( 11 novembre, 2019 )

La vie vaut la peine d’être vécue.

 

Je m’avance peut-être trop, mais oui, la vie vaut la peine d’être vécue. Bien sûr, la route n’est pas facile, pavée de pierres bien glissantes, de mains qui nous quittent, de blessures profondes et pourtant, on a beau parfois toucher le fond, qu’est-ce qu’elle est belle cette vie si on sait la regarder.

Bien sûr, elle peut nous briser le coeur, mais avant d’être brisé, ce coeur a dû battre la chamade, il a dû aimer à la folie.

Bien sûr, elle peut nous avoir fait tomber, mais pour se retrouver à terre, il faut avoir été debout, et si on a réussi à tenir sur ses deux jambes un jour, on peut ensuite se relevé !

Bien sûr on peut avoir l’impression d’être abandonné par un amour, par un ami, mais ce n’est qu’un passage obligé qui mettra sur notre route d’autres personnes à rencontrer.

Alors oui, la vie vaut la peine d’être vécue même si parfois sur nos cils elle pose des perles de pluie. Elle nous permet d’apprécier ces tons si variés, ces parfums épicés, ces mets sucrés, cette douce chaleur, toutes ces belles choses qui ne coûtent rien si on sait bien regarder.

La vie vaut la peine d’être vécue alors cesser de vous lamenter car vous perdez ainsi de précieux instants de sérénité.

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( 10 novembre, 2019 )

Un monde sans artiste est un monde déjà mort.

L’artiste est la bouffée d’oxygène de notre société. C’est lui qui va mettre du rose dans un brouillard gris sombre, qui va poser des touches de couleurs dans l’horizon.

Un artiste est une personne qui vit les émotions à pleine puissance, qui est capable de refaire le monde avec juste un crayon ou un morceau de papier. De nombreuses sociétés ont voulu « tuer » les artistes parce qu’ils ont un pouvoir, celui de peindre librement la vérité. Un artiste ne s’encombre pas d’obligation, il sent, il vit, il ressent les émotions.

Peintres, poètes, photographes, tous ceux qui savent regarder, tous ceux qui savent vraiment aimer, ce sont eux les artistes, eux qui font de l’art de rue, un art de vivre.

Nous avons tous en nous une graine d’artiste que parfois par peur ou par pudeur, nous mettons de côté ! Faisons pousser ces graines qui permettent à notre monde d’être vivant !

En tous les cas, aujourd’hui, je vais rencontrer des artistes au salon de la photo !

 

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( 9 novembre, 2019 )

Ferme la porte à ton passé.

 

Ferme, claque, peu importe, mais cesse de regarder en arrière. Tu es là à toujours te plaindre que rien ne va, que tu as eu une chienne de vie, que tu as toujours fait des mauvais choix, mais si tu arrêtais un peu de toujours te focaliser sur ce que tu n’as pas et savourer ce que tu as. Tu as la santé ! C’est déjà bien, car crois-moi, j’en connais qui n’ont pas cette chance. Tu as un toit pour dormir. Ce n’est pas rien quand beaucoup vivent sous les ponts. Ton assiette est toujours pleine. Voilà effectivement que tu te lamentes, car tu grossis trop ! Jamais contente ! Tu as une famille qui t’aime, c’est quelque chose une famille, c’est un arbre qui a poussé même en plein désert aride. Bien sûr, tu as eu des blessures, et ça fait mal, longtemps. Tu as perdu des gens que tu aimais. La vie n’est pas éternelle. Tu as été trahie ou simplement déçue. Ça arrive, tu sais. Une vie parfaite n’existe pas, alors cesse de pleurnicher sur ce passé. Il a déjà fait beaucoup trop de dégâts. Fais comme moi, même les poches trouées, trouve le moyen de t’émerveiller, parce que le monde est beau, parce que la vie est belle, parce que surtout tes pensées sont la véritable pilule de bonheur que tu peux t’autoriser, alors ferme cette porte à clé, laisse les tous se gloser, moi je sais que tu vas y arriver. Il suffit juste que tu acceptes de laisser ton passé là où tu viens de t’arrêter.

 

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( 8 novembre, 2019 )

L’illusion des réseaux sociaux et « influenceurs » en culottes courtes

Je suis d’un autre siècle, j’en ai conscience, mais cela n’empêche pas que je suis choquée de voir ces mômes haut comme trois pommes être les « influenceurs » de demain. Ces gosses qui ouvrent une chaîne youtube pour promouvoir des jeux ou des aliments, qui n’existent que par Internet, que pour Internet, qui n’ont pas ou plus d’amis simplement parce que leurs amis ne sont que des Likes virtuels.

