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( 9 juin, 2018 )

Et puis un jour …

 

Et puis un jour, on se réveille, on ouvre la fenêtre, et on éclate de rire. La vie est belle. Des claques, on en a reçues, des larmes, on en a versées, mais curieusement tout finit toujours par s’oublier, peut-être pas totalement, mais au moins la souffrance n’existe plus. On se souvient avoir eu mal, on se souvient aussi que l’on nous a fait mal, mais plus rien n’a d’importance.

Et puis un jour, on se rend compte que l’on a complètement tourné la page. Les souvenirs qui restent sont tels des nuages qui défilent. Parfois, on en attrape un, juste pour se faire du bien, un bon, évidemment. On se rappelle l’intensité, l’évidence, ce qui fut si bien. On tourne le dos à la réalité, aux questions sans réponse.

Et puis un jour, on n’y pense plus, non que l’autre ait totalement disparu, de nos mémoires usées. Simplement, le temps a passé. La vie a continué. D’autres mains, nous avons serrées, d’autres doigts attrapés.

Et puis un jour, même ton visage s’est effacé …

Alors ce jour-là, on ouvre grand la fenêtre, et on rit, on rit, à gorge déployée, on rit de ce que fut notre naïveté.

Ouvrez grandes vos fenêtres, c’est le secret de votre liberté.

 

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( 12 mai, 2018 )

Ce temps qui me manque.

 

Rien n’est pire que de voir les aiguilles du temps tourner à toute vitesse, comme si d’un seul coup, elles perdaient la raison. Bien sûr, il n’en est rien, mais j’ai la sensation, plus je vieillis, de ne pas arriver à stopper l’instant. Entre le travail, la famille, les obligations, et mes passions, je n’arrive guère à me poser. Si je vous disais que j’ai les lignes d’un scénario pour une dizaine de manuscrits, que j’ai dans ma PAL un nombre exorbitant de livres à lire, que j’ai envie de me lancer dans la peinture comme mon père, que j’aimerais pouvoir arpenter les rues de Paris afin de découvrir de nouveaux recoins, voire de prendre des clichés, que j’aimerais avoir le temps de voir mes amis au lieu de grappiller quelques heures sur les vacances, que j’aimerais surtout encore façonner des rêves, apprendre encore de nouvelles choses, en clair, rester vivante.

Dernièrement une copine me disait que « je perdais mon temps » à lire et à écrire, et que je devrais passer mes soirées de libre à danser. Je n’ai plus ce besoin ni cette envie que je considérerais maintenant comme une vraie perte de temps. Aller tortiller du popotin dans des salles ruisselantes de sueur, ce n’est plus pour moi. J’ai adoré danser, des nuits entières, mais comme je l’ai déjà dit, je vis dans le bruit et ça me fatigue. Mon temps libre me sert à me ressourcer vraiment, à laisser les mots m’envahir, à autoriser ma plume à transpirer au maximum. C’est peut-être cela que l’on appelle vieillir avec sagesse ?

 

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( 10 mai, 2018 )

S’habiller en couleur

Avec l’approche de l’été qui n’a pas envie de sortir les couleurs ? Pour moi, c’est un défi que je ne relève que depuis moins de deux ans. J’ai toujours aimé les couleurs qui brillent ou les personnages qui s’habillent tout en blanc. C’est comme si on mettait de la lumière dans l’essence de la vie. Sans oser sortir les paillettes, j’aimais porter des robes courtes, bleues ou vertes, jusqu’au jour où ma route a croisé celle de l’Inconnu comme je l’appelle aujourd’hui, cet homme que je ne connaissais pas mais qui m’a pris ce que j’avais de plus sacré, la confiance que j’avais en moi, intervenant au nom d’un autre ( avec son autorisation ou pas, je ne le saurais jamais) en quelques mots réduisant la façon de me vêtir, ma manière de parler, en un « danger ». Certains en auraient ri, mais le contexte déjà douloureux m’a enfoncée. J’ai immédiatement troqué mes couleurs contre du noir et du gris, et durant plus de cinq ans, je ne suis presque plus jamais sortie dans ma petite ville, avec un habit couleur de lumière.

