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( 10 février, 2018 )

Tout ce temps, cela en valait-il la peine ?

 

Ce temps, qui passe, qui file, qui ne s’arrête pas, ce temps parfois que l’on perd stupidement à attendre quelque chose qui ne vient pas, à compter le balancement de l’horloge, à simplement vouloir qu’un rêve se réalise. Ce temps est-il nécessairement perdu ? Qui n’a pas un jour égrainer des heures dans la salle d’attente d’un médecin ou pire à attendre qu’un ancien amour revienne ?

Une blogueuse écrivait dernièrement ne pas comprendre pourquoi und personne n’appelle pas. Cela me fait penser à toutes ces femmes amoureuses qui attendent depuis des semaines, des mois, parfois des années, un signe d’un homme dont elles sont un jour tombées amoureuses. Ce temps perdu à attendre en vaut-il la peine ? Difficile à dire car chaque vie est différente, chaque relation, et surtout chaque personne aura un ressenti à la hauteur de ses désirs. Nul ne peut juger pour les autres, il n’empêche que le temps reste une denrée précieuse, et attendre pour rien ne peut générer que douleur et souffrance.

Pourquoi un homme ne rappelle pas ? Parce qu’il est stupide, mais ça, on ne savait. Blague à part, peut-être simplement parce qu’il est passé à autre chose. Dans ce cas là, la jeune femme perdra effectivement son temps. Quand un homme tourne la page, il ne revient pas en arrière ou rarement, plus par orgueil que par vrai désir.

D’autres ne rappellent pas par peur. C’est terrible, la peur, cela fait faire des choses insensées. Peur d’être rejetés, peur de ne pas avoir plu, peur de montrer des sentiments, peur de se perdre surtout dans une relation. Ce n’est pas pour autant qu’ils ont vraiment tourné la page. Si c’est le cas, notre société moderne a des moyens très faciles de mettre fin aux illusions, tout simplement bloquer les profils sur les réseaux sociaux ou les numéros de téléphone, de whatschapp etc. Un moyen radical de mettre une fin définitivement, et une façon bienveillante de ne pas entretenir un faux espoir.

Seulement, dans le cas où cet autre aime jouer ou manipuler, l’autre va attendre sagement, sans cesser de vivre, juste en laissant une porte entrebaillée, au cas où …

Est-ce du temps perdu ? Si la personne continue de vivre, non. L’attente fait partie de l’existence, et si elle n’entrave pas le bonheur, alors cela peut en valoir la peine. Et puis, au fond, le temps n’est qu’un concept, alors pourquoi se perdrait-il ?

 

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( 27 janvier, 2018 )

Parce que je n’ai jamais baissé les bras.

Ma vie est un vrai patchwork de batailles que j’ai du mener, bien malgré moi, parfois les jambes flageolantes, mais sans jamais lâcher. Tel un capitaine de navire, j’ai affronté les mers les plus houleuses, les tempêtes les plus violentes, j’ai vu disparaître de nombreuses personnes que j’aimais, j’en ai vues aussi se perdre, se noyer, tentant parfois de m’emporter avec eux, mais quitte à m’en faire mal aux mains jusqu’à saigner, je n’ai jamais lâché le gouvernail. Je ne vous dis pas que je n’ai pas dégusté,  mon corps a encaissé, longtemps, puis petit à petit mon armure s’est fissuré, les plaies ont suppuré, j’ai perdu des morceaux comme si mon corps se désintégrait. J’ai aimé dans ma vie, à en crever, passer des nuits à espérer, à refuser de voir la noirceur dans un geste. J’ai eu mal à tel point que mes mâchoires se sont serrées à force de ne pas vouloir hurler.

Des dizaines de fois, je suis tombée, à tel point que parfois j’avais envie de m’endormir sur ce sol glacé, envie de ne pas me relever, de tout laisser tomber, et une petite voix toujours me disait «  Ne baisse pas les bras ! »

Alors, je me suis relevée, j’ai refusé de lâcher, je me suis accrochée même si je buvais la tasse, même si de « bonnes âmes » tentaient de me noyer, je flottais, jusqu’à marcher sur cette mer déchaînée.

