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( 21 janvier, 2019 )

Quand l’amour devient pathologique …

Certaines relations peuvent tourner au cauchemar. Cela arrive lorsque l’on se retrouve face à des dingues qui vont cataloguer une femme qui s’intéresse à eux « de folle » ou « d’érotomane » simplement parce que ces individus ont un coeur de pierre, qu’ils sont vides d’émotions et surtout qu’ils n’aiment que manipuler les autres.

 

Pourtant l’érotomanie, n’est pas le simple fait de s’intéresser à quelqu’un.

C’est une véritable maladie où la malade, car ce sont souvent des femmes d’où la digression masculine à traiter toutes les femmes un peu collantes d’érotomanes !

C’est tout dire du peu de considération de la gente masculine envers la femme !

Déjà, une érotomane sera dépressive, voire suicidaire lorsqu’elle se verra privée de « l’objet » de sa convoitise. L’érotomane n’existe que pour l’objet de son désir amoureux auquel elle attribue l’initiative de cet amour. L’être aimé est le plus souvent socialement et intellectuellement supérieur.

On peut facilement imaginer la ligne très fine entre l’amour et l’érotomanie, et surtout toutes les dérives.

 

Pour exemple, un commentaire qui m’a été envoyé lors de mon dernier article sur l’amour et qui m’a donné l’idée de ce post:

«  Nous nous connaissions depuis deux ans. C’était un client de mon magasin. On discutait beaucoup, souvent, jusqu’au jour où il s’est mis à m’offrir des livres, des fleurs. Séduite, j’ai accepté d’échanger de nombreux messages via whasHapp. Tous les messages étaient ambigus, particulièrement à double-sens. Je les ai acceptés. Un jour, il m’a fait comprendre que notre situation pourrait évoluer. J’ai stupidement acceptée, mais étant peu dispo, il a cru que je me foutais de lui, et a attaqué.

Il a sorti tous nos messages, enfin plutôt les miens, les a portés à mon employeur qui m’a renvoyée illico. Furieuse, je suis allée voir sa femme et j’ai tout déballé. Aussi sec, il est allé porter plainte en m’accusant d’érotomanie. J’ai dû me farcir des séances de psy pour me disculper. Ce que l’on oublie de dire, c’est qu’une personne érotomane ne peut s’empêcher d’aimer. Moi, je l’ai peut-être aimé, un temps, mais je n’ai plus que du dégoût pour lui. Il m’a séduite avec ses cadeaux, avec ses poèmes, avec ses allusions, puis écrasée du pied sans scrupule. »

 

Si je suis tellement sensible à de tels propos, c’est que j’ai connu des personnes qui agissaient comme cet homme, jouant sur les non-sens, les non-dits, pour ensuite se sortir d’une spirale sans fin en enfonçant l’autre.

Pour avoir discuté lors de la réalisation de Maladies thyroïdiennes avec de nombreux médecins dont des psychiatres, une personne érotomane est une personne fragile, qui va casser au final, dont souvent le suicide sera la seule option, qui ne se relèvera pas, et ce sont des cas, au final, extrêmement rares au regard des femmes simplement obsessionnelles amoureuses parce que des hommes ont voulu leur faire croire qu’elles sont uniques !

 

Honte aux hommes qui jouent avec le coeur des femmes, honte à ceux qui se cachent derrière une apparence plutôt qu’un vrai ressenti. Car harponner une conquête pour se sentir exister, c’est oublier que cette dernière est avant tout humaine, avec des sentiments, de vraies émotions.

Qui surtout n’a jamais craint de se trouver à la frontière de cette folle passion destructrice ?

Ce que je trouve le plus méprisable, ce sont justement ces hommes qui vont brandir le drapeau de l’érotomanie, simplement parce qu’ils se pensent ( car c’est là le drame) plus intelligents ou d’un statut plus important, comme si la vraie grandeur était dans cette illusion d’être !

 

Étant une épicurienne, n’en déplaise à certains de mes détracteurs, le fantasme à l’état pur n’a jamais été ma tasse de thé. Autant, je suis extrêmement loyale en amitié et si l’autre danse sur le même refrain on peut continuer bien longtemps, autant ce n’est pas moi que vous verrez fantasmer des années sur un acteur, un chanteur, un politicien ou un toubib ! Vivre le présent fut toujours ma devise et les relations amoureuses obsessionnelles sortent du présent !

Alors, vous avez dit érotomane ? :) :) :)

 

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( 17 décembre, 2018 )

L’amitié

Je lisais dernièrement une jolie citation sur l’amitié qui ne donnait que des superlatifs à l’amie ou l’ami, du style, une amie, c’est …

Dans l’absolu, j’étais totalement d’accord, mais la réalité est-elle la même ?

