• Accueil
  • > Recherche : rencontre reve
( 16 mai, 2022 )

Sommeil et thyroïde

La fatigue est un des signes caractéristiques d’un dysfonctionnement thyroïdien. Qui dit fatigue, dit sommeil, envie de dormir, et pourtant, de nombreuses personnes atteintes d’un problème de thyroïde ont des problèmes de sommeil. Contradictoire, c’est certain, et pourtant bien réel.

Pourquoi n’arrive-t-on pas à dormir ?

La raison scientifique est que les hormones produites en excès dans le cas d’hyperthyroïdies vont réveiller le système nerveux central et provoquer une insomnie, tout comme à l’inverse un besoin de sommeil trop important va rimer avec une hypothyroïdie, et parfois une insomnie. Dans ce second cas, pour certains, hommes ou femmes, l’hypothyroïdie va provoquer des changements au niveau des voies aériennes supérieures qui entraînent des difficultés à respirer pendant le sommeil. La personne va ronfler parfois tellement fort que cela va la réveiller et induire ensuite une insomnie. Peu de personnes en parlent car les ronflements restent le domaine des hommes. Il faut savoir pourtant qu’une femme qui se met à ronfler d’un coup, fort, peut avoir un problème de thyroïde.

L’apnée du sommeil est un autre souci que rencontrent les malades. Les signes en sont une somnolence excessive, un sentiment de léthargie, de l’apathie. On retrouve également une « grosse langue » .

Au final, la personne a l’impression de dormir, mais elle va se réveiller fatiguée, pas en forme, comme l’impression qu’elle n’a pas dormi de la nuit.

À l’inverse, lorsque le malade flirte avec l’hyperthyroïdie, il peut souffrir de sueurs nocturnes, de palpitations, qui vont le réveiller et nuire à son sommeil.

De nombreux médecins ne vont pas systématiquement détecter un souci de thyroïde et orienter plutôt vers un burn-out, la maladie du siècle. Anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères, la solution leur est facile, et pourtant ne va rien résoudre. C’est donc au malade d’être vigilant, de demander un second avis avant de se « droguer ».

Que faire ?

Tenter de « stabiliser », je dis bien tenter, car pour certains c’est un vrai parcours du combattant !

Avoir une thyroïde qui fonctionne mieux ou dont les hormones de substitution comblent une thyroïde retirée. Ensuite, éviter le plus possible les traitements comme les somnifères qui créent inéluctablement une addiction et surtout ne résout pas le problème.

Tenter les médecines alternatives comme la phytothérapie etc qui peuvent aider. Les huiles essentielles comme la Passiflore peuvent être efficaces.

Il est bon de suivre également les conseils courants que l’on donne à tous les insomniaques.

Limiter les boissons excitantes après 16h comme le thé, le café, l’alcool. Contrairement à ce que des coachs disent, ne pas faire de sports intenses le sol, ne pas se « goinfrer » surtout avec des mets lourds. S’imposer un rythme de sommeil régulier. Éviter de s’endormir sur un écran ou après être resté sur un ordinateur.  Mieux vaut un bon livre !  J’en profite pour dire qu’il vaut mieux lire sur une liseuse que sur une tablette, car les liseuses sont adaptées à la vue et favorisent l’endormissement. Surtout apprendre à se détendre avant de rejoindre Morphée. Se vider la tête, détendre ses muscles, ne jamais s’endormir en colère.

Dans tous les cas, l’insomnie n’est jamais simple que l’on soit atteint d’une maladie de la thyroïde ou non, mais dans le premier cas, l’espoir de voir un mieux avec un bon traitement de substitution est encourageant. Si ce n’est pas le cas, ne pas hésiter à changer de médecins, à demander un autre traitement ( on l’a vu avec l’affaire du nouveau levo, les dégâts considérables qui furent faits), et surtout ne rien lâcher, car un bon sommeil, c’est une bonne journée à vivre !

 

Courage les papillons !

A8ADBD97-04A7-4006-B15D-590EBE1400B0

( 9 mai, 2022 )

Thyroïde et traitements

Depuis l’affaire du nouveau Levothyrox@, les malades de la thyroïde ont peur. Peur de voir de nouveau leur médicament changer, peur de voir leur stock disparaître.  Comment avons-nous pu dans un pays civilisé en arriver là ? Quand on sait à quel point la thyroïde est sensible à la moindre variation, on ne peut qu’avoir le coeur serré en constatant les effets plusieurs années après. Certains malades n’ont jamais retrouvé leur forme d’antan. Après, comme vous le savez, l’association l’envol ne s’engage pas « pour » ou « contre » un médicament. De nombreuses associations se battent dans ce but. Nous, notre combat est la reconnaissance des maladies thyroïdiennes. Chacun son domaine.

Je vais donc aujourd’hui faire une piqûre de rappel concernant l’affaire du nouveau levo, à partir de faits qu’a bien voulu me communiquer Laurence Levolle, la présidente de l’association APLF.

