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( 16 novembre, 2021 )

Croire en ses rêves …

Dernièrement, j’ai lu cette superbe citation du grand Coluche. :   » On croit que les rêves, c’est fait pour se réaliser. C’est ça, le problème des rêves : c’est que c’est fait pour être rêvé ». Il a tout dit. Rien n’est plus beau que le rêve qui nous emporte, le tout est de ne pas se laisser enfermé dans ces rêves. Un rêve doit vivre, longtemps, toujours, simplement parce que c’est de cette manière que naît la création, l’inspiration, les projets, les routes qui se dessinent, et peu importe le résultat, l’important est de rêver, de danser sur ses rêves, de vibrer avec, de rire avec, de ne jamais les lâcher … voilà pourquoi depuis huit ans, tous mes romans portent ma propre citation : « afin que vivent les rêves à jamais … »

Alors rêvons mes amis, rêvons à nous en faire tourner la tête, tout en gardant à l’esprit comme nous le rappelle Coluche, rêvons en sachant qu’un rêve n’est par définition qu’un rêve …  qui parfois se réalise, parfois …

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( 1 septembre, 2020 )

Mes lectures de l’été 2020

 

L’avantage des vacances, c’est que je ne cantonne pas des sorties littéraires, je pioche dans ma pile de livres un peu au hasard et découvre ( ou non) des pépites.

En tous les cas, je suis sortie de ma zone de confort ( polars et thrillers) et ce fut très appréciable.

J’en profite pour rappeler que toutes mes lectures sont également sur ma page FB « La forêt livresque », créée surtout pour m’éviter de relire deux fois un même bouquin ! (quand on lit beaucoup, cela arrive :) )

Certains de ces retours sont détaillés, d’autres non. Tout dépend de l’endroit où je les ai lus et de ce que j’avais à en dire, n’aimant pas vraiment être obligée de pondre une dite chronique !

 

Tout le bleu du ciel de mélissa da costa

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Quel merveilleux livre ! Quel texte fort, poignant ! Je commence vraiment mes vacances par un petit bijou littéraire comme je n’en avais pas lu depuis fort longtemps.

Un roman qui ne peut que toucher en plein coeur.

C’est l’histoire d’Emile, un jeune homme de vingt-six ans condamné par un Alzheimer précoce qui va entreprendre un dernier voyage avec une inconnue, Joanne une compagne d’aventure. Au cours de ce récit vont se jouer comme sur une gamme deux destins que rien ne prédestinait à se rencontrer au milieu d’endroits magnifiques dignes d’un coup de pinceau. Un livre rempli de tendresse, de douceur, avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, celle de cette fin incompréhensible, inadmissible, intolérable, cette perte de la mémoire si jeune, cette mort inévitable.

Ponctué de nombreuses citations, ce livre est un livre à lire, peut-être une piqure de rappel sur l’importance du présent.

 

« Si nous pleurons parce que le soleil n’est plus là nos larmes nous empêchent de voir les étoiles. »

 

L’extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.

 

Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre

Pauli Coelho l’alchimiste

 

La beauté n’est pas dans l’objet regardé mais dans nos yeux

 

****

 

Ce que savait la nuit de Arnaldur Indridason

⭐️⭐️⭐️

 

J’ai apprécié certains romans de cet écrivain nordique, mais j’avoue que je n’ai pas eu un coup de coeur pour celui-là que j’ai trouvé long, sans véritable intrigue, d’une platitude étonnante même si le contenu était bien écrit.

 

*****

 

Rumeurs de Chandler Baker

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Coup de coeur

 

Pourquoi choisissons-nous un livre ? Le titre ? La couverture ? Allez savoir ! En tous les cas, j’ai adoré ce roman, un thème qui me parle, un sujet d’actualité mais écrit avec brio.

« Si seulement vous nous aviez écoutées, rien de tout cela ne serait arrivé. »

L’histoire de plusieurs femmes sloane, Ardie, Grace, Katherine, Rosalita, qui travaillent toutes dans une entreprise juridique la Truvi Inc. L’histoire d’un homme Ames, à la tête de cette entreprise, qui entretient avec les femmes en général des rapports peu convenables. Des rumeurs qui sonnent vraies et pourtant qui ne peuvent pas être pris en compte car on ne peut pas croire qu’un homme « bien » puisse agir mal, c’est inconcevable, seules les femmes, ces mythos peuvent mentir.

Un style à la fois caustique et drôle, une histoire que je n’ai pas lâchée !

 

« Nos mots seront notre héritage. Nos mots criés haut et fort.  Pour que le monde entier snous entende. Fini d’implorer pour être crues. Fini de supplier pour qu’on nous accorde le bénéfice du doute. Nous ne demandions plus la permission. La parole était à nous, enfin.

Écoutez-nous. »

 

À lire car cela n’arrive pas qu’aux autres, et on est trop nombreuses à se taire !

 

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Ceux qui s’aiment finissent toujours par se retrouver de Sonia Dagotor

Édition Cherche Midi

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Encore un coup de ❤️, une bien jolie histoire qui m’a mouillé les yeux.

Une romance toute simple où s’entrecoupe le destin de trois femmes ou plutôt devrais-je dire, trois générations. Une histoire qui traite de l’amour, du désir, du lien qui unit les hommes. Un roman que je n’ai jamais pu lâcher et dont on sort comme si on avait respiré une bouffée d’oxygène. En clair, j’ai adoré !

