( 13 avril, 2019 )

Comment un auteur trouve-t-il son sujet ?

Pas simple lorsque l’on est auteur de trouver un thème nouveau, des personnages qui n’ont pas été déjà inventés. Écrire est facile, par contre, trouver une histoire qui sort de l’ordinaire l’est beaucoup moins. Parfois, j’ai l’impression quand je débute un manuscrit que tout a déjà été écrit, qu’il n’y a plus rien à raconter. Et puis, soudain, le déclic se fait souvent au hasard d’une conversation. Ce sera cette personne qui va raconter une anecdote que je vais écrire dans un carnet, ce sera une publicité à la télévision qui va déclencher une intrigue, ce sera simplement un rêve dont on va garder les traces au réveil. Je ne sais pas comment tous les auteurs procèdent, mais en ce qui me concerne, je ne fonctionne qu’à l’intuition, qu’au feeling, notant, rayant, recommençant sans relâche. Parfois mes sujets restent des années dans un vieux carnets que je retrouve des années plus tard. Alors, après avoir relu mes mots, je décide de les garder ou de les jeter. Parfois, je vais y penser jusqu’à ce que les phrases se dessinent, se forment comme pour devenir vivantes. C’est ainsi que va naître ou pas un futur roman, juste un hasard, peut-être … Des idées ? Elles frissonnent en ce moment, s’imposent sur la pointe des pieds, égratignent le papier sans trop oser s’avancer, mais je sais que cet été, avec violence les mots vont jaillir et l’encre noire glissera de nouveau sur le papier …

 

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( 14 mars, 2019 )

Comment naît un manuscrit ?

Une étincelle, un mot ou une phrase entendus, et c’est l’évidence ! On sait, on en est sûr, on tient le sujet du siècle. La naissance d’un roman est identique à celle d’un enfant. La gestation va se faire, peut-être pas durant neuf mois, mais durant quelques semaines. On hésite. Est-ce que cela pourrait avoir un intérêt ? Est-ce que l’idée n’est pas trop « nunuche » ? À l’inverse, n’est-ce pas trop polémique ?

On tâtonne. Selon les personnes, on va sculpter ensuite les personnages. Pas facile de trouver « les bons personnages » qui vont coller exactement à notre roman. Il ne faut pas qu’ils soient trop caricaturaux, mais il ne faut pas non plus qu’ils soient trop ordinaires. Avec le temps, j’ai découvert que, bien plus que le physique, les lecteurs s’attachent à la vie des héros, à leurs états d’âmes, à leurs souffrances, peut-être pour s’y retrouver un peu. La naissance d’un manuscrit peut naître aussi à partir d’un personnages. Ce fut le cas lorsque j’ai écrit « Juste une Seconde ». J’avais le personnage de Nadia en tête, cette femme victime d’agoraphobie qui va se retrouver une victime d’un attentat. Contrairement à mes polars où je commence par tout miser sur l’intrigue, je suis partie de l’humain pour en faire une histoire.

Un manuscrit peut donc naître de mille façons différentes, un mot, je le redis, entendu, une image qui va provoquer une série d’idées qui vont se façonner en ancrage, un personnage qui va être mis au monde afin de pousser son premier cri.

Par contre, je me refuse à me fondre dans une ligne éditoriale qui m’imposerait d’écrire, de refaire parce que « cela se vend ». Ce serait un peu comme saupoudrer une recette et de rajouter trop d’épices parce que c’est à la mode ! Il faut laisser juste sa plume courir et ne pas vouloir à tout prix publier immédiatement ! Il faut laisser le temps au temps …

Au fond, peu importe les raisons qui vont permettre cette émergence d’idées, l’important reste cet acte d’écrire, tellement important, unique pour chacun, mais qui reste le signe d’une société libre.

 

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( 6 mars, 2019 )

Pourquoi trop souvent, on n’ose pas dire que l’on est auteur ?

 

Tout comme de nombreuses personnes avec qui j’ai discuté dernièrement sur ce sujet, en société, je peine à dire que je publie des romans, comme si c’était un peu honteux. Est-ce la peur de capter une lueur ironique dans le regard de l’interlocuteur ou simplement une certaine pudeur ? Ou un désir de conserver ce « secret » pour me préserver moi-même ?

