( 15 novembre, 2019 )

Cette deuxième chance.

 

Ah ! Cette seconde chance ! On en parle partout, on l’espère, on la rejette. C’est même le sujet d’un de mes romans « Juste une seconde » publié en 2017 et qui continue à avoir des lecteurs, peut-être parce que ce thème de la seconde chance est important.

Tout le monde espère une seconde chance tout comme tout le monde la redoute en même temps. Ce n’est jamais facile d’offrir une seconde chance, d’abord parce que l’on n’est jamais certain que cette seconde chance efface la douleur du passé, mais surtout parce qu’il faut beaucoup de courage pour tendre la main. Nous ne sommes pas dans une société très tolérante, très compatissante et surtout beaucoup trop habituée à juger les autres. Nous vivons dans un monde devenu interchangeable, où tout va trop vite, où tout se jette, tout se brade. Résultat, les gens se quittent sur un coup de tête, effacent les numéros de téléphone comme si c’était l’acte du siècle.

Accorder une seconde chance à celui qui parfois revient, c’est un peu passer un coup d’éponge sur un tableau sale, on a l’impression que le tableau est comme neuf, mais c’est rarement le cas. On ne peut pas donner une seconde chance à n’importe qui.

Certaines personnes ne peuvent pas changer. C’est triste pour elles. Heureusement, il existe de véritables secondes chances, celles du coeur, celles qui sont sincères. Alors parfois, on peut tendre la main, donner une seconde chance, tenter de dessiner un nouveau chemin tout en restant sur ses gardes, car comme je l’ai écrit plus haut, certaines personnes ne changeront jamais, et cette seconde chance peut faire beaucoup plus de mal que de bien. Tendre la main, oui, mais pas pour se la faire couper ensuite !

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( 5 novembre, 2019 )

Le doute, ce doute …

Quel auteur, quel artiste, ne se trouve pas régulièrement sujet au doute ? Cette désagréable sensation de ne pas avoir été jusqu’au bout, d’avoir raté ou d’être passé à côté. Le doute est un véritable poison qui peut emporter la personne la plus adorable dans des eaux sombres proches des abîmes. Même s’il est normal de douter, avec parcimonie, il est anormal de toujours douter, car ainsi on se met des chaînes qui entravent notre vie et dans l’art notre création.

Le doute est un manque de confiance en soi et certains s’en servent pour prendre le pouvoir. Je pense à ceux qui régulièrement dans le monde du livre vont démolir un roman avant même de l’avoir lu, juste sur une supposition aléatoire ou un titre pas assez alléchant. J’en ai rencontré des petits auteurs démoralisés simplement parce que leurs écrits avaient été qualifiés de « nuls », un mot qui me hérisse au plus haut point n’ayant jamais supporté en tant qu’enseignante que l’on pose cette étiquette à un gamin.

Alors le doute s’infiltre. Si je suis nul, pourquoi écrire ? L’autre a gagné !

J’en ai vu des langues de vipères sur les réseaux sociaux détruire des graines de génies simplement parce qu’eux n’avaient pas été capables de trouver « l’idée », des chroniqueurs affiliés à une maison d’édition prête à démolir le nouveau talent qui pourrait faire de l’ombre.

Heureusement, la majorité des personnes n’agissent pas ainsi et font tout pour que le doute ne s’installe pas.

Honte à ceux qui par un mot, un geste, volontairement induisent au doute. C’est un geste assassin !

Tout travail et toute oeuvre, que ce soit art ou d’écriture, ne doivent pas être totalement dénigrés. On a le droit de ne pas aimer. On n’a pas le droit de détruire les rêves des autres, juste celui de conseiller positivement.

 

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( 29 octobre, 2019 )

Publier sous pseudo

 

Voilà une question récurrente sur les groupes d’auteurs : pseudo ou pas pseudo, telle est la question ! Certains hurlent à l’imposture si vous osez dire que vous publiez sous pseudo, d’autres applaudissent. Une fois encore, je vais jouer en neutralité totale l’avocat du Diable.

La première raison pour publier un livre sous pseudo est le désir de conserver l’anonymat. Prenons l’exemple de Tartanpion qui est un monsieur extrêmement connu, célèbre, politique, et qui a le verbe facile. Il décide de publier un thriller. On peut imaginer l’impact si le livre sort sous son vrai nom. Le rapprochement, certainement illusoire, entre réalité et fiction. Le pseudo va donc inéluctablement lui garantir la paix, peut-être moins de popularité, mais un confort de vie.

Dernièrement, une personne travaillant dans une édition de renom avec qui j’ai eu un excellent contact m’expliquait que le pseudo était utile pour dissocier les genres.

Beaucoup de lecteurs vont cataloguer l’auteure sous un genre précis, et c’est très agaçant pour un auteur. Ainsi un auteur de thrillers qui va publier une romance a tout intérêt à le faire sous pseudo pour donner une vraie force au livre.

Récemment, on l’a vu avec Bussi qui a réédité un ancien roman « La dernière licorne » publié sous pseudo. Il n’avait pas voulu faire un mélange entre ses romans qui étaient au top de ses ventes et ce thriller-fantastique d’un genre différent.

De nombreux écrivains célèbres ont opté pour des pseudonymes à un moment de leur vie pour ce citer que Marguerite Yourcenar, pseudonyme de Marguerite Cleenewerck de Crayencour ou Michel Houellebecq, pseudonyme de Michel Thomas.