Dernièrement, une petite fille de dix ans ne vivait plus que pour ses followers, ne mangeait que ce qui était « bien » pour ceux qui la suivaient, jusqu’à ne plus être une enfant mais un simple objet virtuel.

Ces enfants sont devenus tellement addicts à leur ordinateur ou à leur tablette qu’ils ne peuvent rester une journée sans être « vus ». Autant, cela me fait sourire lorsque ce sont des adultes qui alimentent leur propre chaîne comme si leur vie en dépendait, autant un enfant doit-être protégé. Nombreux de ces petits influenceurs en culottes courtes sont en véritable manque d’amour avec des parents trop occupés, souvent fatigués, préférant coller leur progéniture devant un petit écran.

Seulement la vie n’est pas virtuelle ! Il faut rester très vigilant face à ce raz de marée qui gangrène notre société. Il y a vraiment un côté pervers dans ces réseaux sociaux, une facette qui n’est pas toujours bien réelle. Parfois, certaines personnes se cachent derrière de magnifiques photos de paysages ou des clichés personnels de couples, d’enfants, bref d’un bonheur parfait, alors que si l’on creuse un peu, si on les rencontre dans la vraie vie, on ne verra qu’une grande solitude. D’autres, pour exister, passent leur vie connectée soit sur des jeux en ligne, soit à publier non stop publicité pour un roman ou chroniques diverses. Un contact addict m’a avoué publier un post toutes les dix minutes qu’il vente, qu’il neige et se retrouver frustré avec les nouveaux algorithmes, car la visibilité est moins grande qu’avant. Et c’est un adulte !

Seulement tout cela, ce n’est pas la vraie vie ! Parfois je vois avec tristesse s’amonceler des dizaines d’images magnifiques, pleines de positivisme alors que je connais la personne et que je sais qu’elle est brisée de l’intérieur et que personne ne comprend sa douleur parce que l’image offerte n’est qu’une illusion.

La vie n’est pas simplement une couverture de livre, ce n’est pas non plus juste l’image de deux amoureux ou celle de blagues cocasses racontées. La vie, c’est un tout fait de bons moments, de moins bons, de moments où on n’est pas toujours bien, d’autres où on n’a pas le moral, simplement parce que la vraie vie n’est pas une vitrine que l’on peut placarder. Et il faut avoir le courage, car il en faut du courage, pour admettre publiquement que l’on ne va pas bien, pour pousser un coup de gueule simplement parce que l’on en a assez, car on a ce droit !

L’important est de le savoir lorsque l’on clique sur un « j’aime » après avoir vu un beau coucher de soleil, lorsque l’on s’esclaffe sur la réussite d’une personne, il est primordial de toujours se dire que derrière un simple profil, il y a une personne, une vraie, une qui souffre peut-être et non une image.

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( 7 novembre, 2019 )

Écrire pour exister ou exister pour écrire.

On se croirait presque dans un sujet du bac philo. Seulement, je ne me retrouve dans aucune de ces deux définitions. J’écris parce que cela fait partie de moi, mais je n’existe pas au travers de l’écriture et n’ai pas non plus besoin d’elle pour exister.

Je laisse juste les mots se poser sur le papier sans rien attendre juste le bonheur de les voir danser. Contrairement à d’autres amies auteurs que j’admire, je ne suis pas une perfectionniste, peut-être parce que je me moque complètement de ce que les autres peuvent penser, mais surtout parce que j’ai tellement d’autres plaisirs que je refuse de perdre mon temps à peaufiner juste pour « plaire ».

Je ne pratique pas la langue de bois et j’assiste depuis quelques mois à un phénomène en recrudescence des auteurs en herbe, tellement certains de leur suprématie au niveau de l’écriture qu’ils cassent la plus petite plume « rivale » ( vive Amazon et ses étoiles perverses !). Ces auteurs, eux, ont besoin de l’écriture comme une reconnaissance de ce qu’ils sont, convaincus d’être les meilleurs peut-être simplement parce qu’à l’inverse, au fin fond d’eux-mêmes, ils n’ont pas cette confiance en eux. Je vais très rarement regardé  les commentaires, et je ne lis les chroniques sur mes livres que pour tenter de m’améliorer et non pour pavoiser.

Je ne me battrai jamais pour être sur le devant de la scène, rien que l’idée me déplaît. Ce n’est pas moi non plus que vous verrez appuyer sur la tête d’un auteur qui boit la tasse.

