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( 19 juillet, 2017 )

Les années passent, Hashimoto reste.

Déjà presque quatre ans qu’Hashimoto s’est invitée à ma table. Je ne l’y avais pas conviée, mais elle s’est installée sournoisement, et ne m’a plus quittée.

Quatre ans déjà … Le choc fut terrible, incompréhensible, la réalité s’était imposée avec force. Je n’étais plus la personne active et dynamique que j’étais, je n’étais plus  qu’une malade qui s’auto-détruisait, fatiguée, un légume sur pattes.

Les deux premières années furent très difficiles, avec des troubles divers et variés que tous les malades connaissent, des coups de fatigue presque continus, et si j’ai survécu, c’est exclusivement grâce à mes mots, à ce petit recueil « Hashimoto, mon amour » dont je remercie encore l’éditrice pour avoir tenté cette aventure. Par ce livre, j’ai pu donner un sens à une maladie qui n’en avait aucun, j’ai pu tirer un trait sur la méchanceté humaine qui m’avait poussée dans ce ravin. Ce que l’on ne peut supporter, le corps va le faire savoir. À l’époque, j’ai accepté, honteuse, triste, les rumeurs, les ragots, les discussions et les histoires qui se tramaient derrière mon dos. En se donnant bonne contenance, sans rien comprendre, certaines personnes ont tiré à vue, me fusillant du regard dans la rue, m’immolant. Coupable sans procès, simplement de n’avoir su protéger ma vie amicale. La thyroide, centre des émotions, a parlé à ma place.

Serais-je Hashimoto sans ce drame ? Nul ne peut l’affirmer, la maladie attendait certainement son heure pour frapper. La bêtise humaine, il devrait y avoir un médicament pour ! Les gens croient ce qu’ils veulent croire, jugent sans entendre, sans prendre conscience du mal qu’ils font.

Et l’important n’est-il pas que j’ai survécu au pire ? Je suis tombée au fond d’un puits, et me suis relevée, j’ai mis du temps, j’ai failli lâcher, mais j’ai rebondi.

Quatre ans déjà … Hashimoto est toujours là, j’ai un traitement à vie. Je l’accepte, c’est comme ça. Je vis normalement, pleinement chaque instant, sereinement.

Ah je ne serai plus jamais comme avant, mais c’est peut-être une bonne chose. J’ai grandi, j’ai ralenti mon rythme, je pèse mes mots, je ne m’emporte plus ( ou rarement). La maladie ? Je l’oublie souvent, même si lors de grand stress ( mon travail n’est pas de tout repos), elle se rappelle à moi, alors avec mon médecin toujours à l’écoute, on réajuste, on cherche comment soulager tel soucis qui s’invite.

Facile à gérer ? Pas tous les jours, surtout qu’étant allergique au stérate de magnésium, je ne peux prendre que peu de médicaments. Heureusement qu’ils n’ont pas encore mis d’excipients dans mon traitement, sinon que deviendrais-je ?

La vie ? Elle est belle la vie, elle est courte la vie, elle n’est pas facile, la vie, mais il faut s’accrocher car on n’en a qu’une.

Je ne suis pas tombée malade par hasard, mais cette maladie m’a fait prendre conscience d’une vraie réalité, on peut toujours continuer avancer, et même si c’est long, il arrive un moment où on voit une amélioration.

Pour certains malades, ce sera très vite, pour d’autres il faudra des années. Ce serait bien que les chercheurs se penchent sur la question, car à bien y regarder tout dépend si le caractère est héréditaire, lié à un traumatisme, ou environnemental.

Trouver la cause permettrait d’éviter que cet organe unique, dont on ne connait même pas l’utilité « avant », ne se détruise.

 

Alors le combat continue. La page Hashimoto a été retirée par FB. Pourquoi tant de divergences alors que nous ne devrions faire qu’un face à la maladie ? J’ai régulièrement des messages d’insultes sur ce blog, pourquoi ? Aider les autres bénévolement semble poser problèmes dans cette société de profit.

