• Accueil
  • > Recherche : pieges edition
( 3 juillet, 2019 )

Les pièges d’Amazon et les DA.

 

Un peu en retrait de la vie des réseaux sociaux depuis quelques temps, je reviens et découvre avec stupeur une révolte sur de nombreux groupes « secrets » à propos des fameux droits d’auteurs. Il semblerait que la marmite bouillonne depuis quelques semaines au vu ds nombreuses ME qui ont clôturé un semestre de ventes. ( quelle que soit l’édition, petite, grande, célèbre, le souci reste entier)

Comme tout auteur, je comprends pleinement cette frustration en constatant que le nombre de ventes n’atteint pas les espérances que l’on pensait avoir et surtout au regard des nombreux retours de lecteurs.

C’est ainsi qu’un petit tour sur de nombreux groupes privés s’est avéré fort intéressant. Je ne m’y attarde jamais, mais je devais vérifier mes sources. Oh déception ! Noirceur de l’âme humaine ! Je découvre par hasard, mais est-ce vraiment un hasard, une pratique qui m’a laissée sans voix. Un nombre impressionnant de lecteurs achètent des livres brochés sur Amazon et vu la politique de renvoi de trente jours, ces personnes renvoient tout simplement leur livre après l’avoir lu. Résultat des courses, un commentaire va apparaître sur ce site de vente voire sur des sites de lecture partenaires. L’auteur ravi de lire tous ses commentaires va donc calculer ainsi son nombre de ventes sans penser une seule seconde que notre société n’est pas le monde des Bisounours. Car ces lecteurs malhonnêtes utilisent cette pratique régulièrement, certaines lectrices avouent même utiliser plusieurs compte Amazon pour pouvoir « acheter » un livre par mois dans chaque, livre qu’elles ne régleront jamais puisqu’il sera toujours remboursé !

Au final, on va se retrouver avec des auteurs mécontents et frustrés, des éditeurs qui ne rentrent pas dans leurs frais, et une pratique foncièrement malhonnête ! Je suis peut-être de la vieille école mais on n’achète pas un livre pour le renvoyer une fois lu. Est-ce ce que l’on va s’acheter des petites culottes pour les renvoyer ensuite une fois utilisées ? Où va le monde ? Le respect de l’auteur ? De l’éditeur ?

Je ne parle même pas des pratiques de téléchargements illégales où tout un chacun dérape à un moment. Là encore cela fait gonfler l’impression de vendre, alors que ce n’est qu’une manière d’être lu. Quant aux librairies, parlons-en ! La plupart sont en baisse de régime et faute de temps n’envoient pas leurs chiffres. Comme elles ont presque deux ans pour finaliser une vente, on peut imaginer l’impact sur des DA.

Doit-on aussi parler des livres photocopiés ? Des pratiques, m’a-t-on parlé de partage chaque semaine  d’un morceau d’un livre édité sur des sites ? Le copyright, tout le monde s’en moque ! Et je le redis, aucune ME n’est épargnée, pas même les grosses enseignes, pas même les auteurs dont la tête est sur les affiches.

Hier, un auteur qui fut autopublié, qui a eu un super contrat dans une grosse ME, me disait qu’il avait dégringolé au niveau ventes depuis un an. Alors qu’il affiche un compteur énorme … le téléchargement, le renvoi des livres…

 

Personnellement, j’écris surtout pour être lue. J’ai cette chance vu le nombre de retours que j’ai en privé. Après, cette « notoriété » existerait-elle si elle ne passait pas par le téléchargement illégal ou par le prêt ? ( après tout, j’ai passé des années à n’acheter que peu de livres préférant aller à la médiathèque) ?

Plutôt que de casser du sucre sur les éditeurs, sur les auteurs, ne devrait-on pas s’en prendre à ces lecteurs sans scrupules profitant du système sans une once d’empathie pour ceux qui ont travaillé ( car écrire est un vrai travail)  ? Ne nous dirigeons-nous pas vers un monde de l’édition où tout se brade, où la littérature ne sera plus qu’une matière étudiée à l’école dans les livres anciens, où surtout l’autoédition avec le numérique prendra la première place ( avec l’inconvénient de voir du mauvais français dans les mains de nos jeunes ? Bon, j’admets que pour cela, il faudrait qu’ils lisent…

 

35F52F54-248F-4AF8-8DC3-BC7FC03B3BBD

 

( 27 février, 2019 )

Un roman à découvrir

The prison experiment de Eric Costa

 

J’ai déjà lu plusieurs livres de cet auteur, en particulier Aztèques, que j’avais adoré, et je le remercie pour son SP. Curieuse de découvrir cette fois un « thriller », bien loin de l’univers d’Aztèques. Je dirais presque que cet ouvrage flirte avec la science-fiction. On plonge directement dans cette anomalie , ce dôme nommé l’oeuvre qui fait un peu penser à Stephen King et à la fois aux romans d’aventure de Cussler.

J’ai beaucoup aimé l’analyse des personnages, avec un coup de coeur pour Elena,  et le rythme soutenu de ce roman qui au passage ferait un excellent film.

Un peu déçue que ce roman s’achève sans véritable fin, c’est terriblement frustrant ..

D’un autre côté, cela laisse peut-être présager une suite, que je me suis amusée à imaginer…

 

L’histoire :

Dans la fameuse zone 51, se trouve une prison expérimentale d’un genre très particulier nommée l’Oeuvre qui n’est plus sous contrôle de la CIA. Une équipe va partir à l’assaut de cette prison où de nombreux pièges les attendent.

Magnifique couverture au passage !!!!

L’auteur est en autoédition et on peut trouver son livre sur Amazon à un prixtrès abordable.

Un roman d’anticipation à découvrir.

 

https://www.amazon.fr/Prison-Experiment-Thriller-t-ebook/dp/B07KYNXWWZ/ref=cm_cr_arp_d_product_top?ie=UTF8

 

9D88AD28-CA36-43A2-9F37-CA2E14AFB1C6

( 25 octobre, 2018 )

Conseils ; jeunes auteurs et les comités de lecture

 

Publier dans une maison d’édition connue ou reconnue tel est souvent le rêve d’un jeune auteur. Seulement, le parcours pour atterrir dans une ME est digne de celui d’un combattant, rempli de pièges, de questions sans réponse.