Il n’empêche que lors de la signature d’un contrat, l’auteur doit révéler à l’éditeur son véritable nom. Un auteur m’affirmait dernièrement que ce n’était pas une obligation. J’ai un peu enquêté sur le contenu juridique, et il semblerait que pour toucher des droits d’auteur, l’auteur ne puisse rester anonyme vis à vis de sa maison d’édition.

Par contre il pourra exiger la publication sous pseudo et dans ce cas, l’éditeur sera dans l’obligation de respecter ce droit. On peut voir que ce complexe anonymat peut engendrer des problèmes lors de séances de dédicaces. Qui va signer les livres ? L’auteur sous pseudo ? Dans ce cas, il ne sera plus anonyme !

 

Sujet donc très intéressant ! Choisir un pseudo, c’est vivre tranquille. Il est bon de rappeler que nous vivons à l’époque d’Internet et des réseaux sociaux où « une personne » peut facilement se faire « fusiller » si elle a déplu à un groupe ou à une maison d’édition. De ce fait, sortir un nouveau manuscrit autrement va permettre à ce même auteur de retirer l’étiquette négative parfois difficile à supporter.

C’est certain qu’à l’inverse, la mini-notoriété d’un roman qui a plu imposera à l’auteur de conserver « le nom » du premier ouvrage pour continuer l’engouement des ventes.

Au-delà de ces considérations, il est bon de rappeler que certains éditeurs imposent un pseudo. Une auteure de jeunesse-Fantasy s’est vu dans l’obligation de prendre un pseudo lors de la signature d’un contrat pour une série érotique. Deux genres opposés, avec des lecteurs d’un âge différent imposaient cette clause spécifique.

 

Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais publié sous pseudo, utilisant mon patronyme parce que je voulais préserver mon travail. En pré-retraite, je peux de nouveau m’ouvrir sur une certaine liberté, sur des genres que je n’aurais jamais osé toucher. Alors l’idée du pseudo s’impose à moi. Je m’aperçois que je suis « connue » (même si le mot est un peu exagéré) par le biais de mes polars-couleur et souvent, je me demande comment serait accueilli un livre sous pseudo. Je trouve cette idée extrêmement tentante et riche. Une bonne analyse sociologique de l’impact d’un nom que l’on a déjà vu ou lu pour un lecteur.

 

En conclusion, selon moi, peu importe si on écrit sous pseudo ou pas. L’important est d’être fier de ses écrits ! Mais la tranquillité a aussi un prix, alors pourquoi pas ?

 

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( 23 octobre, 2019 )

L’envie d’écrire

UN JOUR … L’IMPRESSION DE RENAITRE

Il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir et l’envie d’écrire est parfois aussi volatile que de l’éther. Il suffit parfois d’un mot, d’une remarque pour que les écrivains en herbe cessent d’écrire. Parfois à l’inverse, cela peut donner des ailes, des désirs de se surpasser.

Dernièrement, on m’a fait comprendre que plein de choses n’allaient jamais dans mes écrits, pas assez travaillés peut-être, pas assez fournis, je n’en sais rien. Que pouvais-je répondre face à une constatation certainement vraie si ce n’est que j’avais simplement perdu l’envie depuis de nombreux mois. Prise par ma maman, puis par son décès, l’écriture puriste m’est passée bien loin, si loin que l’envie s’était simplement envolée. Comment le savoir lorsque l’on croise des sourires par devant, des pics par derrière ! Fonctionnant différemment, je pose mes mots et je revendique le droit de penser autrement. Est-ce un crime de leste majesté ?

Je sais ce que certains vont dire, je n’ai pas toujours perdu l’envie puisque j’écris quotidiennement mes articles. C’est vrai et là encore, je le redis, je ne suis là que pour jouer l’avocat du Diable et rien d’autre, faire réagir, susciter une réflexion, une envie.

Contrairement à beaucoup, je ne porte pas de masque. Ce que je pense, je suis. Ce que j’énonce, je l’ai vérifié. Ce que je dis n’est pas sujet à interprétation. Je ne vise personne, ne parle pas sur le dos des autres, simplement parce que j’ai passé l’âge de ces bêtises.

Une fois encore, vous vibrez à la même énergie que moi, tant mieux, on continue ensemble. Une note résonne mal entre nous, on change de partition. Inutile de faire une mauvaise chanson. Inutile d’en prendre ombrage, je n’ai pas le temps de m’attarder sur les états d’âme de ceux toujours prêts à pinailler, à critiquer, à relever la moindre coquille dans un texte. Je ne m’arrête pas à cela en tant que chroniqueuse ni lectrice, et avec ma casquette auteure, j’ai toujours fait confiance aux équipes qui m’ont accompagnée quelque soit l’édition.

Je le redis : il ne faut pas perdre définitivement l’envie d’écrire, s’en éloigner parfois, oui, histoire de simplement reprendre son souffle.

Je suis passée par une phase où j’avais perdu l’envie peut-être parce que j’en avais trop fait, treize livres en quatre ans, ce n’est pas rien, un besoin vital, mais peut-être trop vite, aussi parce que je ne me sentais pas libre de poser les mots qui venaient ( les soucis familiaux créent de lourdes entraves), peut-être aussi parce que j’avais découvert le dessin et le plaisir de manier un pinceau ( une façon autre d’écrire).

