• Accueil
  • > Recherche : passé appelle
( 21 septembre, 2020 )

Thyroïdite, tu as dit thyroïdite ?

Entre les hypo, les hyper, les auto-immunes, les sans thyroïde, même les médecins y perdent leur latin. Il n’empêche qu’un mot revient cycliquement dans toutes les bouches « thyroïdite », mais qu’est-ce donc qu’une thyroïdite ?

Tout simplement une inflammation de la glande appelée la thyroïde, et où cela se complique c’est qu’une inflammation peut survenir de manière différente.

Ce peut-être au cours d’une grossesse ou après un accouchement, où les hormones vont perdre la tête et la malade va passer d’hyper en hypo, le temps que le corps se reprenne. Dans ce cas, bien souvent, nul besoin de traitement. On considère que plus de 60% des femmes auraient rencontré ce souci en post partum sans le savoir, ayant simplement appelé ce dysfonctionnement « blues post natal » par exemple.

Il y a également les personnes qui vont avoir des nodules découverts à la palpation, sans pour autant noter un vrai dysfonctionnement de la thyroïde. Selon la grosseur de ces nodules, la thyroïde sera enlevée partiellement ou en totalité.

On peut aussi voir apparaître des goîtres, certains liés à une infection comme pour la thyroïdite de De Quervain, qui se soigne plutôt bien.

Ou on peut voir également un goître dans la hyroïdite lymphocytaire d’Hashimoto, qui est fréquente (0,5 à 4% de la population), et qui est une maladie auto-immune chronique. Il est intéressant de souligner que ce goître peut survenir même avec une thyroïde bien détruite, ce que beaucoup de malades ne veulent pas comprendre en disant : «  le médecin n’a rien compris ! Ma thyroïde est plus petite à l’écho et pourtant on me dit que j’ai un goître » C’est effectivement possible !

Et encore d’autres formes de thyroïdites plus rares.

En clair, lorsqu’une personne dit « j’ai une thyroïdite », ce ne sera peut-être pas la votre, d’où la difficulté des médecins à soigner ces maladies. On parle beaucoup ces temps-ci de médecine fonctionnelle, de naturopathie etc. Là encore ce qui marche pour Paul ne fonctionnera pas nécessairement pour Jacques, et pousser, comme on le voit régulièrement sur les réseaux sociaux les malades en détresse à faire des kilos d’analyses non remboursées, est scandaleux. On se sert de la vulnérabilité qu’offre cette pathologie.

Certes, un renforcement de certains minéraux peut aider certaines personnes, mais pas toutes ! Et quand je vois des noms de médicaments bio s’échanger, sans connaître le contenu, je me dis une fois encore que Big Pharma médical ou bio a encore de belles années à vivre !

Une chose est sûre, médication miracle ou pas, un malade atteint d’une hypothyroïdie Hashimoto aura cette maladie à vie ! Et les thyroïdites ne seront jamais complètement stoppées. Elles vont diminuer d’intensité avec un bon traitement de substitution qui va réguler la TSH, mais les anticorps, eux, ne vont pas disparaître ( sauf s’ils étaient minimes inférieur à 50) et ces anticorps vont jouer leur travail de sabotage au moindre stress, à la moindre infection, au plus petit changement de vie, de climat.

C’est ainsi que même avec une thyroïde presque plus existante, le corps va réagir en provoquant une inflammation, et surtout en planter de nouveaux ses fameux symptômes : prise de poids, constipation, frilosité, crampes musculaires, problèmes cardiaques, problèmes de concentration, libido en berne … Fort heureusement, prise à temps, cette inflammation pourra se résorber en quelques jours sans avoir besoin de changer de dosage, simplement en trouver le point d’impact de la thyroïdite. S’il est question de stress, la malade fera tout pour gérer cette crise d’anxiété qui y fait suite, si c’est une infection, il réglera le problème avec son médecin.

On ne s’amuse surtout pas à changer un dosage dès l’apparition du retour d’une thyroïdite. Ce serait dangereux et néfaste pour le fonctionnement déjà précaire de la thyroïde. Par contre si au bout d’un mois, les symptômes persistent, alors il est bon de vérifier par une prise de sang, la TSH, la T4 et T3. On rappelle une fois encore que dans une thyroïdite, le dosage seul de la TSH ne veut rien dire ! Dernièrement sur un groupe, une personne présentait une tsh à 0,34 et tous les symptômes d’une hypothyroïdie. Les réactions immédiates furent : «  c’est une hyperthyroïdie, il faut baisser le traitement. » La personne a fini par donner sa T4 qui était à 0,76 !!! Signe d’une très grosse hypothyroïdie. Pas d’affirmation sans savoir !

Comme quoi, on peut-être en hypo avec une tsh frisant « les normes basses ».

Encore une fois, on comprendra la complexité de cette maladie !

 

En résumé

Même stabilisé avec Hashimoto, on peut voir ressurgir une thyroïdite qui va de ce fait continuer à saboter la thyroïde. Il faut donc bien écouter son corps, sa fatigue, ses limites. Si cette fatigue persiste, faire vérifier sa tsh et sa t4. ( certains médecins refusent de prescrire cette dernière, je conseille de la faire tout de même ! )

Et surtout ne pas croire que ce type de maladie peut disparaître par magie avec un médicament ou un régime miracle. Si cela se savait, on ne vendrait plus du tout de Levothyrox ! :)

 

En tous les cas, bon courage les papillons, car à l’automne, les thyroïdes réagissent beaucoup et les thyroïdites sont reines !

24EFFB61-EC1F-4C7A-AD75-1FAF20AB190E

 

( 1 septembre, 2020 )

Mes lectures de l’été 2020

 

L’avantage des vacances, c’est que je ne cantonne pas des sorties littéraires, je pioche dans ma pile de livres un peu au hasard et découvre ( ou non) des pépites.

En tous les cas, je suis sortie de ma zone de confort ( polars et thrillers) et ce fut très appréciable.

J’en profite pour rappeler que toutes mes lectures sont également sur ma page FB « La forêt livresque », créée surtout pour m’éviter de relire deux fois un même bouquin ! (quand on lit beaucoup, cela arrive :) )

Certains de ces retours sont détaillés, d’autres non. Tout dépend de l’endroit où je les ai lus et de ce que j’avais à en dire, n’aimant pas vraiment être obligée de pondre une dite chronique !

 

Tout le bleu du ciel de mélissa da costa

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Quel merveilleux livre ! Quel texte fort, poignant ! Je commence vraiment mes vacances par un petit bijou littéraire comme je n’en avais pas lu depuis fort longtemps.

Un roman qui ne peut que toucher en plein coeur.

C’est l’histoire d’Emile, un jeune homme de vingt-six ans condamné par un Alzheimer précoce qui va entreprendre un dernier voyage avec une inconnue, Joanne une compagne d’aventure. Au cours de ce récit vont se jouer comme sur une gamme deux destins que rien ne prédestinait à se rencontrer au milieu d’endroits magnifiques dignes d’un coup de pinceau. Un livre rempli de tendresse, de douceur, avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, celle de cette fin incompréhensible, inadmissible, intolérable, cette perte de la mémoire si jeune, cette mort inévitable.

Ponctué de nombreuses citations, ce livre est un livre à lire, peut-être une piqure de rappel sur l’importance du présent.

 

« Si nous pleurons parce que le soleil n’est plus là nos larmes nous empêchent de voir les étoiles. »

 

L’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.

 

Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre

Pauli Coelho l’alchimiste

 

La beauté n’est pas dans l’objet regardé mais dans nos yeux

 

****

 

Ce que savait la nuit de Arnaldur Indridason

⭐️⭐️⭐️

 

J’ai apprécié certains romans de cet écrivain nordique, mais j’avoue que je n’ai pas eu un coup de coeur pour celui-là que j’ai trouvé long, sans véritable intrigue, d’une platitude étonnante même si le contenu était bien écrit.

