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( 7 octobre, 2018 )

Ce besoin de paix et de calme.

Jeune, je nageais dans le bruit, dans les rires des enfants, écoutant de mon vieux pic up la musique à fond. Parfois je m’interroge sur ce revirement total de mode de vie. Est-ce le fait d’avoir côtoyé des milieux trop sonores ? D’avoir croisé tant d’inepties que je préfèrerais être sourde ? En tous les cas, mon bonheur aujourd’hui est indéniablement lié à la paix. J’en ai assez des personnes qui cherchent midi à quatorze heures, qui ne veulent rien comprendre, qui s’évertuent à ne vouloir croire que ce qui les arrange, qui font une montagne d’un grain de sable, qui voient surtout le mal partout. Ces gens, souvent tenaces, sans empathie, ne lâchent ni leur proue ni leurs idées. Je suis saturée du bruit que fait leurs propos malveillants rebondissant telle une balle bien loin de moi. Il fut une époque où stupidement, je serai tombée dans leur piège, accueillant les bras ouverts le chaud puis serrant les dents lors de la douche glacée. Vieillir, c’est voir la liste de la connerie humaine s’allonger de jour en jour, ces mensonges dits pour soit disant « protéger » l’autre, ces interprétations nécessaires pour cacher la vérité, pour surtout croire en sa propre folie. Je pense à toutes ces personne qui passent leur temps libre à construire  des machination dignes d’un polar, à fabuler sur des relations avec des grands de ce monde, à assembler Pierre avec Paul.  à tous ces pervers narcissiques qui manipulent pour le plaisir.

Avant j’aurais tout fait pour prouver und bonne foi, ma sincérité, et au final, je m’aper Que l’ho Ne changera jamais d’avis s’il s’est inscrit dans son propre schéma mental. Pourquoi se fatiguer ?

Avant j’avais l’espoir que les gens changent, que l’humanité future se réveille beaucoup plus emphatique, plus honnête, il n’en est rien. L’homme reste ancré dans ses certitudes offrant un espoir parfois, simplement pour conserver le pouvoir. Comme vous, j’y ai cru, c’est fini !

Aujourd’hui , je m’en moque complètement. Je veux juste ma paix. J’appelle le silence. Je veux juste laisser les mots glisser sans avoir à rendre de compte, juste pouvoir disparaître derrière ces phrases pleines de couleur qui dansent.

 

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( 1 octobre, 2018 )

Le passé, ce fardeau …

 

Hier est plus important qu’aujourd’hui qui n’est qu’ennuie. Oups. Je ne cesse de lire ces propos. Je ne peux adhérer à de telles idées ! Le passé est une période révolue, qui n’existe plus, qui ne reviendra pas, alors pourquoi tant de personnes perdent-elles leur temps ? Comme le dit une belle citation, si votre passé vous appelle, fuyez ! Il ne vous apportera pas le bonheur, juste un miroir embué, une illusion. Le présent, lui, est un magnifique instant. Passer son existence à imaginer ce qui sera, ce qui fut, ce qui pourrait être ou pas, ce qui aurait pu être si, quelle perte d’énergie ! Personnellement, j’ai toujours pour ma part vécu chaque seconde de ma vie comme si c’était la dernière, peut-être parce qu’ayant eu un enfant malade, j’ai appris l’importance de ces minutes qui ne se rattrapent pas, ces rires qui ne s’écriront plus, ces petits bonheurs qui laissent sur leur sillon une trace indélébile, inoubliable. Passer son temps à les rechercher voire à les revivre est une ineptie qui conduira inéluctablement à l’ennui dont parlent trop de personnes. L’ennui, je ne l’ai que rarement rencontré vivant pleinement mes émotions autant dans mon travail que dans ma vie personnelle. Je ne saurais dire si c’est un cadeau ou un piège. À vivre trop intensément parfois je me suis un peu grillée les ailes, mais contrairement à de nombreuses personnes le jour où je quitterais cette terre, je partirais en me disant «  Qu’est-ce que j’ai bien vécu ! » Tel un enfant, j’attrape le bonheur au vol comme des bulles de savon et même si elles finissent par éclater, je suis heureuse car j’ai vécu ces très bons moments. Alors peu importe que ces petites bulles de bonheur ne durent pas, l’important est qu’elles aient existé, et surtout de savoir qu’aujourd’hui, dans quelques secondes, je vais en attraper une nouvelle ! Elle arrive, regardez-moi et peut-être vous aussi pourrez tenir dans vos mains la suivante.

