( 16 juillet, 2020 )

Se souvenir ou oublier ?

 

Suite à mon article sur la vieillesse et l’oubli, plusieurs personnes m’ont interpellé en me disant que pourtant il serait bon parfois d’oublier. Je pense que déjà notre mémoire est sélective et nous oublions beaucoup de choses. Combien de personnes sont capables de se souvenir d’une date et des détails d’une journée au-delà de cinq ans? Souvent, nous ne retenons que les faits les plus marquants, ce qui nous a vraiment touché ou bouleversé, mais notre mémoire réinvente inconsciemment les faits pour les adoucir ou les renforcer.

On a tous des choses que nous aimerions totalement oublier, des rencontres dont le souvenir nous fait vomir aujourd’hui, des peines que nous voudrions voir disparaître, des échecs cuisants. Seulement, l’oubli reste une garantie de ce que nous avons été et nous n’existons dans ce présent que parce que nous sommes nos propres souvenirs, et que ce soient nos bons souvenirs ou nos pires, nous sommes devenus ce que nous sommes parce que nous sommes passés par eux. Jamais ne pourront tomber dans l’oubli ce qui nous a construit.

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( 15 juillet, 2020 )

Il faut oser !

Je le dis souvent, il faut OSER ! Certes, oser, c’est se mettre en danger, c’est prendre le risque de se prendre de vraies claques. Ce n’est pas sans danger d’oser.

Mais que serait la vie sans danger ? Oser, c’est entreprendre, se lancer, foncer.

C’est vrai que l’on peut se prendre un mur en pleine face, mais on peut aussi se faire écraser en traversant la rue.

Qu’est-ce qui empêche les personnes d’oser ? Des excuses bidons, des entraves philosophiques ou religieuses, des peurs enfantines.

Oser, c’est pousser ses limites pour atteindre un but.

Bien sûr, il ne faut pas oser n’importe quoi. N’allez pas décider de tuer votre voisin qui vous agace ou votre compagne qui vous a vidé votre compte en banque ! Quand je dis il faut oser, il faut oser des défis, des changements. Il faut oser dire ce que l’on pense, dire ce que l’on a sur le coeur. Il faut oser être soi-même sans avoir peur du regard des autres. Il faut surtout accepter d’être tout simplement un humain, capable d’erreurs, mais aussi avec une magnifique faculté, celle d’aimer. !

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( 14 juillet, 2020 )

Le port du masque

La polémique continue avec l’obligation de porter le masque ! incroyable comme le port du masque peut faire couler de l’encre, et pourtant si on réfléchit intelligemment, depuis des années ce bon vieux masque bleu est utilisé dans les hôpitaux, l’ayant moi-même porté des semaines  lorsque mon fils était en unité stérile, preuve qu’il avait une vraie utilité. Tout comme tous ces chirurgiens qui ont l’obligation d’en mettre un pour opérer.  Alors pourquoi soudain, les français en font toute une histoire ? Peut-être effectivement parce que ce sont des français jamais contents !

Rendons à ce masque ce qui lui appartient ! Il peut être utile et il peut protéger les plus fragiles. N’est-ce pas déjà beaucoup ? Bien sûr les provinciaux iront grogner cntree ce bout de papier à coller sur le nez. Faut bien l’avouer qu’au milieu des vaches et des cochons, il n’est peut-être pas bien utile ce masque, seulement le nombrilisme de certains leur fait oublier que d’autres vivent dans des mégapoles où le masque peut avoir un côté positif.  À ces personnes si éloignées de la vie urbaine, venez prendre le métro aux heures de pointe.

Après, je vais encore en faire hurler certains, mais ce masque protégeant des particules de salive ne devrait-il pas être mis à chaque fois qu’une personne a une angine, une grippe lorsqu’elle se trouve dans des lieux bondés comme le métro ou un grand magasin ? Cela n’épargnerait-il pas des épidémies de grippe ou des rhino, gastros aux plus fragiles chaque année ?