« Une amie sait te remonter le moral quand tout va mal », j’ai envie de dire, oui, si elle le sait, car même aux amis, beaucoup de personnes ne veulent pas dire que cela va mal, beaucoup s’imaginent que « l’autre » sait, ou simplement ne veulent pas déranger. Dans l’idéal, effectivement, les amis savent dire les mots qu’il faut à condition d’avoir perçu le mal être chez l’autre. J’ai envie de dire qu’à quinze ans, c’est facile, car on ne vit que pour l’amitié, mais adulte, chacun a sa propre vie, et si l’autre ne vient pas cogner à notre porte pour demander de l’aide, on ne peut nécessairement le savoir.

« Elle te fait rêver quand tu ne veux plus espérer. » Là encore, je m’interroge, est-ce le rôle de l’amitié de faire rêver ? N’est-ce pas pousser l’autre dans l’illusion ?

Plutôt que ces jolies phrases toutes faites, j’ai plutôt envie de donner ma propre version de l’amitié, qui n’engage que moi. Déjà, l’amitié est un sentiment réciproque entre deux personnes. Je ne crois pas qu’une amitié unilatérale peut perdurer, fondée sur des passions communes, des goûts souvent similaires même si on peut tout à fait être amis avec des personnes différentes de nous. L’amitié est totalement dénuée d’exclusivité, et c’est important. La vraie amie ne sera pas jalouse d’une autre amie. Dénuée également d’attirance sexuelle sinon on va flirter avec la relation amoureuse amicale et non plus l’amitié avec un grand A.

Pour moi, l’amitié repose sur la confiance absolue. Trop de personnes, à l’ère des réseaux sociaux, se disent des amies et s’amusent à faire des captures d’écran pour ensuite s’en servir comme d’une arme. Ces personnes sont indignes du mot « amies ».

Ensuite, être amis, c’est s’engager, non pour satisfaire un besoin d’un moment ni pour combler une solitude, mais s’engager dans la durée. On n’est pas amis juste un mois pour satisfaire un ego. L’amitié se doit d’être honnête et authentique.

En amitié, le mensonge, les magouilles, les manipulations ne doivent pas exister.

On peut ne pas être d’accord, mais on ne peut pas mentir à l’autre, s’immiscer dans sa vie, lui faire volontairement du mal.

Trop de personnes mélangent les bonnes copines qui sont là pour aller danser ou au cinéma, et les amies qui seront dans l’ombre, prêtes à sortir les griffes si quelqu’un veut détruire cette amitié.

Une amie ou un ami seront toujours là si on les appelle au secours, tout en restant discrets si on a besoin d’espace. Ils ne jugeront jamais nos actes, se contentant d’écouter, de donner leurs avis si on leur demande. En tous les cas, ils ne nous lâcheront jamais la main sur un coup de tête ou une dispute, car il ne faut pas se leurer, même en amitié, on peut parfois se fâcher, mais la vraie amitié devrait résister à tout. « la vraie amie, c’est celle qui nous serre dans ses bras ». Alors là, je ne suis pas tout à fait d’accord n’étant pas tactile. Je peux aimer mes amis, être là pour eux, et ne pas savoir les réconforter physiquement, mais leur donner mon énergie et mon amour psychologiquement .

En tous les cas, l’amitié est un lien précieux qu’il faut savoir préserver encore plus que l’amour, une valeur vraie, peut-être une des rares qui reste aujourd’hui.

 

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( 26 septembre, 2018 )

Ces coups de coeur qui ne durent pas

 

Ah cupidon et ses flèches ! Que de coeurs brisés ces jours-ci viennent pleurer dans mes bras ! Personnellement, je n’ai jamais cru au coup de foudre qui ne s’avère qu’une simple attirance physique, intellectuelle ou morale, une sorte de jeu de séduction entre deux personnages en mal d’amour, ayant simplement un besoin inconscient de combler un vide, de se sentir toujours vivants. Seulement l’amour c’est bien plus que cela. Ces personnes sont à la recherche d’une lumière, d’un espoir, car une vie sans espoir n’est rien. Mais voilà, un coup de coeur restera toujours un coup de coeur, et se transformera rarement en véritable amour. Chacun est à la recherche de quelque chose que l’autre va donner au début, et un jour le miroir se brise, les personnes changent, et la réalité se révèle une illusion.

Curieusement, les femmes s’en remettent beaucoup moins bien que les hommes, peut-être parce que nous les femmes, nous vivons beaucoup plus dans un rêve ? En tous les cas, nombreuses sont celles qui m’écrivent souffrir des années plus tard de cette perverse attirance.