 

Ces vacances m’ont permis de me poser, de ne pas m’enliser face à certaines critiques, d’en prendre note car toute remarque est constructive, et de tracer la ligne de mes prochains écrits. Soudain, les mots se délient, les trames se jouent, l’avenir se dessine autrement … la biographie de ma maman et de sa fichue maladie qui s’est finalisée sur le papier ( reste à mettre au propre) grâce à l’aide fabuleuse reçue, un album pour enfants qui avance, un roman qui s’amorce, un thriller ( attention, pas un polar), je vais sortir de ma zone de confort, une idée de thriller qui tape au carreau.

Il a suffit d’un mot, d’une remarque, peut-être pas très gentille, mais peu importe, pour que tel un souffle, la magie de l’inspiration revienne, celle que j’avais à mes débuts à l’époque de Carla.

Alors non, je n’ai pas cessé d’écrire ! J’avais juste ralenti mon rythme pour mieux rebondir, autrement, simplement, complètement !

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( 15 octobre, 2019 )

Faut-il tirer systématiquement sur l’autoédition ou les éditions alternatives ?

Voilà bientôt plus de six ans que je suis tombée dans la marmite des auteurs et régulièrement je découvre du tout et du n’importe quoi au sujet des éditions classiques et des autres.

Lorsque j’ai débuté, je n’y connaissais rien autant en contrat qu’en édition. Je lisais de nombreux livres mais je me fichais totalement du nom de l’édition (ce qui est toujours le cas en tant que lectrice !) Seulement, plus j’avançais dans ce milieu ( pas toujours très sain soyons franc), plus j’ai découvert une vraie guérilla entre les différentes parutions. Étant une puriste dans l’âme, ce que j’aime ce sont les livres, les histoires, le reste, je m’en moque ! Par contre en tant qu’auteure, cette réalité me dérange énormément. Les romans autoédités sont systématiquement critiqués parfois même sans avoir été lus !

Rendons à César ce qui lui appartient, un roman d’un auteur inconnu même publié chez un éditeur comme Grasset n’aura aucun succès ! ( j’en connais !). Le commun des mortels qui ne lit que trois livres par an choisira de préférence un roman en rayon dont le nom a été cité par les médias. Quant aux autres qui lisent beaucoup, la préférence ira tout de même à ceux dont on suit les livres : Chattam, Carressi, Connely … Il ne faut pas se leurrer !

Alors pourquoi vouloir à tout prix faire tomber l’autoédition ?

C’est simple, parce qu’un livre autoédité lu, c’est un livre chez un éditeur petit et grand non lu, et puis parce que des auteurs ont la grosse tête et pensent que parce qu’ils publient chez un éditeur (même s’ils sont noyés dans la masse) c’est qu’ils sont bons!

Je dis stop à ces âneries ! J’en ai lu des livres, en particulier des romances, publiées dans des maisons d’édition et qui étaient franchement indigestes, sans âme ! J’en ai lu des autobiographies publiées dans ces mêmes types d’édition et qui ne m’ont même pas fait verser une larme, et à l’inverse, j’en ai lu en autoédition qui m’ont bouleversés !

La qualité sera dans le rendu final m’a dit récemment un auteur avec une haute opinion de lui-même. Non ! J’ai déjà donné l’exemple d’un écrivain célèbre de polars où j’avais trouvé une trentaine de coquilles dans le numérique qui coûtait tout de même 14€ !

Idéale l’édition dite classique ? Pas si sûr au vu du nombre d’auteurs indépendants au vu de leur succès ont eu des contrats d’édition et qui au final sont retournés à l’autoédition, pas vraiment contents de leur éditeur ! Certes, ils ont eu « la renommée » d’avoir été choisi par une édition au grand nom, mais au final, le résultat s’est retrouvé le même que pour les petites éditions : peu de droits d’auteurs, peu de com, peu de mise en avant.

Un auteur dont je tairais le nom m’a dit avoir gagné 357€ exactement dans une grosse ME contre 2700€ en autoédition l’année précédente ! Cela laisse à réfléchir pour ceux qui se lancent et qui souhaitent vivre de leur plume.

Le point noir, car il y en a un, en autoédition reste la qualité de certains ouvrages bâclés, mal écrits, sans ponctuation, et surtout bondés de fautes d’orthographe. Il est vrai que : Amis indés, relisez-vous, n’allez pas trop vite à vouloir publier sur Amazon et surtout utilisez Antidote ce sera déjà mieux que rien !

Cela existe aussi en édition classique, il ne faut pas se leurrer. J’ai lu dernièrement un roman d’une petite maison d’édition publiant trop d’ouvrages et j’ai stoppé à la moitié du livre. Le style était lourd, avec de multiples répétitions et une histoire d’une niaiserie !

Encore une fois, il ne devrait y avoir de guerre que si la qualité des uns dépassait celle des autres, ce qui n’est nullement le cas. Il y a de bons livres partout ! Et contrairement à l’idée reçue trop fréquemment, même si 50% des auteurs autoédités ou en édition alternative sont des débutants, de plus en plus s’y tournent par choix, au vu souvent des mois d’attente éditoriale.

