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( 19 mai, 2020 )

L’heure de la retraite

 

Une pensée pour deux copines qui partent en retraite sous peu et stressent au maximum ! Pas d’affolement ! Je ne donnerai pas ma place pour tout l’or du monde, mais c’est vrai qu’il m’a fallu un temps d’adaptation. L’étiquette « retraité » est galvaudée dans notre société où il vaut être chômeur, un comble !

Je suis partie pour une raison de santé, mon amour pour l’enseignement n’était pas encore tari, abandonner un travail dans lequel on croyait fut difficile.  Mais la bonne nouvelle, même si il reste des couacs, ma thyroïde va nettement mieux ! Et cela n’a pas de prix.

Ma première année de retraite fut sérieusement cahoteuse avec les gilets jaunes durant deux mois qui ont bien bloqué tous mes projets puis le Covid qui en a rajouté une couche. Seulement, toujours voir le bon côté, et lors de ce confinement, j’ai vraiment pris conscience que j’avais une facilité pour enseigner tout comme pour écrire, et que je devais m’en servir, non pour les enfants mais pour de nouveaux projets. J’ai ainsi été sollicitée par diverses associations aux buts totalement opposés et je laisse se dessiner doucement la vision de septembre …

Tout cela pour dire aux copines, pas d’affolement ! La première année est une ébauche, une simple étape où on doit trouver ce qui est vraiment bien pour soi, sans contraintes, en toutes libertés, sans craindre de dire parfois que c’est flippant, mais au final totalement fabuleux !

Je suis une jeune retraitée de 59 ans, et je ne débute pas une fin de vie, mais un nouveau parcours de vie, des projets d’études également.

Sinon pour répondre à d’autres questionnements, je n’ai jamais eu aussi peu de temps de libre que depuis que je suis à la retraite ( hormis pendant le confinement) car ceux qui comme moi écrivent le savent, faire un manuscrit,  c’est prenant autant question temps que dans la tête. On se noie dans nos mots.

Et j’écris, beaucoup, en espérant finir par faire de mes pages un bon manuscrit, même plusieurs, juste pour le plaisir.

 

Donc oui, ça va la retraite ! Comme quoi toujours s’accrocher à ses rêves ! Et ne jamais cesser d’y croire !

 

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( 23 février, 2020 )

Peut-on vivre sans utopie ?

Notre société est en crise, bon, ce n’est guère nouveau ! La différence réside dans l’omniprésence des médias et des réseaux sociaux qui véhiculent à leur sauce beaucoup d’utopie. L’utopie est un rêve qui pourrait être réalisable si … un projet qui pourrait se dessiner si … l’utopie est pourtant, à mon avis nécessaire, car elle se rapproche du rêve, mais en aucun cas on ne doit vivre avec pour seul objectif le but d’une société utopique, d’une relation utopique, car dans ce cas, on va simplement aller droit dans le mur et se faire du mal.

Actuellement, on retrouve beaucoup ce thème en littérature où il a sa place, celle qui va peindre un avenir où les Bisounours existent encore, car chacun au fond de lui rêve d’un monde merveilleux où l’impossible serait possible, où l’amour serait éternel, où l’argent ne serait pas un problème.

Vivre sans utopie, c’est vivre sans rêve, tandis que vivre avec une vision utopique, c’est vivre intensément en espérant que tout peut se réaliser. Et après tout, pourquoi pas ?D423AFEE-4CCC-445C-A3EC-FC4105D36557

( 13 janvier, 2020 )

Ne pas faire confiance aux mots

Souvent, on fait s’attache aux mots plutôt qu’aux actes ce qui est une grosse erreur ( on le voit avec nos hommes politiques) car nombreux sont ceux qui manient la langue comme une arme. Les mots ont un pouvoir violent, fort, et certains enrobés de guimauve nous prennent dans leurs griffes. On y croit, on veut y croire, alors on baisse notre garde.  Quelle naïveté ! Quelle chute !