 

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L’énigme de laurent Offredo de Jean-Philippe Touzeau

⭐️⭐️⭐️⭐️

Mon premier livre de cet auteur et j’ai beaucoup aimé le personnage d’Annabella Vecchi, une détective privée transgenre, sujet dépeint avec beaucoup de pudeur et de doigté.

L’histoire se trame autour de Laurent Offredo, qui se serait suicidé, seulement  un commanditaire anonyme s’offre les services d’Anabella Qui va se lancer avec son fidèle comparse Ludeau sur les traces de la vérité dans la région de Belfort avec une belle description de la région et des monuments.

Bien écrit, dans un style agréable, peut-être un peu trop de dialogues, mais la lecture est agréable en vacances.

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Cinq cartes brûlées de Sophie Loubière

⭐️

 

Un livre publié chez Fleuves édition, donc pour ceux qui pointent toujours du doigt  l’autoédition, j’ai trouvé pire chez un éditeur !

En vacances, j’ai acheté le livre sur Kobo, bien cher, sur les conseils de personnes sur un groupe. Quelle déception ! Je me suis fait violence pour le finir ! Est-ce parce que c’est une journaliste de France Inter que ce livre se vend autant ? En plus il a obtenu un prix … un thriller noir, très noir, pas vraiment fluide au niveau écriture, c’est ce que j’appelle un livre nocif avec un condensé de clichés grotesques : viol, obésité, souffrance morale, avec une fin totalement bâclée.

C’est extrêmement rare que je trouve un livre aussi peu intéressant !

Un thriller qui se veut haletant et qui ne l’est pas du tout !

Une daube !

 

*****

 

 

La mort sur son 31 de Martine Magnin

Édition Encre Rouge

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

https://encrerouge.fr/produit/la-mort-sur-son-31-ecrit-par-martine-magnin/

 

C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de Martine Magnin et cette fois-ci avec encore plus de curiosité, car la couverture interpelle énormément. J’ai donc plongé sans crainte avec délice dans les mots de l’autrice, sans appréhension malgré un sujet qui pourrait sembler difficile. Que dire de l’héroïne, Juliette, qui ressemble beaucoup à Martine Magnin si ce n’est une femme à la profession on ne peut plus originale.

L’histoire débute sur la vie de Juliette parfaite jusqu’au jour où la mort s’invite. Rien n’est plus pareil simplement parce que lorsque l’on vit « la mort », la résonance est autre. La mort de Paul, son frère alcoolique, remet tout en question.

Un magnifique plaidoyer où chacun peut se reconnaître s’il a vécu de tels deuils.

Juliette se rend en Martinique pour un dernier hommage et se plonge dans une introspection où se mêlent divers sentiments, où la mort est le personnage principal que ce soit au travers de son frère, avec le suicide de son ami Julien ou la perte de la mère, la blessure … une vie décrite dans un style fort avec une écriture parfaite et pertinente.

Un livre plein de douceur malgré le sujet grave. À lire sans modération !

 

 

Les phrases qui m’ont touchée :

«  Cette mort était un échec cuisant de sa supposée générosité et du devoir fondamental de fraternité. »

« La raison contre l’addiction, la tendresse contre la détresse, la sagesse contre l’ivresse, le combat était inégal. La bonne volonté et la tendresse ne suffisaient pas. »

« L’alcool, vrai cancer de l’âme, devint aussi un véritable cancer du foie. »

« On dit souvent qu’il faut beaucoup plus de courage aux très déprimés pour vivre que pour se supprimer. »

« Un suicide n’est pas un crime, sauf peut-être envers ceux qui restent. »5

Qui étaient les victimes, qui étaient les coupables ? Tous étaient concernés, et tous avaient leur part de responsabilité. »

« Pouvait-on être bouleversé par la perte d’un vide ? »

« L’amitié sans la présence, l’amitié dans le silence, l’amitié en absence, c’est encore l’amitié. »

 

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Sanction de Pierre Tré-Ardy

Édition Souffles Littéraires

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Comme chacun le sait, j’adore découvrir de nouveaux auteurs et la quatrième de ce roman a retenu toute mon attention. Je ne fus nullement déçue ! Une histoire qui commence fort dès les premières pages nous plongeant dans une succession de personnages titillant notre curiosité. Où l’auteur va-t-il nous entraîner ? Un thriller futuriste où nous plongeons dans des théories mathématiques fort intéressantes et bien expliquées pour une novice comme moi. Et puis, il y  a des meurtres qui s’amoncellent.  Pourquoi ? Eleanor Campbell est-elle en danger ou plutôt son fabuleux projet ? Et surtout qu’allons-nous devenir ?

Un livre visionnaire ? Souhaitons que non, mais qui nous tient jusqu’à la toute dernière page comme un aimant.

Un style fluide, superbement bien écrit. Un vrai régal !

Je recommande fortement ce livre pour vos vacances !

 

« Même la ficelle la plus solitaire finira tout simplement par se dissoudre dans le temps. Le temps engendre les conséquences : voilà la clé. »

« Si le temps venait à s’arrêter, est-ce que plus rien ne bougerait ? »

 

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Mourir d’amour de Louise Casenove

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une bien jolie couverture qui attire l’oeil, des premières lignes qui donnent envie de lire la suite, un titre qui veut tout dire, en résumé, un roman qui ne doit pas rester dans l’ombre.