Aujourd’hui, je suis une Survivante, tout est dans ce mot « sur- vivante », en clair je suis toujours en vie. Peu importe ce que l’on a pu dire sur moi, ce que l’on dira demain, je m’en moque. Je suis en vie ! C’est la seule chose qui compte, et ces différentes expériences m’ont juste fait comprendre qu’aucune barrière n’est infranchissable, que ce sont les autres qui érigent des pics devant leurs portes pour nous empêcher de les enjamber, mais que la bienfaisance et les bons sentiments auront toujours le dernier mot. J’ai appris aussi que l’âge n’avait aucune importance. Quand je vois des personnes qui osent mentir sur leurs années, j’ai envie de leur rire au nez ! Stupidité, tout est dans les actes. Tout est réalisable, je le sais maintenant. Tout rêve vaut la peine d’être vécu. Il ne faut jamais baissé les bras. Parfois votre corps ou les autres vous rappelleront à l’ordre, ne les écoutez pas. Si votre corps va mal, demain il ira mieux, quant aux autres, l’ignorance est leur arme, l’indifférence sera la votre.

Des échecs, j’en aurais encore, je l’espère, cela voudra dire que je vivrais encore longtemps, des moments de bonheur, des coups de coeur, des histoires d’amour, j’espère en savourer jusqu’à mon dernier souffle. Quant à tomber, j’ai compris comment éviter de me faire mal, il suffit de bien s’accrocher, de rester les deux pieds solidement figés, et de rire les cheveux au vent en laissant son navire voguer. Un jour, toi, tu m’as dit que je marchais sur l’eau, et bien aujourd’hui, malgré mes vieux os usés, je ne marche plus, je cours sans m’essouffler, et je croque dans la vie, en continuant comme je l’ai toujours fait, à ne jamais baisser les bras, et à vivre, tout simplement, vivre totalement, car je ne veux pas mourir en ayant des regrets.

«Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous que les avions décollent toujours face au vent»

HENRY FORD

 

( 23 janvier, 2018 )

Gros plan sur une auteure qui déchire !

Ayant eu un coup de coeur piur le livre de Véronique, je lui ai proposé un interview …

L’auteure  Véronique Rivat

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Question banale, votre livre préféré ?

Je suis amoureuse d’Hervé Bazin. J’ai connu cet auteur en lisant « Vipère au poing ». J’adore le style d’Hervé, cette manière qu’il a de vous emmener par la main pour traverser les chapitres jusqu’à la dernière page. J’avais 14 ans, je l’ai lu d’une traite. Je voyais les personnages comme si j’évoluais parmi eux. Je faisais partie intégrante de l’histoire. J’en ai encore des frissons.

Votre livre en un mot  ?

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Un mot ? S’il ne vous en faut qu’un je dis  : combat !
Mon livre c’est le récit de mon combat. Un combat pour la justice et la vérité qui m’ont tenue en haleine pendant 20 ans, par amour et avec l’amour.

Véronique, Qui êtes-vous, quel est votre premier métier, votre parcours, votre lieu de vie… ?

Je suis fonctionnaire d’État. J’ai débuté dans la comptabilité alors que j’ai fait des études littéraires. Puis, suite à une mutation, j’ai exercé  dans les ressources humaines et ensuite dans le domaine juridique. Vous constatez que j’ai plusieurs cordes à mon arc. J’aime être polyvalente. Je me suis toujours formée pour pouvoir remplir mes missions avec honneur et intégrité.
Je vis dans une petite ville de Meurthe et Moselle, au milieu d’un parc, dans un appartement, décoré style cosy. J’ai un lit à baldaquin !

 Quelles sont vos passions en dehors de l’écriture ?

Je suis une bricoleuse du dimanche. S’il y a y  truc en panne, je tente de le réparer. Parfois, ça fonctionne ! Je rénove des meubles, je peins, je ponce, je perce, je tapisse… Je fais aussi  office d’écrivain public, lorsque quelqu’un de mon entourage a un problème administratif ou juridique.
Je suis webmaster au sein d’une section de l’Union Nationale des Combattants et je suis également réserviste citoyenne. Cette dernière fonction m’amène à oeuvrer pour renforcer le lien entre les armées et la nation par diverses actions de soutien.
Vous pouvez maintenant deviner au sein de quelle administration d’État j’exerce.

Depuis combien de temps écrivez-vous ?

J’ai toujours écrit. Plus jeune, j’écrivais des poèmes. Mais je ne me croyais pas capable d’écrire un roman car c’est long, ça prend du temps alors que moi je suis toujours pressée ! Je vis constamment dans l’urgence,  un peu comme si j’allais mourir demain. Cela nous ramène à « Un jour de ta vie » inspiré d’une partie de MA vie. Avant de l’écrire, je l’ai donc vécu. Pendant 20 ans. Et ĺà aussi, il m’a fallu du temps pour faire des recherches, investiguer, interroger, ester en justice, faire de multiples demandes afin de récupérer des pièces administratives diverses et variées. Attendre, recommencer et en parallèle j’avais un fils à élever. C’est ma soeur qui m’a dit la première « mais écris tout ça, tu sais faire. C’est toute ta vie ». C’était en 2013. Puis mon amie avocate (Claire dans le roman) m’a relancée lorsqu’on est arrivées au bout dans la réalité de mon livre en 2015. J’ai réfléchis environ 6 mois. C’est finalement Florent qui m’a convaincue ( nous sommes toujours en contact médiumnique). Il m’a même aidée à la rédaction de certains chapitres. Et voilà comment j’ai ouvert une porte de mon destin qui m’a menée à la passion d’écrivain.

