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( 21 mars, 2022 )

Reconnaissance des maladies thyroïdiennes : les raisons

Comme le temps passe … cela fait huit ans que j’ai commencé à écrire pour aider les malades de la thyroïde, parce que j’étais moi-même malade, parce que je souffrais de cette intolérance médicale. J’ai donc écrit « Hashimoto, mon amour » un minuscule recueil qui a beaucoup aidé, l’édition a coulé, un autre livre l’a englouti, c’est la vie. L’important est que j’ai toujours levé le poing pour que ces maladies soient reconnues, toutes les pathologies thyroïdiennes, pour ceux qui en font la demande.

Mais comment ai-je vécu, moi,  cette épreuve ? Je reçois de nombreuses questions à ce sujet.  Je vais donc me dévoiler, car mon parcours est peut-être aussi celui de nombreux autres malades. Et s’il peut aider …

J’ai rencontré la maladie d’Hashimoto, un soir d’automne. Tombant de fatigue, le corps en vrac, l’esprit qui n’allait guère mieux, je me suis retrouvée chez mon médecin de l’époque. Je savais au fond de moi que quelque chose ne tournait pas rond. Je n’avais jamais été fatiguée de ma vie malgré cinq grossesses. Toujours levée à l’aube, pleine de tonus jusqu’au soir, rien ne m’arrêtait, rien ne pouvait se mettre en travers de ma route. De nature très optimiste, je résistais à la déprime et aux idées noires. En ce jour d’octobre, le temps s’est arrêté. Je n’arrivais plus à penser, à mémoriser, butant systématiquement sur mes mots. Le pire fut lorsque l’on me rapporta que je commençais sans en avoir conscience à mélanger les syllabes. Aucun doute n’était possible. Quelque chose ne tournait vraiment pas rond chez moi. Comme tout un chacun, je me suis plongée dans le glossaire de Google et des mots terribles comme « détérioration du cerveau » ou « cancer » me sautèrent au visage. Ce fut donc la peur au ventre que je me rendis chez mon médecin. Tous les malades en attente d’un verdict connaissent ce sentiment, cette angoisse qui donne une boule à l’estomac, qui rend presque fou. Le monde entier pourrait s’écrouler, il ne reste que cette peur. En attendant l’heure du rendez-vous, j’ai eu comme l’impression de me dédoubler, de marcher à côté de moi. Par chance, je suis tombée sur un bon médecin, compétent, efficace, je lui en serai éternellement reconnaissante même s’il marche aujourd’hui sur le fil du firmament. Il ne m’a pas fait traîner comme de nombreuses autres malades des mois et des mois, sautant de diagnostics en médicaments. Il fut efficace.

Ma surprise fut grande, ne repartant qu’avec une seule numération complète et un bilan thyroïdien sous le bras. L’attente, encore, des résultats fut éprouvante. Deux jours sans manger, deux jours à imaginer le pire. Lorsque je suis partie chercher mes analyses, le responsable du laboratoire m’a prise à part pour tout m’expliquer : une TSH élevée et des anticorps en masse, pas de cancer ─ première chose que j’avais demandée ─, juste Hashimoto. Bienvenue dans ma vie !

À partir de ce jour, on ne s’est plus quittées ! Je ne t’avais pas invitée et pourtant tu es restée. Voilà maintenant presque deux ans que cette maladie est devenue ma seconde peau. Elle m’a transformée en profondeur. Bien sûr, je garde toujours une grande fatigue souvent non prévisible, une fragilité et une sensibilité exacerbée que je n’avais pas avant. Bien sûr, je suis contrainte de prendre chaque matin mon traitement qu’il fasse beau ou mauvais, que je sois en vacances ou en activité. Bien sûr, tous les troubles liés à cette maladie n’ont pas totalement disparu ou reviennent parfois par crise, me prenant par surprise. Bien sûr que l’entourage ne comprend pas toujours. Les autres ne peuvent pas comprendre ce qu’ils vivent pas. C’est ainsi. J’ai mis longtemps à le comprendre. Ils ne peuvent comprendre car personne n’explique la vraie souffrance, celle des maladies invisibles.