 

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( 19 septembre, 2018 )

Le milieu médical et les maladies thyroïdiennes.

 

Sans cesse nous recevons des questions sur cette difficulté à être pris au sérieux face à un dysfonctionnement thyroïdien. Beaucoup en veulent à leur spécialiste de ne pas comprendre alors que c’est leur spécialité. Seulement, on a tendance à oublier que les endocrinologues ne s’occupent pas que de la thyroïde, que leur spécialisation les pousse souvent plutôt vers le diabète, un fléau de notre société également. Comme je l’écris dans mon recueil, j’ai été en contact avec plusieurs étudiants en médecine qui m’ont avoué avoir fait l’impasse sur cette glande, maladie hormonale, bref de femmes. L’un d’eux m’a même expliqué que c’était plutôt du ressort de la gynécologue. J’avais envie de lui dire que c’était un peu comme si un professionnel de vélo devait réparer une voiture. Proche ne veut pas dire identique !

Alors, oui, on doit se battre. Alors oui, je me bats depuis déjà plus de quatre ans pour faire reconnaître cette maladie, parce que justement il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour que cela marche.

Il n’existe pas un dysfonctionnement thyroïdien, il n’existe pas une seule façon de traiter les personnes, il n’existe pas non plus un seul déclencheur, par contre « après », il va exister des dizaines de symptômes lourds parfois et semblables.

 

« Sa mère lui conseilla d’aller voir le bon médecin de famille, ce monsieur bedonnant qu’elle n’aimait pas, mais c’était un docteur, un vrai, et lui, il allait comprendre, l’écouter.

Seulement, ce n’était pas si simple. Comment expliquer à un vieux monsieur qu’à presque vingt ans, chaque pas semblait peser des tonnes, qu’il y avait ces fichus kilos qui lui donnaient des joues toutes gonflées même si elle gardait encore une jolie silhouette, ces maux de ventre qui ne cessaient de se répéter, ces crises d’angoisse qui survenaient sans prévenir, ces crises de larmes ? Lola avait besoin d’être rassurée, mais c’était sans compter sur ce toubib blasé qui l’observa, remarquant l’anxiété à fleur de peau, les cernes violacés entourant ses yeux, les lèvres gercées qui saignaient, la tristesse. Lola vivait mal sa scolarité. Un burn-out de plus. Il diagnostiqua avec facilité une dépression nerveuse et Lola ressortit avec un bon cocktail d’antidépresseurs du cabinet médical. »

Extrait de Maladies thyroïdiennes

Sylvie Grignon

Ce contenu protégé par des droits d’auteur.

 

Tout est dit dans cet extrait. Certaines personnes vont vivre avec une thyroïde détraquée et seront comme avant, sans séquelles, d’autres à l’inverse vont voir leur monde s’effondrer. Comment le milieu médical peut-il juger d’une souffrance invisible ? Comment surtout peut-on parfois aller jusqu’à se montrer cynique ? J’aime à raconter cette anecdote vécue il y a quatre ans. Pour une raison X, je ne pouvais consulter mon médecin traitant. Je n’étais pas stabilisée et mon dérèglement thyroïdien m’occasionnait des troubles sévères cardiaques, de tension, et des malaises. Je ne suis pas allée voir ce toubib pour me plaindre juste pour un conseil, pouvais je augmenter mon traitement d’une petite goutte ? Aujourd’hui, je sais que c’est possible, non dangereux, mais à l’époque j’étais novice. Ce professionnel a eu une grimace déplaisante lorsque je lui ai expliqué que j’étais atteinte de la maladie d’Hashimoto, et m’a dit avec agressivité que c’était une « maladie de gonzesse, que sa femme avait la même chose, et qu’il n’avait pas de temps à perdre pour ce genre de maladie. »