« En  mars 2017, changement de formule du levothyrox sans aucune information, ce qui en soit est un véritable scandale. Résultat à partir d’août 2017, on observe une explosion des signalements des effets secondaires liés à la nouvelle formule. Pourquoi tant de mois après ? Simplement parce qu’il faut du temps à une hormone de synthèse de montrer son côté néfaste et surtout parce que de nombreux malades ne savaient pas à quoi attribuer leurs nouveaux symptômes. L’information fut alors communiquée à la Presse par les malades.( et non par les médecins qui pourtant avaient été prévenus)

En octobre 2017, nous l’association APFL prend connaissance d’une information capitale :

Le Levothyrox au lactose Merck Serono existait toujours, fabriqué à Semoy dans le Loiret et dont la production était destinée au Maroc jusqu’en mai 2018. (Production transférée à Darmstadt en suivant)

Important : excipient lactose péremption 36 mois. Cette information capitale  fut transmise à l’ensemble des institutions françaises, européennes et les deux associations d’intérêts général ainsi qu’aux avocats en charge de ce dossier. Une rencontre avec Mme Mariengela Simao directrice adjointe de L’OMS eut lieu en 2018. Pourquoi  en décembre 2017 Mme Buzyn attribuera une autorisation de mise sur le marché du médicament Euthyrox censé être l’équivalent du levothyrox au lactose alors que notre médicament existe toujours ? Ce n’est pas sans rappeler le vaccin contre le Covid, mais bon …  L’association APLF va alors se constituer partie civile au tribunal judiciaire de Marseille. Maitre Sophia Albert Salmeron et Maitre Jean Denis Flori sont en charge du dossier.Mme la Vice-présidente de l’instruction auprès du tribunal judiciaire de Marseille est parfaitement informée depuis très longtemps de la continuité de la production du levothyrox au lactose. Aujourd’hui,  bon nom de malades que le Levothyrox au lactose du laboratoire Merck est toujours fabriqué disponible en Tunisie et fabriqué à Darmstadt.(péremption 36 mois) Cette information capitale a été transmise à toutes nos institutions et est disponible sur la page publique de l’association APLF. Il est important de savoir que le laboratoire Merck ne refuse pas de fournir la France en levothyrox au lactose d’Afrique. Pour cela il faut obtenir une nouvelle autorisation de mise sur le marché. C’est l’objectif de la procédure en cours déposée en décembre 2021 par Maitre Albert Salmeron et l’association APLF auprès du tribunal administratif de Montreuil .

En conclusion, au regard du résultat des expertises judiciaires diligentées par Mme la juge d’instruction qui mettent en évidence la dangerosité du levothyrox nouvelle formule et de la continuité de la production du levothyrox au lactose, il est évident que cette autorisation de mise sur le marché devrait être attribuée en urgence. Nous sommes face à deux scandales : un scandale sanitaire et le scandale de la censure de l’information. »

N’hésitez donc pas, pour ceux qui souffrent d’effets secondaires liés à la prise de ce traitement à contacter cette association. Il est primordial que de telles décisions ne se reproduisent jamais ! Sinon demain quel médicament qui ne va pas rapporter assez sera supprimer ?  Nous sommes nombreux à ne pouvoir prendre que des gouttes de L_Thyroxine Serb. Que deviendrons-nous si les instances sanitaires s’avisent de le supprimer ?

Une fois encore la solidarité est de mise, car à travers ce problème de Levothyrox, le spectre de là non-reconnaissance des maladies thyroïdiennes est encore là. Si les décideurs avaient eu face à eux une maladie reconnue plutôt qu’une maladie invisible comme le diabète, auraient-ils osé changer le médicament ?

Je ne pense malheureusement pas … Les problèmes de thyroïde ne sont pas pris au sérieux, tout comme la souffrance de ces malades qui ont vu leur vie changer simplement à cause d’un cachet. Ce n’est rien ont dit les médecins, et bien non, ce n’est pas rien, cela change tout ! Et nous respectons bien évidemment ceux qui étant allergiques au lactose supportent mieux le nouveau traitement.

Laissons les malades déjà affectés par cette maladie invisible et pénible avoir le choix !

Courage les papillons ! Ensemble, nous vaincrons !

A8ADBD97-04A7-4006-B15D-590EBE1400B0

( 31 mars, 2022 )

Mes lectures de mars 2022

Comme chaque mois, je vous présente mes lectures. De belles découvertes, de moins belles, curieusement pas toujours les têtes d’affiches qui m’ont fait vibrer !

 

Peurs en eau profonde d’Olivier Descosse

XO édition

5/5

C’est totalement par hasard que j’ai découvert ce livre d’un auteur pour moi inconnu, et j’ai adoré ! Les personnages, Chloé Latour, commandante de la brigade criminelle et Jean Sardi, chacun avec ses blessures m’ont séduite, un peu comme si à la dernière page, je quittais de vieux amis. Le style est agréable, l’histoire passionnante, avec ce thème des plongeurs qui m’a un peu fait penser aux livres de Cussler. L’intrigue policière est bien menée, sans s’essouffler avec régulièrement des rebondissements qui rendent le livre encore plus intéressant.

Une très belle découverte !

******

La quatrième feuille de Christophe Royer

Taurnada édition

4/5

Merci à Joël et à Taurnada édition pour ce SP. Ce n’est pas le premier livre de cet auteur et j’étais impatiente de découvrir en avant-première ce roman.  Je dois avouer que le début m’a semblé traîner en longueur, lenteur extrême, on ne sait pas où on va.  Heureusement, je n’ai pas lâché le livre, ne le faites pas ! Le rythme va monter en crescendo jusqu’à un énorme rebondissement qui m’a laissée sur le flanc.

L’écriture est agréable, fluide, facile à lire, et l’histoire plutôt sympa, celle de trois amis de jeunesse au cours de plusieurs années.  La chute est savoureuse, alors n’hésitez pas, même si je le redis, je déplore un début qui aurait dû être plus soutenu.  Cela reste un très bon livre.

L’histoire :

Aujourd’hui, Sophie a tout pour être heureuse : un mari aimant, une famille attentionnée, une amie fidèle, un travail qu’elle adore et une belle maison sur les rives du lac d’Annecy.

Pourtant, à la veille de sa première exposition photo, plusieurs faits troublants vont faire ressurgir des événements tragiques de son passé…
Un flic détruit par sa première affaire, une bande de copines inséparables, un amour toxique…
Et si le cauchemar recommençait ?

