( 15 septembre, 2019 )

Autoédités : auteurs heureux ?

Je suis de plus en plus étonnée face au nombre croissant d’auteurs autoédités et heureux de l’être ! Il y a tout juste six ans, l’autoédion était pointée du doigt comme un mal à éviter à tout prix ! Aujourd’hui, on peut croiser des auteurs ayant fait un petit passage vers de grandes éditions comme Seuil, Albin ou Grasset que l’on retrouve dans l’autoédition, souvent celle que j’appelle « de luxe » où l’auteur va s’apparenter à un éditeur en créant son propre label, en clair une mini-édition où il sera le seul auteur.

En fait, si vous n’y prêtez garde, vous ne saurez même pas que c’est de l’autoédition.

Moi même, j’ai découvert cette nouvelle vague totalement par hasard en discutant avec un auteur dont le nom de l’éditeur m’était inconnu. Normal puisque c’était son propre label.

Je sais que l’autoédition est critiquée par beaucoup et je ne fais nullement cet article pour prendre position, juste pour informer comme je l’ai toujours fait.

Pourquoi ces auteurs sont-ils si heureux alors que tant d’autres ne rêvent que d’une maison d’édition ?

D’abord pour une question de liberté ! C’est extrêmement à la mode la liberté ! Écrire ce que l’on veut quand on veut … ce dernier point est important quand on voit que les délais de publication dans une ME sont de plus en plus longs. Hormis si on,est certain de cartonner avec un best-seller, quel auteur sera content de voir son manuscrit prendre la poussière ? C’est décourageant, cela coupe même l’envie d’écrire ! Ce que veut un auteur, c’est être lu un minimum même si ce minimum comme me disait dernièrement un autre auteur était de mettre son numérique à 0,99 €.

Un auteur qui n’écrit qu’un manuscrit tous les deux ans ne sera pas exigeant, souvent prêt à attendre, tandis qu’un autre très prolifique ira à la chasse aux éditions peu importe lesquelles.

J’en profite pour redire que beaucoup d’éditeurs jouent d’une clause dans les contrat «  la loi de préférence ».Ce droit est limité pour chaque genre à cinq ouvrages nouveaux à compter du jour de la signature du contrat d’édition conclu pour la première œuvre ou à la production de l’auteur réalisée dans un délai de cinq années à compter du même jour.

Ce qui signifie que si vous avez publié le premier tome d’une série en 2015 par exemple, que vous changez de personnages et voulez changer d’éditeur ou de type de publication, que vous en êtes à votre septième ouvrage, vous pouvez le faire même si votre éditeur a refait un cycle de cinq ans à partir de votre sixième livre. La société des lettres est catégorique sur ce point. Après ( ce n’est que mon avis) une même série devrait être publiée chez un même éditeur, par contre un nouveau roman sans lien avec la série ( même si c’est dans la même catégorie littéraire) ne devrait pas être figé par une édition.

Je m’éloigne un peu du sujet allez-vous me dire, et bien pas nécessairement parce que cette vague d’autoéditions d’auteurs qui ne sont pas des novices n’est pas sans lien avec les délais de plus en plus longs proposés par les ME, sachant que théoriquement un droit de préférence implique la signature d’un contrat dans les trois mois après réception sinon l’auteur peut considérer la non réponse comme un refus.

Dernier point : le côté financier qui est fortement applaudi par les autoédités.

Nous l’avons vu dans un précédent article que la plupart des éditeurs ont la tête sous l’eau, que les taxes sont trop lourdes en particulier le système de distribution, que le calcul des droits d’auteurs est souvent bien compliqué à cause de géant comme Amazon, que certaines éditions ne paient pas régulièrement leurs DA même chez les très grands éditeurs. On comprend aisément que de nombreux auteurs se tournent vers l’autoédition ou l’édition à échelle humaine.

Un autre point a été soulevé par les auteurs qui ont témoigné : l’absence de compteurs dans les éditions dites classiques, un élément extrêmement frustrant pour beaucoup.

Dans l’autoédition, Kobo ou Amazon ont un compteur consultable à tout moment, tout comme dans les éditions alternatives comme Edilivre ou les éditions similaires, mais chez une édition standard, il n’en est rien. L’éditeur fournit en général un relevé de compte par an, souvent soumis aux aléas des retours des libraires, des numériques etc…

Un sondage dans un magazine littéraire montrait dernièrement que 78% des auteurs étaient frustrés de ce manque de transparence, non comme on pourrait le penser pour une question financière, mais simplement pour une reconnaissance personnelle. Comment avoir envie de continuer à produire des livres si on ne sait pas si le livre se vend ?