C’est l’histoire de Louise, c’est aussi l’histoire d’un manuscrit, l’histoire d’une vie pas toujours très drôle, pas toujours très facile, c’est l’histoire du verbe aimer, avec cette inéluctable question : est-on vraiment libre d’aimer qui on veut, quand on veut ou est-on simplement la résultante de notre passé qui interfère sur notre présent ?

Une question essentielle à laquelle Louise tente de répondre au travers de ses rencontres, comme Tristan, l’alcoolique, Mohammed , comme Charlie … une jolie histoire de vie.

De magnifiques phrases qui feront, j’en suis certaine, de jolies citations :

« Non, son plaisir coupable, c’est l’oubli. »

« Comment partir, je veux dire, comment partir « vraiment » quand on ne vous retient pas ? »

« Tu crois qu’ils ont compris que les cages même dorées restent des cages et qu’au fond, nous sommes tous prisonniers de nos vies. »

« Est-ce que c’était ça l’amour ? Faire mal avant de consoler ? »

« Tu penses que c’est normal normal d’être méchant avec la personne que tu aimes. Parce que c’est le seul amour que tu aies connu. »

 

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La petite fabrique du bonheur d’Alice Quinn

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Encore un petit livre de vacances autoédité bien sympathique bien écrit, poétique, avdc une jolie histoire feel good, celle de Meryl est une jeune danseuse brisée en plein élan par un accident qui trouve refuge en devenant serveuse à La Petite Fabrique, un café fréquenté par des personnes meurtries par l’existence. Elle y rencontre Robin, sportif qui cache sa blessure derrière un comportement asocial, un aveugle aimant la lecture.

Un style agréable, une histoire douce, mais sans surprise. J’avoue tout de mem avoir eu un peu de mal gênée par les allusions récurrentes. Comme j’ai tendance à dire, le Covid, on en a mangé à toutes les sauces et une piqure de rappel dans une si charmante histoire n’était pas indispensable. Mais bon, l’écriture de ce roman est tellement jolie, que je fus rapidement happée par le récit, faisant fie des allusions politiques ou sur la pandémie pour ne conserver que la petite bulle de positivisme que transpire cette romance.

 

« Moi, je trouve qu’il faut aider les autres à avancer. Même si on n’est pas sûr du résultat. Ce qui compte, c’est le chemin. »

 

 

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Quantum de Patricia Corwell

⭐️⭐️⭐️

 

Que de mauvaises critiques j’avais lues, mais ayant des goûts parfois différents, j’ai donc plongé avec curiosité dans ce nouveau roman, le premier d’une nouvelle série sans Scarpetta. C’est vrai que cela fait un peu drôle d’abandonner un personnage qui a franchi plusieurs décennies (peut-être ce qui a gêné les nouveaux lecteurs ?)

En tous les cas, j’ai retrouvé l’ écriture, le style de Patricia Corwell, ses descriptions détaillées, ses remarques vues avec l’oeil de la légiste qu’elle fut.

J’avais lu que certains lecteurs avaient trouvé cette histoire longue et terne.  Ce n’est pas faux, mais c’est du pur Corwell, fidèle à son mode littéraire.

Certes, on n’a pas à faire à ces nouveaux polars bourrés de dialogues, parfois si mal écrits que mes poils se hérissent, mais c’est ce qui plait ! Triste réalité ! Les écritures faciles en fait.

Vous l’aurez compris, Quantum n’est pas un livre facile, mais j’ai trouvé intéressante ce plongeon dans un nouvel univers, celui de la NASA où avance le personnage principal. J’ai apprécié la description détaillée du travail tout comme l’approche psychologique. En clair, je ne fus pas déçue ! Ceci étant, ce n’est pas non plus son meilleur ! Peut-être juste le décors planté des nouveaux personnages.

 

L’histoire

 

la veille d’une mission spatiale top-secret, la capitaine Calli Chase détecte une alarme dans le tunnel d’un des centres de recherche de la NASA. Spécialiste en mécanique quantique et enquêtrice en cybercriminalité, Calli sait que l’approche imminente d’une tempête avec le shutdown décidé par le gouvernement créent des conditions idéales pour un sabotage.

Le danger dépasse toutes ses craintes. Des indices troublants indiquent que Carmé, sa sœur jumelle, portée disparue depuis plusieurs jours, est liée à cet incident. Alors que le compte à rebours est lancé, Calli prend conscience qu’en cas d’échec la catastrophe sera terrible pour le programme spatial et pour la sécurité de la nation tout entière.

 

 

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GOLIAT de Mehdi Brunet

Taurnada éditions

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

C’est toujours avec plaisir que je découvre en SP une des nouvelles parutions de Taurnada éditions dont la sortie sera début septembre. J’ai rarement été déçue à ce jour. Merci pour leur confiance.

Ce roman se lit facilement. Le décors est planté sur une plateforme pétrolière nommée Goliat où il se passe de drôle de choses. Des cadavres. Une liaison impossible avec la terre. J’ai particulièrement aimé les personnages David Corvin, ex-agent du FBI et Abigail qui vont tenter de stopper un désastre sur Goliat.

Le passage régulier d’une année à une autre nécessite un temps d’adaptation, mais le tout étant bien rythmé, cela ne s’avère pas un obstacle.

