( 27 décembre, 2021 )

L’heure de mon bilan littéraire

Autant je me suis promis de ne faire aucun bilan sur ma vie privée cette année étant passée par un début d’année bien compliquée et une fin d’année très positive. Par contre, je peux vous parler de mon bilan en tant qu’auteure. 2021 fut une année un peu « vide ». Étant allergique à la vaccination, je me suis vue privée de salons et de dédicaces, même si mon attestation aurait dû remplacer le pass sanitaire, mais voilà, les gens sont bornés ! J’ai failli baisser les bras, cesser d’écrire, mais j’ai continué parce que je suis ainsi, je plie, mais ne casse pas. J’ai eu la chance de voir se vendre grâce au bouches à oreilles mes livres autoédités et recevoir un pécule chaque mois par KDP, de quoi me payer mes stages de dessin. Croyez-moi, ça motive ! Quand je vois que dans une édition où j’ai sept livres, je n’ai touché qu’une broutille, même pas de quoi me payer Mac Do.

Je n’ai rien publié en 2021. La peinture avait pris la première place, mon saut à la campagne également. J’avais besoin d’une pause, très bénéfique puisque cette sérénité m’a conduite à reprendre ma plume, à noircir des pages. Plusieurs manuscrits se termineront en 2022. Il faut parfois s’arrêter pour mieux rebondir. Et surtout ne pas se décourager. La roue finit toujours par tourner dans le bon sens et c’est le plus important !

L’important est de croire en sa bonne étoile et de vivre le présent !

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( 26 mars, 2020 )

Le retour aux vraies valeurs

Le Covid aurait-il ce pouvoir étrange de faire entrevoir un retour aux vraies valeurs ? Dix jours que le confinement a débuté. Dix jours que les motos et les voitures ne passent plus dans les rues. Quel bonheur !  Les fous des deux roues n’arrivent pas à comprendre à quel point ces « vroum vroum » envoyant une belle pollution sont insupportables ! Et je ne parle même pas du bleu du ciel que l’on ne voyait plus aussi lumineux en région parisienne. Comme j’aimerais que ces conducteurs comprennent que ces moyens de locomotion ne devraient être utilisés qu’en solution ultime en temps normal. Il serait temps de songer à l’avenir de nos enfants. Les grands discours sur l’écologie passent par le rangement des motos ou voitures pour les sorties-plaisir.

Un autre point. Les drives sont inaccessibles dans de nombreux endroits, résultat retour aux commerces locaux, à une nourriture plus saine ( mais bien plus onéreuse aussi), à un contact avec les producteurs. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut bannir les hypers, juste redonner de la valeur aux locaux.

L’enseignement à distance. Les parents redécouvrent qu’ils ont des enfants, commencent à « beuguer » sur les devoirs, tandis que d’autres, pour avoir la paix, s’improvisent enseignants et bombardent leurs mouflets de leçons « pour qu’ils ne prennent pas de retard ». En tant qu’ancienne enseignante, je me retiens souvent de ne pas éclater de rire en lisant certains commentaires. Dix jours.  On verra dans cinq semaines, si ces parents seront toujours aussi vaillants en mode « je suis meilleure que la maîtresse ! » Ah si l’humain pouvait comprendre que ce ne sont pas quelques semaines qui vont empêcher leur petit chéri de devenir politicien ! Curieusement, ce sont ces mêmes personnes qui pestent toute l’année après les enseignants « qui ne fichent rien » ( oubliant qu’en ce moment, ils sont d’astreinte pour garder les enfants du personnel soignants.

La liste est longue !

D’autres, heureusement, commencent à avoir un vrai comportement citoyen.

Les mentalités sont toujours longues à changer, mais on peut espérer que le confinement qui va certainement se prolonger jusqu’en mai, permettra à tous de retourner aux vraies valeurs : l’humain, la solidarité, le respect de la planète, un regard nouveau sur la nature, des pensées moins pessimistes.

On peut rêver, non ?