Une fois encore cet article n’engage que moi. J’ai publié en autoédition, en édition alternative, et dans plusieurs maisons d’édition. J’ai toujours trouvé mon bonheur et des lecteurs dans chaque système éditorial. Je dirais simplement que l’absence de liberté dans une édition classique peut conduire à se décourager ou à avoir moins envie d’écrire, le délai aussi entre plusieurs parutions. ( surtout quand on prend de la bouteille et que l’on n’a guère envie de se retrouver avec un livre publié tous les deux ans)

Alors ne tirons pas systématiquement sur tout ce qui bouge ! L’important est le livre, son contenu et surtout qu’il existe encore, à l’ère des jeux vidéos, des lecteurs ! Rappelons que Proust a son époque fut autoédité :) :)

 

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( 24 septembre, 2019 )

Trouver une maison d’édition sérieuse.

J’ai beau faire régulièrement des articles sur ce sujet, il n’en demeure pas moins qu’une certaine angoisse habite les jeunes auteurs avec cette question récurrente : comment trouver une maison d’édition sérieuse ? Quels sont les critères qui garantissent que l’on ne se plante pas ?

Toute la difficulté réside dans ces phrases, car chaque personne n’a pas les mêmes attentes envers la publication de son manuscrit. Certains sont à la recherche de la notoriété ( et ceux-là se cassent rapidement la figure), d’autres visent un revenu leur permettant de ne pas travailler ailleurs ( là encore beaucoup de désillusions), après on trouvera ceux qui écrivent pour faire passer un message, ceux qui ont un vrai besoin d’écrire, ceux qui s’amusent à écrire, ceux qui veulent laisser une trace …

On voit alors que selon le tiroir où l’on met les désirs de chacun, on se tournera vers des éditions différentes.

En tous les cas, si j’ai un conseil à donner, et cela n’engage que moi, c’est qu’il est dangereux de mettre tous ses oeufs dans le même panier.

Pour exemple, l’édition dans laquelle où je publie mes polars, j’en suis ravis mais je sais que j’y suis avant tout un auteur de polar, connu par mes lecteurs sous cette étiquette. Une chroniqueuse adorable ayant lu il y a quelques mois une ancienne de mes romances qui n’est plus publiée, m’a dit clairement : « Tu as une vraie plume pour écrire de la romance à condition de quitter ton étiquette d’auteure de polars donc en publiant ces romances dans une autre édition. »

Sur le coup, j’étais un peu désabusée, satisfaite de l’édition où vivent mes polars en couleur, puis j’ai compris. Un éditeur ne peut mettre un même auteur en avant pour tous les genres sinon cela le met en mauvaise position éditoriale. Message reçu !

Tout cela pour dire, bien cibler le genre de votre manuscrit, celui que vous voulez publier, pas le prochain, juste celui que vous avez terminé, puis si vous avez un écrit genre différent, ne choisissez pas la facilité en vous reposant sur la même édition et continuez vos recherches. Sinon vous serez déçu.

Vous ne verrez jamais ou rarement un auteur de thriller publié dans la même maison d’édition un album jeunesse. C’est ainsi !

Justement prenons les albums jeunesse, beaucoup de demandes et malgré les contrats signés, peu de ventes. Si vous allez en novembre au salon de Montreuil, vous comprendrez pourquoi ! Il y a tellement de choix ! Là encore, visez l’édition qui va vous convenir. En livres jeunesse, on ne signe pas un contrat exclusivement numérique sachant que même si on est à l’ère du numérique, les jeunes enfants aiment tourner les pages de leur album (et c’est heureux !). Ensuite, on fait attention au rendu. Certaines éditions jeunesse refusent que l’auteur apporte ses illustrations préférant leur propre illustrateur. Achetant beaucoup de livres à mes petits-enfants, je suis parfois tombée sur des dessins vraiment bâclés !

Vous allez me dire que je ne réponds pas à la question, à savoir comment trouver une édition sérieuse. Justement si, en vous expliquant que votre choix ne dépend que de vous, vous comprendrez aisément que la définition du sérieux sera différente pour chacun.

Certains auteurs ne vont s’attacher qu’aux termes exacts d’un contrat ( c’est leur droit le plus strict), d’autres vont viser la promotion, d’autres la qualité des ouvrages etc

Bien sûr, il y a les gourmands qui vont réclamer le tout, le beurre et l’argent du beurre, l’édition parfaite qui paie l’hôtel à chaque salon, qui met toutes ses publications en vitrine … Le papa Noël est un mythe, les amis ! Il ne faut pas rêver ! La crise touche tout le monde en particulier le milieu de l’édition ! Hormis les chouchous qui ont leur tronche sur les bus, les autres, vous pouvez aller vous rhabiller ! Au mieux, vous aurez peut-être la chance d’être sélectionné pour un salon renommé, au pire et bien vous devrez vous satisfaire de voir votre livre à vous rangé dans votre bibliothèque.

Alors ? Et bien, la définition d’une édition sérieuse ne dépend que de vos critères à vous.

Pour information, un petit sondage fait l’an dernier par un magazine concernant les auteurs publiés en maison d’édition.

86% ne sont pas satisfaits de leur DA, souvent trop bas ou non payés.

76% sont en désaccord avec le nombre de livres vendus.

78% trouvent les délais de publication trop longs.

45% trouvent le rendu papier ou numérique non satisfaisant.

37% trouvent le numérique vendu trop cher.

Et pourtant, la majorité des auteurs ne voudront pas changer d’édition ou rompre leur contrat. Peut-être le français est-il simplement trop râleur ou trop exigeant ?