Combien de temps consacrez-vous à l’écriture dans la journée ? Des moments privilégiés ?

J’écris partout, n’importe quand et sur n’importe quoi. Quand l’envie s’empare de moi, que j’ai une idée, une vision ou que je vis une situation particulière. Je ne m’impose aucune contrainte pour l’écriture, ni de temps, ni d’horaires, J’en ai suffisamment dans ma vie professionnelle. Quand j’écris je suis capable de rédiger sur un morceau de nappe en papier alors que je suis à un barbecue entre amis. Je suis un peu félée. Mais, il faut être félée pour laisser passer la lumière  !

Comment s’est porté votre choix éditorial ?
J’ai envoyé mon manuscrit à trois maisons d’éditions. Evidence Editions a été la première à répondre et  positivement de surcroît. Alors, j’ai signé. J’y ai vu un signe de Florent car « evidence »  en anglais, ça veut dire « preuve ».

Vos premiers retours sont très positifs, comment ressentez-vous ces commentaires ?
Je suis à la fois flattée  et émue par tous ces commentaires  remplis de compassion et de soutien à Flo. J’ai pleuré en écrivant.  Aujourd’hui, il arrive que des lecteurs m’appellent via messenger. Ils sont en pleurs eux- aussi. Alors, on en parle. De tout. Du meurtre de Flo. Du côté paranormal aussi. J’explique comment nous parvenons à rester en contact, lui et moi.
Ce qui m’exaspère, c’est lorsque je m’aperçois qu’un commentaire disparaît de la plateforme sur laquelle il a été déposé par un de mes lecteurs ou un chroniqueur. Je parle d’Amazon.
Ceci sans aucune explication. Je me bats depuis quelques semaines avec ce site car trois de mes lectrices ont été censurées sans être prévenues. Purement et simplement. Le site n’a pas encore intégrer que les auteurs tissent des liens avec leurs lecteurs via leur page Facebook ou leur blog. En général, nos lecteurs nous informent de leurs avis postés sur Amazon. Forte de cela, j’ai contacté Amazon afin d’avoir une explication quant aux raisons de ces trois censures qui me semblaient injustifiées. Il m’a été répondu que mes lectrices avaient elles-mêmes supprimé leur avis. J’ai opposé au site le fait que  j’étais en lien avec mes lectrices via les réseaux sociaux et qu’elles m’avaient assurée que la suppression ne venait pas d’elles. Elles ont donc été invitées à faire une demande de réinsertion de leurs avis. Ce qu’elles ont fait en me mettant en copie de leurs mails. Amazon a refusé d’obtempérer qualifiant leurs évaluations de « complaisance »!  Je suis hors de moi ! Sur quel article de sa charte, cette plateforme s’octroie le droit à la censure de plein droit  avec une argumentation qui ne peut être retenue légalement quant à la remise en cause de l’authenticité des commentaires incriminés.
En effet, quand cette plateforme avance que mes lectrices ont évalué mon roman par complaisance, elle insinue donc que, soit je les ai rémunérées pour le faire, soit elles l’ont fait par gentillesse sans aucune objectivité. Dans ce cas, qu’Amazon  nous en apporte la preuve ! Je trouve ce procédé totalement arbitraire et partial ! Aucun texte ne nous est apporté en appui de des arguments avancés qui restent sans aucun fondement qu’il soit d’ordre juridique, de moralité ou de fait.
N’oublions pas que mes lectrices ont acheté leur exemplaire sur le site en cause. Celui-ci ne s’est pas alors interrogé de connaître le lien entre l’auteur et le lecteur avant d’encaisser le règlement de la facture et d’empocher sa part du gâteau ! Je n’ai trouvé aucun article de la charte d’Amazon interdisant l’acheteur d’un roman de l’évaluer à partir du moment ou il est proche de l’auteur!  À moins qu’on fasse remplir un questionnaire à tous les gens qui achètent un bouquin pour vérifier leurs liens avec ceux qui les ont écrits !
Je ne sais pas quoi penser de cette affaire mais je suis en train de la creuser profondément. Lorsque j’en aurai le fin mot, j’écrirai un roman « les dessous d’Amazon » lol !
Je suis intègre et franche. J’ai accepté de vivre en société donc j’en accepte les règles et je les applique.
Ce que je ne conçois pas c’est que certains considèrent que les règles et les lois sont unilatérales en se plaçant au dessus pour n’en faire qu’à leur guise !