En conclusion, je terminerai juste par une certitude, il y a des auteurs heureux en autoédition, bien plus qu’on le croit, et sans être voyante, je suis prête à parier que ce phénomène prendra de plus en plus d’ampleur car il faut bien le reconnaître, de plus en plus de livres autoédités sont de qualité, bien écrits, avec de très bonnes idées, et souvent bien moins chers. Ils n’inondent pas les grandes enseignes, c’est vrai, mais malheureusement c’est également le cas pour de nombreux romans issus d’éditions standards.

Au final, laissons le choix à chacun de faire sa route sans critiquer injustement, car au final l’important n’est-il pas de voir des auteurs heureux tout simplement ? Et au passage des livres lus bien évidemment !:)

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( 29 août, 2019 )

Lecture d’un roman coup de coeur

Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain

Par ce roman, je suis sortie de ma zone de confort et quelle surprise ! Un véritable coup de coeur !

Un livre sur l’enfer de la dépression, sur sa descente aux enfers, sur ce miroir que sont les autres qui ne la comprennent pas, sur ce manque d’amour peut-être tout simplement.  C’est un livre sorti déjà il y a quelques années, dont on n’a pas tant entendu parler, un vrai bijou !

C’est l’histoire de Camille une jeune femme de i vingt-neuf ans en grave souffrance psychologiquement et qui veut mourir. Elle commence son histoire par : Je  vais mourir dans trois mois. Le 6 avril 2016. Par euthanasie volontaire assistée. »

 

Que dire de Camille ? Que si on est un temps soit peu emphatique, on va être touché par cette jeune femme qui choisit volontairement de mourir alors qu’elle est en bonne santé, que ce livre met en avant des problèmes graves de société comme l’anorexie, la boulimie, la dépression et remet en lumière le lourd débat sur l’euthanasie, sur le choix de mourir dans la dignité et la question : ce choix pourrait -!l s’appliquer à  tous les cas ?

Un très joli roman, une très belle fin, car l’auteure laisse le lecteur la choisir . On ne sort pas de ce livre sans un petit battement au coeur et qui se termine par cette phrase dont l’auteure en a fait le titre « Quand la vie devient le jour ». Un livre à lire écrit sur un sujet qui donne la chair de poule mais dans un style qui a une vraie « âme »

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( 26 août, 2019 )

Mes lectures de l’été

L’été, c’est la période où je plonge dans ma PAL un peu au hasard. Il en résulte des coups de coeur et des déceptions …

Les crayons de couleur de Jean-Gabriel Causse

Un bien joli livre sur lequel je suis tombé par le plus grand des hasards. Une histoire simple mais extrêmement poétique, celle de Charlotte, une jeune femme aveugle de naissance qui est spécialisée dans l’étude des couleurs même si elle ne les voit pas, et d’un homme, Arthur, alcoolique, désabusé, employé dans une entreprise de crayons de couleur, et une petite fille.

Un jour, tout devient tout gris sans couleur et qui dit sans couleur dit sans vie.

J’ai beaucoup aimé le thème de ce roman, cette jolie idée où d’un seul coup les couleurs ne seraient plus perçues. L’auteur s’est beaucoup documenté et nous livre des expériences réalisées sur l’importance de la couleur dans l’alimentation, le goût, l’envie, même l’espoir.

Le seul reproche est peut-être sa longueur vers la fin qui alourdit un roman très léger et bien agréable à lire.

Le thème reste à méditer : que serions-nous sans voir la monde en couleur ?

DUST de Sonia Delzongle

L’été, je plonge au hasard dans ma PAL pour lire des livres en attente. J’aime bien les polars de Sonia Delzongle et je ne fus pas déçue. L’auteure nous plonge totalement dans un autre monde à l’autre bout de la terre, au Keniz en Afrique en pleine enquête bien tordue.

L’histoire relate les meurtres d’albinos massacrés, et l’auteure explique en détails une vraie réalité, cette extermination dans certains pays africains de ces personnes nées avec cet handicap. Parallèlement la profileuse française Hanah Baxter qui traque les pires tueurs en série est appelée en renfort. La complexité de ce personnage, son don tout comme son côté atypique en fait un excellent personnage central.

Un excellent polar qui va bien au-delà du simple roman policier et qui nous entraîne dans l’horreur d’une fiction pas si éloignée de la réalité.

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Dans les ténèbres de Cara Hunter

Éditeur Bargelonne (2019)

En voilà un livre que j’ai beaucoup aimé de par sa problématique, son intrigue rondement mené. L’histoire débute comme un fait divers, une femme et son enfant sont retrouvés vivants dans une cave. Personne n’avait signalé leur disparition. Un lien avait une précédente affaire se dessine. L’inspecteur et sympathique Adam Fawley va enquêter et on va de surprise en surprise. Un excellent polar avec une bonne intrigue.