Certes, nous avons, les traits un peu plus tirés, les cheveux moins fournis ou plus secs par périodes, quelques rondeurs en trop, mais qui s’en soucie ? C’est à l’intérieur que tout se joue. Au final, nous ne nous sentons pas compris mais qui peut comprendre cette maladie ? Notre souffrance nous appartient, elle nous est propre. Elle est invisible. Seules les personnes comme nous réagissent à nos angoisses, à nos craintes. Une fois que l’on croise la route d’Hashimoto,  c’est pour la vie. C’est un peu différent pour juste un dérèglement thyroïdien qui a la chance ce voir le bout du tunnel. Sauf cas exceptionnellement rares, les maladies auto-immunes sont des maladies irréversibles. Une thyroïde détruite a peu de chance de se reconstituer, ce qui n’est pas simple à accepter J’ai volontairement omis le côté psychologique. Certaines personnes, nous l’avons vu dans les témoignages, sont reconnues dépressives, parfois et c’est bien pire : folles, alors que le seul problème est un dysfonctionnement de leur glande.

Survivante de la perte d’un enfant puis d’un divorce, je me suis toujours considérée comme invincible. J’aurais pu devenir dépressive depuis des lustres ; au lieu de cela j’ai toujours été passionnément amoureuse de la vie, toujours convaincue que le meilleur reste à venir. Et voilà que d’un seul coup, mon corps me lâche. J’ai oublié de préciser qu’étant allergique à l’iode, j’étais régulièrement surveillée depuis ma première grossesse par ma gynécologue, que je remercie aussi. Quelques mois plus tôt, ma TSH était tout ce qu’il y avait de plus normale et je ne ressentais aucune fatigue. Seulement la vie n’est pas toujours ce que nous voulons. Suite à une violente agression psychologique sur mon lieu de travail, à laquelle je n’étais nullement préparée, je me suis retrouvée désœuvrée. Je ne comprenais plus rien. Mon corps a dit de lui-même « stop » à ma place, c’était trop lourd pour lui. La frontière entre le corps et le psychologique reste très mince. Je voulais savoir « le pourquoi ». Je n’ai su que « le parce que ». Je m’autodétruisais parce que je n’avais pas pu supporter cette haine à mon encontre. Je m’étais déclenché une maladie auto-immune nommée Hashimoto. Agressée dans mon « moi » le plus profond, dans ce que j’étais, j’ai choisi de me détruire, peut-être pour m’offrir un havre de paix en donnant raison aux propos malveillants. Mon traitement m’a rapidement procuré un bien-être. Seulement la route fut longue pour me reconstruire. J’ai eu du mal à accepter cet état de fait. J’étais responsable des effets négatifs sur mon corps. Même si la cause était « ailleurs », je n’aurais jamais dû prendre, à cœur, les remarques malveillantes. J’avais, à cause de ces mots, perdu confiance en moi. La maladie n’a eu aucun mal à s’infiltrer dans la faille ouverte. L’acceptation d’une maladie est identique à l’acceptation d’un deuil. Je m’en suis voulu. Je me suis détestée d’avoir été si faible. J’en ai voulu à tous les protagonistes de s’être infiltrés dans ma vie sans mon accord, à tous ceux qui ont provoqué cette blessure ouverte. Je me suis détruite par excès de confiance dans l’humanité des autres. J’étais en colère et cette colère détruisait ma glande petit à petit, la réduisant à néant. J’ai perdu 70 % de ma thyroïde en un claquement de doigts. Le temps reste notre meilleure carte. J’ai mis du baume sur les plaies et choisi, non d’oublier, mais simplement d’accepter l’évidence. On ne peut rien changer à ce qui fut, on ne peut pas non plus tout comprendre, tout expliquer. Il y a des mystères qu’il vaut mieux ne jamais voir éclaircis. Il ne faut garder que le meilleur, ce qui ne veut pas dire pour autant effacer le reste, juste ranger dans un coin de nos mémoires cette triste expérience.