Une fois le fameux Graal envoyé, ce manuscrit dans lequel l’auteur a mis toute son âme, tout commence en général par un comité de lecture, et là, c’est le poker.

Je sais que de nombreuses éditions vous diront le contraire, mais voilà, j’ai participé au choix des manuscrits dans trois éditions que je ne nommerai pas, mais dont je vais vous livrer les ficelles.

D’abord, être « lectrice » dans un comité de lecture, se fait bénévolement. Ensuite, chaque édition a son propre système de sélection, ce qui rend le parcours plus compliqué.

La première, dont j’ai fait partie, fort connue, publie de nombreux ouvrages et propose aux lecteurs un catalogue rempli de manuscrits. Le comité de lecture reçoit les livres soit en version papier par la poste, soit en numérique, avec des fiches très réfléchies à compléter. Tous les romans proposés sont des premiers romans ou tout du moins des romans inédits ce qui facilite la sélection. Trois personnes vont noter ces lectures qui seront ensuite valider par une directrice de collection.

Qu’en dire ? Un moyen de sélection correcte même si les avis restent subjectifs. En aucun cas l’éditeur ne va lire un seul de ces romans ( même si la plutôt des auteurs signant le contrat ensuite le pensent)

Ma seconde expérience s’est passée dans une petite édition. Les auteurs envoyaient leur manuscrit que je réceptionnais. La plupart pensait que c’était l’éditeur qui lisait. Personne n’a jamais démenti, et je me suis farcie une quarantaine de livres durant un an dont certaines pépites. Seulement, l’édition ne voulait publier que des Noms  ( le copain du copain etc) de nombreux manuscrits que j’avais sélectionnés n’ont jamais vu le jour. Une fort mauvaise expérience pour ma part. J’ai eu l’impression de perdre mon temps, l’impression de juste servir de faire valoir.

Le troisième comité de lecture faisait suite à une pré-sélection effectuée par les directrices de collection. Sur quel critère allez-vous me dire ? Le résumé, les premières pages, la dernière page. Ensuite je devais lire trois romans dans le même genre et sélectionner celui qui se rapprochait le plus de mon coup de coeur. Une bonne expérience, car beaucoup furent sélectionnés vu que c’était une édition exclusivement numérique.

Conclusion

Être choisi par une grande édition, la chance ou le piston ?

Honnêtement, je ne crois guère en la chance, car il ne faut pas se leurrer, si vous êtes amis avec Tartanpion  qui est le pote de Trupion, et bien vous avez toutes les chances de voir votre manuscrit se positionner en haut de la pile à lire, ce qui ne garantit pourtant pas un contrat.

Après de vraies petites éditions ont un bon comité de lecture, alors faites bien vos choix !

En clair, jeunes auteurs, accrochez-vous ! Étant une éternelle optimiste, je pense qu’un bon manuscrit finira toujours par trouver acquéreur même s’il faut le présenter plusieurs fois au même éditeur. Un auteur, chez un éditeur connu, m’a avoué avoir envoyé cinq fois sous divers pseudos son roman qui fut refusé quatre fois. Qu’est-ce qui a changé entre toutes ces fois et la dernière ? La conjoncture actuelle ? L’éditeur qui s’était levé du bon pied ? Aller savoir ! En tous les cas, surtout, ne jamais renoncer !

 

35F52F54-248F-4AF8-8DC3-BC7FC03B3BBD

 

 

( 20 février, 2018 )

Le monde de l’édition est-il un mythe ?

Tout le monde écrit au XXI eme siècle, et c’est bien, seulement tout le monde ne sera pas auteur, et encore moins écrivain. Le chemin est long, avec de nombreuses embûches, et une fois que vous avez un pied dans la marmite, rien n’est gagné.

Publier un livre ne veut pas dire pour autant vendre son livre. Il y a tellement de livres sur le marché que les chances sont minimes. Faut-il donc viser les grosses éditions pour être certain d’avoir sa tête sur les autobus ? Certainement si c’est une fin en soi.

Mais ne pas oublier qu’une édition de renom reçoit en moyenne plus de cent manuscrits par mois, et au final, il n’en publiera qu’une poignée, et il faut surtout cesser de se leurrer, le copinage est bien réel dans ce milieu. Si vous connaissez le copain d’untel, vous aurez peut-être une petite chance de voir votre manuscrit en haut de la pile lu par le comité de lecture, et encore, on vous fera attendre des mois. En clair, si vous avez trente ans et la vie devant vous, alors effectivement vous pouvez rêver à la célébrité. Sinon, cherchez plutôt pourquoi vous écrivez, car là est toute la raison. Écrivez-vous pour vous, pour les autres, pour faire passer un message ou pour l’argent ? Car si c’est pour le dernier point, ne pas trop s’illusionner. Il n’y a pas grand monde qui peut vraiment vivre de ses ventes de livres de nos jours, pour ne pas dire presque personne. On ne devient pas auteur de best-sellers avec une baguette magique. C’est d’abord, une affaire d’éditeurs, de promotion, de chance, je n’y crois plus.

 

Les pièges à éviter ?

Surtout ne jamais payer pour se faire éditer. Pour mon second roman, j’ai cherché diverses éditions, et j’avais découvert une maison d’édition qui semblait bien et avait accepté mon manuscrit. Lorsque j’ai appris qu’il fallait payer en achetant 50 livres, j’ai été énormément déçue car je n’avais pas l’argent de nécessaire pour avancer une telle somme, voilà comment j’ai découvert qu’il existait une différence entre une maison d’édition à compte d’éditeur et une maison à compte d’auteur. Et j’avais frappé à la porte de la dernière catégorie. Je l’ai vite refermée.