Qui ne s’est pas déjà emballé face à un projet fabuleux, un rêve, alors que le mot était juste lancé par habitude ou par cruauté, en tous les cas, en aucune façon pour tenir des promesses.

On a tous en tête ces femmes amoureuse d’un homme marié qui ne veulent pas cesser d’entendre ces mots vides de sens,  ces promesses jamais tenus, et pourtant, elles veulent des actes, seuls les actes montrent la vraie sincérité. Et vous, auteurs en recherche d’édition ou de reconnaissance littéraire, arrêtez de croire dans des promesses qui ne sont pas actées. « Paroles, paroles, paroles … » comme chantait si bien Dalida. Tellement facile de glisser des mots pour s’attirer la sympathie sans jamais aller jusqu’au bout.

Seulement un jour, à trop utiliser les mots sans agir, le vernis se fissure, simplement parce que les mots ne restent que des mots, juste des mots et souvent les mots s’usent. Alors évitons simplement de les user complètement.

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( 1 janvier, 2020 )

Tous mes voeux pour 2020

Nous y sommes, au fameux jour des voeux. Je pourrais faire preuve d’imagination, mais comme chaque année, j’ai juste envie de recopier ceux d’un grand monsieur …

« Le seul fait de rêver est déjà très important

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. »

Brel -1er janvier 1968.

 

Ces voeux sont toujours aussi poignants, aussi forts et pourtant plus de cinquante ans ont passé. Ils sont toujours tellement vrais, tellement d’actualités, qu’il est important de ne jamais les oublier !

Que 2020 soit pour chacun la possibilité de rêver à l’impossible, le choix d’essayer, de tenter, de ne surtout pas renoncer. Simplement parce que le fait d’y croire, c’est déjà s’autoriser à vivre !

Surtout que se ferme définitivement la porte de 2019 qui pour beaucoup fut bien mouvementée et souvent pleine de tristesse !

Levons donc nos esprits vers une pensée totalement positive et que 2020 soit une année magique !

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( 29 décembre, 2019 )

Ah ! Cette résilience !

 

Un mot très à la mode la résilience et pourtant bien galvaudé à tel point que de nos jours, tout le monde se découvre un fait de vie lui permettant d’apposer sur son front cette étiquette.

Qui sont les vrais résilients ? Ce sont souvent ceux qui ont tellement soufferts qu’ils ne le montrent pas, dessinant un sourire franc sur le visage, simplement parce qu’ils en ont tellement vu, qu’ils ont choisi de ne voir que le bon côté de la coupe. En général, les autres ont même oublié qu’un jour …

Ceux qui ont vécu des maladies terribles et sont toujours debout, des pertes abominables et n’ont pas sombré avec. Ce sont ces enfants à qui on a volé l’innocence et qui vont devenir des adultes solides.

La résilience, c’est ce petit gamin orphelin qui va se battre pour devenir quelqu’un, ce gosse qui a vu son père tabasser sa mère et qui pourtant adulte continuera de croire en l’amour, c’est cette personne que l’on a voulu briser, lui volant ses rêves, ses espoirs et qui une fois à terre s’est toute seule relevée, persuadée que le meilleur restait à vivre.

La résilience, c’est cette force que nous avons tous en nous et qui nous permet de croire que rien n’est impossible, que le bonheur existe, qu’il suffit de ne pas être trop gourmand et de savoir regarder, c’est cette main que nous tendons vers le ciel lorsque notre monde s’écroule en jurant simplement que nous n’allons rien lâcher.

Nous sommes tous à un moment de notre vie des résilients.

Je suis une résilente et par mes mots, je crie aujourd’hui ce que longtemps j’ai tu.

Il faut croire en notre pouvoir sur notre corps, croire en l’amour, en la paix, et aucun combat ne pourra nous forcer à rester coucher !

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( 30 novembre, 2019 )

Un livre, c’est sacré !