J’avais lu la première enquête de Fawley mais j’avoue avoir oublié le contenu ce qui n’a donc pas nui à cette lecture.

Un bon polar psychologique pour l’été.

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Radiations de Paul Merault

(2019)

Le problème des prix littéraires est que l’on s’attend toujours à de l’exceptionnel alors que l’on a simplement un bon livre. Ce fut le cas pour ce polar avec lequel j’ai passé un bon moment ! L’histoire est un peu tirée par les cheveux tout de même. On part de l’accident de la centrale de Fukushima pour tomber sur l’histoire d’un attentat terroriste de grande envergure. On va de Tokyo à Paris avec un zeste de sociétés secrètes, de complots.

Après c’est vrai que vu la profession de l’auteur, on s’interroge : et si il y avait du vrai? Et si ce n’était pas que de la fiction ?

Encore un bon polar à savourer sur la plage et qui ferait un excellent film !

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Copy Cat de Alex Lake

édition Pygmalion ( février 2019)

Coup de coeur !

L’histoire repose sur l’usurpation d’identité d’une femme par le biais de ses mails, de son Facebook, de ses réseaux sociaux. Du déjà vu ! L’angoisse de cette femme, je l’ai vécue. Sa peur, cette manière d’avoir la sensation de devenir folle, cette incompréhension.

Je n’en dis pas plus ! J’ai vraiment adoré ! Du suspense jusqu’au bout, et une impression dérangeante.

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La dernière chance pour Alex Ross de James Patterson

Coup de coeur !

J’adore les romans de cet auteur en particulier sa série avec Alex Ross ( quelques uns de ses livres ont servi de base pour des films cinématographiques) hormis le précédant que j’avais détesté ( surfait)

Celui-là met en scène Alex Cross aux prises avec un psychopathe complètement givré du nom de Thierry Mulch. La famille entière de l’inspecteur a été kidnappée. S’ensuit une course contre la montre.

J’ai vraiment adoré ce thriller, bien mené, avec la tension qui monte. À lire !

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Le maître des limbes Olivier Bal

Véritable coup de coeur !

Il y a des livres qui nous happent, que l’on n’arrive pas à quitter. Un thriller fantastique que je n’ai pas pu poser. Bref, un vrai régal !

Je ne savais pas que c’était un second opus et cela ne m’a nullement gêné. J’ai plongé dans cette histoire passionnante, fort bien documentée.

Une histoire qui parle de rêve où la question essentielle se pose :

Que se passe-t-il réellement lorsque vous vous endormez ? Quand vous plongez au cœur de vos rêves, êtes-vous certain de ne pas être manipulé ?

Il existe, aux quatre coins du monde, certains individus dotés d’une incroyable aptitude : ils peuvent contrôler les rêves des autres.En tentant de percer le secret de nos songes, plusieurs personnages vont faire une découverte qui pourrait changer à jamais le cours de l’histoire. Lee, une journaliste, enquête sur le virus du Marchand de sable, une étrange épidémie qui ne touche que des enfants.

Gabriel, un adolescent narcoleptique isolé des autres, a la sensation qu’il peut visiter et modifier les rêves d’inconnus.

James, à la tête de l’empire pharmaceutique ONIR, poursuit en secret des expériences débutées trente ans auparavant…

Tandis que la CIA et la NSA se mènent une guerre secrète pour obtenir le contrôle des Limbes, au plus profond de leur sommeil, nos héros devront choisir leur camp. Une bataille se prépare, car qui contrôlera les rêves, contrôlera le monde.

 

Ce livre est tellement bien fait que j’ai fait corps avec les personnages, touchant leurs rêves, leurs émotions, détestant certains par moment, adorant d’autres.

Je ne suis pas une adepte du genre fantastique et franchement j’ai adoré !

 

« Nous irons extraire les graines de la colère au coeur même des songes. »

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Le masque de la mort de David Gemmel

Édition : Bargelonne ( mai 2019)

 

Voilà un livre extrêmement bien écrit, dans un vocabulaire raffiné ( ce qui est de plus en plus rare de nos jours où on ne voit que des phrases comportant un sujet et un verbe). J’ai beaucoup apprécié également le personnage principal et « enquêteur » qui pour une fois est un journaliste et non un policier, Jeremy Miller, le type imbu de lui-même mais qui au final a un coeur en ot.

