 12 octobre, 2019 )

Ces choses que l’on attend …

L’attente ! Qui n’a pas un jour ressenti cette émotion à la fois fabuleuse et destructrice.

L’attente est toujours intimement liée à l’incertitude. On ne sait pas la résultante de cette attente ni ce qu’elle sera. Il y a l’attente crainte qui vous prend à la gorge, celle où vous vous trouvez devant une porte fermée : un verdict, une fin, une mauvaise nouvelle. Cette attente rend impuissant. Puis il y a l’attente désir, celle de la relation amoureuse, celle de la réussite imminente.

L’attente est malheureusement trop souvent court-circuitée par l’impatience, véritable fléau de notre société qui provoque souvent des cataclysmes. Alors l’attente va rencontrer la colère. « Pourquoi n’appelles-tu pas ? » « Que fais-tu ? »

Et puis, au final l’attente va parfois aussi rencontrer l’ennui. À trop attendre, on n’a plus envie. Certaines personnes ne vivent que dans l’attente, dans l’attente de tout, du grand amour, de plus d’argent, de gagner au loto. J’en connais qui ne vivent plus ou plutôt ils vivent à attendre de vivre. Autant l’attente est une forme d’espoir, autant l’attente n’est pas un mode de vie ou d’être. Ces personnes qui attendent sans cesse que leur vie change vivent dans l’illusion, dans une hypothétique vie qui n’est pas réelle sur laquelle ils misent tellement d’espoir qu’au final le présent n’existe plus. Malheureusement, hormis une bonne thérapie, certains sont tellement ancrés dans leurs illusions que tenter de les convaincre est inutile.

Et pourtant, ces choses que l’on attend, et bien rien ne fera les arriver par magie. Certes, on peut gagner au loto, mais ce sera une chance sur combien ? Certes, on pourra changer de ville, mais cela ne se fera pas tout seul.

Rien n’arrive sans effort et ce présent, il faut se donner les moyens d’y arriver. Parfois cela nécessite de demander de l’aide ou à l’inverse de s’éloigner de ceux qui nous ralentissent, mais en aucun cas, on ne doit tenter d’interférer dans notre passé. On ne peut changer ce qui est fait, tout comme on ne peut changer les autres, donc inutile d’attendre un miracle qui n’arrivera jamais.

Contentons-nous d’attendre des choses bonnes pour nous …

Image prise sur Google

Image prise sur Google

( 5 septembre, 2019 )

Dysfonctionnements thyroïdiens : ces troubles honteux.

Des troubles dits honteux existent ! Et cela ne devrait pas !  Nul ne devrait avoir honte d’être  malade car il ne l’a pas choisi !

On pointe presque toujours essentiellement la fatigue et la prise de poids et on oublie  trop souvent qu’un dysfonctionnement thyroïdien peut engendrer de gros ralentissement touchant tout le corps.

Les troubles du le système digestif  touchent également de nombreuses personnes sans souci thyroïdien, de nombreux médecins ne prennent pas ces symptômes au sérieux.

Et pourtant, nausées, crampes, ventre gonflé, flatulences, constipation, digestion difficile, tous ces symptômes peuvent être liés à une hypothyroïdie.

Le malade en hypothyroïdie va se retrouver avec une digestion lente et difficile. Le malade qui avant mangeait de tout va se retrouver à ne pas digérer un repas trop gras ou trop copieux, ne va plus supporter des aliments à base de lait ou d’autres ingrédients. Bien évidemment, l’intestin, lui, se trouve ralenti, c’est ce que l’on appelle « les intestins paresseux ». Ce phénomène est inversé en hyper où la digestion sera accélérée et où certains malades passeront leur vie à avoir faim et sur les toilettes juste après !

Un des problèmes honteux dont personne ne veut parler est la flatulence. Une adhérente nous a écrit : « Mon mari souffre de flatulences depuis six mois sans solution. Il ne cesse de péter tout le temps, partout, sans pouvoir se retenir. On a tout essayer, le sans gluten, sans lactose, sans légumes. Résultat, nous n’osons plus sortir en public. Cela le rend dépressif, que faire ? »

Voilà un problème qui peut sembler mineur et qui va conduire ce couple à ne plus avoir de vie sociale, car « péter » en hypothyroïdie est courant, mais ne se dit qu’à messes basses ! Et pourtant ! C’est un véritable handicap qui ne va trouver une solution que lorsque la thyroïde sera stabilisée.

