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( 17 août, 2018 )

Maladies thyroïdiennes et l’humeur.

 

C’est une vérité, ce n’est pas un scoop, mais les dysfonctionnements thyroïdiens agissent sur l’humeur posant ainsi des difficultés dans les relations avec les autres.

En hyperthyroïdie, plus de 60% des malades ont des troubles de l’humeur, de l’anxiété.

Ceci s’aggrave avec une maladie auto-immune comme Basedow où la personne sera beaucoup plus agressive, suspicieuse, paranoïaque que la moyenne. Inutile de dire que les relations avec les amis, la famille seront parfois houleuses.

À l’inverse, en hypothyroïdie, pas d’agressivité, un état de peur, de déprime, un retrait sur soi, une perte d’intérêt de tout.

Dans ces deux cas, on va se heurter aux autres, à leur incompréhension. Le pire est que de nombreux médecins ne font pas automatiquement un lien lorsqu’une personne arrive dépressive. La dépression est à la mode. Le raccourci facile est d’opter pour des antidépresseurs, une vraie manne pour l’industrie pharmaceutique. Seulement plus de la moitié de ces malades consultant pour depression ont un dérèglement thyroïdien, zappé, qui ne sera découvert que des mois plus tard, alors qu’une simple prise de sang permettrait d’avoir une vision sérieuse. Preuve en est les statistiques qui montrent que plus d’un tiers des personnes sous AD ne vont pas mieux.

Le rôle de la thyroïde dans la santé du cerveau a été établi depuis plus d’un siècle. Déjà en 1888, le Comité de la société clinique à Londres avait établi le lien entre l’hypothyroïdie et le déficit mental, associé à l’époque à la folie, la mélancolie, la manie chronique et la démence. Il a été prouvé que les récepteurs de l’hormone thyroïdienne sont concentrés dans diverses parties du cerveau. Lorsque les hormones thyroïdiennes sont déréglées, les malades vont subir un panel de symptômes dont la dépression, les pensées brumeuses, les problèmes de mémoire.

« Combien de cas d’affections mentales cachent en réalité des problèmes de thyroïde ? » Dr Brogan.

Selon elle, les tests standard effectués pour quantifier l’hormone stimulant la thyroïde (TSH) ne fournissent pas une évaluation précise de la véritable fonction thyroïdienne.

« Il y a effectivement matière à s’interroger : dans une étude française, l’hypothyroïdie a été constatée chez 52% des personnes souffrant de dépression résistante, ce qui confirme l’importance d’approfondir sur les taux de TSH. Dans une autre étude, on a constaté chez un quart des patients déprimés des taux de thyroxine (T4) supérieurs à la normale, avec une corrélation entre la gravité de la dépression et la quantité de T4 dans le sang. En outre, jusqu’à un patient déprimé sur cinq présente des anticorps antithyroïdiens (« anti-TPO »), évoquant une maladie auto-immune impliquant la glande thyroïde (maladie de Basedow, thyroïdite d’Hashimoto). » ( extrait web santé)

 

 

Comprenant, reconnaître ces maladies thyroïdiennes, c’est permettre à de nombreuses personnes d’être enfin comprises.

Vivre avec un malade de la thyroïde, c’est accepter ses moments de faiblesse, ces jours où il ne peut pas même s’il le voudrait, c’est ne pas répondre aux mots agressifs d’une Basedow, ne pas hurler après une Hashimoto parce qu’il est trop lent à comprendre ou parce qu’il refuse de réagir. Beaucoup de couples ne survivent pas à une maladie thyroïdienne, parce que c’est dur à vivre, parce que l’autre ne comprend pas !

Aidons-les à comprendre !

Afin que la souffrance n’en soit plus une …

 

 

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( 14 août, 2018 )

Les maladies thyroïdiennes et le coeur.

 

Dire que ce sont des maladies psychologiques, dans la tête, c’est oublier que ces dysfonctionnements thyroïdiens peuvent poser de vrais problèmes cardiaques.

Il est bon de le redire, une thyroïde bien équilibrée est nécessaire pour notre coeur et nos vaisseaux sanguins, elle va réguler la pression artérielle, le nombre de battements cardiaques dans une minute, et l’élasticité de nos vaisseaux. En cas de dérèglement, ce fonctionnement est remis en question. Un malade atteint de la maladie d’Hashimoto aura un risque accru de maladie cardiaque, de crise cardiaque, de vaisseaux sanguins obstrués et d’hypertension artérielle. Les risques de problèmes cardiaques augmentent avec les anticorps anti-TPO élevés.

