( 4 décembre, 2022 )

Un détour par la médiathèque

Toute ma vie, j’ai lu. Dès mon plus jeune âge, ma maman nous emmenait ma soeur et moi à la bibliothèque, une sorte de préfabriqué minuscule où nous repartions fièrement un livre sous le bras, comme un trésor. La bibliothèque s’est transformée en médiathèque fort bien équipée où j’ai traîné mes enfants à mon tour, puis mes élèves. Suite à la maladie d’Hashimoto, ma vue a terriblement baissé, laissant les ophtalmologistes perplexes, car impossible de me soulager avec des lunettes. J’ai donc trouvé un plan B, la liseuse, objet miraculeux qui m’a permis d’augmenter les caractères et de pouvoir tout lire. Par pur plaisir, je continuais à faire un détour par la médiathèque. Puis, le covid a frappé. Puis j’ai changé de département. Puis de nouveau de ville, et là au détour d’une balade à travers champ, je tombe sur un bout de ville et découvre la médiathèque. Je pousse la porte, bien sûr, et telle la madeleine de Proust, tous mes merveilleux souvenirs me reviennent. Je ressors avec un livre sous le bras, comme au bon vieux temps.  Certes, les yeux vont me brûler durant toute la lecture, mais peu importe, j’ai retrouvé cette divine sensation de piocher au hasard, un livre oublié, un livre méconnu, parfois un livre du siècle dernier, parfois une daube, peu importe. Je ne regrette plus ce petit détour, et régulièrement, je me perds volontairement vers le coin de la médiathèque !

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( 3 décembre, 2022 )

La grippe, le covid et la brochiolite

Les épidémies sont de retour. Les gros titres également histoire de remettre une couche anxiogène sur une population déjà majoritairement dépressive ! Quand serons-nous sereins face à la mort car au final c’est cette peur de mourir qui pousse les hommes à créer un climat de terreur. Mais ces épidémies existent depuis des siècles, décimant parfois l’humanité, certes, mais bon, on est huit milliards !

Et surtout, nous n’avons plus un hôpital opérationnel et pour moi, c’est là où le mât blesse, car ces épidémies devenues coutumières n’auraient pas une si forte incidence si on n’avait pas fermé tant de lits ! L’hôpital public est en train de mourir et on le regarde s’effriter petit à petit, sans rien dire. À côté de cela on va trembler de peur face à une grippe, face au covid …

Cela me ferait presque sourire ! J’ai personnellement chopé en 1981 une grippe terrible qui a duré quatre semaines avec dix jours avec 40 de fièvre. Je ne fus pas  hospitalisée, je ne suis pas morte, mes anticorps ont fini par se réveiller ! Maintenant on bourre les gens d’antibiotiques, de cochonneries de médicaments résultat le corps ne lutte plus lorsqu’un virus arrive. Alors, doit-s’inquiéter, paniquer, avoir peur ? À quoi cela servirait-il si ce n’est à plonger en déprime ?

Apprendre à vivre tout simplement, en serrant les dents, parce que personnellement, je trouve bien plus grave l’impossibilité de trouver un médecin traitant de nos jours, le spectre d’une augmentation de la consultation à 50€ qu’il faut avancer, et bien sûr les conditions d’hospitalisation, car nous perdons notre hôpital, et bien sûr les conditions de travail  nos soignants en milieu hospitalier pas les médecins, les autres, ceux qui font vraiment tourner la barraque ( et surtout  pas les spécialistes et autres qui s’en mettent plein les poches, voire pour exemple un endocrinologue qui prend 220€ pour dix minutes de consultation, ou ces urgentistes qui nous font sortir 100 ou 150€ car loulou a mal aux oreilles et plus de toubibs qui se déplacent )

En deux mots, cessons de nous prendre la tête, respectons les gestes barrières utiles pour toutes épidémies, et gardons l’oeil ouvert. Les projets de lois votés en ce moment à la va vite et qui sont passés sous silence me semblent bien plus dramatiques … Mais ce que j‘en dis ! :)

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( 2 décembre, 2022 )

Blog d’un jour, pas qu’un …

Un jour de décembre, il y a neuf ans, j’ai ouvert ce blog, juste en passant, une idée d’un proche, une phrase : Et si tu posais tes mots sur un blog, peut-être aurait-il un sens ?

Je me souviens ce jour-là m’être longuement interrogée sur le fait de devoir ou non donner du sens à des phrases, est-ce nécessairement une obligation ? Des mots ne peuvent-ils pas être jetés pour soi, sans sens sans raison ? Un blog qui ne devait tenir que quelques semaines, un blog sans lecteur, un blog noyé dans des milliers d’autres. Aujourd’hui, j’ai jeté un regard, et oh surprise, ce petit blog a 1.404.220 vues pour 4204 articles.