Ensuite, j’ai découvert diverses petites éditions qui débutaient, inconnues. Une aventure intéressante que je ne regrette, mais qui a eu aussi ses limites avec une diffusion réduite à néant, une publication numérique invisible, etc. J’en ai conclu que tout le monde ne pouvait être auteur tout comme tout le monde ne pouvait diriger une édition.

J’ai aussi tenté l’autoédition, encouragée par des amies auteures, en publiant Juste une Seconde en numérique sur Amazon, et ce petit livre a très bien marché ( curieusement, j’ai touché autant d’argent qu’avec une petite édition avec laquelle j’ai travaillée). Par contre, je ne sais pas si je recommencerai. Je n’ai absolument pas réussi à gérer le concept n’étant pas une pro informatique, et ce livre n’a pas été mis en papier, tout comme le temps demandé à la promotion fut trop important. Mais pour ceux qui sont férus de nouvelles technologies et qui ont du temps, je pense honnêtement que c’est l’avenir.

Au final, je suis donc retournée à la chasse à l’édition classique pour mes polars, et je suis très heureuse pour le moment de cette jeune édition qu’est Evidence Éditions avec laquelle j’ai signé. L’équipe est jeune, dynamique, l’offre est totalement gratuite et de qualité ( j’adore mes couvertures, et tout le monde sait à quel point je suis difficile ayant une fille graphiste).

 

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi mes livres continuent d’être lus avec si peu de promotion, mais je m’en moque un peu du « pourquoi ». J’écris et c’est le plus important.

Au début j’écrivais par besoin, pour vider mon âme, juste pour combler un vide, puis j’ai écrit par plaisir pour mettre un peu de bonheur dans la vie de mes lecteurs. Je ne sais pas si j’ai réussi à mettre de la pommade sur certaines solitudes, à faire passer mes idées, mais ce serait mon plus grand bonheur d’apprendre un jour que mes mots ont servi.

 

Alors mythe ? Peut-être si on pense qu’il suffit d’enfourcher une Licorne pour réussir.

Réalité, si on se contente « d’être » tout simplement, sans changer qui on est.

35F52F54-248F-4AF8-8DC3-BC7FC03B3BBD

 

 

( 1 juin, 2017 )

Le monde de l’édition est une toile d’araignée.

Le monde de l’édition est en ruine, le numérique tue le livre et j’en passe. Avec presque quatre ans de recul, j’ai appris à relativiser.

Avant, c’était avant, je voyais ce milieu comme un univers paradisiaque où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, une grande famille où tout le monde s’aime. Ah fichue naïveté ! Je me suis encore cassée les dents ou alors on n’a pas tous le même concept famille.

Déjà j’ai découvert qu’il existait des dizaines de moyens de publier un livre, de l’auto édition aux grosses usines à livres, qu’il existait plein de minuscules ME dont personne ne parle jamais, que les prix littéraires connus ne sont réservés qu’à une élite ( non à cause de sa qualité irréprochable, mais pour son label), que les salons font vendre mais surtout si on a un Nom ( éditeur ou auteur ) et que l’on pouvait au final perdre un bien précieux, l’envie, la vraie. Et surtout que comme dans la vie, il y aura toujours ceux qui vont écraser les autres quitte à piétiner, faire des sourires, puis démolir un projet par jalousie, frustration ou méchanceté. Je pensais le monde de m’édition synonyme à un conte de fées, j’avais juste ou lié que comme dans tous les contes, il y a des méchants.

Comme tout le monde le sait, j’ai publié dans une édition alternative ( on en disait beaucoup de mal, j’ai eu beaucoup de lecteurs, j’en suis sortie au mouns reconnue si ce n’est connue ), dans une petite ME avec qui j’ai terminé mon engagement et où mon recueil sur la maladie d’Hashimoto continue de se vendre. L’édition ne se stoppe pas à deux choix. Il reste les petits éditions provinciales dont on me dit beaucoup de bien, pourquoi pas ? , il me reste aussi à tester l’auto édition pure comme Amazon ( mais seule c’est bien difficile, surtout quand on est incapable de faire un BAT correct ) et les grosses éditions ( en ai-je vraiment envie ? Peut-être si Laffont ou Actes Sud me faisaient un clin d’œil ?)

Dans tous les cas, je suis convaincue que le livre sera et restera une valeur sûre. Peu importe où il sera publié, l’important est le lecteur qui le lira, de plus en plus sur support numérique. Le milieu va devoir s’adapter.

Rentrer dans le monde de l’édition m’a donnée l’impression d’être dans une toile d’araignée géante. Il y a des pièges partout, des insectes prêts à avaler l’araignée si elle n’y prend pas garde, des jalousies gratuites injustifiées pour quelques lignes. Et puis de merveilleuses rencontres, et ces moments fabuleux où,on met le mot fin d’un roman, où il est prêt, où on a atteint un but.

Alors écrire et être lue restent pour moi le plus grand plaisir. Après le support, l’édition, peu importe. Seul compte l’endroit où mes mots se sentiront bien, et ce ne sera le cas que dans un environnement positif et bienfaisant.

( 1 avril, 2017 )

Une interview sans oeillère !

 

 

Bonjour, merci de vous prêter au jeu pour notre journal. On parle beaucoup de vous sur les réseaux sociaux, pourtant vous êtes dans l’ombre. Acceptez-vous de tout me dire au travers de cette interview en direct ?

Oui, pourquoi pas ? Je n’ai rien à cacher !

Votre signe astro ? Et s’il vous ressemble ? Avec quels signes vous êtes le plus proche ?

Cancer ascendant Scorpion, le pire signe ! Terriblement romantique, trop sensible, trop possessive. Très rancunière, mais persévérante. Le Cancer est très maternel, j’ai été puéricultrice puis enseignante, j’ai eu 5 enfants. Tout est dit, non ? Lorsque je crois en quelque chose, en une cause, en une personne, j’y crois jusqu’au bout. Lorsque je n’y crois plus, je tourne la page, sauf si cette personne n’est pas ordinaire.

Sinon, je m’entends avec presque tout le monde. Ma route a croisé celle de nombreux Cancers avec qui en général (hommes ou femmes), je surfe sur la même vague d’émotions, mais sinon, je n’ai pas vraiment fait attention.