 

En conclusion, j’ai envie de dire une fois encore qu’une maison d’édition sérieuse sera une édition qui ne demande pas d’argent à l’auteur, qui respecte les clauses du contrat signé par les deux parties.

Après à chacun de faire son choix, sans aller pour autant casser la réputation d’une édition ou d’une autre sur des groupes « masqués » simplement parce que l’on n’en est pas satisfait.

En France, on est libre de rompre un contrat si on est en désaccord avec l’éditeur, et cela peut se faire en bons termes sans violence. On n’est pas marié à une édition. Par contre, on est tenu à une certaine bienveillance et déblatérer négativement est contraire aux clauses de confidentialité.

N’hésitez pas à faire remonter votre propre avis et bonne chasse éditoriale !

 

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( 15 septembre, 2019 )

Autoédités : auteurs heureux ?

Je suis de plus en plus étonnée face au nombre croissant d’auteurs autoédités et heureux de l’être ! Il y a tout juste six ans, l’autoédion était pointée du doigt comme un mal à éviter à tout prix ! Aujourd’hui, on peut croiser des auteurs ayant fait un petit passage vers de grandes éditions comme Seuil, Albin ou Grasset que l’on retrouve dans l’autoédition, souvent celle que j’appelle « de luxe » où l’auteur va s’apparenter à un éditeur en créant son propre label, en clair une mini-édition où il sera le seul auteur.

En fait, si vous n’y prêtez garde, vous ne saurez même pas que c’est de l’autoédition.

Moi même, j’ai découvert cette nouvelle vague totalement par hasard en discutant avec un auteur dont le nom de l’éditeur m’était inconnu. Normal puisque c’était son propre label.

Je sais que l’autoédition est critiquée par beaucoup et je ne fais nullement cet article pour prendre position, juste pour informer comme je l’ai toujours fait.

Pourquoi ces auteurs sont-ils si heureux alors que tant d’autres ne rêvent que d’une maison d’édition ?

D’abord pour une question de liberté ! C’est extrêmement à la mode la liberté ! Écrire ce que l’on veut quand on veut … ce dernier point est important quand on voit que les délais de publication dans une ME sont de plus en plus longs. Hormis si on,est certain de cartonner avec un best-seller, quel auteur sera content de voir son manuscrit prendre la poussière ? C’est décourageant, cela coupe même l’envie d’écrire ! Ce que veut un auteur, c’est être lu un minimum même si ce minimum comme me disait dernièrement un autre auteur était de mettre son numérique à 0,99 €.

Un auteur qui n’écrit qu’un manuscrit tous les deux ans ne sera pas exigeant, souvent prêt à attendre, tandis qu’un autre très prolifique ira à la chasse aux éditions peu importe lesquelles.

J’en profite pour redire que beaucoup d’éditeurs jouent d’une clause dans les contrat «  la loi de préférence ».Ce droit est limité pour chaque genre à cinq ouvrages nouveaux à compter du jour de la signature du contrat d’édition conclu pour la première œuvre ou à la production de l’auteur réalisée dans un délai de cinq années à compter du même jour.

Ce qui signifie que si vous avez publié le premier tome d’une série en 2015 par exemple, que vous changez de personnages et voulez changer d’éditeur ou de type de publication, que vous en êtes à votre septième ouvrage, vous pouvez le faire même si votre éditeur a refait un cycle de cinq ans à partir de votre sixième livre. La société des lettres est catégorique sur ce point. Après ( ce n’est que mon avis) une même série devrait être publiée chez un même éditeur, par contre un nouveau roman sans lien avec la série ( même si c’est dans la même catégorie littéraire) ne devrait pas être figé par une édition.

Je m’éloigne un peu du sujet allez-vous me dire, et bien pas nécessairement parce que cette vague d’autoéditions d’auteurs qui ne sont pas des novices n’est pas sans lien avec les délais de plus en plus longs proposés par les ME, sachant que théoriquement un droit de préférence implique la signature d’un contrat dans les trois mois après réception sinon l’auteur peut considérer la non réponse comme un refus.

Dernier point : le côté financier qui est fortement applaudi par les autoédités.

Nous l’avons vu dans un précédent article que la plupart des éditeurs ont la tête sous l’eau, que les taxes sont trop lourdes en particulier le système de distribution, que le calcul des droits d’auteurs est souvent bien compliqué à cause de géant comme Amazon, que certaines éditions ne paient pas régulièrement leurs DA même chez les très grands éditeurs. On comprend aisément que de nombreux auteurs se tournent vers l’autoédition ou l’édition à échelle humaine.

Un autre point a été soulevé par les auteurs qui ont témoigné : l’absence de compteurs dans les éditions dites classiques, un élément extrêmement frustrant pour beaucoup.

Dans l’autoédition, Kobo ou Amazon ont un compteur consultable à tout moment, tout comme dans les éditions alternatives comme Edilivre ou les éditions similaires, mais chez une édition standard, il n’en est rien. L’éditeur fournit en général un relevé de compte par an, souvent soumis aux aléas des retours des libraires, des numériques etc…

Un sondage dans un magazine littéraire montrait dernièrement que 78% des auteurs étaient frustrés de ce manque de transparence, non comme on pourrait le penser pour une question financière, mais simplement pour une reconnaissance personnelle. Comment avoir envie de continuer à produire des livres si on ne sait pas si le livre se vend ?