Pour info, la personne a essayé le sabs lactose, sans gluten total sans succès !

Les troubles de l’humeur

Là encore, c’est un vrai fiasco médical car rares sont les toubibs qui diagnostiquent une hypothyroïdie à un malade dépressif, peut-être parce qu’il est bien plus facile de le bourrer d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs ( et bien plus rentable aussi pour les labo pharmaceutiques). Dernièrement, un chercheur expliquait que jamais une personne avec un dysfonctionnement thyroïdien ne devrait avoir un traitement de ce style, simplement parce qu’il faut traiter le problème à la base. (Bien sûr, il existe des vrais dépressifs avec également un souci de thyroïde, mais c’est loin d’être la majorité des cas. Il semblerait même que plus de 80% des dépressions soient en lien avec un problème de thyroïde). Cela fait réfléchir, non ? Mais bien plus facile de coller l’étiquette « folle » sur un front que de tenter de résoudre un problème thyroïdien !

Des études montrent même que de nombreuses crises d’anxiété, de phobie pourraient être évitées si les malades étaient mieux suivis.

 

Troubles de la mémoire

« Trous de mémoire », oubli du numéro de sa carte bancaire, que de problèmes angoissants peuvent déclencher un dérèglement thyroïdien ! On en parle peu car le spectre de la sénilité est bien présent, la peur d’être soudain atteint d’un grave problème ou cerveau voire d’Alzheimer ! Handicap invisible mais terrible !

Plusieurs personnes nous racontent avoir reçu un blâme voire un renvoi pour avoir « oublié » quelque chose d’important, mais on ne choisit pas ce brouillard dans notre cerveau, on ne fait pas semblant de ne pas se souvenir, on aimerait pouvoir rester concentré ! Mais comme en parler reviendrait à nous étiqueter alors on se tait !

 

Les kystes

Si on en parlait plus, on ferait une véritable avancée ! Au Canada, c’est pourtant une priorité ! En hypothyroïdie on fabrique facilement des kystes : aux seins, au foie, aux reins, et pourtant combien d’opérations faites sans pour autant s’attarder sur ce problème « mineur » alors que sans régler la thyroïde, les kystes reviendront ailleurs.

On notera également une augmentation des fibromes ou des utérus fibromateux.

 

Je vais finir par un dernier tabou, les ronflements ! Savez-vous qu’un tiers des personnes ( en particulier les femmes) qui ronflent ont un dysfonctionnement thyroïdien ? Seulement personne n’en parle ! Si on le disait, la honte que porte certains sur les épaules disparaîtrait car nous ne sommes pas responsables des effets secondaires de ces maladies !

 

Il en existe encore beaucoup d’autres « tabous », dont beaucoup trop de malades n’osent même pas parler. Peut-être parce que l’on s’éloigne de plus en plus du bon vieux médecin de campagne qui savait écouter ?

N’hésitez pas à partager votre expérience !

 

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( 26 août, 2019 )

Mes lectures de l’été

L’été, c’est la période où je plonge dans ma PAL un peu au hasard. Il en résulte des coups de coeur et des déceptions …

Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse

Un bien joli livre sur lequel je suis tombé par le plus grand des hasards. Une histoire simple mais extrêmement poétique, celle de Charlotte, une jeune femme aveugle de naissance qui est spécialisée dans l’étude des couleurs même si elle ne les voit pas, et d’un homme, Arthur, alcoolique, désabusé, employé dans une entreprise de crayons de couleur, et une petite fille.

Un jour, tout devient tout gris sans couleur et qui dit sans couleur dit sans vie.

J’ai beaucoup aimé le thème de ce roman, cette jolie idée où d’un seul coup les couleurs ne seraient plus perçues. L’auteur s’est beaucoup documenté et nous livre des expériences réalisées sur l’importance de la couleur dans l’alimentation, le goût, l’envie, même l’espoir.

