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( 19 septembre, 2018 )

Le milieu médical et les maladies thyroïdiennes.

 

Sans cesse nous recevons des questions sur cette difficulté à être pris au sérieux face à un dysfonctionnement thyroïdien. Beaucoup en veulent à leur spécialiste de ne pas comprendre alors que c’est leur spécialité. Seulement, on a tendance à oublier que les endocrinologues ne s’occupent pas que de la thyroïde, que leur spécialisation les pousse souvent plutôt vers le diabète, un fléau de notre société également. Comme je l’écris dans mon recueil, j’ai été en contact avec plusieurs étudiants en médecine qui m’ont avoué avoir fait l’impasse sur cette glande, maladie hormonale, bref de femmes. L’un d’eux m’a même expliqué que c’était plutôt du ressort de la gynécologue. J’avais envie de lui dire que c’était un peu comme si un professionnel de vélo devait réparer une voiture. Proche ne veut pas dire identique !

Alors, oui, on doit se battre. Alors oui, je me bats depuis déjà plus de quatre ans pour faire reconnaître cette maladie, parce que justement il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour que cela marche.

Il n’existe pas un dysfonctionnement thyroïdien, il n’existe pas une seule façon de traiter les personnes, il n’existe pas non plus un seul déclencheur, par contre « après », il va exister des dizaines de symptômes lourds parfois et semblables.

 

« Sa mère lui conseilla d’aller voir le bon médecin de famille, ce monsieur bedonnant qu’elle n’aimait pas, mais c’était un docteur, un vrai, et lui, il allait comprendre, l’écouter.

Seulement, ce n’était pas si simple. Comment expliquer à un vieux monsieur qu’à presque vingt ans, chaque pas semblait peser des tonnes, qu’il y avait ces fichus kilos qui lui donnaient des joues toutes gonflées même si elle gardait encore une jolie silhouette, ces maux de ventre qui ne cessaient de se répéter, ces crises d’angoisse qui survenaient sans prévenir, ces crises de larmes ? Lola avait besoin d’être rassurée, mais c’était sans compter sur ce toubib blasé qui l’observa, remarquant l’anxiété à fleur de peau, les cernes violacés entourant ses yeux, les lèvres gercées qui saignaient, la tristesse. Lola vivait mal sa scolarité. Un burn-out de plus. Il diagnostiqua avec facilité une dépression nerveuse et Lola ressortit avec un bon cocktail d’antidépresseurs du cabinet médical. »

Extrait de Maladies thyroïdiennes

Sylvie Grignon

Ce contenu protégé par des droits d’auteur.

 

Tout est dit dans cet extrait. Certaines personnes vont vivre avec une thyroïde détraquée et seront comme avant, sans séquelles, d’autres à l’inverse vont voir leur monde s’effondrer. Comment le milieu médical peut-il juger d’une souffrance invisible ? Comment surtout peut-on parfois aller jusqu’à se montrer cynique ? J’aime à raconter cette anecdote vécue il y a quatre ans. Pour une raison X, je ne pouvais consulter mon médecin traitant. Je n’étais pas stabilisée et mon dérèglement thyroïdien m’occasionnait des troubles sévères cardiaques, de tension, et des malaises. Je ne suis pas allée voir ce toubib pour me plaindre juste pour un conseil, pouvais je augmenter mon traitement d’une petite goutte ? Aujourd’hui, je sais que c’est possible, non dangereux, mais à l’époque j’étais novice. Ce professionnel a eu une grimace déplaisante lorsque je lui ai expliqué que j’étais atteinte de la maladie d’Hashimoto, et m’a dit avec agressivité que c’était une « maladie de gonzesse, que sa femme avait la même chose, et qu’il n’avait pas de temps à perdre pour ce genre de maladie. »

Et le serment d’Hippocrate mon petit monsieur ? Bien trop facilement oublié à notre époque ! Tout ça pour dire que ces maladies touchent les médecins dans leur pré requis personnels, dans l’interprétation des situations qu’ils ne peuvent comprendre puisque c’est une maladie invisible, parce que effectivement chacun est différent. Bien plus simple de s’attarder sur un diabète qui a des « normes » claires. Une norme thyroïdienne sera toujours reliée à des symptômes voire à des causes comme celles des maladies auto-immunes. Preuve en est, je connais une femme qui fait chaque année le marathon de Paris et dont la tsh est à 121. Elle va bien ! D’autres à 0,89 seront des légumes sur pattes.

Excusables les médecins, oui, s’ils se donnent le peine d’essayer de comprendre, d’accepter d’entendre, de quitter un instant leur manteau de savoir total.

Après, ensemble, eux, et nous les malades, nous pourrons peut-être un jour obtenir comme pour la fibromyalgie une reconnaissance, nécessaire, indispensable pour que toutes les personnes puissent vivre sereinement.