Mon histoire aurait pu être celle de Basedow, de ce malade dont on a enlevé la thyroïde, de cette post partum déréglée, peu importe, nous avons tous des similitudes. Cette maladie m’a imposé de stopper mon travail car je n’étais plus assez réactive, et sans reconnaissance de cette maladie, je suis partie les poches vides, sans pouvoir payer des médicaments ( souvent non remboursés) et j’en passe. Peu importe le pourquoi de la maladie, pour moi, ayant fait les tests génétiques pour une autre maladie, elle n’est pas inscrite dans mon hérédité. Latente, peut-être, à cause des pesticides, mais déclenchée par la violence humaine. C’est mon cas, mon histoire, chacun la sienne.

Voilà pourquoi je me bats, plus pour moi, j’ai 61 ans et fait mon temps, pour VOUS les jeunes et ceux en activité  qui allez avoir des années à vivre avec une étiquette que vous n’avez pas choisie.

Ensemble pour une vraie reconnaissance !

Courage à tous mes papillons !

Pour ceux que cela intéresse, le lien pour dossier refusé à 98% car pas de reconnaissance :

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Mon livre sur la thyroïde toujours disponible mais peut-être plus pour longtemps …

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( 29 novembre, 2021 )

Le combat ne s’arrêtera pas là ! maladies thyroïdiennes, on est là !

« Je continuerai à me battre pour tous les malades. J’ai la chance, car c’en est une, d’être une résiliente. J’ai traversé des épreuves terribles, des situations inimaginables, j’ai pleuré des larmes de sang et pourtant, je n’ai jamais cessé une seule fois de croire que je ne pourrais pas survivre. Je me suis toujours raccrochée à mon intuition, à ces sentiments positifs que j’essaie de véhiculer depuis toujours. Je crois dans les valeurs fortes qui font les hommes. Suis-je naïve ? Peut-être, mais j’apprends chaque jour de mes erreurs. Toutes mes souffrances m’ont permis de poser mes mots, de ne pas renoncer à mes rêves, de vivre tout simplement. On peut choisir de ruminer ses échecs, ses erreurs, son malheur, ou on peut foncer la tête haute vers un avenir meilleur. Aujourd’hui, je sais, que j’ai eu une vie avant Hashimoto, mais surtout qu’il y a une vie à vivre avec Hashimoto, et cette vie ne s’arrête pas à la maladie. Sortez vos pinceaux, vos crayons, servez-vous de cette épreuve pour vivre, autrement, mais croyez-moi, ce n’est pas une fin. »

Ces mots terminent mon recueil écrit pour défendre les malades et faire reconnaître les maladies thyroïdiennes. Je me suis servie de mes maux pour réveiller les mentalités. C’est difficile. Chaque jour, j’ai l’impression de gravir des montagnes, de faire un pas en arrière, mais je continue, inlassablement, parce que sinon, qui le fera …

Décembre est à nos portes. Nous avons progressé cette année. De nouveaux adhérents, des bénévoles qui nous ont rejoints.

Nous recherchons toujours un bénévole pour partager sur tweeter les articles car c’est un réseau plus visible par les politiques.

 

Pourquoi une reconnaissance ? Parce que ces maladies sont INVISIBLES !

Une piqûre de rappel ?

Dysfonctionnement thyroïdien, tu as attaqué ma thyroïde jusqu’à la détruire, jusqu’à parfois passer par une opération.  Ton dysfonctionnement ou ton absence, va mettre ton corps en hypothyroïdie. Parfois, ce dysfonctionnement est visible dans ton analyse de sang, mais parfois tout est complètement « normal ». Autour de toi, personne ne comprend. Tu es normale.  Parfois juste une cicatrice. Parfois non. Toi tu sais ce que je t’ai pris.  Tu le sens chaque jour. Tu as changé. Avant, il y a eu un « avant », tu vivais, sans même savoir ce que le mot thyroïde voulait dire.  C’était « avant ».

