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( 28 décembre, 2015 )

Retour sur 2015 : mes écrits.

 

Toujours en mode bilan, cette fois de mes écrits et publications de cette année.
Carla fut un moment fort lors de sa parution en version papier à l’occasion du salon du livre de Paris. Vous êtes nombreux à me demander pourquoi sa publication fut stoppée, tout simplement parce que ce n’était qu’un coup d’envoi, le lancement en papier de la maison d’édition les Ateliers de Grandhoux. Une suite ? Le second tome est écrit. Une autre aventure à vivre en 2016 peut-être ? Ce n’est plus de mon ressort :)

Le dernier volet de ma trilogie policière BLEU est sorti ensuite en Avril. Moins de ventes , juste une centaine, que pour ROUGE ayant un peu boudé,  faute de temps et de soucis personnels, la communication et la promotion. Tous les retours de lecteurs furent positifs et encourageants. Je n’écris pas pour faire du chiffre mais des heureux.

Durant toute l’année 2015, je me suis attaquée par vagues à mon essai Hashimoto, mon amour qui a vu le jour début Septembre 2015 aux Ateliers de Grandhoux. Cet ouvrage était important pour moi car il clôturait un cycle, donnant un sens à un non-sens. Là encore, une aventure au parcours difficile, souvent critiquée et attaquée sur les réseaux sociaux sans raison et l’immense satisfaction, malgré les aléas du diffuseur qui n’a pas respecté ses délais, qui n’a fait aucune diffusion nationale dans les grandes surfaces, d’avoir atteint mon but. Des retours de malades heureux, certains se sentant libérés grâce à ces quelques lignes et dernièrement des messages chaleureux de médecins. Que demander de plus à un tel livre ? J’espère qu’en 2016, il continua son petit bonhomme de chemin mais au fond, peu importe. Il a eu le mérite d’être. Vous avez été nombreux à me souligner qu’un tel ouvrage nécessiterait une publicité et une communication continuent ce qui s’avère difficile. Seules les grosses maisons d’édition ont le personnel pour une telle envergure. Je n’en veux pas à mon éditrice pour cela. J’ai signé ce contrat en connaissance de cause, autant pour elle que pour moi et surtout j’ai réalisé mon objectif. La maladie est mieux connue, des inconnues me remercient même dans la rue.

Mon prochain polar ? Vu que ma plume reste rarement au repos, j’ai également écrit durant l’été et l’automne 2015 une nouvelle aventure policière de l’inspecteur Bourgnon  » NOIR, Aux frontières de l’âme . » qui sortira courant 2016 aux Editions Edilivre.

Mes projets ? Je me suis lancée il y a quelques semaines un nouveau défi : écrire une dystopie pour les jeunes. Le démarrage fut difficile car c’est un genre que je ne lis pas mais il me semblait important de voir si j’étais apte à me diversifier. Je suis assez contente du résultat. Je m’amuse beaucoup à taquiner ce style particulier qui me plonge dans l’univers fantastique. Si j’arrive à le finaliser, je pense le publier en auto-édition pour le fun sauf si une maison d’édition spécialisée dans le fantastique s’y intéresse. J’aime écrire et l’important pour moi reste d’être lue par le maximum de lecteurs donc il me semble nécessaire de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier sinon on se retrouve enchaînés voire écœurés du monde de l’édition et on se détourne de la passion d’écrire.

Ensuite ? J’ai une autre idée pour une future aventure de mon cher Antoine, encore plus tordue comme mes lecteurs les aiment et aussi une idée pour un roman romantique-historique.
Pas le temps de m’ennuyer en 2016 …

En résumé : 2015 fut une excellente année, très productive et qui amorce de jolies choses pour 2016.
Je compte sur vous pour être au rendez-vous ! D’accord ?

( 28 août, 2015 )

La maladie d’Hashimoto : le livre qu’il faut acheter pour la rentrée

 