 Avez-vous des projets en cours, à plus long terme ?

J’écris la suite de « un jour de ta vie » le titre c’est « M’anamchara » je n’en dirai pas plus pour l’instant mis à part cet indice « Lorsque la vie te fait une fleur, n’oublie pas qu’un jour tu devras passer à la caisse »

Des conseils pour un auteur débutant ?

Il faut croire !  En soi déjà car quand on croit en soi, les autres y croient aussi ! Écrire c’est faire savoir ce qu’on ne peut pas dire. Laissez votre plume courir sur le papier ou vos doigts sur le clavier. Puis écoutez avec votre coeur. Si vous y croyez, vous entendrez une musique mélodieuse car  l’inspiration est à l’écrivain ce que la musique est au musicien !

Séparez-vous vie privée et votre travail d’auteur ?

C’est quoi ça, Sylvie ? Jamais ! je mélange tout ! Même en ce qui concerne la nourriture. Je suis capable d’avaler une fourchette de purée et une cuillère d’un flan à la vanille en même temps. J’écris en travaillant et vis versa, il m’arrive d’avoir un appel téléphonique de ma hiérarchie alors que je suis en plein milieu d’un chapitre !

Ma vie privée ? Elle est au delà …

Vous et les réseaux sociaux ?

Les réseaux sociaux me permettent de conserver un lien avec mes lecteurs,mes collègues auteurs, ma maison d’éditions et les bloggeurs aussi. Je tiens à jour ma page auteure. Je donne des nouvelles. Je réponds aux messages sur messenger et je remercie tous ceux qui me lisent, ceux qui me soutiennent, ceux qui m’aident aussi. Des auteurs et des chroniqueuses me donnent des conseils toujours avisés.

Ils me permettent aussi de fliquer Amazon lorsqu’un de mes lecteurs ou l’une de mes chroniqueuses est victime de censure arbitraire !

Le mot de la fin ?

Je suis allée au bout de mon combat. J’ai écris « un jour de ta vie » pour rendre hommage à Flo. Je suis tellement heureuse que notre histoire soit lue et appréciée. Qu’on  comprenne Florent, qu’on le soutienne!  Même si c’est trop tard, même si je sais qu’il ne reviendra pas sur terre, c’est un véritable soulagement !

Merci à vous Sylvie
Merci à Evidence Editions, à mes lecteurs, aux auteurs, aux chroniqueurs, à tous ceux qui m’ont accordé, m’accordent et m’accorderont leur confiance en acceptant d’ouvrir la porte de « Un jour de ta vie » et de mes livres à  venir.

http://evidence-editions.com/index.php/2017/11/17/jour-de-vie/

( 22 janvier, 2018 )

Pourquoi n’appelez-vous pas ?

Pourquoi n’appelez-vous ? Pourquoi conserver un lien invisible, pourquoi ne pas le bloquer  ? J’ai envie de rebondir sur le post d’une amie auteure qui s’interrogeait sur ce thème. L’article d’Isabelle s’interrogeait sur ces personnes qui ne bloquent pas nos numéros, nos profils fb ou linkedlin alors qu’ils ne veulent plus de contact. Pourquoi ? Jeu, lacheté, désir inconscient ? Comment savoir ? Je n’ai pour ma part qu’un seul profil autant suf  fb que sur  Linkedlin, et une page fb Rouge-Polar. Ceux que je ne veux pas dans ma vie sont éjectés depuis longtemps et bloqués. Pour les autres, mon espace leur est ouvert.  Pourquoi les gens n’appellent pas  ?

J’ai envie de dire que beaucoup de personnes se laissent avoir par le temps, remettant tout au lendemain. Vous connaissez cette impulsion qui vous fait penser à cette amie que vous  n’avez pas contactée depuis des mois, vous y pensez souvent pourtant, mais voilà, la vie va trop vite, et vous oubliez que tant de mois ont passé. Ensuite il y a les autres, ceux qui n’osent pas appeler, parce qu‘il faut bien le reconnaître, la dernière rencontre fut tendue. Pourtant cela fait si longtemps que les mauvais moments sont oubliés, seulement  voilà, faire le premier pas ce n’est pas simple. Et si, c’était mal pris, et si l’autre n’avait pas changé, et si il vous en voulait encore ? Alors on n’ose pas, on n’insiste pas, même si au fond on en a vraiment envie.