Aujourd’hui, cette hormone qui te manque va t’empêcher de vivre normalement, va t’épuiser, va prendre ton énergie. Tout va partir en vrille que ce soit la mémoire, le poids, le coeur, rien ne va plus.

Mais toi seule le sait. C’est dans la tête ! Elle est folle ! Elle se victimise. Tu l’entendras souvent, trop souvent, jusqu’à te sentir coupable d’exister.

Voilà pourquoi les médecins devraient un peu plus s’intéresser à cette maladie.

La médecine aujourd’hui doit accepter de rester humble, de dire à un patient : je suis dépassée, car elle est dépassée devant une maladie où pour etre qur pied une TSH doit se trouver hors des normes de laboratoire.

On vit avec un dysfonctionnement thyroïdien, on travaille avec, on aime avec, mais c’est une maladie qui change la vie. Par elle, on doit apprendre à fuir les énergies négatives qui réactivent notre hypothyroïdie, par elle, on doit accepter d’être à l’origine de notre maladie. Notre corps sous l’emprise d’un choc violent a simplement dit STOP !

Stoppez avant d’être stoppés. Écoutez votre corps. Il est le meilleur indice. N’ayant plus honte de devoir vous reposer. Ce sont ceux qui vous regardent avec mépris qui sont à plaindre.

Quitte à mourir avec cette maladie autant essayer de vivre le mieux que l’on peut en attendant ce jour.

Et pour ceux qui n’ont pas cette maladie, il faut cesser de juger sans comprendre, cesser de montrer du doigt les faiblesses des autres. On se croit invincible. On ne l’est pas. On pense que la douleur ne peut plus nous toucher et une phrase venant d’un ami peut vous détruire. Alors, l’indulgence est de mise.

Une reconnaissance permettrait simplement de dire : ON VOUS A ENTENDUS !

Amis papillons, offrez ce recueil pour Noël.  Plus il y aura de personnes impliquées, et plus on a des chances d’être pris au sérieux !

ENSEMBLE !

 

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( 30 août, 2021 )

Fichue thyroïde !

Voilà maintenant huit ans que je vis avec ce fichu dérèglement thyroïdien, cette cochonnerie de maladie auto-immune dont je me serai bien passée. Pour certains malades, cet état est provisoire et très vite, tout rentre dans l’ordre. Je n’ai pas eu cette chance. Mon corps a réagi violemment à des événements de ma vie se protégeant selon les médecins en fabriquant des tonnes d’anticorps qui sont allés directement attaqués ma thyroïde qui s’est détruite avec une rapidité rare. Avant, j’avais une santé de fer, aucun arrêt de maladie. C’était avant. Brusquement, il y a huit ans, le ciel s’est assombri. Mon corps m’a lâchée. Ceux qui l’on vécu savent à quel point c’est difficile cette prise de conscience que rien ne sera plus comme avant. C’est un peu faire le deuil de sa santé. Les médecins sont encourageants. Un dysfonctionnement thyroïdien n’est pas mortel. La maladie d’Hashimoto n’est pas mortelle. Et pourtant, cette maladie va devenir un vrai parcours du combattant, parcours difficile qui se retrouvera pour certaines personnes avec une ablation totale de la thyroïde ou pour une autre maladie thyroïdienne nommée Basedow.

Rien n’est plus comme avant, car la thyroïde est un organe indispensable à notre vie.  C’est même étrange que l’on nous en parle si peu. Personnellement, personne ne m’avait expliqué l’importance de cette glande, ses répercussions sur la mémoire, le coeur, le moral … Quel choc donc, lorsque l’on se retrouve du jour au lendemain avec des problèmes digestifs, une fatigue qui ne passe pas, des trous de mémoire dignes d’Alzheimer, le coeur qui s’emballe, des fluctuations de tension, et la liste est longue.