Et le serment d’Hippocrate mon petit monsieur ? Bien trop facilement oublié à notre époque ! Tout ça pour dire que ces maladies touchent les médecins dans leur pré requis personnels, dans l’interprétation des situations qu’ils ne peuvent comprendre puisque c’est une maladie invisible, parce que effectivement chacun est différent. Bien plus simple de s’attarder sur un diabète qui a des « normes » claires. Une norme thyroïdienne sera toujours reliée à des symptômes voire à des causes comme celles des maladies auto-immunes. Preuve en est, je connais une femme qui fait chaque année le marathon de Paris et dont la tsh est à 121. Elle va bien ! D’autres à 0,89 seront des légumes sur pattes.

Excusables les médecins, oui, s’ils se donnent le peine d’essayer de comprendre, d’accepter d’entendre, de quitter un instant leur manteau de savoir total.

Après, ensemble, eux, et nous les malades, nous pourrons peut-être un jour obtenir comme pour la fibromyalgie une reconnaissance, nécessaire, indispensable pour que toutes les personnes puissent vivre sereinement.

 

N’hésitez pas à laisser un marque page, un livre, un badge sur le bureau de votre toubib … ils sont de plus en plus nombreux à nous dire merci ! Un pas de géant dans un océan, mais personnellement j’y crois !

 

https://www.evidence-boutique.com/samsara/maladies-thyroidiennes-devoreuses-de-vie

 

( je rappelle que ce recueil reprend l’intégralité de Hashimoto, mon amour)

 

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( 23 août, 2018 )

Cette porte qui nous appelle …

Nous nous sommes tous retrouvés un jour face à une porte entrebâillée juste pour nous, cette porte tout au fond de ce chemin. Pousser cette porte, passer le seuil, avancer. L’impression de rentrer dans cette lumière dont parlent ceux qui ont fait une NDE. Ce besoin de franchir une ligne invisible pour renaître simplement. Qui n’en a pas rêvé un jour ?

Il y a un temps pour tout, pour souffrir, pour pleurer, pour aimer, pour rêver, pour exister.

Parfois, nos routes ont croisé certaines personnes dont le lien s’est étiré jusqu’à se rompre. On désirerait pourtant que ce lien ne casse pas, on fait tout pour le conserver, même si la blessure est profonde, même si cet autre n’est plus qu’un étranger, même si un mur nous sépare. Difficile de mettre le mot fin à ce qui a vraiment compté, pourtant d’autres liens vont se tisser, des liens extraordinaires qui se trouvent derrière cette ligne rouge, de nouveaux liens merveilleux qui surgiront au moment où on s’y attendra le moins.

Alors cette porte qui nous appelle, courons vers elle, on a trop attendu l’impossible, on a trop espéré, maintenant à nous de construire notre demain, un nouveau monde nous appartient !

 

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( 27 juin, 2018 )

Ces appels manqués

 

Qui n’a pas un jour pesté sur ces appels manqués, parce que l’on n’a pas entendu le téléphone sonner, parce que ce n’était pas le bon moment, parce que le bébé criait.  Qu’est-ce qu’un appel manqué parce qu’après tout, la personne rappellera un jour … Et bien pas toujours ! Il y a parfois « l’appel », celui que l’on a raté, celui qui était porteur de sens, celui que cette autre personne avait enfin osé tenter, et qui n’aboutira pas.