Derrière cette analyse, des meurtres, un tueur caché derrière un masque, une vieille femme voyante, tous les ingrédients pour faire une bonne lecture. Seule la fin laisse un peu à désirer …

En dehors du côté policier, l’auteur écrit de belles réflexions …

 

« Quand vous humez le parfum d’une rose, vous faites l’expérience de la beauté. Mais si vous regardez cette fleur en pensant que, dans peu de temps, elle ne sera qu’un amas de pétales flétris, elle perdra toute sa beauté. Profitez de l’instant présent. »

 

« Le problème fondamental réside dans l’estime de soi. Quand on se regarde dans un miroir, on a besoin d’être fier de ce que l’on voit. »

 

«  Le bonheur est toujours temporaire comme les saisons. »

 

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VINDICTA de Cedric Sire

 

Fan de Sir Cédric, il a fallu qu’il change de nom et d’édition pour ce nouveau polar et je suis loin de l’avoir trouvé extraordinaire.

Des phrases courtes, des coquilles nombreuses, une histoire à peine crédible, très décevant ! On est bien loin de « fièvre de sang » ou « l’enfant des cimetières »

Un livre cher qui n’existe pas en numérique. Vu la publicité, je m’attendais à beaucoup mieux!

Aprés un braquage, 4 jeunes provoquent la mort d’une enfant. Commence alors la VINDICTA! Un tueur va semer la mort et le chaos pour venger l’atroce drame. Rien ni personne ne peut l’arrêter; à part peut-être Olivier Salva, flic témoin du casse.

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COGITO de  Victor Dixen

Par hasard je suis tombée sur ce livre sans savoir de quoi il retournait.

C’est un roman d’anticipation, plutôt dédié aux jeunes quoique … le thème reste d’actualité voire fait tout de même bien peur ! Mais je n’ai pas pu le finir. J’ai vraiment trop de mal à me mettre dans la peau d’une ado même si c’était bien écrit. J’ai tenté … par contre les youngs adults s’y retrouveront.

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Le testament noir de Jean-Luc Aubarbier

City édition ( paru en 2017)

Un bon livre à lire extrêmement bien documenté. J’ai vraiment apprécié car j’ai appris beaucoup de choses ( et pourtant je ne suis pas ignorants du sujet) sur la seconde guerre mondiale côté Proche Orient et Afrique du nord.

L’histoire quant à elle est reste simple, avec en avant plan un couple franc-maçonnique. Ce n’est pas le polar du siècle, mais c’est ce que j’appelle un polar-politique vraiment intéressant côté documentaire. Je serai donc curieuse de lire un autre livre du même auteur.

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La punition de Cathy König

Une sorte de thriller qui n’en est pas vraiment un.

Voilà un roman qui débutait fort, seulement  voilà, l’intrigue s’est amenuisée au fur et à mesure des pages, avec une chute pas vraiment crédible. Très décevant ! J’ai lu jusqu’au bout, mais sans conviction. Je m’attendais vraiment à beaucoup mieux !

 

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Abigael messagère des anges de Marie-Bernadette Dupuy

Découverte de ce roman, le premier d’une sage d’une auteure totalement inconnue dont je découvre le premier ouvrage. Le style est raffinée, un peu comme Michelet, à l’ancienne. L’histoire est jolie, mais les connotations religieuses, un peu ésotériques ( et pourtant je suis une fan d’ésotérisme) m’ont un peu beaucoup gênées. Beaucoup trop de prières tout le long du livre, de lien avec la spiritualité alors que le sujet par lui-même aurait pu être traité avec plus de force. Par contre, j’ai bien aimé par contre le côté historique, la seconde guerre même si ce ne fut qu’une toile de fond.

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Lésions intimes de Christophe Royer

Taurnada éditions

( un service presse)

Le livre commence fort ! Excellent prologue. On est immédiatement plongé dans une scène digne d’un bon scénario de film. Au passage, tout le roman ferait un très bon film !

Un meurtre au caractère particulier, une collègue de la police retrouvée morte, accident ? meurtre ? Le ton est donné ! Le capitaine Lesage, avec son coéquipier, se retrouve aux prises avec une des branches de l’organisation « Gorgona », à caractère un peu louche où se pratiquent des soirées libertines d’un genre un peu particulier et des pratiques extrêmes. Des enquêtes se recoupent, tout cela bien ficelé avec un rythme à couper le souffle. J’en profite pour souligner l’excellent travail de recherche sur l’univers parisien de la nuit.

http://rougepolar.unblog.fr/2019/08/21/un-livre-a-decouvrir/

 

Et peu importe ce qui arrivera de Mélanie Bergeron

Roman ( 2019)

Un petit livre qui se lit en moins de deux heures sur la mort, étrange livre, sur lequel je n’ai pas grand chose à dire car il n’y a pas vraiment d’histoire, et surtout une fin qui me laisse perplexe. Ce n’est pas un livre que je recommanderais mais peut-être simplement parce que ce sujet a déjà été vu et revu et qu’il n’apporte aucune originalité. Je ne le conseille pas.