 

N’hésitez pas à laisser un marque page, un livre, un badge sur le bureau de votre toubib … ils sont de plus en plus nombreux à nous dire merci ! Un pas de géant dans un océan, mais personnellement j’y crois !

 

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( je rappelle que ce recueil reprend l’intégralité de Hashimoto, mon amour)

 

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( 16 septembre, 2018 )

L’interprétation des mots

Une fois encore, je constate que les gens interprètent ce qu’ils lisent, selon leur propre vécu, selon leur propre ressenti, et non en prenant l’essence même du mot !

« Vivre avec Hashimoto, c’est vivre avec un couperet sur la tête en permanence. » ( extrait Maladies Thyroïdiennes, dévoreuses de vie)

Une phrase parmi des centaines de phrases de ce livre, et voilà une polémique qui s’installe avec ceux qui ont compris, ceux qui pensent avoir compris et ceux qui n’ont rien compris.

Si déjà parmi les malades, personne ne comprend cette maladie, comment d’autres personnes pourront-elles avoir un simple regard emphatique ?

Avoir un couperet au dessus de la tête ne veut pas dire ne pas vivre ( en plus c’est expliqué clairement dans le recueil), c’est savoir simplement que cette maladie auto-immune, au jour où j’écris, est irréversible. On ne sait pas vraiment le processus de déclenchement, on sait juste que ces anticorps sont là, et dans la majorité des cas, ils ne vont pas prendre la poudre d’escampette. Par cette phrase, j’expliquais la différence avec une simple thyroïdite qui, elle, va se soigner facilement avec un traitement. Avec Hashimoto, pas de traitement pour la maladie auto-immune. Le traitement est exclusivement pour réguler la glande défaillante et n’empêche nullement les attaques d’anticorps ( au passage le principe est exactement le même pour Basedow). C’est cela l’épée de Damoclès ! Personne, absolument personne, ne peut savoir quand les anticorps vont décider de faire une nouvelle poussée.

Alors oui, il y a des personnes Hashimoto avec un taux d’anticorps bas, et sans destruction. Prises à temps ces malades vont vivre sans cette peur, parfois toute leur vie. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains malades vont à la différence subir ces thyroïdites avec violence, les anticorps en profitant pour grignoter au passage encore un petit morceau de la thyroïde, faisant revenir d’un coup, en masse, des symptômes terribles comme des problèmes cardiaques, digestifs, de mémoire, et j’en passe. Lors de ces épisodes de crise, il est difficile pour certains de tenir debout.

La crise passera, la vie continuera.

Avoir un couperet au dessus de la tête ne veut pas dire ne pas vivre, au contraire ! Cela signifie vivre autrement, différemment, savoir que ces crises peuvent survenir et toujours prévoir un plan B, anticiper même en adaptant le médicament pour éviter des symptômes invalidants si on a une réalisation importante.

Alors oui, il y a une vie avant Hashimoto, avant Basedow, il y a une vie après aussi, mais elle ne s’arrête pas, elle s’adapte simplement à certains moments, parce que c’est important, parce qu’il faut apprendre à penser à soi.

Et si les autres le comprennent et bien on vit vraiment mieux !

 

Que ce recueil apporte sérénité, en évitant d’interpréter ce qui n’est pas dit …

 

https://livre.fnac.com/a12660516/Sylvie-Grignon-Maladies-thyroidiennes

 

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( 9 septembre, 2018 )

Quand Hashimoto s’invite …

 

Le recueil « Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie » est une compilation du recueil Hashimoto, mon amour publié en 2015 regroupant la synthèse de 800 témoignages sur cette maladie auquel se rajoute 400 nouveaux témoignages sur le nouveau lévo, sur Basedow …

Une synthèse pouvant aider les malades à se sentir moins seuls, car rien n’est pire que la solitude.

Pour aborder ce sujet, prenons l’histoire de Lola extraite de ce recueil. Lola, c’est vous, c’est moi, c’est nous, toutes celles et tous ceux qui se sont un jour trouvés confrontés au verdict.