*****

Les douleurs fantômes de melissa da costa

Albin Michel

2/5

J’avais adoré «  Tout le bleu du ciel » et j’avoue de pas y avoir retrouvé l’émotion qui m’avait tellement touchée. Je déplore ces sorties plus ou moins imposées par les éditions à un rythme régulier, ce qui nuit à la profondeur des récits. C’est le cas pour celui-là qui est sympa à lire, mais juste sympa. Une histoire au demeurant plutôt banale même si on y retrouve les personnages d’un livre précédent de l’auteure.

Cela m’a un peu fait penser à une histoire Harlequin, avec une fin heureuse, prévisible. Mais voilà, il manque dans ce livre l’émotion avec un grand E. Dommage !

*****

Curieuses histoires de la propreté de Martine Magnin

Éditions Jourdan

5/5

Quel plaisir ce voyage au monde de la propreté !  Pourtant férue d’Histoire, que d’anecdotes j’ai découvert. Le style est savoureux, pétillant, piquant, et ce livre un puits de connaissances, certainement le fruit d’un énorme travail de recherche. L’ouvrage en lui-même est superbe, une couverture divine pour l’amoureuse de la peinture que je suis.

Un livre que je recommande fortement !

Il serait très utile dans les salles de classe pour initiation à l’instruction civique par le biais de la propreté !

*****

Signatures de  Tom Clearlake

Moonlight édition

4/5

Je ne me souviens pas avoir déjà lu un livre de cet auteur, en tous les cas ce fut une bonne pioche ! J’ai beaucoup aimé le thème, l’intrigue, les rebondissements, les fausses pistes. Le style est facile à lire et bien écrit ce qui est agréable.

Les personnages sont attachants en particulier Marion. Le personnage également de Bernard, écrivain face à la page blanche qui va se trouver embrigadé dans un jeu redoutable est fort bien analysé.

Quelques longueurs au milieu du livre, entre autre avec justement le personnage de Bernard, mais heureusement une fin à la hauteur, même si cette dernière nous invite, qui sait, à une suite possible …

*****

L’affaire Alaska Sanders de Joël Dicker

Édition Rosie&Wolfe

3/5

Pour ceux qui ont adoré le premier livre primé de Dicker, ce roman va les charmer. Personnellement, j’avais apprécié les précédents ouvrages sans avoir le coup de cœur national de beauté.

Je trouve que ses livres sont longs, dans le sens où l’auteur s’éternise, revient en arrière et au final sans rien apporter de nouveau.

Avec l’affaire Alaska Sanders, c’est la même chose. Cela se lit plutôt bien, car le style est agréable et bien écrit, mais que de retours en arrière en particulier sur l’affaire Harry Quebert. Peut-être utile si on n’a pas lu le livre mais vraiment pénible sinon.

En clair cela se lit, mais ce n’est pas le livre de l’année !

En plus pour un éditeur que de fautes d’orthographe et de syntaxe ! Ça pique vraiment les yeux.

Déçue ? Non car je n’attendais rien de ce livre trop plébiscité toujours signe de marketing et non de qualité.

« On ne rencontre pas un ami. Il se révèle à vous. »

*****

Matrices de Céline Denjean

Malgré d’excellentes critiques, je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Je reprendrai peut-être plus tard.

 

*****

Maëlys de Jennifer De Araujo

Robert Laffont

5/5

J’ai hésité à lire ce témoignage, peur du côté médiatique, peur du côté patho, mais non, un très beau témoignage d’une histoire qui pourrait être un simple polar, mais qui n’en est pas un. Et puis qui n’a pas eu le coeur serré en voyant sur nos écrans le sourire de cette petite fille ? Qui n’a pas eu envie de vomir face à ce monstre qui l’a brisée ? Il n’y a rien à dire de plus. Juste des mots qui ne peuvent ressentir, comprendre que ceux, comme moi, qui ont perdu un enfant. À lire, en souvenir d’une petite fille qui n’aurait jamais dû mourir.

« Ma fille.

Tuée.

À 8 ans et demi.

Dans la nuit du 26 au 27 août 2017, Maëlys, une petite fille d’à peine 8 ans et demi, disparaît lors d’un mariage à Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Il est trois heures du matin ; la terre s’ouvre sous les pieds de Jennifer De Araujo, la mère de l’enfant. Il y a la panique, les recherches, puis les soupçons : un invité de dernière minute, étrange et secret, avec qui Maëlys a parlé durant la réception. Il s’appelle Nordahl Lelandais.
Très vite, les indices s’accumulent. Plus ils accablent le suspect, et plus la recherche de la vérité se fait pressante pour la mère de Maëlys. Avec son conjoint Joachim et leur aînée, Colleen, elle veut savoir ce qui est arrivé à sa fille. »

 

****

Advantis de Magalie Malbos

livre autoédité

Intrigante couverture. Avantis, un roman court, percutant.

Une histoire au demeurant classique, qui se passe dans un immeuble à Toulouse où deux hommes sont empoisonnés et où la suspecte a disparu.

Une enquête sympathique, bien écrit, un peu plus longue qu’une nouvelle ce que j’ai apprécié n’aimant pas les nouvelles et rondement ficelée.

« De la poudre de Datura, très utilisée en Colombie, notamment. Le pays d’origine de Jimena. Mortelle en cas de forte dose, à cause des molécules de scopolamine et d’atropine que contient la plante. Exactement ce qui avait tué Rustaud. » ( fort intéressant ! Je ne connaissais pas :)

****

Merci Grazie, Thank you de Julien Sandrel

Calmann Levy

5/5

Voilà un délicieux roman feel good ! Une histoire charmante, celle de Gina, une adorable mamie dont le vice est de jouer au Casino. Et un jour, elle va gagner le gros lot. Mais plutôt que de garder cet argent elle va remercier tous ceux qui ont jalonné sa vie.