Faut-il pour autant renoncer à vivre ces passions ? Si on garde les pieds sur terre, non, si on ne convole pas directement en noce, toujours non, et surtout si on évite de mélanger désir sexuel ou solitude à combler et amour. La plupart des coups de coeur ne durent pas, c’est statistique, c’est ainsi. Après plutôt que tomber dans les délires guimauves, simplement se dire « on s’aime bien » c’est déjà bien mieux que laisser un « je t’aime » qui s’effacera une fois la passion épuisée.

 

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( 25 juillet, 2018 )

Considérer les êtres humains comme « rien ».

 

Une grande polémique sur des propos politiques cet été, sur lesquels je ne m’attarderai pas, car sortis de leur contexte.

J’accuse par contre notre société de manier trop facilement le côté négatif des mots.

Rien, n’est pas anodin, et n’est pas sans provoquer chez moi un vive émoi, une réminiscence d’un passé de quelques années où je me suis trouvée aux prises d’un individu, un parfait inconnu, ami proche d’un ami de l’époque, qui refusant que j’entretienne une relation avec cette dite personne, et afin de porter haut ses propos , m’a claironné que je n’étais « rien ». Un petit mot de juste quatre lettres que j’ai pris en pleine tronche, sans pouvoir sourciller, sans y croire vraiment, sauf qu’effectivement, l’ami, le mien, enfin celui que je pensais être  le mien, a bien cautionné ces dires par ses actes futurs sans effacer ce rien.

J’accuse l’homme avec un grand H de vouloir parfaire son pouvoir en écrasant l’autre sans se soucier des dommages collatéraux.

Alors, non ! Nous ne sommes jamais rien ! Et vous qui me lisez, ne laissez jamais un tiers, surtout inconnu vous faire perdre confiance en vous ! Vous n’êtes pas rien. Nous sommes tous quelque chose !

Ensuite, apprenez à prendre du recul. Ces personnes doivent être bien mal dans leur peau pour passer par des moyens aussi puérils que des intermédiaires. Aujourd’hui, je sais que même si ce rien me visait personnellement, je n’aurais pas du en faire une affaire personnelle. Je représentais certainement quelque chose de gênant, et il est plus simple d’écraser ce qui gêne plutôt que de l’affronter face à face, preuve d’une grande et pathétique lâcheté.

Il m’a fallu longtemps pour arriver à surmonter ce rien, un mot terrible, qui a nécessité des mois de remise en question, car ces petites lettres dites pour faire du mal, atteignent inéluctablement leur but.

Seulement ce rien n’est qu’une illusion ! J’en viens presque à regretter de ne jamais avoir croisé ces personnes, pour simplement leur dire, que non, je ne suis pas rien. Je ne suis pas parfaite, et j’en suis fière. Je suis parfois une chipoteuse ( clin d’oeil à des collègues de travail) et j’assume ce défaut. Je ne suis pas non plus transparente, et même si mon côté enrobé a perturbé ces personnes à cette époque, je porte fièrement mes kilos ! J’assume pleinement ma vie. Je suis aujourd’hui une plume qui s’envole et ça, ce n’est pas rien !

Je suis certainement une emmerdeuse, une passionnée, une femme avec un grain de folie, mais au moins, je ne suis pas rien !

Et comme me disait mon fils à l’époque avec humour « C’est celui qui le dit qui l’est ! » :

( 6 mars, 2018 )

Les appels à textes

 

Les appels à textes sont de plus en plus nombreux à être proposés soit par des ME soit par des concours, mais pourquoi un tel engouement ?

Je pense que dans la tête de beaucoup de personnes qui écrivent, ces appels à textes sont synonymes de gloire et de réussite, ce qui reste à mon avis un doux euphémisme. Envoyer des textes pour le plaisir, parce que l’on aime écrire, parce que l’on a la passion, que l’on a envie de tester notre plume, c’est une excellente idée, par contre, beaucoup trop d’auteurs se lancent dans des appels à textes avec l’illusion d’être connus par ce biais, d’avoir leur texte mis en avant. Il ne faut pas se bercer de rêves. Au mieux la merveilleuse nouvelle se retrouvera au milieu de plusieurs autres, noyées dans le lot, et même si cette dernière trônera dans un recueil, elle n’en restera tout de même juste qu’une simple nouvelle. Tout le monde ne s’appelle pas Andrée Chedid qui a cartonné avec sa célèbre « Dame en rouge ».

Les concours d’appels à textes n’apportent que rarement les gros titres des magazines, et surtout les nouvelles ne se lisent guère de nos jours. Même le dernier roman de Bussi fait de plusieurs nouvelles est beaucoup plus boudé que les autres.