En tous les cas comme chaque jour, je vous incite à rester chez vous, à vous préserver tout en préservant les soignants qui n’ont pas d’autres choix que d’être sur le front.

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( 2 décembre, 2019 )

Voitures, motos, et écologie !

 

Il y a ceux qui ne cessent de dire qu’ils sont écolo, qu’ils recyclent, mais qui passent leur journée à sortir leur voiture ou leur moto pour juste aller de l’autre côté de la rue. Cela m’énerve ! Je sature un peu de ces moralisateurs de pacotilles ! Comme si faire cinq minutes à pieds allaient les tuer !

L’écologie passe par tous les gestes du quotidien et surtout par un changement d’attitude. Personnellement, j’ai opté pour la marche à pieds plutôt que la voiture quand je peux. C’est vrai que c’est plus fatigant que de sauter dans sa caisse ou d’enfourcher sa bécane, mais pour des courts trajets, faites un effort les gens ! Évitez d’emmener vos gamins en voiture alors que l’école est à moins d’un kilomètre, d’abord parce que vous allez créer des embouteillages à la sortie. Ensuite, n’allez pas chercher les croissants le dimanche en moto ou en scooter même si l’envie de retourner vite sous la couette est délicieuse.

De plus en plus de centre-villes privilégient piétons et vélos, de plus en plus de stations balnéaires incitent à choisir la marche ou la piste cyclable. Alors suivez cette voie ! Vous avez un bus ou un métro dans votre ville, et bien faites ce choix ! ( hormis si vous avez bien sûr une montagne de courses à rapporter)

Encore une fois, ce sont les mentalités qu’il faut changer, il faut oublier le confort du vingtième siècle, et commencer à penser avenir, celui de nos enfants, de nos petits-enfants.

Hormis si vous avez un grave souci de santé, chaussez vos bottes de sept lieux, prenez les transports en commun, votre vélo, mais surtout réservez votre voiture ou vos deux roues à essence pour les longs trajets.

C’est aussi un acte écolo-citoyen certainement aussi important que manger bio ou faire votre tri quotidien !

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( 30 septembre, 2019 )

Faut-il avoir peur des catastrophes écologiques ?

 

Suis-je une trouillarde ou ai-je raison d’appréhender une catastrophe écologique de grande ampleur ? Nous avons eu Tchernobyl ( et j’en sais quelque chose), il y a eu Fukushima, puis l’histoire pas très claire de AZT à Toulouse et aujourd’hui l’incendie à Rouen. On parle de plus en plus de centrales nucléaires vieillissantes, de difficultés à recycler. Et l’homme dans tout ça, est-ce que l’on y pense ?

Rien de grave qu’ils nous disent, pas de risque pour l’environnement. C’est une bonne chose, enfin on veut le croire, car qui a vraiment cru en 1986 que le nuage de Tchernobyl avait gentiment détourné sa route ?

Quand je vois les images couvrant de goudron les jouets des enfants dans les jardins de Rouen, les plantations, je n’arrive pas à être rassurée. On ne me fera pas croire que ces cochonneries ne se sont pas infiltrées dans l’eau, dans la terre, qu’elles ne vont pas se retrouver véhiculées dans la Seine. Quelles garanties avons-nous que ce que nous allons manger dans nos assiettes, les légumes, même les produits laitiers de cette région seront bons pour notre santé ? Et surtout comment une telle négligence a-t-elle pu voir le jour ? La priorité ne devrait-elle pas être d’éviter de bousiller un peu plus notre écologie ?

Peut-être ai-je peur pour rien, peut-être suis-je la seule à craindre pour l’avenir de mes petits-enfants, mais mieux vaut être prudent qu’inconscient !

 

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( 23 août, 2019 )

Pourquoi sommes-nous vulnérables ?

 

Trop fréquemment, on se croit invincibles, convaincus que rien ne peut nous atteindre, et puis un jour, on encaisse mal une remarque, une critique, un regard, et on prend conscience de notre vulnérabilité. Alors s’installe un sentiment de peur, car soudain on se sent faible, nu, face aux autres.