Je le redis ! Un livre délicieux, je n’ai pas d’autres mots, tellement positif que cela fait du bien et drôle ce qui n’est pas négligeable !

J’ai adoré ! Un livre qui ne prend pas la tête, du pur bonheur !

FD0D2523-EFB7-4450-A125-671B0A723DEA

( 21 mars, 2022 )

Reconnaissance des maladies thyroïdiennes : les raisons

Comme le temps passe … cela fait huit ans que j’ai commencé à écrire pour aider les malades de la thyroïde, parce que j’étais moi-même malade, parce que je souffrais de cette intolérance médicale. J’ai donc écrit « Hashimoto, mon amour » un minuscule recueil qui a beaucoup aidé, l’édition a coulé, un autre livre l’a englouti, c’est la vie. L’important est que j’ai toujours levé le poing pour que ces maladies soient reconnues, toutes les pathologies thyroïdiennes, pour ceux qui en font la demande.

Mais comment ai-je vécu, moi,  cette épreuve ? Je reçois de nombreuses questions à ce sujet.  Je vais donc me dévoiler, car mon parcours est peut-être aussi celui de nombreux autres malades. Et s’il peut aider …

J’ai rencontré la maladie d’Hashimoto, un soir d’automne. Tombant de fatigue, le corps en vrac, l’esprit qui n’allait guère mieux, je me suis retrouvée chez mon médecin de l’époque. Je savais au fond de moi que quelque chose ne tournait pas rond. Je n’avais jamais été fatiguée de ma vie malgré cinq grossesses. Toujours levée à l’aube, pleine de tonus jusqu’au soir, rien ne m’arrêtait, rien ne pouvait se mettre en travers de ma route. De nature très optimiste, je résistais à la déprime et aux idées noires. En ce jour d’octobre, le temps s’est arrêté. Je n’arrivais plus à penser, à mémoriser, butant systématiquement sur mes mots. Le pire fut lorsque l’on me rapporta que je commençais sans en avoir conscience à mélanger les syllabes. Aucun doute n’était possible. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez moi. Comme tout un chacun, je me suis plongée dans le glossaire de Google et des mots terribles comme « détérioration du cerveau » ou « cancer » me sautèrent au visage. Ce fut donc la peur au ventre que je me rendis chez mon médecin. Tous les malades en attente d’un verdict connaissent ce sentiment, cette angoisse qui donne une boule à l’estomac, qui rend presque fou. Le monde entier pourrait s’écrouler, il ne reste que cette peur. En attendant l’heure du rendez-vous, j’ai eu comme l’impression de me dédoubler, de marcher à côté de moi. Par chance, je suis tombée sur un bon médecin, compétent, efficace, je lui en serai éternellement reconnaissante même s’il marche aujourd’hui sur le fil du firmament. Il ne m’a pas fait traîner comme de nombreuses autres malades des mois et des mois, sautant de diagnostics en médicaments. Il fut efficace.

Ma surprise fut grande, ne repartant qu’avec une seule numération complète et un bilan thyroïdien sous le bras. L’attente, encore, des résultats fut éprouvante. Deux jours sans manger, deux jours à imaginer le pire. Lorsque je suis partie chercher mes analyses, le responsable du laboratoire m’a prise à part pour tout m’expliquer : une TSH élevée et des anticorps en masse, pas de cancer ─ première chose que j’avais demandée ─, juste Hashimoto. Bienvenue dans ma vie !

À partir de ce jour, on ne s’est plus quittées ! Je ne t’avais pas invitée et pourtant tu es restée. Voilà maintenant presque deux ans que cette maladie est devenue ma seconde peau. Elle m’a transformée en profondeur. Bien sûr, je garde toujours une grande fatigue souvent non prévisible, une fragilité et une sensibilité exacerbée que je n’avais pas avant. Bien sûr, je suis contrainte de prendre chaque matin mon traitement qu’il fasse beau ou mauvais, que je sois en vacances ou en activité. Bien sûr, tous les troubles liés à cette maladie n’ont pas totalement disparu ou reviennent parfois par crise, me prenant par surprise. Bien sûr que l’entourage ne comprend pas toujours. Les autres ne peuvent pas comprendre ce qu’ils vivent pas. C’est ainsi. J’ai mis longtemps à le comprendre. Ils ne peuvent comprendre car personne n’explique la vraie souffrance, celle des maladies invisibles.

Certes, nous avons, les traits un peu plus tirés, les cheveux moins fournis ou plus secs par périodes, quelques rondeurs en trop, mais qui s’en soucie ? C’est à l’intérieur que tout se joue. Au final, nous ne nous sentons pas compris mais qui peut comprendre cette maladie ? Notre souffrance nous appartient, elle nous est propre. Elle est invisible. Seules les personnes comme nous réagissent à nos angoisses, à nos craintes. Une fois que l’on croise la route d’Hashimoto,  c’est pour la vie. C’est un peu différent pour juste un dérèglement thyroïdien qui a la chance ce voir le bout du tunnel. Sauf cas exceptionnellement rares, les maladies auto-immunes sont des maladies irréversibles. Une thyroïde détruite a peu de chance de se reconstituer, ce qui n’est pas simple à accepter J’ai volontairement omis le côté psychologique. Certaines personnes, nous l’avons vu dans les témoignages, sont reconnues dépressives, parfois et c’est bien pire : folles, alors que le seul problème est un dysfonctionnement de leur glande.