Alors vous ne pardonnez pas ? 

Ah la question piège ! Si, bien sûr, c’est l’objet de mon dernier livre. On a tous une seconde chance. Parfois, il faut des mois, des années, mais cette chance existe.

Votre dernier livre parle de rencontres. Y a-t-il des rencontres qui vous ont marquée ? 

Bien sûr, il y a des rencontres qui marquent une vie, simplement parce qu’elles ont eu le mérite d’exister. Ce sont ces rencontres fortuites, que l’on ne cherche pas, que l’on ne provoque pas, que l’on ne trouve pas sur des sites spécialisés ou autres. J’aime beaucoup écrire sur le thème des rencontres, car ce sont elles qui changent nos vies.

Regrettez-vous certaines rencontres ? 

Non, je n’ai aucun regret. Chaque route que j’ai croisée a eu ensuite un impact sur ma vie, négatif parfois pour finir par quelque chose de beau. Je ne crois pas au hasard des rencontres, je crois que nous avons des choix à faire, divers chemins à prendre, et parfois on se trompe, le temps de 5 Secondes comme l’héroïne de mon roman, l’acte manqué.

Des actes manqués, vous en avez ? 

Ben comme tout le monde, j’en ai plein ! Ces choses que je n’ai pas sues dire, ces gestes non faits. Oui, qui n’en a pas ?

Vous les regrettez ? 

Non, je l’ai déjà dit, je n’ai aucun regret. Ce qui fut devait l’être. Des routes qui se croisent peuvent se croiser un jour de nouveau. C’est le principe même de la vie.

Changeons de sujet, pourquoi un blog ? 

J’ai commencé à écrire mon blog lors de la sortie de mon premier polar. On m’avait dit que ce serait utile. Au final, je me suis prise à cette écriture quotidienne, aux commentaires réguliers. Nombreux lecteurs m’ont dit avoir besoin de « mes mots ». Je me sens responsable d’eux,.

Votre principale qualité ? 

Ai-je une qualité ? Rires, je ne sais pas, la fidélité en amitié et en amour, la sincérité. C’est aux autres qu’il faut demander.

Votre pire défaut ? 

J’en ai trop pour les dire ! Réservée ( on m’a dit dernièrement et que c’était le plus gros défaut alors je choisis celui-là)

Vous parlez beaucoup de trahisons dans vos romans, c’est un point sensible ? 

Comment dire, je n’aime pas faire du mal, je n’aime pas que l’on m’en fasse. Lorsque je fais confiance, je ne pense pas que l’on puisse me trahir. Je suis assez naïve là-dessus. Après, j’écoute les raisons, j’entends et j’essaie de comprendre, si on veut m’expliquer ; Je suis très emphatique, et j’ai tendance à prendre les fêlures des autres sur mes épaules, à ressentir la vulnérabilité de certains, la solitude d’autres. Si je m’inscris dans un processus amical, je donne ma confiance, et c’est mal de la briser. S’il y a trahison, c’est que quelque chose n’a pas été compris, mais c’est peut-être de ma faute. J’assume d’avoir pu faillir.

Aucun pardon possible, alors ? 

Si justement ! Rires. Mais c’est compliqué. S’il y a eu des mots dits « face à face » ou téléphoniques, je pardonne rarement, car je sens l’énergie de la personne, « sa haine », et je n’aime pas ce ressenti. Si par contre, la cassure fut provoquée par des tiers, je vais prendre du recul, cela peut-être long, faire mon introspection puis je pardonne.

Je sens que ces tiers restent coincés. 

Pires que cela, certaines personnes ont bien pourri ma vie. On est dans une société où chacun se mêle de la vie des autres, rapportant mots ou situations déformées, et je ne parle même pas du danger d’Internet et de son anonymat. Sur le coup, cela fait mal, mais l’intelligence est de se demander si vraiment « l’autre » l’a dit ou pensé. Je laisse le doute possible. Vous savez, c’est le « J’en ai rien à foûtre d’elle, elle n’a jamais été importante. » On a tous connu des remarques rapportées similaires qui sont plus violentes qu’un coup de poignard. Face à cela, je rentre dans ma tanière, et je n’en sors plus. Rires

Aucune chance ? Pas de seconde chance ?

Si, une porte entreouverte.

C’est à l’autre de venir s’excuser ?

Je ne demande pas d’excuses. Le passé doit rester où il est, mais oui, c’est à l’autre de revenir.

Plusieurs retours de votre roman vous comparent à Nadia, cette Faiseuse de bonheur. 

Rires. Un livre est fait de mots et d’émotions, donc non, je ne suis pas Nadia, mais oui, certainement que ma pensée positive peut se sentir dans ce roman. J’ai voulu passer un message, faire comprendre que nous faisons tous des erreurs, que nous ratons tous des choix, que nous en faisons de mauvais pour de mauvaises raisons, et qu’au final, on le paie parfois le prix fort, mais que toujours, la vie est là, plus belle que jamais et que nous devons vraiment y croire, à cet avenir qui nous attend (et peut importe que l’on ait vingt ans ou soixante-dix), à cette seconde chance, au bonheur sans cesse renouvelé. Donc si mes mots peuvent aider, alors oui, on peut me comparer à Nadia …

Vous pratiquez la pensée positive dans vos romans ?

Comme dans la vie. J’essaie, depuis le décès de mon fils, de m’y astreindre, c’est ce qui m’a portée. J’ai mes limites et n’y arrive que lorsque je vais bien. Rires

tous ceux qui vous rencontrent vous décrivent avec un sourire lumineux. 

Ahahah. Votre question me déstabilise. J’essaie de garder le sourire, c’est tout, car malgré tout la vie n’est pas facile. On en prend des claques !

Que représente l’écriture pour vous ? 

Tout, absolument tout depuis toujours. J’ai toujours été une littéraire, adoré écrire. Je remplissais des carnets à mes amies d’enfance. Ensuite des lettres à mes amoureux. Quand j’y pense, qu’est-ce que j’ai dû les saouler ! Je ne perdais pas une occasion pour écrire.