Je fais partie des puristes qui ne supportent pas que l’on déchire un livre ou qu’on le brûle. Seulement, comme tous les amoureux des livres, il y a un moment où ma bibliothèque (pourtant immense, un pan de mur entier) déborde, d’autres bouquins s’entassent sous le lit, sur des étagères, résultat tout aussi hypocrite ! Les livres prennent la poussière jusqu’à parfois être oubliés. Et je ne parle même pas de tous ceux destinés à mes petits-enfants qui s’empilent jour après jour dans une chambre presque jusqu’au plafond. Quelle plaie d’être amoureuse des livres !

Que faire allez-vous me dire ? Déjà, acheter moins et pour ceka, je suis passée il y a cinq ans à la liseuse et ma Kobo a changé ma vie ! Je n’achète plus en papier que les romans coup de coeur ou ceux de mes amis auteurs dédicacés. ( et là aussi je commence à avoir un pan de bibliothèque qui menace  de topber !) Ensuite, se sont ajoutées mes parutions, dans leurs différentes éditions, ce qui fait à ce jour un total de plus de … 20 livres ! Rouge, par exemple est en deux exemplaires tout comme Blanc. J’ai vu une nouvelle couverture en numérique pour Pourpre et si le livre est disponible en papier courant 2020’ je me le procurerai ! Un peu narcissique, la fille ! Ah, Ah, Ah !

Pour en revenir à nos moutons, devant ces livres qui menacent de tomber, j’ai coché l’option « boîte à livres » et je vais régulièrement, non sans un serrement au coeur, déposer quelques bons livres ( car je ne gardais que les bons voire les très bons) pour que cette culture à laquelle je tiens tant prenne vie quotidiennement !

Quel bonheur de voir quelques minutes plus tard, à mon retour du boulanger, une mamie serrant dans ses bras le livre découvert parmi ceux que j’avais laissés. Un livre, c’est sacré, mais surtout un livre, ça se partage !

Un livre, c’est sacré, alors plutôt que de les jeter faites les voyager ! Les boîtes à livres sont vraiment une géniale idée !

 

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( 23 octobre, 2019 )

Pourquoi la thyroïde est-elle une vraie plaie ?

Il n’y a pas à dire, cette thyroïde, lorsqu’elle ne marche plus correctement est un vrai boulet, même lorsque l’on prend un traitement. Il serait même utile de redire quitte à se répéter qu’un traitement est un pansement qui va offrir à notre thyroïde défaillante une illusion d’avoir les hormones, seulement ces hormones restent des médicaments, pas toujours bien dosés à l’ug près. Et puis un médicament reste un médicament, chimique, avec des excipients, rien ne vaut une thyroïde en bon état.

Mais voilà, parfois, on n’a pas d’autres choix : thyroïde trop volumineuse nécessitant une ablation, thyroïde Hashimoto qui se détruit, cancer, sans ces hormones, on ne va pas bien, on est fatigués.

Ces pilules ne sont pas pour autant un miracle, car pour ne citer que les maladies auto-immunes, elles vont réguler le fonctionnement de la thyroïde, éviter qu’elle se détruise plus, mais aucun médicament ne pourra empêcher les anticorps d’attaquer à un moment donné de nouveau. Une adhérente Hashimoto nous racontait qu’elle avait  vécue dix ans sans un souci, n’hésitant pas à dénigrer ceux qui se plaignaient, et puis elle a perdu son mari et sa fille dans un accident, la maladie a frappé fort !

Ces fichues maladies, une fois que l’on a croisé leur route, on se les coltine à vie ! Rien ne peut les tuer, rien ne peut les faire disparaître. Elles sont !

Il faut donc apprendre à vivre avec, et rien n’est plus compliqué !

Qui ne l’a pas vécu, ne peut comprendre, cette vague de fatigue qui va surgir quand tout va bien, qui va clouer au mur, qui va nous imposer de tout annuler. Une plaie !