Bien sûr, il y a ces individus scotchés à leur smartphone comme si leur vie en dépendait, ceux-là renouvèleront leur tentative, aucun doute dessus, mais il y a les autres. Et croyez-moi, ils sont bien plus nombreux que vous ne le pensez. Ce seront ceux qui n’aiment pas trop téléphoner, qui ont peur d’un rejet, qui ne savent pas si l’interlocuteur a envie de renouer. Il y a ceux, comme me disait un jeune dernièrement, ayant subi « un éloignement juridique », qui ne savent pas si le temps écoulé, ils peuvent ou non prendre des nouvelles. Ceux-là voudraient bien prendre de vos nouvelles, savoir si vous allez bien, si vous êtes heureux, mais un frein inconscient les en empêche, le Temps, ce temps qui vous a séparés, qui a creusé ce fossé. Et pourtant, ce serait si simple de se retrouver.

 

Ces appels manqués s’auréolent de pur mystère jusqu’à parfois revêtir un manteau d’illusions. Je me souviens, il y a des années, je pensais à un ami sur la plage, j’écoutais de la musique. Ma route avait cessé de croiser la sienne depuis des lustres, et pourtant, à écouter cette chanson, j’avais une envie presque irrationnelle de savoir si cette personne avait trouvé le bonheur, si elle s’était positivement reconstruite. J’ai donc envoyé un message court, rapide, telle une bouteille à la mer. Le téléphone a sonné. Je n’ai pas eu le temps de décrocher.

Des années ont passé. Je ne saurais jamais la signification de cet appel manqué.

La vie a continué, j’ai croisé d’autres routes, j’ai certainement eu beaucoup d’appels manqués ayant mon téléphone en mode silence.

Et comme je suis une grande philosophe de la pensée positive, je me dis que ces autres avaient voulu  tout prix me joindre, ils auraient renouvelé leurs appels manqués, sinon peut-être vaut-il mieux parfois que des liens se coupent, que des visages s’effacent. Après tout, ce n’était que de la curiosité …09A0A3A8-B1BA-4DA6-B892-637F3A1F7BA5

( 9 juin, 2018 )

Et puis un jour …

 

Et puis un jour, on se réveille, on ouvre la fenêtre, et on éclate de rire. La vie est belle. Des claques, on en a reçues, des larmes, on en a versées, mais curieusement tout finit toujours par s’oublier, peut-être pas totalement, mais au moins la souffrance n’existe plus. On se souvient avoir eu mal, on se souvient aussi que l’on nous a fait mal, mais plus rien n’a d’importance.

Et puis un jour, on se rend compte que l’on a complètement tourné la page. Les souvenirs qui restent sont tels des nuages qui défilent. Parfois, on en attrape un, juste pour se faire du bien, un bon, évidemment. On se rappelle l’intensité, l’évidence, ce qui fut si bien. On tourne le dos à la réalité, aux questions sans réponse.

Et puis un jour, on n’y pense plus, non que l’autre ait totalement disparu, de nos mémoires usées. Simplement, le temps a passé. La vie a continué. D’autres mains, nous avons serrées, d’autres doigts attrapés.

Et puis un jour, même ton visage s’est effacé …

Alors ce jour-là, on ouvre grand la fenêtre, et on rit, on rit, à gorge déployée, on rit de ce que fut notre naïveté.

Ouvrez grandes vos fenêtres, c’est le secret de votre liberté.

 

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( 12 mai, 2018 )

Ce temps qui me manque.

 

Rien n’est pire que de voir les aiguilles du temps tourner à toute vitesse, comme si d’un seul coup, elles perdaient la raison. Bien sûr, il n’en est rien, mais j’ai la sensation, plus je vieillis, de ne pas arriver à stopper l’instant. Entre le travail, la famille, les obligations, et mes passions, je n’arrive guère à me poser. Si je vous disais que j’ai les lignes d’un scénario pour une dizaine de manuscrits, que j’ai dans ma PAL un nombre exorbitant de livres à lire, que j’ai envie de me lancer dans la peinture comme mon père, que j’aimerais pouvoir arpenter les rues de Paris afin de découvrir de nouveaux recoins, voire de prendre des clichés, que j’aimerais avoir le temps de voir mes amis au lieu de grappiller quelques heures sur les vacances, que j’aimerais surtout encore façonner des rêves, apprendre encore de nouvelles choses, en clair, rester vivante.