Heureusement, il y a toujours un jour où quelqu’un nous dit les mots que l’on avait besoin d’entendre. Que ce soit un thérapeute, un proche ou un ami. L’important est d’y être réceptif. Ce jour là, j’ai troqué directement mon manteau noir contre un vert kaki, j’ai balancé mes pulls sombres contre des pulls pailletés. J’osais de nouveau respirer, exister ! Les menaces voilées de l’Inconnu étaient toujours présentes, mais c’était comme si soudainement elles perdaient leurs pouvoirs.

Je ne saurais jamais pourquoi cette personne voulait m’empêcher de vivre, elle m’avait déjà séparée d’un ami, n’avait-elle pas déjà atteint son but ? Seulement elle n’avait certainement pas prévu que j’allais me relever, plus forte, elle m’avait sous estimée pensant que j’allais passer ma vie à raser les murs. Grave erreur, maintenant je me fiche des menaces, je me moque de ce que les autres pensent de moi, je mets de la couleur un peu partout aussi bien dans ma garde robe que dans ma plume ou dans mes passions. Et même si j’aime toujours par pur plaisir porter un pantalon noir ou un gilet gris, plus jamais je ne laisserais qui que ce soit mettre du noir dans ma vie !

Toi l’Inconnu, sache que je resterai dorénavant qui je suis, je resterai moi, et je m’en fiche de savoir qui tu es, qui t’as envoyé, tu ne me fais plus peur !

Quant à vous, habillez-vous de blanc, de rose, de vert, de jaune, bref de toutes les couleurs de la vie !

 

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( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

Pixabay.com

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( 30 mars, 2018 )

Doit-on regretter ses choix ?

Quitte à choquer, je dirais jamais ! Un choix se fait à un moment donné, parce que cette décision est importante au moment où on la fait. Elle n’a pas encore d’impact dans le futur, elle n’existe que dans une réalité bien présente. Si le regret s’invite, c’est que le temps a passé, que le présent n’est plus le même, et ces regrets s’appellent juste nostalgie. Au lieu d’avoir des regrets, mieux vaut analyser son passé. Pourquoi pensons-nous avoir fait le bon choix ? Cela nous a-t-il permis d’être heureux ? Ou avons-nous permis à une autre personne de l’être ? Pourquoi pensons-nous regretter nos actes ? Qu’est-ce qui dans ce présent nous interpelle pour nier ce passé ?

Nous ne sommes que de pauvres humains bien imparfaits, et nous ne pouvons que nous tromper, le tout est de le reconnaître, de s’excuser, afin d’éviter de réécrire indéfiniment les mêmes histoires. En fait, maudire ses actes passés est une absurdité, les comprendre est bien plus intelligent.

Pour éviter de regretter ses choix, une seule solution, ne pas anticiper l’avenir, ne pas se poser de questions, prendre les évènements comme ils viennent sans chercher à les comprendre. Comme j’aime à le dire dans mes romans, certaines relations ne marqueront jamais nos vies, parfois même nous aurons bien du mal à nous souvenir de certains prénoms, alors que d’autres, passés en coup de vent, laisseront leurs empreintes à jamais. Ce n’est pas pour autant qu’il faut regretter de les avoir connus, cela devait « être » tout simplement , comme nos choix, comme la vie, comme ces lignes que j’écris aujourd’hui.

( 27 mars, 2018 )

Quelle utilité ces réseaux sociaux ?

 

Jeunes auteurs vous êtes nombreux à venir me demander à quoi servent les réseaux sociaux. Tout d’abord en tant que simple personne, je n’en vois pas une vraie utilité, par contre en qualité d’auteure, c’est une bénédiction. Se faire connaître au XXI siècle, ne passe que par ce système, même s’il a ses limites. Tout le monde ne s’appelle pas Marc Levy et vend des millions de livres. Le petit gribouilleur de service a besoin d’un lien avec des potentiels lecteurs. Faire éditer son manuscrit est une chose, mais que l’on soit autoédité ou dans une édition classique, le résultat est la même. Il faut que le message passe. Il faut faire connaître sa plume.

Comment faire ? Déjà créer une page auteur et publier régulièrement des informations sur les livres à paraître, garder le contact avec son lectorat.