Pourquoi sommes-nous vulnérables ? Parce que nous sommes des êtres humains avec une limite et que lorsque pour maintes raisons nous frôlons cette limite, nous avons la trouille d’être blessés.

En quoi cette vulnérabilité extrême est dangereuse ?

Parce qu’elle ouvre une porte à ceux qui ont un besoin ou une paranoïa pathologique de nuire aux autres. Se retrouver psychologiquement nu face à eux implique une perte de confiance en soi qui ne trouvera aucune issue positive.

Je pense, peut-être à tord, que tous les individus sont vulnérables, que chacun a une faille, mais que certaines personnes pour éviter de la montrer vont se forger des armures et prendre les armes en premier. Il faut lutter contre une vulnérabilité qui pourrait nous détruire. Tout d’abord, s’éloigner des énergies négatives et des personnes nocives qui pourraient nous déstabiliser. Ensuite, oser présenter son travail, ses oeuvres, avec assurance même si on a l’estomac serré. Savourer sa réussite sans complexe parce que chacun a le droit au bonheur et nul ne doit se culpabiliser d’être heureux ! La roue finit toujours par tourner positivement si on la fait tourner du bon côté !

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( 12 juillet, 2018 )

Si on vous demande comment je vais ?

Ce n’est pas un scoop, je déteste que l’on parle derrière mon dos, que l’on rapporte des propos déformés, alors si on vous demande comment je vais, répondez juste « va lui demander ! »

C’est arrivé dernièrement, on m’a rapporté qu’untel un visage du passé voulait de mes nouvelles, mettant cette relation commune dans l’embarras.

Alors plutôt que de laisser dire des histoires fausses, je vais répondre à cette personne.

 

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai juste que je suis toujours debout. Tel le roseau, j’ai fléchi presque jusqu’à me briser, mais la magie du soleil m’a boostée, et je n’ai pas cassée. J’ai traversé ensuite un chemin de pierres aiguisées, mes pieds ont saigné, mais ils ne se sont pas infectés. Certaines mains m’ont lâchée, celles qui n’étaient pas sincères, celles qui n’ont rien compris, celles centrées sur elles. D’autres m’ont rattrapée à l’instant où j’allais sauter. Ces mains-là, je ne les oublierais jamais.

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai que j’ai morflé, que les coups sur moi se sont déchaînés, que j’ai bien cru que j’allais me noyer.

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai que cette route m’a apporté une nouvelle façon de voir la vie, un nouveau souffle peut-être aussi, une lucidité sur les autres, un nouveau regard aussi.

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai que je n’ai aucun regret. J’ai été toujours honnête, fidèle à mes idées, même si ces dernières furent diaboliquement déformées.

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai que j’ai fait le meilleur choix que la vie m’offrait, préservant ce que chacun avait de plus important, c’est certainement cela aimer tout simplement.

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai que j’aime la vie. Je croque dedans, je l’écris, je la dessine, et surtout je voudrais te dire, la prochaine fois, viens me le demander ! La roue depuis a tourné et toi comme moi, nous avons évolué.

Si tu me demandes comment je vais, je te dirai que Je vais bien :)

( 26 avril, 2018 )

Ces tenues vestimentaires à la mode

 

Aujourd’hui je vais jouer ma ringarde, mais franchement, c’est quoi cette mode grotesque ? Ces pantalons qui descendent sous le caleçon comme si le pauvre type s’était oublié dans son froc ou la superbe fille avec des leegings pleins de trous ?

D’accord, j’ai compris, c’est la mode, mais il n’y a que moi qui trouve vraiment moche cette mode ? Quand je vois mon ado se balader avec ses potes, tous avec une mignonne tête, et quand ils se retournent, j’ai l’impression de voir des « négligés » se déplacer, alors que leurs jeans coûtent un bras ! Dans ma classe, c’est pareil, les minettes avec ces énormes déchirures dans leur pantalon, honnêtement, ce n’est vraiment pas sexy. Faut-il tels des moutons suivre la mode ?

