( 25 juillet, 2020 )

Mon parcours …

Publier nécessite une grande confiance en soi que je n’avais pas. J’ai toujours écrit depuis que j’ai tenu un crayon comme certains dessinent,que ce soit des poèmes, des lettres, des journaux ou des « historiettes », mais seuls mes intimes pouvaient y avoir accès. N’ayant pas fait des études poussées en littérature, je n’osais pas, par crainte de décevoir. Pourtant, j’avais conscience, faute d’avoir un don, de détenir au moins une plume facile, un héritage de mon papa et de mon grand-père, qui tous deux maniaient les mots avec grâce. Et puis parfois, il suffit de presque rien, un échange intense, une sensation d’être poussé par un vent positif, et on ose. D’abord timidement avec des romances de juste quelques pages, puis l’enthousiasme  étant contagieux, des manuscrits se sont dessinés. C’est fabuleux cette sensation de naître une seconde fois, de pouvoir se sentir « libre » d’exister au travers juste des mots imaginés. Je serai toujours éternellement reconnaissante à la personne qui m’a permis de ne plus avoir peur de mes mots, même si cette avancée s’est ensuite enlisée dans un imbroglio digne d’une série B. Peu importe aujourd’hui, rien ne pourra m’ôter cette réalité : je suis une auteure et je suis lue.

Mon premier polar fut construit, grâce à la ténacité de collègues, une sorte de roman collégial où chacun donnait son idée. Je n’ai jamais eu l’entière mérite de cette histoire qui est sortie chez Edilivre, une édition alternative où j’ai rencontré mon lectorat. Seuls Adelyse et Antoine sont « mes » personnages, les autres, je les dois à ces « coachs » de la pause-récré. Qu’est-ce qu’on a pu rire en écrivant ce livre !

S’en sont suivis d’autres polars écrits cette fois seule, puis repérée par une petite maison d’édition qui a eu un coup de coeur pour la série des Carlas, une pure romance où je traitais des sujets forts comme la mort d’un enfant, la maladie, la perte d’un père, la trahison, l’amour. J’ai eu l’immense honneur de faire mon premier salon de Paris, un rêve de gosse, assise timidement aux côtés de la grande chanteuse Sapho. La sensation de rentrer dans le monde des « grands ».

J’ai ensuite sorti « Hashimoto, mon amour » dont les ventes ont flambé, toujours très entourée par l’éditrice et l’attaché de presse, Pierre C. Ce fut une magnifique aventure qui s’est terminée lorsque l’édition a dû fermer.

Mes romans policiers furent alors repris par une autre édition Évidence éditions, chez qui j’ai également publié le remake « d’Hashimoto mon amour » sous le titre « Maladies Thyroïdiennes dévoreuses de vie. »  qui fera l’objet d’un article spécial dans le célèbre Santé Magazine d’octobre.

Et puis, j’ai eu envie de ressortir un vieux manuscrit poussiéreux, « Juste une seconde » en autoédition ( par paresse de chercher un éditeur) et qui ne cesse de voir ses commentaires positifs grimper.

 

https://www.amazon.fr/Juste-une-seconde-Sylvie-GRIGNON-ebook/dp/B0773THGQC/ref=nodl_

 

J’ai égalé fait peau neuve avec un autre manuscrit qui fut accepté dans une nouvelle édition, Souffles Littéraires, et qui sortira au dernier trimestre 2020.

J’ai également sorti en accord avec EE mon dernier polar chez Edilivre, le dernier des derniers de la série des Antoine et Adelyse AMBRE.

 

https://www.amazon.fr/Ambre-Sylvie-Grignon-ebook/dp/B08C68GFM7/ref=sr_1_3?dchild=1&qid=1595597532&refinements=p_27%3ASylvie+GRIGNON&s=digital-text&sr=1-3&text=Sylvie+GRIGNON

 

Et puis, parce que les mots doivent avoir un sens, même si certains de mes écrits furent détournés, voire retournés contre moi, il n’en demeure pas moins que mon but fut toujours d’apaiser les douleurs. Ainsi est né « Elle s’appelait Simonne. Elle s’appelle la DCL », un livre destiné aux aidants, aux malades, un livre pour elle, ma petite maman. Ce livre autoédité verra un minimum de un euro reversé par vente à l’association des aidants ( que ce soit en vente directe, cadeau, broché ou numérique). Un moyen de donner un sens à un non-sens.