Le seul reproche est peut-être sa longueur vers la fin qui alourdit un roman très léger et bien agréable à lire.

Le thème reste à méditer : que serions-nous sans voir la monde en couleur ?

DUST de Sonia Delzongle

L’été, je plonge au hasard dans ma PAL pour lire des livres en attente. J’aime bien les polars de Sonia Delzongle et je ne fus pas déçue. L’auteure nous plonge totalement dans un autre monde à l’autre bout de la terre, au Keniz en Afrique en pleine enquête bien tordue.

L’histoire relate les meurtres d’albinos massacrés, et l’auteure explique en détails une vraie réalité, cette extermination dans certains pays africains de ces personnes nées avec cet handicap. Parallèlement la profileuse française Hanah Baxter qui traque les pires tueurs en série est appelée en renfort. La complexité de ce personnage, son don tout comme son côté atypique en fait un excellent personnage central.

Un excellent polar qui va bien au-delà du simple roman policier et qui nous entraîne dans l’horreur d’une fiction pas si éloignée de la réalité.

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Dans les ténèbres de Cara Hunter

Éditeur Bargelonne (2019)

En voilà un livre que j’ai beaucoup aimé de par sa problématique, son intrigue rondement mené. L’histoire débute comme un fait divers, une femme et son enfant sont retrouvés vivants dans une cave. Personne n’avait signalé leur disparition. Un lien avait une précédente affaire se dessine. L’inspecteur et sympathique Adam Fawley va enquêter et on va de surprise en surprise. Un excellent polar avec une bonne intrigue.

J’avais lu la première enquête de Fawley mais j’avoue avoir oublié le contenu ce qui n’a donc pas nui à cette lecture.

Un bon polar psychologique pour l’été.

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Radiations de Paul Merault

(2019)

Le problème des prix littéraires est que l’on s’attend toujours à de l’exceptionnel alors que l’on a simplement un bon livre. Ce fut le cas pour ce polar avec lequel j’ai passé un bon moment ! L’histoire est un peu tirée par les cheveux tout de même. On part de l’accident de la centrale de Fukushima pour tomber sur l’histoire d’un attentat terroriste de grande envergure. On va de Tokyo à Paris avec un zeste de sociétés secrètes, de complots.

Après c’est vrai que vu la profession de l’auteur, on s’interroge : et si il y avait du vrai? Et si ce n’était pas que de la fiction ?

Encore un bon polar à savourer sur la plage et qui ferait un excellent film !

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Copy Cat de Alex Lake

édition Pygmalion ( février 2019)

Coup de coeur !

L’histoire repose sur l’usurpation d’identité d’une femme par le biais de ses mails, de son Facebook, de ses réseaux sociaux. Du déjà vu ! L’angoisse de cette femme, je l’ai vécue. Sa peur, cette manière d’avoir la sensation de devenir folle, cette incompréhension.

Je n’en dis pas plus ! J’ai vraiment adoré ! Du suspense jusqu’au bout, et une impression dérangeante.

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La dernière chance pour Alex Ross de James Patterson

Coup de coeur !

J’adore les romans de cet auteur en particulier sa série avec Alex Ross ( quelques uns de ses livres ont servi de base pour des films cinématographiques) hormis le précédant que j’avais détesté ( surfait)

Celui-là met en scène Alex Cross aux prises avec un psychopathe complètement givré du nom de Thierry Mulch. La famille entière de l’inspecteur a été kidnappée. S’ensuit une course contre la montre.

J’ai vraiment adoré ce thriller, bien mené, avec la tension qui monte. À lire !

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Le maître des limbes Olivier Bal

Véritable coup de coeur !

Il y a des livres qui nous happent, que l’on n’arrive pas à quitter. Un thriller fantastique que je n’ai pas pu poser. Bref, un vrai régal !

Je ne savais pas que c’était un second opus et cela ne m’a nullement gêné. J’ai plongé dans cette histoire passionnante, fort bien documentée.

Une histoire qui parle de rêve où la question essentielle se pose :

Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?

Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire. Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.

Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.

James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…

Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 

Ce livre est tellement bien fait que j’ai fait corps avec les personnages, touchant leurs rêves, leurs émotions, détestant certains par moment, adorant d’autres.