De nombreux livres sortent pour la rentrée littéraire mais un seul sur la maladie d’Hashimoto alors n’hésitez pas à courir dès mercredi le commander sur le site des Ateliers de Grandhoux, offrez le à vos amis qui ne vous comprennent pas, à votre famille qui grogne parfois, à vos collègues qui vous trouvent différents.
Cet essai sortira pour la rentrée littéraire le 15 SEPTEMBRE
Hashimoto mon amour…
Sylvie Grignon
10,99 € – 110 pages – 11 x 18
Livre numérique en format pdf et epub : 7,99 €
« Hashimoto, mon amour »… le titre nous interpelle avant même de comprendre ce dont il s’agit. La maladie d’Hashimoto est une maladie auto-immune de la thyroïde. Sylvie Grignon en est elle-même atteinte, mais a eu la chance de bénéficier d’un diagnostic rapide et d’un traitement approprié. Tel n’est malheureusement pas le cas pour nombre de malades.
Pourtant, la littérature sur les maladies auto-immunes abonde, des blogs et des forums y sont consacrés, témoignant de la détresse de patients qui souffrent de l’incompréhension de leur entourage et du manque de formation du corps médical. L’auteure a recueilli et réuni les témoignages de malades et nous les livre dans cet ouvrage, à l’état brut, respectant le langage de ces témoins.
Souffrance, incompréhension, idées préconçues, manque de formation et de communication, Sylvie Grignon cherche par cet ouvrage à sensibiliser les professionnels de la santé, tout en offrant à tous ceux atteints de cette maladie et à leurs proches un regard nouveau sur la maladie d’Hashimoto.
Un livre passionnant, coup de poing !
Soyez tous au rendez-vous ! image
Sut sur le site dès mercredi    http://www.lesateliersdegrandhoux.com
( 20 août, 2015 )

Ensemble luttons pour être reconnus

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Hashimoto, mon amour, le combat de ma vie !
Disponible en avant première sur le site des ateliers de Grandhoux, tirages limités à partir du 2 Septembre puis sortie nationale à partir du 15 Septembre dans vos librairies, Fnac, etc . ( Ebook et papier )
Rejoignez mon combat car vous avez peut être un ami, un collègue, un parent Hashimoto sans le savoir !  Une autre maladie auto immune qui vous mènera un jour malheureusement à Hashimoto.
Ensemble, soyons reconnus par tous
Merci
Résumé du livre

Dans ce texte aussi court que violent, Sylvie Grignon raconte avec sincérité sa vie avec la maladie d’Hashimoto, et nous livre de bouleversants témoignages de malades.

En effet, on peut lire nombre d’ouvrages sur les maladies auto-immunes, les articles sur ce sujet abondent sur internet. Des blogs, des forums entiers y sont consacrés. La maladie D’Hashimoto a touché Sylvie Grignon qui a bénéficié d’un diagnostic rapide, contrairement à de nombreux malades qui se trouvent confrontés à l’incompréhension des professionnels de santé et souhaite que chaque personne ait cette chance.

Elle a réuni des témoignages de malades et les rend, dans ce livre, à l’état brut. Afin de faire ébranler les mentalités.
Elle offre à tous ceux atteints de cette maladie et à leurs proches, ainsi qu’aux professionnels de santé la possibilité d’un regard nouveau sur cette maladie dont le sujet est abordé en toute liberté.

Ce témoignage est un cri d’alarme destiné à secouer les idées préconconçues.

Un livre passionnant, coup de poing, écrit sans langue de bois !

http://www.lesateliersdegrandhoux.com

( 15 août, 2015 )

Les préjugés tenaces

 