 

https://www.amazon.fr/Elle-sappelait-Simonne-sappelle-DCL-ebook/dp/B087G1QTBZ/ref=sr_1_1?dchild=1&qid=1595597532&refinements=p_27%3ASylvie+GRIGNON&s=digital-text&sr=1-1&text=Sylvie+GRIGNON

 

Au final, je ne retiens du passé que cette immense bonheur d’être auteure ! Depuis fin 2013, je surfe sur ce bonheur tout comme celui aujourd’hui d’avoir du temps pour me consacrer à mes passions. Très lucide, je sais que je ne serai jamais milliardaire, mais je m’en moque. Je suis RICHE de tellement d’expériences fabuleuses et de plein d’autres àvenir ! Et à l’encre, j’ai aujourd’hui ajouté le pinceau, alors oui, elle est diaboliquement belle la vie !

 

 

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( 29 mai, 2020 )

Pourquoi je n’écrirais pas sur le Covid

Que d’auteurs sont en train d’écrire sur le Covid, de la roman au thriller. Je sens que la prochaine sortie littéraire sera sous le signe du virus ! Et bien ce sera sans moi ! Je n’écrirais pas sur le Covid et je ne lirais aucun livre sur ce sujet, simplement parce que j’en ai déjà assez de ces articles sur le sujet, de ces groupes qui frisent le sectarisme, de cette agressivité sous jacente. Je n’écrirais pas sur le Covid parce que faire un manuscrit sur le sujet qu’il soit drôle, romancé ou policier ne serait pas conforme à mon mode de pensées. Je n lirais pas sur le Covid parce qu’il y a tant de merveilleux livres à lire que je préfère choisir des ouvrages qui ne m’apportent pas de souvenirs difficiles, car en zone rouge, ce Covid, on en a bavé et même si c’est un exutoire, il nous convient à tous de nous protéger. Et puis entre nous, j’ai tellement d’autres jolies choses à écrire

 

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( 22 mars, 2020 )

L’encre qui sèche dans l’encrier.

Autant ma plume continue à fonctionner pour mes articles quotidiens, autant j’avoue que depuis le début du confinement, elle sèche un peu. J’étais pourtant à fond dans mon nouveau manuscrit, « avant », car il y a bien un avant. Pourquoi cette inspiration bien partie s’est-elle partiellement effritée ? Tout simplement parce que je partage mes journées avec ma famille et mes moments d’écriture se trouvent donc limités.

Peut-être aussi parce que le sujet de mon roman se trouve à des années lumières de ce Covid-19 et de l’angoisse qu’il propage, et que je n’ai nul envie de faire entrer une énergie négative dans un de mes manuscrits.

Si je survis à cette Pandémie, j’espère juste que l’encre n’aura pas trop séché et que je pourrais reprendre sans souci le cours de mon histoire.

Cette accalmie me permet de lire beaucoup plus que d’habitude.

À l’inverse, je vois beaucoup de lecteurs en panne d’envie de lire certainement ressentant des sensations identiques aux miennes et qui s’en inquiètent.

La situation actuelle est inédite, imprévisible et difficilement contrôlable.  Même si l’encre sèche un peu dans l’encrier, l’important est que la solidarité ne sèche pas dans nos coeurs.

 

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( 26 février, 2020 )

Un recueil de nouvelles à découvrir

La maison au bout du monde et autres nouvelles de Odile Marteau Guernion

Édition Le lys Bleu

Je ne suis pas une lectrice de nouvelles. Je dirais même que je déteste cela ! Heureuse surprise en découvrant celles d’Odile Marteau Guernion.

Je ne dis pas que j’ai eu un coup de coeur pour toutes, mais presque, en tous les cas ce roman m’a subjuguée.

J’ai eu un vrai coup de coeur pour la maison au bout du monde, la plus longue, dont l’histoire m’a captivée jusqu’au dénouement final. Je suis restée sous le charme du texte « le bateau de ses rêves. » une nouvelle terriblement poétique qui se serait prêtée au pinceau.