 

*****

 

Rumeurs de Chandler Baker

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Coup de coeur

 

Pourquoi choisissons-nous un livre ? Le titre ? La couverture ? Allez savoir ! En tous les cas, j’ai adoré ce roman, un thème qui me parle, un sujet d’actualité mais écrit avec brio.

« Si seulement vous nous aviez écoutées, rien de tout cela ne serait arrivé. »

L’histoire de plusieurs femmes sloane, Ardie, Grace, Katherine, Rosalita, qui travaillent toutes dans une entreprise juridique la Truvi Inc. L’histoire d’un homme Ames, à la tête de cette entreprise, qui entretient avec les femmes en général des rapports peu convenables. Des rumeurs qui sonnent vraies et pourtant qui ne peuvent pas être pris en compte car on ne peut pas croire qu’un homme « bien » puisse agir mal, c’est inconcevable, seules les femmes, ces mythos peuvent mentir.

Un style à la fois caustique et drôle, une histoire que je n’ai pas lâchée !

 

« Nos mots seront notre héritage. Nos mots criés haut et fort.  Pour que le monde entier snous entende. Fini d’implorer pour être crues. Fini de supplier pour qu’on nous accorde le bénéfice du doute. Nous ne demandions plus la permission. La parole était à nous, enfin.

Écoutez-nous. »

 

À lire car cela n’arrive pas qu’aux autres, et on est trop nombreuses à se taire !

 

******

 

 

Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver de Sonia Dagotor

Édition Cherche Midi

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Encore un coup de ❤️, une bien jolie histoire qui m’a mouillé les yeux.

Une romance toute simple où s’entrecoupe le destin de trois femmes ou plutôt devrais-je dire, trois générations. Une histoire qui traite de l’amour, du désir, du lien qui unit les hommes. Un roman que je n’ai jamais pu lâcher et dont on sort comme si on avait respiré une bouffée d’oxygène. En clair, j’ai adoré !

 

******

 

 

L’énigme de laurent Offredo de Jean-Philippe Touzeau

⭐️⭐️⭐️⭐️

Mon premier livre de cet auteur et j’ai beaucoup aimé le personnage d’Annabella Vecchi, une détective privée transgenre, sujet dépeint avec beaucoup de pudeur et de doigté.

L’histoire se trame autour de Laurent Offredo, qui se serait suicidé, seulement  un commanditaire anonyme s’offre les services d’Anabella Qui va se lancer avec son fidèle comparse Ludeau sur les traces de la vérité dans la région de Belfort avec une belle description de la région et des monuments.

Bien écrit, dans un style agréable, peut-être un peu trop de dialogues, mais la lecture est agréable en vacances.

********

 

Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière

⭐️

 

Un livre publié chez Fleuves édition, donc pour ceux qui pointent toujours du doigt  l’autoédition, j’ai trouvé pire chez un éditeur !

En vacances, j’ai acheté le livre sur Kobo, bien cher, sur les conseils de personnes sur un groupe. Quelle déception ! Je me suis fait violence pour le finir ! Est-ce parce que c’est une journaliste de France Inter que ce livre se vend autant ? En plus il a obtenu un prix … un thriller noir, très noir, pas vraiment fluide au niveau écriture, c’est ce que j’appelle un livre nocif avec un condensé de clichés grotesques : viol, obésité, souffrance morale, avec une fin totalement bâclée.

C’est extrêmement rare que je trouve un livre aussi peu intéressant !

Un thriller qui se veut haletant et qui ne l’est pas du tout !

Une daube !

 

*****

 

 

La mort sur son 31 de Martine Magnin

Édition Encre Rouge

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

https://encrerouge.fr/produit/la-mort-sur-son-31-ecrit-par-martine-magnin/

 

C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de Martine Magnin et cette fois-ci avec encore plus de curiosité, car la couverture interpelle énormément. J’ai donc plongé sans crainte avec délice dans les mots de l’autrice, sans appréhension malgré un sujet qui pourrait sembler difficile. Que dire de l’héroïne, Juliette, qui ressemble beaucoup à Martine Magnin si ce n’est une femme à la profession on ne peut plus originale.

L’histoire débute sur la vie de Juliette parfaite jusqu’au jour où la mort s’invite. Rien n’est plus pareil simplement parce que lorsque l’on vit « la mort », la résonance est autre. La mort de Paul, son frère alcoolique, remet tout en question.

Un magnifique plaidoyer où chacun peut se reconnaître s’il a vécu de tels deuils.

Juliette se rend en Martinique pour un dernier hommage et se plonge dans une introspection où se mêlent divers sentiments, où la mort est le personnage principal que ce soit au travers de son frère, avec le suicide de son ami Julien ou la perte de la mère, la blessure … une vie décrite dans un style fort avec une écriture parfaite et pertinente.

Un livre plein de douceur malgré le sujet grave. À lire sans modération !

 

 

Les phrases qui m’ont touchée :

«  Cette mort était un échec cuisant de sa supposée générosité et du devoir fondamental de fraternité. »

« La raison contre l’addiction, la tendresse contre la détresse, la sagesse contre l’ivresse, le combat était inégal. La bonne volonté et la tendresse ne suffisaient pas. »

« L’alcool, vrai cancer de l’âme, devint aussi un véritable cancer du foie. »

« On dit souvent qu’il faut beaucoup plus de courage aux très déprimés pour vivre que pour se supprimer. »

« Un suicide n’est pas un crime, sauf peut-être envers ceux qui restent. »5

Qui étaient les victimes, qui étaient les coupables ? Tous étaient concernés, et tous avaient leur part de responsabilité. »

« Pouvait-on être bouleversé par la perte d’un vide ? »

« L’amitié sans la présence, l’amitié dans le silence, l’amitié en absence, c’est encore l’amitié. »

 

*****

 

Sanction de Pierre Tré-Ardy

Édition Souffles Littéraires

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Comme chacun le sait, j’adore découvrir de nouveaux auteurs et la quatrième de ce roman a retenu toute mon attention. Je ne fus nullement déçue ! Une histoire qui commence fort dès les premières pages nous plongeant dans une succession de personnages titillant notre curiosité. Où l’auteur va-t-il nous entraîner ? Un thriller futuriste où nous plongeons dans des théories mathématiques fort intéressantes et bien expliquées pour une novice comme moi. Et puis, il y  a des meurtres qui s’amoncellent.  Pourquoi ? Eleanor Campbell est-elle en danger ou plutôt son fabuleux projet ? Et surtout qu’allons-nous devenir ?

Un livre visionnaire ? Souhaitons que non, mais qui nous tient jusqu’à la toute dernière page comme un aimant.

Un style fluide, superbement bien écrit. Un vrai régal !

Je recommande fortement ce livre pour vos vacances !

 

« Même la ficelle la plus solitaire finira tout simplement par se dissoudre dans le temps. Le temps engendre les conséquences : voilà la clé. »

« Si le temps venait à s’arrêter, est-ce que plus rien ne bougerait ? »

 

https://www.amazon.fr/Sanction-Grands-souffles-Pierre-Tré-Hardy-ebook/dp/B08C817MHD/ref=nodl_

 

*******

 

Mourir d’amour de Louise Casenove

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une bien jolie couverture qui attire l’oeil, des premières lignes qui donnent envie de lire la suite, un titre qui veut tout dire, en résumé, un roman qui ne doit pas rester dans l’ombre.

C’est l’histoire de Louise, c’est aussi l’histoire d’un manuscrit, l’histoire d’une vie pas toujours très drôle, pas toujours très facile, c’est l’histoire du verbe aimer, avec cette inéluctable question : est-on vraiment libre d’aimer qui on veut, quand on veut ou est-on simplement la résultante de notre passé qui interfère sur notre présent ?