Un bon livre de détente pour les pieds en éventail

 

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Apprendre une langue à l’ère numérique de Ivana Galvánková,

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Étant une quiche en informatique, je me suis dirigée un peu sur la pointe des pieds vers ce livre qui attisait, je l’avoue, ma curiosité. Malgré l’apprentissage de l’anglais au collège et au lycée à une époque où la tradition littéraire était surtout source de bonnes notes, je n’ai jamais su tenir une conversation en anglais.

Au final, ce ne fut pas rébarbatif et j’ai beaucoup aimé les conseils de l’autre comme : « Visualisez-vous parlant cette langue pendant plusieurs minutes et avec de nombreux détails avec un autre expert ou natif. » J’ai bien aimé le principe du 80.20.

Cela paraît bien simple expliqué ainsi, mais pas certain qu’à mon âge ce soit une réussite ! En tous cas, je testerai certainement grâce à une petite sélection de systèmes en ligne destinés à apprendre les langues., qui donne plein d’informations. Une vraie mine d’or !

J’ai bien envie d’essayer !

 

« N’oubliez pas qu’il est aussi important de trouver la motivation pour commencer que de la conserver jusqu’à ce que

vous atteigniez votre objectif. »

 

 

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Rutabaga la sorcière de Fanny le Rouet

La mésaventure d’Igor

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Mini roman jeunesse

 

J’avais déjà eu un coup de coeur pour une des aventures de cette sympathique sorcière qui avait bien plu à ma petite-fille. Je ne fus pas déçu par cet autre tome ( que je lui ferai lire à de prochaines vacances)

D’abord Rutabaga est une sorcière de notre époque qui déchire ! Elle se trimballe avec un téléphone et un GPS. Et Igor allez-vous me dire ? Je vous laisse le découvrir !

Un mini roman qui plaira à tous les enfants. Dommage qu’il n’y ait pas plus d’illustrations vu le coup de crayon superbe de l’auteure car cette sorcière, on l’aime vraiment !

Juste pour ceux qui auraient peuuuurrrr : « Rutabaga est une gentille sorcière. Elle ne mange pas les enfants, ni aucun être vivant car elle est végétarienne. »

J’ai adoré ! ( je reste une grande enfant et une ancienne instit, ça se voit !)

Foncez acheter ce petit bijou !

 

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Absolution de Yrsa Sigurdardottir

Actes Sud

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une valeur sûre, un livre nordique comme je les aime sur le thème du harcèlement.

Très bon bouquin

 

 

C’est par des vidéos transmises sur Snapchat à tous les contacts de la victime que la police islandaise est avertie d’un crime. On y voit la jeune Stella, terrifiée, demander pardon avant sa mise à mort. Quelques jours plus tard, près du corps, un papier sur lequel est seulement écrit le chiffre « 2″ sera retrouvé.

L’inspecteur Huldar est chargé de l’enquête, et la psychologue pour enfants, Freyja, doit l’aider à mener les interrogatoires des amies de l’adolescente. Très vite, tous deux comprennent que Stella était loin d’être l’ange que beaucoup décrivent. Mais qui aurait pu en vouloir à une lycéenne au point de la tuer ?

Peu après, un jeune homme est enlevé chez lui, en l’absence de ses parents. Là encore une feuille est découverte sur les lieux de la disparition : y est inscrit le chiffre « 3″. Jusqu’où la série se poursuivra-t-elle ? Et qu’en est-il de la victime numéro 1 ?

Dans cette nouvelle enquête haletante, Yrsa Sigurðardóttir met en lumière un drame terriblement actuel, qui touche tous les pays, tous les pans de la société et toutes les classes, celui du harcèlement en milieu scolaire et, plus difficile à endiguer encore, sur les réseaux sociaux

 

 

 

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Itinérance de Franck ESPOSITO

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Une promenade au travers une vie, celle de Fabio Delmonte. C’est mon troisième livre de cet auteur et je ne fus pas déçue. Tout commence avec la naissance de Fabio, un 14 juillet 1848 à Marseille. La couleur est annoncée. Nous allons naviguer au travers du dix-neuvième siècle et au travers de différents pays.

Une fois encore, j’ai beaucoup apprécié la plume fluide de l’auteur, un morceau de vie écrit avec passion. Ce roman est une totale réussite encore plus savoureuse que Chicago River que j’avais particulièrement apprécié !

 

 

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Authentique de Jean-Jacques Goldman

Par sandri Casati

City édition

( septembre 2014)

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

 

Fan de JJG depuis toujours, c’est pour moi toujours un grand plaisir de lire sa biographie, montrant à chaque fois à quel point ce chanteur est un homme « bien »

J’ai eu l’immense chance de le rencontrer en « vrai » plusieurs fois, une personne d’une grande sensibilité.

Tout a commencé avec un petit bonhomme de 3 ans qui connaissait ses chansons par coeur. Son rêve était de le voir. Il est mort avant, mais j’ai osé prendre ma plume et écrire au grand monsieur pour lui raconter … il m’a répondu quelques semaines plus tard une longue lettre manuscrite que j’ai toujours.

Ainsi débuta un partenariat pendant plusieurs années avec de nombreux cadeaux pour mes classes, une rencontre au Zénith spécialement pour nous, un concours dans ma ville …

À travers ce livre, mon passé m’a fait un clin d’œil sympathique.