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Le couteau de Jo nesbo

(Août 2019)

Une superbe découverte !

J’aime beaucoup cet auteur du grand froid et en particulier son inspecteur Harry peut-être un peu caricatural mais qui me fait penser à Harry Bosch de Connely. ( amusant de constater qu’ils ont le même prénom). C’est un bon polar, bien écrit (comme souvent les polars suédois), pas de dialogues et de grossièretés à outrance, j’apprécie !

L’histoire :

La femme de sa vie l’a quitté et Harry a recommencé à boire. Il a certes réintégré la police criminelle d’Oslo, mais est cantonné aux cold-cases alors qu’il rêve de pouvoir remettre sous les verrous Svein Finne, ce violeur et tueur en série qu’il avait arrêté il a y une dizaine d’années et qui vient d’être libéré. Outrepassant les ordres de sa supérieure hiérarchique, Harry traque ce criminel qui l’obsède.Mais un matin, après une soirée bien trop arrosée, Harry se réveille sans le moindre souvenir de la veille, les mains couvertes de sang. Le sang d’un d’autre. C’est le début d’une interminable descente aux enfers : il reste toujours quelque chose à perdre, même quand on croit avoir tout perdu.

 

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( 15 août, 2019 )

Pourquoi est-ce que j’écris rarement des romans d’amour ?

Avant tout auteure de polars, il m’arrive de titiller la plume et d’écrire des histoires d’amour seulement selon certains retours, mes romances ne sont plus au goût du jour  (sic !) dit par une DC romance, trop bien écrites venant d‘une éditrice d’ une grosse édition (re-sic !). Il semble que pour qu’une love story fonctionne avec les jeunes, une écriture bâclée soit indispensable. Hum … déjà je ne trouve pas que mes histoires soient terriblement bien écrites alors les réduire à du vocabulaire « young », j’ai du mal. Comme md l’a fait remarqué un comité de lecture à qui j’ai demandé des approfondissements , on n’écrit pas : « ils ont fait l’amour » mais « ils ont baisé », « ils se sont aimés » dire « ils se sont kiffés » Et surtout, il faut mettredes « chiant, con, fais chier » dans letexte ! ( re-re-sic !) Alors j’ai bien du mal à mes fondre dans ce moule. Je déteste cette vulgarité !  Un autre retour d’une édition romance très connue m’a léché les bottes en me disant que j’avais un vrai style et des idées de qualité, mais que les romances classiques ( une femme qui aime un homme) étaient devenues obsolètes et que je devais refaire tout mon manuscrit dans ce sens. Aujourd’hui, on n’écrit que de la homoromance. Comment dire ? Je n’ai rien contre seulement c’est un sujet que je ne maîtrise pas.

Je suis moi-même une lectrice très difficile concernant les romances et rares sont celles qui m’ont vraiment touchées, peut-être justement parce que toutes semblables.

Pourtant, j’aimerais vraiment écrire une romance sans clichés, sans tomber dans la dérive moderne style After, juste pour travailler vraiment une écriture de style qu’est l’amour. Je n’ai pas envie justement de tomber dans la romance facile où tout finit à la « il était une fois », où rien de dramatique n’arrive, où le gentil gagne toujours parce qu’il a de vrais sentiments, simplement parce que dans la vie, cela n’existe pas, et qu’aimer est une des plus belles choses qui existe au monde si on accepte de se laisser emporter.

Alors peut-être vais-je m’y remettre, même si mon style est ringard, même si je proscris les grossièretés, simplement parce que l’amour, il faut continuer à en parler, à le faire danser avec tous les verbes de la littérature même si les jeunes préfèrent des grossièretés !

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( 5 août, 2019 )

Pourquoi le monde de l’édition se transforme-t-il ?

Suite à mes derniers articles sur l’édition, voilà une question qui revient souvent avec son cortège de plaintes et de détracteurs. N’en déplaise à certains, on ne vit plus à l’ère des Bisounours. Tout change, même le monde du livre. Alors avant de critiquer publiquement ou plus sournoisement un éditeur ou le fonctionnement d’une édition (souvent des critiques d’auteurs frustrés d’avoir été refusés ou de n’avoir pas eu les honneurs escomptés), il faut regarder la société d’aujourd’hui. Tout d’abord et c’est important simplement parce que le monde change à cause du livre numérique qui est de plus en plus en vogue de par son coût ( autour de 2,99€), sa facilité de stockage et sa diversité. Hormis les inconditionnels du papier, il en reste, nombreux sont ceux, en particulier les jeunes générations, qui ne lisent plus que sur leur Smartphones, et n’en déplaise aux mauvaises langues, c’est une bonne chose, car l’important reste la lecture ! Si on peut amener des jeunes à lire par ce biais, c’est une révolution positive.