Dernièrement une copine me disait que « je perdais mon temps » à lire et à écrire, et que je devrais passer mes soirées de libre à danser. Je n’ai plus ce besoin ni cette envie que je considérerais maintenant comme une vraie perte de temps. Aller tortiller du popotin dans des salles ruisselantes de sueur, ce n’est plus pour moi. J’ai adoré danser, des nuits entières, mais comme je l’ai déjà dit, je vis dans le bruit et ça me fatigue. Mon temps libre me sert à me ressourcer vraiment, à laisser les mots m’envahir, à autoriser ma plume à transpirer au maximum. C’est peut-être cela que l’on appelle vieillir avec sagesse ?

 

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( 10 mai, 2018 )

S’habiller en couleur

Avec l’approche de l’été qui n’a pas envie de sortir les couleurs ? Pour moi, c’est un défi que je ne relève que depuis moins de deux ans. J’ai toujours aimé les couleurs qui brillent ou les personnages qui s’habillent tout en blanc. C’est comme si on mettait de la lumière dans l’essence de la vie. Sans oser sortir les paillettes, j’aimais porter des robes courtes, bleues ou vertes, jusqu’au jour où ma route a croisé celle de l’Inconnu comme je l’appelle aujourd’hui, cet homme que je ne connaissais pas mais qui m’a pris ce que j’avais de plus sacré, la confiance que j’avais en moi, intervenant au nom d’un autre ( avec son autorisation ou pas, je ne le saurais jamais) en quelques mots réduisant la façon de me vêtir, ma manière de parler, en un « danger ». Certains en auraient ri, mais le contexte déjà douloureux m’a enfoncée. J’ai immédiatement troqué mes couleurs contre du noir et du gris, et durant plus de cinq ans, je ne suis presque plus jamais sortie dans ma petite ville, avec un habit couleur de lumière.

Heureusement, il y a toujours un jour où quelqu’un nous dit les mots que l’on avait besoin d’entendre. Que ce soit un thérapeute, un proche ou un ami. L’important est d’y être réceptif. Ce jour là, j’ai troqué directement mon manteau noir contre un vert kaki, j’ai balancé mes pulls sombres contre des pulls pailletés. J’osais de nouveau respirer, exister ! Les menaces voilées de l’Inconnu étaient toujours présentes, mais c’était comme si soudainement elles perdaient leurs pouvoirs.

Je ne saurais jamais pourquoi cette personne voulait m’empêcher de vivre, elle m’avait déjà séparée d’un ami, n’avait-elle pas déjà atteint son but ? Seulement elle n’avait certainement pas prévu que j’allais me relever, plus forte, elle m’avait sous estimée pensant que j’allais passer ma vie à raser les murs. Grave erreur, maintenant je me fiche des menaces, je me moque de ce que les autres pensent de moi, je mets de la couleur un peu partout aussi bien dans ma garde robe que dans ma plume ou dans mes passions. Et même si j’aime toujours par pur plaisir porter un pantalon noir ou un gilet gris, plus jamais je ne laisserais qui que ce soit mettre du noir dans ma vie !

Toi l’Inconnu, sache que je resterai dorénavant qui je suis, je resterai moi, et je m’en fiche de savoir qui tu es, qui t’as envoyé, tu ne me fais plus peur !

Quant à vous, habillez-vous de blanc, de rose, de vert, de jaune, bref de toutes les couleurs de la vie !

 

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( 24 avril, 2018 )

Peut-on être coupable d’aimer ?

 

Lorsque l’on vieillit, que l’on devient comme moi grand-mère, on regarde avec philosophie cette rivière qui s’appelle la vie, qui coule sans jamais s’arrêter, on y jette des cailloux qui représentent des prénoms du passé, des rêves aussi.

Parfois on s’interroge sur ces vies qui se sont stoppées, ces sentiments qui se sont effacés, et d’autres à l’inverse, contre vents et marées, que rien ne pourra effacer.