Survivante de la perte d’un enfant puis d’un divorce, je me suis toujours considérée comme invincible. J’aurais pu devenir dépressive depuis des lustres ; au lieu de cela j’ai toujours été passionnément amoureuse de la vie, toujours convaincue que le meilleur reste à venir. Et voilà que d’un seul coup, mon corps me lâche. J’ai oublié de préciser qu’étant allergique à l’iode, j’étais régulièrement surveillée depuis ma première grossesse par ma gynécologue, que je remercie aussi. Quelques mois plus tôt, ma TSH était tout ce qu’il y avait de plus normale et je ne ressentais aucune fatigue. Seulement la vie n’est pas toujours ce que nous voulons. Suite à une violente agression psychologique sur mon lieu de travail, à laquelle je n’étais nullement préparée, je me suis retrouvée désœuvrée. Je ne comprenais plus rien. Mon corps a dit de lui-même « stop » à ma place, c’était trop lourd pour lui. La frontière entre le corps et le psychologique reste très mince. Je voulais savoir « le pourquoi ». Je n’ai su que « le parce que ». Je m’autodétruisais parce que je n’avais pas pu supporter cette haine à mon encontre. Je m’étais déclenché une maladie auto-immune nommée Hashimoto. Agressée dans mon « moi » le plus profond, dans ce que j’étais, j’ai choisi de me détruire, peut-être pour m’offrir un havre de paix en donnant raison aux propos malveillants. Mon traitement m’a rapidement procuré un bien-être. Seulement la route fut longue pour me reconstruire. J’ai eu du mal à accepter cet état de fait. J’étais responsable des effets négatifs sur mon corps. Même si la cause était « ailleurs », je n’aurais jamais dû prendre, à cœur, les remarques malveillantes. J’avais, à cause de ces mots, perdu confiance en moi. La maladie n’a eu aucun mal à s’infiltrer dans la faille ouverte. L’acceptation d’une maladie est identique à l’acceptation d’un deuil. Je m’en suis voulu. Je me suis détestée d’avoir été si faible. J’en ai voulu à tous les protagonistes de s’être infiltrés dans ma vie sans mon accord, à tous ceux qui ont provoqué cette blessure ouverte. Je me suis détruite par excès de confiance dans l’humanité des autres. J’étais en colère et cette colère détruisait ma glande petit à petit, la réduisant à néant. J’ai perdu 70 % de ma thyroïde en un claquement de doigts. Le temps reste notre meilleure carte. J’ai mis du baume sur les plaies et choisi, non d’oublier, mais simplement d’accepter l’évidence. On ne peut rien changer à ce qui fut, on ne peut pas non plus tout comprendre, tout expliquer. Il y a des mystères qu’il vaut mieux ne jamais voir éclaircis. Il ne faut garder que le meilleur, ce qui ne veut pas dire pour autant effacer le reste, juste ranger dans un coin de nos mémoires cette triste expérience.

Mon histoire aurait pu être celle de Basedow, de ce malade dont on a enlevé la thyroïde, de cette post partum déréglée, peu importe, nous avons tous des similitudes. Cette maladie m’a imposé de stopper mon travail car je n’étais plus assez réactive, et sans reconnaissance de cette maladie, je suis partie les poches vides, sans pouvoir payer des médicaments ( souvent non remboursés) et j’en passe. Peu importe le pourquoi de la maladie, pour moi, ayant fait les tests génétiques pour une autre maladie, elle n’est pas inscrite dans mon hérédité. Latente, peut-être, à cause des pesticides, mais déclenchée par la violence humaine. C’est mon cas, mon histoire, chacun la sienne.

Voilà pourquoi je me bats, plus pour moi, j’ai 61 ans et fait mon temps, pour VOUS les jeunes et ceux en activité  qui allez avoir des années à vivre avec une étiquette que vous n’avez pas choisie.

Ensemble pour une vraie reconnaissance !

Courage à tous mes papillons !

Pour ceux que cela intéresse, le lien pour dossier refusé à 98% car pas de reconnaissance :

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1650?fbclid=IwAR3lM90pJJEWxIgP0pITiZ6MLPIkBJVgySlSxGN0rKnSkQg26slJI3OPw0w#:~:text=Vous%20pouvez%20obtenir%20la%20RQTH,de%20plus%20de%2016%20ans

 

Mon livre sur la thyroïde toujours disponible mais peut-être plus pour longtemps …

https://www.amazon.fr/Maladies-thyroïdiennes-Dévoreuses-Sylvie-Grignon/dp/B07DY2C221

 

A8ADBD97-04A7-4006-B15D-590EBE1400B0

( 23 janvier, 2022 )

S’émerveiller de ce que l’on a …

Les adultes perdent de plus en plus ce pouvoir, celui de s’émerveiller. C’est terrible ! S’émerveiller, c’est être encore capable de ressentir de l’émotion, de voir un coucher de soleil en versant une larme, de rire en regardant des enfants jouer. S’émerveiller, c’est être capable de regarder le ciel et de trouver des noms à tous les nuages. Un jour, une personne m’a jugée folle parce que j’étais capable de m’émerveiller de tout et de rien, parce que j’étais amoureuse des mots et des couleurs, parce que toute rencontre me fascinait, m’extasiait. Je trouvais fabuleux de toujours être heureuse de ma vie malgré ses embuches. Je me suis alors aperçue avec amertume que notre société interdisait l’émerveillement. Mieux vaut effectivement des gens déprimés qui ne peuvent plus penser. J’ai mis longtemps à me relever de cette constatation, doutant même de mon propre ressenti. Et puis, mes yeux se sont de nouveau ouverts à la beauté du monde. Je me suis moquée de cette étiquette qu’ils m’avaient collé sur le front, pire je la revendique cette différence, celle de pouvoir s’émerveiller de ce que l’on a, de s’émerveiller de tout et de rien, d’aimer simplement les autres sans rien attendre, de danser sur les mots, sur les couleurs.