Un homme bien qui m’a permis de réaliser des projets extraordinaires !

Comme quoi on peut être la personnalité préférée des français et être une belle personne sans la grosse tête !

 

……..

 

L’enfant aux yeux d’étoile de Frédéric Lesur

éditeur Anne Carriere ( 2018)

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un bien joli roman que celui-là, poétique, tendre, l’histoire de Mathys, de Louis, le Petit Prince et Antoine, une magnifique histoire qui flirte avec la mort, l’amitié, les beaux sentiments. Un régal pour un premier roman.

 

L’histoire :

 

Enfant précoce, Mathys est le fils unique d’un couple d’enseignants. Il a dix ans quand un accident emporte brutalement ses parents. Le choc le fait s’effondrer dans une psychose réactionnelle incroyable : voilà qu’il prétend être « le Petit Prince » et qu’il agresse quiconque tente de le ramener au réel ! On fait appel à Louis Russel, pédopsychiatre, spécialiste des traumatismes infantiles et homme de cœur. Une thérapie baroque s’engage. Russel emmène Mathys sur le haut plateau d’Aubrac où s’est produit l’accident. Le faux Petit Prince retrouve peu à peu le goût du lien, mais son déni tient bon. Alors que le séjour s’achève, Russel conduit l’enfant jusqu’à un lac isolé dans la montagne puis s’éclipse. C’est alors que surgit un renard…

 

Des phrases magnifiques …

« Les solutions sont des petits oiseaux qui se taisent quand on n’est pas prêt et qui gazouillent quand on est bien. «

 

« Les poisons font pleurer le sang »

 

« Ça a beaucoup de pouvoir une étoile comme toutes les choses qui font de la lumière et sont belles. »

 

« La liberté n’est pas si facile à vivre. Elle inspire souvent l’angoisse, c’est pour cela que les hommes ont inventé des chaînes. »

 

« La fidélité allume une lampe de souvenir qui brillera pour toujours. »

 

« Quand on ne peut plus regarder avec le coeur parce que cela fait trop mal il reste une solution, apprendre à regarder avec l’âme. »

 

« L’imaginaire est le meilleur soin palliatif du réel. »

 

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Les héritiers de Stonehenge de Sam Christer

MA Editions (8 juin 2011)

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

L’avantage du numérique est de pouvoir tomber sur un livre sorti il y a un bon bout de temps. Une histoire assez sympathique, peut-être un peu tirée par les cheveux, mais intéressante et bien documentée.

 

L’histoire

Huit jours avant le solstice d’été, un homme est massacré sur le site antique de Stonehenge, au cours d’un sacrifice à glacer le sang, devant une assemblée de fidèles cagoules. Quelques heures plus tard, l’un des plus célèbres chasseurs de trésors du monde se suicide dans son manoir. Il laisse à son fils, l’archéologue Gideon Chase, avec lequel il était brouillé, une mystérieuse lettre…

Formant équipe avec une intrépide policière du Wiltshire, Gideon ne tarde pas à découvrir une société secrète – une antique légion internationale entretenant depuis des millénaires le culte de Stonehenge. Avec à sa tête un nouveau chef charismatique et impitoyable, la secte accomplit maintenant des sacrifices humains rituels dans une terrifiante tentative pour percer le secret des Pierres.

Truffés de codes et de symboles, Les Héritiers de Stonehenge est un thriller au rythme haletant qui vous révélera des détails fascinants sur l’un des lieux les plus mystérieux au monde.

 

Un livre idéal pour les vacances !

 

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VORGS ! Les cartes du destin. de Lara Lee Lou Ka

 

 

 

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Le sacrifié de Castelluccio de Isabelle Chaumard

Editeur : Le Mot Et Le Reste

⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un livre très court ( 90 pages numériques) donc très vite lu, une histoire bien plantée. Pas un coup de coeur mais j’ai bien aimé l’ambiance et le style d’écriture.

Une histoire mélangeant le passé et le présent plantée dans le décor d’un ancien hôpital psychiatrique, sur les hauteurs d’Ajaccio.

Je ne connaissais pas cet auteur et ce fut une découverte intéressante.

https://www.amazon.fr/Sacrifié-Castelluccio-Isabelle-Chaumard/dp/2361392526/ref=nodl_

 

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( 1 novembre, 2018 )

Écrire

Écrire ces mots que la nuit a emportés. Écrire pour faire crier le crayon sur le papier. Écrire pour évacuer la peur de la fin qui se dessine. Écrire toujours jusqu’à ce que le sommeil éternel m’emporte. Écrire, c’est poser simplement des phrases sur du papier, comme si on laissait une trace presque invisible d’émotions inavouées. Tel un marionnettiste, on installe les phrases parfois dans le désordre, juste des pensées, des idées, des possibilités. Et puis un jour, comme par magie, va naître une histoire, un petit texte de rien du tout, des anecdotes drôles ou tristes, des vérités ou non, un possible qui n’existe pas. Écrire, c’est aller bien au-delà des mots qui sont dans notre tête, c’est jongler avec l’infini, oser enjamber l’impossible, et surtout accepter de se tromper. Écrire, c’est vivre dans un monde qui n’existe que pour nous, peut-être à la limite de la folie, car franchir les barrières de l’imaginaire impose de laisser son manteau de rationalité. Pour ceux qui aiment écrire, il n’y a rien de plus beau, cette sensation unique, celle d’être sur un fil au dessus d’un précipice et totalement libre.