Tomber malade n’est jamais agréable, mais se voir diminuée, sans savoir quand une amélioration sera possible, c’est terriblement décourageant. Ensuite vient la dure réalité, un traitement à vie. Sur le coup, on se réjouit, car il faut bien le dire, on croit dans ce médicament dit de substitution, on se dit que comme un anxiolytique ou un antibiotique au bout de quelques jours, on va péter la forme. Désillusion totale !

Il va falloir des mois et pour certains des années pour retrouver un semblant de vie normale. L’idéal serait d’avoir une vie saine, sans stress, ce qui permet à la glande de ne pas subir les chocs des anticorps, mais malheureusement, la plupart des malades travaillent et cette maladie est un vraie boulet.

Enseignante, j’ai vécu les deux premières années de ma mal dans un brouillard. J’étais exténuée, à tel point que je corrigeais mes copies dans mon lit. Je souffrais à monter les deux étages qui me conduisaient à ma classe. Ma tension a atteint des seuils dangereux, et ne pouvant prendre de traitement hypotenseur, mon cardiologue s’est trouvé devant une impasse. J’avais l’impression de vivre avec un couperet au-dessus de la tête. Une journée trop longue faisait grimper ma tsh à tel point que je fus dispensée des réunions le midi pour « aller dormir une demi-heure » afin de pouvoir affronter mes heures de classe. Je ne parlerai même pas des problèmes de mémoire qui m’ont fait craindre le pire, mon numéro de carte bleue oublié, et même parfois le prénom de mes élèves. Ah non, que l’on ne vienne jamais me dire que cette maladie c’est du pipeau, que c’est une maladie de « rien du tout » qui se soigne en deux coups de cuillère à pots avec un comprimé ! Il n’en est rien. La thyroïde est un organe hyper sensible qui une fois déréglée a bien du mal à se réajuster. Certes, on va retomber dans « leur » norme, mais ce n’est pas pour cela que l’on va retrouver la santé !

Le corps va devoir comme une voiture avec un pneu crevé réapprendre à fonctionner « droit » sans vaciller. Cela peut-être très long pour certains, avec des périodes de plénitude, et d’autres où la fatigue reprend ses droits. Un rien va chambouler la thyroïde atteinte : un changement de temps, un changement de lieu, un stress, un deuil, etc

La vie ne sera donc plus jamais comme avant. Ce n’est pas pour cela qu’il faut cesser de vivre ! S’accrocher est ma devise, savourer le présent, ce qui est bon pour nous, ce qui nous fait du bien. Ne pas écouter les remarques négatives qui ne manqueront pas de nous frapper, les propos acides de ceux qui ne comprennent pas ( médecins y compris), car oui, on ne fait pas exprès lorsqu’on doit s’allonger tellement on est fatigués, on ne joue pas la comédie lorsque l’on bute sur nos mots ou lorsque l’on n’arrive pas à retenir. On ne fait pas exprès d’avoir le blues. C’est la thyroïde !

Elle est ainsi, sournoise, coquine, vilaine, mais indispensable à notre équilibre !

Alors même si ce n’est pas toujours facile à comprendre pour ceux qui n’ont pas cette maladie, c’est une vraie maladie, pas facile tous les jours, pas reconnue officiellement malgré qu’elle touche trois millions de français, c’est une maladie que nous vivons, nous les malades Hashimoto, Basedow, ceux qui ont un cancer de la thyroïde, c’est notre quotidien.

Alors courage à tous les papillons !

 

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( 16 août, 2021 )

Joyeux anniversaire l’envol

Les bougies sont de nouveau prêtes à être soufflées.  L’association est toujours debout malgré les tempêtes, et surtout son nombre d’adhérents ne cessent de grimper.