L’idée n’est peut-être pas si mauvaise !

En tous les cas, j’ai un bon stock de masques alors pourquoi ne pas les utiliser l’hiver prochain afin de protéger les autres si le rhume s’invite ?

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( 13 juillet, 2020 )

La fatigue récurrente et la thyroïde

Il y aura toujours des personnes pour vous affirmer le contraire, pour vous proposer une solution miracle, pour être convaincue que tout va disparaître par magie, que c’est psy, il n’en est rien. Une maladie auto-immune est invisible et c’est une véritable plaie.

Même au bout de plusieurs années, on sait qu’elle ne nous a pas oubliés, car elle revient faire sa piqure de rappel ! Et vlan, c’est reparti pour un tour. Pourtant on allait super bien, on avait bien stabilisés comme ils disent, on avait suivi les conseils diététiques d’une nutritionniste voire on était allés voir un thérapeute pour accepter cette maladie. Et malgré tout cela, elle cogne sournoisement à notre porte, sans prévenir. Beaucoup de personnes n’ayant pas de maladies auto-immunes vous diront que la fatigue, c’est l’âge, que tout le monde est fatigué à notre époque. Ce que les gens n’ont toujours pas compris, c’est que la fatigue liée à une maladie auto-immune est totalement différente, elle ne revient jamais seule, souvent accompagnée de son lot de déboires : digestion difficile accompagnée parfois de nausées, vertiges, constipation intense, ballonnements pouvant être douloureux, de soucis de concentration qui ne tombent jamais bien toujours au moment où on doit « se souvenir », de pertes de cheveux, problèmes de peau, déprime ou angoisse, et la liste est longue.

Ce retour du visiteur non désiré est un peu comme un uppercut ! Tout allait bien, on était certain cette fois d’avoir gagné le combat contre la maladie et sans s’annoncer, cela repart.

Dois-je encore parler de cette fatigue qui pour 50% des malades va s’accompagner de troubles digestifs ? on évite trop souvent d’en parler, simplement parce que cela arrive aussi au commun des mortels. Et pourtant, cette satanée thyroïde peut pourrir bien la vie ! Même si « avant », on mangeait de tout, ce n’est plus le cas ! Le moindre aliment « pas frais » va nous clouer sur place, nous laissant avec une impression d’estomac gonflé, de digestion ralentie, voire de ballonnements intestinaux. Alors oui, on teste le sans lactose, le sans gluten, seulement rien n’est vraiment magique ( sauf peut-être pour les « jeunes » et ceux qui ont un petit dérèglement.) Sinon on va apprendre à vivre avec, à faire attention à ce que l’on mange, à bien regarder les dates de fraicheur. On va s’habituer à avoir par moments des troubles récurrents : langue blanche, maux de tête, constipation. Au final, ces périodes aident inconsciemment les personnes atteintes de maladies thyroïdiennes à perdre un ou deux kilos. Un mal pour un bien.

Il n’en demeure pas moins que cette fatigue existe, peut persister, qu’elle n’est pas en soi vraiment dangereuse, mais qu’elle reste un véritable handicap invisible.

 

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( 13 juillet, 2020 )

L’espoir

L’espoir est la flamme qui permet de continuer d’avancer dans la nuit noire. Notre société est foncièrement négative et a tendance à grignoter petit à petit l’espoir qui brûle en chacun de nous.

Il serait temps de museler les souffleurs de bougie prêts à tout pour éteindre les rêves.

L’espoir est ce qu’il y a de plus précieux. Que vous soyez au fond du trou, dans une boue noire, dans un labyrinthe tortueux, que les orages grognent au-dessus de votre tête, que la vie ne se dessine plus qu’avec un goût amer, il ne faut jamais cesser d’espérer ! L’espoir est ce qui est au coeur de notre vie. C’est être capable de voir toujours le soleil derrière les nuages, c’est s’accrocher à ce petit brin de magie.