« Elle s’appelait Lola, et était assise, là, quelque part, dans une salle d’attente comme vous en connaissez tous. Lola, on ne pouvait que la remarquer avec sa jolie petite frimousse pleine de taches de rousseur et son piercing sur sa narine. Elle ne devait pas avoir plus de vingt ans. Ses cheveux fauves bouclés flottaient sur ses épaules. Elle ne souriait pas, complètement obnubilée par son téléphone sur lequel elle tapotait énergétiquement des messages comme si sa vie en dépendait. Son charme lui venait de deux adorables fossettes. Aujourd’hui, elle ne riait pas, Lola. Elle n’en avait vraiment pas envie. Il y a longtemps qu’elle n’avait plus envie de rien. Elle leva les yeux et grimaça. Il n’y avait que des vieux dans ce service. Et puis, cette odeur. Les murs semblaient en être imprégnés. Pourquoi ne parfumait-on pas les hôpitaux ? Pourquoi est-ce que l’on ne couvrait pas les murs de tableaux de toutes les couleurs ou de BD humoristiques ? Tout était triste à pleurer. Lola plongea dans ses pensées. Elle était née par un bel été, beau bébé bien potelé avec un fin duvet de cheveux, grandissant avec une sagesse additionnée d’une pointe d’espièglerie. Issue d’un foyer aimant, sa vie jusqu’ici s’était déroulée de manière calme et heureuse. Elle se découvrit toute jeune une passion pour le métier d’infirmière. Elle travailla avec acharnement afin de réussir son concours d’entrée, qu’elle obtint sans problème. À dix-neuf ans, elle entama sa première année, enchaînant cours théoriques et pratique sansfatigue, toujours le sourire aux lèvres. Lola était la coqueluche de toute la promo. Sa bonne humeur était très appréciée. Studieuse, elle passait ses soirées avec Jérémy, son petit copain, un jeune interne rencontré lors d’un de ses stages. Ce fut au cours de la seconde année que tout changea. Était-ce le fait d’avoir trop lézardé au soleil durant les vacances d’été ou le temps de transport qui s’était rallongé ? Une seule certitude, Lola rentrait épuisée. Il lui arrivait de plus en plus souvent de monter immédiatement se coucher, parfois sans même manger. Le matin, c’était pire, elle n’arrivait plus à se lever. On rencontre tous dans notre vie des moments où la forme est en berne, mais cette fois, c’était catastrophique. Plus les jours avançaient et plus son état s’aggravait. Dès le lever, elle ressentait des vertiges. Au cours de la journée, c’était pire. Elle n’arrivait à rien, manquant même de s’endormir pendant les cours. Et ces kilos ! Lola avait toujours été un peu gourmande, pourtant, ces derniers temps, elle ne faisait aucun excès. L’aiguille de la balance continuait à grimper. Elle se trouvait laide. Cette vérité fut confirmée lorsqu’elle surprit Jérémy parlant de son surpoids à voix basse avec sa meilleure amie. Elle se replia sur elle-même non sans ignorer que l’on médisait derrière son dos. Les gens sont ainsi. Ils ne peuvent s’empêcher de déblatérer sur ce qu’ils ne comprennent pas. Elle savait qu’en moins de six mois, elle avait changé. Mais comment trouver les mots pour l’expliquer ? La coupe déborda le jour où un de ses professeurs la traita de paresseuse après avoir échoué à deux partiels qu’elle avait pourtant énormément travaillés. Elle savait tout, mais n’avait pas réussi à coucher la moindre bonne réponse sur sa feuille. Le trou noir. Comment pouvait-elle convaincre son enseignant qu’elle avait, pourtant, tout appris ? Que ses mots s’étaient simplement envolés ? Elle ne fut pas prise au sérieux.Sa mère lui conseilla d’aller voir le bon médecin de famille, ce monsieur bedonnant qu’elle n’aimait pas, mais c’était un docteur, un vrai, et lui, il allait comprendre, l’écouter. Seulement, ce n’était pas si simple. Comment expliquer à un vieux monsieur qu’à presque vingt ans, chaque pas semblait peser des tonnes, qu’il y avait ces fichus kilos qui lui donnaient des joues toutes gonflées même si elle gardait encore une jolie silhouette, ces maux de ventre qui ne cessaient de se répéter, ces crises d’angoisse qui survenaient sans prévenir, ces crises de larmes ? Lola avait besoin d’être rassurée, mais c’était sans compter sur ce toubib blasé qui l’observa, remarquant l’anxiété à fleur de peau, les cernes violacés entourant ses yeux, les lèvres gercées qui saignaient, la tristesse. Lola vivait mal sa scolarité. Un burn-out de plus. Il diagnostiqua avec facilité une dépression nerveuse et Lola ressortit avec un bon cocktail d’antidépresseurs du cabinet médical. Désabusée, elle prit son traitement durant plusieurs semaines, sans signe d’amélioration, et de nouveaux symptômes apparurent. Des crises de tachycardie de plus en plus fréquentes, une vue qui par moments se voilait, des cheveux qui se mirent à tomber par poignées. Quant à son visage, il devenait de plus en plus bouffi. Était-ce l’antidépresseur ? Elle continuait mécaniquement de prendre ses cachets, mais son moral continuait à baisser. Elle en était à ne plus vouloir vivre. À quoi bon continuer dans un tel état ? Un matin, en se levant, ses jambes se dérobèrent sous elle, puis ce fut le trou noir.(…) »

La suite sur le recueil …

 

Juste pour dire, aujourd’hui Lola va bien, elle a un bon travail, elle a même eu en juin un joli petit garçon. Seulement, si la maladie avait été mieux connue, elle en aurait moins bavé ! Alors continuons ensemble …

 

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( 20 août, 2018 )

Maladies thyroïdiennes et mémoire.