Après, j’ai connu dans une petite édition où j’avais publié Carla, l’attaché de presse qui inondait les réseaux professionnel ou fb de publicité par le biais de profils crée pour l’occasion. Cela m’a rapporté des dizaines de ventes, preuve que ce système marche bien, mais il faut avoir du temps. Personnellement, aujourd’hui j’avoue ne passer qu’un moment limité pour ma promotion. Outre le fait de poster quotidiennement de mon blog via Facebook et Linkedln mes articles chaque jour, je ne m’attarde pas, sauf pour une interaction possible avec mes lecteurs. Ce système de communication est utile, mais il ne faut surtout pas y consacrer ses journées. D’abord parce que comme tout système relié à Internet, c’est bourré d’anonymes, de propos parfois étranges sous couvert de cet anonymat, il faut apprendre à s’en détacher. J’avoue avoir régulièrement besoin d’une pause et confier mes profils à des proches de confiance, afin que le lien ne se brise pas, tout en me consacrant totalement à l’écriture ou à un projet important. Passer mes journées de libre connectées, non, je préfère grandement utiliser mon temps à savourer les moments précieux que je passe avec mes amis ou en famille, ceux que je conserve pour écrire, lire, ou toute autre passion. De plus en plus, je laisse même mon Iphone dès que je rentre dans mon home.

Mon fils me pousse à me tourner vers Twitter ou Instagram, qui, selon lui serait plus dans l’air du temps. Je reste sceptique sur l’impact littéraire, mais je suis ouverte à toutes suggestions, même si je n’ai pas encore franchi le pas. Mon unique but reste de partager mes mots, de distiller un peu de rêves dans ce monde où souvent la malveillance trône.

Utile ou non ces réseaux sociaux, j’attends vos avis !

( 10 février, 2018 )

Tout ce temps, cela en valait-il la peine ?

 

Ce temps, qui passe, qui file, qui ne s’arrête pas, ce temps parfois que l’on perd stupidement à attendre quelque chose qui ne vient pas, à compter le balancement de l’horloge, à simplement vouloir qu’un rêve se réalise. Ce temps est-il nécessairement perdu ? Qui n’a pas un jour égrainer des heures dans la salle d’attente d’un médecin ou pire à attendre qu’un ancien amour revienne ?

Une blogueuse écrivait dernièrement ne pas comprendre pourquoi und personne n’appelle pas. Cela me fait penser à toutes ces femmes amoureuses qui attendent depuis des semaines, des mois, parfois des années, un signe d’un homme dont elles sont un jour tombées amoureuses. Ce temps perdu à attendre en vaut-il la peine ? Difficile à dire car chaque vie est différente, chaque relation, et surtout chaque personne aura un ressenti à la hauteur de ses désirs. Nul ne peut juger pour les autres, il n’empêche que le temps reste une denrée précieuse, et attendre pour rien ne peut générer que douleur et souffrance.

Pourquoi un homme ne rappelle pas ? Parce qu’il est stupide, mais ça, on ne savait. Blague à part, peut-être simplement parce qu’il est passé à autre chose. Dans ce cas là, la jeune femme perdra effectivement son temps. Quand un homme tourne la page, il ne revient pas en arrière ou rarement, plus par orgueil que par vrai désir.

D’autres ne rappellent pas par peur. C’est terrible, la peur, cela fait faire des choses insensées. Peur d’être rejetés, peur de ne pas avoir plu, peur de montrer des sentiments, peur de se perdre surtout dans une relation. Ce n’est pas pour autant qu’ils ont vraiment tourné la page. Si c’est le cas, notre société moderne a des moyens très faciles de mettre fin aux illusions, tout simplement bloquer les profils sur les réseaux sociaux ou les numéros de téléphone, de whatschapp etc. Un moyen radical de mettre une fin définitivement, et une façon bienveillante de ne pas entretenir un faux espoir.

Seulement, dans le cas où cet autre aime jouer ou manipuler, l’autre va attendre sagement, sans cesser de vivre, juste en laissant une porte entrebaillée, au cas où …

Est-ce du temps perdu ? Si la personne continue de vivre, non. L’attente fait partie de l’existence, et si elle n’entrave pas le bonheur, alors cela peut en valoir la peine. Et puis, au fond, le temps n’est qu’un concept, alors pourquoi se perdrait-il ?