Et contrairement aux fausses informations, Hashimoto, mon amour est toujours en vente sur le site de la Fnac, et disponible ! Une cause comme celle-ci ne peut s’arrêter que lorsque les malades seront tous entendus !

Alors, on continue ? Ensemble ? Malades, familles, soignants, étudiants en médecin ( de plus en plus nombreux, merci à vous), ensemble, on donnera cette petite poudre qui s’appelle espoir.

 

http://livre.fnac.com/a9389468/Sylvie-Grignon-Hashimoto-mon-amour

( 19 mai, 2017 )

Eh, c’est à toi que je parle !

Petit clin d’oeil à ces actes manqués parfois par orgueil ou stupidité.

 

« Eh, stop, arrête-toi, oui toi, ne fais pas semblant de ne pas me voir. J’existe, tu ne peux le nier. Je ne suis pas un fantôme désincarné. Ne passe pas ainsi sans me regarder, comme si je n’existais pas, comme si tu ne me connaissais pas. Ne m’oblige pas à t’attraper par le bras. Ce dédain dans ton regard, je déteste cela. Que t’est-il arrivé ? Tu étais si charmant, si attentionné. Tu ne peux avoir ainsi changé.

Ne m’oblige pas à élever la voix, je ne le supporte pas. Je ne te demande presque rien, juste de croiser mon regard. Tes yeux ne mentaient pas, tout comme tes silences. Alors pourquoi ? Pourquoi fais-tu semblant de ne pas me voir ? Ça y est, te voilà accaparé par ton fichu téléphone. C’est facile pour faire diversion, pour fuir une réalité qui te remettrait en question. Je parie qu’il n’y a personne qui t’appelle, que tu fais semblant, encore, juste pour te donner une contenance, juste pour ne pas affronter mes sentiments. Ne me dis pas que tu as peur, que la culpabilité te ronge, pas toi, je ne le croirais pas, tu es tellement sûr de toi. Bien sûr que tu étais trop bien pour moi, tu crois que je ne le savais pas, et alors ? Au cas où ça, tu ne le savais pas, l’amour ça ne se commande pas, ça arrive sans prévenir, ça s’installe et ensuite c’est pire que du chewing gum, on n’arrive plus à s’en débarrasser. La preuve, tu crois que je n’ai pas essayé de t’oublier ? Je n’ai fait que cela, même prier un Dieu qui certainement n’existe pas, puisque là, à te croiser, je n’ai juste qu’une envie, sentir ton regard se poser, voir un sourire se dessiner, et puis, ne t’énerve pas je peux rêver, sentir ta bouche déposer sur ma joue un baiser.

Bon sang ! Tu m’as dépassée sans t’arrêter, sans te retourner. Serais-je défigurée ?

Aurais-je pris tant d’années ? Peut-être tout simplement ne m’as-tu pas reconnue ? Peut-être que ta mémoire s’est effacée ? Que l’hiver s’est installé ? C’est vrai que les années se sont égrainées, c’est vrai à bien y penser, tu as sacrément changé. Tu es plus vouté, moins enjoué, presque déprimé. Ne me dis pas que t’es malheureux ? Que tu t’es planté ? Que t’as mal choisi ? Je ne le supporterais pas. J’ai tout accepté pour toi, pour que tu sois heureux loin de moi. Est-ce que nous nous serions trompés ? Arrête, je voudrais juste savoir, juste te demander. Trop tard, tu es déjà loin. Pourquoi t’ai-je laissé passer ? pourquoi n’ai-je pas osé ?

Il ne me fallait juste que quelques secondes pour peindre ton sourire, et je t’ai laissé partir, mais c’est promis, la prochaine fois, c’est moi qui me retournerais, et je te jure, je te sourirais.

