• Accueil
  • > Recherche : tu es incapable choix
( 28 janvier, 2019 )

Notre pire ennemi, c’est nous.

Trop souvent, nous nous mettons des chaînes aux pieds, des entraves tellement lourdes qu’elles nous clouent sur place, nous empêchant d’avancer. Nous passons notre vie à nous interdire de faire, persuadés que nous sommes incapables, que nous ne pouvons pas, que nous n’y arriverons pas. Nous sommes notre pire ennemi.

Parfois nous nous pensons légers comme l’air, ce qui est certainement vrai, et soudainement une date, un mot, nous plombe comme si nous portions des bottes aimantées qui nous empêchent d’avancer.

Parfois on met du temps, on garde des photos ou des lettres, on évite de bloquer, simplement parce qu’au fond de nous, on voudrait encore croire, souffler sur cette flamme déjà morte. Il suffit d’y croire, qui ne se l’est pas dit, et pourtant, si c’était si vrai, pourquoi ?

 

Il est important de briser ces liens qui nous retiennent, de changer notre conditionnement propre. Nous sommes persuadés de savoir ce qui est bien piur nous, mais laissons-nous le temps de la réflexion.

Ensuite oublions ces mots qui nous ont forgés. Si nous avons entendu toute notre vie que nous sommes incapables de cuisiner par exemple, la réalité sera tellement forte, que nous n’allons jamais oser, convaincus d’échouer avant même d’essayer. Il en est de même pour cette peur de faire un faux pas, de se tromper. Rien n’est pire que la peur. Elle est capable de s’infiltrer dans tous les pores de notre peau.

Pourtant se dire qu’aucune personne sur cette terre n’a pas échoué un jour devrait être réconfortant. Il est important que chacun ait conscience de sa propre valeur, car nous valons tous quelque chose, nous avons tous une importance, pour quelqu’un, peut-être pas nécessairement pour la personne que nous voudrions, mais peu importe. Ce n’est pas parce que d’autres ont un regard sur nous négatif que nous devons nous mettre des menottes et nous arrêter à leur jugement. Le regard de ces autres n’est pas ce que nous sommes, c’est juste un simple regard. Je sais, c’est la théorie, facile quand tout va bien, mais quand la mélancolie s’installe, ce n’est aussi facile.

Et pourtant, nous pouvons tous aller de l’avant si nous faisons ce choix, si nous acceptons que notre plus grande force soit d’accepter notre plus grande faiblesse, et surtout que nous avons tous la faculté de nous surpasser ! Alors, nous n’aurons plus jamais d’ennemis dans notre vie, même pas nous-mêmes …

 

99717F0F-4FE0-4E37-949C-833E586BA46F

( 18 août, 2018 )

Ces peurs qui bloquent

 

Avoir peur est normal. C’est une réaction de notre cerveau qui se prépare inconsciemment à un danger. Seulement lorsque la peur bloque, c’est terrible.

Je ne parle pas que des peurs liées à un traumatisme comme une agression ou des menaces. Je l’ai vécue. C’est une peur incontrôlable. À chaque pas, on a peur. Cela se guérit fort heureusement par des thérapies longues, mais efficaces ( pour ma part la thérapie EMDR a fait un vrai miracle). Aujourd’hui, je ne crains plus personne, ni les menaces ni les mots ni les regards, cette thérapie m’a invitée à respirer de nouveau, à renaître, et d’une certaine manière à refouler ce qui s’est passé, car je ne me leurre pas, je n’ai rien oublié, simplement tout transférer dans une autre partie de mon cerveau, mais je m’en moque. Je suis heureuse, je danse sur le fil de la vie, je mets cde la couleur partout.

Alors faites comme moi, surmontez vos peurs !

C’est possible avec de la patience, du temps et une aide compétente.

 

Quant aux autres, la peur de l’échec, la peur de la maladie, la peur de perdre son amoureux, Ces peurs, lorsqu’on les vit, apportent une grande souffrance, une culpabilité.