 

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( 27 janvier, 2018 )

Parce que je n’ai jamais baissé les bras.

Ma vie est un vrai patchwork de batailles que j’ai du mener, bien malgré moi, parfois les jambes flageolantes, mais sans jamais lâcher. Tel un capitaine de navire, j’ai affronté les mers les plus houleuses, les tempêtes les plus violentes, j’ai vu disparaître de nombreuses personnes que j’aimais, j’en ai vues aussi se perdre, se noyer, tentant parfois de m’emporter avec eux, mais quitte à m’en faire mal aux mains jusqu’à saigner, je n’ai jamais lâché le gouvernail. Je ne vous dis pas que je n’ai pas dégusté,  mon corps a encaissé, longtemps, puis petit à petit mon armure s’est fissuré, les plaies ont suppuré, j’ai perdu des morceaux comme si mon corps se désintégrait. J’ai aimé dans ma vie, à en crever, passer des nuits à espérer, à refuser de voir la noirceur dans un geste. J’ai eu mal à tel point que mes mâchoires se sont serrées à force de ne pas vouloir hurler.

Des dizaines de fois, je suis tombée, à tel point que parfois j’avais envie de m’endormir sur ce sol glacé, envie de ne pas me relever, de tout laisser tomber, et une petite voix toujours me disait «  Ne baisse pas les bras ! »

Alors, je me suis relevée, j’ai refusé de lâcher, je me suis accrochée même si je buvais la tasse, même si de « bonnes âmes » tentaient de me noyer, je flottais, jusqu’à marcher sur cette mer déchaînée.

Aujourd’hui, je suis une Survivante, tout est dans ce mot « sur- vivante », en clair je suis toujours en vie. Peu importe ce que l’on a pu dire sur moi, ce que l’on dira demain, je m’en moque. Je suis en vie ! C’est la seule chose qui compte, et ces différentes expériences m’ont juste fait comprendre qu’aucune barrière n’est infranchissable, que ce sont les autres qui érigent des pics devant leurs portes pour nous empêcher de les enjamber, mais que la bienfaisance et les bons sentiments auront toujours le dernier mot. J’ai appris aussi que l’âge n’avait aucune importance. Quand je vois des personnes qui osent mentir sur leurs années, j’ai envie de leur rire au nez ! Stupidité, tout est dans les actes. Tout est réalisable, je le sais maintenant. Tout rêve vaut la peine d’être vécu. Il ne faut jamais baissé les bras. Parfois votre corps ou les autres vous rappelleront à l’ordre, ne les écoutez pas. Si votre corps va mal, demain il ira mieux, quant aux autres, l’ignorance est leur arme, l’indifférence sera la votre.

Des échecs, j’en aurais encore, je l’espère, cela voudra dire que je vivrais encore longtemps, des moments de bonheur, des coups de coeur, des histoires d’amour, j’espère en savourer jusqu’à mon dernier souffle. Quant à tomber, j’ai compris comment éviter de me faire mal, il suffit de bien s’accrocher, de rester les deux pieds solidement figés, et de rire les cheveux au vent en laissant son navire voguer. Un jour, toi, tu m’as dit que je marchais sur l’eau, et bien aujourd’hui, malgré mes vieux os usés, je ne marche plus, je cours sans m’essouffler, et je croque dans la vie, en continuant comme je l’ai toujours fait, à ne jamais baisser les bras, et à vivre, tout simplement, vivre totalement, car je ne veux pas mourir en ayant des regrets.

«Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous que les avions décollent toujours face au vent»

HENRY FORD

 

( 23 janvier, 2018 )

Gros plan sur une auteure qui déchire !

Ayant eu un coup de coeur piur le livre de Véronique, je lui ai proposé un interview …

L’auteure  Véronique Rivat

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Question banale, votre livre préféré ?

Je suis amoureuse d’Hervé Bazin. J’ai connu cet auteur en lisant « Vipère au poing ». J’adore le style d’Hervé, cette manière qu’il a de vous emmener par la main pour traverser les chapitres jusqu’à la dernière page. J’avais 14 ans, je l’ai lu d’une traite. Je voyais les personnages comme si j’évoluais parmi eux. Je faisais partie intégrante de l’histoire. J’en ai encore des frissons.