Alors oui, je m’émerveille ! Je suis peut-être juste une enfant ?

541E2F5D-121C-4706-AAE5-F53BB0448A96

( 31 décembre, 2021 )

Derrière la porte

J’ai toujours détesté les fins d’années, enfin pas toutes. Une de plus ! 365 jours qui tirent leur révérence, des jours parfois longs, d’autres courts, une année qui n’était pas celle que j’avais rêvée.  La porte que nous allons tourner, nous ne savons pas ce qu’il y aura derrière. Est-ce que j’ai peur de pousser cette porte ? Peur, non, mais entre la pandémie, les élections, les libertés qui foutent le camp, je n’ai guère envie de l’ouvrir cette porte, envie plutôt de rester derrière, de ne pas avancer. Cette année, je ne ferai aucun bilan, tout comme je ne ferai aucun projet pour 2022, aucune résolution non plus, parce qu’au final, elles tombent toutes à l’eau. J’ai vu beaucoup trop de projets avortés en 2021, de salons et dédicaces annulés, de rencontres ajournées. Heureusement, la vie m’a offert également de belles surprises, un changement radical de vie, de lieu, dans mon paradis.

Je termine donc l’année paisiblement, sereinement, et c’est mon unique souhait pour 2022, que cela dure …

Alors, oui, je vais l’avancer ce pas, parce qu’il le faut, parce que c’est bien, parce que derrière la porte, il y a peut-être encore une merveilleuse surprise à vivre !

6E955D17-9B27-45FD-BC35-2AF260BF65EB

( 23 novembre, 2021 )

Le facteur …

Notre ami le facteur …

Il fut un temps que les moins de vingt ans  ne peuvent pas connaître où le facteur était bien plus qu’une simple personne qui apportait le courrier aux habitants. Une autre époque quand on voit de nos jours que les lettres mettent parfois des jours à arriver ! Ah ! Le facteur d’antan prenait son temps. Il n’avait pas de véritable compte à rendre du moment que les lettres étaient distribuées. Il passait de maisons en maisons, parfois deux fois par jour, s’arrêtait parfois pour boire un verre, pour discuter. Aujourd’hui dans de nombreuses communes, la voiture a remplacé le vélo, réduisant la communication entre la population et les autres. C’est dommage, car ce lien qui existait est primordial. Aujourd’hui, le pauvre facteur ne sait plus où donner de la tête avec plusieurs tournées à faire parfois, des heures de tris avant, et puis la violence rencontrée parfois lors de la distribution dans certains quartiers. Il est souvent critiqué, mais la critique est facile. Qui va vraiment voir comment se passe une distribution ? Et puis, il reste des facteurs ( hommes ou femmes) sympathiques surtout en campagne. Rappelons que de nos jours, la Poste n’appartient plus à l’état, elle est privatisée et n’a plus qu’une poignée de fonctionnaires souvent sous-payés car embauchés justement « avant » la privatisation.

Aujourd’hui, Internet a remplacé les lettres ( et c’est bien dommage) à tel point qu’une étude montre que dans dix ans, le vrai facteur aura presque totalement disparu. Pendant le covid, le facteur fut un vrai lien avec les personnes âgées, alors pour ne pas le voir disparaître, sortez vos stylos, écrivez, cessez de jouer les paresseux ! Un mail n’aura jamais la valeur d’une lettre ou d’une  carte.  Revenez aux jolis faire-parts de naissance ou de mariage. C’est tout de même plus agréable, non ?  Moi un tel envoi par mail me laisse de marbre et est vite effacé, tandis qu’un envoi par courrier, j’y répondrai toujours …

BA7D96F4-6CBD-477D-A00D-B0994FEF415F

( 1 novembre, 2021 )

Mes lectures d’octobre 2021

Suite à une forte demande, je partage dorénavant chaque mois le bilan de mes lectures du mois.

Ces commentaires sont mis également sur ma page fb la forêt livresque et Babelio.

Ces commentaires n’engagent que mon ressenti personnel et un livre qui m’a fait vibrer peut déplaire à une autre personne. Bonne lecture !

La saignée de Cédric Sire

Fayard

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

J’avais adoré les premiers romans de cet auteur en particulier « Le premier sang », « Avec tes yeux », autant son dernier, je n’avais pas accroché.  J’ai donc tenté celui-là, dont le thème m’a étrangement fait penser à un roman que j’ai lu récemment « Le réseau pourpre », à se demander si au final, la réalité ne dépasserait pas la fiction.

J’aime sinon le style de cet écrivain, sa manière de présenter l’histoire, le rythme des mots, et je ne fus pas déçue. Le thème, lui, reste dérangeant. On flirte avec les zones sombres du Darkweb, ces endroits malsains où tout peut se jouer, même le pire.

L’histoire montre deux personnages en parallèle, Estel, une flic mis au rebut suite à une bavure, et Quentin, un flic spécialisé en cybercriminalité.  Deux destins qui vont se croiser lorsque sur un site du Dark Web des vidéos « en live » sont proposées, dans une pièce nommée «  la Saignée », où tout est permis, des meurtres avec une perversion extrême. Glaçant, dérangeant, mais rondement mené, j’ai accroché à ce livre comme une huitre à son rocher, et ne l’ai fermé qu’une fois terminé. Une fin excellente, c’est à préciser car de plus en plus rare.