Savoureuse, la nouvelle « Sam le rêveur » qui aurait pu faire un excellent sujet de polar ! Tout comme « Quand la nature s’emmêle » ou « L’enfant si rare » qui auraient pu être les prologues de dystopie …

Un petit livre à découvrir, idéal pour les personnes âgées qui ne peuvent se souvenir d’une histoire sur des centaines de pages ou pour bouquiner cet été sur la plage.

Un livre bien écrit, avec un style rythmé, et surtout des nouvelles bien différentes !

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De quoi m’avoir fait changer d’avis sur l’univers des nouvelles !

( 19 janvier, 2020 )

L’érotisme est-il un passage obligé en littérature ?

Une fois encore je vais aborder un sujet récurrent, celui de ce genre littéraire qui inonde les pages facebook et cette question pertinente : un livre sans érotisme serait-il devenu un mauvais roman ? Je joue l’avocat du Diable !

J’aime à raconter cette anecdote datant de mes prémices en écriture. En 2011, j’avais vu passer une sorte de mini-concours canadien dont le sujet était : « une amitié qui s’enflamme. » Pour différentes raisons, j’avais trouvé le thème amusant.  La nouvelle s’appelait « Autopsie d’une amitié ».  Le retour fut le suivant : « Le texte est poétique, bien écrit, mais il manque au moins une fellation pour être accepté ! » Je tiens à préciser que ce n’était pas une nouvelle érotique qui était demandée ! Je n’ai pas continué la réécriture et abandonné le concours  même si avec une relation, on s’était amusés à introduire un axe érotique pour le fun . Malheureusement cette nouvelle fait partie des multiples écrits dérobés lors de mon piratage de 2012, et je n’en ai plus aucune trace, à mon grand regret car  je l’aurais mise en ligne pour avis.

La question est donc cruciale : faut-il « du cul » pour vendre ? Nous en discutons régulièrement avec un ami auteur qui se reconnaîtra !

Nous voyons éclore cette dernière décennie de plus en plus d’éditions qui misent principalement sur les romans érotiques ou libertins.  Phénomène de société ? Demande des lecteurs ?

Je m’interroge ! Il m’est arrivé de ponctuer quelques scènes légères dans mes romances ou polars mais est-ce que cela change quelque chose à l’intrigue ?

Je suis loin d’être coincée du popotin, mais franchement des romans uniquement axés sur le cul, cela m’ennuie ! Toujours suite à une discussion avec un ami auteur, nous avons plongé dans quelques uns « pour voir » et que dire ? Soit je suis trop vieille et j’ai trop vécu, soit le niveau littéraire de notre société est vraiment en baisse.

Quelques lignes dans un roman, pourquoi pas … après, je trouve, et cela n’engage que moi, que cela dénature l’essence même de l’écriture. Dans une belle histoire d’amour, la fille doit-elle automatiquement faire une pipe à son mec pour que la romance soit ovationnée ?

L’érotisme est-il donc un passage obligé ? Vos avis m’intéressent !

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( 16 janvier, 2020 )

Écrire

Lorsque l’on écrit depuis que que l’on n’est pas plus haute que trois pommes, on ne peut pas s’en passer. On écrit sur des carnets, sur des bouts de papier, sur son téléphone, on écrit partout dès qu’une idée se dessine, on la décortique sur le papier, on la transforme, on laisse dégouliner l’encre jusqu’à faire des taches. Peu importe au final ce que veulent dire les mots, l’important est qu’ils aient pu être posés sur le papier comme s’ils avaient fait corps avec.

Dernièrement, je lisais cette phrase : « Écrire, c’est redevenir le sujet de sa propre histoire. » Cela vaut surtout pour des autobiographies ou des journaux intimes, où on pose les mots pour se reconnecter à notre « moi ». Pour un roman, c’est plus compliqué. Un auteur expérimenté n’écrit pas pour relayer son histoire mais plus souvent pour faire passer un message ou simplement pour se faire plaisir.

Écrire, c’est agir, c’est continuer de vivre tout simplement au travers de personnages, de scénarios inventés, juste pour prolonger une réalité.