Personnellement, écrire n’est pas pour moi un métier, d’abord parce que je n’en vis pas, que mes droits d’auteurs sont si maigres qu’ils ne servent qu’à faire plaisir à ma famille, mais surtout je ne porte pas sur mon front l’étiquette « écrivain » et je n’ai aucune envie de la porter un jour. J’ai fait des études, j’ai une profession pour laquelle j’ai donné des années de mon existence, beaucoup d’énergie, alors que pour moi, l’écriture n’est juste qu’un simple passe-temps, un moment de plaisir. Je n’écris pas pour prendre une valise et promouvoir mes bouquins à travers le monde, ni pour voir mon nom en lettres d’imprimerie sur une affiche, cela me rendrait dingue et me ferait certainement perdre mon inspiration. J’aime rester dans l’ombre. Je n’aime ni les salons ni les dédicaces, juste mon petit cocon familial douillet.

 

Après, il existe de véritables raisons pour lesquelles certains auteurs rechignent à parler de « leur profession », dont la principale est ce regard que pose les autres dès que l’on admet que l’on écrit. Énoncer que l’on est capable d’inventer des histoires, c’est un peu se retrouver cataloguer dans le registre « artiste », « dérangé », « hors norme ». Publier des albums pour enfants, l’auteur se retrouve dans le registre « infantile ». Combien de fois, ai-je entendu lors de réunions littéraires en médiathèque qu’un auteur jeunesse n’était pas un vrai écrivain ! Écrire un roman érotique n’est pas mieux ! Si vous êtes une femme, vous vous retrouvez directement mise dans la case «  fille facile ou filles fantasque ». Et je ne parle même pas de certains lecteurs bien pensants qui vont cracher sur les auteures de romances amoureuses comme celles de la collection Harlequin. Et pourtant ! Il n’y a pas de « petits livres » comme de « petites lectures ».

 

Je m’insurge contre ces stéréotypes réducteurs. Nous sommes de nombreuses plumes à publier sous pseudo lorsque nous nous heurtons à des critiques trop virulentes.

J’écris depuis toujours, depuis mes treize ans, j’ai débuté véritablement l’écriture par des nouvelles « un peu cruches » comme diraient certains, il y a plus de dix ans ainsi que par des nouvelles érotiques, mais je n’ai jamais osé les envoyer autrement que sous pseudo. J’ai même eu une nouvelle qui fut extrêmement bien placée au Canada, mais personne ne l’a su ! Imaginez un peu la réaction de parents d’él apprenant que l’enseignante de leur enfant écrivait des histoires coquines ! Un pas et les gens mélangent l’histoire et l’autobiographie,  alors que je n’écris jamais rien d’autobiographique. J’ai tellement donné dans la délation gratuite, que j’ai mis une croix sur ces styles littéraires

Alors, non, en société, je ne parle jamais ni de mes livres ni de mes peintures, je me contente de rester dans une conversation classique souvent liée  à l’enseignement, mon véritable métier, permettra également de nombreuses critiques également , mais j’y suis habituée ou j’écoute les autres, simplement. Je garde pour moi mon jardin secret afin de simplement ne pas perdre cette petite flamme que j’essaie de préserver au maximum, la magie de l’inspiration.

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( 3 mars, 2019 )

Faire une croix sur une personne …

Petite, je me demandais toujours ce que voulait dire « faire une croix sur quelqu’un », comme s’il suffisait de prendre son crayon et de dessiner une croix sur la tête d’une personne pour qu’elle disparaisse. Adulte, j’ai eu envie de m’intéresser à l’histoire même de cette phrase. Il semblerait que cette expression date de la moitié du XIX, des vestiges du Moyen-Âge où les individus faisaient le signe de croix sur le dos d’une personne pour symboliser le renoncement ou la séparation définitive.

 

Dans la réalité, faire une croix, c’est renoncer définitivement, c’est s’autoriser à mettre le mot fin même si on reste attachés, c’est surtout couper le ruban des souvenirs. J’ai l’impression que trop souvent, nous restons dans une bulle de « culpabilité », comme si faire un pas en avant pouvait nous nuire, comme si on devait rester scotchés à cet autre qui pourtant nous a fait du mal. Toutes les personnes victimes de pervers narcissiques savent à quel point c’est compliqué de dire « non » simplement parce que l’autre nous a entraînés dans une histoire où règne la peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d’être la cause de l’échec, etc

Alors on se raccroche aux souvenirs, comme si, eux, pouvaient nous sauver. Malheureusement, ce n’est pas simple, car l’autre, qui n’est au fond qu’un manipulateur, va jouer sur nos cordes sensibles comme s’il inventait une musique sur une harpe.