Faut-il pour autant les abandonner ? Non, car c’est un excellent exercice de style, et même si se lancer dans ces concours demandent du temps, de la patience, de l’imagination, les retours de ces appels à textes permettent de s’améliorer, d’accepter la critique. Personnellement sous pseudo, j’ai participé à beaucoup d’appels à textes, dont les retombées me furent fort utiles, car c’est toujours amusant de voir ce que les gens pensent d’un texte en ignorant que j’en suis l’auteure.

Après faut-il signer avec une ME suite à un appel à textes ? Je pense qu’il faut tout de même rester très prudent, car s’engager sur une simple nouvelle, peut bloquer ensuite un manuscrit futur plus élaboré. Il faut toujours faire très attention aux contrats signés trop rapidement, car il est plus facile de s’engager que de quitter ensuite le navire.

L’idéal serait certainement les concours des grandes éditions, peut-être, même si trop souvent les jeux sont un peu biaisés dès le départ, malheureusement, tout comme beaucoup trop de concours.

( 4 novembre, 2017 )

Écrire et poser son propre regard.

Toujours la même rengaine, écrire, pourquoi est-ce vital pour certains et une contrainte pour d’autres ? Pour beaucoup, écrire n’est qu’un outil pour ne pas oublier, pour noter les choses importantes de la vie (les listes de courses par exemple), tandis que pour d’autres, l’écriture est bien plus que cela. Presque tout le monde a eu un jour envie d’écrire, mais bien peu de personnes passent à l’acte, par peur d’échouer, par pudeur, pour maintes raisons.

Il existe ensuite une grande différence entre ceux qui gribouillent, et ceux qui vont passer à l’étape supérieure, celle de la publication. Pour cette dernière, il faut être habité d’une vraie passion, car le parcours vers l’édition d’un livre est compliqué, parfois rude, certains ne s’en relèvent pas. Il faut donc avant tout y croire, vraiment.

J’ai cette passion. Écrire pour moi, c’est faire voyager mes mots sur la feuille de papier, c’est m’amuser avec des personnes imaginaires qui n’existent pas, telles des figurines Playmobil, j’assemble, je sépare, créant du sens et surtout de l’émotion.

Il m’est arrivé d’avoir un « creux » dans mon travail d’écriture, souvent lorsque j’étais tiraillée vers la réalisation de projets qui ne me « parlaient » pas. Je n’ai par contre jamais eu ni déception ni désillusion. J’écris d’abord pour moi, pour me sentir bien, pour tisser cette tapisserie pleine de couleurs qui me lie à mes lecteurs. Je ne me pose aucune question, surtout négative. J’ai fait du chemin depuis quatre ans. Avant, les critiques gratuites me faisaient mal. J’ai pris le recul nécessaire. Si le commentaire négatif a un argument valable, je le note dans un carnet pour ne pas commettre la même erreur lors d’un projet roman, sinon je ne m’y attarde pas, s’il n’est pas constructif .

Je ne me considère toujours pas comme écrivain même si à la fin de l’année, j’aurais publié plus de douze livres en quatre ans. J’écris comme certains préfèrent chanter sous la douche, ou d’autres dessinent sans cesse sur des bouts de papier. N’étant pas atteinte de nombrilisme, je doute souvent de la qualité de mes écrits, et suis toujours surprise de voir que mes ventes sont régulières. Je garde tout de même cette particularité, le secret de mes mots, tout comme le semi-anonymat. Salons et dédicaces, ce n’est pas pour moi, faute de temps, faute d’envie, et surtout je déteste le monde qui s’agglutine et qui phagocyte mon énergie. Et puis, honnêtement, rester des heures vissée sur une chaise à attendre le client, cela fait un peu  »attrape client » moi qui déteste le monde. On me prend comme je suis, disons plutôt que l’on prend mes livres, ce qui est le plus important.

Ce n’est pas comme cela que je vais vendre, allez-vous me dire, et bien curieusement, j’ai des lecteurs, et le reste, je m’en moque complètement. Lorsque je pose un dernier regard sur le dernier BAT de mon manuscrit, je suis déjà aspirée vers un nouveau roman qui se dessine, de nouvelles idées, de nouvelles possibilités. Si vous saviez à quel point ce n’est pas l’imagination qui me manque mais le temps ! Actuellement, j’ai plus d’une dizaine de projets à poser sur le papier, dans des styles et genres différents, juste pour le simple plaisir de m’amuser à poser les mots, à faire passer des messages, à offrir un peu de chaleur dans ce monde de brutes.

Alors, si vous connaissez juste un moyen de me donner du temps, j’aimerais me poser pour rallonger mon regard sur mes romans.

En attendant, un petit tour sur mon nouveau roman !