Voilà pourquoi, j’aime tant écrire !

Je ne me lasse pas de cette citation de Duras, je crois

« Écrire, c’est crier en silence … »

 

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( 1 octobre, 2018 )

Le passé, ce fardeau …

 

Hier est plus important qu’aujourd’hui qui n’est qu’ennuie. Oups. Je ne cesse de lire ces propos. Je ne peux adhérer à de telles idées ! Le passé est une période révolue, qui n’existe plus, qui ne reviendra pas, alors pourquoi tant de personnes perdent-elles leur temps ? Comme le dit une belle citation, si votre passé vous appelle, fuyez ! Il ne vous apportera pas le bonheur, juste un miroir embué, une illusion. Le présent, lui, est un magnifique instant. Passer son existence à imaginer ce qui sera, ce qui fut, ce qui pourrait être ou pas, ce qui aurait pu être si, quelle perte d’énergie ! Personnellement, j’ai toujours pour ma part vécu chaque seconde de ma vie comme si c’était la dernière, peut-être parce qu’ayant eu un enfant malade, j’ai appris l’importance de ces minutes qui ne se rattrapent pas, ces rires qui ne s’écriront plus, ces petits bonheurs qui laissent sur leur sillon une trace indélébile, inoubliable. Passer son temps à les rechercher voire à les revivre est une ineptie qui conduira inéluctablement à l’ennui dont parlent trop de personnes. L’ennui, je ne l’ai que rarement rencontré vivant pleinement mes émotions autant dans mon travail que dans ma vie personnelle. Je ne saurais dire si c’est un cadeau ou un piège. À vivre trop intensément parfois je me suis un peu grillée les ailes, mais contrairement à de nombreuses personnes le jour où je quitterais cette terre, je partirais en me disant «  Qu’est-ce que j’ai bien vécu ! » Tel un enfant, j’attrape le bonheur au vol comme des bulles de savon et même si elles finissent par éclater, je suis heureuse car j’ai vécu ces très bons moments. Alors peu importe que ces petites bulles de bonheur ne durent pas, l’important est qu’elles aient existé, et surtout de savoir qu’aujourd’hui, dans quelques secondes, je vais en attraper une nouvelle ! Elle arrive, regardez-moi et peut-être vous aussi pourrez tenir dans vos mains la suivante.

 

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( 2 juin, 2018 )

L’attente

Qui n’a pas un jour souffert de l’attente, ce sentiment qui vrille l’estomac, qui peut même nous révolter parfois, nous poussant à l’impulsivité, nous enchainant dans l’impuissance. Notre société est malade de l’attente, elle se sclérose, habituée au «  tout, immédiatement », l’homme ne sait plus attendre. À la moindre contrariété, il va monter le ton, réagir, tel un gamin, furieux de ne pas voir ses désirs réalisés de suite. Résultat, la communication est faussée. Comment pourrait-on accepter de discuter puisque nos attentes ne seront jamais satisfaites ?

Je crois beaucoup au pouvoir de la patience que j’enseigne à mes élèves. Apprendre à attendre, c’est s’autoriser à laisser le sablier du temps se vider, puis se remplir sans souffrance. Trop de personnes se focalisent sur une rupture amoureuse ou à l’inverse sont incapables d’attendre le retour d’un amour. Elles construisent leurs relations sur ce qu’elles ont, elles, envie, et non ce que l’autre désire. Aimer, c’est pourtant être capable de garder l’autre dans son coeur, sans cesser de vivre, sans tristesse, et se dire que peut-être un jour, certaines routes se retrouveront.

La clé du bonheur est donc d’aimer sans rien attendre, d’aimer simplement pour le plaisir de donner, d’offrir. Quand on espère quelque chose d’une autre personne, on se heurte souvent à un mur, simplement parce que chaque individu est différent, réagit à sa manière. Tout comme ceux qui parlent de leur conjoint comme de leur moitié, je trouve cela triste, car cela signifie qu’ils n’étaient pas entier avant, qu’ils attendent de cette moitié de combler toutes leurs failles.

Je parle souvent aussi dans mes livres de l’attente d’un verdict, de cette peur qui va se dessiner au fur et à mesure des heures, de l’adrénaline qui peut aussi monter, l’excitation également.

Que de sentiments dans ce mot « attente », que de promesses aussi …

L’attente d’un résultat, l’attente d’un appel téléphonique, l’attente d’une réponse, l’attente d’un amour perdu, parfois même à un âge avancé l’attendre de la mort.

L’attente est une entrave qui nous fait trop souvent négliger le présent. Se dire simplement « J’attends, parce que j’en ai envie, parce que j’y crois, parce que ce n’est pas mauvais pour moi, parce que cela ne me fait pas mal, alors oui, pourquoi pas, j’attends simplement la suite … »

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( 14 février, 2018 )

La sensualité

 

Tabou, la sensualité est trop souvent considérée réservée à la jeunesse ou aux libertins. Un raccourci trop facile ! La sensualité est l’art d’être réceptif aux plaisirs du corps. Il n’y a pas d’âge pour apprécier la sensualité, tout comme cette dernière ne se limite pas à un cadre matrimonial. La sensualité est un état « d’être » qui ne pourra s’épanouir qu’en grande confiance, et pas avec n’importe qui. Beaucoup de personnes ne supportent pas d’être touchées ou même caressées, et vont immédiatement juger ces actes comme « mauvais ». Là on s’attaque aux peurs liées à l’enfance bien souvent, et le lâcher-prise est nécessaire. La sensualité permet de mieux vivre, de se sentir bien , beau dans le regard de l’autre, de pouvoir s’envoler juste sur un air de musique qui donne la chair de poule ou simplement dans des doigts qui vont se toucher. La sensualité, c’est le prélude qui précède l’amour, une manière de jouer sur une partition invisible, sur un corps sans pour autant le toucher.