Texte protégé @

 

( 11 février, 2017 )

Ces appels en masqués

Le modernisme a ouvert une porte en offrant les appels masqués teintés de charme, propices aux fantasmes. Qui pourrait bien se cacher derrière ces nombreuses sonneries, certaines raccrochant avant d’avoir parlé. Naïvement, chacun pense au d’un prince charmant, tout tremblant, n’osant prononcer le moindre mot, par timidité. C’est touchant. Ce désir bouleverse, l’interlocuteur peut se l’imaginer ruisselante de désir, prête à avouer ses sentiments, mais ne pouvant s’y résoudre. Un peu comme dans la chanson de Diane Tell  » Si j’étais un homme »
« Je t’appellerais tous les jours, rien que pour entendre ta voix. »
Terriblement romantique. Nombreux ceux qui ont déjà senti leur coeur vibrer et qui ont désiré juste entendre la voix de l’autre, son timbre, son souffle.
Les gens stressés ou pressés ne s’attarderont pas sur ces futilités, mais les autres …
Ceux qui ont ressenti le besoin viscéral de composer ce numéro issu du passé, trainant sur un vieux bout de papier, et qui, au dernier moment, ont eu peur de parler, les mots sur le bout de la langue, par la peur qu’on leur raccroche au nez. Quel acte manqué !
Le smartphone a statistiquement remplacé le téléphone, et l’habitude du sms bloque souvent ce lien unique que sont les mots, simplement parce qu’écrire est plus simple, tandis que répondre à un appel, c’est se mettre en danger, dire le mot qu’il ne faut pas. Un sms se rattrape toujours, un appel a un pouvoir irréversible. L’émotion contenu dans une voix peut tout basculer. Nul besoin d’avoir vingt ans, pour foutre en l’air une conversation soigneusement préparée. Prenons l’exemple de l’appel que l’on a attendu tout l’été, faisant suite à des sms sans équivoque, que l’on a imaginé, rêvé et qui va diaboliquement se planter, parce que l’autre va nous prendre par surprise, poser la question à laquelle on n’arrive pas à répondre si vite, ou bien cet autre dont la voix ne semble pas aussi enjouée qu’on le supposait, cette discussion jouant sur l’ambiguïté, nous faisant douter, et on sait tous que parfois il ne faut pas grand chose pour perdre confiance en soi. Alors on raccroche, dépité, les larmes aux yeux, avec un cuisant sentiment d’échec, le mal est fait, on ne peut plus rien changer. Ce sera le souvenir de cet appel que l’on va regretter indéfiniment .
Toute l’ampleur de ces appels masqués réside dans ce silence porteur d’espérance.
Vous vous doutez bien que ma plume ne va pas s’attarder sur les démarcheurs de produits qui vont vite nous saouler ou les erreurs de numéros. Non, je parle juste de ces appels volontairement passés, anonymes, réguliers, ponctués parfois de codes que nous seuls pouvons identifier. Ces appels magiques, ces appels énigmatiques, qui vous font nous sentir aimer, un petit peu, un instant, même si c’est illusoire.
Un jour, parce que rien ne dure, parce que les autres s’en mêlent, le téléphone ne sonne plus. On se met à apprivoiser l’absence, à ne plus y penser, moins, parce que certaines personnes continuent à créer un vide. Pourtant, que ne donnerions-nous pas pour voir de nouveau s’afficher un appel masqué, son appel masqué. Juste cinq secondes, rien, une éternité. Alors vous qui me lisez, et si vous osiez, la vie est bien trop courte pour renoncer à ces appels masqués.

( 11 janvier, 2017 )

Ces hommes que l’on n’oublie pas.