 

Les troubles de la mémoire font peur, très peur. Dès que cela arrive on pense automatiquement à un cancer du cerveau ou pire à des maladies dégénératives de la mémoire. C’est extrêmement fréquent dans les hypothyroïdies. Rappelons une fois encore que l’hypo est causé par un ralentissement de la glande thyroïde aboutissant à une baisse des hormones sécrétées par cette petite glande. Baisse d’hormones, ralentissement de la glande, ralentissement du corps. Fréquent à ses débuts.

« Les troubles cognitifs, portant en particulier sur la mémoire de travail, la mémoire épisodique, la fluence verbale et les compétences visuo-spatiales, peuvent être améliorés par la correction de l’hypothyroïdie mais la réversibilité n’est que partielle. Les sujets hypothyroïdiens traités et bien équilibrés, peuvent conserver des altérations par vagues lors des crises. »

On comprendra tout à fait l’importance d’un diagnostic rapide afin d’éviter des séquelles irréversibles.

Donc pas de panique, vous n’êtes pas Alzheimer, vous avez juste un ralentissement du cerveau qui se calmera avec un rééquilibrage d’un traitement. Pour se rassurer, vous pouvez passer des tests juste pour vous rassurer. Le processus de mémorisation est ralenti par une thyroïde qui débloque. Le souvenir est un traitement de l’information dans une partie du cerveau, mais ce traine peut pas se faire si « le lien » est abîmé. Ce n’est donc un vrai problème de mémoire, mais un souci de concentration.

Les malades thyroïdiens et en particulier ceux atteints de la maladie d’Hashimoto sont souvent dépressifs, anxieux, avec l’impression de la tête dans les nuages, simplement parce que cette information n’a pu être mémorisée, car « le chemin » a été perturbé.

La liste possible ? Oublier son numéro de carte bleue, buter sur ses mots, chercher une idée.

Une fois encore, ce n’est pas une généralité. Beaucoup de malades ont la chance de ne jamais rencontré ce symptôme. D’autres le verront apparaître par périodes lors de crises thyroïdiennes.

Une solution ?

Hormis un bon dosage, rester zen. Il est important de ne pas paniquer face à un trouble de mémoire. C’est dur à vivre. Lors de mes thyroïdite, il m’arrive souvent de buter sur mes mots, ce qui est très gênant étant enseignante. Aujourd’hui, je pose mes mots, sans paniquer. Je préviens mes élèves que cela peut arriver, et tout va bien. Heureusement c’est de moins en moins fréquent.

Il faut juste se rappeler avec humour qu’il y a un siècle, les malades thyroïdiens finissaient avec de graves démences en hôpital psychiatrique. Heureusement, ce temps semble révolu !

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( 17 août, 2018 )

Maladies thyroïdiennes et l’humeur.

 

C’est une vérité, ce n’est pas un scoop, mais les dysfonctionnements thyroïdiens agissent sur l’humeur posant ainsi des difficultés dans les relations avec les autres.

En hyperthyroïdie, plus de 60% des malades ont des troubles de l’humeur, de l’anxiété.

Ceci s’aggrave avec une maladie auto-immune comme Basedow où la personne sera beaucoup plus agressive, suspicieuse, paranoïaque que la moyenne. Inutile de dire que les relations avec les amis, la famille seront parfois houleuses.

À l’inverse, en hypothyroïdie, pas d’agressivité, un état de peur, de déprime, un retrait sur soi, une perte d’intérêt de tout.

Dans ces deux cas, on va se heurter aux autres, à leur incompréhension. Le pire est que de nombreux médecins ne font pas automatiquement un lien lorsqu’une personne arrive dépressive. La dépression est à la mode. Le raccourci facile est d’opter pour des antidépresseurs, une vraie manne pour l’industrie pharmaceutique. Seulement plus de la moitié de ces malades consultant pour depression ont un dérèglement thyroïdien, zappé, qui ne sera découvert que des mois plus tard, alors qu’une simple prise de sang permettrait d’avoir une vision sérieuse. Preuve en est les statistiques qui montrent que plus d’un tiers des personnes sous AD ne vont pas mieux.

Le rôle de la thyroïde dans la santé du cerveau a été établi depuis plus d’un siècle. Déjà en 1888, le Comité de la société clinique à Londres avait établi le lien entre l’hypothyroïdie et le déficit mental, associé à l’époque à la folie, la mélancolie, la manie chronique et la démence. Il a été prouvé que les récepteurs de l’hormone thyroïdienne sont concentrés dans diverses parties du cerveau. Lorsque les hormones thyroïdiennes sont déréglées, les malades vont subir un panel de symptômes dont la dépression, les pensées brumeuses, les problèmes de mémoire.

« Combien de cas d’affections mentales cachent en réalité des problèmes de thyroïde ? » Dr Brogan.