Pourquoi avons-nous été incapables d’agir ? Pourquoi sommes-nous restés bloqués devant une situation violente, laissant faire, nous détruisant ? Pourquoi n’arrivons-nous pas à faire ce choix ? Pourquoi n’osons-nous pas changer de travail ?

Nous en sommes tous capables. Une fois que nous avons accepté cette réalité, que nous comprenons  que cette peur qui nous a bloqués ne doit jamais revenir, alors nous avons pour ouvrir une porte que nous ne sommes plus près de refermer.

Apprivoisons nos peurs afin de les surpasser, cessons de craindre qu’il nous arrive quelque chose, nous avons tous une fin alors pourquoi nous inquiéter à l’avance. Plus nous aurons peur, plus nous perdrons notre énergie, et plus notre corps petit à petit se mettra en défense. Cessons de nous mettre la tête dans le sable, de fermer nos yeux.

Même les pires menaces ne pourront n’avoir que l’impact que nous leur accordons. Prenons surtout conscience que si une peur arrive, c’est simplement parce que nous avons un choix possible à faire, celui d’oser aller plus loin, celui de se surpasser, celui d’ignorer.

Peut-être allons-nous échouer ? Et alors, on ne meurt pas d’une chute, on se relève simplement ! Alors risquons un peu nos vies au lieu d’y mettre des barreaux.

 

6C69F288-4AD0-4928-A459-72CE69285444

( 7 juillet, 2018 )

Passer la relève.

Au moment crucial où on pose les doigts de pieds sur la ligne rouge « vacances », on s’interroge, surtout lorsque l’on a vécu, comme moi la pire année de sa carrière. Il restera heureusement en mémoire quelques rires d’enfants, mais si rares, ce fut une classe tellement particulière…Alors on s’interroge … 58 ans dans quinze jour, ce n’est pas vieux, et pourtant, il ne reste plus beaucoup de temps devant.

Bosser plus longtemps, quel intérêt ? Société qui baigne dans la recherche de l’argent, acheter des voitures, des maisons quitte à crever sans avoir vécu. J’en ai des frissons ! Et je ne parle même pas de ces discours d’individus qui se pensent irremplaçables, nul ne l’est. Il serait temps que la relève se dessine à l’horizon, à faire bosser les séniors si longtemps, comment la jeunesse peut-elle émerger ? Comment le génie peut-il jaillir ?

Je suis particulièrement choquée par ces « vieux » de soixante-dix ans qui continuent à vouloir à tout prix diriger leur entreprise, ou ces professeurs dans les hôpitaux qui se raccrochent à leur titre, tout en étant incapables d’avoir un diagnostic fiable.

Faisons preuve de bon sens. On vit plus vieux, oui, c’est une certitude, mais nos neurones s’affaiblissent de jour en jour. Une personne très intelligente, très compétente dans son domaine m’expliquait qu’à 67 ans, elle « beugait » par moment, bien malgré elle, et pourtant, à la voir, on lui envierait sa force et sa vitalité. On n’échappe pas à son âge.

Alors, passer le témoin pour que les jeunes nous dépassent, je trouve cela fabuleux.

Il faut que les gens comprennent que cela ne signifie pas mettre les vieux à la casse, juste pouvoir se servir de leurs compétences pour faire évoluer le monde qui en a vraiment besoin. Et quant aux quiqua ou plus, il faut cesser penser pognon, et plutôt rêver imagination, création … On a plus d’années derrière que devant, alors pas de scrupules ! Vivre ! J’ai fait mon choix … moins d’argent, du temps … ma dernière rentrée en septembre, quelle odeur de pur bonheur ! En attendant, je plonge dans ma PAL énorme. Ça aussi, travailler et lire n’est plus compatible avec cette pression quotidienne. Vacances bénies … Bonnes vacances à tous ! Aucune inquiétude, il y aura toujours un article par jour ! Je tiens toujours mes promesses et mes engagements.

 

( 29 juin, 2018 )

On peut tous s’en sortir, ensemble !