Chaque année, on annonce que le livre papier est en baisse, et pourtant certains auteurs continuent de fustiger une édition qui ne vend pas, une édition qui n’investit pas assez sur le papier. C’est comme si on vous demandait à vous de mettre votre salaire dans des actions à risque, avec quoi payeriez-vous ensuite votre loyer ?

L’homme veut tout, immédiatement, sans empathie, sans concession.

Et on s’étonne que le monde tourne mal?

Je ne pense pas que le livre papier soit vraiment en danger, surtout dans un avenir où l’électricité sera peut-être restreinte. Je pense juste qu’il faut s’accommoder aux deux. Transformation ne veut pas dire échec. Juste évolution.

Lorsque les médiathèques se sont ouvertes, les gens criaient au scandale des livres qui étaient prêtés. Aujourd’hui, nul ne se permettrait de critiquer un lecteur qui s’approvisionne à une bibliothèque chaque semaine, et pourtant que de droits d’auteur perdus ! Tout comme qui viendrait à lyncher une personne qui lance un livre voyageur ( système très à la mode depuis une dizaine d’années) ? Par contre, un lecteur qui va partager un epub à un tiers se retrouve insulter sur un groupe avec violence. Quelle différence avec un livre papier prêté de main à la main ? Le monde du livre se transforme, la manière de lire également, malheureusement les mentalités restent bien figées !

Pour conclure ( et cette conclusion n’engage que moi), je pense que ce ne sont pas les éditeurs qui sont à montrer du doigt, car beaucoup font ce qu’ils peuvent avec les moyens qu’ils ont ( et notre gouvernement n’aide pas beaucoup !). Ce serait plutôt les géants comme Amazon qui sont un vrai danger pour les éditions. Sans oublier, le milieu de l’autoédition qui reste en constantes progressions, et même si les romans sont de moins bonnes qualités, interrogez les lecteurs du métro, voys constaterez que les fautes, ils s’en moquent ! Ce qu’ils veulent c’est de la lecture facile pour que le trajet passe plus vite. Au passage, je viens d’abandonner un excellent polar criblé de coquilles d’un grand écrivain français publié dans une maison d’édition connue. Alors que cesse aussi cette critique des « petits » ! Lui, je n’ai vu aucun commentaire négatif à se poser encore la question sur cette histoire de commentaires sur Amazon qui détruit volontairement bien des livres ( mais c’est un autre sujet)

Peut-être, quitte à faire hurler les auteurs frustrés, pour sortir la tête de l’eau, les ME ne devraient miser que sur un nombre restreint d’auteurs, ceux qui ont un vrai potentiel, ceux qui ont une vraie chance d’être lu ? Pas juste ? Simplement selon moi un retour aux éditions d’antan. Offrir une chance à tous les auteurs d’être lus ne veut pas dire investir sur tous les ouvrages. Ce serait la fin assurée des ME.

Mais une fois encore, cela n’engage que moi …

 

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( 13 avril, 2019 )

Comment un auteur trouve-t-il son sujet ?

Pas simple lorsque l’on est auteur de trouver un thème nouveau, des personnages qui n’ont pas été déjà inventés. Écrire est facile, par contre, trouver une histoire qui sort de l’ordinaire l’est beaucoup moins. Parfois, j’ai l’impression quand je débute un manuscrit que tout a déjà été écrit, qu’il n’y a plus rien à raconter. Et puis, soudain, le déclic se fait souvent au hasard d’une conversation. Ce sera cette personne qui va raconter une anecdote que je vais écrire dans un carnet, ce sera une publicité à la télévision qui va déclencher une intrigue, ce sera simplement un rêve dont on va garder les traces au réveil. Je ne sais pas comment tous les auteurs procèdent, mais en ce qui me concerne, je ne fonctionne qu’à l’intuition, qu’au feeling, notant, rayant, recommençant sans relâche. Parfois mes sujets restent des années dans un vieux carnets que je retrouve des années plus tard. Alors, après avoir relu mes mots, je décide de les garder ou de les jeter. Parfois, je vais y penser jusqu’à ce que les phrases se dessinent, se forment comme pour devenir vivantes. C’est ainsi que va naître ou pas un futur roman, juste un hasard, peut-être … Des idées ? Elles frissonnent en ce moment, s’imposent sur la pointe des pieds, égratignent le papier sans trop oser s’avancer, mais je sais que cet été, avec violence les mots vont jaillir et l’encre noire glissera de nouveau sur le papier …

 

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( 14 mars, 2019 )

Comment naît un manuscrit ?