Vous aviez prévu de fêter votre anniversaire ou de faire une virée rando, tout va bien, vous êtes en pleine forme, et tout s’écroule en vous réveillant. Impossible de vous lever. Vous faites un effort, mais tout vous semble si difficile. Pourtant tout allait si bien, avant ! L’entourage ne comprend pas : « Hier, tu étais bien ! ». Oui, hier, pas aujourd’hui !

Qui n’a pas vécu ce regard sceptique lorsque vous osez ( car il faut du courage pour le dire) que vous vous sentez fatigués. Bien sûr que vous l’êtes, bien sûr que vous êtes ralenti, bien sûr que votre mémoire débloque un peu par moment, mais ça vous n’allez pas trop le dire, car ce manque de concentration à votre âge, ça fait peur ! Alors vous vous taisez ! Alors vous supportez les remarques parfois cinglantes de vos collègues ( les gens ne sont pas toujours tendres).

Quant à l’humeur, on en a déjà parlé dans des précédents articles, c’est terrible en particulier pour Basedow ou ceux qui ne peuvent avoir aucun traitement, car cette humeur est changeante. Susceptibilité extrême, nervosité, paranoïa, crises de nerf ou crises de larmes, très dur à vivre autant pour le malade que pour l’entourage. Il nous en a été relaté des personnes qui ont perdu leur travail à cause de cette impossibilité de communication liée à la maladie. Malheureusement un malade ayant ces soucis de comportement ne peut-être raisonné et il vaut mieux souvent s’éloigner que de rentrer en conflit. Encore une fois, c’est une vraie plaie ! Certes, dans un monde « peace and love », les autres seront tolérants et vont comprendre, seulement la vie n’est pas un conte de fées, et certaines paroles mal interprétées vont déclencher des guerres. Les dysfonctionnements thyroïdiens peuvent être un vrai calvaire !

Est-ce la raison pour laquelle tant de médecins ne prennent pas cette pathologie au sérieux ? Trop compliquée ? Trop différente d’une personne à l’autre ? Ou simplement trop de symptômes déclenchés ? Est-ce la raison pour laquelle, on n’en parle pas comme si c’était une maladie honteuse. Autant on va parler allègrement des opérations liées à des nodules, autant si vous n’avez subi aucune ablation, c’est qu’il vaut mieux le taire. Je l’ai entendu dernièrement : « Tu n’as pas été opérée, toi, tu n’as rien ! » Voilà, ben non ! Ma thyroïde s’autodétruit mais comme ce n’est pas un bistouri qui s’en occupe, c’est rien !

Depuis 2014 où j’ai commencé ce combat, je n’ai guère vu d’avancer, toujours autant d’incrédulité, toujours des traitements bourrés d’excipients , d’autres en rupture de stock, toujours cette incom de certains, ceux qui écoutent mais ne veulent pas entendre, toujours les mêmes questions, les mêmes peurs.

Le nombre de dysfonctionnements augmente chaque année, mais personne ne se pose la question : pourquoi pour de nombreux malades cette maladie est-elle une vraie plaie ?

 

J’en profite pour rappeler (question récurrente) que le recueil Hashimoto, mon amour n’est plus édité car la maison d’édition a fermé. Il a été intégralement remis dans le recueil Maladies thyroïdiennes :)

 

https://www.evidence-boutique.com/samsara/maladies-thyroidiennes-devoreuses-de-vie

 

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( 22 septembre, 2019 )

L’exclusivité est-elle une affaire de femmes ?

L’exclusivité sonne trop souvent en opposition avec la liberté, et pourtant, est-ce si simple ? En amour tout comme en amitié, qui n’a pas désiré être « unique » ? Beaucoup vous diront l’inverse,  influencés par ce besoin de liberté, mais qu’est-ce que l’exclusivité si ce n’est une manière de se rassurer à un moment donné ?