Il ne faut jamais penser que l’espérance ne sert à rien. L’espoir, c’est le sang qui coule dans les veines de notre vie.

 

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( 12 juillet, 2020 )

Écrire seulement quand on en a envie …

Longtemps, je me suis sentie plus ou moins obligée d’écrire durant les vacances d’été, faute de temps durant l’année scolaire vu que je travaillais beaucoup. Je posais mes idées, mes mots durant les mois de travail, souvent glanant les idées avec l’aide de collègues, d’amis auteurs ensuite, puis je plongeais durant tout l’été dans la rédaction de mon manuscrit, m’immergeant complètement, oubliant tout. C’était certainement un moyen de décompresser d’une année scolaire difficile, une façon de m’évader, car on a beau dire, le milieu de l’enseignement demande beaucoup d’énergie et un moral d’acier.

Depuis un an, je suis en retraite anticipée, résultat je ne ressens plus ni pression ni nécessité, et mes vacances se dessinent vraiment comme de vraies vacances. Les mots doivent juste être des traces noires sur des papiers qui s’envolent pour atterrir quand le besoin se fait sentir et non par obligation.

J’aime les mots, mais je déteste la pression car pour moi, la créativité ne peut naître dans l’obligation.

Cet été, vous me verrez donc plus souvent avec mon petit carnet de croquis et ma boîte d’aquarelle, un livre à lire, ou simplement marchant les cheveux au vent, non que l’envie de prendre la plume se soit évanouie, juste qu’elle sera peut-être là ou pas, seul mon retour le dira, car écrire oui, mais juste quand l’envie sera et surtout je n’écris plus QUE pour me faire plaisir, un peu comme si j’imaginais la lecture que moi et moi seule aurait aimé lire. Un gros changement hyper positif !

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( 11 juillet, 2020 )

Faire attention à ce que dit votre corps !

L’été est le moment idéal pour écouter son corps. Dernièrement une amie me remettait les pendules à l’heure en me disant que je demandais trop à mon corps. Je me suis aperçue que je n’étais pas un cas unique et que nous sommes nombreuses à pousser nos limites. Est-ce parce que l’on nous a éduquées ainsi ou simplement de l’orgueil ?

Inconsciemment, nous refusons les signaux envoyés, les avertissements. Notre corps nous appartient, et nous avons le devoir de le protéger, de ne pas l’épuiser. Ce n’est pas toujours facile surtout pour les personnes qui furent toute leur vie hyperactives. Se retrouver avec ce corps qui hurle un stop et ne pas vouloir l’entendre est beaucoup plus facile.

Faire attention à son corps, c’est lui donner le temps de digérer les coups de la vie, les violences psychologiques qui l’ont amoindri, les deuils, le stress. Faire attention à ce que dit notre corps, c’est prendre son temps, beaucoup de temps.

Prenons le temps des vacances pour prendre soin de nous, pour veiller à bien s’alimenter, pour le relancer positivement!

Alors, faites comme moi, je vais essayer cet été, écoutez-le enfin !

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( 10 juillet, 2020 )

Diplômes au rabais : stop à la dévalorisation !

Cela me fatigue de lire ces gros titres «  Baccalauréat au rabais », « Concours au rabais » « examens supérieurs 2020 au rabais ». Certes, le Covid a frappé et il faut donc s’adapter. Les résultats du bac ou des autres examens furent donnés sur le contrôle continu. En quoi ce système est-il si choquant ? Aurait-il fallu faire passer les licences, le bac en septembre à tous les candidats ? Cela aurait-il été plus intelligent alors que le virus n’est pas éradiqué ?

Certains crient haut et fort à la discrimination parce que ( pour ne prendre que les bacheliers), des élèves doivent passer le rattrapage alors qu’ils n’ont rien fichu de l’année.