Selon elle, les tests standard effectués pour quantifier l’hormone stimulant la thyroïde (TSH) ne fournissent pas une évaluation précise de la véritable fonction thyroïdienne.

« Il y a effectivement matière à s’interroger : dans une étude française, l’hypothyroïdie a été constatée chez 52% des personnes souffrant de dépression résistante, ce qui confirme l’importance d’approfondir sur les taux de TSH. Dans une autre étude, on a constaté chez un quart des patients déprimés des taux de thyroxine (T4) supérieurs à la normale, avec une corrélation entre la gravité de la dépression et la quantité de T4 dans le sang. En outre, jusqu’à un patient déprimé sur cinq présente des anticorps antithyroïdiens (« anti-TPO »), évoquant une maladie auto-immune impliquant la glande thyroïde (maladie de Basedow, thyroïdite d’Hashimoto). » ( extrait web santé)

 

 

Comprenant, reconnaître ces maladies thyroïdiennes, c’est permettre à de nombreuses personnes d’être enfin comprises.

Vivre avec un malade de la thyroïde, c’est accepter ses moments de faiblesse, ces jours où il ne peut pas même s’il le voudrait, c’est ne pas répondre aux mots agressifs d’une Basedow, ne pas hurler après une Hashimoto parce qu’il est trop lent à comprendre ou parce qu’il refuse de réagir. Beaucoup de couples ne survivent pas à une maladie thyroïdienne, parce que c’est dur à vivre, parce que l’autre ne comprend pas !

Aidons-les à comprendre !

Afin que la souffrance n’en soit plus une …

 

 

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( 14 août, 2018 )

Les maladies thyroïdiennes et le coeur.

 

Dire que ce sont des maladies psychologiques, dans la tête, c’est oublier que ces dysfonctionnements thyroïdiens peuvent poser de vrais problèmes cardiaques.

Il est bon de le redire, une thyroïde bien équilibrée est nécessaire pour notre coeur et nos vaisseaux sanguins, elle va réguler la pression artérielle, le nombre de battements cardiaques dans une minute, et l’élasticité de nos vaisseaux. En cas de dérèglement, ce fonctionnement est remis en question. Un malade atteint de la maladie d’Hashimoto aura un risque accru de maladie cardiaque, de crise cardiaque, de vaisseaux sanguins obstrués et d’hypertension artérielle. Les risques de problèmes cardiaques augmentent avec les anticorps anti-TPO élevés.

Ce qui ne veut pas dire que ce sera pareil pour chaque personne ! Mais une thyroïde défectueuse pourra voir sa fréquence cardiaque et son rythme changer, augmentant la vitesse ou la diminuant, dans tous les cas fatigant le coeur.

De plus, le cholestérol va s’accumuler même avec une alimentation saine. ( le second nombre de la tension le montre)

Que faire ? Aller voir un cardiologue. Ils sont tous au courant des problèmes thyroïdiens, parfois bien plus qu’un endocrinologue. La plupart vont se contenter de surveiller, si le coeur n’a pas de lésion, de faire attention au dosage du Levothyrox.

Le mien fut extrêmement clair :

D’abord éviter le stress qui provoque des hausses de tension dites tension de stress. Apprendre à gérer ce stress par la Cohérence Cardiaque ( très efficace, si on y pense lors de la montée du stress)

Faire de l’exercice tous les jours, minimum 10 000 pas. Pas nécessairement des mouvements violents, de la marche, du vélo de ville ou d’appartement.

Éviter le surplus de graisse, et manger sainement sans se priver de plaisirs ( important pour le moral)

Éviter trop de sucre.

Je suis atteinte de la maladie Hashimoto et il ne me reste presque plus de thyroïde, sous traitement gouttes L_Thyroxine.

Une fois encore chaque personne est différente. Certaines auront un coeur plus lent avec une petite tension, d’autres un rythme cardiaque élevée.

Personnellement mon coeur n’est plus régulier depuis Hashimoto. Je peux passer de 60 battements à 130 sans avoir bougé. Ayant déjà fait un petit incident, j’applique le plus possible la Cohérence Cardiaque qui en moins de cinq minutes régule bien mon coeur.

N’hésitez pas à regarder :

https://www.coherenceinfo.com/

Je n’y pense pas sauf quand il tambourine. En dehors des gouttes de L_Thyroxine, je ne puis prendre aucun traitement allopathique, étant allergique aux excipients, donc j’essaie de vivre sainement. Je vis ! J’ai des coups de fatigue, quelques moments de panique lorsque le coeur s’emballe trop, mais dans l’ensemble, je gère. Cela demande du temps, un changement de vie, mais c’est possible ! Et j’espère bien qu’une crise cardiaque ne m’emportera que dans vingt ans !

Courage à tous !

Pour rappel, Maladies thyroïdiennes, dévoreuses de vie en vente papier sur le site fnac

et celui de l’éditionEvidence éditions ( choisir lettre suivie)

Sur Amazon, essentiellement en numérique.