Il est important de remercier nos bénévoles qui agissent dans l’ombre et font vivre cette association, notre présidente Sylvie N, notre secrétaire Régis P qui illumine chaque semaine nos coeurs avec de jolies photos, notre petite nouvelle Émilie qui partage un peu d’énergie positive et mes articles quotidien, sans oublier Patricia D et bien d’autres …

L’association l’envol du papillon a pris le relais de l’association Hashimoto mon amour avec pour mot d’ordre : la reconnaissance des maladies thyroïdiennes dans leur ensemble !

Sa mission est totalement bénévole. Aucune adhésion n’est demandée. Les adhérents peuvent demander conseils, dans la mesure où la réponse ne nécessite pas l’avis d’un professionnel. Plusieurs médecins ont fait savoir qu’ils soutenaient cette cause. Cette association accepte tous les malades que ce soit un dysfonctionnement thyroïdien simple, une maladie auto-immune, un cancer.  De plus elle ne prend pas partie « pour ou contre » le Levothyrox ayant des adhérents satisfaits de cette formule.

L’esprit de cette association se résume en quelques mots : bienveillance – positivisme – entraide.

https://fr-fr.facebook.com/associationmalades/

N’hésitez pas à nous soutenir en faisant connaître le recueil suivant :

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( 3 juillet, 2021 )

Ces secondes si importantes

Ces secondes difficiles où fatigués on a envie de tout envoyer valser ou celles que l’on savoure.

On l’a tous vécu, ce temps mis parfois entre parenthèse, en attente comme un souffle. Ces expériences que l’on vit sans en trouver la raison, juste en sachant qu’un faux pas, un seul va tout faire basculer. Trop souvent l’impulsivité nous joue de bien mauvais tours, nous clouant sur place, nous empêchant d’avancer ou à l’inverse nous incite à commettre l’erreur, celle qui va changer notre vie. Une seconde, juste une hésitation, et les pages de notre avenir vont se dessiner autrement.

C’est en hommage à toutes ces secondes que l’on a perdues, que l’on a laissé passer, que j’avais écrit ce petit roman.

Alors, n’hésitez pas une seconde et continuez à faire vivre ce livre cet été et mes rêves avec …

Idéal pour les futures vacances ☺️

 

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( 14 juin, 2021 )

Flash sur l’association l’envol du papillon

Bientôt l’été et il est bon de rappeler que notre association sera en vacances en juillet et août. D’anciens articles seront partagés régulièrement sur la page Facebook de l’envol du papillon, en particulier pour les nouveaux. Pour la note d’humour, ne vous trompez pas de Page FB, car récemment une personne a nommé sa page comme le nôtre, résultat nous recevons beaucoup de messages pour des achats de lingerie fine ! Et non, on ne vend rien, ni petites culottes ni soutifs ! On est juste là pour aider ceux qui en ont besoin, ceux qui n’ont pas envie de payer une adhésion.

Petit rappel historique, l’association a commencé en 2014 sous le nom « association Hashimoto mon amour », créée par l’édition qui a publié le recueil « Hashimoto mon amour » de Sylvie Grignon (réédité sous le nom « Maladies Thyroïdiennes dévoreuses de vie ». Lorsque l’édition a fermé, l’association a également fermé, et une nouvelle a vu le jour : L’envol du Papillon !

Je remercie encore Sylvie N, notre présidente,  totalement bénévole avec des soucis de thyroïde et dont le travail est de fabriquer des bébés reborn. Merci à notre secrétaire, Régis P, qui nous fait découvrir chaque semaine de jolies photos pour offrir à tous les papillons un peu de soleil. Merci à Isabelle et Patricia pour leur bénévolat. Sans eux, je n’aurais pu continuer à faire vivre cette page. Des combats, nous en menons régulièrement pour la reconnaissance de cette maladie sournoise et pouvant être très handicapante pour certains, mais nous nous heurtons régulièrement à un mur. Des pétitions furent faites, des livres envoyés, des chaines d’écoutes créées. Le bureau de madame Macron nous a répondu soutenant notre cause. Mais des mots, juste des mots.