Ce qui ne veut pas dire que ce sera pareil pour chaque personne ! Mais une thyroïde défectueuse pourra voir sa fréquence cardiaque et son rythme changer, augmentant la vitesse ou la diminuant, dans tous les cas fatigant le coeur.

De plus, le cholestérol va s’accumuler même avec une alimentation saine. ( le second nombre de la tension le montre)

Que faire ? Aller voir un cardiologue. Ils sont tous au courant des problèmes thyroïdiens, parfois bien plus qu’un endocrinologue. La plupart vont se contenter de surveiller, si le coeur n’a pas de lésion, de faire attention au dosage du Levothyrox.

Le mien fut extrêmement clair :

D’abord éviter le stress qui provoque des hausses de tension dites tension de stress. Apprendre à gérer ce stress par la Cohérence Cardiaque ( très efficace, si on y pense lors de la montée du stress)

Faire de l’exercice tous les jours, minimum 10 000 pas. Pas nécessairement des mouvements violents, de la marche, du vélo de ville ou d’appartement.

Éviter le surplus de graisse, et manger sainement sans se priver de plaisirs ( important pour le moral)

Éviter trop de sucre.

Je suis atteinte de la maladie Hashimoto et il ne me reste presque plus de thyroïde, sous traitement gouttes L_Thyroxine.

Une fois encore chaque personne est différente. Certaines auront un coeur plus lent avec une petite tension, d’autres un rythme cardiaque élevée.

Personnellement mon coeur n’est plus régulier depuis Hashimoto. Je peux passer de 60 battements à 130 sans avoir bougé. Ayant déjà fait un petit incident, j’applique le plus possible la Cohérence Cardiaque qui en moins de cinq minutes régule bien mon coeur.

N’hésitez pas à regarder :

https://www.coherenceinfo.com/

Je n’y pense pas sauf quand il tambourine. En dehors des gouttes de L_Thyroxine, je ne puis prendre aucun traitement allopathique, étant allergique aux excipients, donc j’essaie de vivre sainement. Je vis ! J’ai des coups de fatigue, quelques moments de panique lorsque le coeur s’emballe trop, mais dans l’ensemble, je gère. Cela demande du temps, un changement de vie, mais c’est possible ! Et j’espère bien qu’une crise cardiaque ne m’emportera que dans vingt ans !

Courage à tous !

Pour rappel, Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie en vente papier sur le site fnac

et celui de l’éditionEvidence éditions ( choisir lettre suivie)

Sur Amazon, essentiellement en numérique.

Un recueil regroupant plus de 1200 témoignages ( une synthèse bien sûr ! Pas tous les témoignages, ceux qui étaient les plus marquants et les plus représentatifs pour aider tous les malades)

 

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( 26 juillet, 2018 )

Dysfonctionnements thyroïdiens.

On l’a déjà dit, les causes des dysfonctionnements thyroïdiens sont multiples :l’environnement (on nous empoisonne aussi bien l’air que les sols), le patrimoine génétique, la catastrophe de Tchernobyl, et surtout ces violences qui nous détruisent …

Pourquoi un choc émotionnel peut-il avoir une incidence sur la glande thyroïdienne ? Certains toubibs vont vous rire au nez, parce que c’est tellement facile de nier une évidence, et pourtant, des études sérieuses canadiennes et américaines montrent que « le choc » ou plutôt sa violence va bloquer l’énergie. Nous savons tous que la thyroïde gère des émotions comme la colère, le stress, le deuil de nos disparus ou de nos amours tout comme tout notre système endocrinien. Bien sûr, ces personnes ont certainement une prédisposition qui ne demande qu’à éclore, bien sûr ce n’est pas une généralité, bien sûr pour d’autres ce sera une grossesse, la ménopause … seulement il y a trop de similitudes feindre l’ignorance.

Que l’on se retrouve ensuite en hyperthyroïdie ou en hypothyroïdie, le stress s’installe au début de la maladie car cette dernière n’est pas comprise. Le malade en souffrance qui ne comprend pas ce qui lui arrive va développer une anxiété, bien légitime, à laquelle les praticiens font souvent la sourde oreille, résultat on assiste à un cercle vicieux qui ne fait qu’aggraver l’état au lieu de l’aider à s’améliorer. Pourtant il ne faut pas ignorer le lien entre stress et glande surrénale.