Mon prochain roman sera certainement sur ce sujet qui me tient vraiment à coeur, simplement parce que malheureusement la vie n’est pas un roman, que le mot fin ne se fait pas toujours en douceur, et que dans la vie, c’est parfois les méchants qui gagnent.

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( 24 janvier, 2019 )

L’écriture et son inspiration.

Comment ne pas vous remercier, vous qui lisez régulièrement mon blog, me félicitant pour le genre différent de mes articles. Facile, dirais-je, car la vie est tellement pleine de sujets, et un article reste au final très court, ne nécessitant ni recherche ni photos. Bien plus difficile est l’inspiration pour écrire un manuscrit. J’ai beaucoup d’idées gravées pour mémoire sur mes petits carnets, mais cela ne suffit pas toujours. Les idées, c’est une chose, les mettre en vie en est une autre, mais pour cela, il faut du temps, beaucoup de temps. Autoriser sa plume à s’envoler, c’est accepter de passer par des périodes de vide, car un manuscrit ne s’écrit pas comme un article, sur un coin de table. C’est aussi gratter des lignes sur un sujet de roman, puis passer à un autre, sans se demander à quoi tous des « bouts d’histoire » pourraient servir. Car ce n’est pas le but. Seule l’importance des mots compte.

Écrire un livre, ce n’est pas non plus rentrer dans un moule où tout est figé, ni se forcer à adopter les normes littéraires au goût du jour. Écrire, c’est simplement suivre ses envies, sans s’imposer d’obligations ou de contraintes, sans se brusquer, simplement écrire, parce que sinon les mots vont se chamailler et ils ne voudront plus jamais jouer ensemble. :

 

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( 21 janvier, 2019 )

L’amitié entre un homme et une femme

Voilà un sujet qui me tient à coeur surtout lorsque je lis des inepties comme cette phrase : « l’amitié n’existe pas entre deux sexes opposés, car l’envie de baiser prédomine. » Wouah ! Soit je suis un cas particulier, soit c’est le monde qui ne tourne pas rond. J’ai découvert l’amitié masculine à l’âge de seize ans. J’avais deux amis en première, Stéphane et Rodolphe, et nous étions inséparables. Jamais je n’ai ressenti la moindre attirance pour l’un d’eux, peut-être parce qu’ils étaient gays allez-vous me dire, mais surtout parce que l’amitié est pour moi sacrée.

J’ai de nombreux amis hommes aujourd’hui, que je salue avec tendresse. Je les aime, énormément, mais l’idée d’enlever ma petite culotte pour eux ne me viendrait pas à l’esprit. Je me suis toujours moquée de ces hommes qui prenant les femmes pour de vulgaires objets passant par la phase amitié pour pouvoir tirer leur coup après. J’en ai connus. Je les repère très vite ! Autant je conçois totalement que l’on puisse tomber amoureux d’un ami ou d’une amie ( mon homme en est l’exemple), autant se servir d’une amitié sincère pour forniquer, j’ai du mal à l’avaler.

Si l’amitié est possible, c’est simplement parce qu’aimer un ami, c’est aimer ce qu’il est à l’intérieur, et finalement son sexe importe peu. Seulement certains hommes, car ce sont plus fréquemment les hommes, élevés dans la suprématie masculin d’homme dominant où la femme qui ne peut qu’être attirée sexuellement, ces individus ne peuvent concevoir une véritable amitié, convaincus que leurs amies ne peuvent être qu’amoureuses, si en plus elles sont mignonnes, impossible pour eux de retenir leur désir et ils vont s’en sentir coupables.

 

L’amitié entre deux personnes de sexe opposé, c’est une amitié qui accepte que cet autre puisse avoir, à un moment, du désir, et de ce fait également accepter que ce dernier ne puisse être partagé.

À une époque, pour un concours de nouvelles, j’avais écrit « autopsie d’une amitié », une histoire d’amitié ambiguë, un peu cynique, où je pointais les dérives des ressentis qui n’étaient pas dévoilés. La nouvelle avait été primée en 2011, je crois, mais les interprétations des personnes que je côtoyais avaient montré à quel point, l’idée même de l’amitié était encore d’un autre siècle.