Ils sont tenaces et aussi collants que du chewing-gum ! Les poils se hérissent sur mes bras lorsqu’une bonne âme me dit chez le coiffeur :  » Quelle chance vous avez d’être enseignante. C’est un métier facile. » Euh ? On parle des mêmes personnes ? Là, l’envie de secouer le cocotier me démange :  » Viens dans ma classe une semaine et j’irai couper les tiffes à ta place ! « 
Non, c’est fort dommage mais être enseignante n’est plus une chance. Il fu peut être  une époque bénie où les élèves étaient attentifs, avides de savoir, sages. Il paraît que cela a existé. Oui, oui, des collègues en parlent encore des mômes bien polis. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Entre ceux qui ne nous respectent plus car on a le malheur d’être une femme, qui répondent ( ben lui, ils font pareil à la maison ) et ceux qui soupirent à chaque leçon ou projets, la coupe est pleine !
Que cessent les préjugés envers la castre enseignante. Ce ne sont pas des nantis. Avec un salaire de misère malgré un niveau master, ils ne peuvent se payer deux mois de vacances. Au passage, je rappelle que  les contrats d’enseignants sont payés sur 9 mois.  Et oui, même si l’étalement se fait sur douze. Pour dire à quel point même avec Bac plus cinq, le salaire est au final minable.
50% des enseignantes partent avec 1500€ brut de retraite car les années à s’occuper de ses propres enfants n’est pas pris en compte. Ce sera mon cas qui comptabilise cinq grossesses ! Honteux, non ?
Quant à l’enseignant qui se la coule douce ( même s’il y a des fumistes partout ) il faut rappeler qu’un enseignant n’arrive pas en classe les mains dans les poches. Il a passé des heures à préparer sa leçon, à articuler les différentes compétences, à harmoniser un emploi du temps le plus sympa possible pour les enfants. En tant que prof des écoles, on est pluridisciplinaire, une aberration où on doit se plonger dans une séquence d’anglais quand on n’en parle pas un mot, maîtriser le sport, les arts visuels et même les outils informatiques. Alors on se forme sur notre temps Perso pendant que le commun des mortels, lui, rentre,  se met les pieds sous la table et sirote son apéro. L’enseignant, lui, continue ses recherches pour trouver une sortie sympa, pour découvrir un livre nouveau qui donnerait envie à des enfants démotivés. On y croit et le premier Septembre, on est plein de passion.
Qui ne dure pas !
Et voilà que l’on nous met dans les pattes les nouveaux rythmes scolaires qui n’en ont que le nom. Adieu le privilège du mercredi matin. Quel jour reste-t-il aux enseignants pour faire leurs examens de santé, emmener le petit chez le médecin, s’occuper des papiers administratifs ? Les vacances ? Choisissons nous de tomber malade ? Nous voilà avec un système aberrant où des élèves ne tiennent plus la route avec la fatigue du mercredi matin, où les élèves déjà difficiles ne sont plus attentifs. Remarquons que le bilan positif n’existe que dans les villages ou villes avec de bons financements. Où est l’égalité des chances ?
67% des enseignants de plus de dix ans de métier sont au bord du burn out. Inquiétant pour des professions qui s’occupent d’êtres en construction.
Quelle chance d’être enseignant ! Non, ce n’est pas une chance de devoir corriger ses copies en rentrant le soir, d’avoir la tête qui implose. Cela devient un véritable calvaire. J’ai adoré mon métier, j’ai adoré monter des projets me prenant des heures personnelles dans le but de donner une chance à des élèves difficiles, d’en faire des citoyens ,  de croire qu’il y a de l’espoir au bout du tunnel, même si on n’a pas que des surdoués.
Aujourd’hui, je suis découragée.
Entre une hiérarchie avec laquelle on doit jongler, des élèves qui n’en ont plus  rien à faire des valeurs de notre société, des parents hypocrites, la bouche pleine de miel et qui à la moindre mauvaise note sortent le fusil pour tirer.
J’ai subi l’agressivité de certaines mères, débordées déversant leur colère car il faut bien quelque sur qui se défouler, d’autres ne supportant pas que leur ange n’ait plus son auréole étincelante et comme il faut un coupable, qui de mieux que l’enseignant ?
Dans quinze jours, je vais retourner préparer ma classe, à reculons. Je n’y vais plus la fleur au fusil. Je suis prête à échanger ma place à qui la veut, contre un boulot même routinier. Ne plus avoir à supporter six heures de un bruit incessant mettant mon coeur à dure épreuve ( on ne peut empêcher des élèves au XXI e de bavasser ), ne plus gérer les conflits des cours de récréation où plus de 450 enfants hurlent, se battent, se disputent, ne plus avoir à subir les préjugés des parents qui pensent que je ne suis qu’un simple objet appartenant à l’éducation nationale.
Je passerai sur l’ambiance même du monde éducatif, pesante, oppressante.
Alors madame la coiffeuse, non, je ne suis pas chanceuse d’être enseignante. Je suis payée une misère pour bosser bien plus que les quarante heures légales, je perds un peu plus de mon énergie chaque année et surtout je n’ai plus la flamme. Si j’étais la seule, ce ne serait pas grave, mais on est si nombreuses dans ce cas.
Quand notre ministère va-t-il en tenir compte ?
J’ai 55 ans. Avant la retraite pour les enseignants étaient à cet âge. C’est qu’il y avait une raison. Aujourd’hui, nous finirons en déambulateur, sourd et complètement séniles, enseignant des inepties car notre mémoire nous fera défaut.
Est-ce normal ?
Je suis en pleine réflexion :
survivre en serrant les dents quitte à continuer à détruire ma santé, à en arriver à haïr un travail que j’ai tant aimé, ou faire un autre choix, retraite anticipée ou reconversion ( chose fort difficile à obtenir !)
Même démissionner s’avère impossible pouvant toucher ma retraite grâce à mes enfants ( 858€ par mois, qui peut vivre avec ?)
Que dois je faire ?
Au moins continuer à écrire pour crier :
Non, en 2015, être professeur des écoles n’est plus une chance ! Enseignement un jour, enseignant toujours, qu’ils disent …. Euh, à réfléchir, pas si sûr …

 

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