 

https://www.amazon.fr/Saignée-Cédric-Sire/dp/2213721084

L’inconnue de la Seine de Guillaume Musso

Édition Calmann-Levy

⭐️⭐️⭐️

Alors, je ne suis pas une fan de Musso, mais c’est vrai que cet auteur reste tout de même l’écrivain le plus lu en France depuis dix ans, donc j’ai tendance à attendre une lecture époustouflante ! ( normal , non ?) J’ai aimé « Et après … » sorti en 2004,

mais je n’ai pas du tout accroché à ses derniers livres ( la vie secrète des écrivains, central park etc ) et pour certains, je n’ai même pas été jusqu’au bout.

Là, surprise, on change de registre pour un policier. Dans ce livre, l’auteur s’inspire d’un fait divers datant du XIXème siècle et mêle réalité et mythologie. J’ai trouvé cela original, bien documenté, et comme j’aime l’histoire et les mythes, accrocheur. On n’est pas dans une histoire « guimauve », et il faut aimer le mystère pour aimer ce roman. Ça tombe bien ! L’histoire est bien tordue à souhait. Un corps nu d’une jeune femme est retrouvé dans la Seine, elle n’est pas morte, et ses tests ADN montre que ce sont ceux d’une pianiste morte un an avant.

J’adore des intrigues de ce genre. Je pense que les adeptes de Musso n’accrocheront pas, mais c’est justement parce que c’est un Musso différent, que j’ai pu le lire jusqu’au bout. Après, ce n’est pas un coup de coeur non plus. La fin est plate et insipide, presque bâclée. Décevant !  La globalité reste intéressante tout de même.

 

Celle qui brûle de Paula Hawkins

Sonatine

⭐️⭐️⭐️⭐️

À l’époque je n’avais pas subi l’engouement pour «  la fille du train ». J’ai préféré ce nouveau roman même si on est loin du coup de coeur.  C’est bien écrit, la psychologie des personnages est bien étudiée. L’histoire tourne essentiellement autour de leurs réactions suite au décès d’un jeune homme Daniel. Nous nous trouvons face à Carla, la tante de la victime, Laura, la personne qui l’a vue la dernière et Miriam, une voisine peu sympathique. Ces trois femmes sont en colère, prêtes à tout pour que leurs souffrances. L’auteure nous tient à la pointe de sa plume et le livre se lit bien. J’ai trouvé ce livre bien plus intéressant que «  la Fille du train ».

 

https://www.amazon.fr/Celle-qui-brûle-Paula-HAWKINS/dp/2355848858

 

Te tenir la main pendant que tout brûle de Johana Gustawsson

éditeur Calmann-Lévy

⭐️⭐️⭐️⭐️

Vu les nombreuses éloges sur ce thriller, je m’attendais à avoir un coup de coeur. Il n’en est rien. Cela reste un bon livre que j’ai eu plaisir à lire, mais sans réelle surprise.  Il manquait un petit quelque chose. L’analyse des  personnages est très sympa, cette inspectrice Maxine, débordée entre son enfant qu’elle élève en mère célibataire, et son travail prenant, son ancienne institutrice accusée d’un crime odieux. L’histoire oscille entre 1899, 1949, et 2002. Peut-être parce que j’écris des romans policiers, le dénouement me fut totalement prévisible. Quand je lis que ce livre est un chef-d’œuvre, je pense ne pas avoir la même définition. Mais que l’on se rassure, cela reste un bon livre !

 

https://www.amazon.fr/tenir-main-pendant-tout-brûle/dp/2702181767

 

Les yeux d’Iris de Magalie Collet

Taurnada édition

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

 

Un SP que je ne regrette pas d’avoir accepté ! Merci à Joël de Taurnada édition pour cette belle découverte. J’avais beaucoup aimé son précédent livre « La cave aux poupées ». J’ai encore plus aimé ce roman.

C’est un polar dont le début est original, on se demande où on va. Et puis, plus on avance et plus on entrevoit, puis on comprend et on reste bouche bée.  Le scénario est extrêmement original, et c’est ce que j’aime dans un thriller.  L’écriture est bien rythmée, bien écrite. Les personnages sont décrits avec finesse et psychologie.

Comment résumer un tel roman sans en dévoiler l’intrigue ? Je vais juste dire que ce sont des retrouvailles entre d’anciens amis d’enfance … pour en savoir plus, lisez le livre ! Vous ne serez pas déçus !

 

https://www.amazon.fr/Yeux-dIris-Magali-Collet-ebook/dp/B09DD8RBWW/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=ÅMÅŽÕÑ&crid=2FUV2F532QEYW&dchild=1&keywords=les+yeux+d+iris+magali+collet&qid=1634466056&qsid=262-9637944-5225526&sprefix=Les+yeux+d’iris%2Cstripbooks%2C243&sr=8-1&sres=2372580949&srpt=ABIS_BOOK

Mardi soir, 19h de Gilles Legardinier

édition Flammarion

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Une fois encore, je suis sortie de ma zone de prédilection, mais quel bonheur de lire une telle Plume. En voilà un qui mérite vraiment les éloges ! C’est succulent ! De l’humour à chaque phrase, un style dynamique. J’ai tout bonnement adoré !

Le roman est criant de vérités sur les femmes, LA femme, ce qui est amusant vu que Legardinier est un homme. Dans ce livre, nous croisons Elynn une jeune femme qui a la vie devant elle, mais qui n’arrivent plus à rêver.  Elle va alors rencontrer dans un club de sport d’autres femmes.  On rit, on sent notre coeur se serrer, on réfléchit aussi. Bref, un très très bon livre que je ne peux que conseiller !