Une question essentielle à laquelle Louise tente de répondre au travers de ses rencontres, comme Tristan, l’alcoolique, Mohammed , comme Charlie … une jolie histoire de vie.

De magnifiques phrases qui feront, j’en suis certaine, de jolies citations :

« Non, son plaisir coupable, c’est l’oubli. »

« Comment partir, je veux dire, comment partir « vraiment » quand on ne vous retient pas ? »

« Tu crois qu’ils ont compris que les cages même dorées restent des cages et qu’au fond, nous sommes tous prisonniers de nos vies. »

« Est-ce que c’était ça l’amour ? Faire mal avant de consoler ? »

« Tu penses que c’est normal normal d’être méchant avec la personne que tu aimes. Parce que c’est le seul amour que tu aies connu. »

 

https://www.amazon.fr/Mourir-damour-Louise-Casenove-ebook/dp/B087397Q83/ref=nodl_

 

******

 

La petite fabrique du bonheur d’Alice Quinn

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Encore un petit livre de vacances autoédité bien sympathique bien écrit, poétique, avdc une jolie histoire feel good, celle de Meryl est une jeune danseuse brisée en plein élan par un accident qui trouve refuge en devenant serveuse à La Petite Fabrique, un café fréquenté par des personnes meurtries par l’existence. Elle y rencontre Robin, sportif qui cache sa blessure derrière un comportement asocial, un aveugle aimant la lecture.

Un style agréable, une histoire douce, mais sans surprise. J’avoue tout de mem avoir eu un peu de mal gênée par les allusions récurrentes. Comme j’ai tendance à dire, le Covid, on en a mangé à toutes les sauces et une piqure de rappel dans une si charmante histoire n’était pas indispensable. Mais bon, l’écriture de ce roman est tellement jolie, que je fus rapidement happée par le récit, faisant fie des allusions politiques ou sur la pandémie pour ne conserver que la petite bulle de positivisme que transpire cette romance.

 

« Moi, je trouve qu’il faut aider les autres à avancer. Même si on n’est pas sûr du résultat. Ce qui compte, c’est le chemin. »

 

 

https://www.amazon.fr/PETITE-FABRIQUE-DU-BONHEUR-ebook/dp/B088FZP7CH/ref=nodl_

 

 

*******

 

Quantum de Patricia Corwell

⭐️⭐️⭐️

 

Que de mauvaises critiques j’avais lues, mais ayant des goûts parfois différents, j’ai donc plongé avec curiosité dans ce nouveau roman, le premier d’une nouvelle série sans Scarpetta. C’est vrai que cela fait un peu drôle d’abandonner un personnage qui a franchi plusieurs décennies (peut-être ce qui a gêné les nouveaux lecteurs ?)

En tous les cas, j’ai retrouvé l’ écriture, le style de Patricia Corwell, ses descriptions détaillées, ses remarques vues avec l’oeil de la légiste qu’elle fut.

J’avais lu que certains lecteurs avaient trouvé cette histoire longue et terne.  Ce n’est pas faux, mais c’est du pur Corwell, fidèle à son mode littéraire.

Certes, on n’a pas à faire à ces nouveaux polars bourrés de dialogues, parfois si mal écrits que mes poils se hérissent, mais c’est ce qui plait ! Triste réalité ! Les écritures faciles en fait.

Vous l’aurez compris, Quantum n’est pas un livre facile, mais j’ai trouvé intéressante ce plongeon dans un nouvel univers, celui de la NASA où avance le personnage principal. J’ai apprécié la description détaillée du travail tout comme l’approche psychologique. En clair, je ne fus pas déçue ! Ceci étant, ce n’est pas non plus son meilleur ! Peut-être juste le décors planté des nouveaux personnages.

 

L’histoire

 

la veille d’une mission spatiale top-secret, la capitaine Calli Chase détecte une alarme dans le tunnel d’un des centres de recherche de la NASA. Spécialiste en mécanique quantique et enquêtrice en cybercriminalité, Calli sait que l’approche imminente d’une tempête avec le shutdown décidé par le gouvernement créent des conditions idéales pour un sabotage.

Le danger dépasse toutes ses craintes. Des indices troublants indiquent que Carmé, sa sœur jumelle, portée disparue depuis plusieurs jours, est liée à cet incident. Alors que le compte à rebours est lancé, Calli prend conscience qu’en cas d’échec la catastrophe sera terrible pour le programme spatial et pour la sécurité de la nation tout entière.

 

 

https://www.amazon.fr/Quantum-Patricia-Cornwell/dp/2709666898/ref=pd_sbs_14_1/258-0312793-8318276?_encoding=UTF8&pd_rd_i=2709666898&pd_rd_r=2b1fcfb1-c698-4568-a9a4-3d15e092af3c&pd_rd_w=K1Kh0&pd_rd_wg=t8IAc&pf_rd_p=5df3b724-4d3e-4605-89d0-6cb31bf88ddc&pf_rd_r=MFPW6KTXBAX3XZQX7HG9&psc=1&refRID=MFPW6KTXBAX3XZQX7HG9

 

 

******

 

GOLIAT de Mehdi Brunet

Taurnada éditions

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

C’est toujours avec plaisir que je découvre en SP une des nouvelles parutions de Taurnada éditions dont la sortie sera début septembre. J’ai rarement été déçue à ce jour. Merci pour leur confiance.

Ce roman se lit facilement. Le décors est planté sur une plateforme pétrolière nommée Goliat où il se passe de drôle de choses. Des cadavres. Une liaison impossible avec la terre. J’ai particulièrement aimé les personnages David Corvin, ex-agent du FBI et Abigail qui vont tenter de stopper un désastre sur Goliat.

Le passage régulier d’une année à une autre nécessite un temps d’adaptation, mais le tout étant bien rythmé, cela ne s’avère pas un obstacle.

Un bon livre de détente pour les pieds en éventail

 

https://www.amazon.fr/Goliat-Mehdy-Brunet-ebook/dp/B08D9HDVLS/ref=nodl_

 

*****

 

Apprendre une langue à l’ère numérique de Ivana Galvánková,

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Étant une quiche en informatique, je me suis dirigée un peu sur la pointe des pieds vers ce livre qui attisait, je l’avoue, ma curiosité. Malgré l’apprentissage de l’anglais au collège et au lycée à une époque où la tradition littéraire était surtout source de bonnes notes, je n’ai jamais su tenir une conversation en anglais.

Au final, ce ne fut pas rébarbatif et j’ai beaucoup aimé les conseils de l’autre comme : « Visualisez-vous parlant cette langue pendant plusieurs minutes et avec de nombreux détails avec un autre expert ou natif. » J’ai bien aimé le principe du 80.20.

Cela paraît bien simple expliqué ainsi, mais pas certain qu’à mon âge ce soit une réussite ! En tous cas, je testerai certainement grâce à une petite sélection de systèmes en ligne destinés à apprendre les langues., qui donne plein d’informations. Une vraie mine d’or !

J’ai bien envie d’essayer !

 

« N’oubliez pas qu’il est aussi important de trouver la motivation pour commencer que de la conserver jusqu’à ce que

vous atteigniez votre objectif. »

 

 

https://www.amazon.fr/Apprendre-une-langue-lère-numérique-ebook/dp/B08B8S3GPL/ref=nodl_

 

******

Rutabaga la sorcière de Fanny le Rouet

La mésaventure d’Igor

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Mini roman jeunesse

 

J’avais déjà eu un coup de coeur pour une des aventures de cette sympathique sorcière qui avait bien plu à ma petite-fille. Je ne fus pas déçu par cet autre tome ( que je lui ferai lire à de prochaines vacances)

D’abord Rutabaga est une sorcière de notre époque qui déchire ! Elle se trimballe avec un téléphone et un GPS. Et Igor allez-vous me dire ? Je vous laisse le découvrir !