 

En amour comme en amitié, une seule clé, celle de la communication ! Car il ne faut pas se leurrer, on ne se rencontre jamais par hasard, donc quelque chose dans l’ami va nous attirer. Rendons à César ce qui lui appartient, c’est à vous messieurs que la dérive est la plus grande. Souvent, vous devenez amis, en particulier lorsque vous êtes jeunes, avec des femmes qui vous attirent physiquement ou qui peuvent remplacer votre mère.

Alors le rôle de la femme est important. Afin d’éviter toute ambiguïté, être le plus clair possible, sans blesser, en posant bien les mots : « je t’aime, car tu es mon ami, mais je n’ai pas envie de détruire cette amitié qui est si précieuse à mes yeux. » Difficile si l’autre communique avec parcimonie.

 

Une étude britannique hautement scientifique montre tout de même que ce sont les femmes qui conservent le lien amical, tandis que les hommes n’arrivent pas à garder ce lien ( sauf si la femme le maintient), simplement parce que l’homme aurait une idée derrière la tête, consciente ou non.

Extrait de cette étude :

« Comme les chercheurs le pensaient, les hommes sont globalement plus attirés physiquement par leurs amies filles, que l’inverse. Ils croient aussi que leurs amies féminines sont plus attirées par eux qu’en réalité. Les femmes sont plus enclines à développer une relation romantique avec leurs amis si elles sont célibataires. Par contre pour les hommes le fait qu’il soit seul ou en couple ne modifie pas leur attirance pour leur amies. »

 

Vous, mes amis, je vous adore, sachez-le, mais votre amitié m’est tellement précieuse que rien ne doit jamais la détruire …

 

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( 8 janvier, 2019 )

Illusion ou désillusion

L’illusion ou devrais-je dire la désillusion, si fréquente, ces fois où l’on s’est trompé, où l’on a voulu y croire, où l’on s’est peut-être noyé. Illusion d’aimer ou illusion de ne pas voir la réalité ?

Il semblerait, mais je pense une fois encore que c’est certainement purement sexiste, que la femme serait plus sujette à tomber dans cette marmite bouillonnante. Serait-ce parce que les hommes savent trop bien mentir ou jouer ? Ou bien simplement parce que nous ne parlons pas le même langage ?

Pourtant que de quiproquos, que de désillusions dans cette non-communication.

 

Comme vous le savez, ces relations illusoires servent souvent de trame à des romans, ce sont ces regards qui se cherchent, ces mains qui se frôlent, ces silences qui parlent … et vlan, la demoiselle va craquer pour son beau collègue, marié, son boss, ou sur son toubib favori qui n’est qu’un homme, rien qu’un homme. J’en entends certains dire que « les gonzesses se font du cinéma », seulement c’est un raccourci facile, car cette déformation de la réalité, quoiqu’en disent les mecs, les femmes ne l’inventent pas toutes seules. Ces messieurs ont la fâcheuse tendance d’user, voire d’abuser de leur pouvoir de séduction, parce qu’ils vieillissent ou simplement parce que cela les rassure, mais comment un coeur tendre peut-il ne pas se faire écraser ?

Et puis, il y a tous ces signes qui ne sont pas dit ou qui ne veulent pas être dits. J’ai lu dans une biographie récemment que Marylin Monroe avait adoré Arthur Miller, parce qu’il était le premier à ne pas lui avoir demandé de coucher avec elle tout de suite, alors que s’il n’avait rien tenté, c’était simplement parce qu’il avait une peur bleue de ne pas assurer au lit !

( et non parce qu’il ne pensait pas « à ça »)

 

Personnellement, je n’ai jamais été le genre à fantasmer sur un homme pour le simple plaisir de fantasmer ! Ce que j’aime, c’est vivre une histoire d’amour, à fond ! Pas en mode virtuel. C’est pour cela que j’ai bien du mal à comprendre ces hommes qui font tout pour être aimés et qui ensuite vont volte-face ! Je connais beaucoup de copines qui en ont souffert.

Je sais que des femmes agissent également à l’identique. Aimer un homme ou une femme sans s’autoriser à le toucher, ce n’est pas bon ni pour le corps ni pour l’esprit. C’est un peu fuir la réalité pour ne vivre qu’un rêve !

Une fois encore, je dirais juste que nous sommes au vingt-et-unièmes siècle, que la femme a le droit de désirer un homme ( ce n’est plus juste le privilège de ces messieurs), mais à l’inverse, ce n’est pas nécessairement un appel à coucher si elle passe du temps avec un homme qu’elle affectionne ( l’amitié, ce n’est pas pour les cochons !) et surtout, parfois des déclics se font et d’autres fois, cela ne se fait pas !