En conclusion, je terminerai juste par une certitude, il y a des auteurs heureux en autoédition, bien plus qu’on le croit, et sans être voyante, je suis prête à parier que ce phénomène prendra de plus en plus d’ampleur car il faut bien le reconnaître, de plus en plus de livres autoédités sont de qualité, bien écrits, avec de très bonnes idées, et souvent bien moins chers. Ils n’inondent pas les grandes enseignes, c’est vrai, mais malheureusement c’est également le cas pour de nombreux romans issus d’éditions standards.

Au final, laissons le choix à chacun de faire sa route sans critiquer injustement, car au final l’important n’est-il pas de voir des auteurs heureux tout simplement ? Et au passage des livres lus bien évidemment !:)

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( 29 août, 2019 )

Lecture d’un roman coup de coeur

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

Par ce roman, je suis sortie de ma zone de confort et quelle surprise ! Un véritable coup de coeur !

Un livre sur l’enfer de la dépression, sur sa descente aux enfers, sur ce miroir que sont les autres qui ne la comprennent pas, sur ce manque d’amour peut-être tout simplement.  C’est un livre sorti déjà il y a quelques années, dont on n’a pas tant entendu parler, un vrai bijou !

C’est l’histoire de Camille une jeune femme de i vingt-neuf ans en grave souffrance psychologiquement et qui veut mourir. Elle commence son histoire par : Je  vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée. »

 

Que dire de Camille ? Que si on est un temps soit peu emphatique, on va être touché par cette jeune femme qui choisit volontairement de mourir alors qu’elle est en bonne santé, que ce livre met en avant des problèmes graves de société comme l’anorexie, la boulimie, la dépression et remet en lumière le lourd débat sur l’euthanasie, sur le choix de mourir dans la dignité et la question : ce choix pourrait -!l s’appliquer à  tous les cas ?

Un très joli roman, une très belle fin, car l’auteure laisse le lecteur la choisir . On ne sort pas de ce livre sans un petit battement au coeur et qui se termine par cette phrase dont l’auteure en a fait le titre « Quand la vie devient le jour ». Un livre à lire écrit sur un sujet qui donne la chair de poule mais dans un style qui a une vraie « âme »

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( 26 août, 2019 )

Mes lectures de l’été

L’été, c’est la période où je plonge dans ma PAL un peu au hasard. Il en résulte des coups de coeur et des déceptions …

Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse

Un bien joli livre sur lequel je suis tombé par le plus grand des hasards. Une histoire simple mais extrêmement poétique, celle de Charlotte, une jeune femme aveugle de naissance qui est spécialisée dans l’étude des couleurs même si elle ne les voit pas, et d’un homme, Arthur, alcoolique, désabusé, employé dans une entreprise de crayons de couleur, et une petite fille.

Un jour, tout devient tout gris sans couleur et qui dit sans couleur dit sans vie.

J’ai beaucoup aimé le thème de ce roman, cette jolie idée où d’un seul coup les couleurs ne seraient plus perçues. L’auteur s’est beaucoup documenté et nous livre des expériences réalisées sur l’importance de la couleur dans l’alimentation, le goût, l’envie, même l’espoir.

Le seul reproche est peut-être sa longueur vers la fin qui alourdit un roman très léger et bien agréable à lire.

Le thème reste à méditer : que serions-nous sans voir la monde en couleur ?

DUST de Sonia Delzongle

L’été, je plonge au hasard dans ma PAL pour lire des livres en attente. J’aime bien les polars de Sonia Delzongle et je ne fus pas déçue. L’auteure nous plonge totalement dans un autre monde à l’autre bout de la terre, au Keniz en Afrique en pleine enquête bien tordue.

L’histoire relate les meurtres d’albinos massacrés, et l’auteure explique en détails une vraie réalité, cette extermination dans certains pays africains de ces personnes nées avec cet handicap. Parallèlement la profileuse française Hanah Baxter qui traque les pires tueurs en série est appelée en renfort. La complexité de ce personnage, son don tout comme son côté atypique en fait un excellent personnage central.

Un excellent polar qui va bien au-delà du simple roman policier et qui nous entraîne dans l’horreur d’une fiction pas si éloignée de la réalité.

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Dans les ténèbres de Cara Hunter

Éditeur Bargelonne (2019)

En voilà un livre que j’ai beaucoup aimé de par sa problématique, son intrigue rondement mené. L’histoire débute comme un fait divers, une femme et son enfant sont retrouvés vivants dans une cave. Personne n’avait signalé leur disparition. Un lien avait une précédente affaire se dessine. L’inspecteur et sympathique Adam Fawley va enquêter et on va de surprise en surprise. Un excellent polar avec une bonne intrigue.

J’avais lu la première enquête de Fawley mais j’avoue avoir oublié le contenu ce qui n’a donc pas nui à cette lecture.

Un bon polar psychologique pour l’été.

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Radiations de Paul Merault

(2019)

Le problème des prix littéraires est que l’on s’attend toujours à de l’exceptionnel alors que l’on a simplement un bon livre. Ce fut le cas pour ce polar avec lequel j’ai passé un bon moment ! L’histoire est un peu tirée par les cheveux tout de même. On part de l’accident de la centrale de Fukushima pour tomber sur l’histoire d’un attentat terroriste de grande envergure. On va de Tokyo à Paris avec un zeste de sociétés secrètes, de complots.

Après c’est vrai que vu la profession de l’auteur, on s’interroge : et si il y avait du vrai? Et si ce n’était pas que de la fiction ?