 

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( 13 octobre, 2017 )

La dépendance affective

Pourquoi certaines personnes sont-elles affectivement plus dépendantes que d’autres ? Encore une interrogation récurrente qui soulève une question piège, être dépendant veut-il nécessairement dire être amoureux ?

Je pense que nous sommes tous définis par notre enfance, nos premières relations, donc nos parents. Notre vie affective ne serait donc que la résultante d’un passé souvent oublié, parfois régi par une peur viscérale de l’abandon. Cette angoisse qui va nous pousser à devenir dingue si on ne reçoit pas le message promis, à imaginer les pires scénarios en cas de retard de l’autre, va se construire sur les fondations d’une dépendance affective. Ce seront ces couples qui ne peuvent vivre l’un sans l’autre, ces personnes qui arrivent à un tel point qu’ils finissent la phrase voire la pensée de l’autre.

C’est mignon, au début d’une relation cette osmose, cette passion dévorante, ce besoin de ne faire qu’un, mais vient un jour où le décalage se creuse, inéluctablement, parce que la vie est ainsi. L’un va prendre son envol, se découvrir une passion, laissant l’autre sur la touche, l’autre va peu à peu se murer dans la solitude, dans des soirées en solitaire à pleurer devant une série B, seule.

Le couple va se transformer en une illusion de couple. Souvent, une telle relation trouve son écho dans les relations où trônent les pervers narcissiques, ceux qui mettent tout en oeuvre pour que perdure cette relation. Le plus grand risque étant que l’autre se retrouve piégé dans une relation étouffante, avec un besoin de plus en plus grand affectivement, poussant ainsi sa moitié à un rejet inconscient de la relation établie.

Vivre heureux, c’est accepter que l’autre puisse avoir d’autres centres d’intérêts, d’autres affinités, qui ne sont pas les nôtres, d’autres désirs qui ne sont pas non plus nos attentes. Casser le processus de dépendance souvent lié aux premières années « d’amour » est une porte qui s’ouvre vers une nouvelle façon de vivre ensemble, basée sur la confiance, sur l’acceptation de nos limites, sur une relation plus saine. Vous l’avez compris, pour moi, être dépendant affectivement ne veut pas dire aimer, juste avoir besoin de l’autre pour combler une part de solitude, peut-être une blessure de l’âme liée à notre jeunesse, ou à un simple manque de confiance en soi. Le jour où on sait que l’on peut-être aimé pour soi, pour ce que l’on est vraiment, alors cette dépendance n’a plus lieu d’exister.

( 14 septembre, 2017 )

La frustration n’est-elle liée qu’à une illusion ?

Entre illusions et frustrations, la frontière est mince. Je l’ai énoncé dans un précédant article, tomber amoureux reste intimement lié à un phénomène d’illusion. Nous ne choisissons pas consciemment qui nous aimons, mais notre inconscient fait un tri sélectif, en rapport avec notre passé, notre vécu, nos désirs. Nous ne tombons pas non plus amoureux par hasard. Cet autre nous envoie des signaux, encore une fois inconscient, issus de nos fantasmes et nos désirs. Ce qui s’avère parfois bien réducteur, positionnant une passion dans des cases pré-définies.

Untel a quelques années de plus que nous, ça y est, nous faisons simplement un transfert Œdipien, même s’il ne s’agit que de quatre ou cinq ans, une autre se trouvera cataloguée avec un type d’hommes correspond à son premier amour, comme si le désir n’était relié qu’au physique.

La frustration existe là où l’illusion domine. Nous pouvons façonner l’autre à notre guide, inventons en songe des rencontres dignes de films X ou terriblement romantiques. Seulement, cela ne peut exister qu’un temps, survient alors le besoin de se fondre dans la réalité, de sortir des rêves pour toucher ce fantasme que l’on désire tant. Pour l’atteindre , nous nous trouvons face à un mur infranchissable, soit parce que l’autre ne partage pas notre passion, soit parce que le temps ou la vie nous impose de ne rien tenter, alors la douleur apparaît, la colère aussi parfois, ce besoin de vivre pleinement cette fausse réalité sur laquelle nous avons tant surfé.

Seule au final la complète réalisation de cette frustration peut briser l’illusion, ouvrir une porte à l’amour véritable ou à l’inverse, nous offrir de tourner la page. Là débute une grande question … comment y arriver ? :)

 

( 8 septembre, 2017 )

L’illusion d’aimer

Le mirage de l’amour nous attire tous. Qui n’est jamais tombé dans ce piège ? Face à « Lui », l’homme troublant, cherchant à plaire, jouant de cette séduction, nombreuses femmes succombent à une passion dévorante juste pour quelques mots prononcés, quelques promesses voilées.