Une étincelle, un mot ou une phrase entendus, et c’est l’évidence ! On sait, on en est sûr, on tient le sujet du siècle. La naissance d’un roman est identique à celle d’un enfant. La gestation va se faire, peut-être pas durant neuf mois, mais durant quelques semaines. On hésite. Est-ce que cela pourrait avoir un intérêt ? Est-ce que l’idée n’est pas trop « nunuche » ? À l’inverse, n’est-ce pas trop polémique ?

On tâtonne. Selon les personnes, on va sculpter ensuite les personnages. Pas facile de trouver « les bons personnages » qui vont coller exactement à notre roman. Il ne faut pas qu’ils soient trop caricaturaux, mais il ne faut pas non plus qu’ils soient trop ordinaires. Avec le temps, j’ai découvert que, bien plus que le physique, les lecteurs s’attachent à la vie des héros, à leurs états d’âmes, à leurs souffrances, peut-être pour s’y retrouver un peu. La naissance d’un manuscrit peut naître aussi à partir d’un personnages. Ce fut le cas lorsque j’ai écrit « Juste une Seconde ». J’avais le personnage de Nadia en tête, cette femme victime d’agoraphobie qui va se retrouver une victime d’un attentat. Contrairement à mes polars où je commence par tout miser sur l’intrigue, je suis partie de l’humain pour en faire une histoire.

Un manuscrit peut donc naître de mille façons différentes, un mot, je le redis, entendu, une image qui va provoquer une série d’idées qui vont se façonner en ancrage, un personnage qui va être mis au monde afin de pousser son premier cri.

Par contre, je me refuse à me fondre dans une ligne éditoriale qui m’imposerait d’écrire, de refaire parce que « cela se vend ». Ce serait un peu comme saupoudrer une recette et de rajouter trop d’épices parce que c’est à la mode ! Il faut laisser juste sa plume courir et ne pas vouloir à tout prix publier immédiatement ! Il faut laisser le temps au temps …

Au fond, peu importe les raisons qui vont permettre cette émergence d’idées, l’important reste cet acte d’écrire, tellement important, unique pour chacun, mais qui reste le signe d’une société libre.

 

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( 6 mars, 2019 )

Pourquoi trop souvent, on n’ose pas dire que l’on est auteur ?

 

Tout comme de nombreuses personnes avec qui j’ai discuté dernièrement sur ce sujet, en société, je peine à dire que je publie des romans, comme si c’était un peu honteux. Est-ce la peur de capter une lueur ironique dans le regard de l’interlocuteur ou simplement une certaine pudeur ? Ou un désir de conserver ce « secret » pour me préserver moi-même ?

Personnellement, écrire n’est pas pour moi un métier, d’abord parce que je n’en vis pas, que mes droits d’auteurs sont si maigres qu’ils ne servent qu’à faire plaisir à ma famille, mais surtout je ne porte pas sur mon front l’étiquette « écrivain » et je n’ai aucune envie de la porter un jour. J’ai fait des études, j’ai une profession pour laquelle j’ai donné des années de mon existence, beaucoup d’énergie, alors que pour moi, l’écriture n’est juste qu’un simple passe-temps, un moment de plaisir. Je n’écris pas pour prendre une valise et promouvoir mes bouquins à travers le monde, ni pour voir mon nom en lettres d’imprimerie sur une affiche, cela me rendrait dingue et me ferait certainement perdre mon inspiration. J’aime rester dans l’ombre. Je n’aime ni les salons ni les dédicaces, juste mon petit cocon familial douillet.

 

Après, il existe de véritables raisons pour lesquelles certains auteurs rechignent à parler de « leur profession », dont la principale est ce regard que pose les autres dès que l’on admet que l’on écrit. Énoncer que l’on est capable d’inventer des histoires, c’est un peu se retrouver cataloguer dans le registre « artiste », « dérangé », « hors norme ». Publier des albums pour enfants, l’auteur se retrouve dans le registre « infantile ». Combien de fois, ai-je entendu lors de réunions littéraires en médiathèque qu’un auteur jeunesse n’était pas un vrai écrivain ! Écrire un roman érotique n’est pas mieux ! Si vous êtes une femme, vous vous retrouvez directement mise dans la case «  fille facile ou filles fantasque ». Et je ne parle même pas de certains lecteurs bien pensants qui vont cracher sur les auteures de romances amoureuses comme celles de la collection Harlequin. Et pourtant ! Il n’y a pas de « petits livres » comme de « petites lectures ».