Comme Carla ? 

Oui, j’écris mon journal depuis l’âge de treize ans. Cela en fait des carnets ! J’anticipe votre question, ne me demandez pas ce que je vais en faire ! Ils ne sont qu’une trace, une nécessité.

Qu’avez-vous éprouvé avant la sortie de votre dernier roman ? Et après ? 

Énervement ! Ce n’est pas simple d’être publiée et de travailler en même temps. Trop de pression. Après, je décompresse, et je suis déjà passée à autre chose.

Entre votre premier roman et votre dernier, écrivez-vous différemment ? 

Oui, et heureusement. Rouge fut juste un brouillon, écrit à la va-vite sur les conseils d’un collègue. J’avais commencé à écrire une histoire d’amour durant l’été 2010, et j’ai perdu les premiers chapitres. Rouge s’est inscrit de lui-même. Il n’était destiné ni à être lu ni à être publié. Il est donc bâclé. Rires. C’est surprenant, car il reste celui qui s’est le plus vendu. Je pense, enfin j’espère, que mes livres sont plus aboutis aujourd’hui.

Envisagez-vous l’écriture comme une activité professionnelle à temps plein ? 

Non, absolument pas. Le monde de l’édition est en crise, et on est loin de la poule aux oeufs d’or. Je suis professeur des écoles, et j’aime mon travail. Et puis, il y aura dans quelques années la retraite ! Là, je me consacrerai à l’écriture pleinement.

Monter une maison d’édition, vous en parlez sur votre blog. 

C’était un vieux rêve, et l’idée n’était pas de créer une grosse machine, mais qui sait ? Je lis beaucoup de manuscrits pour différentes petites éditions, et j’adore aider les jeunes auteurs à développer leur plume. Ayant vécu dans l’ombre d’une vraie édition durant deux ans, j’ai vu les pièges à éviter. Mais bon, la retraite est encore loin …

Quel(s) conseil(s) donneriez-vous à nos lecteurs rêvant de devenir écrivain ? 

D’écrire, de croire en leur plume, d’écouter les conseils, les critiques. De toujours chercher à s’améliorer, et de se forger une carapace, car ce milieu est difficile.

Question piège, édition, autoédition, vous êtes beaucoup lue, pour quoi ?

Sujet tabou. Je crois dans les mots, et pour moi un livre, s’il est bon, sera lu publié dans une ME ou en autoédition. Quant à la raison de cet intérêt pour mes livres, aucune idée. Je ne cherche ni la notoriété ni le devant de la scène, la preuve, je ne fais ni salon (sauf le we dernier) ni dédicace. J’ai promis d’être honnête, cela me gave ! Je suis une sauvage. C’est un point de litige avec les ME. Je tiens à ma liberté, et je compte garder comme dirait Florent Pagny « ma liberté de penser ».

 Les critiques ou commentaires malveillants vous touchent en tant qu’auteur ? 

Bien sûr, je suis un être humain, et je n’aime pas lire des commentaires gratuits  » Votre livre est nul ». J’ai envie, besoin de savoir pourquoi pour m’améliorer. C’est vrai qu’arrivée au dixième livre, je ne lis plus que rarement les critiques, sauf des chroniqueuses, car ce sont elles qui font vivre nos livres.

Êtes-vous très active sur les réseaux sociaux ? 

Non, par manque de temps, je ne suis pas active sur Facebook ou les autres réseaux. J’ai ma page Facebook Rouge-Polar où je poste mes sorties littéraires, et je navigue un peu sur Linkedln qui est un réseau plus sérieux côté promotion. Je ne suis pas très informatique, et je préfère mon bouquin plutôt que me cacher derrière un écran.

 

Vous êtes contre le modernisme ?

Ce n’est pas ce que j’ai dit, juste que je suis une quiche en informatique, ce qui m’a valu à une époque de gros déboires. Je m’adapte ! J’écris sur un iPad pro, j’ai une liseuse Kobo, rires, je ne suis pas restée à l’ère du Moyen-Âge, mais j’avoue que je suis très réticente face à ce monde virtuel. On ne sait jamais qui se cache derrière un profil, derrière un mail.

 

Pourtant de nombreuses personnes ne travaillent aujourd’hui que par Internet ? 

Je sais, mais j’ai du mal à m’adapter à ce système. Je le redis, j’ai besoin d’avoir confiance, et j’ai vu les limites d’internet et ses risques. En tant qu’auteur, au début, je ne protégeais pas mes écrits, et j’ai retrouvé des passages entiers de mon blog dans certains livres.

Pourquoi écrire un livre sur Hashimoto  ? Est-ce un sujet qui vous touche particulièrement ?

Ah ! Bonne question ! Bien sûr que ce sujet me touche étant atteinte de cette maladie.

J’ai très mal vécu l’annonce de cette maladie qui m’a réduite à l’état de légumes durant deux ans. Aujourd’hui, je vais plutôt bien même si il m’arrive d’avoir des rechutes.

Lorsque j’ai écrit ce recueil, j’étais en colère contre moi, pour avoir laissé cette maladie s’installer, pour ne pas l’avoir anticipée. J’ai eu la chance d’avoir des médecins géniaux qui m’ont aidée, soutenue, chance que n’a pas tous les malades.

Hashimoto fut un peu une façon de crier ce que je n’avais pas eu le courage de dire, de mettre des mots sur des maux. Il en est à sa troisième édition, et continue à aider. J’en suis ravie !

 

Certains médecins rigolent de ce type de livre. 

Rires. Je sais, mais ce n’est pas grave. Je ne leur en veux pas. Ce n’est pas facile de comprendre un malade. Un médecin reste un être humain. On a trop tendance à les croire au-dessus de tout, ils ne sont que des hommes avec leurs propres vies, leurs soucis, « leurs emmerds » comme dirait Aznavour. Ils ont le droit d’en rire. L’important est ceux que j’ai touchés, ainsi que les malades ou les familles. 

 

Vous n’avez pas eu cette maladie pour rien écrivez-vous.