Un mini roman qui plaira à tous les enfants. Dommage qu’il n’y ait pas plus d’illustrations vu le coup de crayon superbe de l’auteure car cette sorcière, on l’aime vraiment !

Juste pour ceux qui auraient peuuuurrrr : « Rutabaga est une gentille sorcière. Elle ne mange pas les enfants, ni aucun être vivant car elle est végétarienne. »

J’ai adoré ! ( je reste une grande enfant et une ancienne instit, ça se voit !)

Foncez acheter ce petit bijou !

 

https://www.amazon.fr/Rutabaga-sorcière-mésaventure-dIgor-Fanny/dp/2322156620/ref=nodl_

 

*******

Absolution de Yrsa Sigurdardottir

Actes Sud

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une valeur sûre, un livre nordique comme je les aime sur le thème du harcèlement.

Très bon bouquin

 

 

C’est par des vidéos transmises sur Snapchat à tous les contacts de la victime que la police islandaise est avertie d’un crime. On y voit la jeune Stella, terrifiée, demander pardon avant sa mise à mort. Quelques jours plus tard, près du corps, un papier sur lequel est seulement écrit le chiffre « 2″ sera retrouvé.

L’inspecteur Huldar est chargé de l’enquête, et la psychologue pour enfants, Freyja, doit l’aider à mener les interrogatoires des amies de l’adolescente. Très vite, tous deux comprennent que Stella était loin d’être l’ange que beaucoup décrivent. Mais qui aurait pu en vouloir à une lycéenne au point de la tuer ?

Peu après, un jeune homme est enlevé chez lui, en l’absence de ses parents. Là encore une feuille est découverte sur les lieux de la disparition : y est inscrit le chiffre « 3″. Jusqu’où la série se poursuivra-t-elle ? Et qu’en est-il de la victime numéro 1 ?

Dans cette nouvelle enquête haletante, Yrsa Sigurðardóttir met en lumière un drame terriblement actuel, qui touche tous les pays, tous les pans de la société et toutes les classes, celui du harcèlement en milieu scolaire et, plus difficile à endiguer encore, sur les réseaux sociaux

 

 

 

*****

Itinérance de Franck ESPOSITO

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une promenade au travers une vie, celle de Fabio Delmonte. C’est mon troisième livre de cet auteur et je ne fus pas déçue. Tout commence avec la naissance de Fabio, un 14 juillet 1848 à Marseille. La couleur est annoncée. Nous allons naviguer au travers du dix-neuvième siècle et au travers de différents pays.

Une fois encore, j’ai beaucoup apprécié la plume fluide de l’auteur, un morceau de vie écrit avec passion. Ce roman est une totale réussite encore plus savoureuse que Chicago River que j’avais particulièrement apprécié !

 

 

https://www.amazon.fr/Itinerance-FRANCK-ESPOSITO-ebook/dp/B08F4LTTKJ/ref=sr_1_1?dchild=1&qid=1597941350&refinements=p_27%3AFRANCK+ESPOSITO&s=books&sr=1-1

 

*****

Authentique de Jean-Jacques Goldman

Par sandri Casati

City édition

( septembre 2014)

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

 

Fan de JJG depuis toujours, c’est pour moi toujours un grand plaisir de lire sa biographie, montrant à chaque fois à quel point ce chanteur est un homme « bien »

J’ai eu l’immense chance de le rencontrer en « vrai » plusieurs fois, une personne d’une grande sensibilité.

Tout a commencé avec un petit bonhomme de 3 ans qui connaissait ses chansons par coeur. Son rêve était de le voir. Il est mort avant, mais j’ai osé prendre ma plume et écrire au grand monsieur pour lui raconter … il m’a répondu quelques semaines plus tard une longue lettre manuscrite que j’ai toujours.

Ainsi débuta un partenariat pendant plusieurs années avec de nombreux cadeaux pour mes classes, une rencontre au Zénith spécialement pour nous, un concours dans ma ville …

À travers ce livre, mon passé m’a fait un clin d’œil sympathique.

Un homme bien qui m’a permis de réaliser des projets extraordinaires !

Comme quoi on peut être la personnalité préférée des français et être une belle personne sans la grosse tête !

 

……..

 

L’enfant aux yeux d’étoile de Frédéric Lesur

éditeur Anne Carriere ( 2018)

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un bien joli roman que celui-là, poétique, tendre, l’histoire de Mathys, de Louis, le Petit Prince et Antoine, une magnifique histoire qui flirte avec la mort, l’amitié, les beaux sentiments. Un régal pour un premier roman.

 

L’histoire :

 

Enfant précoce, Mathys est le fils unique d’un couple d’enseignants. Il a dix ans quand un accident emporte brutalement ses parents. Le choc le fait s’effondrer dans une psychose réactionnelle incroyable : voilà qu’il prétend être « le Petit Prince » et qu’il agresse quiconque tente de le ramener au réel ! On fait appel à Louis Russel, pédopsychiatre, spécialiste des traumatismes infantiles et homme de cœur. Une thérapie baroque s’engage. Russel emmène Mathys sur le haut plateau d’Aubrac où s’est produit l’accident. Le faux Petit Prince retrouve peu à peu le goût du lien, mais son déni tient bon. Alors que le séjour s’achève, Russel conduit l’enfant jusqu’à un lac isolé dans la montagne puis s’éclipse. C’est alors que surgit un renard…

 

Des phrases magnifiques …

« Les solutions sont des petits oiseaux qui se taisent quand on n’est pas prêt et qui gazouillent quand on est bien. «

 

« Les poisons font pleurer le sang »

 

« Ça a beaucoup de pouvoir une étoile comme toutes les choses qui font de la lumière et sont belles. »

 

« La liberté n’est pas si facile à vivre. Elle inspire souvent l’angoisse, c’est pour cela que les hommes ont inventé des chaînes. »

 

« La fidélité allume une lampe de souvenir qui brillera pour toujours. »

 

« Quand on ne peut plus regarder avec le coeur parce que cela fait trop mal il reste une solution, apprendre à regarder avec l’âme. »

 

« L’imaginaire est le meilleur soin palliatif du réel. »

 

*****

Les héritiers de Stonehenge de Sam Christer

MA Editions (8 juin 2011)

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

L’avantage du numérique est de pouvoir tomber sur un livre sorti il y a un bon bout de temps. Une histoire assez sympathique, peut-être un peu tirée par les cheveux, mais intéressante et bien documentée.

 

L’histoire

Huit jours avant le solstice d’été, un homme est massacré sur le site antique de Stonehenge, au cours d’un sacrifice à glacer le sang, devant une assemblée de fidèles cagoules. Quelques heures plus tard, l’un des plus célèbres chasseurs de trésors du monde se suicide dans son manoir. Il laisse à son fils, l’archéologue Gideon Chase, avec lequel il était brouillé, une mystérieuse lettre…

Formant équipe avec une intrépide policière du Wiltshire, Gideon ne tarde pas à découvrir une société secrète – une antique légion internationale entretenant depuis des millénaires le culte de Stonehenge. Avec à sa tête un nouveau chef charismatique et impitoyable, la secte accomplit maintenant des sacrifices humains rituels dans une terrifiante tentative pour percer le secret des Pierres.

Truffés de codes et de symboles, Les Héritiers de Stonehenge est un thriller au rythme haletant qui vous révélera des détails fascinants sur l’un des lieux les plus mystérieux au monde.

 

Un livre idéal pour les vacances !