Qui est vraiment à blâmer ? Cet homme qui aura durant des jours, parfois des mois jouer de ses regards,de ses sourires ou la pauvre fille qui s’est naïvement prêtée au jeu de ce séducteur invétéré, et qui se retrouve un beau jour à faire le deuil de ses illusions ?

En tant que femme, je tire à vue sur ces goujats, capables de bousiller ainsi une vie.

Bien sûr, la femme a une fâcheuse tendance à tomber amoureuse, à se faire ensuite des films, mais attiser ces fantasmes me semblent friser la méchanceté. Les vraies passions naissent souvent d’une telle illusion. Lui, avec ce besoin d’exister, encore, de casser sa routine familiale, va s’auréoler d’une image digne d’un super héros, beau, fort, séduisant. Le prince charmant sur son cheval blanc. Il pourrait, s’il l’avait voulu se faire moins attrayant, mais voilà, c’est tout de même super flatteur d’être un fantasme surtout quand on prend du ventre ou des cheveux blancs.

Malheureuseusement l’illusion n’engendre que douleur. Dans une relation fantasque, il s’avère très facile de se détacher de la réalité. Imaginer simplement des étreintes qui ne verront jamais le jour permet parfois à certaines personnes de conserver leur pseudo impression de fidélité.

Il est important de s’empêcher de sombrer dans de telles illusions, qui peuvent durer un moment, mais pas éternellement. Surtout que l’amour platonique n’apporte rien de bien constructif. Il faut savoir renoncer à stopper le temps. Souvent, on a tendance à rester coincés sur une erreur, persuadés que si on avait agi autrement, tout serait différent. Il n’en est rien. Une relation véritable aurait fini par se retrouver, par se reconstruire autrement.

 

Je n’aime pas ces hommes qui séduisent sans rien offrir en retour. Et que l’on ne me dise pas qu’ils ne savaient pas le désir ou l’amour qu’ils provoquaient. On sait tous que l’humain lance des signes. Sans encourager cette passion, ces hommes la désiraient peut-être une fois encore inconsciemment , mais au fond, s’ils avaient pu, ils auraient bien voulu. Seulement, ils ne pouvaient pas, et ils ont laissé cette passion s’accrocher, s’enflammer, détruire tout sur son passage, sans bouger, en observant juste les dégâts provoqués, sans prendre aucune responsabilité.

L’autre n’avait qu’à ne pas être une idiote, à ne pas se laisser à aimer, après tout, volontairement rien n’avait été prononcé.

 

Il faut être deux pour s’aimer, et vous mesdames qui me lisez, fuyez ces hommes qui ne pensent qu’à combler un vide sans pour autant vous désirer. Un amour qui n’a jamais existé fait très mal. Choisissez de communiquer, de ne pas laisser place aux non-dits. Une fois encore, on ne choisit pas de tomber amoureuse, mais on choisit de vivre dans la réalité et non dans un rêve. L’amour platonique, je n’y ai jamais adhéré ! Bien trop frustrant ! Alors choisissez juste comme moi de vivre …

 

( 25 août, 2017 )

Mes lectures de l’été

Ceux qui me suivent sur facebook sur ma modeste page « la forêt des livres », vous avez suivi mes lectures de l’été.

Plusieurs messages de personnes n’ayant pas facebook m’ont demandé de récapituler mes lectures.

Il y en a eu tout de même beaucoup !

 

Au fond de l’eau de Paula Hawkins

Contrairement à beaucoup, je n’ai pas encensé le précédent roman de cette auteure  » La fille du train » que j’avais trouvé long et ennuyeux.

J’ai beaucoup plus accroché à ce roman, cette histoire où se rejoignent plusieurs vies, plusieurs mortes, Jules, Nel, Lena, Sean, Helen, une bonne analyse des émotions humaines. Le style est agréable, les personnages qui parlent à tour de rôle intéressants, mais la fin est terriblement décevante, prévisible, sans saveur. Quel dommage car ce thriller m’a tenue durant plusieurs certaines de pages pour faire un vrai flop à la fin. D’une banalité à faire peur, un peu comme si l’auteure avait du vite terminer. Un livre que j’ai pris plaisir à lire, sauf vous l’avez compris la fin !

 

Le tricycle rouge de Vincent Hauuny

J’avais lu de très mauvaise critique … pourtant …

Le tricycle rouge est un polar doté d’une intrigue efficace qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout.

L’histoire de Noah Wallace, brillant profiler rescapé d’un accident de voiture où il a perdu sa femme. Il se retrouve impliquer par le biais d’une carte postale dans une série de meurtres survenue cinq ans plus tôt . Il y rencontre deux personnages qui vont l’aider, Sophie et Clemence. Le plongeon dans l’horreur n’est pas loin.