Se pose alors spontanément la question :  « Pourquoi écrire ? » Est-ce qu’un auteur s’interroge lorsqu’il écrit ?

En tant qu’auteur, je ne me suis jamais posé la question. Je n’ai jamais réfléchi au « pourquoi » parce que je n’ai jamais eu envie de connaître le « pourquoi », ne voulant conserver que le « parce que ».

Écrire a toujours été une évidence, un besoin de dessiner du rêve, tout comme lorsque je pose de la peinture sur une toile. J’écris pour donner des bouts de vie à mon imagination. En fait, j’écris pour partager mes mots, pour mettre des paillettes dans les yeux de chacun, pour allumer les étoiles le temps d’un instant.

 

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( 15 novembre, 2019 )

Cette deuxième chance.

 

Ah ! Cette seconde chance ! On en parle partout, on l’espère, on la rejette. C’est même le sujet d’un de mes romans « Juste une seconde » publié en 2017 et qui continue à avoir des lecteurs, peut-être parce que ce thème de la seconde chance est important.

Tout le monde espère une seconde chance tout comme tout le monde la redoute en même temps. Ce n’est jamais facile d’offrir une seconde chance, d’abord parce que l’on n’est jamais certain que cette seconde chance efface la douleur du passé, mais surtout parce qu’il faut beaucoup de courage pour tendre la main. Nous ne sommes pas dans une société très tolérante, très compatissante et surtout beaucoup trop habituée à juger les autres. Nous vivons dans un monde devenu interchangeable, où tout va trop vite, où tout se jette, tout se brade. Résultat, les gens se quittent sur un coup de tête, effacent les numéros de téléphone comme si c’était l’acte du siècle.

Accorder une seconde chance à celui qui parfois revient, c’est un peu passer un coup d’éponge sur un tableau sale, on a l’impression que le tableau est comme neuf, mais c’est rarement le cas. On ne peut pas donner une seconde chance à n’importe qui.

Certaines personnes ne peuvent pas changer. C’est triste pour elles. Heureusement, il existe de véritables secondes chances, celles du coeur, celles qui sont sincères. Alors parfois, on peut tendre la main, donner une seconde chance, tenter de dessiner un nouveau chemin tout en restant sur ses gardes, car comme je l’ai écrit plus haut, certaines personnes ne changeront jamais, et cette seconde chance peut faire beaucoup plus de mal que de bien. Tendre la main, oui, mais pas pour se la faire couper ensuite !

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( 5 novembre, 2019 )

Le doute, ce doute …

Quel auteur, quel artiste, ne se trouve pas régulièrement sujet au doute ? Cette désagréable sensation de ne pas avoir été jusqu’au bout, d’avoir raté ou d’être passé à côté. Le doute est un véritable poison qui peut emporter la personne la plus adorable dans des eaux sombres proches des abîmes. Même s’il est normal de douter, avec parcimonie, il est anormal de toujours douter, car ainsi on se met des chaînes qui entravent notre vie et dans l’art notre création.

Le doute est un manque de confiance en soi et certains s’en servent pour prendre le pouvoir. Je pense à ceux qui régulièrement dans le monde du livre vont démolir un roman avant même de l’avoir lu, juste sur une supposition aléatoire ou un titre pas assez alléchant. J’en ai rencontré des petits auteurs démoralisés simplement parce que leurs écrits avaient été qualifiés de « nuls », un mot qui me hérisse au plus haut point n’ayant jamais supporté en tant qu’enseignante que l’on pose cette étiquette à un gamin.

Alors le doute s’infiltre. Si je suis nul, pourquoi écrire ? L’autre a gagné !

J’en ai vu des langues de vipères sur les réseaux sociaux détruire des graines de génies simplement parce qu’eux n’avaient pas été capables de trouver « l’idée », des chroniqueurs affiliés à une maison d’édition prête à démolir le nouveau talent qui pourrait faire de l’ombre.

Heureusement, la majorité des personnes n’agissent pas ainsi et font tout pour que le doute ne s’installe pas.

Honte à ceux qui par un mot, un geste, volontairement induisent au doute. C’est un geste assassin !