Après il y a ceux ou celles qui ont marqué nos vies, que l’on a aimés d’amour, ces rencontres si fortes que l’édifice de nos vies en a tremblé. Seulement là encore, cela ne se finit pas toujours dans la sérénité. Alors parfois au détour d’un chemin ou au coin d’une rue, on croise de loin le visage estompé qui revient s’imposer sur le devant de la scène. On a envie d’appeler, parfois on ose, pas de chance, c’est occupé. On se dit que c’est le destin, qu’il ne sert à rien de réveiller les souvenirs du passé. Alors on ne rappelle pas. Toute une histoire d’instant que l’on a  raté ou pas. Mais c’est vrai que moi aussi, je me demande parfois, pourquoi n’appelez-vous pas ? Ou comme dit Isabelle, pourquoi ne bloquez-vous pas ce lien ?

Parfois des signes semblent se poser pour disparaître aussi vite, illusion, réalité, envie d’y croire, comment savoir, des chiffres, rien de plus, pourquoi ce manège de la vie qui tourne sans arrêt, pourquoi ces mots qui saignent de regrets.

Pour Isabelle …

( 22 janvier, 2018 )

L’oubli qui ne vient pas …

Qui n’a pas pesté contre l’oubli ? Un peu cynique quand on pense qu’à l’inverse à un âge avancé, on prie tous les Saints pour qu’il n’arrive pas. Seulement voilà, que l’on ait vingt ans ou soixante, nous ne sommes pas à l’abri de ce coup de grisou qui nous a emportés dans une fin difficile. Alors on râle, on crie, on pleure, on supplie l’oubli de venir. On l’insulte même, car il prend un malin plaisir à se faire attendre. Il se cache parfois faisant mine de venir nous saluer, nous laissant croire que c’est bon, que tout va bien, que ce visage de l’ombre n’existe plus. Et puis, le coquin, il nous fait un coup de chien, se carapatant d’un coup. Il suffit souvent d’un rien, d’une chanson, d’un mot, d’un regard, d’un hasard, de routes qui se croisent sans vraiment se voir au détour d’un chemin, d’un magasin.

Alors le passé se dessine de nouveau, ces mots que l’on n’a pas dits, ces lèvres que l’on n’a pas embrassées, ce corps que l’on rêverait de caresser, cette amie qui n’est plus là, cette âme qui s’est envolée. L’oubli s’est évaporé, et ça fait mal de nouveau.

Alors on se rappelle tout le bien comme le mal, le plaisir, la douleur, les regrets, la frustration, et on est de nouveau prêt à n’importe quoi pour que l’oubli arrive, même à faire semblant que cet autre n’ait jamais existé, même à dire que l’on s’en fout, que l’on a tout oublié, même à rire de soi, même à dire que l’on n’y pense pas.

Mais c’est faux, l’oubli ne vient pas, il n’est pas là, le passé s’accroche, il ne lâche pas. Et plus il reste, plus on pense à cet autre, plus on comprend que si ça dure tant, c’est que l’on était vraiment amoureux, que cet autre, on l’aimait vraiment, que cette amie, cet amour, cet autre nous manque cruellement.

Alors, sérieux, l’oubli, faudrait te décider à venir vite dans nos vies, parce que continuer à aimer l’impossible, continuer à attendre une main qui reste fermée, qui n’existe plus, qui s’est envolée, continuer à danser sur un sourire, ça fait mal l’oubli ! Alors viens, dépêche-toi parce que sur ce coup là, t’es vraiment en retard, c’est vraiment pas sympa d’agir, ce n’est pas parce qu’on l’aime encore cet imbécile qu’il faut laisser nous laisser en plan. Il est temps de mettre le mot fin puisque lui s’en fout, alors rapplique-toi ! Attachment.png

( 6 décembre, 2017 )

Ta souffrance t’a forgé

N’est-ce pas ce que l’on ne cesse de nous dire pour nous remonter le moral lorsque nous avons trop souffert ?  La souffrance est bénéfique et forge le caractère. Je veux bien, mais entre nous, je m’en serai bien passée. Cela fait un peu pansement religieux que l’on essaie de mettre sur nos plaies. Toutes les souffrances ne sont pas bénéfiques. Certaines sont tellement brutales, incompréhensibles qu’elles nous plongent dans un climat de totale insécurité.