Un recueil regroupant plus de 1200 témoignages ( une synthèse bien sûr ! Pas tous les témoignages, ceux qui étaient les plus marquants et les plus représentatifs pour aider tous les malades)

 

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( 26 juillet, 2018 )

Dysfonctionnements thyroïdiens.

On l’a déjà dit, les causes des dysfonctionnements thyroïdiens sont multiples :l’environnement (on nous empoisonne aussi bien l’air que les sols), le patrimoine génétique, la catastrophe de Tchernobyl, et surtout ces violences qui nous détruisent …

Pourquoi un choc émotionnel peut-il avoir une incidence sur la glande thyroïdienne ? Certains toubibs vont vous rire au nez, parce que c’est tellement facile de nier une évidence, et pourtant, des études sérieuses canadiennes et américaines montrent que « le choc » ou plutôt sa violence va bloquer l’énergie. Nous savons tous que la thyroïde gère des émotions comme la colère, le stress, le deuil de nos disparus ou de nos amours tout comme tout notre système endocrinien. Bien sûr, ces personnes ont certainement une prédisposition qui ne demande qu’à éclore, bien sûr ce n’est pas une généralité, bien sûr pour d’autres ce sera une grossesse, la ménopause … seulement il y a trop de similitudes feindre l’ignorance.

Que l’on se retrouve ensuite en hyperthyroïdie ou en hypothyroïdie, le stress s’installe au début de la maladie car cette dernière n’est pas comprise. Le malade en souffrance qui ne comprend pas ce qui lui arrive va développer une anxiété, bien légitime, à laquelle les praticiens font souvent la sourde oreille, résultat on assiste à un cercle vicieux qui ne fait qu’aggraver l’état au lieu de l’aider à s’améliorer. Pourtant il ne faut pas ignorer le lien entre stress et glande surrénale.

Lorsque les surrénales ne peuvent pas suivre, on notera une multitude de symptômes identique à ceux dès hypothyroïdie. Les vrais médecins qui s’intéressent à la question sont souvent ceux qui le lien entre dysfonctionnements thyroïdiens troubles des surrénales induisant l’anxiété, les allergies, les envies de sucre ou de mets salés, fatigue, troubles de la mémoire, maux de tête, prise de poids etc

 

Stress et dysfonctionnement thyroïdien sont liés car :

« L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est la fatigue surrénalienne qui provoque des récepteurs thyroïdiens sur les cellules pour perdre leur sensibilité aux hormones thyroïdiennes.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale peut diminuer la conversion des hormones thyroïdiennes T4 en T3.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale affaiblit les barrières du système immunitaire dans les intestins, les poumons et la barrière sang / cerveau.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale inhibe l’absorption de l’hormone thyroïdienne dans les cellules.

L’impact du stress sur la santé de la thyroïde est que la fatigue surrénale perturbe l’échange entre l’hypothalamus et l’hypophyse avec la glande thyroïde. »

 

Outre le traitement souvent indispensable à une grande majorité des personnes atteintes d’un dysfonctionnement, comment aller mieux ?

Avec l’expérience, je dirais qu’il est primordial de se tourner vers les médecines parallèles, les soins naturels, une bonne hygiène de santé, un peu de sport, et bien sûr éviter le stress.

On peut s’aider de :

L’aromathérapie, centrée sur les huiles essentielles donne de très bons résultats, en particulier la lavande qui est un puissant anti stress.

La sophrologie qui peut permettre au malade d’évacuer son stress en annulant cette culpabilité d’être tombé malade. L’importance d’un thérapeute à l’écoute et qui comprenne le problème est primordial.

Le reiki qui permet de rééquilibrer l’énergie.

L’homéopathie qui aide de manières non agressives à soulager les symptômes liés à un dysfonctionnement.

L’auriculothérapie qui permettra au corps de se soigner.

 

Bien évidemment, comme nous venons de l’expliquer, les hormones que l’on produit en état de stress modifient notre système immunitaire qui perd alors son auto-protection pouvant ainsi conduire à des maladies auto-immunes de la thyroïde comme Basedow et Hashimoto.

 

Avant, on ne faisait aucun lien entre thyroïde et problème psychique ou anxiété.

Aujourd’hui, à cause du scandale de nouveau levo, on a pu constater que ces dérèglements provoquent de tels troubles qu’il a bouleversé l’existence de certains malades au point de leur fait vivre un véritable cauchemar, vécu également par la famille qui ne sait pas comment faire face à de tels comportements.

Une fiis encore tout passe par la reconnaissance de ces maladies invisibles. Un malade atteint de dysfonctionnement thyroïdien n’a plus confiance dans la médecine,

doute de sa guérison, d’un possible mieux-être, il se sent fatigué tout le temps.