Lorsque les surrénales ne peuvent pas suivre, on notera une multitude de symptômes identique à ceux dès hypothyroïdie. Les vrais médecins qui s’intéressent à la question sont souvent ceux qui le lien entre dysfonctionnements thyroïdiens troubles des surrénales induisant l’anxiété, les allergies, les envies de sucre ou de mets salés, fatigue, troubles de la mémoire, maux de tête, prise de poids etc

 

Stress et dysfonctionnement thyroïdien sont liés car :

« L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est la fatigue surrénalienne qui provoque des récepteurs thyroïdiens sur les cellules pour perdre leur sensibilité aux hormones thyroïdiennes.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale peut diminuer la conversion des hormones thyroïdiennes T4 en T3.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale affaiblit les barrières du système immunitaire dans les intestins, les poumons et la barrière sang / cerveau.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale inhibe l’absorption de l’hormone thyroïdienne dans les cellules.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale perturbe l’échange entre l’hypothalamus et l’hypophyse avec la glande thyroïde. »

 

Outre le traitement souvent indispensable à une grande majorité des personnes atteintes d’un dysfonctionnement, comment aller mieux ?

Avec l’expérience, je dirais qu’il est primordial de se tourner vers les médecines parallèles, les soins naturels, une bonne hygiène de santé, un peu de sport, et bien sûr éviter le stress.

On peut s’aider de :

L’aromathérapie, centrée sur les huiles essentielles donne de très bons résultats, en particulier la lavande qui est un puissant anti stress.

La sophrologie qui peut permettre au malade d’évacuer son stress en annulant cette culpabilité d’être tombé malade. L’importance d’un thérapeute à l’écoute et qui comprenne le problème est primordial.

Le reiki qui permet de rééquilibrer l’énergie.

L’homéopathie qui aide de manières non agressives à soulager les symptômes liés à un dysfonctionnement.

L’auriculothérapie qui permettra au corps de se soigner.

 

Bien évidemment, comme nous venons de l’expliquer, les hormones que l’on produit en état de stress modifient notre système immunitaire qui perd alors son auto-protection pouvant ainsi conduire à des maladies auto-immunes de la thyroïde comme Basedow et Hashimoto.

 

Avant, on ne faisait aucun lien entre thyroïde et problème psychique ou anxiété.

Aujourd’hui, à cause du scandale de nouveau levo, on a pu constater que ces dérèglements provoquent de tels troubles qu’il a bouleversé l’existence de certains malades au point de leur fait vivre un véritable cauchemar, vécu également par la famille qui ne sait pas comment faire face à de tels comportements.

Une fiis encore tout passe par la reconnaissance de ces maladies invisibles. Un malade atteint de dysfonctionnement thyroïdien n’a plus confiance dans la médecine,

doute de sa guérison, d’un possible mieux-être, il se sent fatigué tout le temps.

Il va se culpabiliser, seulement il faut que les médecins, que l’entourage comprenne que ce n’est pas le psy qui a déclenché la maladie mais les effets de cette maladie qui détruise petit à petit l’équilibre psychologique du malade.

On ne peut pas complètement guérir d’une maladie auto-immune de la thyroïde, mais on peut se battre pour aller bien, et cela n’est possible que si les regards qui nous entourent sont positifs.

 

Ensemble, continuons le combat.

Ce recueil est né de cette volonté de lutter contre la fatalité.

0B5003F8-B7B2-4C8E-BB64-C72D18D7F58EPlus nous serons nombreux à faire connaître ces maladies, et plus le regard pourra changer.

J’ai personnellement déposé plusieurs recueils dans les boîtes à livres des endroits où je passe … faites comme moi, un livre, un regard qui va changer …

 

(En vente partout sur commande, le plus rapide sur le site de l’éditeur)

 

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( 15 juillet, 2018 )

Cochonneries de kilos et maladies thyroïdiennes.

« La minceur est synonyme de beauté, de perfection dans notre société actuelle. Résultat, si notre poids dépasse la moyenne, on se retrouve avec une image de soi négative. Le regard des autres nous brûle. La dévalorisation arrive vite. La prise de poids avec la maladie d’Hashimoto reste malheureusement fréquente et génère une réelle angoisse » Extrait de Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie.

 

Notre thyroïde réagit au stress, ce n’est plus un scoop. Le stress va activer les dysfonctionnements thyroïdiens, et inéluctablement, le malade va voir sa balance afficher jour après jour un peu plus de poids. Cette situation va en particulier augmenter le glucose dans le sang, un réflexe archaïque, et pourtant c’est ainsi que nous serons poussés à craquer sur du sucre.