 

Je m’insurge contre ces stéréotypes réducteurs. Nous sommes de nombreuses plumes à publier sous pseudo lorsque nous nous heurtons à des critiques trop virulentes.

J’écris depuis toujours, depuis mes treize ans, j’ai débuté véritablement l’écriture par des nouvelles « un peu cruches » comme diraient certains, il y a plus de dix ans ainsi que par des nouvelles érotiques, mais je n’ai jamais osé les envoyer autrement que sous pseudo. J’ai même eu une nouvelle qui fut extrêmement bien placée au Canada, mais personne ne l’a su ! Imaginez un peu la réaction de parents d’él apprenant que l’enseignante de leur enfant écrivait des histoires coquines ! Un pas et les gens mélangent l’histoire et l’autobiographie,  alors que je n’écris jamais rien d’autobiographique. J’ai tellement donné dans la délation gratuite, que j’ai mis une croix sur ces styles littéraires

Alors, non, en société, je ne parle jamais ni de mes livres ni de mes peintures, je me contente de rester dans une conversation classique souvent liée  à l’enseignement, mon véritable métier, permettra également de nombreuses critiques également , mais j’y suis habituée ou j’écoute les autres, simplement. Je garde pour moi mon jardin secret afin de simplement ne pas perdre cette petite flamme que j’essaie de préserver au maximum, la magie de l’inspiration.

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( 3 mars, 2019 )

Faire une croix sur une personne …

Petite, je me demandais toujours ce que voulait dire « faire une croix sur quelqu’un », comme s’il suffisait de prendre son crayon et de dessiner une croix sur la tête d’une personne pour qu’elle disparaisse. Adulte, j’ai eu envie de m’intéresser à l’histoire même de cette phrase. Il semblerait que cette expression date de la moitié du XIX, des vestiges du Moyen-Âge où les individus faisaient le signe de croix sur le dos d’une personne pour symboliser le renoncement ou la séparation définitive.

 

Dans la réalité, faire une croix, c’est renoncer définitivement, c’est s’autoriser à mettre le mot fin même si on reste attachés, c’est surtout couper le ruban des souvenirs. J’ai l’impression que trop souvent, nous restons dans une bulle de « culpabilité », comme si faire un pas en avant pouvait nous nuire, comme si on devait rester scotchés à cet autre qui pourtant nous a fait du mal. Toutes les personnes victimes de pervers narcissiques savent à quel point c’est compliqué de dire « non » simplement parce que l’autre nous a entraînés dans une histoire où règne la peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d’être la cause de l’échec, etc

Alors on se raccroche aux souvenirs, comme si, eux, pouvaient nous sauver. Malheureusement, ce n’est pas simple, car l’autre, qui n’est au fond qu’un manipulateur, va jouer sur nos cordes sensibles comme s’il inventait une musique sur une harpe.

Mon prochain roman sera certainement sur ce sujet qui me tient vraiment à coeur, simplement parce que malheureusement la vie n’est pas un roman, que le mot fin ne se fait pas toujours en douceur, et que dans la vie, c’est parfois les méchants qui gagnent.

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( 24 janvier, 2019 )

L’écriture et son inspiration.

Comment ne pas vous remercier, vous qui lisez régulièrement mon blog, me félicitant pour le genre différent de mes articles. Facile, dirais-je, car la vie est tellement pleine de sujets, et un article reste au final très court, ne nécessitant ni recherche ni photos. Bien plus difficile est l’inspiration pour écrire un manuscrit. J’ai beaucoup d’idées gravées pour mémoire sur mes petits carnets, mais cela ne suffit pas toujours. Les idées, c’est une chose, les mettre en vie en est une autre, mais pour cela, il faut du temps, beaucoup de temps. Autoriser sa plume à s’envoler, c’est accepter de passer par des périodes de vide, car un manuscrit ne s’écrit pas comme un article, sur un coin de table. C’est aussi gratter des lignes sur un sujet de roman, puis passer à un autre, sans se demander à quoi tous des « bouts d’histoire » pourraient servir. Car ce n’est pas le but. Seule l’importance des mots compte.

Écrire un livre, ce n’est pas non plus rentrer dans un moule où tout est figé, ni se forcer à adopter les normes littéraires au goût du jour. Écrire, c’est simplement suivre ses envies, sans s’imposer d’obligations ou de contraintes, sans se brusquer, simplement écrire, parce que sinon les mots vont se chamailler et ils ne voudront plus jamais jouer ensemble. :

 

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