Encore un bon polar à savourer sur la plage et qui ferait un excellent film !

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Copy Cat de Alex Lake

édition Pygmalion ( février 2019)

Coup de coeur !

L’histoire repose sur l’usurpation d’identité d’une femme par le biais de ses mails, de son Facebook, de ses réseaux sociaux. Du déjà vu ! L’angoisse de cette femme, je l’ai vécue. Sa peur, cette manière d’avoir la sensation de devenir folle, cette incompréhension.

Je n’en dis pas plus ! J’ai vraiment adoré ! Du suspense jusqu’au bout, et une impression dérangeante.

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La dernière chance pour Alex Ross de James Patterson

Coup de coeur !

J’adore les romans de cet auteur en particulier sa série avec Alex Ross ( quelques uns de ses livres ont servi de base pour des films cinématographiques) hormis le précédant que j’avais détesté ( surfait)

Celui-là met en scène Alex Cross aux prises avec un psychopathe complètement givré du nom de Thierry Mulch. La famille entière de l’inspecteur a été kidnappée. S’ensuit une course contre la montre.

J’ai vraiment adoré ce thriller, bien mené, avec la tension qui monte. À lire !

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Le maître des limbes Olivier Bal

Véritable coup de coeur !

Il y a des livres qui nous happent, que l’on n’arrive pas à quitter. Un thriller fantastique que je n’ai pas pu poser. Bref, un vrai régal !

Je ne savais pas que c’était un second opus et cela ne m’a nullement gêné. J’ai plongé dans cette histoire passionnante, fort bien documentée.

Une histoire qui parle de rêve où la question essentielle se pose :

Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?

Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire. Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.

Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.

James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…

Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 

Ce livre est tellement bien fait que j’ai fait corps avec les personnages, touchant leurs rêves, leurs émotions, détestant certains par moment, adorant d’autres.

Je ne suis pas une adepte du genre fantastique et franchement j’ai adoré !

 

« Nous irons extraire les graines de la colère au coeur même des songes. »

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Le masque de la mort de David Gemmel

Édition : Bargelonne ( mai 2019)

 

Voilà un livre extrêmement bien écrit, dans un vocabulaire raffiné ( ce qui est de plus en plus rare de nos jours où on ne voit que des phrases comportant un sujet et un verbe). J’ai beaucoup apprécié également le personnage principal et « enquêteur » qui pour une fois est un journaliste et non un policier, Jeremy Miller, le type imbu de lui-même mais qui au final a un coeur en ot.

Derrière cette analyse, des meurtres, un tueur caché derrière un masque, une vieille femme voyante, tous les ingrédients pour faire une bonne lecture. Seule la fin laisse un peu à désirer …

En dehors du côté policier, l’auteur écrit de belles réflexions …

 

« Quand vous humez le parfum d’une rose, vous faites l’expérience de la beauté. Mais si vous regardez cette fleur en pensant que, dans peu de temps, elle ne sera qu’un amas de pétales flétris, elle perdra toute sa beauté. Profitez de l’instant présent. »

 

« Le problème fondamental réside dans l’estime de soi. Quand on se regarde dans un miroir, on a besoin d’être fier de ce que l’on voit. »

 

«  Le bonheur est toujours temporaire comme les saisons. »

 

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VINDICTA de Cedric Sire

 

Fan de Sir Cédric, il a fallu qu’il change de nom et d’édition pour ce nouveau polar et je suis loin de l’avoir trouvé extraordinaire.

Des phrases courtes, des coquilles nombreuses, une histoire à peine crédible, très décevant ! On est bien loin de « fièvre de sang » ou « l’enfant des cimetières »

Un livre cher qui n’existe pas en numérique. Vu la publicité, je m’attendais à beaucoup mieux!

Aprés un braquage, 4 jeunes provoquent la mort d’une enfant. Commence alors la VINDICTA! Un tueur va semer la mort et le chaos pour venger l’atroce drame. Rien ni personne ne peut l’arrêter; à part peut-être Olivier Salva, flic témoin du casse.

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COGITO de  Victor Dixen

Par hasard je suis tombée sur ce livre sans savoir de quoi il retournait.

C’est un roman d’anticipation, plutôt dédié aux jeunes quoique … le thème reste d’actualité voire fait tout de même bien peur ! Mais je n’ai pas pu le finir. J’ai vraiment trop de mal à me mettre dans la peau d’une ado même si c’était bien écrit. J’ai tenté … par contre les youngs adults s’y retrouveront.

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Le testament noir de Jean-Luc Aubarbier

City édition ( paru en 2017)

Un bon livre à lire extrêmement bien documenté. J’ai vraiment apprécié car j’ai appris beaucoup de choses ( et pourtant je ne suis pas ignorants du sujet) sur la seconde guerre mondiale côté Proche Orient et Afrique du nord.

L’histoire quant à elle est reste simple, avec en avant plan un couple franc-maçonnique. Ce n’est pas le polar du siècle, mais c’est ce que j’appelle un polar-politique vraiment intéressant côté documentaire. Je serai donc curieuse de lire un autre livre du même auteur.

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La punition de Cathy König

Une sorte de thriller qui n’en est pas vraiment un.

Voilà un roman qui débutait fort, seulement  voilà, l’intrigue s’est amenuisée au fur et à mesure des pages, avec une chute pas vraiment crédible. Très décevant ! J’ai lu jusqu’au bout, mais sans conviction. Je m’attendais vraiment à beaucoup mieux !