Votre livre en un mot  ?

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Un mot ? S’il ne vous en faut qu’un je dis  : combat !
Mon livre c’est le récit de mon combat. Un combat pour la justice et la vérité qui m’ont tenue en haleine pendant 20 ans, par amour et avec l’amour.

Véronique, Qui êtes-vous, quel est votre premier métier, votre parcours, votre lieu de vie… ?

Je suis fonctionnaire d’État. J’ai débuté dans la comptabilité alors que j’ai fait des études littéraires. Puis, suite à une mutation, j’ai exercé  dans les ressources humaines et ensuite dans le domaine juridique. Vous constatez que j’ai plusieurs cordes à mon arc. J’aime être polyvalente. Je me suis toujours formée pour pouvoir remplir mes missions avec honneur et intégrité.
Je vis dans une petite ville de Meurthe et Moselle, au milieu d’un parc, dans un appartement, décoré style cosy. J’ai un lit à baldaquin !

 Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

Je suis une bricoleuse du dimanche. S’il y a y  truc en panne, je tente de le réparer. Parfois, ça fonctionne ! Je rénove des meubles, je peins, je ponce, je perce, je tapisse… Je fais aussi  office d’écrivain public, lorsque quelqu’un de mon entourage a un problème administratif ou juridique.
Je suis webmaster au sein d’une section de l’Union Nationale des Combattants et je suis également réserviste citoyenne. Cette dernière fonction m’amène à oeuvrer pour renforcer le lien entre les armées et la nation par diverses actions de soutien.
Vous pouvez maintenant deviner au sein de quelle administration d’État j’exerce.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’ai toujours écrit. Plus jeune, j’écrivais des poèmes. Mais je ne me croyais pas capable d’écrire un roman car c’est long, ça prend du temps alors que moi je suis toujours pressée ! Je vis constamment dans l’urgence,  un peu comme si j’allais mourir demain. Cela nous ramène à « Un jour de ta vie » inspiré d’une partie de MA vie. Avant de l’écrire, je l’ai donc vécu. Pendant 20 ans. Et ĺà aussi, il m’a fallu du temps pour faire des recherches, investiguer, interroger, ester en justice, faire de multiples demandes afin de récupérer des pièces administratives diverses et variées. Attendre, recommencer et en parallèle j’avais un fils à élever. C’est ma soeur qui m’a dit la première « mais écris tout ça, tu sais faire. C’est toute ta vie ». C’était en 2013. Puis mon amie avocate (Claire dans le roman) m’a relancée lorsqu’on est arrivées au bout dans la réalité de mon livre en 2015. J’ai réfléchis environ 6 mois. C’est finalement Florent qui m’a convaincue ( nous sommes toujours en contact médiumnique). Il m’a même aidée à la rédaction de certains chapitres. Et voilà comment j’ai ouvert une porte de mon destin qui m’a menée à la passion d’écrivain.

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture dans la journée ? Des moments privilégiés ?

J’écris partout, n’importe quand et sur n’importe quoi. Quand l’envie s’empare de moi, que j’ai une idée, une vision ou que je vis une situation particulière. Je ne m’impose aucune contrainte pour l’écriture, ni de temps, ni d’horaires, J’en ai suffisamment dans ma vie professionnelle. Quand j’écris je suis capable de rédiger sur un morceau de nappe en papier alors que je suis à un barbecue entre amis. Je suis un peu félée. Mais, il faut être félée pour laisser passer la lumière  !

Comment s’est porté votre choix éditorial ?
J’ai envoyé mon manuscrit à trois maisons d’éditions. Evidence Editions a été la première à répondre et  positivement de surcroît. Alors, j’ai signé. J’y ai vu un signe de Florent car « evidence »  en anglais, ça veut dire « preuve ».