 

https://www.amazon.fr/Mardi-soir-19h-Gilles-Legardinier/dp/2081496070

 

« Les grandes douleurs sont muettes, mais les passions n’attendent que la première occasion pour sortir le porte-voix. (…) On croit oublier, c’est faux. Au mieux, on enterre. Au pire, on se ment. »

 

« Le bonheur est invisible pour ceux qui ne le vivent pas. »

 

«  C’est peut-être ça le bonheur : une porte entrouverte qui vous laisse croire que vous avez trouvé un raccourci capable de vous conduire directement de l’enfer ou paradis. »

 

Je suis l’abysse de Donato Carrisi

Édition Calmann-Levy

⭐️⭐️⭐️⭐️

J’ai toujours été fan de cet auteur dont les livres sont de vraies pépites. Ce nouveau roman n’y échappe pas, même s’il m’a mise mal à l’aise. L’immersion totale ne s’est faite qu’au bout de quelques dizaines de pages, ayant un peu buté sur le début. Surtout ne pas renoncer, car ce livre est vraiment bien écrit, bien construit, avec un thème qui sort de l’ordinaire, qui tourne autour de trois personnages fascinants autant qu’étranges. La fin m’a semblé un peu simpliste par contre …

 

https://www.amazon.fr/Je-suis-lAbysse-Donato-Carrisi/dp/2702182895

 

L’homme miroir de Lars Kepler

Actes Sud

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

Excellent thriller avec un rythme qui tient jusqu’au bout et un dénouement que je n’avais pas anticipé donc bravo !

Résumé de l’éditeur

Une écolière se fait brutalement enlever et se retrouve, avec d’autres filles, dans une ancienne ferme d’élevage de visons perdue dans une forêt truffée de pièges à loup. Elles sont bien gardées : Grand-Mère est là pour veiller sur elles. Et elle n’hésite pas à sortir la scie pour les empêcher de s’égarer.

Cinq ans plus tard, le corps d’une jeune fille est retrouvé pendu sur une aire de jeux dans le centre de Stockholm. Quand le seul témoin potentiel s’avère être dans l’incapacité de les aider – souffrant lui-même de graves troubles psychiatriques – Joona Linna décide de faire appel à son vieil ami, l’hypnotiseur Erik Maria Bark

 

https://www.amazon.fr/Lhomme-miroir-Lars-Kepler/dp/2330155689

 

1D2EC1D7-1AA8-4095-9ED0-742EB9557D6D

( 15 septembre, 2021 )

Les romans d’amour

Savez-vous que les romans d’amour sont le genre littéraire le plus lu en France ? Arrivent bien derrière les polars, les thrillers, le fantastique, et je ne parle même pas des romans historiques. À mon époque, on dévorait souvent en cachette les Harlequin , un peu niais, mais qui faisaient rêver. Le stéréotype de l’homme super beau, riche qui va rencontrer une femme belle, mais pauvre. Bien sûr la rivale va toujours se mettre en travers, mais l’amour sera le plus fort. Nous n’avions pas la télé, pas de sensations fortes, ces romans nous permettaient de transgresser les interdits.

Seulement, aujourd’hui, il y a tellement d’autres moyens d’être exaltés et pourtant, les auteures de la série Harlequin comme Emily Blaine vendent des milliers de livres. Elle explique dans une interview que l’amour dans les romans reste parfois le seul refuge dans notre société. Par contre, les personnages ont changé, on n’a plus le riche milliardaire, mais des femmes d’aujourd’hui qui revendiquent le droit d’aimer et d’oser aimer. Peut-être est-ce pour cette raison que peu d’hommes lisent ce genre de livres.

De nombreuses éditions ont adopté la romance en ajoutant une bonne quantité d’érotisme, mélangeant les genres sexuels.

Pourtant, oser dire que l’on lit des histoires d’amour place la lectrice dans la catégorie «  nunuche » ou «  fleur bleue », alors que ces romans font simplement écho à la réalité, à ce que nous pourrions vivre, ce que nous voudrions vivre.

Mon premier roman d’amour qui m’a marquée : Love Story

Et vous ? Quels sont vos plus beaux romans d’amour ?

ED8CA2EF-1C69-4DD3-8324-835867F93726

( 13 septembre, 2021 )

La peur de l’abandon

De nombreuses personnes souffrent de la peur de l’abandon,  peu de gens échappent à un moment de leur vie à cette angoisse, celle ne plus être aimé. Cette peur se réveille souvent lorsqu’on s’y attend le moins, et leurs origines sont souvent liées à l’enfance, un traumatisme dont on n’a pas conscience. Je lisais dernièrement que cette peur datait des vingt-quatre premières heures de vie, celles que l’on ne maîtrise pas. Cette peur de l’abandon se retrouve dans toutes les relations que l’on va rencontrer que ce soit dans le monde professionnel, amical, familial. Cette peur d’être quitté se manifestera par des jalousies excessives, la peur d’être trompé, d’être rejeté, peut terrible, car inconsciemment, la personne, pour éviter de souffrir va choisir de s’isoler, quitte à rater de belles opportunités. La peur de l’abandon nécessite un nouveau regard sur soi, car ce ne sont pas « les autres » qui sont responsables de ces peurs, c’est « l’individu ». Il est important de ne pas se sous-estimer qui on est, de croire en soi, car lorsque l’on a complètement confiance en soi, la peur d’être quitté disparaît instantanément.

Alors mes chers lecteurs, laissez cette peur aux romances où elle a sa place et croyez en vous ! C’est la clé de la vie ou au moins une des clés !

97C22493-2CA5-4475-9075-EE837C913140

12345...23
Page Suivante »
|