Ce livre a reçu le prix Michel Bussi.

J’ai adoré ce roman, le suspense était total. Le lien avec le titre n’apparaît que tardivement donnant du ressort à l’intrigue. La fin laisse entrevoir un second exemplaire peut-être …

 

Le bonheur n’a pas de rides de Anne Gaelle Huon

Quel joli coup de coeur. Je suis sortie ces jours-ci des thrillers et je ne tombe que sur de jolis romans plein de tendresse et de douceur. Une bien belle histoire qui ne se raconte pas simplement parce qu’il n’y a pour moi pas de moi pour cela. J’ai beaucoup aimé !

« On reconnait le bonheur au bruit qu’il fait en claquant la porte. »

 

Une grosse déception : L’élégance du hérisson de Muriel Barery

 

Voilà un roman que j’avais mis de côté depuis des mois voire des années. Premier choc, l’épitaphe « À Stéphane avec qui j’ai écris ce livre » ( oups ! Le « s » m’a un peu ébranlé pour un roman publié chez Gallimard)n j’ai pu noter tout au long de ce livre de nombreuses coquilles. Comme quoi, on critique beaucoup les indés mais les plus grands ont des failles.

Je ne m’y suis pas arrêtée et j’ai plongé dans le roman. Alors je m’attendais au coup de coeur, au livre qui prend aux tripes, et bien pas du tout.

Très grosse déception ! Je me suis ennuyée !!! Le texte est bien écrit, certes, mais l’histoire est vraiment rasoir. Vu les éloges, je suis vraiment tombée sur les fesses.

Une histoire banale, une fable sans véritable essence, bref, un roman monté aux nues simplement par une édition. Peut-être est-ce le fait de le lire en vacances ? Je misais sur la détente, j’en sors avec un mal de tête. Un livre pour ceux qui ont envie de se masturber le cerveau, et juste pour ceux-là !

 

Un vrai coup de coeur

Le philosophe qui n’était pas sage de Laurent gounelle.

 

Quel joli livre ! Un vrai coup de coeur. Certes l’histoire peut sembler insipide, et pourtant comme j’ai aimé cette analyse faite par l’auteur.

Les personnages de Sandro, Élianta sont un vrai délice et posent de véritables questions existentielles. Sommes-nous formatés par la société ? Une vie positive dénuée de sombres pensées comme l’avaient au départ ces jeunes indiens est-elle possible ? Pourrons-nous un jour de nouveau communiquer avec la nature ?

 

« J’ai créé un monde d’illusions qui se nourrissent d’elles-mêmes, un monde insensé qui s’autoalimente. »

 

« Ce qui est contre nature est voué à disparaître. Ce monde finira par s’effondrer de lui-même. »

 

En clair, j’ai adoré ! J’avais déjà lu un livre de cet auteur qui m’avait moins interpellé. Celui pose vraiment les problèmes de notre société. Fin classique et positive, je n’en attendais pas moins.

 

La dernière licorne de Tobby Rolland

 

Ce roman s’avère être un thriller doté d’une intrigue historique emportant le lecteur dans une course folle en compagnie de Zak et Cécile, d’Idil, et de bien d’autres du Vatican, en passant par Hong Kong à la recherche d’un des plus grands secrets de l’humanité.  L’auteur affirme détenir une part de vérité, c’est possible, une chose est certaine, c’est un bon livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, un livre qui fait se poser des questions.

 

Conspiration de Giacometti et Ravenne

 

Je suis une fan des romans de ces auteurs (puisqu’ils sont deux à écrire), même si certains romans sont mieux que d’autres, mais mes retrouvailles avec le commissaire Marcas est toujours un vrai plaisir. Cette fois, nous plongeons en plein coeur de la révolution avec des personnages hauts en couleur comme Danton, et la recherche d’un Secret, avec toujours une pointe occulte.

Jacques Ravenne étant franc-maçon, c’est un délice de découvrir les rouages de ces loges tenues secrètes durant des siècles.

 

En tous les cas, le roman commence par une série de suicides bien étranges, et le rythme est soutenu jusqu’au bout. J’aime particulièrement ce mélange historique, et vie actuelle, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. À lire pour ceux que ce type de romans passionne, comme moi !

 

Mör de Johana Gustawsson

 

Un très bon thriller où la profiteuse  Emily Roy est bien sympathique, et où Alexie son acolyte nous plonge dans une histoire bien tordue comme on les aime (enfin moi !)