Je ne suis pas une adepte du genre fantastique et franchement j’ai adoré !

 

« Nous irons extraire les graines de la colère au coeur même des songes. »

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Le masque de la mort de David Gemmel

Édition : Bargelonne ( mai 2019)

 

Voilà un livre extrêmement bien écrit, dans un vocabulaire raffiné ( ce qui est de plus en plus rare de nos jours où on ne voit que des phrases comportant un sujet et un verbe). J’ai beaucoup apprécié également le personnage principal et « enquêteur » qui pour une fois est un journaliste et non un policier, Jeremy Miller, le type imbu de lui-même mais qui au final a un coeur en ot.

Derrière cette analyse, des meurtres, un tueur caché derrière un masque, une vieille femme voyante, tous les ingrédients pour faire une bonne lecture. Seule la fin laisse un peu à désirer …

En dehors du côté policier, l’auteur écrit de belles réflexions …

 

« Quand vous humez le parfum d’une rose, vous faites l’expérience de la beauté. Mais si vous regardez cette fleur en pensant que, dans peu de temps, elle ne sera qu’un amas de pétales flétris, elle perdra toute sa beauté. Profitez de l’instant présent. »

 

« Le problème fondamental réside dans l’estime de soi. Quand on se regarde dans un miroir, on a besoin d’être fier de ce que l’on voit. »

 

«  Le bonheur est toujours temporaire comme les saisons. »

 

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VINDICTA de Cedric Sire

 

Fan de Sir Cédric, il a fallu qu’il change de nom et d’édition pour ce nouveau polar et je suis loin de l’avoir trouvé extraordinaire.

Des phrases courtes, des coquilles nombreuses, une histoire à peine crédible, très décevant ! On est bien loin de « fièvre de sang » ou « l’enfant des cimetières »

Un livre cher qui n’existe pas en numérique. Vu la publicité, je m’attendais à beaucoup mieux!

Aprés un braquage, 4 jeunes provoquent la mort d’une enfant. Commence alors la VINDICTA! Un tueur va semer la mort et le chaos pour venger l’atroce drame. Rien ni personne ne peut l’arrêter; à part peut-être Olivier Salva, flic témoin du casse.

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COGITO de  Victor Dixen

Par hasard je suis tombée sur ce livre sans savoir de quoi il retournait.

C’est un roman d’anticipation, plutôt dédié aux jeunes quoique … le thème reste d’actualité voire fait tout de même bien peur ! Mais je n’ai pas pu le finir. J’ai vraiment trop de mal à me mettre dans la peau d’une ado même si c’était bien écrit. J’ai tenté … par contre les youngs adults s’y retrouveront.

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Le testament noir de Jean-Luc Aubarbier

City édition ( paru en 2017)

Un bon livre à lire extrêmement bien documenté. J’ai vraiment apprécié car j’ai appris beaucoup de choses ( et pourtant je ne suis pas ignorants du sujet) sur la seconde guerre mondiale côté Proche Orient et Afrique du nord.

L’histoire quant à elle est reste simple, avec en avant plan un couple franc-maçonnique. Ce n’est pas le polar du siècle, mais c’est ce que j’appelle un polar-politique vraiment intéressant côté documentaire. Je serai donc curieuse de lire un autre livre du même auteur.

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La punition de Cathy König

Une sorte de thriller qui n’en est pas vraiment un.

Voilà un roman qui débutait fort, seulement  voilà, l’intrigue s’est amenuisée au fur et à mesure des pages, avec une chute pas vraiment crédible. Très décevant ! J’ai lu jusqu’au bout, mais sans conviction. Je m’attendais vraiment à beaucoup mieux !

 

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Abigael messagère des anges de Marie-Bernadette Dupuy

Découverte de ce roman, le premier d’une sage d’une auteure totalement inconnue dont je découvre le premier ouvrage. Le style est raffinée, un peu comme Michelet, à l’ancienne. L’histoire est jolie, mais les connotations religieuses, un peu ésotériques ( et pourtant je suis une fan d’ésotérisme) m’ont un peu beaucoup gênées. Beaucoup trop de prières tout le long du livre, de lien avec la spiritualité alors que le sujet par lui-même aurait pu être traité avec plus de force. Par contre, j’ai bien aimé par contre le côté historique, la seconde guerre même si ce ne fut qu’une toile de fond.