C’est une façon de parler, mais oui, j’ai l’impression d’avoir mis un sens dans un non-sens, d’avoir vécu quelque chose pour une bonne raison.

 

 Revenons à 5 Secondes, quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Comme pour Hashimoto, que la vie nous laisse des choix, qu’il suffit de 5 Secondes pour tout détruire que parfois on entend, mais on se refuse à entendre l’autre, surtout que l’on fait tous des erreurs.

 

Vous aussi ? 

Rires. Bien sûr ! Si je pouvais effacer certaines choses, je le ferais immédiatement, quoique, si je n’avais pas vécu certaines épreuves, je ne serais pas là à vous parler, alors ?

 

Si vous aviez quelque chose à dire à quelqu’un, que diriez-vous ? 

Que je suis désolée, que l’on ne s’est pas compris. Que ce serait bien de lire 5 Secondes. Rires. Qu’une seconde chance existe.

 

Vos projets ? 

Un nouveau polar bien sûr ! Ensuite, j’ai envie de me lancer dans la littérature enfantine ou un autre style. Je terminais mes romans par 5 Secondes. Je n’ai plus d’histoires d’amour à raconter !

Pourquoi, l’amour est illimité.

Non justement, on se répète un peu trop. Cela devient redondant. Les histoires d’amour se ressemblent, et seules les histoires tourmentées se vendent.

Pour écrire aussi bien l’amour, vous y croyez ?  

Bien sûr, quelle question !

L’amour entre mêmes sexes ? 

Ce n’est pas ma tasse de thé, mais l’amour reste l’amour. Il ne s’arrête ni au physique ni au sexe. Il est, tout simplement.

Pensez-vous que l’on peut continuer à aimer sans se voir ? C’est un des thèmes de 5 Secondes.

L’amour n’a aucune limite. C’est un merveilleux sentiment qui doit être respecté, accepté. Oui, on peut aimer sans se voir, on peut rester amoureux d’une personne longtemps. Il y a tant de façons d’aimer. Le plus triste serait de ne plus aimer …

Et vous dans tout cela ? 

Jocker !

 

Le mot de la fin.

Une pensée à ceux qui ne sont plus, j’espère qu’ils auraient été fiers de moi, et à ceux qui ont compté. Ma plume aura toujours un peu de Vous …La prochaine fois, j’essayerai de ne pas louper ces 5 Secondes …

Merci à vous Lynda pour cet interview très sympa !

 

Retrouvez Sylvie Grignon sur le site Fnac, Edilivre ou les éditions-Félicia-France- Doumayrenc. Un grand auteur que je recommande !

 

( 17 juillet, 2016 )

Pourquoi tous les livres édités ne sont-ils pas vendus en rayon Fnac ou Cultura ?

Question récurrente à laquelle je vais essayer de répondre en espérant ne pas faire d’erreurs. Comme tout auteur, mon rêve serait de voir mon livre dans les Fnacs de France et de Navarre. Je savais que dans une édition alternative comme Edilivre ce serait difficile, que les portes seraient fermées. L’autoédition n’est pas bien vue en France contrairement aux States. Lorsque j’ai signé avec la maison d’édition pour mes Carla et pour Hashimoto, mon amour, j’avais toujours ce même rêve mais mon éditrice s’est heurtée à une autre réalité, les pièges de la production et de la diffusion. Inégalités entre les petites éditions et les grosses maisons qui elles sont de véritables usines avec un capital leur ouvrant de nombreuses portes.
J’ai donc découvert que seules les grosses maisons d’édition avait le pouvoir, car c’en est un, d’investir dans la mise en vente dans les Fnac françaises, pour ne prendre que cet enseigne. Pourquoi ? Question de gros sous. Pour mettre un livre dans tous les rayons, il faut que la Fnac « optionne » ces livres, que l’éditeur commande donc à l’imprimeur une quantité de romans, de l’ordre de mille dirions-nous. Sachant qu’en moyenne le coût d’achat du livre sera de minimum 3€, on voit déjà qu’il faut un capital à investir, capital qui ne sera amorti que lorsque les livres seront vendus sinon le lot ira directement à la poubelle.
Triste réalité que celui du pouvoir de l’argent !
Et je ne parle pas des diffuseurs comme Sobook avec lequel travaille mon éditrice qui demande plus de 55% du prix d’un livre pour diffuser ce livre, en faire sa promotion, sa mise en relation et les démarches d’envois, un résultat bien souvent décevant à en juger le nombre de lecteurs attendent toujours leurs commandes pour les Secrets de Carla et pouf Hashimoto.
La différence avec les grosses maisons comme Grasset, Actes Sud etc ? Elles possèdent le plus souvent leur propre diffuseur voire leur imprimeur, pouvant recycler sans perte les invendus.
L’inégalité du système me choque surtout lorsque je lis certains livres sortant de ces presses, avec une écriture bâclée, un style haché, une histoire insipide. Encore une fois, notre société ne repose que sur du paraître, du facile. Des petites éditions même pleines de bonne volonté ne pourront malheureusement jamais rivaliser avec les grosses devantures et nos livres, même s’ils sont géniaux car ils le sont n’est-ce pas ? :) ne seront jamais distribués dans les grandes distributions sauf un miracle.
Mais moi, je crois aux miracles et à la positive attitude alors pourquoi pas un jour Carla ou Hashimoto dans votre ville ?

 

Désolée s’il reste des coquilles dans mon texte. Pas de correcteur d’orthographe en vacances :)

( 5 juillet, 2016 )

Les pièges à éviter lorsque l’on propose un manuscrit.