Il ne faut pas croire que les femmes ou les hommes qui grossissent font des caprices. Il faut déjà cesser de croire que ces prises de poids sont le lot des femmes « en voie de ménopause. » ! Des jeunes enfants, des jeunes adultes sont également touchés par ce calvaire. Cessons aussi de croire ces spécialistes qui vous diront que le poids n’est dramatique que dans le début de la maladie, qu’il suffit d’un bon régime, de quelques exercices pour que tout redevienne à la normale. Une fois encore, il ne faut pas généraliser ! Certains malades auront l’immense chance de ne subir ni désagréments, ni effets secondaires, mais ce n’est pas le cas de la majorité. On l’a vu avec le scandale du nouveau levo, de nombreuses femmes ont pris énormément de poids et se sont retrouvées en pleine souffrance, parce que le poids reste une image difficile à accepter.

 

Que l’on se rassure, nombreux sont ceux qui vont finir par perdre du poids avec un dosage adapté, avec le temps, mais d’autres continueront à vivre une vraie souffrance. Cette prise de poids, ne l’oublions pas, n’est pas anodine. Le coeur va souffrir, les reins également. La tension artérielle va grimper tout comme souvent le cholestérol, simplement parce que cette thyroïde marchant au ralenti va dérégler l’organisme.

 

Je terminerai sur les mots reçus cette semaine d’une lectrice ayant lu le recueil :

«  J’ai juste 20 ans et on m’a découvert une hypothyroïdie. J’ai pris 35 kilos en un an, et pourtant je fais attention à ce que j’avale, j’essaie de faire du sport, aujourd’hui je me traîne, je m’essouffle, je n’arrive plus à vivre. Je pleure tout le temps. Votre livre fut une bouffée d’espoir, je ne suis plus seule. Je vais m’accrocher et m’en sortir. »

 

Ensemble on est plus forts !

 

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( 11 juillet, 2018 )

La solitude des malades de la thyroïde.

Personne n’est égaux face à ces maladies thyroïdiennes qui dévorent nos vies. Chaque jour de nouveaux cas, l’un en hyperthyroïdie, l’autre en hypo, une autre avec des nodules. Aujourd’hui, il faut cesser de ne plus se sentir concerné, nous sommes tous avec une épée de Damoclès au dessus de notre tête, tous nos enfants, tous nos amis. Anodines diront certains, ceux qui « n’en sont pas », car une fois que l’on a mis un pied, on change vite d’avis.

Bien sûr, comme pour tout, chacun est différent, et certains malades ne ressentent aucun symptôme, heureux chanceux ! Malheureusement, la grande majorité subissent les aléas liés aux changements de traitement, de temps, voire de vie.

Parler d’une maladie thyroïdienne est souvent prise de haut par les médecins, les relations, les autres. « Ce n’est pas un cancer, alors ne te plains pas! » , « tu en fais des histoires pour juste une affaire d’hormones »

Seulement les hormones thyroïdiennes ne sont que le haut de l’iceberg, dessous il y a une vie qui va changer, qui va transformer la personne. Le corps ne fonctionne plus comme avant, les relations familiales ou amicales vont s’en ressentir. Comment vivre en voyant son corps se déformer par des prises de poids parfois dramatiques pour certaines, comment travailler sereinement avec une mémoire qui vacille ?

Ça, ce sont des faits tout comme l’humeur qui est mouvante, le sommeil, la fatigue qui se dérèglent aussi. Et je ne parle pas des angoisses, des craintes que ces maladies multiplient par dix, des problèmes cardiaques, de tension fortement liés etc

Seulement parler ouvertement de la maladie, il faut le pouvoir. Ce n’est pas simple surtout lorsque l’on subit des rejets du corps médical ou des proches, alors on s’enferme dans une solitude qui n’arrange pas nos symptômes.

Ai-je encore besoin de le rappeler, la thyroïde est le centre de nos émotions, la clé. Peu importe la cause de son dysfonctionnement, que ce soit l’environnement, Tchernobyl, des grossesses, des chocs psychologiques, le résultat sera toujours le même ! On se retrouve avec une maladie bien pourrie dont on voudrait se débarrasser, mais si on a en plus la poisse d’avoir coché la case « auto-immune », c’est raté, on aura cette maladie à vie.