Blog d’un jour qui dure, qui perdure.  Au début, ce blog était suivi par mes proches qui se sont lassés. Je les comprends. Pourquoi lire des articles sur des sujets dont nous discutons régulièrement ? Je pensais qu’alors tout allait se stopper, mais non. Le hasard m’a offert de nombreux lecteurs, des followers comme dirait ma petite-fille. Et il est toujours lu quotidiennement. Un article comme la peur, publié en avril 2014 a atteint les 4402 vues.

Alors blog d’un jour ? Blog de toujours ? Je le pensais un temps … mais je sais qu’un jour, je stopperai certainement pour me tourner vers d’autres horizons. En attendant, je vous dirai juste simplement : MERCI !

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( 1 décembre, 2022 )

Mes lectures de novembre 2022

Toujours de nombreuses sorties littéraires en cet automne comme chaque année, mais peu de temps pour lire. Sur le petit nombre, j’ai de belles découvertes, d’autres qui laissent un peu sur sa fin

Ou que j’ai abandonnés. De plus en plus si un livre n’accroche pas, je le range et passer au suivant.

Et vous ? Vos lectures ?

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Le musée secret de M.J.Rose et Steve Berry

Édition Cherche Midi

4/5

Habituée aux gros pavés de Steve Berry, j’ai été surprise de lire ce petit roman d’une centaine de pages en numérique. Plutôt sympa, avec une héroïne casse-cou nommée Cassiopée, ce roman d’aventure passe plutôt bien et se lit très vite. Je ne le qualifierai pas comme le roman du siècle, mais malgré parfois quelques invraisemblances, j’ai passé un bon moment ! Et surtout ce livre parle d’un thème important, celui des œuvres d’art volées aux juifs durant la seconde guerre, ce livre, une façon originale de perpétuer le devoir de mémoire.

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La constance du prédateur de Maxime CHATTAM

Édition Albin Michel

5/5

Les derniers livres de cet écrivain ne m’avaient pas convaincue, et je fus heureuse de retrouver le « Chattam » des débuts. Son livre est pleinement abouti, bien écrit, nous emportant dans une descente aux enfers, là où l’indescriptible existe. Une histoire de tueur en série diabolique, pervers, une traque, vraiment un bon livre ! J’ai beaucoup aimé retrouver le personnage de Ludivine Vanckers qui travaille au Département des

Sciences du Comportement. J’ai vraiment adoré cet opus !

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Le Talent d’Achille de CLR

Autoedition

Fidèle à cet auteur, j’étais impatiente de découvrir ce livre.

Achille, enfant surdoué va évoluer, grandir, devenir adulte tout au long de ce livre, en ne cessant pas de se poser de nombreuses questions existentielles, en particulier avec sa compagne tout aussi futée que lui.

Excellente question de la demoiselle: « -Comment, lui dit-elle, peux-tu affirmer pouvoir bluffer le système si tu en es un élément? »

Dans ce nouveau livre on retrouve les thèmes favoris de l’auteur tel que l’amour, la culture, l’éducation, le taoïsme, le bonheur au travers de la vie de Louise et Achille, tout comme au travers de celle de Juliette et Theodore.

J’ai bien aimé cette remarque : «  Les personnes simples réussissent mieux leurs relations amoureuses. » un beau sujet de réflexion.

Juste une réflexion qui m’a laissée un peu perplexe comme quoi les surdoués seraient fortement emphatiques. J’en ai rencontré beaucoup dans mon existence et peu l’était !

Phrase que j’aime beaucoup :

« C’est l’inattendu qui créé le bonheur »

« Le rêve a pour fonction de nous éloigner de nous. »

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La gouvernante de Joy Fielding

Robert Lafond

4/5

Une histoire intéressante, qui tient en haleine avec un pincement au coeur tout au long du livre. Peut-être pas assez crédible pour moi et surtout avec une fin bâclée. Le suspense avait bien tenu la route et la conclusion se fait en juste quelques lignes.

Dommage ! Il y avait pourtant de quoi faire pour mijoter une meilleure fin.  Très bon livre prévisible, c’est vrai, mais qui passe très bien. Le style est alerte et bien ficelé.  J’ai beaucoup aimé.

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ERECTUS Le dernier hiver de Xavier Müller

éditions XO

4/5

Troisième opus et dernier. J’aime l’écriture de cet auteur même si je trouve que ce dernier livre part un peu en vrille. J’ai eu un peu de mal à tout suivre … c’est tordu par moment, mais vraiment tordu, limite on en perd le fil. Heureusement le rythme reste intense et nous conduit vers une fin à nous couper le souffle.