Certaines de mes souffrances furent un tremplin, comme la perte de mon fils. J’ai réussi, non pour moi mais pour mes enfants, à transformer cette douleur en un moteur qui m’a poussée des années tel le vent sur les voiles d’un navire. Et puis, j’ai rencontré d’autres souffrances, pourtant bien moins grandes, qui m’ont mises à terre. Je me suis sentie dépossédée de mon « moi ». Je me suis sentie réduite à « rien », des mots qui me furent rapportés, des mots qui brisent. Comment peut-on vivre si on n’est plus rien ? Alors d’abord on survit, ce que j’ai fait, en laissant son propre corps se détruire, ainsi on offre la victoire à ce « rien ». Peut-être inconsciemment on espère disparaître totalement, pour ne plus souffrir, pour ne plus chercher de réponses. On n’a plus de courage, on se dit que l’on a déjà tant vécu. Et puis un jour, car il y a toujours un jour, un événement nous pousse à sortir de ce grand sommeil. Finalement, on ne veut plus que la souffrance guide nos vies, on ne veut pas qu’elle nous forge, on veut simplement vivre. On comprend que se battre contre cette douleur ne sert à rien. Elle fut, elle est, peut-être qu’elle sera toujours là, mais c’est à nous de l’apprivoiser, de faire en sorte qu’elle ne soit plus qu’une simple cicatrice. On s’autorise donc un nouvel art de vivre, ce que beaucoup appellent la résilience, qui pour moi n’est pas une force, juste une nouvelle manière d’appréhender le monde qui nous entoure avec l’aide que les autres nous offriront. Car ce n’est pas la souffrance qui nous fait grandir, c’est l’amour ( au sens large) des autres.

 

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( 1 décembre, 2017 )

Le consentement sexuel, est-ce si simple.

 

Je viens d’écouter une émission, et je suis un peu choquée par la future loi autorisant le consentement sexuel à treize ans. Ai-je mal compris ? L’émission était-elle dirigée ? Qui peut imaginer ce qu’implique une relation sexuelle à cet âge ? À treize ans, on est encore une enfant, et un enfant n’est jamais consentant pour un rapport sexuel. C’est l’âge où on découvre son corps, où on découvre l’amour, mais pas le sexe. Je suis peut-être d’un autre siècle, mais je n’arrive même pas à comprendre l’intérêt d’une telle loi, alors que tant de pédophiles sont là, les babines salivantes prêts à passer à l’acte.

Après, qu’est-ce que le consentement sexuel ? Parce qu’une femme ouvre ses cuisses, c’est qu’elle est d’accord. Cela me rappelle une histoire que m’avait relaté une lectrice.

Pendant plus de vingt ans, elle avait subi, sans rien dire ( cela veut-il dire pour autant consentir ?) les coups de reins et les fellations imposés par son mari, chaque jour sans relâche, fatiguée, enceinte, en période de règles, quand lui voulait, à n’importe quelle heure de la nuit ou du jour. Est-ce de l’amour que de ne pas avoir eu le courage de dire non ou de la peur ? Certains hommes possèdent ce pouvoir, celui de tenir l’autre pour diverses raisons. Pour moi, cet homme était un vrai malade, sans aucun respect pour sa femme, et ces rapports sexuels s’apparentent à un viol. On peut imaginer de telles personnes ayant à leur disposition une jeune belle-fille de treize ans ? Ou simplement « en manque » ?

Et le consentement dans les cités, tout le monde sait que des collégiennes acceptent des pratiques sexuelles pour ne pas se faire tabasser, l’obligation de « faire une pipe » dans une cave, et cela dès l’âge de quatorze ou quinze ans. Alors faut-il donner ce consentement à treize ans ? Cela voudra-t-il dire pour autant que cette gamine sera « une femme » ? Qu’elle aura conscience de ce qu’elle faisait ? Aussi bien de ses actes que de ses sentiments ? N’est-ce pas ouvrir une grande porte à l’inconnu ? Mais peut-être les commentaires des journalistes étaient dirigés et m’ont induit en erreur.

( 16 novembre, 2017 )

La vieillesse

 

Ah cette vieillesse que nous appréhendons dès que nous avons vingt ans, le jour où nous nous trouvons déjà vieux. Seulement, les années passent, et lorsque nous arrivons à la porte du temps, sur le seuil, nous essayons de ne plus penser à cette fatalité si proche. Certes, notre miroir souligne un peu plus nos rides, met en évidence nos cheveux blancs, notre silhouette moins svelte, mais dans notre tête nous avons toujours le même âge, celui des folies, celui de l’amour, celui de la découverte. Bien sûr, nos articulations se rappellent à nous, nos pas sont moins rapides, notre mémoire aussi. Doit-on avoir peur de ce sablier qui ne cesse de couler ?