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Lésions intimes de Christophe Royer

Taurnada éditions

( un service presse)

Le livre commence fort ! Excellent prologue. On est immédiatement plongé dans une scène digne d’un bon scénario de film. Au passage, tout le roman ferait un très bon film !

Un meurtre au caractère particulier, une collègue de la police retrouvée morte, accident ? meurtre ? Le ton est donné ! Le capitaine Lesage, avec son coéquipier, se retrouve aux prises avec une des branches de l’organisation « Gorgona », à caractère un peu louche où se pratiquent des soirées libertines d’un genre un peu particulier et des pratiques extrêmes. Des enquêtes se recoupent, tout cela bien ficelé avec un rythme à couper le souffle. J’en profite pour souligner l’excellent travail de recherche sur l’univers parisien de la nuit.

http://rougepolar.unblog.fr/2019/08/21/un-livre-a-decouvrir/

 

Et peu importe ce qui arrivera de Mélanie Bergeron

Roman ( 2019)

Un petit livre qui se lit en moins de deux heures sur la mort, étrange livre, sur lequel je n’ai pas grand chose à dire car il n’y a pas vraiment d’histoire, et surtout une fin qui me laisse perplexe. Ce n’est pas un livre que je recommanderais mais peut-être simplement parce que ce sujet a déjà été vu et revu et qu’il n’apporte aucune originalité. Je ne le conseille pas.

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Le couteau de Jo nesbo

(Août 2019)

Une superbe découverte !

J’aime beaucoup cet auteur du grand froid et en particulier son inspecteur Harry peut-être un peu caricatural mais qui me fait penser à Harry Bosch de Connely. ( amusant de constater qu’ils ont le même prénom). C’est un bon polar, bien écrit (comme souvent les polars suédois), pas de dialogues et de grossièretés à outrance, j’apprécie !

L’histoire :

La femme de sa vie l’a quitté et Harry a recommencé à boire. Il a certes réintégré la police criminelle d’Oslo, mais est cantonné aux cold-cases alors qu’il rêve de pouvoir remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur et tueur en série qu’il avait arrêté il a y une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque ce criminel qui l’obsède.Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes de sang. Le sang d’un d’autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.

 

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( 19 août, 2019 )

Auteurs jugés sur leurs écrits.

Rien ne m’énerve plus que ces raccourcis faciles réduisant un auteur à ses écrits ou à leurs contenus. Il est évident qu’une plume va inéluctablement retranscrire une émotion ou un avis philosophique, mais en aucun cas ( sauf pour les œuvres autobiographiques) une réalité. Preuve en est de nombreux romans où de nos jours l’éditeur indique : « « Les opinions exprimées par les personnages de ce roman leur appartiennent, elles ne sont nullement le reflet de celles de l’auteur » C’est incroyable d’en arriver là ! Preuve que des lecteurs ( mais ne serait-ce pas plutôt de simples langues de putes) s’amusant à poser sur le front d’un auteur und étiquette.

 

Je m’en suis aperçue lorsque j’ai lancé un concours où des personnes adorables ont découvert que j’écrivais des romans policiers et que je n’étais pas simplement une malade de la thyroïde ( étiquette que je déteste tout autant). Je suis juste une auteure et je refuse de porter l’étiquette «  malade » car c’est très réducteur. J’ai une maladie auto-immune incurable, mais je suis en vie et je me délecte à chaque minute de ce temps qui m’est alloué. Je suis également auteure de polars car lectrice assidue depuis mon enfance de romans policiers ( le Club des 5, Alice …) l’écriture de ce genre m’a toujours semblé aller de soi. Après, pour façonner un manuscrit, je glane des idées dans les faits divers des journaux, dans les anecdotes que certaines personnes me racontent. Un mot peut amener un chapitre, une image un endroit, une visite un livre. Ce fut le cas du Père Lachaise dans Blanc en 2014 né suite à une visite scolaire. Pour Pourpre, un proche s’était trouvé avec un collègue partant à Carcassonne et mon l’endroit où planté le décors fut choisi. Pareillement pour Rouge, mon premier polar, le moins bien construit au départ, né après une discussion avec un collègue lors d’une pause. J’avais déjà écrit une nouvelle sur une histoire d’amitié compliquée. Nous montions un projet sur Dali, la Justice, et l’idée de réaliser un vrai livre s’est imposé. Encore une fois, tout s’est fait doucement un peu comme en assemblant un puzzle.