 

Le tout est de communiquer correctement, d’échanger, de savoir dire « non », d’entendre le « non », mais de ne pas rester dans le flou.

Après, existe-t-il un seul couple où il n’existe pas une zone d’ombre ? Parce qu’au fond, rien n’est plus compliqué que les sentiments et les attirances …

 

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( 2 janvier, 2019 )

La révolte d’une interne de Sabrina Ali Benali

Ma première lecture de Janvier et un vrai coup de coeur ! Un coup de poing que chacun devrait lire pour voir et comprendre le véritable visage du milieu hospitalier !

 

Vous connaissez tous mon opinion sur notre système de santé et ses dérives, l’ayant autant expérimenté au coeur du sujet lorsque j’étais puéricultrice et face à la maladie que ce soit la mienne ou celle de proches.

Ce roman est à lire, car c’est un cri, celui d’une jeune interne qui voudrait faire plus, qui rage contre la manière dont on formate aujourd’hui les jeunes toubibs. Un roman fort !

J’ai noté cette phrase : « « Alors les études de médecine doivent-elles être un chemin de croix ou un parcours initiatique que l’on doit subir » qui pose la vraie question !

Une fois le livre fermé, on se pose tout de même la grande question. Doit-on aller aux urgences s’il nous arrive un pépin ?

Ce livre est un petit bijou de sensibilité, les mots d’une interne qui a un vrai coeur et qui n’est pas juste une simple machine, une personne ordinaire face à la dure réalité de la vie, la maladie, la mort, la fatigue …

 

Les phrases chocs du livre

« « Souvent, ce que l’âme tait, le corps l’exprime. Aucune souffrance ne se cache très longtemps. »

 

« La « blouse n’est pas une armure. Elle ne le devient jamais. On a beau mettre de la distance, tenter de se protéger, ce métier est profondément humain et c’est ce qui fait son abyssale beauté. »

 

« « De la même façon, un urgentiste ne saura dire les anticorps spécifiques à rechercher pour telle ou telle maladie auto-immune »

 

« « Derrière les aiguilles qui tournent, il y a les ventres noués, l’incertitude qui plane, les mains qui se crispent, le cerveau qui turbine, les regards qui guettent. »

 

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( 20 novembre, 2018 )

UN TRÈS BON LIVRE !

Mauvais genre de Isabelle Villain

Chez  Taurnada Éditions

 

Tout d’abord un grand merci pour ce SP que j’ai eu plaisir à découvrir. J’avais, pour une fois, du temps pour lire et je me suis plongée.

Il faut dire que dès les premières lignes on se retrouve dans l’ambiance de cette famille compliquée, un père violent, une mère soumise. On pense que c’est le thème du roman, et puis non, on se retrouve en pleine intrigue policière où le commandant Rebecca de Lost dirige son équipe avec une main de maître. J’aime beaucoup ce personnage, à la fois fort et fragile, plein d’ambiguïté.

Un meurtre, celui d’une jeune femme Angélique, des secrets bien gardés.

Un excellent livre portant sur un sujet encore parfois trop tabou, que l’auteure nous rapporte avec de nombreux détails ayant nécessité beaucoup de recherches.

Le style est un vrai régal alternance de gros plans sur l’enquête et de pincées de mystère en lien avec la vie privée des policiers. Et quand un second cadavre entre en jeu … on ne lâche plus le livre jusqu’à la dernière page !

Un très bon polar que je conseille fortement ! Une belle découverte en attendant une probable nouvelle enquête !

 

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( 20 novembre, 2018 )

Comment s’y retrouver dans le choix d’une maison d’édition ?

Nombreux sont les gribouilleurs de mots prêts à tout, même à pactiser avec le Diable, pour voir leur livre en version papier. Sensation d’un aboutissement, d’un rêve qui se réalise, seulement la route pour la reconnaissance ensuite est bien longue.

Le manuscrit est fait, c’est certainement un futur best-seller, seulement voilà, comment va-t-il en devenir un ?

Tout auteur débutant va croire bien naïvement qu’il suffit d’envoyer « son bébé » à des éditions connues pour signer un contrat. Un livre comme celui-ci, qui peut y résister ? Seulement malgré l’envoi du roman bichonné, imprimé, relié, les mois passent, laissant un goût d’amertume.

Bien sûr que l’on peut tenter, bien sûr qu’il faut y croire, mais il ne faut pas y laisser ses rêves.