Vos premiers retours sont très positifs, comment ressentez-vous ces commentaires ?
Je suis à la fois flattée  et émue par tous ces commentaires  remplis de compassion et de soutien à Flo. J’ai pleuré en écrivant.  Aujourd’hui, il arrive que des lecteurs m’appellent via messenger. Ils sont en pleurs eux- aussi. Alors, on en parle. De tout. Du meurtre de Flo. Du côté paranormal aussi. J’explique comment nous parvenons à rester en contact, lui et moi.
Ce qui m’exaspère, c’est lorsque je m’aperçois qu’un commentaire disparaît de la plateforme sur laquelle il a été déposé par un de mes lecteurs ou un chroniqueur. Je parle d’Amazon.
Ceci sans aucune explication. Je me bats depuis quelques semaines avec ce site car trois de mes lectrices ont été censurées sans être prévenues. Purement et simplement. Le site n’a pas encore intégrer que les auteurs tissent des liens avec leurs lecteurs via leur page Facebook ou leur blog. En général, nos lecteurs nous informent de leurs avis postés sur Amazon. Forte de cela, j’ai contacté Amazon afin d’avoir une explication quant aux raisons de ces trois censures qui me semblaient injustifiées. Il m’a été répondu que mes lectrices avaient elles-mêmes supprimé leur avis. J’ai opposé au site le fait que  j’étais en lien avec mes lectrices via les réseaux sociaux et qu’elles m’avaient assurée que la suppression ne venait pas d’elles. Elles ont donc été invitées à faire une demande de réinsertion de leurs avis. Ce qu’elles ont fait en me mettant en copie de leurs mails. Amazon a refusé d’obtempérer qualifiant leurs évaluations de « complaisance »!  Je suis hors de moi ! Sur quel article de sa charte, cette plateforme s’octroie le droit à la censure de plein droit  avec une argumentation qui ne peut être retenue légalement quant à la remise en cause de l’authenticité des commentaires incriminés.
En effet, quand cette plateforme avance que mes lectrices ont évalué mon roman par complaisance, elle insinue donc que, soit je les ai rémunérées pour le faire, soit elles l’ont fait par gentillesse sans aucune objectivité. Dans ce cas, qu’Amazon  nous en apporte la preuve ! Je trouve ce procédé totalement arbitraire et partial ! Aucun texte ne nous est apporté en appui de des arguments avancés qui restent sans aucun fondement qu’il soit d’ordre juridique, de moralité ou de fait.
N’oublions pas que mes lectrices ont acheté leur exemplaire sur le site en cause. Celui-ci ne s’est pas alors interrogé de connaître le lien entre l’auteur et le lecteur avant d’encaisser le règlement de la facture et d’empocher sa part du gâteau ! Je n’ai trouvé aucun article de la charte d’Amazon interdisant l’acheteur d’un roman de l’évaluer à partir du moment ou il est proche de l’auteur!  À moins qu’on fasse remplir un questionnaire à tous les gens qui achètent un bouquin pour vérifier leurs liens avec ceux qui les ont écrits !
Je ne sais pas quoi penser de cette affaire mais je suis en train de la creuser profondément. Lorsque j’en aurai le fin mot, j’écrirai un roman « les dessous d’Amazon » lol !
Je suis intègre et franche. J’ai accepté de vivre en société donc j’en accepte les règles et je les applique.
Ce que je ne conçois pas c’est que certains considèrent que les règles et les lois sont unilatérales en se plaçant au dessus pour n’en faire qu’à leur guise !

 Avez-vous des projets en cours, à plus long terme ?

J’écris la suite de « un jour de ta vie » le titre c’est « M’anamchara » je n’en dirai pas plus pour l’instant mis à part cet indice « Lorsque la vie te fait une fleur, n’oublie pas qu’un jour tu devras passer à la caisse »

Des conseils pour un auteur débutant ?

Il faut croire !  En soi déjà car quand on croit en soi, les autres y croient aussi ! Écrire c’est faire savoir ce qu’on ne peut pas dire. Laissez votre plume courir sur le papier ou vos doigts sur le clavier. Puis écoutez avec votre coeur. Si vous y croyez, vous entendrez une musique mélodieuse car  l’inspiration est à l’écrivain ce que la musique est au musicien !

Séparez-vous vie privée et votre travail d’auteur ?

C’est quoi ça, Sylvie ? Jamais ! je mélange tout ! Même en ce qui concerne la nourriture. Je suis capable d’avaler une fourchette de purée et une cuillère d’un flan à la vanille en même temps. J’écris en travaillant et vis versa, il m’arrive d’avoir un appel téléphonique de ma hiérarchie alors que je suis en plein milieu d’un chapitre !