Une chanson me disait récemment une amie, et le passé se rappelle à notre bon souvenir. Les statistiques montrent pourtant que les hommes souffrent bien plus que les femmes face à une rupture qu’ils n’ont pas décidée. Pourquoi ? Serait-ce parce que leur égo en a pris un sacré coup ou parce qu’à force de jouer les insensibles en surface, sous la couche, un coeur saigne ? L’amour est le sentiment le plus beau qui soit, magique, irréel que l’on dessine du bout des lèvres, du bout d’un pinceau, d’un stylo, d’une caresse. L’amour, c’est une énergie qui nous envahit jusqu’à nous rendre dépendant, pouvant nous changer. Les affinités amoureuses ne sont pas monnaie courante, c’est cette sensation presque parfaite de se sentir combler lorsque l’on se trouve avec l’autre que ce soit pour quelques minutes ou pour une vie. Ces hommes qui vont ainsi toucher notre âme ne seront parfois que de passage tel un éclair dans notre vie, parce qu’ils ne sont pas libres ou simplement pas amoureux, et pourtant ils vont laisser un sillon brûlant, un souvenir inébranlable, malgré les jours, les mois voire les années.
Pourquoi sont-ils si difficiles à oublier ? Parce que souvent nous n’arrivons pas à pardonner l’autre ce souhait de ne plus avoir de contact, nous lui en voulons de ne plus ou pas nous aimer. La colère, la frustration s’invitent alors à notre porte et plutôt que de refuser d’ouvrir, nous laissons s’infiltrer ces émotions bien trop négatives. Il faut se reconstruire après une rupture, surtout si elle n’a pas d’issue positive, surtout si on est certain d’avoir tout essayé, sinon on tombera vite dans un schéma type : dépression, rancune, violence.
Tous les psychologues sont unanimes sur ce point, il faut pardonner, ce qui ne veut pas dire oublier ou nier. Mais comment pardonner quand on a si mal ? Quand on ne cesse de penser en boucle au mal que l’autre nous a fait, à nos rêves effondrés, à ce désir non satisfait ? Tout d’abord, il est important de se dire que le pardon n’implique pas l’oubli.
 » Je sais ce que tu m’as fait, je ne l’oublierai jamais, mais j’accepte de te pardonner, de me pardonner, et de ne pas en reparler, et surtout, je te fais savoir que je ne prendrais pas ta culpabilité sur mes épaules. Ce qui est fait ne peut s’effacer. »
Il me semble primordial, et c’est le plus difficile, d’accepter la souffrance que l’on a pu ressentir et de la verbaliser.
« Je t’ai aimé à en mourir, au fond de mon âme, de mon coeur, ton abandon fut une véritable violence, même si tu ne l’as pas comprise, et je veux que tu le saches. »
Ce pardon que l’on accepte au fond de nous implique-t-il de se réconcilier avec l’autre ? La vie n’est pas un conte de fées et souvent, deux personnes n’évoluent pas au même rythme. Lorsque l’une termine son chemin vers sa reconstruction, l’autre parfois la commence juste. Très souvent, ces deux personnes n’ont plus rien à se dire, se raccrochent à un amour ancien qui n’existe plus. Souvent, on ne parvient pas à oublier ces hommes, simplement parce qu’il est sécurisant de se raccrocher à un ancien amour ou à une illusion. Tourner la page est violent, difficile et pose la question inéluctable  » Et si … Et si, il m’aime toujours, et si il est mon âme soeur, et si on pouvait juste une fois refaire ensemble le monde, et si je pouvais lui dire à quel point je l’aime Ou plutôt, je l’ai aimé … »
Au final, et si on les oubliait ces hommes qui nous ont fait tant de mal ? Parce qu’au final, s’ils  avaient voulu revenir vers nous, ne l’auraient-ils déjà fait ?