Parce que je n’ai pas besoin d’écrire pour exister, j’existe déjà au travers de ma famille, de ceux qui me tiennent la main, de toutes les autres passions qui font battre mon coeur. L’écriture est l’encre de mes veines et continuera toujours à couler, mais mon corps a besoin de tellement d’autres choses pour vivre !

Écrire pour exister ou exister pour écrire, non ! Écrire simplement pour me faire du bien ! Et ça, c’est cool !

 

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( 6 novembre, 2019 )

« Yakemoiquibosse ! »

Voilà le point faible de notre société, cette suffisance souvent relayée par les infos, biologiquement programmés pour l’égoïsme, le « Yakemoiquibosse ! ».

Même en retraite, j’entends encore ce type de discours dans le milieu relationnel ( ben oui, y’a des jaloux qui voudraient  bien, mais Macron leur a coupé l’herbe sous le pied),  dans le monde également éditorial où pourtant je ne navigue que par pur plaisir.

« Yakemoiquibosse ! », que je l’ai entendu lorsque j’étais enseignante jusqu’à en avoir des boutons ! « Ah ! Ces enseignants qui ne fichent rien ! ». Tous ces égocentriques qui narguent cette profession  pourtant indispensable pour former la société de demain. Non, les enseignants ne sont pas des fumistes, ils n’ont aucune heure supplémentaire payée comme beaucoup d’autres professions, ils subissent au quotidien un stress effroyable généré par le bruit, l’agressivité des parents, la pression de la hiérarchie, les réformes qui changent tout le temps, les recherches à faire hors des heures d’ouverture de l’école, et je ne parle même pas des multiples réunions qui ne servent à rien, des animations pédagogiques qui n’ont pas vraiment une utilité.

Je garderai toujours un profond respect pour ceux qui permettent de penser à la génération de demain.

« Yakemoiquibosse ! » : Non ! Il n’y a pas que toi qui bosses parce que tu cries plus fort que les autres, parce que tu t’es mis sur le front une étiquette « chef », parce que simplement, tu te penses meilleur que les autres. Alors, regarde un peu autour de toi ! Pour que le monde puisse tourner, c’est que tu n’es pas seul à bosser.

Toi le big boss, tu ne serais rien sans tes employés qui font tourner ta boîte, toi l’éditeur, tu n’existerais pas sans la plume qui a fait ce livre, toi le grand chirurgien, tu n’existes que parce que autour de toi, il y a des infirmiers, des anesthésistes …

« Yakemoiquibosse ! » : Non ! « YAKENOUSQUIBOSSONSENSEMBLE ! »

Qu’on se le dise !

 

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( 5 novembre, 2019 )

Le doute, ce doute …

Quel auteur, quel artiste, ne se trouve pas régulièrement sujet au doute ? Cette désagréable sensation de ne pas avoir été jusqu’au bout, d’avoir raté ou d’être passé à côté. Le doute est un véritable poison qui peut emporter la personne la plus adorable dans des eaux sombres proches des abîmes. Même s’il est normal de douter, avec parcimonie, il est anormal de toujours douter, car ainsi on se met des chaînes qui entravent notre vie et dans l’art notre création.

Le doute est un manque de confiance en soi et certains s’en servent pour prendre le pouvoir. Je pense à ceux qui régulièrement dans le monde du livre vont démolir un roman avant même de l’avoir lu, juste sur une supposition aléatoire ou un titre pas assez alléchant. J’en ai rencontré des petits auteurs démoralisés simplement parce que leurs écrits avaient été qualifiés de « nuls », un mot qui me hérisse au plus haut point n’ayant jamais supporté en tant qu’enseignante que l’on pose cette étiquette à un gamin.

Alors le doute s’infiltre. Si je suis nul, pourquoi écrire ? L’autre a gagné !

J’en ai vu des langues de vipères sur les réseaux sociaux détruire des graines de génies simplement parce qu’eux n’avaient pas été capables de trouver « l’idée », des chroniqueurs affiliés à une maison d’édition prête à démolir le nouveau talent qui pourrait faire de l’ombre.

Heureusement, la majorité des personnes n’agissent pas ainsi et font tout pour que le doute ne s’installe pas.

Honte à ceux qui par un mot, un geste, volontairement induisent au doute. C’est un geste assassin !

Tout travail et toute oeuvre, que ce soit art ou d’écriture, ne doivent pas être totalement dénigrés. On a le droit de ne pas aimer. On n’a pas le droit de détruire les rêves des autres, juste celui de conseiller positivement.

 

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( 4 novembre, 2019 )

Écrire, pourquoi ?