Je fais partie de la vieille école, de celle qui pense que les enfants ne doivent pas travailler pour les notes ou pour un diplôme, mais pour EUX. Ce qui signifie fournir des résultats continus. Donc un baccalauréat ou une licence ne peut-être au rabais même s’il n’a pas été dans les conditions habituelles. Nous nous sommes trouvés dans une situation peu ordinaire, il fallait des mesures peu ordinaires. Un bon élève aura eu cette année son examen, c’est qu’il l’aurait inévitablement obtenu s’il l’avait passé de manière classique, alors pourquoi une fois encore être si négatif et toujours dénigrer la réussite de ces jeunes qui ont vraiment besoin de voir un avenir positif !

Applaudissons plutôt toutes ces réussites et soyons fiers de ces lycéens et ces étudiants ! Et que cesse vraiment ce besoin de tout dénigrer, toujours !

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( 9 juillet, 2020 )

Les conséquences de nos choix.

Nous faisons des choix qui ont des conséquences.

On s’en aperçoit des années plus tard lorsqu’aucun retour en arrière n’est possible. Un petit fait anodin peut déclencher un séisme des années plus tard. Trop souvent, nous manquons de confiance en nous et nous nous reposons sur l’avis des autres, persuadé que c’était notre choix, alors que nous avons été habilement amenés à faire ces choix. C’est terrible car souvent nous nous en rendons compte trop tard. Les dés sont jetés et nous prenons l’erreur en pleine face sans pouvoir l’esquiver.

Nous sommes aussi amenés à faire des choix trop rapides régis par l’impulsion, la colère, l’impatience, la paresse, tous ces défauts totalement humains qui limitent l’homme.

Il est donc important de très vite intégrer que de nos choix vont dépendre notre avenir.  Apprendre très tôt aux enfants à maîtriser leurs choix, à ne pas tout vouloir, tout de suite, à ne pas se laisser influencer. C’est extrêmement difficile. Même adulte, nous cédons souvent à la pression sociale, familiale ou amicale. Pour être heureux, il est important d’assumer ses choix. On peut s’être trompé sur une personne, cela arrive et même si c’est triste, on ne peut rien y charger, mais ce fut notre choix. Ne pas s’en vouloir ou ruminer, c’est simplement se dire que nous l’avons fait avec les données que nous avions, même si notre vision actuelle nous plonge dans notre bêtise. N’oublions jamais qu’aucun être humain est exempt d’erreurs !

 

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( 8 juillet, 2020 )

L’évolution de notre société

Dernièrement je regardais sur les conseils d’une amie la sympathique série « les demoiselles du téléphone ». On a bien du mal lorsque l’on regarde cette série de s’imaginer qu’il y a un siècle, les femmes étaient muselées, interdites d’avoir une opinion, obligées de porter, de faire ce que leur disaient leurs maris ou leurs pères.

J’aime cette époque décrite dans cette série, les années trente, les tenues des femmes, ce besoin de liberté. Je trouve cela totalement magique ce désir de liberté, ces portes qu’elles ont ouvertes aux femmes d’aujourd’hui.

Étonnant et fantastique cette évolution lorsque l’on constate que la plupart des femmes de nos jours travaillent, que personne ne peut concevoir à l’inverse l’épanouissement d’une femme sans passer par la case « travail », alors que l’important devrait-être la case « passion ».

Dans la vie, tout finit par avoir du bon ! Et cela passe nécessairement par une évolution des mentalités. Après, on peut se poser la question, cette liberté des femmes était-elle vraiment complète ou parfois un peu ironique ? Ne voit-on pas de plus en plus de dénonciations pour violences ou harcèlements ? De #tonporc ? De femmes qui « au nom de leur liberté » revendiquent le droit de dire « non » ?

Il reste un bout de chemin tout de même avant que l’homme accepte qu’une femme puisse disposer de son corps, qu’une femme ait le droit de s’habiller comme elle le désire, qu’une femme puisse regarder et apprécier un homme sans avoir en tête d’enlever sa petite culotte !

Le chemin est encore long, mais j’espère bien que dans un siècle, il y aura une vraie évolution !

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