 

( 21 décembre, 2016 )

Si c’était à refaire

« Si c’était à refaire, je passerais par toi  »
J’aurais pu écrire la même chose, si c’était à refaire, je passerais par là…
La vie, ma vie, je l’aime et peu importe ses blessures, ses brèches, ses actes manqués, ses larmes, elle est bien à moi. Ma route a croisé des filaments d’âmes pleines de bonté, d’autres à l’inverse bouillonnantes de rancunes. Je n’ai pas toujours fait les bons choix, par paresse, par bêtise, mais si c’était à refaire, je n’effacerais rien.
Chaque minute a son importance, chaque seconde sa propre résonance.
Pourtant je vais être franche, si c’était à refaire, parfois, je me dis que j’aimerais bien.
Peindre de nouveau ton visage, ou simplement te caresser la main, stopper le temps qui passe juste pour quelques heures, effacer certains mots marqués au fer rouge.
Si c’était à refaire, je ne jetterais jamais de l’eau sur la braise pour l’éteindre.
Mais,
Si c’était à refaire, je risquerais par mégarde de définitivement t’effacer, de renoncer à des dizaines de petits bonheurs insignifiants, mais si important, à gommer les cernes que la vie a tracées sur mon visage, à renoncer à me souvenir de la réalité, un peu comme si je ne voulais plus regarder une étoile.
Il y a toutes ces choses que je ne veux pas oublier, ta petite main potelée qui me caressait les cheveux le soir avant de t’endormir, les fous-rires avec mes amies, le désir qui me vrillait l’estomac en croisant ton regard à la dérobée, les mots doux qui me furent prodigués durant des années tel un havre sécurisé.
Tous ces petits riens, mon coeur ne veut pas les refaire, ni les remplacer. Certains m’ont déchirée, et pourtant je souris encore rien que d’y penser. Ces rencontres, ces regards qui se trouvent, qui se cherchent, ce coeur qui se met à battre plus fort, ce besoin de toi, encore, toujours, malgré les ans. Ces instants pris au gré du vent, l’embrun de la mer, la douceur du soleil sur mon visage, ces notes de musique qui me rappellent que si c’était à refaire, je reprendrais ma plume pour réécrire la même histoire, celle de ma vie, celle de mes rêves, celle de l’oubli. Simplement parce que ma route, un jour, est passée par toi, a fait de moi ce que je suis.
Aujourd’hui, mon Demain passe par vous qui me lisez, cette partition sur laquelle vous dansez chaque jour à tour de rôle, un petit rien, un petit bonheur qui n’est pas toi toujours ancré dans tes certitudes, refusant de pardonner, mais peu importe s’il est trop tard, je sais juste que je ne veux rien refaire juste continuer de valser.

À quelques jours de la nouvelle année, ne regrettons rien de nos vies, dansons ..

( 20 août, 2016 )

Lorsque ton passé t’appelle, ne te retourne pas, il n’a rien à te dire de nouveau ..

Combien de personnes se détruisent la vie en restant figées sur un événement passé ou un regret. Quel gâchis ! Le temps nous est tous compté et il est stupide de le perdre à essayer de recoller des morceaux ou pleurer sur ce que l’on a perdu. Les choses arrivent parce qu’elles doivent arriver, parce que l’on fait des choix, nos choix. Un élément minuscule va en engendrer un autre qui va en entraîner un troisième. On peut se retrouver malgré soi en plein mélodrame et pourtant le résultat final sera toujours magique : un rêve qui va se réaliser, un travail auquel on ne croyait plus, une vie que l’on va reconstruire. Alors non, ne répondez pas aux appels du passé. Ils ont tendance à nous faire replonger dans une mélancolie qui va nous freiner. Pensez au présent qui est en perpétuel mouvance, toujours prêt à être reconstruit. On ne peut refaire ce qui a échoué. On peut juste faire table rase et parfois, si le petit élément le permet, recommencer autrement, différemment, parce que cela doit être. Si rien ne se passe, c’est tout simplement parce que ce n’était pas si important, l’évidence n’en était pas une et le rêve avait juste pris trop de force.
Donnez-vous les moyens de vivre vos rêves et s’ils ont échoués, trouvez juste une solution pour faire mieux au lieu de vous lamenter. La vie mérite d’être écoutée.