Je trouve qu’une fois encore on tombe dans le stéréotype de « l’uniformité » où pour exister il faut entrer dans la petite case «  faire comme tout le monde ».

Les jeunes ne réfléchissent plus, ils n’ont plus de personnalité, ils se contentent d’être ce que les médias ou leurs amis leur conseillent.

Après, c’est vrai que nous avons tous eu seize ans, et pour moi, c’était les semelles compensées couleur orange avec une mini-jupe plissée ras du popotin. Je me souviens que cela ne plaisait pas trop à mes parents. Comme quoi au final, la mode chez les jeunes serait peut-être un moyen de marquer leurs différences avec leurs parents, et même s’ils n’ont pas de véritable personnalité, il s’agit là d’un passage obligé dans leur propre construction. Donc acceptons avec le sourire, même si « cette mode des vêtements troués », ce n’est vraiment pas de mon goût !

 

 

( 21 janvier, 2018 )

Maladies visibles ou invibles, stop aux jugements

La tempête pour ou contre le nouveau Levothyrox semble un peu calmée mais a laissé des traces. Beaucoup de malades n’osent plus poster leurs ressentis, car trop de personnes sortent leurs griffes ou jugent simplement. Je voulais rappeler que la page l’Envol du papillon est là pour aider tous les malades sans jugement, sans agressivité.

Il est bon de rappeler que chaque handicap est une souffrance pour la personne qui le vit, que ce dernier soit invisible ou non. Notre monde est formaté pour atteindre la perfection, pourtant bien illusoire, celle qui interdit à l’autre d’avoir des kilos en trop, d’être de petite taille, de perdre ses cheveux, et la liste serait longue. Je n’ai rien contre les associations luttant pour l’intégration de tous, mais à force de placarder des slogans, n’empêche-t-on pas les malades de s’exprimer ? Les personnes porteuses d’handicap de parler ? On a classé les individus dans des cases définies par notre société, se contentant d’applaudir les prouesses techniques mises en oeuvre pour le mal entendant ou mal voyant, mais se tourne-t-on vers eux pour leur demander ce qu’ils ressentent vraiment dans leurs âmes ?

Ce n’est pas parce que l’acceptation officielle de l’handicap est une cause nationale que le monde avance mieux. Tout comme pour les maladies invisibles, les personnes handicapées ont le droit de ne pas se sentir bien, elles ont le droit de ne pas accepter leur condition, elles ont le droit de trouver cela injuste, de se poser la question « pourquoi moi et pas les autres? »

Nombreux malades de la thyroïde vivent mal leur maladie, et là on ne parle pas du nouveau Levothyrox ni de la guerre des labos, juste de la souffrance, la vraie, celle qui peut rendre certains agressifs, méchants, voire dépressifs.

Une fois encore, faut d’utiliser la voix, je dirais à beaucoup d’utiliser les mots. Prenez un papier et laissez une trace de ce qui vous fait mal, osez écrire les pires choses, videz votre coeur. Ne vous servez ni de votre compagnon ni de votre milieu de travail comme punching-ball. Vous avez le droit d’être en souffrance, mais exprimez le.

Se taire est la pire erreur !

Le monde doit apprendre à reconnaître la douleur avant que le lien ne se brise.

Notre société par son souci de perfection absolue est un véritable handicap. Brisons ce processus pour les générations futures.

Lorsque j’ai écrit Hashimoto, mon amour, je vivais très mal cette maladie auto-immune que je trouvais totalement injuste, j’en voulais à la terre entière, je m’en voulais surtout à moi. C’était une véritable souffrance. Puis j’ai posé les mots de ce livre sur la papier, et la douleur s’est doucement atténuée, pour n’être plus qu’un souvenir.

Cela ne veut pas dire que je vais bien chaque jour, mais que n’ayant plus de haine, j’accepte avec sérénité, voire en haussant les épaules. J’ai accepté cette maladie invisible parce que j’ai crié. Alors osez … qu’avez-vous à perdre ?