À chaque changement de dizaines, la panique nous saisit à la gorge, associée à de multiples remises en question. Cassons un peu les préjugés ! Le plus bel âge n’est certainement pas celui de nos jeunes années.

La vieillesse nous apporte-t-elle la sagesse ? Certainement pas, je vois tant de seniors reproduire les mêmes âneries que dans leur jeunesse. Personnellement, j’espère garder mon grain de folie jusqu’à ce que la faucheuse arrive, en tenant bien mon gouvernail afin que ma barque ne chavire pas trop, je n’aimerais pas me noyer trop tôt. Vieillir nous incite à utiliser notre expérience, à ne pas commettre deux fois les mêmes erreurs, à surtout ne plus avoir peur, et à oser aller jusqu’au bout de nos désirs, car quoique l’on puisse dire, la vie est courte, le temps passe bien vite, et il serait bien bête de le regarder juste s’écouler.

Jusqu’au bout, ne pas regarder l’âge que nous avons, juste ce que nous pouvons faire, car vivre, c’est apprivoiser la vieillesse.

Comme disait si bien Victor Hugo « Quarante ans, c’est la vieillesse de la jeunesse, mais cinquante ans, c’est la jeunesse de la vieillesse. ».

Mais vieillir bien sans laisser notre mémoire s’envoler trop vite. Malheureusement, cela arrive par période avec une maladie de la thyroïde dessinant à l’avance le plongeon dans lequel ma pauvre maman se noie chaque jour dans sa maladie CDL.

Vieillir en restant soi, en restant digne.

 

Image sur fb me signaler si souci de droit

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( 27 octobre, 2017 )

Hashimoto, on continue ensemble ?

 

Déjà plus de deux ans que ce petit recueil a vu le jour, et continue sa route. Dans la préface, j’avais écrit « Je suis atteinte moi-même de la maladie d’Hashimoto. Ce n’est pas mon histoire, juste un cri d’alerte afin de faire comprendre aux Autres, que certaines maladies invisibles engendrent de véritables souffrances, qu’il ne faut pas négliger.  Cette maladie fait partie de ma vie depuis bientôt deux ans. Arrivée, sans crier gare, sans prévenir, sournoisement. Pire qu’un amant jaloux, elle est toujours là à me suivre partout, à anticiper le moindre de mes mouvements, à m’empêcher d’agir à l’instant où il me serait nécessaire de le faire. Au moment où je vais le mieux, elle revient, plus forte, Hashimoto s’est infiltrée en moi. J’ai dû l’accepter, avec difficulté, me l’approprier et en sortir le meilleur. »

Deux ans plus tard, je constate avec regrets que cela n’avance qu’à pas d’escargot. Les médias continuent à dénigrer les maladies thyroïdiennes allant jusqu’à dire que ce ne sont que des maladies de gonzesses, propos repris par de nombreux internautes qui n’ont rien compris. D’abord, il n’y a pas que des femmes atteintes, et de deux, il y a aussi des enfants, beaucoup trop ces dernières années, certainement un signe que ces maladies ne sont pas prêtes de s’arrêter. Doit-on incriminer la société, son stress permanent, ce besoin de toujours devoir faire mieux ? Ou bien sont-ce les perturbations endocriniens, que l’on trouve aujourd’hui presque partout, les chocs violents qui dérèglent cette glande fragile ? La liste est longue, et au lieu de toujours chercher un coupable, essayons plutôt de comprendre.

Cette petite chose insignifiante qui ressemble tant à un papillon peut pourrir des vies. Ce n’est pas un cancer qui va tuer en six mois parfois, mais cette maladie peut creuser en profondeur, bousillant la vie de certains. Il y a de bons médecins, des mauvais comme partout.

Comme je l’écris dans ce recueil, j’ai rencontré un toubib de la pire espèce.

«  Je pense à un médecin que j’ai moi-même rencontré. Ma TSH avait fait subitement une envolée mais se trouvait encore dans la norme dite labo. Pourtant, j’étais un légume, frigorifiée, sans concentration. Je savais que mon traitement nécessitait juste une petite goutte de L-Thyroxine® en plus. Pourquoi ne l’ai-je pas prise toute seule ? Parce que je gardais tout de même confiance dans la médecine ! J’avais besoin d’aide, d’un conseil. Je n’ai rien eu de tout cela.  Le médecin m’a dédaigneusement dit que je devais être en pleine déprime, que j’étais bien stressée, que les élèves me fatiguaient et m’a juste prescrit un calmant, que je n’ai jamais pris. Je suis rentrée chez moi révoltée et le lendemain, j’ai augmenté mon dosage, toute seule, comme une grande. Une semaine après, j’étais de nouveau dans « ma norme » et explosais de forme. Si j’avais écouté ce type, je me serai gavée de médicaments qui m’auraient encore plus ralenti le cerveau, j’aurais continué à avoir froid toute la journée, à ressentir des crises de panique. Une goutte, juste une goutte qui a tout changé et qui a permis à ma TSH quelques semaines plus tard d’être de nouveau autour de 1, ma zone de confort. »