Une fois encore, chaque personne est différente, vivant avec son propre passé, ses propres convictions. La difficulté sera de coller la conviction des uns à celles des autres.

En amitié, l’exclusivité est dangereuse, et on la retrouve surtout à la période de l’adolescence où « l’amie » est unique et où la partager peut engendrer des disputes parfois cocasses. Adulte, cela devient égoïste de ne conserver ses amis que pour soi, car l’amitié ce sont des graines que l’on arrose, mais il y en a tellement à faire germer qu’accepter de l’aide pour les faire pousser est important. J’ai envie de vous dire, ouvrez votre porte, présentez vos amis à tous ceux que vous aimez, les amis de vos amis sont vos amis. Ne gardez personne dans un bocal. Qui aurait envie de tourner seul en rond ?

En amour, c’est un peu plus compliqué. Un couple, c’est un avis qui n’engage que moi, a besoin d’un minimum d’exclusivité pour exister, au moins d’une exclusivité sexuelle, sinon il part vite en vrille. En ayant beaucoup connus, je ne crois pas à la survie des couples libertins où souvent un des deux partenaires souffre même si les deux personnes sont partantes.

Par contre, cette dite-exclusivité ne doit en aucun cas se trouver en dissonance avec le bien-être au sein du couple. Je ne crois pas au couple qui ne vit qu’en autarcie sans contact avec les autres, à ces personnes qui s’enchaînent parce qu’ils disent s’aimer trop. Ce n’est plus de l’amour, c’est juste un besoin de confiance en eux, de se prouver qu’ils ont le pouvoir sur l’autre, le pouvoir de l’amour comme diraient certains.

On s’aperçoit donc que rien n’est plus compliqué que le débat sur l’exclusivité souvent beaucoup plus plébiscitée par les femmes et rejetée par les hommes qui aimeraient pouvoir batifoler à leur guise en s’imaginant qu’ainsi ils pourraient colmater les brèches d’une vie souvent bien égratignée.

Combien d’hommes finissent ainsi, seuls, déprimés, simplement parce qu’ils n’ont pas voulu prendre le temps de poser des pierres et du ciment sur leurs relations ?

Combien d’hommes n’entretiennent pas leurs relations amicales, n’y revenant que lorsqu’ils sont « vides » ? Combien sont-ils à hurler sur une liberté qu’ils ne savent même pas utiliser ? Qui voudraient « vivre » à leur guise, mais qui ont une peur bleue de la solitude ?

L’amour est le plus beau des sentiments, universel, unique, qu’il soit partagé ou non, ne pas le vivre, c’est mourir. Le reste, c’est un peu de la cuisine où chacun va y mettre sa dose d’épices !

 

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( 21 août, 2019 )

Le désir sexuel est-il une fin en soi ?

 

Ah ! Ce désir qui fait couler inlassablement de l’encre depuis des siècles, peint par les artistes, clamé par les poètes, ce désir est-il une fin en soi ?

Le désir pur existe depuis notre naissance, il apparaît d’abord sous la forme de la faim qui est un des premiers désirs du nouveau-né, puis ensuite naîtra tout un panel de désirs se mélangeant souvent à l’envie, mais ce n’est pas ce désir là qui fait la une des magazines d’été, s’apparentant au besoin conscient ou inconscient de posséder l’autre. Ce désir est très présent à l’adolescence, l’âge où les hormones bouillonnent, mais il devient beaucoup plus pathologique s’il reste constant à l’âge adulte où il doit être contenu. On ne voit que trop souvent les dérives de ces désirs non contrôlés conduisant à des violences sexuelles, des actes de pédophilie, des viols, des agressions, des harcèlements.

Le désir sexuel n’est pas une fin en soi. C’est un concept pourtant trop souvent véhiculé par les médias, par les sondages avec leurs questions redondantes sur la qualité des relations intimes, sur leurs nombres, comme si ce qui se passait au lit était le fondement même du couple et surtout comme s’il existait « une norme » du bonheur.