Faisant partie soit en tant que directrice de collection ou simplement membre de comité de lecture de plusieurs maisons d’édition à droit d’édition ( Nouvelle Plume et d’autres ), j’ai relevé des erreurs qui pourront peut-être aider les auteurs en quête de gloire ( même si je ne suis pas convaincue que la gloire est liée à une édition en particulier, mais reste une affaire de chance)
tout d’abord un fait récurrent, mais décisif, les fautes. Je ne parle pas des coquilles, mais des vraies fautes. Par pitié, lisez, relisez vos manuscrits. Un ouvrage contenant plus de trente fautes dans les dix premières pages sera mis de côté. Bien sûr, un éditeur corrigera les coquilles restantes, mais il s’attaquera surtout aux erreurs de typo. Donc, prenez un correcteur, faites vous aider, chassez les répétitions, les phrases trop lourdes, les « trois petits points » qui saoulent les éditeurs, les dialogues incompréhensibles ou qui inondent un ouvrage. Un livre ne se fait pas en un jour ! Passez-y du temps !
Tout le monde peut écrire et c’est ce qui est formidable, mais tout le monde n’est pas écrivain. Vous n’aurez aucun souci à être publié de nos jours en autoédition ou édition alternative, mais chez un éditeur, c’est une autre paire de manches alors choisissez bien vos textes. Les éditions reçoivent plus de 50% d’autobiographie. À part si vous êtes la maîtresse d’un grand politicien, votre vie n’intéressera pas une édition. Son objectif est vendre et juste vendre. Vous voulez qu’elle marche ? Alors, tournez votre texte en roman moderne ou en thriller. Je pense à un collègue dont je n’ai pas lu le manuscrit, mais que mon édition avait accepté, car il venait en mon nom ( n’essayez plus ! Elle ne tombera pas deux fois dans le panneau !). Le contrat fut mis en sourdine, car pour différentes raisons, non publiables. On ne peut tout écrire surtout en citant des noms, des lieux précis. Éditer un livre coûte très cher et un éditeur ne s’engagera pas sur des braises.
Dernièrement pour la maison d’édition Nouvelle P , j’ai lu une saga excellente, un petit bijou seulement l’auteur l’avait conçu par morceaux, voulant publier des livres de 25 pages maximum. Un éditeur refusera presque systématiquement cette façon de travailler et je reste encore sur cette lecture avec regret ! Certes, cela aurait fait un pavé de 400 pages, mais un excellent livre. Va-t-on savoir pourquoi certains auteurs s’obstinent !
Les genres choisis restent limités donc bien regarder les ouvrages publiés dans le catalogue. Les maisons d’édition publient peu de recueils de poésie ou de nouvelles. Pour les romans philosophiques ou de bien-être, visez les éditions spécialisées. Le fantastique ne sera souvent pris que dans les éditions avec ce thème dominant tout comme la Fantasy, la littérature jeunesse dans les éditions jeunesse, les romans à l’eau de rose plutôt chez Milady ou HQN, l’érotisme dans les éditions spécialisées dans ce genre, etc. Il ne faut pas envoyer n’importe où ! Un envoi papier coûte cher et il faut savoir qu’un seul manuscrit sur mille sera pris dans des éditions comme Albin Michel surtout si c’est votre premier roman et que vous n’avez pas de piston.
Restez modeste ! Je lus des lettres accompagnant des manuscrits à mourir de rire.  » Je suis le meilleur, j’ai écrit un excellent roman, car je suis diplômé de, etc » ou  » Je viens d’écrire un best-seller et vous pouvez miser sur 5000 ventes. » S’il suffisait de, pour être, cela se saurait ! Je grimace en lisant ce type de présentation et c’est déjà un point négatif alors imaginez la réaction des éditeurs ! Soyez juste vous ! Ne croyez pas parce que vous avez cartonné sur Amazone pour votre numérique que le tapis rouge vous sera déroulé. C’est arrivé à moins de dix auteurs sur les milliers qui s’autoéditent. Je ne le redirais jamais assez, un éditeur est pour moi un chef d’entreprise et son but reste de faire du chiffre, de vendre, de vous vendre. Votre travail à vous est de faire un bon produit. Le sien de vous mener au sommet.
Attention aussi au plagiat ! Dernièrement j’ai lu un manuscrit complètement calqué sur un roman de Robin Cook. Excellent c’est certain avec juste la maladie qui changeait, mais même structure littéraire. Pas de bol, je suis une inconditionnelle des thrillers et polars. Un grand éditeur ne prendra jamais un tel risque.
Publier chez des éditeurs à droit d’édition veut dire ne rien payer. Si on vous propose une somme à investir, ce ne sera pas une vraie édition. Bien lire vos contrats. Si vous avez 50 livres à acheter en précommande, ce n’est pas un éditeur de renom, mais un prestataire d’édition au sens du terme.
Détaillez chaque page de vos contrats. Attention à l’exclusivité, ce que l’on peut vous demander, obligation de publication à un rythme précis, obligation de présence. Certains contrats de grandes maisons peuvent imposer des salons obligatoires qui ne correspondront pas nécessairement à votre profession. Tout le monde n’est pas libre le we. Une fois que vous aurez signé, vous serez ennuyé. J’ai rencontré un auteur qui s’est fait renvoyer de son travail pour satisfaire son éditeur, au final, il n’a vendu que 500 livres ( dans une grosse édition) et est en dépression depuis, car il a tout perdu. Attention aussi au droit de préférence. Ne jamais accepter une préférence totale pour tous les genres, vous en perdrez le goût et le plaisir d’écrire.
J’ai certainement oublié des petits points, mais j’espère vous avoir aidés.
Il faut savoir que plus de 50% des éditeurs ne répondront jamais à vos envois par mail ou courrier, car une maison d’édition est inondée de manuscrits. Je le redis, une vraie maison d’édition ne publie que peu de livres par an. Donc la sélection est difficile surtout en papier. Rêvez mais rester les pieds sur terre. Souvent seul le comité de lecture lira votre manuscrit tandis que l’éditeur, lui, ne lira que les romans phares de sa maison et laissera le choix aux membres du comité de lecture qui aura des critères précis ( ceux que j’ai énumérés plus haut) et surtout n’oubliez pas que le monde de l’édition est en crise ! Une publication dans une grande maison ne veut pas dire pour autant la poule aux œufs d’or ou la communication mondiale ! Les gens ne lisent plus, les livres se vendent donc beaucoup moins. Rares sont ceux qui atteignent les 150 000 ventes papier.
Écrivez, proposez, mais restez dans la réalité et vous serez heureux ! Bonne plume à tous.