 

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Abigael messagère des anges de Marie-Bernadette Dupuy

Découverte de ce roman, le premier d’une sage d’une auteure totalement inconnue dont je découvre le premier ouvrage. Le style est raffinée, un peu comme Michelet, à l’ancienne. L’histoire est jolie, mais les connotations religieuses, un peu ésotériques ( et pourtant je suis une fan d’ésotérisme) m’ont un peu beaucoup gênées. Beaucoup trop de prières tout le long du livre, de lien avec la spiritualité alors que le sujet par lui-même aurait pu être traité avec plus de force. Par contre, j’ai bien aimé par contre le côté historique, la seconde guerre même si ce ne fut qu’une toile de fond.

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Lésions intimes de Christophe Royer

Taurnada éditions

( un service presse)

Le livre commence fort ! Excellent prologue. On est immédiatement plongé dans une scène digne d’un bon scénario de film. Au passage, tout le roman ferait un très bon film !

Un meurtre au caractère particulier, une collègue de la police retrouvée morte, accident ? meurtre ? Le ton est donné ! Le capitaine Lesage, avec son coéquipier, se retrouve aux prises avec une des branches de l’organisation « Gorgona », à caractère un peu louche où se pratiquent des soirées libertines d’un genre un peu particulier et des pratiques extrêmes. Des enquêtes se recoupent, tout cela bien ficelé avec un rythme à couper le souffle. J’en profite pour souligner l’excellent travail de recherche sur l’univers parisien de la nuit.

http://rougepolar.unblog.fr/2019/08/21/un-livre-a-decouvrir/

 

Et peu importe ce qui arrivera de Mélanie Bergeron

Roman ( 2019)

Un petit livre qui se lit en moins de deux heures sur la mort, étrange livre, sur lequel je n’ai pas grand chose à dire car il n’y a pas vraiment d’histoire, et surtout une fin qui me laisse perplexe. Ce n’est pas un livre que je recommanderais mais peut-être simplement parce que ce sujet a déjà été vu et revu et qu’il n’apporte aucune originalité. Je ne le conseille pas.

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Le couteau de Jo nesbo

(Août 2019)

Une superbe découverte !

J’aime beaucoup cet auteur du grand froid et en particulier son inspecteur Harry peut-être un peu caricatural mais qui me fait penser à Harry Bosch de Connely. ( amusant de constater qu’ils ont le même prénom). C’est un bon polar, bien écrit (comme souvent les polars suédois), pas de dialogues et de grossièretés à outrance, j’apprécie !

L’histoire :

La femme de sa vie l’a quitté et Harry a recommencé à boire. Il a certes réintégré la police criminelle d’Oslo, mais est cantonné aux cold-cases alors qu’il rêve de pouvoir remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur et tueur en série qu’il avait arrêté il a y une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque ce criminel qui l’obsède.Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes de sang. Le sang d’un d’autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.

 

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( 15 août, 2019 )

Pourquoi est-ce que j’écris rarement des romans d’amour ?

Avant tout auteure de polars, il m’arrive de titiller la plume et d’écrire des histoires d’amour seulement selon certains retours, mes romances ne sont plus au goût du jour  (sic !) dit par une DC romance, trop bien écrites venant d‘une éditrice d’ une grosse édition (re-sic !). Il semble que pour qu’une love story fonctionne avec les jeunes, une écriture bâclée soit indispensable. Hum … déjà je ne trouve pas que mes histoires soient terriblement bien écrites alors les réduire à du vocabulaire « young », j’ai du mal. Comme md l’a fait remarqué un comité de lecture à qui j’ai demandé des approfondissements , on n’écrit pas : « ils ont fait l’amour » mais « ils ont baisé », « ils se sont aimés » dire « ils se sont kiffés » Et surtout, il faut mettredes « chiant, con, fais chier » dans letexte ! ( re-re-sic !) Alors j’ai bien du mal à mes fondre dans ce moule. Je déteste cette vulgarité !  Un autre retour d’une édition romance très connue m’a léché les bottes en me disant que j’avais un vrai style et des idées de qualité, mais que les romances classiques ( une femme qui aime un homme) étaient devenues obsolètes et que je devais refaire tout mon manuscrit dans ce sens. Aujourd’hui, on n’écrit que de la homoromance. Comment dire ? Je n’ai rien contre seulement c’est un sujet que je ne maîtrise pas.

Je suis moi-même une lectrice très difficile concernant les romances et rares sont celles qui m’ont vraiment touchées, peut-être justement parce que toutes semblables.

Pourtant, j’aimerais vraiment écrire une romance sans clichés, sans tomber dans la dérive moderne style After, juste pour travailler vraiment une écriture de style qu’est l’amour. Je n’ai pas envie justement de tomber dans la romance facile où tout finit à la « il était une fois », où rien de dramatique n’arrive, où le gentil gagne toujours parce qu’il a de vrais sentiments, simplement parce que dans la vie, cela n’existe pas, et qu’aimer est une des plus belles choses qui existe au monde si on accepte de se laisser emporter.

Alors peut-être vais-je m’y remettre, même si mon style est ringard, même si je proscris les grossièretés, simplement parce que l’amour, il faut continuer à en parler, à le faire danser avec tous les verbes de la littérature même si les jeunes préfèrent des grossièretés !

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