Notre société place souvent la sensualité dans la case « femme », son sourire, son regard qui pétille, ses rondeurs qui s’offrent, mais parler de sensualité masculine choque souvent. On se demande bien pourquoi ! Des mains peuvent-être terriblement sensuelles si on y ajoute un zeste de fantasme, et contrairement à l’idée reçue tout ne se passe pas que sous la ceinture. J’aime les hommes sensuels qui n’ont pas honte d’être émus devant leur propre désir, qui ne vont pas se précipiter pour ouvrir leur braguette, et justement jouer du plaisir à l’état pur.

Malheureusement, dans une société où tout va vite, tout se fait vite, les rares hommes perdent à leur tour cette qualité. La sensualité, c’est vibrer à l’unisson sur une musique ou en regardant un tableau, ressentir ces vibrations qui nous traversent, ce besoin de se fondre dans l’autre jusqu’au plaisir suprême.

La sensualité est-elle compatible avec une vie de couple ? Certainement, mais les statistiques montrent tout de même qu’elle est souvent reliée à la passion, au pur désir, et fleurit dans les relations où le quotidien n’est pas trop lourd. Il faut dire que les ronflements après l’amour, la routine quotidienne sont des sacrés freins à l’épanouissement de la sensualité.

Est-ce pour cette raison que la moitié des hommes de plus de cinquante ans ont une maîtresse ? Peut-être, mais on oublie trop souvent que les femmes ont des désirs identiques, et qu’il faut juste bien regarder cette secrète sensualité pour générer des sentiments amoureux, bien différents des sentiments aimants d’un couple parental.

En conclusion,

La sensualité, c’est la mobilisation maximale des sens.” Citation de Milan Kundera ; L’insoutenable légèreté de l’être (1984)

Y renoncer ? Quel gâchis !

 

( 8 janvier, 2018 )

La jalousie

 

La jalousie est un vilain défaut, et pourtant bien rares sont ceux qu’elle n’a pas piqués, parfois de manière insidieuse, perverse, mettant à jour des sensations cachées, inconnues voire oubliées. Vous savez, ce pincement qui nous serre sans crier garde lorsque nous découvrons que cet autre batifole avec une plus jeune, moins intelligente mais avec un popotin à faire bander un moine ou ce mec « aux biscottos » de dingue. Soudain, on comprend, on peut perdre l’autre, ce qui est surprenant car avant, on n’avait parfois même pas conscience de cette réalité, on en est follement amoureux.

Pas besoin d’être psy pour faire un rapprochement avec notre enfance et ses multiples frustrations, cette époque où nous aurions voulu être le centre de l’univers, où l’arrivée d’un frère ou une soeur a tout changé. Cette femme ou cet homme, que l’on ne connaît pas, qui n’existe peut-être même pas, devient notre rivale, détruisant d’un claquement de doigts notre sécurité. Nous nous retrouvons face à cette peur d’être abandonnés.

Sentiment destructeur ? Certainement. Contrôlable ? Pas toujours sur le coup, mais avec le recul et le temps, cette douleur, car les personnes jalouses souffrent, va s’atténuer. La jalousie reste un sentiment naturel, car comme je l’ai dit, sauf exception, tout le monde l’a vécue, tout le monde est tombé dans ses griffes.

Autant la jalousie amoureuse, je trouve que c’est une belle émotion, même si elle doit s’arrêter avant de tout détruire, autant la jalousie avec un grand J, celle qui va s’infiltrer dans le monde du travail, celle qui se fonde dans l’envie, est méprisable.

Par amour, on se doit d’être tolérant, car c’est un sentiment que l’on ne choisit pas.

Dans le travail, c’est un choix, une manière d’être qu’il faut changer. Pourquoi jalouser sa collègue ?

Quel intérêt puisqu’au final, chacun touchera « presque » le même salaire ?

Dans le milieu de l’édition, on rencontre aussi beaucoup de jaloux prêts à tout pour démolir un livre. Pourquoi ? On peut ne pas aimer un roman, mais ce n’est pas parce que l’on aura anéanti le voisin que notre propre livre se vendra plus. Je vois régulièrement des amis auteurs subir ces drames par le biais de commentaires destructeurs et injustifiés, d’autres avoir leur petite cour de courtisans crachant leur bave sur tout ce qui pourrait nuire à leur « roi ».

Les gens sont stupides, ça on le savait, mais la jalousie les rend méchants. Ces personnes doivent au final être bien malheureuses, car ne vivre que dans un tel sentiment revient à ne pas s’aimer, à ne pas se respecter et à douter de soi.

Même si ce n’est pas facile, surtout en amour, il faut laisser la jalousie au grenier, elle s’y épanouira, seule.