Des personnes se sont imaginés qu’il était question d’autobiographie allant jusqu’à insinuer que je pouvais comploter voire connaître certains secrets médicaux. Faut un peu stopper la paranoïa ! Je l’ai déjà souligné, le seul point en lien avec ma vie est le journal de Marie sur la mort de son fils, extrait que j’ai intégré sur les conseils de mon médecin de l’époque afin de pouvoir aider par ces quelques lignes placées au milieu d’un écrit ordinaire les mamans endeuillées.

 

Qu’on se le dise, je ne suis pas une auteure de polars ou une révolutionnaire brandissant un drapeau pour rallier des gens pour une cause juste. Je suis juste une petite plume, un peu paresseuse, n’écrivant mes manuscrits que lorsque j’en ai envie, préférant l’ombre à la lumière. Je peux passer aussi bien d’un style très sérieux à une écriture plus moderne tâchée d’érotisme. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie de me voir accoler une étiquette comme certain auteur : moeurs légères parce que je peux émoustiller le lecteur dans une scène un peu chaude, psychopathe parce que je vais trouver une intrigue bien tordue que j’affectionne, appartenant à un parti politique ou une confrérie religieuse parce que j’en décris les moindres recoins dans mes livres. Cela s’appelle simplement « la recherche » ! Et c’est une étape que j’adore ! Alors non, je n’ai pas fait les camps de concentration comme je l’ai lu dernièrement ( sic ! Je ne suis pas si vieille !), je ne suis pas Franc maçon ni liée au milieu médical et surtoutpas à la recherche que je ne connais pour étayer mes manuscrits qu’après des heures et des heures de recherches ! J’avoue que j’aime beaucoup écrire sur les dysfonctionnements des laboratoires pharmaceutiques parce que j’ai beaucoup discuté lorsque mon fils était hospitalisé sur des protocoles de soins précurseurs, sur les limites et le pouvoir de l’argent dans ce domaine. Ce sont ces routes que j’ai croisées il y a plus de trente ans qui ont laissé leurs traces.

 

Au final, vous qui passez votre vie à juger les autres sur un mot ( auquel on pourra donner de nombreux sens), sur un acte ( qui pourra être interprété jusqu’à perdre son essence), contentez-vous de lire simplement une histoire telle qu’elle a le mérite d’être, écrite simplement pour donner du plaisir. Est-ce que beaucoup de lecteurs de la collection Harlequin s’interrogent sur la vie ou les pensées de  l’auteur, sur ses prouesses amoureuses et sexuelles ? Alors faites la même chose avec nos romans.

Un livre est juste là pour faire du bien et non pour servir d’armes.

Qu’on se le dise…

 

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( 25 juin, 2019 )

Le sablier du temps

Le temps est un ami pervers qui avance à petits pas, masqué, sans prévenir. Il est là caché dans l’ombre et pourtant bien présent dès le jour de notre naissance. Par moment, il vacille telle une bougie, semble parfois s’éteindre, mais continue, inexorablement sa route. Et un jour, on se retrouve face au miroir de la vie et on blêmit. Même si en dedans on a toujours vingt ans, les rides et les cheveux blancs nous rappellent qu’il y a eu un « avant ». On se dit que le passé est bien plus grand que les années qui nous restent à vivre. L’envie de hurler nous saisit en voyant ce sablier se remplir peu à peu ne laissant que quelques grains de sable. Notre vie n’est alors plus liée à ce temps qui au fond n’est juste qu’une brûlure dont les blessures cicatrisées peuvent à tout moment se réouvrir.

Alors que faire ? Le regarder se déverser ou simplement l’oublier ?

 

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( 18 juin, 2019 )

Le temps …

Quel beau sujet que celui du bac philo de cette année : Est-il possible d’échapper au temps ? Cela me rappelle mes années d’insouciance, celles d’une autre époque où le temps n’avait aucune importance.