 

https://www.amazon.fr/héritiers-Stonehenge-Sam-Christer/dp/2300038706/ref=nodl_

 

*****

 

VORGS ! Les cartes du destin. de Lara Lee Lou Ka

 

 

 

https://www.amazon.fr/VORGS-Lara-Lee-Lou-Ka-ebook/dp/B08DZ83X63/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&dchild=1&keywords=VORGS+%21+Les+cartes+du+destin.+de+Lara+Lee+Lou+Ka&qid=1597943201&s=amazon-devices&sr=1-1

 

******

Le sacrifié de Castelluccio de Isabelle Chaumard

Editeur : Le Mot Et Le Reste

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un livre très court ( 90 pages numériques) donc très vite lu, une histoire bien plantée. Pas un coup de coeur mais j’ai bien aimé l’ambiance et le style d’écriture.

Une histoire mélangeant le passé et le présent plantée dans le décor d’un ancien hôpital psychiatrique, sur les hauteurs d’Ajaccio.

Je ne connaissais pas cet auteur et ce fut une découverte intéressante.

https://www.amazon.fr/Sacrifié-Castelluccio-Isabelle-Chaumard/dp/2361392526/ref=nodl_

 

******

CB179F01-AEF4-4429-B22D-58E1DA1EAC00

 

 

 

 

 

 

( 25 août, 2020 )

Vieillir au coin du feu

Mon arrière-grand-mère est décédée à l’âge honorable de quatre-vingt-dix-huit ans.  Je la revois ratatinée au coin de la cheminée, entourée de sa famille. Une autre époque où les anciens faisaient partie des meubles et n’étaient pas bons à être placés. Notre société est devenue égoïste, centrée sur l’individu et non les autres, oubliant que l’ancêtre est la racine de leur vie.

Vieillir au coin du feu, on en rêve tous et c’est possible, enfin, ce devrait-être possible si la politique en faveur des aidants était plus souple, plus simple. Comment peut-on décemment s’occuper de ses parents âgés sans aide financière ? On donne sans compter pour les enfants ( allocations diverses, rentrée scolaire), mais pour une personne qui a dépassé « un certain âge », il faut se battre pour obtenir des aides, comme si la génération du vingtième siècle avait une retraite à la hauteur des dépenses. La plupart de ces femmes n’ont jamais travaillé. Les placer dans un institut demande de gratter les économies, voire de vendre un appartement acheté à la sueur de leur front, pire de quémander l’aide des petits-enfants !

Après, certaines pathologies obligent, pour la sécurité des personnes, à les placer. J’ai dû le faire avec ma maman qui était atteinte de la maladie à corps de Lewy.  Aujourd’hui encore, je garde une sensation de culpabilité, comme un goût d’inachevé.

J’aurais tellement voulu pouvoir lui tenir la main lors de son envol, au  lieu de cela, elle est partie seule, tout comme, malgré mes nombreuses visites, elle fut bien seule les dernières années.

J’aurais aimé pouvoir la regarder vieillir au coin du feu, avec juste les flammes éclairant parfois son visage sans expression. Peut-être aurait-elle été moins malheureuse ? Si cela s’était passé au siècle dernier …

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=nodl_

 

835529B8-7D64-4AB0-805D-E59A48623D09

( 10 août, 2020 )

Penser à nos aînés

Covid, canicule, solitude, les pauvres ne sont vraiment pas épargnés en 2020. Et pourtant, même si on parle beaucoup d’eux dans les médias, il n’en demeure pas moins que dépasser un certain âge, on court vers une solitude forcée. Ne croyez pas que pour vous ce sera différent. Notre société a formaté une génération égoïste qui ne pense qu’à elle, à son bien-être. Pour garder leurs enfants, peut-être aurez-vous la chance d’avoir des nouvelles ou comme me disait récemment une amie, pour un petit chèque qui mettra du beurre dans les épinards :)

Vous en doutez ? Allez, je vais jouer l’avocat du Diable. Combien de fois votre progéniture vous a-t-elle contacté ce mois-ci sans raison juste pour vous demander de vos nouvelles ? Vous a-t-elle appelé pour savoir si vous n’étiez pas déshydraté ?

Et si vous n’êtes pas via Facebook ou Messager, pouvez-vous certifier que vous avez régulièrement des photos de vos enfants ou petits-enfants ?

Je ne dis pas que c’est une totale généralité, car ce n’est pas le cas de mes enfants, mais on s’éloigne de plus en plus de l’empathie de notre génération. Je me souviens n’avoir jamais cessé d’appeler ma grand-mère jusqu’à son dernier jour quotidiennement, et ce n’était nullement une corvée. Tout comme appeler mes parents  pour simplement entendre leur voix en rentrant de vacances pour avoir de leurs nouvelles. Aujourd’hui, le numérique facilite, paraît-il, le contact, mais un rapide sms ne remplacera jamais une conversation téléphonique !

Je n’ose me projeter dans vingt ans où nombreuses personnes seront certainement reléguées tel un paquet bien encombrant dans une maison de retraite !

Alors vous qui me lisez, faites comme je l’ai fait durant des années, appelez vos aînés, ne les laissez pas une seule seconde penser qu’ils sont bons à être jetés. Hier, vous avez eu besoin d’eux. Aujourd’hui, c’est leur tour d’avoir besoin de vous ! Et surtout dites-leur que vous les aimez avant qu’il ne soit trop tard …

ˋ

Ne pouvant plus le faire à ma maman, je ne peux que redonner le lien de « son livre-mémoire » … une façon de lui dire encore « je t’aime ! »

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=nodl_

981CEEF9-3757-49F9-90BC-E8065DA6D4D3

 

Attachment.png

( 29 juillet, 2020 )

Vivre avec la maladie à corps de Lewy.

 

Quelle joie de découvrir dans le bulletin de l’association a2mcl que la Haute Autorité de Santé a enfin rendu son verdict et n’utilise plus cet horrible terme « apparentée » pour désigner cette pathologie. Une belle victoire qui permet de reconnaître cette maladie comme une maladie spécifique et non une vague cousine d’Alzheimer.

Comme ma maman aurait été heureuse de l’apprendre ! Que de fois elle s’est heurtée à l’incompréhension du milieu médical ou des soignants qui lui parlaient comme si elle était une demeurée alors qu’elle avait toute sa tête ! ( même si elle était remplie d’hallucinations). Combien de fois j’ai dû moi-même expliciter aux personnes de l’ehpad qu’elle ne perdait pas la mémoire, qu’elle vivait juste sur un autre plan synonyme de souffrance.

Mettre une réalité sur une pathologie permet de mieux l’appréhender. Cette maladie est terrible autant pour le malade que pour l’entourage, et malgré tout l’amour que l’on peut donner, il ne peut y avoir de retour en arrière. Le malade se dirige vers une fin incontournable, douloureuse pour les aidants qui vont passer par des phases multiples de découragement, peine, agacement, culpabilité.

J’espère que cette avancée au niveau se la HAS permettra un meilleur suivi des aidants à qui on devrait impérativement proposer un soutien psychologique remboursé. Personnellement nul ne me l’a proposé et j’ai de mon propre chef été voir un psychologue pour gérer positivement ce deuil blanc, non remboursé, donc pas facile vu les frais déjà exorbitants de ces maladies.

Vivre avec un proche atteint de la maladie à Corps de Lewy, c’est vivre entre parenthèses, alors si j’ai un conseil, il ne faut pas s’oublier !