Tout travail et toute oeuvre, que ce soit art ou d’écriture, ne doivent pas être totalement dénigrés. On a le droit de ne pas aimer. On n’a pas le droit de détruire les rêves des autres, juste celui de conseiller positivement.

 

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( 29 octobre, 2019 )

Publier sous pseudo

 

Voilà une question récurrente sur les groupes d’auteurs : pseudo ou pas pseudo, telle est la question ! Certains hurlent à l’imposture si vous osez dire que vous publiez sous pseudo, d’autres applaudissent. Une fois encore, je vais jouer en neutralité totale l’avocat du Diable.

La première raison pour publier un livre sous pseudo est le désir de conserver l’anonymat. Prenons l’exemple de Tartanpion qui est un monsieur extrêmement connu, célèbre, politique, et qui a le verbe facile. Il décide de publier un thriller. On peut imaginer l’impact si le livre sort sous son vrai nom. Le rapprochement, certainement illusoire, entre réalité et fiction. Le pseudo va donc inéluctablement lui garantir la paix, peut-être moins de popularité, mais un confort de vie.

Dernièrement, une personne travaillant dans une édition de renom avec qui j’ai eu un excellent contact m’expliquait que le pseudo était utile pour dissocier les genres.

Beaucoup de lecteurs vont cataloguer l’auteure sous un genre précis, et c’est très agaçant pour un auteur. Ainsi un auteur de thrillers qui va publier une romance a tout intérêt à le faire sous pseudo pour donner une vraie force au livre.

Récemment, on l’a vu avec Bussi qui a réédité un ancien roman « La dernière licorne » publié sous pseudo. Il n’avait pas voulu faire un mélange entre ses romans qui étaient au top de ses ventes et ce thriller-fantastique d’un genre différent.

De nombreux écrivains célèbres ont opté pour des pseudonymes à un moment de leur vie pour ce citer que Marguerite Yourcenar, pseudonyme de Marguerite Cleenewerck de Crayencour ou Michel Houellebecq, pseudonyme de Michel Thomas.

Il n’empêche que lors de la signature d’un contrat, l’auteur doit révéler à l’éditeur son véritable nom. Un auteur m’affirmait dernièrement que ce n’était pas une obligation. J’ai un peu enquêté sur le contenu juridique, et il semblerait que pour toucher des droits d’auteur, l’auteur ne puisse rester anonyme vis à vis de sa maison d’édition.

Par contre il pourra exiger la publication sous pseudo et dans ce cas, l’éditeur sera dans l’obligation de respecter ce droit. On peut voir que ce complexe anonymat peut engendrer des problèmes lors de séances de dédicaces. Qui va signer les livres ? L’auteur sous pseudo ? Dans ce cas, il ne sera plus anonyme !

 

Sujet donc très intéressant ! Choisir un pseudo, c’est vivre tranquille. Il est bon de rappeler que nous vivons à l’époque d’Internet et des réseaux sociaux où « une personne » peut facilement se faire « fusiller » si elle a déplu à un groupe ou à une maison d’édition. De ce fait, sortir un nouveau manuscrit autrement va permettre à ce même auteur de retirer l’étiquette négative parfois difficile à supporter.

C’est certain qu’à l’inverse, la mini-notoriété d’un roman qui a plu imposera à l’auteur de conserver « le nom » du premier ouvrage pour continuer l’engouement des ventes.

Au-delà de ces considérations, il est bon de rappeler que certains éditeurs imposent un pseudo. Une auteure de jeunesse-Fantasy s’est vu dans l’obligation de prendre un pseudo lors de la signature d’un contrat pour une série érotique. Deux genres opposés, avec des lecteurs d’un âge différent imposaient cette clause spécifique.

 

Jusqu’à maintenant, je n’ai jamais publié sous pseudo, utilisant mon patronyme parce que je voulais préserver mon travail. En pré-retraite, je peux de nouveau m’ouvrir sur une certaine liberté, sur des genres que je n’aurais jamais osé toucher. Alors l’idée du pseudo s’impose à moi. Je m’aperçois que je suis « connue » (même si le mot est un peu exagéré) par le biais de mes polars-couleur et souvent, je me demande comment serait accueilli un livre sous pseudo. Je trouve cette idée extrêmement tentante et riche. Une bonne analyse sociologique de l’impact d’un nom que l’on a déjà vu ou lu pour un lecteur.