Ayant bourlinguer dans ce milieu aux côtés d’une éditrice, j’ai vite compris comment cet univers fonctionnait. Tirez la carte « copinage », et votre bouquin aura « peut-être » une « petite » chance de se retrouver en haut de la pile. Scandaleux pour certains, logique pour d’autres. Nous vivons dans un monde de profit où seules les valeurs « sûres » ont une chance, une parution inconnue par an ! Et je ne parle même pas des centaines de manuscrits qui n’auront même pas été ouverts.

Si j’ai un conseil, fuyez les envois-papier trop coûteux !

Le premier réflexe sera ensuite de regarder sur Google. Quels choix prendre ?

Les éditions qui vont se dessiner, Baudelaire ou Persée, sont à droits d’auteurs et la note est salée car la correction imposée à un prix faramineux sans aucune garantie ensuite de publicité à la hauteur. Si l’auteur a de l’argent, pourquoi pas ? J’ai lu quelques livres édités chez Persée de qualité. Après je pense que pour l’auteur, c’est de l’édition à perte.

Ensuite, on trouvera les éditions comme Edilivre qui ne sont pas de vraies éditions à compte d’éditeur mais qui peuvent s’avérer un excellent tremplin. J’ai débuté avec eux, et j’avoue que je leur dois mon envol. Comme ils l’expliquent sur Wikipedia, c’est une édition également à compte d’auteurs avec tout de même un chiffre d’affaires de 3 000 600 €. Tout est dit ! Comme j’aime à le dire, ne pas cracher sur une édition qui permet à tant d’auteurs en herbes de réaliser leurs rêves. Le tout est un jour d’en sortir …

Et c’est là que la route est bien compliquée, car de dizaines de petites éditions provinciales ont vu le jour en vingt ans. La plupart n’ont pas les épaules pour tenir à bout de bras une promotion totale, résultat le livre sorti, beaucoup d’auteurs se retrouvent à critiquer leur éditeur.

Encore une fois, il faut cesser d’être naïf ! Les français achètent en moyenne deux livres par an, et à l’inverse, il se vend des millions de romans. Pas besoin d’avoir fait Saint Cyr pour comprendre que tous les auteurs n’auront pas les mêmes chances dès le départ.

Ensuite, le contrat va sceller l’auteur à sa maison d’édition, et là, selon les personnes, certaines clauses peuvent-être irrecevables. La clause de durée parfois à vie ( en particulier dans les grosses ME) dérange les jeunes auteurs, les à-valoir ( dont on ne voit jamais le moindre centime), les droits d’auteurs souvent autour de 8% dans les éditions classiques ( taux au demeurant bien bas, il faut le dire, une fois les taxes enlevées), le numérique sera toujours par contre entre 20% et 70% selon les enseignes, le tirage de plus en plus à la demande, la réduction auteur entre 20 et 30%, et surtout le sujet qui fâche, le droit de préférence !

J’en profite pour rappeler que ce droit de préférence est un droit abusif surtout si elle s’ajoute à un droit d’exclusivité. Vous pouvez alors vous retourner vers la SDL qui fera annuler juridiquement cette clause. Aucun éditeur ne peut vous imposer d’être sa chose. Par contre, il est évident que si l’entente est bonne, mieux vaut continuer une série dans la même édition !

Le choix de l’édition appartient à chacun, bien regarder les avis sur les réseaux sociaux tout en sachant rester objectif ! Ce n’est pas parce qu’une édition n’a pas plu à Pierre qu’elle ne pourra pas convenir à Paul. Chaque auteur est différent !

Et surtout, tout se jouera lors de la clôture des droits d’auteurs, seule garantie de la fiabilité d’une édition qui se doit de répertorier aussi bien les ventes sur le site de l’éditeur que sur les plateformes comme Fnac ou Amazon.

Beaucoup d’auteurs se plaignent de leur ME qui ne répercute pas les ventes en DA.

Faites comme moi, gardez une copie de chaque personne qui achète ou dit avoir acheté un livre, sachant que ce n’est qu’un petit pourcentage parmi toutes les ventes inconnues, et en cas de doute, il suffit de quémander un audit de l’éditeur ( cas extrême bien sûr, mais pour l’avoir vécue, seule garantie d’être payée !)

N’oubliez jamais que l’éditeur ne vous a pas fait un cadeau en vous éditant, c’est son job, et votre livre est le fruit de votre travail, qui se doit d’être rémunéré  !

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