Toujours la même question qui revient dans toutes les bouches : pourquoi écrire à une époque où dire est bien plus facile, où les chaînes youtube se multiplient ?

J’ai toujours écrit, avec un crayon puis maintenant sur une tablette, un besoin de faire sortir les mots. Je n’ose imaginer la tête de mes enfants ou petits-enfants à ma mort en découvrant la montagne de boîtes remplies de carnets. Je ne les relis jamais. Le passé doit rester où il est, mais je ne peux me résoudre à les jeter. Quelle ambiguïté !

Les mots doivent sortir par moment avec douceur, tendresse ou violence. Je ne peux les retenir même si j’essaie. Ils claquent sur le support blanc comme si je ne les maîtrisais plus. Ils sont. Mon plus gros défaut est de n’avoir pas de but à ces jeux de phrases. Une fois sur le papier, leur destin m’indiffère, car je suis déjà passée à la suite. J’écris par pur besoin, par pur plaisir, sans intention, sans objectif ni objectivité, simplement pour peut-être garder la sensation qu’un lecteur sur eux va se poser ou simplement se raccrocher.

Tout comme je peins sur la toile, la vie, je laisse sur une feuille des mots. L’un ou l’autre, en alternance, sans souffrance, lorsque l’envie s’invite.

L’expérience m’a appris qu’il ne faut jamais se forcer, que la vie n’est pas un conte de fées, mais que les mots peuvent transformer une citrouille en carrosse.

L’important est de toujours rester fidèle à ses idées, à ses choix, en conservant cette merveilleuse liberté qui nous est encore accordé, celle de s’interroger : écrire, pourquoi ?

 

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( 3 novembre, 2019 )

À toi …

À toi,

Tu t’es éclipsée par la grande porte qui derrière toi s’est claquée, toi ma petite-soeur, complice de toute mon enfance. Tu t’es envolée laissant derrière toi un vide que nul ne pourra ignorer. J’étais l’aînée. Une fois encore, c’est régulier dans notre famille, tu es partie avant moi. Fichue de maladie qui t’a détruit la vie et la santé, alcool que je maudis. Si vite après maman, j’ai bien du mal à réaliser que mon arbre sacré, celui de mon enfance soit en train de sombrer. Je suis sa dernière branche. Une branche que la vie a bien abîmée.

Heureusement mes racines ont formé un nouveau chêne où la vie, elle, continue de faire un pied de nez, et je suis certaine que de ton arbre à toi, que tu avais créé, un jour ta fille y déposera un joli bébé, afin que de par l’éternité, cette vie que tu as traversée, pas toujours facile, pas toujours gaie, continue tout de même par ton souvenir à danser.

Parce qu’un jour tu fus, parce qu’un jour nous fûmes soeurs et complices, toi et moi à jamais …

 

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J’étais avec Corinne, tu nous regardais toi la plus petite avec espièglerie

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( 3 novembre, 2019 )

L’arrogance du pouvoir.

Fichtre, comme aurait dit mon grand-père dont c’était une des expressions favorites, Dieu que ce monde est arrogant ! Avez-vous constaté que si vous commettez le sacrilège suprême de contrarier une personne, cette dernière va vous en tenir rigueur des siècles ! J’ai beaucoup de mal à me fondre dans un tel moule. Peut-être parce que ma vie est tellement remplie que je n’ai nullement le temps de m’attarder sur des futilités. C’est vrai que je suis peut-être un peu trop piquante parfois, mais je déteste la langue de bois, et j’ai toujours opté pour l’honnêteté plutôt que les ronds de jambes destinés à combler ce besoin de pouvoir que certains revendiquent. Les revanchards m’ont toujours fait sourire. Ils se pensent importants parce qu’ils vous ont snobés ou simplement fait comprendre que vous n’existez plus pour eux, mais une telle attitude montre à quel point ils sont malheureux. Vous n’êtes qu’un simple objet entre leurs mains, un jouet qu’ils ont choisi de broyer, ils analysent vos actes avec leur propre façon de penser, sans jamais se remettre en question. Des arrogants vous en rencontrerez partout, et plus la profession est importante, plus l’arrogance le sera aussi. Ils sont perchés sur une chaise qui pourtant reste en équilibre, car le pouvoir, c’est comme la vie, il suffit d’un grand coup de vent pour que tout chancelle, et alors l’arrogant pourra tout simplement se retrouver à terre ! Je n’ose imaginer la tête qu’il fera lorsque ceux qu’il a dédaigné le regarderont tomber si bas !

 

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