Mauvaise nouvelle donc, c’est irréversible pour Hashimoto, bonne nouvelle, on finit adapter notre vie. C’est long, il y a des rechutes, mais on vit autrement, différemment.

Je suis convaincue, d’où ce combat, que l’on vivrait mieux, plus vite, si cette maladie était reconnue, si on cessait de dénigrer les maladies invisibles, si on se battait tous ensemble. Apprendre à ne pas juger, à ne pas dire « moi, je vais bien avec une hypo ou une TSH à tant. » Toi, ce n’est pas elle ni lui.

Apprenons la bienveillance !

 

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( 2 juillet, 2018 )

Plus que quelques jours …

«

« Hashimoto a changé ma vie à tout jamais. Par obligation, j’ai ralenti mon rythme de vie, redécouvrant des petits moments de bonheur oubliés. J’ai appris à prendre le temps de vivre, moi qui ne cessais de courir depuis plus de trente-cinq ans.

J’ai fait un tri dans mes relations choisissant de ne conserver que les vraies, celles qui ne présentaient aucun caractère nocif et j’en suis ravie aujourd’hui. J’ai fait les bons choix. Les personnes dotées d’une énergie négative sont un vrai poison pour notre santé. J’apprends avec l’aide d’une thérapeute à gérer mon stress, ce qui n’est guère facile dans une profession comme la mienne. Je me blinde face aux mauvaises langues. Pas simple non plus, il y en a toujours. J’apprends aussi à être moins naïve, même si donner reste pour moi une seconde nature. Nous vivons dans une société critique où chacun ne vit que pour parler sur son voisin. Je n’ai pas réussi à 100 %, mais je suis sur la bonne voie. J’ai renforcé les vrais liens, ceux qui me permettent d’avancer. Grâce à eux, j’ai osé publier mes romans. J’ai toujours écrit, mais j’étais trop peu sûre de moi pour donner à lire[…] »

« Tous ces témoignages regroupés, ceux de 2014, ceux de 2018, signifient que ces personnes, plus de mille témoignages reçus, veulent être reconnues, écoutées. Mon plus grand souhait serait qu’un jour, les pouvoirs publics comprennent qu’il n’y a pas de maladies plus méprisables que d’autres, qu’une personne qui souffre ne doit pas être rejetée simplement parce qu’on ne la comprend pas …

 

Je continuerai à me battre pour tous les malades. J’ai la chance, car c’en est une, d’être une résiliente. J’ai traversé des épreuves terribles, des situations inimaginables, j’ai pleuré des larmes de sang et pourtant, je n’ai jamais cessé une seule fois de croire que je ne pourrais pas survivre. Je me suis toujours raccrochée à mon intuition, à ces sentiments positifs que j’essaie de véhiculer depuis toujours. Je crois dans les valeurs fortes qui font les hommes. Suis-je naïve ? Peut-être, mais j’apprends chaque jour de mes erreurs. Toutes mes souffrances m’ont permis de poser mes mots, de ne pas renoncer à mes rêves, de vivre tout simplement. On peut choisir de ruminer ses échecs, ses erreurs, son malheur, ou on peut foncer la tête haute vers un avenir meilleur. Aujourd’hui, je sais, que j’ai eu une vie avant Hashimoto, mais surtout qu’il y a une vie à vivre avec Hashimoto, et cette vie ne s’arrête pas à la maladie. Sortez vos pinceaux, vos crayons, servez-vous de cette épreuve pour vivre, autrement, mais croyez-moi, ce n’est pas une fin »

 

Extrait de

Maladies thyroïdiennes

Sylvie Grignon

Ce contenu est protégé par des droits d’auteur.

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Les pré-commandes sont lancées … J moins …

 

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( 18 juin, 2018 )

La thyroïde, pourquoi on en parle tant ?

Il y a cinq ans, je ne savais même pas ce qu’était cette glande ni son utilité, et puis, je suis tombée malade, et surtout, l’été dernier le scandale du NL a mis le feu aux poudres. Il faut toujours trouver du bien dans chaque situation même la pire. Aujourd’hui, on en parle, on commente, des groupes, des comités, des associations, tout le monde en parle.

Qu’est-ce que la thyroïde et plus particulièrement une hypothyroïdie ?

La glande thyroïde peut se mettre à débloquer, elle devient incapable de produire une quantité d’hormones suffisantes dont notre organisme a besoin. Détectée à temps, ce dérèglement n’aura aucune incidence sur l’avenir. Seulement, l’hypothyroïdie peut également être due à une maladie auto-immune comme Hashimoto, maladie dans laquelle les anticorps vont se retourner contre la glande.