 

« Hashimoto, mon amour, tu as changé ma vie à tout jamais. Par obligation, j’ai ralenti mon rythme de vie, redécouvrant des petits moments de bonheur oubliés. J’ai appris à prendre le temps de vivre, moi qui ne cessait de courir depuis plus de trente-cinq ans.

J’ai fait un tri dans mes relations choisissant de ne conserver que « les vraies », celles qui ne présentaient pas de caractère nocif et j’en suis ravie aujourd’hui. J’ai fait le bon choix. J’apprends, j’essaie de gérer mon stress, ce qui n’est guère facile dans une profession comme la mienne. Je me blinde face aux mauvaises langues. Pas simple non plus ! Nous vivons dans une société critique où chacun ne vit que pour parler sur son voisin. Je n’ai pas réussi à 100 % mais je suis sur la bonne voie. J’ai renforcé les vrais liens, ceux qui me permettent d’avancer. Grâce à eux, j’ai osé publier mes romans. La plume m’a permis de me libérer de toute cette violence reçue que j’avais besoin d’évacuer.

Écrire m’a aidée, écrire m’a libérée, écrire m’a offert l’opportunité de mettre des mots sur mes maux, de prendre conscience que cette maladie pouvait aussi m’offrir une nouvelle chance : changer les mentalités, hurler au monde qu’un malade souffre même si son apparence, elle, n’a pas changé.

Je ne suis pas guérie. Je ne le serai jamais. Ma thyroïde continue à se détruire, je le sais. J’ai parfois des moments de grande fatigue qui m’obligent à me poser. Je n’ai plus de scrupule. Je sais que lorsque je suis sur pied, je fais mon maximum. Ceux qui ne veulent pas le comprendre, je leur laisse volontiers ma maladie » Hashimoto, mon amour (en vente site Fnac)

( 12 décembre, 2017 )

Écrire le mot de la fin

 

La vie est une route longue, peuplée de rencontres professionnelles, amicales ou amoureuses. On en porte quelques unes sur le dos, mais on ne peut pas toutes les conserver. Parfois il n’y a aucune raison, l’osmose ne fonctionne plus, parfois des obstacles se sont mis en travers de notre chemin, des mots qui n’auraient pas dû être dits, une confiance amochée. Parfois la distance nous éloigne, notre propre évolution. Il arrive un moment où il n’y a aucune autre alternative. Il faut écrire une fin, peut-être juste mettre un point final.

Beaucoup d’entre vous m’écrivent qu’ils restent accrochés à cette dernière phrase sans réussir à fermer la parenthèse. Serait-ce lié à la colère que vous éprouvez envers cette situation ou envers vous ? La rancune ? La peur ? L’espoir inconscient de tout recommencer ?

Ces sentiments doivent disparaître définitivement. D’abord ce sont des énergies négatives, et vous savez à quel point, je méprise ce type d’énergie qui détruit tout. Secondo, « cette haine ou ces pourquoi  » continuent à tisser un lien avec l’autre, vous imposant des chaînes que vous ne voulez plus. Alors, même si cela fait très « peace and love », pardonnez, excusez-vous simplement. Peu importe que l’autre vous prenne pour un fou, nous sommes n’importe comment tous fous. C’est ce qui fait notre humanité. L’autre refuse vos excuses ? Ne vous en préoccupez pas. Vous lui avez pardonné, vous pouvez donc vous pardonner. Se pardonner de quoi allez-vous me dire ? De tout ce qui peut vous faire souffrir. D’y avoir cru, d’avoir fait confiance, d’avoir eu peur, d’avoir fait les mauvais choux, d’avoir oser ou pas. La liste serait très longue. N’hésitez pas à tout écrire afin de ne jamais reproduire les mêmes erreurs.

Sachez surtout que vous n’êtes pas une marionnette et que personne n’a le droit de jouer avec vous. Si cet autre l’a fait que ce soit par un acte de violence ou par des propos sournois, vous n’avez pas à vous en vouloir.