 

Et pour ceux qui ne le connaissent pas, ce petit livre pourra peut-être vous aider, et les bénéfices seront reversés en septembre à l’association. Un euro en moyenne par livre, une goutte d’eau qui commence à former un fond de verre ! Merci

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=pd_rhf_cr_s_pd_crcd_1_1/258-0312793-8318276?_encoding=UTF8&pd_rd_i=B087G1QTBZ&pd_rd_r=9ce123ee-fab7-47d3-9f85-8fece552fed1&pd_rd_w=Uedfj&pd_rd_wg=lmvqb&pf_rd_p=8b43ae33-d92e-486f-9e5a-cbba3cd7ed33&pf_rd_r=R1SYRVKPXS1PRBMQ5B29&psc=1&refRID=R1SYRVKPXS1PRBMQ5B29

 

 

( 25 juillet, 2020 )

Mon parcours …

Publier nécessite une grande confiance en soi que je n’avais pas. J’ai toujours écrit depuis que j’ai tenu un crayon comme certains dessinent,que ce soit des poèmes, des lettres, des journaux ou des « historiettes », mais seuls mes intimes pouvaient y avoir accès. N’ayant pas fait des études poussées en littérature, je n’osais pas, par crainte de décevoir. Pourtant, j’avais conscience, faute d’avoir un don, de détenir au moins une plume facile, un héritage de mon papa et de mon grand-père, qui tous deux maniaient les mots avec grâce. Et puis parfois, il suffit de presque rien, un échange intense, une sensation d’être poussé par un vent positif, et on ose. D’abord timidement avec des romances de juste quelques pages, puis l’enthousiasme  étant contagieux, des manuscrits se sont dessinés. C’est fabuleux cette sensation de naître une seconde fois, de pouvoir se sentir « libre » d’exister au travers juste des mots imaginés. Je serai toujours éternellement reconnaissante à la personne qui m’a permis de ne plus avoir peur de mes mots, même si cette avancée s’est ensuite enlisée dans un imbroglio digne d’une série B. Peu importe aujourd’hui, rien ne pourra m’ôter cette réalité : je suis une auteure et je suis lue.

Mon premier polar fut construit, grâce à la ténacité de collègues, une sorte de roman collégial où chacun donnait son idée. Je n’ai jamais eu l’entière mérite de cette histoire qui est sortie chez Edilivre, une édition alternative où j’ai rencontré mon lectorat. Seuls Adelyse et Antoine sont « mes » personnages, les autres, je les dois à ces « coachs » de la pause-récré. Qu’est-ce qu’on a pu rire en écrivant ce livre !

S’en sont suivis d’autres polars écrits cette fois seule, puis repérée par une petite maison d’édition qui a eu un coup de coeur pour la série des Carlas, une pure romance où je traitais des sujets forts comme la mort d’un enfant, la maladie, la perte d’un père, la trahison, l’amour. J’ai eu l’immense honneur de faire mon premier salon de Paris, un rêve de gosse, assise timidement aux côtés de la grande chanteuse Sapho. La sensation de rentrer dans le monde des « grands ».

J’ai ensuite sorti « Hashimoto, mon amour » dont les ventes ont flambé, toujours très entourée par l’éditrice et l’attaché de presse, Pierre C. Ce fut une magnifique aventure qui s’est terminée lorsque l’édition a dû fermer.

Mes romans policiers furent alors repris par une autre édition Évidence éditions, chez qui j’ai également publié le remake « d’Hashimoto mon amour » sous le titre « Maladies Thyroïdiennes dévoreuses de vie. »  qui fera l’objet d’un article spécial dans le célèbre Santé Magazine d’octobre.

Et puis, j’ai eu envie de ressortir un vieux manuscrit poussiéreux, « Juste une seconde » en autoédition ( par paresse de chercher un éditeur) et qui ne cesse de voir ses commentaires positifs grimper.

 

https://www.amazon.fr/Juste-une-seconde-Sylvie-GRIGNON-ebook/dp/B0773THGQC/ref=nodl_

 

J’ai égalé fait peau neuve avec un autre manuscrit qui fut accepté dans une nouvelle édition, Souffles Littéraires, et qui sortira au dernier trimestre 2020.

J’ai également sorti en accord avec EE mon dernier polar chez Edilivre, le dernier des derniers de la série des Antoine et Adelyse AMBRE.

 

https://www.amazon.fr/Ambre-Sylvie-Grignon-ebook/dp/B08C68GFM7/ref=sr_1_3?dchild=1&qid=1595597532&refinements=p_27%3ASylvie+GRIGNON&s=digital-text&sr=1-3&text=Sylvie+GRIGNON

 

Et puis, parce que les mots doivent avoir un sens, même si certains de mes écrits furent détournés, voire retournés contre moi, il n’en demeure pas moins que mon but fut toujours d’apaiser les douleurs. Ainsi est né « Elle s’appelait Simonne. Elle s’appelle la DCL », un livre destiné aux aidants, aux malades, un livre pour elle, ma petite maman. Ce livre autoédité verra un minimum de un euro reversé par vente à l’association des aidants ( que ce soit en vente directe, cadeau, broché ou numérique). Un moyen de donner un sens à un non-sens.

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=sr_1_1?dchild=1&qid=1595597532&refinements=p_27%3ASylvie+GRIGNON&s=digital-text&sr=1-1&text=Sylvie+GRIGNON

 

Au final, je ne retiens du passé que cette immense bonheur d’être auteure ! Depuis fin 2013, je surfe sur ce bonheur tout comme celui aujourd’hui d’avoir du temps pour me consacrer à mes passions. Très lucide, je sais que je ne serai jamais milliardaire, mais je m’en moque. Je suis RICHE de tellement d’expériences fabuleuses et de plein d’autres àvenir ! Et à l’encre, j’ai aujourd’hui ajouté le pinceau, alors oui, elle est diaboliquement belle la vie !

 

 

63A2E6BB-5D5B-4CAD-A65E-9089FE16B483

 

( 22 juin, 2020 )

Notre thyroïde en quelques points

Je continue sur quelques points que vous avez ciblés par vos questions.  Merci de votre intérêt pour mon article de lundi dernier qui a dépassé les 4000 vues.

 

Un des points bien galère avec un problème de thyroïde : Les douleurs de dos.

Dois-je rappeler qu’en hypothyroïdie la thyroïde ralentit le métabolisme et l’accélère en hyperthyroïdie ?  À partir de cette réalité, on va donc assister en hypothyroïdie, à une fonte musculaire ce qui inexorablement va induire des douleurs. Cela fait dire à de nombreuses personnes ayant un dysfonctionnement thyroïdien qu’il peut y avoir un lien avec la fibromyalgie, tout aussi compliquée à diagnostiquer et tout aussi peut reconnue.

Quelles douleurs possibles ? Nombreuses, trop nombreuses : le bas du dos pouvant donner des sciatiques récurrentes, les dorsales avec des pincements au niveau du diaphragme. On rapporte ainsi des tiraillements au niveau de l’estomac voire de l’intestin. Et surtout à plus de 80% des douleurs des cervicales pouvant donner des vertiges, des étourdissements, des nausées, des impressions de tête prise dans un étau etc.

À cela peuvent s’ajouter des douleurs dans les muscles, dans bras, des cuisses, des crampes pouvant irradier les mains.

Les raideurs du rachis cervical font souvent peur et penser au pire, conduisant parfois à des radios ou IRM qui ne détectent rien d’inquiétant. Souvent trop d’examens alors qu’il suffit de vérifier si la « zone de confort » ( et non la norme) de tsh est correcte. Il vaut mieux éviter tous les traitements anti-inflammatoires, corticoïdes qui ne seront qu’un pansement. Entretenir son corps si on le peut avec une demie-heure minimum de marche qui permet aux articulations de se dérouiller.

En cas de blocage, une consultation en ostéopathie peut s’avérer bénéfique ( attention à bien choisir un ostéopathe et non un simple kiné et un thérapeute qui « étire » et non qui fait «  craquer »)

Certaines malades nous ont remonté une amélioration avec des séances de shiatu ou de sophrologie.

Dans tous les cas, un véritable handicap invisible qui devrait vraiment être reconnu !

 

Les changements d’humeur et le moral.