Voilà huit ans que j’ai la maladie d’Hashimoto, sept ans que je me bats avec mes comparses bénévolement pour rendre la vie de ceux qui sont perdus plus agréable. Il n’est pas facile, encore plus depuis cette pandémie, de trouver un spécialiste ou un médecin à l’écoute. Beaucoup de malades se tournent vers une aide dite « fonctionnelle », mais non remboursés ou dont les prescriptions trop chères, donc pas pour toutes les bourses.  Nous nous battons pour la reconnaissance de cette maladie pour TOUS et non juste pour ceux qui peuvent payer !

Alors ensemble, nous continuerons, si vous le voulez bien sûr !

Portez-vous bien amis papillons !

https://fr-fr.facebook.com/associationmalades/

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( 20 mai, 2021 )

Donner aux associations

Donner à une association est une goutte d’eau dans un océan, mais tout le monde sait qu’un océan est la résultante de milliards de gouttes, alors pourquoi hésiter ! Pour les réticents, les dons sont déductibles des impôts à 75%. C’est une motivation pour certains, ce ne fut jamais mon cas, n’ayant jamais fait valoir cette exonération d’impôts que je trouve hypocrite. Si on donne, c’est avec le coeur et on ne cherche pas à amortir cette générosité.

Donner est une belle chose, cela rend heureux. Chacun a son domaine de prédilection. Personnellement, je me cantonne au Téléthon et aux Restos du coeur. Depuis le décès de ma maman qui donnait à de nombreuses associations, sans déduire de ses impôts, j’ai écrit Elle s’appelait Simonne, elle s’appelle le DCL, et je me suis engagée à reverser un euro par vente à l’association A2mcl. Je continue ce don avec mon nouveau polar l’obsidienne noire.  Un moyen de donner un sens à cette terrible souffrance qu’elle a vécue.

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières », alors j’y crois, on y croit, ensemble !

 

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( 17 mai, 2021 )

La thyroïde et la mémoire

Que vous ayez vingt ans ou soixante ans, lorsque la thyroïde ne fonctionne pas bien, les capacités cognitives ne sont pas vraiment bonnes. Et c’est vraiment terrible ! Le spectre d’une maladie grave comme une tumeur cérébrale ou une maladie neuro dégénérative se dessine dans notre présent, engendrant la peur. Il est donc primordial de bien être diagnostiqué et de comprendre que cette pathologie avant de voir un avenir noir.

Un dysfonctionnement thyroïdien va ralentir les capacités cérébrales, et on va plonger dans une sorte de brouillard, l’impression d’avoir la tête dans du coton, d’avancer au ralenti ce qui est le cas. Ce ralentissement peut aller beaucoup plus loin, jusqu’à des pertes véritables de mémoire. Le malade peut ainsi oublier son numéro de carte bleue ( je l’ai personnellement vécu et c’est terriblement angoissant). On va aussi voir apparaître des troubles de la concentration pouvant être un vrai handicap.

Imaginez une jeune femme atteinte d’une hypothyroïdie qui va devoir passer un examen et qui n’arrive plus à retenir ses cours. Un examen raté alors que ces difficultés sont justes liées à un problème de concentration.

« « Janette met l’accent sur la mémoire ralentie avec Hashimoto, pouvez-vous prendre conscience que ce handicap invisible est terrible ? La thyroïde, en hypo, va ralentir le système endocrinien, s’attaquant à notre mémoire en générant des troubles divers et variés.