Alors, peut-on échapper au temps ? Je pense que l’on ne peut ni échapper à son passé ni à cette notion de temps, car ce sont eux qui nous limitent. Nous naissons, nous vivons, nous mourons, et le seul lien qui unit ces différents points, c’est le temps, celui que notre société a façonné.

Échapper au temps serait peut-être juste éviter d’avoir l’œil fixé sur la pendule, arrêter de courir quitte à se faire écraser, respirer l’instant en se vidant l’esprit.

Cassons nos montres, cessons de scruter le sablier du temps.

Nous avons une certitude, nous sommes mortels, mais cela ne doit pas devenir pour autant obsessionnel. Le temps n’est que ce que nous en faisons, alors à nous d’en faire quelque chose de merveilleux non pour y échapper, juste pour l’apprivoiser.

 

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( 24 mars, 2019 )

Les maladies thyroïdiennes

 

Quand je lis certains articles dans les journaux, comme celui du Point qui affirment que les personnes atteintes de la maladie d’Hashimoto devraient toutes être opérées ainsi elles iraient beaucoup mieux après, je m’interroge. On en est encore là, à prôner les avantages du bistouri face à des anticorps qui pourrissent la vie. Serait-ce que les journalistes ne se renseignent pas assez ?

Rappelons donc que chaque personne est unique, que tous les dysfonctionnements thyroïdiens ne peuvent être mis dans le même sac, et qu’une opération n’est jamais bénine quoiqu’en disent ces journalistes !

Alors oui, on opère fréquemment en cas de gros nodules, par sécurité, par prudence, surtout si cette thyroïde appuie sur la trachée par exemple. Dans les autres cas, on évite tout simplement parce que vivre sans thyroïde demande un traitement à vie et des contrôles réguliers, et que même si certaines personnes vivent en oubliant cette ablation totale, d’autres passeront dans des phases régulières de grande fatigue.

La maladie d’Hashimoto, tout comme Basedow, est une affaire d’anticorps qui vont aller à l’attaque de la glande, par vagues, par périodes, sans prévenir. Pourquoi opérer une thyroïde qui se détruit puisqu’au final, on sait tous qu’elle va totalement disparaître avec les années. On peut rarement stopper cette destruction une fois qu’elle est enclenchée. Une opération stopperait-elle la maladie ? Bien évidemment que non puisque c’est une maladie auto-immune. Un endocrinologue m’avait expliqué que dans ce cas, souvent, une autre maladie auto-immune se déclarait. Vrai ou faux, peu importe, chacun étant différent, je pense que ce doit être une possibilité.

 

Vivre avec un dysfonctionnement thyroïdien est de plus en plus courant. Le nombre de cas augmente d’années en années. La génération Tchernobyl ? Les cochonneries que l’on nous balance dans l’alimentation, les produits toxiques, notre monde est rempli de signaux qui brouillent le fonctionnement d’une bonne thyroïde. Je suis effarée de constater le nombre croissant d’enfants ! Avant, naître sans thyroïde était une « différence » dépistée à la naissance. Aujourd’hui, les gamins se retrouvent avec des nodules dès l’âge de huit ans, induisant parfois une forte fatigue. Beaucoup, juste opérés, n’auront pas de traitement, ce qui ne veut pas dire que leur glande fonctionnera à deux cents pour cent. Vous pouvez imaginer une maison dont on a enlevé des tuiles, elle restera bancale et pourra prendre l’eau. Ce sera pareil pour la thyroïde. Par moment, elle fonctionnera au maximum de ses capacités et à d’autres, elle sera ralentie et provoquera des symptômes variés et désagréables comme les difficultés de concentration, les pertes de mémoire, une fatigue intense, une grosse déprime, des problèmes cardiaques.

Alors non, s’il était si simple de tout régler avec un coup de bistouri, tout le monde le ferait ! Une fois encore, malheureusement, rien n’est simple avec ces problèmes de thyroïde et surtout rien n’est jamais vraiment compris ! Commencer par la bienveillance envers les malades serait un bon début !