J’ai lu il y a quatre ans un commentaire sur mon blog venant d’une femme dont la vie personnelle s’est terminée en véritable enfer. Un conjoint, pire qu’un lapin, qui la « baisait » ( car effectivement il n’y a plus d’amour dans de tels actes) chaque nuit sans exception ( règles ou pas, grossesse, accouchement, malade ou pas) durant plus de dix ans. La pauvre femme a fini par quitter le navire, dégouttée du sexe, et surtout bonne pour une psychanalyse qui a duré des années avant d’accepter qu’un autre la touche de nouveau. Honnêtement vous auriez tenu dix ans vous ? Moi, même pas en rêve !

Le désir est une réalité qui peut prendre différents visages, qui appartient à chacun, qui devra être géré au mieux avec l’autre, sans imposer un pouvoir comme ce fut le cas dans ce témoignage, car même mariée, pour moi, cette femme subissait un viol quotidien.

Contrairement à l’idée reçue, les hommes « normaux » n’ont pas que ce désir constant en tête, certains souvent lié à une frustration venant de leur enfance, mais la majorité ne voit pas une femme comme un vulgaire objet sexuel, et trop souvent ce sont les femmes elles-mêmes qui posent des barrières. Nombreuses celles qui refusent d’avoir des hommes comme amis pour cette raison et c’est bien dommage ! Un ami homme est une véritable bénédiction ! Savoir dire non reste une nécessité et permettra aux hommes de demain de connaître la limite du désir et d’apprivoiser positivement « le leur » en sachant que seul le bonheur est une fin en soi, et non le désir.

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( 23 juin, 2019 )

Seule, elle était seule.

 

Elle avait pris ses repères dans un petit cocon. On était rassurés. Cette fichue maladie la mettait en danger. N’avait-elle pas un jour sur le bord de sa fenêtre du troisième voulu s’envoler ? Elle avait toujours rêvé d’être un oiseau. C’est libre un oiseau. Et libre elle ne l’était plus. Son corps commençait à répondre à l’envers, elle tombait souvent. Mais c’était surtout dans sa tête que tout déraillait. Elle était bien sa chambre, grande, au rez-de-chaussée, éclairée. Elle avait une salle de bain fermée et même la télé.

La résidence était entourée d’un jardin fleuri. Elle qui adorait être dehors, elle était gâtée, enfin, c’est ce que je voulais me persuader. J’ai dû prendre sur moi et dessiner un air enthousiasmé lorsque je l’ai la première fois laissée. Elle savait qu’une fois les papiers signés, il n’y aurait plus de retour possible. Elle ne finirait pas sa vie chez elle, elle ne reverrait plus son appartement où elle avait vécu tant d’années.

Elle n’a jamais su qu’une fois la grille passée, je me suis effondrée. J’avais l’impression de l’avoir abandonnée. Que faisait-elle dans cette antichambre de la mort ? Cette maison médicalisée où on avait restreint sa liberté ? Aurais-je dû la laisser risquer de se tuer seule chez elle ? L’ai-je placée pour me déculpabiliser ?

Elle s’y est habituée, mais en triant les petits papiers qu’elle avait un jour écrit, j’ai eu le coeur brisé. D’une main tremblante, d’une écriture presque illisible, elle avait griffonné en boucle le nom de sa maladie : démence de Lewy, comme si ce simple nom la rassurait,  comme si elle ne devait pas l’oublier. Et puis, tout au fond, en boule, j’ai trouvé des posts it avec dessus ces mots « seule, seule » écrits de plus en plus gros, de plus en plus mal avec le temps qui passait et la maladie qui s’installait.

Malgré tout mon amour, malgré ma présence régulière, elle était seule avec sa maladie, seule avec ses cauchemars, seule malgré un personnel dévoué.

Est-ce cela vieillir ? Être seule  même entourée de monde ? Être seule à supporter cette maladie ?

 

@texte protégé

 

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