Dernièrement, une relation travaillant dans un institut spécialisé pour malades de la mémoire m’a raconté s’être occupée d’une résidente de soixante-deux ans diagnostiquée atteinte de sénilité précoce. La brave dame était toujours fatiguée avec d’énormes trous de mémoire. Au bout de six mois, son état s’aggravait, perte de cheveux, jaunisse, etc. L’aide-soignante, que je connais, osa discrètement demander si la dame ne pourrait pas avoir un bilan TSH. On lui répliqua avec mépris que ce bilan avait déjà été fait et que la patiente était dans les normes avec 4,25. Ne lâchant pas le morceau, elle-même atteinte d’Hashimoto, elle insista et demanda la prescription des TPO, faits avec réticence. Bingo ! La malade était bien Hashimoto et fut immédiatement »

Témoignage maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie

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Perdre la mémoire est une chose terrible, buter sur ses mots, se sentir confus est une vraie souffrance pour un malade pouvant justement le conduire à une dépression. Il faut agir avant les signes ! Je pense que chaque personne ayant une TSH un peu haute, recherche qui devrait être aussi systématique qu’un frottis, devrait automatiquement avoir une recherche d’anticorps.

On ne badine pas avec notre équilibre et je suis convaincue qu’un bon diagnostic éviterait même des dépenses de sécurité sociale inutiles.

Ne pas minimiser la souffrance d’une personne qui oublie, cherche, n’arrive plus à réfléchir. C’est dur ! On croit devenir fou surtout lorsque l’on n’est pas encore en âge d’être bonne pour la casse.

Courage à tous les papillons ! Bien stabilisé, la mémoire revient ! Par contre, lorsque la fatigue prend le dessus, lorsqu’une thyroïdite pointe son nez, une défaillance peut refaire surface, mais la bonne nouvelle, cela ne dure pas !

Prenez soin de vous !

 

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( 12 mai, 2021 )

Les romans feel good

La mode du roman feel good bat son plein et je pense que c’est une très bonne chose.  Après une période où les romans furent noirs, on a tous besoin d’histoire avec une psychologie positive. Nombreux lecteurs en ont un peu assez des biographies déprimantes sur la mort, le covid ou la guerre. Un roman feel good n’est pas une romance Harlequin un peu niaise, c’est une histoire qui va faire sourire, apporter aussi une interrogation sur sa propre vie.

Lorsque j’ai écrit « Juste une seconde », je pensais faire une simple romance. Il en ressort que ce petit livre ne cesse d’avoir des lecteurs. C’est ainsi que je l’ai retrouvé dans la catégorie « feel good », un livre qui fait du bien.

Une personne malade m’a écrit dernièrement que ce livre fut un fantastique médicament.  Quel merveilleux retour !

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Alors si vous avez un coup de blues, lisez mon livre :)

Sinon je ne peux que vous conseillez mes coups de coeur livresques :

  • Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin
  • Tout le bleu du ciel de Mélissa Da Costa
  • Les lendemains de Mélissa Da Costa
  • La maison des merveilles de Julien Sandrel
  • Il est temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi
  • Les livres de Gilles Legardinier ( pas tous non plus, mais certains sont top)
  • L’alchimiste de Paolo Coelho

En résumé, de temps à autre, un peu de douceur fait du bien !

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( 6 mai, 2021 )

L’obsidienne noire

Je compte sur vous !

Jour J : sortie sur KDP de mon nouveau polar l’obsidienne noire.

 

Une nouvelle série débute, une enquête menée par un nouveau personnage : la commissaire Victoire Guinot.

Une affaire bien mystérieuse entre Le Berry et Paris.

Un clin d’œil à mon enfance où j’ai passé tous mes étés, non loin de Bourges à saint-Martin- d’Auxigny, non loin d’Allogny, le pays des sorciers …

Je n’en dis pas plus …

 

Ah si !  Un euro sera reversé à l’association A2mcl pour continuer à honorer la mémoire de Simonne, ma petite maman. Même si vous n’aimez pas les polars, dites-vous que vous ferez une bonne action !

Alors merci à tous !

 

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