Il va se culpabiliser, seulement il faut que les médecins, que l’entourage comprenne que ce n’est pas le psy qui a déclenché la maladie mais les effets de cette maladie qui détruise petit à petit l’équilibre psychologique du malade.

On ne peut pas complètement guérir d’une maladie auto-immune de la thyroïde, mais on peut se battre pour aller bien, et cela n’est possible que si les regards qui nous entourent sont positifs.

 

Ensemble, continuons le combat.

Ce recueil est né de cette volonté de lutter contre la fatalité.

0B5003F8-B7B2-4C8E-BB64-C72D18D7F58EPlus nous serons nombreux à faire connaître ces maladies, et plus le regard pourra changer.

J’ai personnellement déposé plusieurs recueils dans les boîtes à livres des endroits où je passe … faites comme moi, un livre, un regard qui va changer …

 

(En vente partout sur commande, le plus rapide sur le site de l’éditeur)

 

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( 15 juillet, 2018 )

Cochonneries de kilos et maladies thyroïdiennes.

« La minceur est synonyme de beauté, de perfection dans notre société actuelle. Résultat, si notre poids dépasse la moyenne, on se retrouve avec une image de soi négative. Le regard des autres nous brûle. La dévalorisation arrive vite. La prise de poids avec la maladie d’Hashimoto reste malheureusement fréquente et génère une réelle angoisse » Extrait de Maladies thyroïdiennes dévoreuses de vie.

 

Notre thyroïde réagit au stress, ce n’est plus un scoop. Le stress va activer les dysfonctionnements thyroïdiens, et inéluctablement, le malade va voir sa balance afficher jour après jour un peu plus de poids. Cette situation va en particulier augmenter le glucose dans le sang, un réflexe archaïque, et pourtant c’est ainsi que nous serons poussés à craquer sur du sucre.

Il ne faut pas croire que les femmes ou les hommes qui grossissent font des caprices. Il faut déjà cesser de croire que ces prises de poids sont le lot des femmes « en voie de ménopause. » ! Des jeunes enfants, des jeunes adultes sont également touchés par ce calvaire. Cessons aussi de croire ces spécialistes qui vous diront que le poids n’est dramatique que dans le début de la maladie, qu’il suffit d’un bon régime, de quelques exercices pour que tout redevienne à la normale. Une fois encore, il ne faut pas généraliser ! Certains malades auront l’immense chance de ne subir ni désagréments, ni effets secondaires, mais ce n’est pas le cas de la majorité. On l’a vu avec le scandale du nouveau levo, de nombreuses femmes ont pris énormément de poids et se sont retrouvées en pleine souffrance, parce que le poids reste une image difficile à accepter.

 

Que l’on se rassure, nombreux sont ceux qui vont finir par perdre du poids avec un dosage adapté, avec le temps, mais d’autres continueront à vivre une vraie souffrance. Cette prise de poids, ne l’oublions pas, n’est pas anodine. Le coeur va souffrir, les reins également. La tension artérielle va grimper tout comme souvent le cholestérol, simplement parce que cette thyroïde marchant au ralenti va dérégler l’organisme.

 

Je terminerai sur les mots reçus cette semaine d’une lectrice ayant lu le recueil :

«  J’ai juste 20 ans et on m’a découvert une hypothyroïdie. J’ai pris 35 kilos en un an, et pourtant je fais attention à ce que j’avale, j’essaie de faire du sport, aujourd’hui je me traîne, je m’essouffle, je n’arrive plus à vivre. Je pleure tout le temps. Votre livre fut une bouffée d’espoir, je ne suis plus seule. Je vais m’accrocher et m’en sortir. »

 

Ensemble on est plus forts !

 

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( 11 juillet, 2018 )

La solitude des malades de la thyroïde.

Personne n’est égaux face à ces maladies thyroïdiennes qui dévorent nos vies. Chaque jour de nouveaux cas, l’un en hyperthyroïdie, l’autre en hypo, une autre avec des nodules. Aujourd’hui, il faut cesser de ne plus se sentir concerné, nous sommes tous avec une épée de Damoclès au dessus de notre tête, tous nos enfants, tous nos amis. Anodines diront certains, ceux qui « n’en sont pas », car une fois que l’on a mis un pied, on change vite d’avis.

Bien sûr, comme pour tout, chacun est différent, et certains malades ne ressentent aucun symptôme, heureux chanceux ! Malheureusement, la grande majorité subissent les aléas liés aux changements de traitement, de temps, voire de vie.

Parler d’une maladie thyroïdienne est souvent prise de haut par les médecins, les relations, les autres. « Ce n’est pas un cancer, alors ne te plains pas! » , « tu en fais des histoires pour juste une affaire d’hormones »

Seulement les hormones thyroïdiennes ne sont que le haut de l’iceberg, dessous il y a une vie qui va changer, qui va transformer la personne. Le corps ne fonctionne plus comme avant, les relations familiales ou amicales vont s’en ressentir. Comment vivre en voyant son corps se déformer par des prises de poids parfois dramatiques pour certaines, comment travailler sereinement avec une mémoire qui vacille ?