Au passage, un merveilleux rêve qui me fait une fous encore aller de l’avant, la sortie des Confidences de Carla. Déjà plusieurs ventes en ligne, merci à vous .

Tous les textes sont protégés par copyright@

http://livre.fnac.com/mp28473564/Les-confidences-de-Carla

https://www.amazon.fr/confidences-Carla-Sylvie-Grignon/dp/2372670174/ref=sr_1_8?ie=UTF8&qid=1471550856&sr=8-8&keywords=Sylvie+grignon

 

( 31 juillet, 2016 )

Jeux de rôles jeux de vilains …

Surfant toujours sur des idées pour mes romans, mes heures de plage se passent divinement bien mais une fois encore, mon ouïe très fine se retrouve attirée par un groupe de vacanciers dans la trentaine occupé à élaborer une stratégie de jeux de rôle. Je l’ai déjà dit, les jeux et moi, ce n’est pas ma tasse de thé ( en dehors des jeux coquins) . J’ai pourtant essayé dans ma vie allant même jusqu’à accepter un projet scolaire avec un collègue addict et réaliser un jeu de société pour mes êleves, et n’y ayant trouvé aucun plaisir. Mais au moins, j’ai essayé ! Chacun son truc, moi j’aime juste les mots.

J’ai écrit plusieurs fois sur le thème du jeu et un chapitre dans un de mes Carlas lui est consacré. Je ne crois pas au vrai danger des jeux de rôle mais à leurs dérives. Je rappelle ce qu’est un jeu de rôle. C’est un jeu où les participants créent sur le papier des personnages imaginaires d’une histoire dirigée par le « maître de jeu » qui arbitre de ce jeu imaginaire et purement verbal. Seulement il existe des dérives lorsque le groupe sort « du papier. » J’en avais déjà entendu parler par une personne que je côtoie dans mon travail mais là, sur la plage, je me trouve face à de vrais joueurs. Ils sont six et j’assiste au départ du jeu, une semaine pour que M sorte avec T qui est pourtant sur le point de se marier avec J. Un grand gaillard qui semble-t-il être le Maitre du jeu explique en détails le rôle de chacun. J’avais l’impression d’être plongée dans un roman. Moi, l’écrivaine, je restais sans voix. Ce petit groupe, au demeurant qui semblait si sympathique, avait bel et bien décidé de détruire pour s’amuser le couple T-J.
Je sais, la vie des autres ne me regarde pas et nul ne doit juger les autres seulement mon coeur s’est serré en écoutant ces jeunes. Le monde serait-il devenu fou ou est-ce moi qui ne suis plus dans le coup ? Aucun d’eux ne se rendent-ils compte des dommages collatéraux ? De ce que leur jeu va provoquer ? Bien sûr que chacun est libre de ses choix mais a-t-on le droit d’interférer sur le choix des autres ?
Une personne m’a dit un jour en parlant de ce type d’activités que si l’issue du jeu aboutissait à des ruptures ou autres, c’était que la relation n’était pas vraie. Je ne suis toujours pas d’accord aujourd’hui. La vie est déjà un parcours semé d’embûches et rajouter un ver dans la pomme ne prouve rien, juste que quelqu’un rajoute un obstacle et que parfois, le temps manque pour tous les sauter.
Et vous ? Les jeux de rôle sont-ils un bienfait ou … ?