L’homme a le pouvoir de rebondir, de se relever, de survivre. Seulement il faut souvent qu’il accepte de ne pas agir seul, car une introspection ne peut être efficace qu’avec l’aide d’un thérapeute ou d’une personne extérieure. Bien sûr que ce n’est pas drôle de se dire que nous ne sommes pas assez intelligents pour comprendre notre vie, mais c’est un pas salvateur à faire.

Trop souvent tout au long de notre vie, nous retombons dans les mêmes schémas, les mêmes douleurs, et nous ne pouvons sortir de ce cercle sans fin, alors que nous le voulons.

Prenons l’exemple de cette incapacité que beaucoup ont à dire non ! Un enfant de deux ne cessent de se délecter de ce mot, tandis que nous n’y arrivons pas. Inutile de préciser que les empathes sont ceux qui freineront toujours face à ce petit « mot » qui représente un mur presque insurmontable. J’en sais quelque chose ! Des mots de thérapie pour enfin avoir eu le courage de dire ce « non » libérateur, des années à toujours céder à des personnes manipulatrices, et enfin cette ère qui s’est ouverte, ensoleillée, magique.

Je signe, sans hésitation, ces mots «  Tout le monde peut s’en sortir s’il le veut »

Il n’y a pas d’incapables, il n’y a pas de trop faibles, il n’y a que des personnes qui ont ce pouvoir, ce choix possible, avec une aide, avec une main tendue, mais rien n’est irrémédiablement impossible ! Je l’affirme !

C’est pour cela que nous devons rester solidaires et faire connaître notre maladie pour la faire reconnaître officiellement !

 

0E920B86-F84D-4D4F-94A3-A5C266A6F832

https://www.evidence-boutique.com/samsara/maladies-thyroidiennes-devoreuses-de-vie

( 3 juin, 2018 )

Je te faisais confiance.

Qui n’a pas dit un jour cette phrase : Je te faisais confiance. Rien n’est pire qu’une confiance égratignée, et pourtant personne n’y échappe un jour. Pourquoi en vouloir à l’autre ? Serait-ce  parce que l’on attend de cet autre, qu’il agisse, pense, fonctionne comme nous. Seulement, ce n’est pas le cas. Chaque personne est unique, chacun va s’inscrire dans son propre vécu, ses souffrances, ses trahisons précédentes, jugeant non en rapport avec ce qu’il pressent, mais avec une accumulation de données qui sont souvent bien éloignées de la vérité, s’il existe une seule vérité.

Peut-être serait-il temps pour chaque personne sur cette terre ayant souffert d’une confiance écaillée de dire à l’autre, même si c’est juste une lettre que l’on n’enverra jamais.

« Tu étais mon amie, mon amant, mon mari, mon enfant, ma collègue (…), j’avais confiance en toi parce que je t’aimais tout simplement, et je pensais que cela suffisait.

Je me suis trompée, stupidement, violemment, sans pouvoir expliquer pourquoi.

Je me suis longtemps demandé si tu étais incapable de donner, de partager, d’aimer, je n’en sais toujours rien, je sais juste que je donnais, je donnais, et qu’au final, je me faisais mal, trop mal. Est-ce ma faute, peut-être un peu, je croyais tellement en toi, tu étais unique, tellement parfait, tellement intelligent, tellement merveilleux, que je ne pouvais imaginer que cette attention que tu me donnais n’était pas sincère. Je ne t’en veux pas, mais je voulais que tu saches, qu’est-ce que j’ai eu mal. »

 

Écrire une lettre ou dire son ressenti face à cet abandon permet d’avancer, de regarder la vie positivement, sous un autre angle, et un jour où on va pouvoir de nouveau faire des choix sans se blesser, ou on va simplement s’autoriser à s’aimer de nouveau, à ouvrir son coeur, à oser.

Faire confiance est important, mais il est encore plus important de ne rien attendre des autres, de ne pas dessiner des rêves qui n’existent pas, de ne pas s’enliser dans des sables mouvants d’où on ne pourra plus jamais sortir.

Surtout se dire que l’autre ne sera jamais aussi parfait que dans nos rêves.

Alors faisons confiance, en nous autorisant un petit sourire au coin des lèvres pour faire comprendre « Oui, on le sait, mais … »

 

20EA435C-45C6-4966-B8AF-5F18D93B59AE

 

( 22 mai, 2018 )

Écrire, et après ?