 

En conclusion, selon moi, peu importe si on écrit sous pseudo ou pas. L’important est d’être fier de ses écrits ! Mais la tranquillité a aussi un prix, alors pourquoi pas ?

 

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( 23 octobre, 2019 )

L’envie d’écrire

UN JOUR … L’IMPRESSION DE RENAITRE

Il ne suffit pas de vouloir, il faut pouvoir et l’envie d’écrire est parfois aussi volatile que de l’éther. Il suffit parfois d’un mot, d’une remarque pour que les écrivains en herbe cessent d’écrire. Parfois à l’inverse, cela peut donner des ailes, des désirs de se surpasser.

Dernièrement, on m’a fait comprendre que plein de choses n’allaient jamais dans mes écrits, pas assez travaillés peut-être, pas assez fournis, je n’en sais rien. Que pouvais-je répondre face à une constatation certainement vraie si ce n’est que j’avais simplement perdu l’envie depuis de nombreux mois. Prise par ma maman, puis par son décès, l’écriture puriste m’est passée bien loin, si loin que l’envie s’était simplement envolée. Comment le savoir lorsque l’on croise des sourires par devant, des pics par derrière ! Fonctionnant différemment, je pose mes mots et je revendique le droit de penser autrement. Est-ce un crime de leste majesté ?

Je sais ce que certains vont dire, je n’ai pas toujours perdu l’envie puisque j’écris quotidiennement mes articles. C’est vrai et là encore, je le redis, je ne suis là que pour jouer l’avocat du Diable et rien d’autre, faire réagir, susciter une réflexion, une envie.

Contrairement à beaucoup, je ne porte pas de masque. Ce que je pense, je suis. Ce que j’énonce, je l’ai vérifié. Ce que je dis n’est pas sujet à interprétation. Je ne vise personne, ne parle pas sur le dos des autres, simplement parce que j’ai passé l’âge de ces bêtises.

Une fois encore, vous vibrez à la même énergie que moi, tant mieux, on continue ensemble. Une note résonne mal entre nous, on change de partition. Inutile de faire une mauvaise chanson. Inutile d’en prendre ombrage, je n’ai pas le temps de m’attarder sur les états d’âme de ceux toujours prêts à pinailler, à critiquer, à relever la moindre coquille dans un texte. Je ne m’arrête pas à cela en tant que chroniqueuse ni lectrice, et avec ma casquette auteure, j’ai toujours fait confiance aux équipes qui m’ont accompagnée quelque soit l’édition.

Je le redis : il ne faut pas perdre définitivement l’envie d’écrire, s’en éloigner parfois, oui, histoire de simplement reprendre son souffle.

Je suis passée par une phase où j’avais perdu l’envie peut-être parce que j’en avais trop fait, treize livres en quatre ans, ce n’est pas rien, un besoin vital, mais peut-être trop vite, aussi parce que je ne me sentais pas libre de poser les mots qui venaient ( les soucis familiaux créent de lourdes entraves), peut-être aussi parce que j’avais découvert le dessin et le plaisir de manier un pinceau ( une façon autre d’écrire).

 

Ces vacances m’ont permis de me poser, de ne pas m’enliser face à certaines critiques, d’en prendre note car toute remarque est constructive, et de tracer la ligne de mes prochains écrits. Soudain, les mots se délient, les trames se jouent, l’avenir se dessine autrement … la biographie de ma maman et de sa fichue maladie qui s’est finalisée sur le papier ( reste à mettre au propre) grâce à l’aide fabuleuse reçue, un album pour enfants qui avance, un roman qui s’amorce, un thriller ( attention, pas un polar), je vais sortir de ma zone de confort, une idée de thriller qui tape au carreau.

Il a suffit d’un mot, d’une remarque, peut-être pas très gentille, mais peu importe, pour que tel un souffle, la magie de l’inspiration revienne, celle que j’avais à mes débuts à l’époque de Carla.

Alors non, je n’ai pas cessé d’écrire ! J’avais juste ralenti mon rythme pour mieux rebondir, autrement, simplement, complètement !

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