Aujourd’hui, je n’hésite plus à changer de praticiens si j’en rencontre un méprisant, à écrire même au conseil de l’ordre. Une nécessité de faire prendre conscience que nous ne sommes pas des Cobayes, que c’est vrai, il y a pire, mais que pour bien vivre sa maladie, on doit avoir une reconnaissance de celui qui est en face de nous.

Non, un malade de la thyroïde n’est pas un malade imaginaire, il ne simule pas, il n’en aurait même pas le courage dans ses pics de souffrance, il peut être soudain fatigué, sans aucun signal d’alarme. Si en plus d’un dérèglement s’ajoute une maladie auto-immune comme Hashimoto, les dés sont pipés. Rien n’est certain par avance, tout peut arriver.

Alors, oui, il faut continuer le combat jusqu’au bout, il faut continuer à visualiser du positif, car c’est important pour chacun de croire en le meilleur, et j’espère que dans deux ans, d’autres médecins auront rejoint la poignée qui nous soutient. Beaucoup le font dans l’ombre, car avec toutes les directives ministérielles, ce n’est pas au goût du jour d’ouvrir sa bouche pour dire que « l’on comprend un malade Hashimoto », et pourtant, on comprend bien un diabétique, une SEP, un dépressif, pourquoi on ne comprendrait pas une personne dont le papillon s’envole ?

 

Je rappelle que le recueil Hashimoto, mon amour est en stock de nouveau sur le site fnac

https://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour#st=Hashimo&ct=&t=p

 

Et bientôt, un petit album jeunesse « H et la plume de l’espoir » chez Edilivre , pour que le message passe par les enfants.

 

( 26 octobre, 2017 )

Mais où est passé le bonheur ?

Pourquoi tout le monde veut-il plus que ce qu’il a ? Partout je ne lis que désespoir simplement parce que les personnes rêvent d’avoir plus. Elles sont dans une telle soif qu’elles passent à côté du bonheur tout simple. Une fois encore, la médiatisation a donné une définition universelle du bonheur liée à l’argent, à la possession des choses, au pouvoir, à la réussite, et en tout dernier à l’amour. Comme si l’amour s’inscrivait dans un cadre précis, comme s’il pouvait-être formaté, sculpté. L’amour n’a aucune limite, l’amour ne se force pas, il ne se choisit pas, il arrive. Le sentiment qui va en découler sera du bonheur. Peu importe si cette émotion dure ou non, l’éprouver est le premier pas.

Nul ne peut-être heureux dans un état d’esprit où règnent la violence, la haine, la douleur, la vengeance. Les émotions négatives bloquent cette course vers la plénitude, et malheureusement, trop de personnes ne vivent qu’en rabâchant le passé., et bien sûr le côté sombre du passé.

Où est passé le bonheur ? Il est là, à vos côtés, à vous de ne pas le rater. Déjà, il faut cesser de se mettre des barrières infranchissables. Le bonheur, ce peut-être une barre de chocolat aux noisettes. Vous avez trop de kilos ? Et alors ! Dégustez cette friandise sans culpabilité. Ce sera cette musique, une vous aimez tant, qui vous rappelle des souvenirs, que vous avez envie de chanter. Pourquoi la fuir ? Les souvenirs sont une trace de votre existence alors laissez vous planer, même si vos notes sont fausses, peu importe. Ce sera aussi ce dernier polar que vous venez d’acheter ( bien sûr si c’est le mien, ce serait encore mieux), mais même si c’est un Musso très critiqué, si vous aimez, prenez du plaisir ! Le bonheur ce sera ces amis que vous recevez avec joie, ce message qui va vous faire rire, ces petits riens qui font un tout.

Le bonheur, c’est surtout d’oser réaliser ses désirs, tenter, prendre quelqu’un dans ses bras pour l’aimer ou le consoler. Alors, non, le bonheur, il n’a pas disparu. Il faut juste ouvrir de grands yeux, bien regarder, cesser de ne penser qu’au temps, à l’argent, et même si c’est pour un temps court, ne pas le dénigrer. Mieux vaut de petits instants de bonheur, que pas de bonheur du tout !

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