 

Tout le monde écrit aujourd’hui, ou presque, seulement tout le monde ne vend pas, c’est bien cela le drame. Coup de chance ? Certainement, vu le nombre de romans publiés chaque année, un lecteur même fou des livres devra faire un choix.

Je croise beaucoup de jeunes s’imaginant devenir le prochain Musso. Si c’était si simple. S’il suffisait d’avoir une jolie plume pour vendre des millions de livres. Un best-seller n’a aucune recette, c’est même un vrai mystère. Il y a de fantastiques best-sellers, et puis, on en a tous lus, de vrais navets. C’est ainsi. Il ne faut pas non plus se leurrer, des cas comme Harry Potter sont rares, et souvent un livre devient un best-seller, car l’édition va investir sur ce livre, n’hésitant pas à le fracasser de publicité.

Un éditeur (dont nous tairons le nom) a même reconnu que pour lancer un de ses poulains qu’il considérait comme « le futur écrivain du siècle » a acheté 50 000 livres pour faire d’emblée un buzz. Ce fut effectivement efficace, car le roman était bon.

Il y a des auteurs autoédités qui ont bien compris ce concept en affichant une bannière avec « 500 000 livres », publicité à demie mensongère puisque le mot « vente » n’est pas écrit ! Mais cela fonctionne, la moitié de ces auteurs ont reçu un contrat d’édition ensuite.

Le monde de l’édition est une vraie toile d’araignée. De nos jours, on trouve de tout. Des petites éditions provinciales souvent fort sympathiques car à l’échelle humaine, des éditions vitrines qui font juste illusion, mais où le travail est bâclé, des éditions qui se lancent, mais pour beaucoup sans bases solides, et les grosses éditions qui ne prennent que rarement des auteurs inconnus.

Alors bien sûr dans cette mer de l’espoir, on trouve aussi des escrocs. De nombreux amis auteurs en ont fait les frais. Difficile de les reconnaître au premier abord, car comme ce sont de grands manipulateurs, ils font eux aussi illusion.

Il y a pourtant des signes à bien vérifier.

Tout d’abord cette maison d’édition, est-elle bien distribuée ? Bien diffusée ? Larousse, Pichon, Hachette … Si vous tombez sur un nom bizarre ou si l’éditeur fait sa propre diffusion, fuyez ! Ces éditeurs à fuir sont ceux qui fabriquent vos livres sans une équipe fiable, pas de vrais correcteurs, pas de personnes pour faire une vraie promo, un catalogue vide de quatre ou cinq livres par an etc

Pourquoi allez-vous me dire de telles personnes ? Je pense que cela doit s’étudier psychanalytiquement parlant. Ce sera l’éditeur qui a toujours rêvé d’écrire un best-seller, mais qui n’écrit rien de bon, qui veut prouver à quelqu’un qu’il peut,alors qu’il en est incapable. Pour être éditeur, il faut un investissement de base. Cela me fait sourire ces personnes qui montent une maison d’édition sur un coup de tête. J’en ai rêvé aussi, mais j’ai fait toute une analyse de marché, et il faut des sous, beaucoup de sous ! Et puis du temps, et puis l’envie.

L’édition à fuir sera celle où l’éditeur n’aura pas envie, où ce dernier ne sera pas disponible avant midi, où seule sa vie privée sera une attraction, et non les romans qu’il vend.

Dans un excellent article, voilà comment l’auteur du blog définit l’édition à fuir.

« Pourrito s’en fout d’avoir une bonne maison d’édition, car Pourrito est avant tout un illuminé feignant qui s’est piqué d’une lubie : devenir éditeur pour flatter son ego »

Alors comment savoir si on signe avec une bonne édition et non un pourri ?

Tout d’abord l’édition est vraiment référencée à societe.com, il a un numéro de Siret, ce n’est pas une association. Ensuite le contrat, bien le lire, faire attention au droit de préférence qui peut devenir un véritable handicap lorsque l’éditeur n’assure pas. Regarder le site Internet. Un bon éditeur aura un beau site. Un regard également sur les livres numériques qui à notre époque sont indispensables.