Écrire le mot fin a un pouvoir immense, celui de clôturer un chapitre, de pouvoir prendre une nouvelle page blanche, et écrire une nouvelle histoire de vie. Un nouveau travail ? Ne pas penser à l’ancien qui a fait tant de mal. Une nouvelle amitié. Ne pas se demander si celle-ci sera sincère, si elle nous trahira au premier souffle. Un nouvel amour ? Ne pas chercher les failles qu’avait l’autre. Chaque relation est différente et exceptionnelle.

Ce mot fin c’est à vous et à vous seul de ne mettre, pas à une tierce personne. Cela ne se fera pas sans douleur, mais le temps aide. Et puis un jour, au coin d’une rue, sur un lieu de vacances, vous allez peut-être croisés ce chef qui vous a pourri la vie, cet homme que vous avez tant aimé, cette amie qui vous a tant apporté. Ce sera au moment où vous vous y attendiez le moins, à l’instant où vous serez le plus serein.

Si vous avez su mettre sans douleur ce mot fin, vous allez juste vous sourire, sans vous arrêter, parce que la roue a tourné et qu’au fond, ce passé n’a plus l’importance que vous vouliez lui accorder.

Mettre le mot fin, c’est simplement s’autoriser à vivre de nouveau avec de jolis souvenirs, car on ne doit garder que les plus beaux.

 

( 27 novembre, 2017 )

Les mentors d’une vie …

 

Nous avons tous des mentors, ces personnes qui croisent notre route un jour, qui ont une longueur d’avance, qui vont nous aider sans le savoir à passer à la prochaine étape. Le premier mentor de ma vie fut bien sûr mon papa. Ce n’était pas un homme facile, artiste contrarié, compliqué, mais avec une ouverture d’esprit et de philosophie unique. Il est parti trop jeune à cinquante-huit ans, il y a plus de vongt ans, laissant un vide immense. Après sa mort, j’ai repoussé les mentors qui s’invitaient dans ma vie, flirtant sur la ligne rouge du transfert, le recherchant dans tout homme âgé, voulant retrouver celui qui révèlerait mon potentiel artistique. J’avançais dans le noir, manquant de confiance en moi comme tout auteur débutant. Et puis un jour, j’ai aperçu une lampe, celle d’une personne qui jouait avec les mots, pas qu’avec eux malheureusement, mais peu importe, je suis restée fascinée, subjuguée, comme si le mot guide s’écrivait de nouveau.

Si je n’étais pas passée par cette personne, je serai restée endormie. Là, je me suis réveillée d’un long sommeil, j’ai usé ma plume sur le papier jusqu’à la casser. Ce mentor a quitté ma vie, un peu trop violemment, peu importe, les mentors ne sont pas fait pour rester dans notre vie, juste pour nous laisser leur savoir.

Il ne faut jamais regretter de les avoir croisés, de leur avoir offert toute notre confiance, car par eux, on apprend, on progresse. Ce mentor, on va l’admirer pour ce qu’il est, l’aimer aussi, car il représente cette force dont nous avons besoin, pour un temps.

Comme dans toute naissance, l’élève va dépasser le maître, et même si l’accouchement est difficile, si la perte nous donne l’impression que notre univers s’écroule, comme dans les livres, un chapitre se ferme pour qu’un nouveau s’ouvre. Après Rouge, ma route a croisé celle d’un nouveau mentor qui m’a aidée à écrire Blanc, conseillée, corrigée. Lui s’est envolé vers les étoiles, une autre façon de partir. Dernièrement, une jeune auteure que j’ai aidée durant l’été m’a écrit ces phrases « J’ai toujours voulu être comme vous, vous êtes pour moi un exemple que je veux suivre, que je dois suivre. » Moi, petite plume de l’ombre, j’ai été touchée, troublée, un peu comme si dans ce grand tourbillon qu’est la vie, nous avons tous un rôle à jouer, comme si la seule chose importante au final n’était que l’Idée, comme si la roue avait tourné et que c’était à mon tour d’offrir, de donner.

Une fois encore merci à mon père qui a simplement ouvert une porte qu’un jour j’ai eu la courage de franchir, celle de transcrire les rêves sur le papier.

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