Ceci étant je m’interroge tout de même sur l’utilité de cet opus. Était il vraiment indispensable ?

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Grand passage de Stéphanie Leclerc

Syros

4/5

Un livre surprenant qui se lit avec fascination. Est-ce un livre pour adolescents ou pour adultes ? Peu importe tellement ce livre malgré une certaine noirceur est poétique. Un polar dont l’issus reste prévisible, mais que l’on ne va pas lâcher jusqu’au bout. Je déplore tout de même une fin un peu bâclée, rapide, et limite peu crédible. Dommage.

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Une découverte sympa en médiathèque d’un roman de 2018 je crois. Ce n’est pas le best-seller de l’année mais c’est plutôt bien.

 

Le pensionnat des innocentes de Angela Marsons

Édition France Loisirs

4/5

L’histoire est menée avec brio nous entraînant sur de fausses pistes.  On retrouve un grand suspense, les caractéristiques d’un bon polar, avec une inspectrice un peu particulière. Jusqu’à la dernière ligne, on attend le dénouement.

Un bon livre.

Résumé :

Les secrets les plus sombres finissent toujours par refaire surface.

2004. En pleine nuit, cinq individus scellent un pacte au-dessus de la tombe qu’ils viennent de creuser.

De nos jours, Kim Stone, enquêtrice au tempérament rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyée dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue autour d’un foyer d’accueil où elle avait travaillé avant que le lieu ne soit entièrement détruit par les flammes. Un autre employé du foyer est à son tour retrouvé assassiné. Kim qui a connu, enfant, l’assistance publique, est profondément impliquée dans cette enquête. Au mépris des procédures, elle demande aux archéologues de commencer leurs fouilles : plusieurs squelettes sont retrouvés

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( 29 novembre, 2022 )

Écrire, toujours, encore …

Par vagues, les mots s’invitent, comme s’ils me chatouillaient le bout des doigts. Écrire s’inscrit comme une évidence, un besoin, un moyen de se libérer de la tension de ce monde. Plonger dans les mots, c’est un peu surfer sur les nuages, s’envoler vers un univers imaginaire, une autre vie. Dernièrement une lectrice m’a fait tout un laïus pour me dire que tout livre était autobiographique. Elle l’avait lu dans un magazine psy. Il faut cesser ces raccourcis. Les millions de romans publiés chaque année ne sont pas des autobiographies sinon notre société regorgerait d’auteurs serial killers en puissance, violeurs, dépravés sexuels, et j’en passe et des meilleurs. Certains auteurs aiment parler d’eux, et cela se sent dans leurs parutions souvent très narcissiques. La plupart, heureusement, n’aiment que le son des mots qui sonnent comme une musique. Ces mots vont former des phrases, puis une histoire, un peu par hasard. Une chanson, une image, une odeur, et une scène va se dessiner, s’animer, prendre vie sous la pointe de notre stylo. C’est la magie de l’écriture. Beaucoup d’auteurs ont une panne sèche après avoir publié un livre, ce n’est pas mon cas. J’écris tellement depuis longtemps simplement pour le plaisir qu’ une fois le livre sorti en version papier, je rebondis sur une autre histoire, un moyen peut-être de ne jamais quitter le monde du rêve. En route pour une nouvelle aventure …

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( 28 novembre, 2022 )

Ces groupes Whatssap, Snapchat

Notre société a découvert Internet ou le smarthphone , un merveilleux outil si on sait s’en protéger.  Malheureusement ce n’est pas si facile. La vie actuelle ne fonctionne plus qu’au travers de ces groupes qui pullulent, qui étouffent la vie. Dès l’entrée au collège, les gosses se retrouvent connectés, reçoivent des bips toute la journée, des notifications ( j’en ai fait la triste expérience ce week-end), ne vivent plus que pour ces groupes.  Les adultes, c’est pareil. Dernièrement, je déjeunais avec une amie qui n’a cessé de consulter non stop son portable au resto, plus fascinée par ses notifications que par ma présence.  J’étais triste pour elle. Une vie finalement réduite à un téléphone ( car vous pensez bien que je ne renouvellerai pas l’expérience) Ah ces groupes qui s’incrustent .… groupe Whatssap de travail afin que le pion soit toujours sur l’échiquier prêt à servir le roi, groupe de famille où finalement les visites ou les appels sont oubliés, groupe au sport, groupe à une activité et j’en passe. Une relation me disait fièrement jongler avec quarante-sept groupes Whatssap, recevant des notifications non stop, s’abreuvant de ces messages souvent égocentriques postés. Un monde plein de notifications où la solitude est reine. Hormis pour un club artistique où l’avancée du travail se fait et où je n’active aucune notifications, vous ne m’y trouverez pas … Vous voulez me voir, ce sera sans le bip continu de ces groupes, juste face à face pour prendre un thé et discuter, la vie d’antan, peut-être finalement la vraie authenticité.