Pourquoi est-ce que l’on en parle tant ? Parce que ces maladies touchent des millions de personnes de par le monde, parce que ce sont des maladies invisibles.

Le diagnostic n’est pas toujours facile. Il se vérifie avec une prise de sang recherchant la TSH, mais il existe beaucoup de cas qui se trouvent hors diagnostic.

Certains symptômes peuvent tout de même alerter.

Une prise de poids trop rapide, souvent avec gonflement des mains, du corps, sans avoir préalablement abusé des bonnes choses.  La fatigue avec un grand F, inexpliquée, qui met à terre, dont la personne ne peut rien hormis avoir cette envie de dormir et bailler toute la journée, une peau sèche que même les crèmes anti ne peut sauver, des ongles striés, un visage tiré, boursouflé, des cernes profondes, un dérèglement du système digestif pouvant induire ballonnements, constipation, lenteur digestive, une voix qui peut devenir rauque ou une difficulté à avaler, des troubles de la libido, de mémoire et de concentration, une frilosité extrême, des problèmes de tension ou cardiaques, des problèmes musculaires.

La glande thyroïde est le centre des émotions, le moindre petit dérèglement va toucher l’humeur, le comportement. Des personnes positives peuvent en quelques semaines tomber dans la dépression ou développer angoisses voire paranoïa. D’autres à l’inverse seront agressifs, survoltés.

Une hypothyroïdie peut également laisser apparaître un goitre qui est un élargissement de cette glande, pouvant ainsi serrer la gorge, gêner à la déglutition ou irriter. Ce dernier sera confirmé par une échographie de la thyroïde afin d’évaluer la présence ou non de nodules toxiques.

 

Combattre l’hypothyroïdie n’est pas toujours facile malgré la prise d’un traitement de substitution. C’est un peu comme si une voiture manquait d’huile, le corps lui va manquer d’hormones seulement le plein ne se fera pas aussi simplement qu’un plein d’essence. Trop peu d’hormones, ce sera l’hypothyroïdie avec son cortège de symptômes, trop d’hormones, ce sera l’hyper pouvant induire des problèmes cardiaques graves.

 

Se fier à la TSH ? C’est juste un indicateur souvent utile, seulement la norme labo ne prend ni en compte le pourquoi ni le comment. En clair, une personne développant une hypothyroïdie ne présentera pas les mêmes symptômes avec une norme identique qu’une personne atteinte de maladie auto-immune.

Afin d’éviter la destruction complète de la thyroïde, les endocrinologues mettent cette glande au repos avec une TSH entre 0,5 et 1. De même, de nombreuses personnes peuvent présenter une TSH frôlant l’hyperthyroïdie, et une T4 présentant une hypothyroïdie. On comprend ainsi la complexité de cette pathologie, invisible, lourde de symptômes parfois handicapants, et surtout complètement incomprise des autres.

 

Aujourd’hui, heureusement les malades se réveillent. Ils ne veulent plus être traités comme des moins que rien, alors qu’ils souffrent souvent par crises.

Une maladie auto-immune thyroïdienne est incurable. La thyroïde ne repoussera jamais, sauf si dans les prochaines années la médecine fait des miracles.

Le malade pourra présenter un temps une forme éclatante, et d’un coup, souvent lié à un stress, un surplus de travail, il s’écroulera victime d’une hypothyroïdie. Le traitement n’empêchera jamais ces crises puisque rien ne peut soigner une maladie auto-immune.

Il faut donc apprendre à vivre avec, et ce serait vraiment bien si les « autres », ces personnes non malades qui ne cessent de juger, de critiquer, de traquer le moindre signe de faiblesse, développaient pour une fois un peu d’empathie, simplement parce qu’aujourd’hui, nous sommes plus de trois millions, mais demain, nous serons le double ! Rien ne peut arrêter ces dérèglements de plus en plus nombreux, alors au moins faisons preuve de solidarité !

Et que personne n’oublie. La découverte de ces maladies est stressante, elle engloutit, mais il y a une vie avec Hashimoto, et elle est ce que l’on en fait.

Sortie du recueil le 6 Juillet

( 16 juin, 2018 )

La fatigue et Hashimoto

Une maladie auto-immune est difficile à surmonter parce c’est une maladie invisible.