L’histoire se passe en Suède, toujours dans une atmosphère un peu lente comme on les aime, la découverte d’un corps amputé , avec une autre intrigue en parallèle, celle d’une actrice enlevée à Londres. Tout le mystère siège autour de l’ancien comâgnon d’Alexie qui est enfermé dans un hôpital psy. Bref une histoire bien tordue avec l’apparition de Jack l’éventreur … un bon filon, même si j’ai un peu trouvé certains passages longs …

 

Le dernier repos de Sarah

 

L’histoire

Tracy Crosswhite, enquêtrice de la police de Seattle trouve le moyen d’ouvrir de nouveau le dossier d’Edmund House qu’elle pense innocent. C’est alors que l’on retrouve les restes de sa soeur Sarah.

 

Je suis rentrée à fond dans le premier tiers, ne pouvant lâcher mon livre, puis le second m’a un peu moins captivé quand au dénouement, je l’ai vraiment trouvé sans saveur, tellement prévisible.

C’est vrai que je deviens maintenant très difficile concernant les thrillers. J’aime ne pas découvrir le meurtrier ou la fin. Là, c’était raté. Beaucoup d’incohérences dans ce livre. Pas le meilleur polar que j’ai pu lire.

 

Le Château de Tanna’saoghal de AJ Crime

 

J’avais lu le premier roman de AJ Crime publié chez Edilivre, et j’avais apprécié son style. Je fus donc plus que surprise en découvrant ce nouveau roman d’un genre totalement différent. J’ai donc plongé dans un livre limite ésotérique, avec des fantômes, de l’horreur, des personnages attachants, à la limite du polar. Bref, un genre bien particulier avec une plume raffinée, vous l’aurez tout à fait compris, j’ai adoré ! Une bien belle découverte !

 

Le murmure du Papillon de Patricia Duterne.

 

Je recommande ce roman de Patricia dont j’avais déjà apprécié les deux précédentes parutions.

L’histoire est toute simple, celle de Victor qui l’été de ses sept ans va dé ouvrir la vie et le monde des adultes.

 

Voilà un bien joli petit roman facile à lire, je l’ai lu en quelques heures, rempli de poésie. On se laisse bercer par l’histoire de Louise et de Victor, par ce passé qui s’entrecroise avec le présent, par la magie des mots.

Seule la fin m’a un peu déçue. J’aime les histoires qui finissent bien.

Un livre à lire sans hésitation ! .

 

Beaucoup de livres autoédités.

 

Les petits yeux étoilés de Bruno Madelaine

Le hasard m’a fait acheté ce petit roman de Bruno Madelaine. L’histoire d’un jeune Simon Renaud qui raconte son parcours et celui de sa famille  face au Syndrome de William BEUREN dont il est atteint depuis la naissance. Un roman poignant qui se lit vite, mais qui laisse des traces.  Un vrai coup de coeur À lire absolument …

 

Les amies de ma mère de Lydie Lefreve

 

Voilà un petit livre bien sympathique plein d’humour et de bienveillance. Le style est léger, bien écrit. Ayant moi-même une fille, j’ai retrouvé quelques clins d’œil familiers.

Une bonne lecture de vacances !

 

Le philosophe amoureux de claude Roudil

 

Quelle jolie découverte que ce livre empli de sensualité, un roman plein de sagesse, une traversée de la vie d’un homme avec la découverte du tantrisme, cette philosophe zen. J’ai lu ce roman par étapes pour bien assimiler chaque partie. C’est un vrai régal. Nul besoin de méditer pour aimer ! À lire … sans modération.

 

Moi aussi je suis Patrick Bruel de X

 

C’est avec beaucoup de curiosité que j’ai choisi de lire ce roman durant mes vacances. D’abord intriguée par la couverture qui casse la dite normalité, puis ce titre, un clin d’oeil au chanteur Patrick Bruel.

L’auteur a un style très agréable à lire, limpide qui passe bien, et je me suis laissée, bien malgré moi, prendre à cette histoire. Texte surprenant car entre-coupé de morceaux de chansons et de poèmes. Le plongeons dans l’introspection de l’auteur, éloignée au final de la vie du chanteur, est écrit dans un français savoureux qui nous emporte. Restons-nous avec des questions sur ce transgène ? Certainement, une curiosité, il faut bien l’avouer que l’auteur nous a savamment offerte avec pudeur. Un roman court, trop court, prenant, loin de la norme littéraire officielle , mais une jolie découverte.

‘Écrire, c’est arracher les lambeaux de l’intériorité  »

 

Une bonne intention de Solene Bakowvski

 

L’histoire est toute simple, celle d’une petite fille Mati qui a neuf ans et perdu sa maman. Elle a un papa paumé par ce deuil, et une grand-mère qui n’est pas trop bien dans sa tête. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. L’histoire est magnifique, superbe, pleine de tendresse. On s’attend à un polar bien glauque et on découvre un fort joli roman.

Je découvre cette auteure avec beaucoup de plaisir.

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