Après, je lisais un blogueur qui fustigeait les éditeurs qui n’éditaient pas d’emblée un stock inférieur à mille livres. Faut arrêter ! Aucun éditeur en dehors des grandes éditions ne prendrait le risque de sortir autant de livres, par contre, un éditeur qui se limite à un stock de 50 bouquins ne fera jamais un best-seller, même si le roman est excellent.

Alors visez toutes les Fnacs, les têtes de gondoles, on en rêve tous ! Mais l’élue reste rare, et chance ou piston, une chose est sure, ce sera que quelques auteurs.

Écrire pour être riche n’est qu’une utopie. Si c’est votre but, renoncez, vous allez vous faire du mal à l’âme. Par contre, écrire pour donner du bonheur, pour donner un sens à votre vie, pour le plaisir, foncez ! Cela en vaut vraiment la peine !

 

FDE79404-708F-418D-88B7-930FCBCA3E70

( 13 mai, 2018 )

L’instinct maternel est-il inné ?

Que de mots culpabilisants on peut lire ! Amour inné, instinctif. C’est une ineptie ! Ayant été puéricultrice dans les années 80, passage obligé en maternité durant plusieurs semaines, je n’ai pas croisé « l’inné ». Tout s’apprend même l’amour maternel, et je ne parlerai même pas de l’amour paternel qui est encore plus compliqué. J’ai vu de jeunes mères effondrées car elles ne ressentaient pas ce déclic. Qui à cette époque allait autoriser ces femmes qui accouchaient sans péridurale, à oser dire qu’elles étaient si fatiguées qu’elles n’avaient pas ce grand bonheur dont on parle tant en voyant leur enfant ?

J’en ai vu pleurer, se sentant incapable de bien faire, ne sachant plus si elles aimaient leur petit. Bien évidemment qu’elles les aimaient, mais c’est tout un processus mental, dessiné par notre société.

Pour survivre, une société doit faire des enfants donc on va inculquer dès la prime enfance aux filles que c’est le point le plus important de leur destinée. Avez-vous vu avec quelle hargne certaines personnes caricaturent les femmes stériles ou celles qui font le choix de ne pas avoir d’enfants, les plongeant dans une culpabilité qui va laisser des traces. Aimer son enfant peut-être instinctif ou pas. Prenons les cas de viol où l’enfant ne sera pas accepté comme désiré, et donc l’amour ne sera pas automatique.

Aucune mère ne peut-être parfaite, aucun amour non plus. Certaines vont trop aimer leur enfant, plus pour combler un vide que par pur instinct, d’autres à l’inverse, ne se sentiront pas à l’aise avant que l’enfant ait un certain âge. Est-ce une raison pour juger ?

Je pense, mais cela n’engage que moi, que certaines femmes sont plus maternelles que d’autres, plus protectrices, ce qui ne veut pas dire que c’est inné, juste que c’est leur propre construction qui les a menées à ce comportement. Après, aimer trop, ne pas aimer assez, l’important n’est-il pas d’aimer sans quantifier, car cet amour-là, l’enfant le sentira et c’est avec qu’il se construira.

 

BD7B25A1-09EE-44F4-ADD1-9C873C7BDB95

( 28 août, 2017 )

Pourquoi est-ce si dur de pardonner ?

 

On a beau dire, parfois dans les meilleurs jours, on passe l’éponge, on n’y pense plus, et lorsque l’on va mal, on serre les dents et la rancune revient en force. Pourquoi est-ce donc si dur de pardonner ? Certains vous diront que le temps efface tout, moi je dirais plutôt que tels des crayons, il estompe certaines douleurs, mais n’enlève pas les traces.

Pourtant, on serait si bien sans cette rancoeur ! Elle pèse, elle est lourde. Pourquoi n’arrivons-nous pas à passer l’éponge ? Peut-être est-ce simplement parce que tant que l’on n’a pas vraiment pardonné, on se pose en victime, une pauvre victime innocente, et toute la faute se trouve rejetée sur l’autre. Dans le cas où on pardonne, on accepte l’idée insoutenable que nous sommes aussi responsables de ce malheur, et ça, cela passe plutôt mal. La pilule est dure à avaler.