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( 27 novembre, 2022 )

Tout va bien

Le monde va mal. La société va mal. Les médias ou les réseaux sociaux dégoulinent de mauvaises nouvelles. Il y a eu le virus, puis les élections, puis l’Ukraine. Les gens ont psychosé, fantasmé, comploté. Au final, les lois passent doucement avec le 49.3. Tout va bien ! On est en pleine crise économique mais tout va bien. On est en plein drame social mais tout va bien. Et au fond, n’est-ce pas ce que nous devrions nous dire chaque matin : tout va bien. Ne devrions-nous pas fermer ces posts négatifs, éteindre la télé pour simplement se concentrer sur nous, notre «  moi », notre bien-être…

Alors oui, j’ai décidé de mettre un pied à terre en me disant tous les jours : tout va bien ! Et au final, oui, c’est efficace, tout va vraiment bien ! Et vous ?

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( 26 novembre, 2022 )

Ces interprétations néfastes

Trop souvent, il nous arrive d’assister à une scène, d’entendre une discussion puis de l’interpréter à notre sauce. Tout va alors se jouer dans la perception des choses. Un mot mal compris, une phrase dite dans un certain contexte, tout peut alors partir en vrille en un claquement de doigts spécialement pour des esprits étriqués. Combien d’amitiés fracturées, combien de couples déchirés pour simplement un message sur un téléphone mal interprété ? Combien de vies gâchées ? Devrait-on également parler des gestes souvent pris de travers dans la rue suscitant ensuite des bagarres parfois mortelles ?

Juste un mot, un geste, peut conduire à un drame.

Cessons d’interpréter ce que notre petite voix négative nous chuchote et laissons le positivismeprendre le dessus et le recul avec.

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( 25 novembre, 2022 )

Cette sensation d’échec

Il y a des moments où tout semble se liguer, où l’impression d’échec prédomine. On l’a tous vécu. On se met au fourneau et la superbe tarte sent le cramé, on se met à peindre ou dessiner, et le résultat est digne d’un débutant, on est déjà sous l’eau financièrement et une grosse facture nous arrive en pleine face, et j’en passe. C’est comme si le ciel s’était ligué contre nous. Cette sensation d’échec peut-être cuisante si elle est liée à des objectifs de vie ou des promesses faites. Difficile à admettre, tel un mur, il va générer de l’anxiété, voire parfois de la peur.  Chacun va le vivre, régulièrement, car le succès n’est pas à notre porte continuellement.  Il peut s’avérer dangereux, nous pousser à tout abandonner, à tout stopper, à nous recroqueviller dans notre coquille.  Pire nous contraindre à l’improductivité. Heureusement, cette sensation reste, doit rester  passagère.  L’accepter puis recommencer autrement, différemment.

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( 24 novembre, 2022 )

Le ressenti artistique

Ayant hier été voir une exposition qui m’a laissée de marbre tout comme beaucoup de personnes dans le groupe, je me suis interrogée sur le ressenti artistique. Pourquoi soudain, une peinture va nous parler ? Cela m’arrive régulièrement de sentir comme une puissance « sortir » de la toile qui me laisse émerveillée. Ce ne fut pas le cas pour l’exposition d’hier, et cela ne concerne pas le genre, expressionnisme abstrait, qu’il m’est arrivé d’adorer ailleurs. J’ai donc cherché le « pourquoi » et j’ai trouvé cette explication : « Un tableau nous bouleverse parce qu’il nous dit, de façon subliminale, au moment précis où nous le regardons, qu’il “sait” quelque chose de notre intimité profonde. C’est ce que Freud a appelé le pouvoir d’interprétation de l’oeuvre. »

J’aime aussi la remarque de  Wassily Kandinski , un des maîtres de l’art abstrait, qui lui me touche.

« La peinture est un art et l’art dans son ensemble n’est pas une vaine création d’objets qui se perdent dans le vide, mais une puissance qui a un but et doit servir à l’évolution et à l’affinement de l’âme humaine »

En résumé, chacun va réagir à une œuvre par rapport à son propre ressenti, son besoin, son histoire. Après va se poser le pourquoi de la valeur de certaines œuvres faites juste comme le disent les artistes avec un ressenti du corps, sans travail préalable. Mais c’est un autre débat !

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