Rares sont ceux qui y échappent ce qui fait malheureusement dire aux détracteurs que c’est vraiment une maladie qui est dans la tête et qu’il est inutile de perdre son temps à écouter le malade.

On pourra voir des sautes d’humeur totalement imprévisibles en particulier pour les personnes en hyperthyroïdie qui partent au quart de tour et s’énervent pour un rien.

L’hyperthyroïdie va rendre la personne irritable, nerveuse, hyperactive, impatientes et elle peut passer dans l’heure à changer de comportement en passant du rire aux larmes, avec des crises explosives, et de grosses insomnies.

Inutile de vous dire que ces sautes d’humeur se retrouvent régulièrement sur les groupes des réseaux sociaux où la tolérance n’est pas toujours à l’honneur, mais excusable dans une certaine limite car c’est un des travers de cette maladie.

À l’inverse, un malade atteint d’un ralentissement de la thyroïde, va présenter un manque d’envie, une grande lassitude, et peu à peu une déprime pouvant conduire à une grosse dépression. On notera des coups de blues, une augmentation de la sensibilité, de la vulnérabilité, la proie idéale pour les manipulateurs et les pervers narcissiques.

On assistera souvent à des troubles de la concentration angoissants comme des oublis du numéro de carte bancaire, und impossibilité de calculer rapidement un prix, ou de se rappeler une conversation ou un numéro de téléphone , ce qui va donner une pensée confuse pouvant faire croire à une maladie de la mémoire. La personne va buter sur les mots, paniquer lors d’une conversation. Résultat, le malade sera triste, nostalgique et il envisagera le pire comme Alzeihmer.

 

La fatigue.

En hypothyroïdie comme en hyperthyroïdie, la fatigue sera là.  Dans les deux  cas, parce que le coeur va souffrir soit en se ralentissant, soit en s’accélérant. Certaines personnes affirment haut et fort sur certains groupes que l’hyper est plus dangereux que l’hypo ce qui est une totale ineptie, car le nombre d’AVC lié à un dysfonctionnement thyroïdien est plus fréquent lors des grosses hypothyroïdie et non l’inverse. Il importe donc de ne jamais laisser un problème de thyroïde s’installer trop longtemps,

Certains médecins refusent de traiter un dysfonctionnement thyroïdien qui est dans leur norme laboratoire. C’est au malade de savoir ce qui est bon pour lui et surtout de toujours vérifier lorsqu’une tsh est « limite » si une maladie auto-immune n’est pas présente ce qui changera totalement la norme.

Dans ce cas, on sait que Basedow pourra pour certains être guéri en deux ans, tandis qu’Hashimoto, le traitement sera à vie !

Là encore, certains malades se voient diagnostiquer Hashimoto avec 23 anticorps !

Il est évident que le corps réagit à des évènements, du stress, et que pour des raisons diverses des anticorps tpo peuvent apparaître puis disparaître. Ce ne sera jamais le cas pour un taux d’anticorps élevé qui pourra certes baisser avec les années mais rarement disparaître. On comprend donc que l’on ne devrait pas mettre dans le même panier un malade qui a 6000 anticorps Hashimoto, un autre qui a eu une ablation de la thyroïde, un autre qui a eu un dysfonctionnement lié à une grossesse, un accouchement, etc

Là encore, où sont les endocrinologues qui prennent des rendez-vous d’une heure à un prix correct, qui ne sont pas là pour vendre leur livre ou leur « théorie » à deux cents euros du quart d’heure ?

 

On voit donc une fois encore que ces troubles invisibles sont très compliqués à vivre pour le malade et surtout pour l’entourage qui n’arrive pas à suivre. Beaucoup de couples se séparent à cause d’un des membres atteints d’un dysfonctionnement de la thyroïde car il ne reconnaît plus « l’autre » et surtout il ne le comprend pas.

C’est bien dommage que la patience ne soit plus à la mode, car il suffit d’attendre un bon rééquilibrage, qui peut parfois prendre deux ans, pour que tout rentre dans l’ordre. Cela en vaut la peine, non ?

Alors oui, un malade avec hypo sera beaucoup plus passif, moins rapide, moins motivé « qu’avant », mais ce ralentissement peut avoir un bon côté : apprendre à savourer le présent !

Pour les hyperthyroïdiens, le changement d’humeur constant pouvant conduire à l’agressivité n’est pas simple à gérer, et en dehors d’un bon traitement, il est bon que le malade apprenne à gérer son stress durant sa maladie avec l’aide d’un thérapeute, d’un sophrologue ou tout simplement en prenant le temps de travailler sur son corps en apprenant à gérer cette humeur instable, car il ne fait pas exprès d’avoir ces sautes d’humeur ou cette agressivité, et pour lui, c’est une véritable souffrance  trop souvent incomprise. L’aider à aller mieux, accepter ces variations est une des premières clés bien plus importantes que les antidépresseurs ou les anxiolytiques en continue qui ne sont pas indispensables et trop souvent prescrits.

 

Douleurs de dos, problèmes d’humeur, encore des symptômes bien compliqués à vivre, mais qui se régularisent avec un bon traitement pour la thyroïde, alors plein de courage à tous les papillons !

La semaine prochaine, nous parlerons vacances et de notre thyroïde en vacances !

Bonne semaine à tous

 

Je rappelle que ces textes sont protégés par copyright. On m’informe que certaines personnes reprennent des morceaux pour en proposer des petits livres sur facebook . Ce n’est pas correct ! Et je n’aimerais pas avoir à faire retirer ces ouvrages ou faire valoir les écrits ce qui sanctionnerait les acheteurs. Un peu décourageant cette malhonnêteté ! Il suffit de me demander, et j’autorise le partage ( juste en rajoutant rougepolar et non son propre nom )

ABBB239E-B3DD-4DA6-AD3F-D9882692DF61

 

 

 

( 15 juin, 2020 )

Thyroïde et le bien-être du corps

Vos nombreux messages m’incitent à continuer à aider, informer, à mon humble niveau, comme je peux, humainement donc pouvant me tromper.

Plusieurs demandes sur les « trucs » souvent ignorés liés à un dysfonctionnement thyroïdien.

Aujourd’hui, je vais traiter le bien-être du corps.

 

Tout d’abord, les ongles striés. Ce sont les « rides » des ongles, perceptibles au toucher.  Souvent associés mais pas toujours à des ongles fragiles qui cassent.

Un médecin expliquait dernièrement qu’à chaque consultation il observait les ongles de ses malades. Combien d’entre vous ont eu un tel toubib ?

L’absence de pilosité. En général, on ne s’en aperçoit pas tout de suite, mais en hypothyroïdie, les poils poussent moins vite. L’épilation s’avère moins quotidienne. Les sourcils également change et se font plus clairsemés. Une des caractéristiques d’und crise de thyroïdite qui survient.

Les cheveux sont presque toujours touchés par cette maladie soit en cassant, en devenant secs, soit en tombant par endroit ( localisé parfois). Certains sur les groupes vont promettre une chevelure superbe avec tel complément alimentaire ou tel autre, il n’en est souvent rien et seul un bon équilibre de la thyroïde permet une chevelure de rêve. ‘En hyper, les cheveux cessent ( on peut avoir « des trous » dans la chevelure), en hypo, généralement on les perd. Comme test, mettez la main dans vos cheveux doigts ouverts comme un peigne, si des cheveux sont retirés avec votre main, c’est souvent un petit dérèglement. Bien sûr, il y a d’autres causes possibles, souvent le manque de fer ( mais pouvant lui aussi être lié à une hypo) ou un manque de vitamines.