Pardonner, c’est enlever le manteau de ressentiment que nous avons gardé sur nos épaules pour nous protéger. C’est aussi inconsciemment conserver un lien invisible qui nous relie à l’autre. Je ne te pardonne pas, donc je te hais, donc au final, qu’est-ce que tu me manques.

Ce n’est pas simple de pardonner, mais c’est vraiment une manière de se sentir libre.

J’ai été trahie, à un point que j’ai refusé durant très longtemps de pardonner. Seulement à ruminer cette trahison, j’ai ouvert les vannes offrant à d’autres personnes la possibilité d’inter-agir, de détruire. Je suis devenue spectatrice de ma propre vie. J’y ai perdu ma thyroïde. J’en ai voulu à toutes ces personnes mal intentionnées, égoïstes, incapables d’avoir un comportement normal, une communication saine, à tous ceux qui ont tiré les ficelles en douce, qui ont joué, qui ont manipulé. Les amis des amis tout sourire devant et qui écrasaient derrière. J’en ai rencontré dernièrement  quelques uns au coin d’une rue, fuyant mon regard. Car aujourd’hui, j’ai la tête haute, j’ai pardonné pleinement au point zéro comme on dit. J’ai attendu longtemps que cette personne s’excuse, puis simplement qu’elle accepte de me reparler. En vain.

Et puis un jour, peut-être parce qu’il était temps, j’ai accepté de me pardonner, ce qui était le plus difficile, de reconnaître que j’avais commis des erreurs, fait de mauvais choix, mal compris peut-être, ou pas. Cette prise de conscience fut libératrice. J’ai repris confiance en moi, j’ai gravi de nouvelles montagnes, réalisé d’autres défis.

Je n’avançais plus avec un sac de pierres dans le dos. Je me retrouvais.

Maintenant, je pardonne beaucoup plus facilement, anticipant la cassure, car il y en a toujours une, minimisant les conflits, n’offrant plus de failles. J’ai aussi réduit mes relations à des personnes non toxiques. Curieusement, le spectre des trahisons s’éloigne de plus en plus. Le fait de pardonner m’a fait oublier, dans le bon sens du terne, la haine. J’ai pardonné, mais je n’ai toujours pas compris, pas tout, juste ce qui fut douloureux, pas ce qui fut « bien », et malgré les mois, malgré les années, mes mots continueront à frapper le papier de cette terrible question « Pourquoi ? Pourquoi as-tu agi ainsi ? Je t’ai pardonné, alors pourquoi ne m’expliques-tu pas pour me libérer définitivement de toi ? »

 

( 14 juin, 2017 )

Je ne t’ai pas croisé par hasard

Je ne crois pas au hasard, pour moi c’est une ineptie, je crois à la synchronisation des faits, même si je serai bien incapable de l’expliquer.

Ce fut ce jour où alors que je n’étais que mère de famille, une directrice de maternelle me retient par le bras (pourquoi à cette minute précise ?) , et me glissa que le dossier d’entrée à l’IUFM se terminait à midi … il était juste 9 heures. Je ne lui en avais jamais parlé de mon désir secret d’enseigner. Pourquoi ai-je sauté le pas, constitué mon dossier en une heure sans réfléchir, envoyé par Chronopost, et fus admise ! Je dois presque 25 ans d’enseignement à cette simple petite phrase.

Ce fut l’été où bercé par des émotions positives, j’ai débuté mon premier manuscrit. Il était très mauvais, trop guimauve, et je me suis faite piratée par une personne malveillante. Une bénédiction au final. J’ai du tout recommencé, ainsi est né Rouge. Je crois que seule cette version devait voir le jour, elle fut la première pierre de ma reconnaissance d’auteure.

Ce furent les erreurs que j’ai pu commettre, sans réfléchir, stupidement, que j’aurais pu évitées qui ont au final façonnées mon présent.