Dernièrement une personne m’interpellait sur ces liens qui parfois se créent malgré nous, comme à notre insu, dont des années après nous, nous sentons peut-être un peu coupable.

Et pourtant, doit-on vraiment se sentir coupable d’une erreur ? Sommes-nous tellement parfaits que l’idée même de notre imperfection nous pousse à ce sentiment de honte ? Surtout choisit-on qui nous aimons, ces attirances contre lesquelles nous ne pouvons rien, qui s’inscrivent à jamais, qui sont, tout simplement, et qui restent bien plus vivaces que d’autres, peut-être justement parce que nous n’avons rien prémédité, rien voulu, parce qu’aimer s’est juste inscrit comme une réalité.

Parfois, on quittera tout pour recommencer, à d’autres moments, la vraie vie nous interdira de commettre une folie, alors nous choisirons une route bien tracée, sage,  même si notre coeur aurait tant aimé le chemin cabossé.

Jeune, je pensais que l’on ne pouvait aimer qu’une personne toute sa vie, je pense, à ce titre, avoir été trop possessive en amour, mais avec l’âge, l’expérience, ces autres qui me racontaient leurs vies, j’ai mis de l’eau dans mon vin. Aimer, être amoureux, sont deux choses qui peuvent être différentes. Être amoureux, c’est cette attirance aussi bien physique qu’intellectuelle, ce désir de passer du temps avec cet autre que nous découvrons, que nous aimons parfois déjà ou pas. Aimer, c’est cette longue construction qui fait que deux vies vont évoluer ensemble, pour le meilleur ( je déteste pour le pire, car malheureusement souvent cet amour disparaît dans ce pire)

Il peut arriver à chacun d’aimer deux personnes, différemment, autrement, sans pour autant renier l’une ou l’autre. La culpabilité n’a aucune raison d’être si ces amours ne font pas souffrir l’autre.

Je pense une fois de plus, qu’il faut rejeter toutes pensées négatives, avancer sans culpabilité, se dire que l’on ne doit jamais se sentir coupable d’aimer si cet amour apporte un peu de bonheur, vivre, plutôt que d’être malheureux à trop culpabiliser, vivre en aimant passionnément, c’est vivre vraiment.

 

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( 30 mars, 2018 )

Doit-on regretter ses choix ?

Quitte à choquer, je dirais jamais ! Un choix se fait à un moment donné, parce que cette décision est importante au moment où on la fait. Elle n’a pas encore d’impact dans le futur, elle n’existe que dans une réalité bien présente. Si le regret s’invite, c’est que le temps a passé, que le présent n’est plus le même, et ces regrets s’appellent juste nostalgie. Au lieu d’avoir des regrets, mieux vaut analyser son passé. Pourquoi pensons-nous avoir fait le bon choix ? Cela nous a-t-il permis d’être heureux ? Ou avons-nous permis à une autre personne de l’être ? Pourquoi pensons-nous regretter nos actes ? Qu’est-ce qui dans ce présent nous interpelle pour nier ce passé ?

Nous ne sommes que de pauvres humains bien imparfaits, et nous ne pouvons que nous tromper, le tout est de le reconnaître, de s’excuser, afin d’éviter de réécrire indéfiniment les mêmes histoires. En fait, maudire ses actes passés est une absurdité, les comprendre est bien plus intelligent.

Pour éviter de regretter ses choix, une seule solution, ne pas anticiper l’avenir, ne pas se poser de questions, prendre les évènements comme ils viennent sans chercher à les comprendre. Comme j’aime à le dire dans mes romans, certaines relations ne marqueront jamais nos vies, parfois même nous aurons bien du mal à nous souvenir de certains prénoms, alors que d’autres, passés en coup de vent, laisseront leurs empreintes à jamais. Ce n’est pas pour autant qu’il faut regretter de les avoir connus, cela devait « être » tout simplement , comme nos choix, comme la vie, comme ces lignes que j’écris aujourd’hui.

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