Ça, ce sont des faits tout comme l’humeur qui est mouvante, le sommeil, la fatigue qui se dérèglent aussi. Et je ne parle pas des angoisses, des craintes que ces maladies multiplient par dix, des problèmes cardiaques, de tension fortement liés etc

Seulement parler ouvertement de la maladie, il faut le pouvoir. Ce n’est pas simple surtout lorsque l’on subit des rejets du corps médical ou des proches, alors on s’enferme dans une solitude qui n’arrange pas nos symptômes.

Ai-je encore besoin de le rappeler, la thyroïde est le centre de nos émotions, la clé. Peu importe la cause de son dysfonctionnement, que ce soit l’environnement, Tchernobyl, des grossesses, des chocs psychologiques, le résultat sera toujours le même ! On se retrouve avec une maladie bien pourrie dont on voudrait se débarrasser, mais si on a en plus la poisse d’avoir coché la case « auto-immune », c’est raté, on aura cette maladie à vie.

Mauvaise nouvelle donc, c’est irréversible pour Hashimoto, bonne nouvelle, on finit adapter notre vie. C’est long, il y a des rechutes, mais on vit autrement, différemment.

Je suis convaincue, d’où ce combat, que l’on vivrait mieux, plus vite, si cette maladie était reconnue, si on cessait de dénigrer les maladies invisibles, si on se battait tous ensemble. Apprendre à ne pas juger, à ne pas dire « moi, je vais bien avec une hypo ou une TSH à tant. » Toi, ce n’est pas elle ni lui.

Apprenons la bienveillance !

 

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( 2 juillet, 2018 )

Plus que quelques jours …

«

« Hashimoto a changé ma vie à tout jamais. Par obligation, j’ai ralenti mon rythme de vie, redécouvrant des petits moments de bonheur oubliés. J’ai appris à prendre le temps de vivre, moi qui ne cessais de courir depuis plus de trente-cinq ans.

J’ai fait un tri dans mes relations choisissant de ne conserver que les vraies, celles qui ne présentaient aucun caractère nocif et j’en suis ravie aujourd’hui. J’ai fait les bons choix. Les personnes dotées d’une énergie négative sont un vrai poison pour notre santé. J’apprends avec l’aide d’une thérapeute à gérer mon stress, ce qui n’est guère facile dans une profession comme la mienne. Je me blinde face aux mauvaises langues. Pas simple non plus, il y en a toujours. J’apprends aussi à être moins naïve, même si donner reste pour moi une seconde nature. Nous vivons dans une société critique où chacun ne vit que pour parler sur son voisin. Je n’ai pas réussi à 100 %, mais je suis sur la bonne voie. J’ai renforcé les vrais liens, ceux qui me permettent d’avancer. Grâce à eux, j’ai osé publier mes romans. J’ai toujours écrit, mais j’étais trop peu sûre de moi pour donner à lire[…] »

« Tous ces témoignages regroupés, ceux de 2014, ceux de 2018, signifient que ces personnes, plus de mille témoignages reçus, veulent être reconnues, écoutées. Mon plus grand souhait serait qu’un jour, les pouvoirs publics comprennent qu’il n’y a pas de maladies plus méprisables que d’autres, qu’une personne qui souffre ne doit pas être rejetée simplement parce qu’on ne la comprend pas …

 

Je continuerai à me battre pour tous les malades. J’ai la chance, car c’en est une, d’être une résiliente. J’ai traversé des épreuves terribles, des situations inimaginables, j’ai pleuré des larmes de sang et pourtant, je n’ai jamais cessé une seule fois de croire que je ne pourrais pas survivre. Je me suis toujours raccrochée à mon intuition, à ces sentiments positifs que j’essaie de véhiculer depuis toujours. Je crois dans les valeurs fortes qui font les hommes. Suis-je naïve ? Peut-être, mais j’apprends chaque jour de mes erreurs. Toutes mes souffrances m’ont permis de poser mes mots, de ne pas renoncer à mes rêves, de vivre tout simplement. On peut choisir de ruminer ses échecs, ses erreurs, son malheur, ou on peut foncer la tête haute vers un avenir meilleur. Aujourd’hui, je sais, que j’ai eu une vie avant Hashimoto, mais surtout qu’il y a une vie à vivre avec Hashimoto, et cette vie ne s’arrête pas à la maladie. Sortez vos pinceaux, vos crayons, servez-vous de cette épreuve pour vivre, autrement, mais croyez-moi, ce n’est pas une fin »

 

Extrait de

Maladies thyroïdiennes

Sylvie Grignon

Ce contenu est protégé par des droits d’auteur.

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Les pré-commandes sont lancées … J moins …

 

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