( 7 juillet, 2016 )

Ah les enseignants ! Oui, mais …

On ne rend pas assez hommage aux enseignants dans notre pays ( contrairement à nos voisins). Beaucoup envient leur statut de fonctionnaire ( sans commentaire) ou leurs vacances ( bien sûr, ils dorment toute la journée et n’en ont pas besoin !) mais peu les remercient ( pourquoi les remercier ? Ils font leur boulot, non ?)
J’ai eu le plaisir cette année de vivre une réelle reconnaissance des parents et des enfants de ma classe de CM2, cela faisait longtemps et c’est malheureusement trop rare ! Nous passons, qu’il pleuve, qu’il vente, six heures par jour en compagnie des bambins alors que leurs parents n’en passent plus, de nos jours, que deux au grand maximum, et encore ! Nous connaissons les larmes qui inondent leurs yeux, leurs rires, leurs colères. Nous ne sommes ni leurs copains ni leurs géniteurs et pourtant aujourd’hui, nous les éduquons bien plus que leurs proches.
Merveilleux métier trop souvent méprisé. Tant de jeunes collègues finissent dépressifs ou changent simplement de profession, à bout de nerf, de fatigue ou simplement découragés de toute la pression de l’institution ou des parents.
Enseigner n’est pas donné à tout le monde. Il faut avoir les épaules larges, accepter l’agressivité de certains adultes souvent liée à leur propre vécu, la malveillance d’autres pour des raisons personnelles.
Heureusement, il reste ces petits mots, ces dessins, ces mercis, ces pleurs qui nous sont offerts en cette fin d’année. Bien plus positifs que des cadeaux, ce sont des baumes qui effacent les moments difficiles que l’on a rencontrés dans une année.
Aucune fin d’année scolaire n’est semblable, c’est ce qui en fait sa magie.

Je me souviens il y a deux ans d’un magnifique bouquet qui me fut apporté de la part d’une ancienne relation s’excusant d’un différent dont j’avais beaucoup souffert. Instant inoubliable même si cette main tendue fut de bien courte durée. Je me rappelle également de cette année 1999, classe difficile où les élèves m’avaient préparé le dernier jour un magnifique goûter d’adieu et d’anniversaire en avance. De ces dizaines de cartes réalisées discrètement envoyées au début de ce XXIe siècle pleines de poésie. Je suis fidèle à ceux que j’aime, adultes ou enfants, à eux dont je prends soin et reçois encore des cartes, souvent d’anniversaire d’anciens élèves aujourd’hui en couple ou de leurs parents qui ont bien vieilli, de parents que ma route a croisés, aujourd’hui faisant partie de mes fidèles lecteurs. J´ai toujours conservé la même ligne de pensées. L’important est le présent et ce qui reste à venir et celui qui veut reprendre contact même après un tsunami me trouvera toujours là pour attraper sa main que ce soit dans le cadre scolaire ou privê.

Une page donc où beaucoup de souvenirs écrits, se tourne. Je ne sais pas si mes élèves garderont mon enseignement en mémoire mais j’ai vraiment fait en sorte de leur apporter une vision positive de la vie, une force pour qu’ils aillent tous au bout de leurs rêves et bien sûr un respect du programme imposé.

Alors à tous ceux qui jugent cette profession sur des non-dits, sur sur une feuille oubliée d’être corrigée ou une punition donnée, sur une phrase mal comprise, prenez du recul. Nous ne sommes que des êtres humains, nous faisons des erreurs, nous pouvons aussi souffrir de votre négativisme. Nous ne sommes pas parfaits mais nous faisons tout pour que vos enfants passent une bonne année et c’est un pari réussi. La perfection n’est pas de ce monde, la preuve, et vous ? Êtes-vous parfaits ?

( 17 mai, 2016 )