 

Je rappelle que le recueil Maladies Thyroïdiennes dévoreuses de vie ( qui inclut le recueil qui n’est plus édité Hashimoto, mon amour, est toujours en vente sur tous les sites Fnac, Amazon, Cultura ou peut-être commandé en librairie ou sur le site de la maison d’édition.

 

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( 15 mars, 2019 )

Les blessures du coeur

 

Rares sont les personnes qui n’ont jamais souffert dans leur vie et j’avoue ne pas trop savoir si je les envie ou pas. Être blessée, c’est déjà être capable de ressentir une émotion, donc quelque part d’être vivant. Une blessure est le signe que l’on a essayé, que l’on a tenté même si on s’est vautrée ensuite.

Une blessure n’est au fond qu’un simple « bobo » qui peut faire mal, qui peut saigner mais qui finira par cicatriser si on ne passe pas son temps à vouloir gratter sans cesse  la plaie.

Alors pour toutes ces blessures, que ce soit les blessures du coeur, de l’âme, celles de notre orgueil et de notre vanité, il faut bien comprendre qu’elles finiront par s’estomper si on évite de les raviver.

Comme vous tous, j’ai été blessée dans ma vie, j’ai souffert aussi, j’ai survécu au pire, et j’avance toujours, meurtrie, certes, mais libre et sans rancune. D’autres tenaces aimeraient me voir me noyer, mais même si parfois je manque de chavirer, je finis par retrouver mon équilibre, parce que justement ces blessures me rappellent que l ‘on peut toujours guérir de tout. Peu importe ceux qui voudraient m’emporter dans une guerre sans fin, qui aimeraient lire la peur dans mes yeux, ils ne verront que cet amour que j’ai de la vie, cette foi intacte malgré des décennies, parce qu’un jour, « il » fut …

Ne jamais oublier que : « Aujourd’hui nous sommes le résultat de nos pensées d’hier et demain nous serons ce que nous pensons aujourd’hui » Bouddha.

En tous les cas, pour moi c’est le salon Dimanche, et j’ai vraiment hâte d’y être !

Un bonheur que personne ne m’enlèvera !

À dimanche donc la compagnie !

 

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( 5 mars, 2019 )

Se perdre dans les réseaux sociaux.

 

Les réseaux sociaux sont fatigants pour beaucoup ces derniers mois, à tel point que la jeunesse les déserte totalement. Seulement comment un auteur qui ne s’appelle pas Musso ou Stephen King pourrait-il être lu sans passer par cette case obligatoire, pire incontournable.

Je m’interroge beaucoup sur ce sujet, car je fatigue des groupes avec ce flux incessant d’informations, presque identiques dans chaque groupe, où les gens finalement ne lisent pas l’autre, mais se contentent de poster leur publicité, la photo de leur livre ou du livre qu’ils ont aimé, mais sans apporter pour autant de la nouveauté.

Photos de livres, chroniques, avis, on frôle presque la publicité subliminale ( je le dis avec humour). Je m’aperçois de plus en plus que les gens se perdent dans ces réseaux, répondant à une question qui n’est pas celle du post indiqué, insultant au passage sans avoir vu le début de la conversation, et toujours jugeant, tranchant.

L’homme est-il en train de disparaître dans cette immensité anonyme où chaque mot est décortiqué, transformé pour servir parfois seulement à des fins personnelles ? Se perdre dans ce monde virtuel, c’est un peu comme s’enfoncer dans un état brumeux comme tomber le long d’une falaise rocheuse sans aucune prise pour se rattraper, c’est sentir ce manque d’oxygène compresser les poumons, avec juste cette envie soudaine de remonter pour respirer, et de hurler à la vie !

 

J’aime lire, et je lis beaucoup, mais je m’éloigne de plus en plus des groupes où je ne trouve pas ma place. Ce que j’aime, ce sont les gens, discuter avec, de lecture, de faits de société, de peinture, de séries, bref, mais pas voir passer en continue de la publicité. Les pages FB sont là pour cela, les groupes devraient être pour se sentir «  bien » à un endroit.

 

« La meilleure chose qui puisse arriver à l’homme est de se perdre. »

 

Et bien se perdre, peut-être, mais pas sur Facebook …

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