Lorsque je lis certaines citations énonçant que la jalousie est une preuve d’amour, je ne suis pas d’accord. C’est juste une preuve de grande souffrance, une preuve que nous ne croyons pas en nous, que nous ne sommes pas certains de notre valeur, que nous ne croyons surtout pas en l’autre. En jouer, oui, cela peut mettre du pigment dans un couple à condition de ne pas en abuser.

Sinon, la jalousie n’a peut-être juste que cette qualité, celle de nous faire sentir que nous sommes toujours amoureux, que nous sommes tombés amoureux un jour et que nous ne sommes pas morts  émotionnellement.

( 17 mai, 2017 )

La trahison.

 

« C’est de la confiance que naît la trahison »

Super citation en dédicace d’un roman que je suis entrain de lire et qui m’a interpellée. Comment peut-il y avoir trahison dans l’image même de la confiance ?

Simplement parce que lorsque nous accordons notre confiance, nous ouvrons notre porte secrète, celle qui nous sépare du monde où chacun porte un masque de cette petite pièce où s’installe notre « moi » le plus profond. Ouvrir cette porte, c’est un vrai cadeau que l’on fait, sans arrière-pensée, sans rien attendre en retour. Je dis souvent que dans cette pièce, on s’autorise juste à donner, à offrir, à proposer.

J’ai mis longtemps à comprendre et à accepter le processus de la trahison.

Pourquoi une personne qui a eu envie de rentrer dans cette pièce viendrait-elle ensuite tout saccager ?

Le pouvoir est une des raisons, le désir d’écraser l’autre, de prendre sa place. C’est malheureusement fréquent dans les professions en concurrence où chacun joue sa vie. Le milieu de l’édition regorge de cette prise de pouvoir où les « je t’aime » se distille à profusion pour mieux sortir la hache. Contre cette forme de trahison, une seule issue, fermer la porte à clé, et fuir à toutes jambes.

Le miroir, comme je l’appelle. Ouvrir cette porte, c’est offrir à l’autre un miroir qui va lui renvoyer ses propres faiblesses, ses failles. Si l’orgueil s’en mêle, la trahison sera inéluctable afin de rétablir un possible équilibre, une harmonie feinte, mais sécurisante.

La peur. Pénétrer dans la pièce de l’autre va activer des sentiments oubliés, des besoins, besoin de voir ce double, besoin de lui parler, besoin de vivre accrocher à ses mots, et pour l’autre, ce sera « trop », trop fort, trop tentant, trop aberrant.

Tant de raisons peuvent invoquer une trahison, à tel point que l’on préfère en vieillissant laisser fermer cette porte à double tour.

La solitude étant parfois plus supportable que cette blessure au fer rouge qu’est la trahison.

Une solution ? Je pense que l’être humain n’est pas fait pour être seul, qu’il suffit simplement de ne pas prendre trop à coeur ces trahisons lorsqu’elles proviennent de l’effet miroir ou de la peur. Je pense aussi que parfois la confiance est égratignée parce que l’on ne s’est pas bien compris, parce que l’on n’a pas su se parler, écouter, ou simplement parce que l’on a voulu juste croire ce que nous nous voulions.

La confiance sera de laisser à l’autre la possibilité ou non de revenir, de pousser cette porte, sans rien demander, sans chercher d’explication, juste parce que nous savons que dans cette petite pièce, nous étions le temps d’un instant, heureux.

( 6 janvier, 2015 )

La peur

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J’aime beaucoup cette citation de Naguib Mahfouz. Combien d’individus s’interdisent des rêves par peur d’échouer, parce que c’est trop dangereux, parce qu’ils pourraient tout simplement tout perdre !
Et alors, ai-je envie de leur dire. N’est-ce pas pire de vivre dans la peur sans ne prendre aucun risque et de se retrouver à la porte de l’hiver avec juste des regrets ?
La mort, nul ne pourra y échapper. Elle est inscrite dans notre histoire génétique. Nous naissons, nous vivons et un jour, nous mourrons. Les derniers études ont même montré qu’il est fort possible que le cancer ne soit q’un hasard. Pourquoi nous et pas lui ? Plus de critères liés à nos gènes, plus de lien avec l’alimentation. Si nous tombons malades, c’est que nous avons tiré la mauvaise carte. Même si cette étude semble très controversée, n’est-il pas temps de se dire : si le hasard met sa faux sur notre route, alors cessons d’avoir peur et vivons chaque jour comme s’il était le dernier, aimons comme si nous allions mourir demain et surtout cessons d’avoir peur de souffrir. Ceux qui nous ont fait le plus souffrir sont ceux que nous avons le plus aimé ! Alors réjouissons-nous d’avoir tant aimé !
( 24 août, 2014 )

Citation du dimanche

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Jolie citation.
Je n’ai pas grand chose à rajouter sauf que le temps passe vite, les moments de bonheur aussi. Les jours nous sont comptés alors pourquoi porter une camisole ? Vivre chaque minute comme si c’était la dernière, oser écrire ce que l’on n’a jamais écrit, lire le livre dont on a toujours rêvé, aimer jusqu’à ne plus pouvoir se relever .. Aller jusqu’au bout de ses rêves même si certaines ronces poussent systématiquement le long du chemin, ne pas faire demi-tour et continuer ! Toujours ! Ne jamais renoncer !

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