Et comme tout ce qui ne se voit pas, tout le monde s’en moque. Mais cela n’empêche pas de survivre, parce que la vie est ainsi. Seulement, c’est un peu comme mettre des lunettes de soleil, on protège nos yeux des UV, mais le soleil continue tout de même à taper fort. Pour la maladie, c’est la même chose. Le traitement va permettre à notre glande de se tenir « en forme », mais il ne soigne pas la maladie auto-immune, qui elle, est irréversible. Alors, on se retrouvera sujet à des crises inévitables, que rien ne peut prévoir à l’avance. Il suffit d’un surplus de stress, de fatigue, ou quelque autre aléa de la vie, pour que tout parte en vrille durant deux jours. Difficile à vivre, car incompréhensible pour les autres. Alors, on ne dit rien, on ne prend même plus le risque de se faire rabrouer, on serre juste les dents lors d’une crise de thyroïdite.

 

Dernièrement, une crise m’est tombée dessus sans crier garde. J’allais super bien, en pleine forme, et puis le lendemain, ce fut comme si j’avais pris un grand coup derrière la tête. Mon corps s’était mis en mode légume, sans réaction. Deux jours d’enfer où je suis allée bosser tel un robot, bâillant toute la journée, avec des vertiges, des crises d’angoisse et une envie de baisser les bras. Les autres n’ont rien vu. J’ai fait mon boulot, juste en étant sur le fil rouge, et puis deux jours plus tard, tout était de nouveau normal. Avant, je me serai précipitée au labo pour faire une prise de sang. Ma TSH aurait montré une augmentation, mon médecin aurait rééquilibré mon traitement, mais quelques semaines plus tard ma prise de sang aurait montré que je devais revenir au dosage précédent. Depuis quelques mois, mon médecin et moi-même avons décidé de ne plus changer le dosage, et d’orienter les traitements vers la gestion du stress, cause principale d’une thyroïdite dans mon cas. Il est important d’apprendre à gérer sa maladie, afin de vivre mieux. Apprendre à s’occuper de son corps est important.

Une fois encore, j’ai envie de dire qu’un regard nouveau sur ces maladies thyroïdiennes est important. Ce n’est pas parce que l’on ne se plaint pas que l’on n’est pas malade. Ce n’est pas parce que l’on ne dit rien que l’on n’est pas fatigué, ce n’est pas parce que l’on sourit que l’on n’a pas mal. Les maladies invisibles ne se voient pas,  mais elles existent ! Respectons les malades, respectons chaque personne que nous rencontrons, car chacun est susceptible d’avoir une maladie invisible, et ce n’est pas marqué sur son front !

Une pensée pour tous les malades qui n’arrivent pas à surmonter ces vagues qu’imposent fatigue et symptômes, ce n’est pas si facile de ne pas se noyer même quand on sait bien nager, alors un peu de bienveillance, juste un peu, et un jour le soleil brillera à nouveau pour tous ces corps en miette, même si la route ne sera pas toujours linéaire. Courage les papillons !

 

Rappel, le recueil Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie sortira en avant-première le 6 Juillet … n’hésitez pas à le précommander sur le site Evidence éditions en leur laissant un message ou sur ce mail afin d’avoir le livre papier dès son impression !

editions.evidence@gmail.com

( 19 mai, 2018 )

On continue le combat !

 

Survivre avec Hashimoto serait plutôt une réalité, surtout lorsque l’on découvre cette maladie ou lorsque des malades se retrouvent aux prises d’un médicament incompatible avec leur santé, pour ne parler que du nouveau Levothyrox.

Il faut cesser de se leurrer, il y a une vie « avant » Hashimoto, puis il y a une vie « avec » Hashimoto.

Certaines personnes auront l’immense chance de n’avoir aucun symptômes hormis une petite fatigue, et pourront se passer de traitement pendant des années, d’autres touchées plus violemment par la maladie, seront portées par des maux diverses.

Alors, on ne le redira jamais assez, chaque personne est différente, chaque personne ne réagira pas de la même façon avec une TSH à 0,5, à 1, à 5, à 20 … Une norme est utile pour se repérer, mais souvent elle ne veut rien dire. Si vous êtes en pleine crise de thyroïdite, votre TSH n’aura pas encore nécessairement eu le temps de bouger, mais vos symptômes, eux, ne seront pas du pipeau !