Ma vie privée ? Elle est au delà …

Vous et les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux me permettent de conserver un lien avec mes lecteurs,mes collègues auteurs, ma maison d’éditions et les bloggeurs aussi. Je tiens à jour ma page auteure. Je donne des nouvelles. Je réponds aux messages sur messenger et je remercie tous ceux qui me lisent, ceux qui me soutiennent, ceux qui m’aident aussi. Des auteurs et des chroniqueuses me donnent des conseils toujours avisés.

Ils me permettent aussi de fliquer Amazon lorsqu’un de mes lecteurs ou l’une de mes chroniqueuses est victime de censure arbitraire !

Le mot de la fin ?

Je suis allée au bout de mon combat. J’ai écris « un jour de ta vie » pour rendre hommage à Flo. Je suis tellement heureuse que notre histoire soit lue et appréciée. Qu’on  comprenne Florent, qu’on le soutienne!  Même si c’est trop tard, même si je sais qu’il ne reviendra pas sur terre, c’est un véritable soulagement !

Merci à vous Sylvie
Merci à Evidence Editions, à mes lecteurs, aux auteurs, aux chroniqueurs, à tous ceux qui m’ont accordé, m’accordent et m’accorderont leur confiance en acceptant d’ouvrir la porte de « Un jour de ta vie » et de mes livres à  venir.

http://evidence-editions.com/index.php/2017/11/17/jour-de-vie/

( 22 janvier, 2018 )

Pourquoi n’appelez-vous pas ?

Pourquoi n’appelez-vous ? Pourquoi conserver un lien invisible, pourquoi ne pas le bloquer  ? J’ai envie de rebondir sur le post d’une amie auteure qui s’interrogeait sur ce thème. L’article d’Isabelle s’interrogeait sur ces personnes qui ne bloquent pas nos numéros, nos profils fb ou linkedlin alors qu’ils ne veulent plus de contact. Pourquoi ? Jeu, lacheté, désir inconscient ? Comment savoir ? Je n’ai pour ma part qu’un seul profil autant suf  fb que sur  Linkedlin, et une page fb Rouge-Polar. Ceux que je ne veux pas dans ma vie sont éjectés depuis longtemps et bloqués. Pour les autres, mon espace leur est ouvert.  Pourquoi les gens n’appellent pas  ?

J’ai envie de dire que beaucoup de personnes se laissent avoir par le temps, remettant tout au lendemain. Vous connaissez cette impulsion qui vous fait penser à cette amie que vous  n’avez pas contactée depuis des mois, vous y pensez souvent pourtant, mais voilà, la vie va trop vite, et vous oubliez que tant de mois ont passé. Ensuite il y a les autres, ceux qui n’osent pas appeler, parce qu‘il faut bien le reconnaître, la dernière rencontre fut tendue. Pourtant cela fait si longtemps que les mauvais moments sont oubliés, seulement  voilà, faire le premier pas ce n’est pas simple. Et si, c’était mal pris, et si l’autre n’avait pas changé, et si il vous en voulait encore ? Alors on n’ose pas, on n’insiste pas, même si au fond on en a vraiment envie.

Après il y a ceux ou celles qui ont marqué nos vies, que l’on a aimés d’amour, ces rencontres si fortes que l’édifice de nos vies en a tremblé. Seulement là encore, cela ne se finit pas toujours dans la sérénité. Alors parfois au détour d’un chemin ou au coin d’une rue, on croise de loin le visage estompé qui revient s’imposer sur le devant de la scène. On a envie d’appeler, parfois on ose, pas de chance, c’est occupé. On se dit que c’est le destin, qu’il ne sert à rien de réveiller les souvenirs du passé. Alors on ne rappelle pas. Toute une histoire d’instant que l’on a  raté ou pas. Mais c’est vrai que moi aussi, je me demande parfois, pourquoi n’appelez-vous pas ? Ou comme dit Isabelle, pourquoi ne bloquez-vous pas ce lien ?

Parfois des signes semblent se poser pour disparaître aussi vite, illusion, réalité, envie d’y croire, comment savoir, des chiffres, rien de plus, pourquoi ce manège de la vie qui tourne sans arrêt, pourquoi ces mots qui saignent de regrets.

Pour Isabelle …

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