L’oubli

L’oubli

Quand dit-on que l’on a oublié ? Est-ce la même chose que tourner définitivement la page ? Je pense que chaque personne aura sa propre réponse mais l’une d’elles me semble convenir. On sait que l’on a fermé le livre lorsque l’on est capable de ressentir une empathie pour nos ennemis, lorsque l’on ne pense plus au pourquoi, aux questions, lorsque l’on ne cherche plus d’excuses ni à soi, ni à l’autre, lorsque l’image gravée dans notre mémoire s’efface doucement ne laissant même plus de traces visibles sur nos joues.
Je suis convaincue que l’on n’oublie jamais totalement, que nos souvenirs sont stockés dans un petit tiroir et que volontairement, on finit par en oublier la clé simplement parce que c’est sécurisant.
Pour moi, il y a donc une grande différence entre passer à autre chose et oublier. Je pense que passer à autre chose nécessite une grande force morale, un choix qui nous est propre, une nécessité. Oublier n’est par contre qu’un processus de pensées infligé par notre cerveau. Par définition, à part si on brûle un livre, même si la dernière page est fermée, un miracle peut toujours l’ouvrir de nouveau, c’est ce que l’on appelle l’espoir.
Dans l’oubli, il n’y a plus d’espoir, il n’y a plus rien.
Vaut-il mieux passer dans la vie d’autrui comme un espoir ou disparaitre sans laisser de trace ?
Une chose est sûre, un jour, on se réveille sans douleur et c’est cela l’oubli et ce jour-là, tout change ….

( 28 février, 2016 )

Absurde ? Vous avez dit absurde ?

Ah mes amis ! Ce n’est pas nouveau mais j’ai envie aujourd’hui de le crier, le monde est fou ! Soit je suis une parfaite imbécile ou une sociopathe ( peut-être après tout ) soit je ne suis plus en phase avec notre société, ayant de plus en plus de mal à comprendre les réactions dites humaines. J’ai vu sur FB un post de mon éditrice sur les livres gratuits. Je rebondis dessus car entre les petits malins qui ne cessent de m’envoyer des messages pour avoir des entrées gratuites au salon du livre ( euh, je ne suis pas éditrice ! ), ceux qui me réclament des exemplaires gratuits, ceux qui me supplient de choisir leur manuscrit, je ne peux que sourire !
Je ne suis pas l’éditrice ( et heureusement pour moi n’en ayant pas le temps !). Adorant lire, je donne juste un premier avis pour le choix des manuscrits depuis le mois dernier mais je ne suis pas responsable de la publication ou de la diffusion. Quant à mes livres, que ce soit chez Edilivre ou aux éditions de Grandhoux, je les paie le même prix que chacun d’entre vous et même si je revendique la culture pour tous, il est évident que je n’ai aucun livre à offrir. J’en suis désolée. Je n’ai qu’un salaire d’enseignante ( et croyez moi, ce n’est pas mirobolant !) et surtout des frais importants liés à ma maladie thyroïdienne et non remboursés par la sécurité sociale. ( mais c’est mon choix de me tourner vers les médecines douces pour me sentir en harmonie )
J’aimerais pouvoir vous offrir à tous NOIR, mais c’est impossible. Quant à Hashimoto, mon amour que me réclament de nombreuses chroniqueuses, je rappelle que seule mon éditrice peut accéder à cette demande.

Sinon je rebondis sur certains propos jaloux concernant ma place au concours. Euh, Je n’y suis pour rien et je sature un peu des jaloux en tous genres. Je n’écris que parce que j’aime cela et si cela plaît, j’en suis la première surprise. Ceux
qui n’adhèrent pas, passez simplement votre chemin mais ne venez pas pourrir ma vie. Je veux que l’on me laisse vivre en paix dans ma bulle, tranquille. Ce n’est pas moi qui ferai imploser une bombe ou qui planterai un couteau en plein cœur alors laissez moi vivre ma vie sereinement. C’est important pour le combat que je mène contre cette maladie. Le moindre stress démolit un peu plus mon papillon. Même si la maladie m’a apporté une grande sagesse, à pardonner, à accepteur l’erreur, je reste vulnérable aux attaques malveillantes parce que mon corps a une mémoire.

Monde de fou, monde violent, agressif, je refuse de signer pour toi. Histoires, commérages, diffamations, vous ne pourrez plus apposer mon nom aux vôtres.
Je le redis, je suis et reste une gribouilleuse de l’ombre, une âme qui glisse sur les vagues du présent.

 

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