Les kilos. La bête noire !  Seuls ceux qui n’ont jamais grossi critiquent ! Rien n’est pire que de faire attention à son alimentation et de voir les chiffres de miss Ducule monter, monter. Outre le côté santé qui trinque, le côté esthétique aussi. On se retrouve boudiné dans un pantalon ou les seins qui explosent dans un soutif !  Cet inconvénient est trop souvent mis dans la case « hypothyroïdie » alors que de nombreux malades en « hyper » prennent aussi du poids.  Malheureusement, pour les perdre, c’est un vrai parcours du combattant. La thyroïde « bloque » ces graisses et même un régime strict n’y fait rien ! En général, les donneuses de leçons qui vous disent que vous allez perdre vite si vous mangez moins ou si vous supprimez le gluten n’ont pas votre problème à vous ni votre degré de dysfonctionnement, car seul un rééquilibrage de la thyroïde va permettre d’amorcer une perte de poids qui sera longue. Si en plus vous rajoutez une maladie auto-immune dessus comme Hashimoto, et bien les fluctuations de l’attaque des anticorps va vous obliger à voir votre poids varié. Retrouverez-vous votre silhouette de jeune fille ?  Cela va dépendre des personnes car chacun est différent, mais une partie énonce avoir pris deux tailles à vie.

J’ai tendance à dire, le combat personnel doit être : éviter les dégâts ! Plutôt que songer à maigrir à tout prix, d’abord équilibrer sa thyroïde et ses kilos, puis tenter des méthodes moins lourdes qu’un régime qui fatigue encore plus ( surtout les plus de 50 ans). La marche quotidienne d’une heure est une bonne option et même si la perte est petite ( deux cents grammes par semaine) elle est durable si on n’arrête pas ! ( on comprend les dégâts du confinement sur notre thyroïde !)

Donc allez-vous me dire pourquoi tant de pro-sans gluten ? Tout simplement parce que pour certaines personnes la suppression du gluten a eu un effet bénéfique sur leur poids ce qui ne veut pas dire que c’est le cas pour tout le monde.

Le sans-gluten est efficace pour ceux qui ont une intolérance avérée au gluten ou une maladie cœliaque, maladie pouvant être reliée à Hashimoto, les anticorps attaquent cette fois l’intestin grêle. Ces personnes auront des douleurs intestinales, des  ballonnements, et supprimer le gluten va leur permettre de moins souffrir. Par contre, pour le commun des mortels, la suppression totale du gluten n’est pas indispensable. Trop nombreux ceux qui se lancent dans un tel régime « pour maigrir » et non pour ne plus souffrir. « Si ne plus manger de pain n’a jamais fait de mal à personne, s’auto-prescrire un régime sans gluten en l’absence de diagnostic d’intolérance est déconseillé par les médecins. »

Il en est de même pour le lactose. Je rappelle que le lactose est le « sucre » contenu dans le lait. Une intolérance entraîne divers inconforts digestifs qui font suite à l’ingestion de produits laitiers : ballonnements, diarrhées, douleurs, etc

Le « sans lactose » est trop souvent aujourd’hui confondu avec le « sans lait », alors qu’il existe de nombreux produits laitiers sans lactose, lait compris. La dérive à se tourner vers des laits de substitution comme le lait d’avoine, le lait de coco etc n’est justifié qu’en cas d’allergie au lactose et non aux intolérances au lactose.

Malheureusement, ces « régimes » ne font pas maigrir surtout en hypothyroïdie.

Voilà donc un petit résumé sur la relation entre le bien-être et ces fichues maladies de la thyroïde.

Faut-il le répéter ? Le stress, l’angoisse va agir sur cette thyroïde en mauvais état et sur le dos, et peut-être qu’une des solutions passe par une vie dénuée de stress, mais on y reviendra car c’est une autre histoire ! Pour un autre article !

087A8E1C-A1AB-4912-B255-E7D6B4F59CF7

( 14 juin, 2020 )

Un adieu peut-être juste un « au-revoir »

Un an que tu es partie, déjà. Le temps passe si vite, et nous sommes tous là aujourd’hui pour te rendre un dernier hommage, un peu comme si tu étais encore là. Il y a un an, lorsque j’ai vu ton corps sans vie, j’étais partagée entre le soulagement, car tu ne souffrais plus et la tristesse, car on n’a qu’une seule maman. Je savais que l’après n’allait pas être facile. Je l’avais déjà vécu lorsque j’avais perdu mon fils. Je pensais que ce serait plus simple, vu ton âge. Cela semble plus logique de mourir à quatre-vingt-cinq ans qu’à trois ans, et pourtant … je suis restée avec un vide, le vide de toi, un peu comme si mon quotidien perdait son essence, comme si mon univers éclatait en petits morceaux. Des années que j’avais réglé ma vie au rythme des visites, des échanges parfois trop courts, des regards qui en disent plus que les mots. Combien de fois depuis ai-je pris instinctivement le chemin de l’Ehpad, combien de fois me suis-je arrêtée devant un pull que tu aurais aimé ? Apprivoiser l’absence n’est pas une chose facile. Il faut laisser du temps au temps, laisser les souvenirs se poser, laisser les larmes sécher.

Aujourd’hui, cela fait un an, et j’ai juste envie de reprendre tes mots favoris « Positive Attitude ! » alors oui, je continue d’avancer avec ton sourire, avec cette sensation que j’ai fait au mieux même si ce ne fut pas toujours parfait, et que je peux continuer ma petite route avec ton souffle sur ma joue tel un baiser donné pour l’éternité.

Je t’aime maman, à jamais.

 

Aujourd’hui, j’accomplirai ton souhait, distribuer ton livre à tous ceux que tu aimais, ta famille, ma famille.

Merci à tous ceux qui l’ont déjà lu, cela m’a donné la force d’aller jusqu’au bout de cette route, celle de serrer le poing contre cette maladie injustement reconnue.

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL/dp/B087SJ2XK4/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

87882AE2-77FC-4078-873F-5CAB3E8E2C13

( 7 juin, 2020 )

La fête des mères

« Comme je ne l’aime pas cette année, cette fête des mamans, la première sans « toi ». Déjà, l’an dernier, ce fut difficile, je savais que la fin se dessinait. J’étais arrivée avec mes fleurs choisies avec amour, que j’ai posées sur ce meuble en sachant que tu ne les verrais pas. Tu n’étais déjà plus vraiment là.  Pourquoi ai-je voulu à tout prix t’amener ce bouquet ?  Pourquoi l’ai-je laissé sachant qu’après mon départ il serait certainement jeté ? Pourquoi suis-je également partie faire des emplettes pour te trouver un joli chemisier de la couleur que tu aimais ? Au fond de moi, je savais bien que jamais tu ne le porterais. Pourquoi se raccroche-t-on tellement à la vie, à cette petite flamme même si elle vacille ?

Cette année, il n’y aura ni bouquet ni shopping, il n’y aura que ces souvenirs qui me reviennent par vagues. Dernièrement, je me suis enfin plongée dans la correspondance que tu avais échangé avant ton mariage avec mon père. Comme ce fut amusant ces anecdotes d’un autre temps, ces traits de caractère que je ne te connaissais pas, cette vie que tu as pleinement croquée.

Tu m’as passé le flambeau ma petite maman et cette année, ce sera juste la mienne, ma fête des mamans puisque j’ai quatre beaux enfants. Mais même si tu voyages au fond du firmament, je voudrais tout de même avec une larme perlant au coin des yeux, une toute dernière fois, te dire du bout des lèvres comme lorsque j’étais enfant : « Bonne fête maman … »

 

J’en profite une fois encore pour redonner le lien du livre-mémoire, réalisé au départ pour sa commémoration qui aura lieu dans une semaine. Déjà presque deux cents lecteurs sans être passée par une édition classique. Mon cadeau pour elle …

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=nodl_

 

3B1D90D4-7764-422B-B923-6E08A2633AC0

12345...11
« Page Précédente  Page Suivante »
|