Alors oui, c’est difficile ! Vous qui êtes parfois passé du jour au lendemain d’une forme olympique à cette grande fatigue qui vous terrasse, vous qui avez pris, sans vous goinfrer, trois kilos en quelques jours, vous dont les magnifiques cheveux ressemblent à de l’herbe séchée, vous qui ne cessez de bailler, qui avez une digestion catastrophique n vous savez de quoi je parle ! Vous également qui soudainement vous retrouvez à buter sur vos mots comme si vous aviez enclenché le bouton « pause », peinant à vous souvenir d’un fait banal, vous saurez de quoi je parle.

Vous encore qui êtes pris d’insomnies, de crises d’angoisses, de moment de déprime, vous saurez encore de quoi je parle.

La liste est longue lorsque l’on vit avec Hashimoto. Au début de la découverte de cette maladie, si les symptômes furent violents, si la destruction est rapide, vous aurez l’impression que rien d’autre n’existe que cette maladie.

Je voudrais vous rassurer, il y a une vie avec Hashimoto, ce qui ne veut pas dire que les symptômes disparaissent totalement, simplement qu’ils deviennent moins présents. Cette maladie auto-immune se fixe sur la glande thyroïde qui régit les émotions, ce qui va rendre le malade plus angoissé, et comme souvent le milieu médical n’aide pas les malades à se sentir mieux, ce sera la descente aux enfers.

Personnellement, j’ai choisi de me battre contre une réalité qui nous enferme. Je suis malade, oui, je ne l’ai pas choisi, et je ne laisserais donc pas cette maladie me pourrir la vie.

Au bout de presque cinq ans, je suis stabilisée ce qui ne veut pas dire que je n’échappe pas à des « attaques thyroïdiennes » régulièrement. Seulement, j’ai appris à les gérer grâce à différentes thérapies, j’ai appris à contrôler mes émotions, à surtout ne pas donner à cette maladie un pouvoir négatif. J’ai mis du temps, car mon corps avait sacrément trinqué, mais j’ai réussi. J’espère que tous les papillons pourront également trouver cette force afin d’apprendre simplement à vivre avec …

 

J’en profite pour répondre aux nombreux messages sur la page de l’envol.

Le recueil Hashimoto, mon amour est en rupture définitive de stock car la maison d’édition a fermé. J’ai donc repris mes droits et signé un contrat avec une nouvelle édition qui accepte de porter ce projet, celui de la reconnaissance des maladies auto-immunes. Le nouveau recueil, reprenant le premier avec de nouveaux témoignages verra le jour dans quelques semaines. Merci à vous tous pour votre intérêt.

 

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( 11 avril, 2018 )

Vivre en harmonie avec Hashimoto

Bientôt cinq ans que sous l’effet d’un choc violent, mon corps s’est braqué, développant en réaction une maladie auto-immune nommée Hashimoto.

Plus de quatre ans que je me bats pour que cette maladie soit entendue, car les gens écoutent, mais n’entendent pas et pire ils ne comprennent pas. Ce n’est pas vraiment de leur faute. On a formaté notre société à juste être des moutons qui ne réfléchissent pas. Trop de médecins ricanent face à une maladie thyroïdienne, « une maladie de gonzesse » comme une amie l’a entendu dernièrement. Seulement voilà, même si cette maladie touche le centre des émotions, le point clé qui régule l’organisme, cela ne veut pas dire que c’est une maladie psychologique.

Il faut que ce raccourci cesse. Une maladie déclenchée par un choc traumatisant ( deuil, divorce, séparation, agression physique ou psychique etc) ne veut pas dire que c’est « dans la tête » La maladie est bien réelle, et même si le malade passe par une thérapie réparatrice ( comme le EDMR dont j’ai fait un article récemment), ce patient ne retrouvera pas sa thyroïde, ce malade ne verra pas par miracle sa glande repousser. La maladie est irréversible dans la majorité des cas.

Alors oui, on peut vivre en harmonie avec Hashimoto, c’est long, il faut se faire aider, les médecines parallèles sont très efficaces. Il faut surtout garder un esprit positif car comme dans toutes maladies , les énergies négatives nous tirent vers le fond, et surtout il faut en parler sans honte ni culpabilité.

 

J’en profite pour vous annonce la parution pour l’été du recueil « Maladies hyroïdiennes, dévoreuses de vie », une « revisite » de mon ancien livre « Hashimoto, mon amour » mis à jour avec de nouveaux témoignages. Publié chez Évidence édition, il sera en vente sur tous les sites Fnac, Amazon, librairies etc en papier ou numérique.

Afin que le combat continue !

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