Ce fut cette rencontre que je n’oublierais pas, mon mentor, mon ami, ma plume, rencontre à la fois destructrice et fascinante, qui m’a conduite aujourd’hui à m’investir dans l’aide aux malades, à écouter ceux dans le besoin, à surtout prendre le temps d’exister.

Toutes ces rencontres hasardeuses qui n’en sont pas, ont radicalement changé ma vie, mes pensées, transformées qui je suis, en je l’espère, quelqu’un de bien meilleur.

Ces petits riens, ces cinq secondes comme je l’ai dépeint dans mon dernier roman, ce court temps qui peut tout changer en bien comme en mal, ce temps que l’on ne peut rattraper, ce temps pourtant, vu que le hasard n’esst pas un, qui devrait pouvoir se rattraper. Le hasard n’est qu’une méconnaissance des faits, non une préméditation inconsciente, mais un choix que nous faisons durant 5 Seconde . À nous de l’accepter, de ne pas le refuser, le rater et surtout d’en faire bon usage.

Toi, mon lecteur, ne crois pas non plus me suivre ou me lire par hasard … :)

( 1 juin, 2017 )

Le monde de l’édition est une toile d’araignée.

Le monde de l’édition est en ruine, le numérique tue le livre et j’en passe. Avec presque quatre ans de recul, j’ai appris à relativiser.

Avant, c’était avant, je voyais ce milieu comme un univers paradisiaque où tout le monde il est beau tout le monde il est gentil, une grande famille où tout le monde s’aime. Ah fichue naïveté ! Je me suis encore cassée les dents ou alors on n’a pas tous le même concept famille.

Déjà j’ai découvert qu’il existait des dizaines de moyens de publier un livre, de l’auto édition aux grosses usines à livres, qu’il existait plein de minuscules ME dont personne ne parle jamais, que les prix littéraires connus ne sont réservés qu’à une élite ( non à cause de sa qualité irréprochable, mais pour son label), que les salons font vendre mais surtout si on a un Nom ( éditeur ou auteur ) et que l’on pouvait au final perdre un bien précieux, l’envie, la vraie. Et surtout que comme dans la vie, il y aura toujours ceux qui vont écraser les autres quitte à piétiner, faire des sourires, puis démolir un projet par jalousie, frustration ou méchanceté. Je pensais le monde de m’édition synonyme à un conte de fées, j’avais juste ou lié que comme dans tous les contes, il y a des méchants.

Comme tout le monde le sait, j’ai publié dans une édition alternative ( on en disait beaucoup de mal, j’ai eu beaucoup de lecteurs, j’en suis sortie au mouns reconnue si ce n’est connue ), dans une petite ME avec qui j’ai terminé mon engagement et où mon recueil sur la maladie d’Hashimoto continue de se vendre. L’édition ne se stoppe pas à deux choix. Il reste les petits éditions provinciales dont on me dit beaucoup de bien, pourquoi pas ? , il me reste aussi à tester l’auto édition pure comme Amazon ( mais seule c’est bien difficile, surtout quand on est incapable de faire un BAT correct ) et les grosses éditions ( en ai-je vraiment envie ? Peut-être si Laffont ou Actes Sud me faisaient un clin d’œil ?)

Dans tous les cas, je suis convaincue que le livre sera et restera une valeur sûre. Peu importe où il sera publié, l’important est le lecteur qui le lira, de plus en plus sur support numérique. Le milieu va devoir s’adapter.

Rentrer dans le monde de l’édition m’a donnée l’impression d’être dans une toile d’araignée géante. Il y a des pièges partout, des insectes prêts à avaler l’araignée si elle n’y prend pas garde, des jalousies gratuites injustifiées pour quelques lignes. Et puis de merveilleuses rencontres, et ces moments fabuleux où,on met le mot fin d’un roman, où il est prêt, où on a atteint un but.

Alors écrire et être lue restent pour moi le plus grand plaisir. Après le support, l’édition, peu importe. Seul compte l’endroit où mes mots se sentiront bien, et ce ne sera le cas que dans un environnement positif et bienfaisant.

12
Page Suivante »
|