( 24 juin, 2014 )

Edition, pièges ou réalité ?

Avant toute chose, merci à Franck Gordon pour son référencèrent sur le site :
Je vous conseille d’y jeter un coup d’œil … Des livres passionnants y sont répertoriés !

http://www.cirac.org/Club-de-lecture.htm

Et même un lien sur Rouge …

http://www.cirac.org/club/Rouge-SG.htm

Le monde de l’édition …

Recevant de nombreuses questions sur l’édition en général, je vais essayer de répondre à quelques unes et vous donner un témoignage fort intéressant d’une future auteure auto publiée dont nous suivrons le parcours si elle nous y autorise …

Vaut-il mieux envoyer le manuscrit par la poste ou l’amener directement chez l’éditeur ?
On est au XXI siècle ! Perso, je me vois mal aller toquer aux portes des éditeurs : » bonjour, c’est moi … » Je trouve ça un peu pathétique ! Poste ou envoi par mail …

Faut-il adresser son manuscrit à quelqu’un en particulier ?
Ben, faudrait connaître le quelqu’un et si on le connaît pourquoi lui envoyer et ne pas lui donner ? En plus, c’est bien plus compliqué que ça …

A quels éditeurs dois-je envoyer mon manuscrit ?
Honnêtement si vous avez la vie devant vous et que vous pensez que votre manuscrit est génial, prenez la liste et visez  » les gros »…
Seulement vous n’aurez qu’une réponse entre six et douze mois … C’est long pour un premier livre ! Moi, ça m’a saoulée ! Je n’ai pas eu cette patience résultat j’ai accepté le premier éditeur qui a répondu. Ce fut Edilivre, j’ai reçu ensuite d’autres acceptations qui auraient été bien meilleures mais voilà, j’avais déjà signé ! Mon impatience est mon principal défaut ! Je vais essayer d’être plus stratège avec Carla … On verra …

Les DA ?
Et bien ils sont réglementés et doivent être payés à une date précise. Concernant Edilivre, ils me furent payés avec trois mois de retard mais j’ai reçu un chèque sympa ! Je suis très fière de ces DA qui représentent en fait bien plus que de l’argent ! Une réussite !

Autoedition, qu’en penser ?

Je n’ai pas d’avis étant éditer chez un éditeur alternatif se rapprochant beaucoup de le  l’autoédition , très fatigant côté promotion, mais j’ai récupéré un témoignage qui peut s’avérer très utile à beaucoup  …
«J’ai eu l’idée d’écrire un livre depuis un bon moment déjà, cette idée m’est venu il y a environ 8 ans, mais l’idée et le thème du livre en lui-même s’est décidé il y a seulement 4 ans. J’ai travaillé sur mon premier manuscrit durant 3 ans, avec tout ce que cela comportait : de la relecture un nombre incalculable de fois, de la réécriture ect…

Lorsque mon livre fût terminé, je me suis lancé à la recherche d’une maison d’édition susceptible de prendre ce dernier. Et j’ai découvert bien vite que ce n’était pas évident… Ou plutôt quasiment impossible ! J’ai envoyé mon manuscrit à beaucoup de maisons d’édition sans savoir à quoi m’attendre. Comme tout auteur, j’ai eu des refus mais aussi des réponses positives.

Après avoir cherché sur internet, j’ai découvert une maison d’édition qui semblait bien et a accepté mon manuscrit. Lorsque j’ai découvert qu’il fallait payer, j’ai été énormément déçu car je n’avais pas l’argent de nécessaire pour payer une couverture personnalisée, une correction à un prix si élevé etc. J’ai alors découvert ce qu’était la différence entre une maison d’édition à d’éditeur et une maison à compte d’auteur. Et j’avais frappé à la porte de la dernière catégorie.
Je souhaitais à compte d’éditeur… A alors commencé mon périple pour trouver ce genre de maison d’édition. Et une maison avec une ligne éditoriale me concernant.

Un éditeur m’a appelé en se disant très intéressé par mon livre mais m’a aussi dit que tout ne serait pas gratuit alors qu’ils étaient censés être à compte d’éditeur. Une autre m’avait été conseillé et j’étais à deux doigts de signer le contrat, mais avant, j’ai préféré demander conseil autour de moi. L’éditeur ayant accepté mon manuscrit n’a pas apprécié et a alors refusé d’éditer mon livre. J’étais pourtant dans mon droit ; celui de demander conseil afin de ne pas signer les yeux fermés. Cela m’a montré qu’il ne devait pas être si honnête que cela.

En tout, mon livre a été envoyé sept ou huit fois.et j’ai reçu l’avis positif de trois comités de lecture. J’ai été déçu à chaque fois, et pour des raisons différentes !
Résultat : après des mois d’espoirs, de désespoirs… mon livre est toujours en attente d’être édité. Je n’ai jamais lâché l’affaire et n’ai jamais abandonné ! J’ai finalement décidé de l’auto-éditer car je me suis rendu compte qu’il existe peu de maisons d’édition correctes et ne profitant pas de vos écrits. Je ne l’ai pas encore auto-édité. Cependant, je suis bien entourée et me bat encore et toujours pour avoir mon livre terminé entre les mains. Je pense qu’il y a plus d’avantages à faire ainsi et surtout aucun compte à ne rendre à personne. C’est un livre qui me tient à cœur et que je rêvais de partager avec les gens, plus qu’un autre livre à mon avis. Je ferai sans doute appel à des maisons d’édition pour d’autres livres mais certainement pas pour celui-ci !

On ne peut pas espérer trouver la bonne maison sur internet, car cette expérience m’a appris à me méfier encore davantage qu’à mes débuts. Je pense qu’il faut s’accrocher et surtout toujours se renseigner, demander conseil et être bien entouré pour supporter autant de bonheurs, et de déceptions en seulement quelques semaines ! Le monde de l’édition est très difficile et il faut s’accrocher ! » Marie

Merci Marie ! À vous !

Vos témoignages et réactions sont les bienvenus …

|